Frénésie sur glace molle
20 mars 2012
Énergie, sueur et excitation se sont mêlées aux 105 000 spectateurs venus assister au championnat du monde Red Bull Crashed Ice à Québec le 17 mars.

Pour une septième année consécutive, les rues du Vieux-Québec se sont transformées en une longue et sinueuse piste glacée en vue du championnat du monde d’ice cross downhill, samedi soir dernier.

 

La grande finale regroupait les 64 meilleurs athlètes provenant de 12 nations différentes. À quelques minutes du début de la course, la foule était déjà compacte et festive. Elle regroupait des fans du monde entier, venus encourager les athlètes provenant d’aussi loin que le Japon, la Finlande, la Slovaquie, la Russie, l’Allemagne et l’Italie.

Peu importe leur origine, les membres de l’assistance chantaient en chœur sur les extraits de chansons de Glee et de Flo-Rida diffusées sur le système de son géant. La chanson Good Feeling a donné le ton au début de la compétition, et elle s’est vérifiée.
Une compétition réussie

L’événement rassembleur qu’est le Red Bull Crashed Ice de Québec a rempli toutes les attentes: la foule était dense et énergique et l’ambiance festive.  L’éclairage dynamique colorait la piste pour la rendre impressionnante et presque irréelle. Les écrans géants aménagés autour de la piste permettaient à tous les spectateurs présents de suivre la course, peu importe leur emplacement.

 

L’animation de la soirée, exclusivement en français, était habilement assurée par Pierre-Yves Lord et Vincent Cauchon. Ils ont su conserver l’engouement de la foule pendant plus de 3 heures de compétition. Des prestations, telles que celle de Ryan Leech, un cascadeur extrême sur son vélo, ont agréablement divertit l’audience durant les pauses entre les descentes.

Si la température très douce de samedi soir était la bienvenue chez les spectateurs, elle a joué quelques tours aux finalistes du championnat. La glace était si molle que même la descente des drapeaux, habituellement lente et contrôlée, s’est ponctuée de chutes impromptues et de déviations de tous les côtés. Cet avant-goût a permis aux athlètes d’aiguiser leurs patins en conséquence, sans toutefois éviter de nombreuses chutes et pertes de contrôle, sans compter les obstacles et les collisions avec les autres participants – des incontournables dans cette compétition de sport extrême.

 

Une finale majoritairement canadienne

Parmi les 64 finalistes de la compétition, on comptait 35 Canadiens dont 15 Québécois; un record au niveau de la présence québécoise au championnat du monde Red Bull Crashed Ice.

Les compétitrices étaient également majoritairement canadiennes. C’est l’Ontarienne Fanny Desforges qui a triomphé en finale, provoquant l’euphorie générale au sein d’une foule extrêmement patriotique.

Du côté des hommes, les amateurs de cette compétition suivaient de près les résultats de l’Ontarien Kyle Croxall, qui menait le classement général après les manches qui s’étaient déroulées à Saint Paul (US), Valkenburg (Pays-Bas) et Are (Suède). Son plus dangereux rival était assurément le Finlandais Arttu Pihlainen, champion du monde en 2011, et quatre fois gagnant de la course de la ville de Québec.

Après plusieurs descentes extrêmement serrées, parsemées de chocs et de culbutes, c’est Kyle Croxall qui s’est mérité le titre de champion du monde, grâce à un deuxième rang dans la course et un total de 3000 points comme pointage final cette saison. Arttu Pihlainen est arrivé premier dans la course, pour décrocher le deuxième rang mondial avec un pointage final de 2960. Le jeune frère de Kyle, Scott Croxall s’est classé en 3e place, ce qui constitue un podium majoritairement canadien… et majoritairement Croxall!