Re: «We don’t need no education»
30 mars 2010
Lettres ouvertes

À plusieurs occasions, j’ai observé la curiosité et l’empathie du professeur Norman Cornett pour ses sujets, qualitées traduites par Alanis Obomsawin dans son film Professeur Norman Cornett: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?» La spiritualité, l’art, la science et la politique exigent pour leur compréhension profonde des approches inédites et ouvertes à la complexité préconisées par le professeur. L’université est un lieu d’éducation à cette ouverture et il est surprenant que les pédagogues qui s’aventurent dans des voies hors du commun soient sanctionnés sans explication par une institution dite de «savoir» comme l’Université McGill.

– MJ Musiol

J’ai vu le documentaire deux fois à la cinémathèque et à McGill, bien que je ne sois pas une étudiante de McGill.

J’ai rencontré le Dr Cornett dans le milieu des arts au Gésu, au Belgo lors de mon vernissage et plusieurs fois et grâce à lui j’ai fais des rencontres exceptionnelles –comme celle du sculpteur John Greer– des rencontres fascinantes, enrichissantes et très humaines. Grâce à lui et à sa méthode de dialogue je me sens transformée, j’ouvre toutes les portes que j’avais peur d’ouvrir, je suis devenue 100% moi-même et je baigne dans la joie.

J’aurais aimé avoir un prof comme lui! Je ne comprends pas pourquoi le Dr Cornett a été congédié. Pour moi, il est une personne exceptionnelle que l’on gagne à connaître car il est authentique.

Ce documentaire m’a touchée au coeur, m’a bouleversée; je vous invite à le voir et à ouvrir le Dialogue…

– Sylvie Carole Turcotte

J’ai assisté à deux classes du professeur Cornett avant qu’il ne soit congédié de façon si peu éthique. J’ai été étonnée par le degré et la qualité de la participation des étudiants dans la classe. Il y avait un tel engagement, une telle vitalité dans la classe. Je m’étais dit que j’aurais bien aimé avoir eu un tel professeur moimême, pendant mes années à l’université McGill. Qu’elle congédie un des très rares professeurs qui comprennent de façon profonde ce que c’est que l’éducation est une grande perte, non seulement pour McGill, mais pour l’éducation et pour notre société en général. Les enseignants et professeurs ont beaucoup à apprendre de lui. Et puis, que ça se soit passé de manière si brutale, lâche, et privée de toutes considérations éthiques, c’est abominable. Pas de réponse, après trois ans, mais ils sont prêts à acheter son silence. Si on se veut une société libre, on devrait tous s’engager dans cette lutte pour la justice, et pour la liberté d’expression. On ne devrait pas cesser de demander à McGill des explications.

– Mira Khazzam

Merci pour la publication de cet article. Un ou une écrivain(e) de nos voisinages devrait, à l’instar d’Eugène Sue au XIXe siècle, se lancer dans la rédaction des Mystères de Montréal, dont le contexte social serait la bourgeoisie et non le petit peuple. Un des personnages parviendrait à percer le secret autour du congédiement du brave Professeur Cornett, au grand chagrin des autorités académiques, mais à la joie des masses universitaires. Roman ou pas, j’attends l’heureuse réunion des étudiants et d’un professeur admiré par ses élèves et passionné par sa profession.

– Mary Ellen Davis, chargée de cours, Université Concordia

 
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