LoFi Octet
18 septembre 2012 - Image par Odd Sound
L’octet fondé par Olivier Hébert rappelle que les cordes et le jazz sont faits pour se désirer.

À la croisée du jazz manouche et du classique, avec ce qu’il faut de rebondissements pour qu’on s’immerge dans une atmosphère qui n’a aucun précédent, l’octet fondé par Olivier Hébert rappelle que les cordes et le jazz sont faits pour se désirer.

À l’approche du bar Les passages, sur Rachel, le 10 septembre dernier, c’était plutôt un groupe de musique tzigane que je m’attendais à croiser tellement l’usage des violons dans LoFi Octet devient prédominant.
Puis, tout à coup, la trompette embarque, le piano s’en mêle, le batteur bat et voilà, on revient à une pièce riche, à huit musiciens chevronnés sur scène.

Les gars en étaient à l’une de leurs premières répétitions avant l’enregistrement du premier album du groupe; en février paraît-il. «Vous pouvez commander en prévente», a insisté Olivier Hébert, le contrebassiste et initiateur du groupe.

Il mettra lui-même ses sous dans ce qu’il appelle déjà son «bébé».

Veux, veux pas, le son des deux violons, de l’alto, du violoncelle, de la contrebasse, de la trompette, du piano et de la batterie, ça sonne riche.

On s’étonne même parfois qu’ils s’emboîtent aussi bien l’un dans l’autre, comme une fratrie de poupées russes. L’amalgame des deux genres, le jazz et le classique, et la combinaison de HUIT musiciens sur scène font si bien les choses qu’on se demande même pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt.

L’innovation est telle, qu’il n’y a pas de nom pour décrire exactement ce qui se passe sur scène. Olivier Hébert, le compositeur n’a pas plus de mots: «C’est un style qui tourne autour de l’instrumentation. C’est difficile à définir».

On ne voit pas encore l’alchimie absolue dans le groupe, mais on sent bien l’intensité de chacun, que ce soit par les grands éclats de rires qu’ils partagent en jouant, ou par les visages imprégnés des plus expressifs.
Ce qui est sûr, c’est qu’on suit parfois la partition, parfois on improvise; on joue parfois seulement du jazz, d’autre fois seulement des cordes et bien souvent on explose de sons avec les huit musiciens tous ensemble. Ces gars-là, on l’espère, ne passeront pas inaperçu.

LoFi Octet, c’est:
Roland Arnassalon au violon
Jérôme Beaulieu au piano
David Carbonneau à la trompette
Jérémie Cloutier au violoncelle
William Côté à la batterie
Olivier Hébert à la contrebasse
Yubin Kim au violon
Xavier Lepage-Brault au violon alto