La tête en friche
9 février 2010
Pot-pourri... surtout pourri

Cette semaine, je vous offre le meilleur de mes réflexions sur les parties plates de la vie. Il y a des semaines comme ça où je suis particulièrement en verve.

Tant pis pour vous.

C’est un peu rébarbatif, mais au moins j’ai fait des catégories pour vous rendre la lecture plus facile -ou moins pénible, c’est selon.

Parmi les choses qui m’irritent dans la vie

Les gars de construction qui sifflent les filles. Je pense qu’ils comptent : celui qui aborde le plus de filles est officiellement le mâle dominant, en outre il possède le plus voluminueux engin reproductif.

Les publireportages déguisés en critiques de film. Quand un critique de film louange sur toute une page la dernière production hollywoodienne, et qu’on se rend compte qu’il a passé une semaine à L.A., toutes dépenses payées par la boîte de production. Les conversations de salon sur des productions artistiques qu’aucun des intervenants ne connaît. À chaque fois qu’il y a un film violent (la série Kill Bill), ou avec des scènes de viol (Baise-moi) ou encore mieux de mutilation génitale (Antéchrist), tout le monde il veut avoir son opinion. Tous les points de vue doivent être dits, même s’ils sont infondés, même si ce sont des préjugés, même quand on ne sait pas de quoi on parle. Parce que c’est important, d’avoir une opinion sur les Grands Débats de Société. Même -et peut-être même surtout- si on ne sait pas de quoi on parle.

Bien sûr, je plaide coupable aussi. C’est pas une raison. J’ai jamais dit que j’étais un exemple, ou alors je ne m’en rappelle plus, donc ça ne compte pas.

Petite leçon pour les soirs de fête

J’ouvre ici une parenthèse qui pourra vous éviter de nombreux élans de culpabilité. Si on a oublié un évènement, surtout s’il implique un bain tourbillon, il n’existe pas. L’arbre qui tombe dans la forêt ne fait pas de bruit si personne ne l’entend. C’est une règle de conduite de base pour fonctionner en société. Attention toutefois aux photos, qui démentent cruellement le mensonge classique: «Ah oui c’était bien samedi, mais je suis partie juste après toi, j’avais des choses à faire dimanche». Surtout si la dite photo nous montre mouillée de la tête aux pieds, avec un bain tourbillon au second plan et deux verres dans la main.

Citations douces-amères

C’est pompeux de se citer soi-même, mais bon, Cioran l’a fait. Je ne sais pas si vous connaissez Cioran. C’est un homme terriblement lucide et talentueux. Par contre, je vous recommande de ne pas le mentionner à quiconque est déprimé. Même juste un petit peu. Il est dans l’amer, moi je suis dans le doux. Mais cette comparaison est stupide, c’est comme dire qu’un ver de terre c’est comme un anaconda mais sous-terrain. Anyway. Des citations, on a dit.

«On se calme avec l’enthousiame, on en gardera pour plus tard.»

«La santé mentale, c’est pas comme la virginité, ça revient. »

Merci, public.

 
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