Élections AÉUM 2014: VP
18 mars 2014 - Image par Cécile Amiot

Vous vous demandez qui sont ces gens venant se présenter à chacun de vos cours? Que sont ces noms qui ornent les tableaux de chaque amphithéâtre? L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) cherche ses nouveaux dirigeants pour l’année prochaine. À cette occasion, deux débats de presse, un pour les présidents, un pour les autres candidats de l’exécutif, ont eu lieu la semaine dernière, en vue des élections qui auront lieu le 21 mars. Le Délit était présent et vous propose un compte-rendu synthétique, pour mieux comprendre les enjeux de cet événement d’importance dans la politique étudiante. 

Alors que les candidats à la présidence s’affrontaient mardi, c’était le tour mercredi des candidats aux autres postes exécutifs de l’Association Étudiante de l’Université McGill de s’affronter lors d’un débat.

A-ssmubates-VP1Vice-présidence aux affaires externes

Deux candidates s’affrontent cette année pour le poste de vice-présidence (VP) aux affaires externes de l’AÉUM: Amina Moustaqim-Barrette et Enbal Singer. En dernière année en sciences cognitives, Amina est active dans la politique étudiante grâce à sa collaboration de travail avec le VP aux affaires externes en poste comme coordinatrice de campagne politique et par son rôle au sein de Divest McGill. Elle tient à rallier McGill avec la communauté montréalaise par l’entremise de divers projets: pistes cyclables sur le campus, législation éthique à propos des stages non rémunérés, collaboration avec les universités montréalaises pour faire pression sur le gouvernement provincial afin de prioriser l’éducation, et, finalement, continuer de militer contre la Charte des valeurs et pour que McGill investissent dans des initiatives plus durables.

De son côté, Enbal est finissante en sciences politiques. Elle a pour sa part occupé les postes de coordonnatrice des affaires communautaires de l’AÉUM et de VP aux affaires internes pour l’AÉFA. Elle tient à veiller sur la vie hors campus des étudiants et leur place au sein du Québec. Elle veut être plus proche du gouvernement municipal et réinstaurer la semaine du Québec. Elle désire également plus de transparence et de dialogue au sujet du portfolio du VP externe. Lors du débat, Enbal a été critiquée à de nombreuses reprises par rapport au fait qu’elle parle peu français, un aspect fâcheux lorsqu’il s’agit d’entretenir des liens en dehors de la bulle McGill. Elle a répondu à cela que si elle était élue, elle apprendrait le français intensivement au cours de l’été.A-ssmubates-VP2

Vice-présidence aux finances et aux opérations

Pour ce poste, une seule candidate se présente: Kathleen Bradley, étudiante en quatrième année en économie et gestion. Elle a notamment travaillé sur le nouveau café étudiant Le Nid et est coordinatrice des finances pour le Farmers’ market de McGill. Elle vise à continuer à pousser pour le désinvestissement des énergies fossiles et elle veut établir un plancher financier pour éviter que les clubs de McGill souffrent des coupes budgétaires. Elle a travaillé sur de nombreux budgets pour diverses associations, et elle croit que cela la prépare bien pour sa tâche à venir au sein de l’AÉUM. Sa plateforme n’est pas traduite en français sur le site Internet de l’AÉUM.

A-ssmubates-VP3Vice-présidence aux clubs et services

À l’encontre des habitudes de l’AÉUM, Stefan Fong, vice-président aux clubs et services cette année, a décidé de se représenter pour un an de plus, et vise donc le même poste avec, comme adversaire, Sandhya Sabapathy. Tous deux s’accordent à dire qu’une plus grande transparence est nécessaire, tandis que la communication avec tous les clubs et services mise en place par l’AÉUM doit être améliorée. Selon Sabapathy, une plus grande représentation des groupes est vitale dans les comités, expliquant qu’aujourd’hui, «certains clubs sont sous-représentés [;] leurs problèmes restent donc incompris». L’inquiétude première de Fong est la place accordée aux services étudiants; d’après le gestionnaire du bâtiment de l’AÉUM, «octroyer un bureau pour un nouveau club, c’est enlever un bureau pour un club déjà existant». Il s’agirait donc de pousser les nouveaux venus à trouver des bureaux en dehors de Shatner, afin que la création de clubs ne soit pas gelée.

Quant au problème de réservation de salles, qui occupe une grande partie des responsabilités du vice-président aux clubs et services, Fong estime qu’il a réussi son pari: 12 000 demandes ont été officialisées entre septembre et décembre 2013, toutes accordées. Selon lui, il s’agit maintenant d’améliorer le site en place, créé il y a plusieurs années et «sources de bogues constants».

La bataille entre Fong est Sabapathy n’est pas, à premier œil, gagnée d’avance. Tandis que l’un a déjà occupé le poste, un peu de sang nouveau ne ferait pas de mal pour laisser place à une autre fort respectée dans le milieu, et capable d’amener une vision alternative.

Vice-présidence aux affaires internesA-ssmubates-VP4

Daniel Chaim se présente sans adversaire au poste qu’un de ses amis, Brian Farnan, occupe actuellement. Chaim ne semble pas avoir créé de site web comme les autres candidats. Selon lui, la position de VP aux affaires internes ne peut être que renforcée si un contact est maintenu avec toutes facultés confondues. Il se base sur son expérience en tant que coordonnateur de Frosh, où toutes les facultés travaillent en symbiose, pour indiquer qu’une telle communication est bénéfique. Il félicite le travail de Farnan quant aux e-mails envoyés au corps étudiant, indiquant qu’il comptait continuer sur un contenu plus interactif et «plus facile à lire». Il vise plus particulièrement à créer un système de désabonnement, afin que «les étudiants de première année ne reçoivent pas de messages à propos de la graduation», par exemple.

Enfin, Chaim estime que Frosh 2013 a été un succès – il souhaiterait cependant changer le format du dimanche (soit le dernier jour), préférant un fête dans une boite de nuit plutôt qu’un concert.

Vice-présidence aux affaires universitairesA-ssmubates-VP5

Claire Stewart-Kanigan se présente seule au poste, après une grande expérience dans le milieu de l’Association étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA), d’abord en tant que représentante de la Faculté des Arts, puis en tant que sénatrice. Sur son événement Facebook, elle explique qu’elle vise à maintenir la nouvelle politique sur la santé mentale, introduite par Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires 2013-2014. Qui plus est, Stewart-Kanigan souhaite pousser les étudiants à connaître leurs droits dans leur vie sur le campus.Grâce à son initiative, McGill est maintenant doté d’une mineur en études autochtones – Stewart-Kanigan n’hésite donc pas à présenter cela en soulignant sa motivation et en indiquant que sa relation avec l’administration est excellente (sauf, d’après elle, avec le vice-principal exécutif Anthony C. Masi).