2010 en images
21 septembre 2010
L’édition 2010 du World Press Photo investit l’espace du Musée Juste pour rire. L’exposition offre une revue de l’année des plus percutantes photographies de presse, sélectionnées par un jury d’experts.

Les photographies, choisies parmi plus de 100 000 propositions par un jury issu du milieu journalistique, offrent un regard souvent triste et pessimiste sur l’année actuelle, exposant sa confusion et sa complexité. L’atmosphère lourde et silencieuse du musée amplifie la lourdeur des événements tragiques de 2010. Il ne faut pourtant pas oublier les moments de joie ou de plaisir qui ont, eux aussi, été soulignés dans les journaux à travers le monde. Ces images, toutefois, ont malheureusement une grande difficulté à alléger l’atmosphère de violence, de tristesse et même de solitude qui est véhiculée par leurs consœurs.

La mauvaise nouvelle d’abord

La nouvelle grave et triste fait couler beaucoup plus d’encre que la bonne nouvelle. Cette année n’a pas fait exception, surtout lors de ses premiers jours: l’année 2010 a été baptisée par le tragique tremblement de terre survenu le 12 janvier sur l’île d’Haïti. Un étage complet de l’exposition est dédié à cet événement, rappelant avec justesse la terrible réalité que le temps et les soucis du quotidien ont tendance à nous faire oublier.

Le segment «Haïti à vif» expose le regard de quinze photojournalistes et raconte leur expérience sur le terrain. Les images sont accompagnées de textes descriptifs qui permettent de mettre chaque photo dans son contexte. Cette partie de l’exposition est présentée par la Maison d’Haïti, un organisme qui depuis maintenant plus de neuf mois aide les Haïtiens à se remettre du séïsme dévastateur qu’ils ont connu. Durant toute la durée de l’exposition, la Maison d’Haïti recueille d’ailleurs des dons au cinquième étage du musée.

N’oublions pas de sourire

Deux autres sections de l’exposition permettent au visiteur de retrouver le sourire et de changer d’univers. Châtelaine, qui fête ses cinquante ans cette année, propose notamment un retour sur les photos qui ont fait la couverture du magazine au fil des cinq dernières décennies. Juxtaposés à la salle noire du WPP, de grands murs rouges sont érigés et portent avec fierté l’image de la femme souriante et forte que la publication québécoise véhicule.

The Gazette a aussi mis de l’avant ses talents en proposant les clichés de huit de ses photographes. «The Best of the Gazette» capture divers événements qui ont récemment touché le Canada. Rien n’est oublié, des Jeux Olympiques jusqu’à la sortie tant attendue de l’iPad. La section est de taille modeste, mais elle amorce le périple du visiteur dans l’art de l’information par l’image.

Année après année, l’exposition du World Press Photo offre de grandes images, nous permettant de revenir sur les événements marquants de l’année.