La Bacchanale, plutôt pas mal
26 septembre 2015 - Image par François Legras
Immersion au cœur d'une nuit du festival de musique électronique.

Il est minuit au Quai de l’horloge. Comme à son habitude, le Vieux Port de Montréal est animé, mais ce vendredi 18 septembre est à part. Le Bacchanale festival a libéré ses premières ondes et plus de 4000 personnes sont attendues d’ici le dimanche 20 septembre, date de fin de l’événement. Trois jours de fête, trois scènes, trente artistes, bref: le genre de rassemblement qui attire la convoitise.  

Après avoir acheté des billets à 40 dollars, les Montréalais présents se sont empressés de passer les portes du Hangar 16, pour se faire offrir des tokens, un masque de type «anonymous», puis se laisser guider pour se retrouver assez vite devant la scène. Le duo Extrawelt joue sur scène et on en gardera un souvenir plutôt médiocre: il faut dire que les deux allemands n’étaient pas aidés par la qualité du son. Alors on s’agite, on se remue, on s’éclipse. À l’extérieur, le paysage est vraiment à couper le souffle. La vue sur le Saint-Laurent ainsi que sur les bâtiments du centre ville est attrayante. Mais pas le temps de s’y attarder: le duo américain Phuture va débuter. Fondé en 1985 à Chicago par le légendaire DJ Pierre, le tandem a notamment produit le morceau Acid Trax, qui, aujourd’hui encore, constitue une référence pour toute personne qui affectionne l’acid music.

En quelques minutes, le volume s’intensifie. Intense, c’est le mot. On n’a pas le temps de faire de pause, les vibes s’enchaînent, le rythme s’accélère, les basses résonnent. C’est fort, très fort, puis trop fort, alors on prend du recul. Enfin, c’est au tour de l’américain Éric Cloutier, qui offre un DJ Set. À la fois excitant et paisible, son univers musical est probablement la plus belle surprise de la soirée. Cerise sur le gâteau, le volume retrouve un niveau écoutable et agréable. Alors on tape du pied, encore et encore, accroché par le rythme. Puis la musique cesse: c’est déjà fini. Les derniers fans en redemandent, puis capitulent et se dirigent vers la sortie pour enfin quitter le hangar. Alors, sur le chemin du retour, on se regarde, encore captivés, rêveurs, et on se dit que pour une première, c’était plutôt pas mal.