Montréal et Fillon
28 mars 2017 - Image par Mahaut Engérant
Les Républicains de Montréal soutiennent la candidature de François Fillon.

Forte d’une équipe de dix personnes, tous bénévoles, la section des Républicains de Montréal souhaite «rassembler les jeunes et les plus anciens» afin de «créer une dynamique sur Montréal» explique Éric Portrait, chargé de mission de la section. Aurélia Le Tareau, déléguée consulaire et connaissant bien la communauté Française à Montréal, énonce que le but de ce mouvement  est de «porter les idées des Républicains et de François Fillon entre autres» afin de «grossir les rangs des Républicains» au niveau local, tout en ajoutant que la force principale de l’équipe organisatrice résidait dans la complémentarité des expériences de ses membres.

Aurélia Le Tareau affirme que, selon elle, ce qui différencie le programme des Républicains est de mettre fin au «matraquage fiscal»  des Français de l’étranger, faisant ici référence au fait que les citoyens Français de l’étranger sont assujettis à la CSG-CRDS (contribution sociale généralisée et contribution à la réduction de la dette sociale, ces impôts contribuent à la réduction de la dette sociale, ndlr)  bien que ne résidant pas en France. Cette pratique avait valu à la France une condamnation par la Cour de justice de l’Union européenne et confirmée par le Conseil d’état en 2015.

Cependant, Aurélia Le Tareau admet volontiers que le programme de François Fillon peut paraitre «austère». En effet, le candidat de droite s’est vu reproché des mesures jugées draconiennes par certains, notamment la suppression d’un demi million de postes de fonctionnaires ou encore le recul de l’âge de la retraite à 65 ans.

Pour la section des Républicains de Montréal, il s’agit de «re-centraliser» la mission de l’État sur un modèle plus régalien en externalisant ou en optimisant par le biais de la privatisation certains aspects ou services de la fonction publique afin de limiter drastiquement ses dépenses.

Ainsi pour cette dernière, ce programme reste «le plus réaliste» face aux enjeux auxquels la France fait face.

 
Sur le même sujet: