<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des 2026-08-31 - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/edition_categorie/2026-08-31/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/edition_categorie/2026-08-31/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 06 Sep 2026 21:33:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Partir ou rester : que doit-on faire devant un mur?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/partir-ou-rester-que-doit-on-faire-devant-un-mur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 01:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Mur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60842</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une causerie avec Christian Guay-Poliquin autour de son roman Le mur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/partir-ou-rester-que-doit-on-faire-devant-un-mur/" data-wpel-link="internal">Partir ou rester : que doit-on faire devant un mur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Lundi 24 août, la librairie Monet a eu le plaisir d’accueillir en salle Christian Guay-Poliquin dans le cadre d’une causerie autour de son récent roman, <em>Le mur</em>. Cinq ans après sa dernière publication, <em>Les ombres filantes</em>, l’auteur revient avec son quatrième ouvrage. En deux semaines, <em>Le mur</em> figure déjà au troisième rang des meilleures ventes sur le site <em><a href="http://leslibrairies.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">leslibrairies.ca</a></em>. Tout en gardant la même couleur de fond apocalyptique caractéristique de ses œuvres précédentes, le roman nous plonge cette fois-ci dans un monde « post-politique » décalé, où tout fonctionne encore… à la surface. Animée par Amélie Boivin Handfield, la discussion plonge le public entre les lignes et derrière les pages du roman, invitant le lecteur à voir le « mur » d’un regard neuf. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Terrain et plans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> En 1961, le Parti socialiste unifié d’Allemagne multiplie les obstacles à la frontière, séparant le pays en deux. Dans l’Ouest, cette bande frontalière est surnommée la « zone de la mort » en raison du nombre considérable de personnes qui y ont perdu la vie en tentant de fuir. Dans le roman de Guay-Poliquin, un mur s’impose d’une manière similaire et divise son monde en deux blocs. Ce n’est cependant pas un calque parfait du fameux mur de Berlin. « Je me suis permis de reprendre, ou du moins, de réactualiser certaines de ces tentatives de traversée », admet l’auteur, « [mais] dans mon roman, je ne voulais pas représenter un mur qui cadre avec tout l’imaginaire qu’on a du mur de Berlin ». Pour lui, toute traversée ne devrait pas être teintée d’espoirs politico-socio-économiques. Elle devrait être motivée par des raisons strictement personnelles, pour une relation, une retrouvaille, ou simplement le désir de changer d’air. En bref, un choix pour soi. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Cette rencontre fissure son quotidien : l’idée de traverser elle-même le mur s’impose à elle. Un dilemme naît alors – partir, ou rester »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recentrage sur l’individu se reflète dans la structure sociale du roman. Dans ce monde, le pouvoir n’est pas centralisé ni organisé : il n’y a plus de gouvernements. Tout fonctionne par agence ; c’est l’apogée des industries privées. Et le récit suit la protagoniste, Héléna, une femme dans la cinquantaine qui, justement, travaille pour une agence de rénovation dans la ville où se trouve le mur. Un jour, alors qu’elle cherche la boîte électrique dans un sous-sol, elle tombe sur un groupe de tunneliers qui creusent clandestinement leur chemin vers « l’autre côté ». Cette rencontre fissure son quotidien : l’idée de traverser elle-même le mur s’impose à elle. Un dilemme naît alors – partir, ou rester. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Champs de construction </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« À ceux et celles qui m’ont appris à me servir de mes mains. » Voici la dédicace sur laquelle s’ouvre <em>Le mur.</em> Depuis l’adolescence, Christian Guay-Poliquin est un grand travailleur manuel. Au fil des années, c’est devenu une partie indissociable de sa vie, expliquant notamment la mise en lumière des travailleurs et travailleuses dans ses œuvres. « Ça m’a permis de gagner ma vie, de faire des rencontres », nous confie-t-il, « et ça m’a permis d’apprendre à réfléchir ». Pour lui, le travail des mains incite à l’action, développe la capacité à résoudre des problèmes et forge une manière d’aborder le réel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Au début, il y a un espace à combler entre le plafond et le plancher », explique-t-il. « Il y a l’idée générale qui se fait, après ça on prend les mesures, on coupe les pièces, on assemble, on réajuste. Il y a tout le temps des erreurs. C’est un peu la même chose avec un roman, de voir là où on veut aller. » Dans le processus de création, il y a ce même espace à combler dans notre imaginaire, souvent suivi d’un processus de recherche acharné avant même de commencer la rédaction. Pour ce faire, Christian Guay-Poliquin partage qu’il fait beaucoup d’entrevues. Si la fiction permet à l’écrivain de parler sous différents chapeaux, encore faut-il que les lecteurs croient aux « chapeaux ». Cette étape a été particulièrement importante dans la conception du personnage d’Héléna, autant pour l’entreprise que représentent les travaux manuels que pour les réalités que vit une femme de cinquante ans. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Le mur existe comme une falaise existe. Et les gardes-frontières, des secouristes dans un parc national »</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">– Christian Guay-Poliquin, auteur de Le mur</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, Guay-Poliquin reconnaît que son style d’écriture donne peu d’accès à son personnage. « Je voulais toujours que ça passe par des actions, des réactions à certaines situations », affirme-t-il, « ces témoignages-là m’ont aidé à construire, non pas la psychologie, mais le filon d’actions de mon personnage ». Le fait de priver le lecteur de l’intériorité de la protagoniste rend cette « construction » encore plus exigeante. Le succès d’un tel personnage nécessite une vraisemblance qui interdit au lecteur de questionner son identité. Elle est là, c’est une travailleuse en rénovation dans la cinquantaine, et peu importe les motifs derrière ses actions, c’est Héléna. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Inspection finale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme le lectorat ne questionne pas la vraisemblance du personnage d’Héléna, les habitants de la ville dans <em>Le mur</em> ne semblent jamais questionner l’existence du mur frontalier. Pour reprendre les mots de l’auteur, « le mur existe comme une falaise existe. Et les gardes-frontières, des secouristes dans un parc national ». Pourquoi sont-ils là? Parce qu’un mur est un mur, et il faut le surveiller. Or, même s’ils perdent leurs raisons d’être, ils sont là et font partie du monde réel. De fait, ce mur existe depuis si longtemps qu’il s’est fondu dans le paysage, comme un arbre, comme une montagne, comme une « falaise ». Le manque de questionnement révèle l’une des réflexions centrales du roman : dans ce monde post-politique, les structures ont perdu leur sens, mais elles persistent par inertie. La normalisation de l’absurde finit par faire passer l’acceptation pour de la compréhension, et ce constat nous pousse à revoir notre propre réalité : tenons-nous, nous aussi, des choses pour acquis juste parce qu’elles ont toujours été là? En tant que lecteurs, nous sommes intrigués par ce mur imposant et cherchons des réponses lorsqu’ aucune ne nous est fournie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2000" height="1125" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-2000x1125.jpg" alt class="wp-image-60845" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-2000x1125.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-650x366.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-150x84.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-1536x864.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/08/mur1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Jiayuan Cao | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette absence de doute peut parfois nous sembler inquiétante. C’est sans compter sur Guay-Poliquin pour nous proposer une autre vision. L’action en elle-même est essentielle, insiste-t-il. On peut voir le mur comme une impasse. Il faut garder en tête que ce « problème » est déjà là et qu’on ne peut rien y faire dans l’immédiat. Devant une telle situation, l’auteur nous invite à déplacer notre regard : « Pour comprendre une situation, on va s’intéresser aux causes antérieures. Mais on pourrait très bien regarder la chose et se dire “À quoi sert-elle? Comment peut-on s’en servir, ou que peut-on faire pour la dégager si elle se trouve dans notre chemin?” » Dans le récit, le problème auquel fait face la protagoniste n’a jamais été de trouver la raison pour laquelle le mur est là, mais plutôt de choisir si elle doit partir ou rester. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette causerie, Christian Guay-Poliquin rappelle qu’en créant le monde de son roman<em> Le mur</em> il ne cherche pas à banaliser les crises que nous traversons, mais à les humaniser en mettant de l’avant la résilience des gestes simples. Cette dimension des choix est profondément humaine. Car, comme il le soutient, « choisir, c’est perdre. Et perdre, c’est vivre. » Le choix se trouve dans nos mains, dans tous les cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/partir-ou-rester-que-doit-on-faire-devant-un-mur/" data-wpel-link="internal">Partir ou rester : que doit-on faire devant un mur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sommes-nous ingrats?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/sommes-nous-ingrats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Aviat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[devoir]]></category>
		<category><![CDATA[ingratitude]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60834</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les étudiants doivent-ils quelque chose à leurs parents?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/sommes-nous-ingrats/" data-wpel-link="internal">Sommes-nous ingrats?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il est des étudiants qui attendent avec hâte de rentrer chez eux après une année épuisante de travail, d’activités et d’interactions sociales. Tant mieux pour eux. D’autres n’ont aucune appréhension vis-à-vis de ce retour, mais ne décomptent pas forcément les minutes jusqu’à ce moment-là. Mais il y a aussi des étudiants qui n’ont pas envie de rentrer passer quatre mois chez eux, de retourner vivre avec leurs parents, frères, sœurs, dans la routine qu’ils cherchaient tant à quitter. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs personnes de mon entourage, principalement les étudiants internationaux, redoutent la fin de l’année scolaire et le retour à la maison. Après avoir passé plus de huit mois loin de leurs parents et avoir découvert un nouveau monde, de nouvelles personnes, une nouvelle culture, et s’être enfin émancipés de leur famille, il peut sembler ennuyeux de rentrer. Comme si l’on régressait sur l’échelle de l’indépendance, que l’on revenait en arrière à un état plus familier, inférieur à celui dans lequel on avait évolué. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, une fois rentrés chez nous, on redécouvre notre chambre, les dynamiques familiales, les tâches quotidiennes… et on a tendance à les faire à contrecœur. Ayant moi-même vécu dans cette situation, je me suis observée, de mauvaise humeur, rechignant à aider ou à faire une quelconque besogne dont je m’étais enfin affranchie cette année. Alors, immédiatement, je me suis sentie ingrate. Ingrate, car l’année incroyable que je venais de passer, je pensais la leur devoir, presque la leur <em>rembourser</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Rembourser</em> ses parents </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis donc demandé si nous, les <em>enfants</em>, devions quelque chose à nos parents. Pour beaucoup d’entre nous, c’est tout de même grâce à eux que nous sommes ici. La question économique de nos études, celle qui nous tracasse tant et nous fait ressentir le devoir de rembourser nos parents est un délire économique, elle n’a rien à voir avec l’objectif primordial universitaire qu’est l’apprentissage. Devons-nous être reconnaissants envers nos parents de nous avoir nourris? Car élever un enfant représente un coût financier. Alors, pourquoi les études devraient-elles être traitées différemment de l’alimentation, qui constitue la première fonction parentale? Le devoir d’éduquer son enfant est aussi fondamental que celui de le nourrir. Et c’est normal, nous ne leur devons rien de cela. Cependant, au Québec, à la suite de l’école obligatoire jusqu’à ses 16 ans, il est commun que les parents considèrent que l’enfant doive payer son éducation, grâce à un travail extrascolaire. Déjà considéré adulte, il serait de sa responsabilité de s’éduquer soi-même. Mais laisser à ses enfants la charge de s’autofinancer me semble plutôt inconscient et déraisonnable de la part des parents. L’éducation est le moyen maître de l’élévation de la conscience. Elle ne doit pas imposer une charge à l’enfant. Nous ne la devons pas à nos parents. Nous n’avons pas demandé à venir sur Terre. Le seul devoir qu’exige le rapport parent-enfant, c’est le respect et l’amour partagé. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Une éducation qui va servir à s’émanciper, à évoluer, à être artisan de sa vie, [ à ] se construire soi-même »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ressentir le devoir de rembourser ses parents signifie probablement que l’on a une gêne face à l’argent, et il faut s’en détacher, car il ne garantit en rien la réussite ou le bonheur. L’argent est un moyen, non pas une fin. La fin, soit l’objectif, c’est que nous soyons instruits et cultivés, et que nous puissions penser par nous-mêmes. Le moyen, cela peut être des études un peu coûteuses. Nous ne sommes donc pas dans la nécessité d’une reconnaissance matérielle, il n’est cependant pas étonnant que l’on puisse penser cela, car l’échange marchand est désormais au cœur des transactions sociales de la société. Je suis étudiante à McGill, et j’ai pu choisir l’institution dans laquelle j’ai décidé d’étudier, cela, je le reconnais. Mais il y a eu un contrat marchand sur lequel je n’ai pas eu de pouvoir, car ce n’est pas moi qui l’ai payé. Donc je le devrais à mes parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Appartenir à soi-même </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, ce n’est pas que l’enfant ne doive rien à ses parents, mais plutôt, qu’<em>il n’appartient qu’à lui-même</em>. Il va se construire dans son rapport au monde, mais au début, son monde, c’est sa famille, les gens qu’il fréquente tous les jours, et cela va l’influencer grandement. Alors, il croit devoir suivre un certain chemin que sa famille, qui est son premier groupe d’appartenance, aurait dessiné pour lui. Généralement, selon les mœurs et les coutumes spécifiques à chacune, il doit <em>ressembler</em> à celle-ci, l’enfant devenant le désir des parents. Mais une bonne éducation nous amène à être capables de nous distinguer et de ne pas nous conformer à ce que notre famille voulait faire de nous. Une éducation qui va servir à s’émanciper, à évoluer, à se prendre en main, à être artisan de sa vie; avec bien sûr des difficultés, des vicissitudes, des joies et des peines. Mais une éducation pour se construire soi-même. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne sommes donc pas produits par nos parents, mais nous nous construisons nous-mêmes. Nous sommes certes le fruit de leur copulation, et nous héritons de leurs traits génétiques, mais notre vie est la nôtre, pas la leur. Ils ont joué un rôle essentiel pour commencer notre vie, mais progressivement, nous sommes devenus des êtres réfléchissants et autonomes, en pleine capacité de construire nous-mêmes notre destin. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">On avait enfin commencé à sentir qu’on appartenait à nous-mêmes »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, en mai, après avoir passé une année libérée des contraintes familiales, nous, les étudiants affranchis, ne voulions plus rentrer chez nous. On s’était émancipés de notre famille : <em>On avait enfin commencé à sentir qu’on appartenait à nous-mêmes.</em> Jean Piaget, un biologiste et psychologue suisse, expliquait qu’un enfant n’est, ni un être inné, ni un être influençable, mais quelqu’un qui va se construire et progressivement dans le rapport aux autres et notamment dans la confrontation, dont celle avec ses parents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, cette <em>croyance</em> trompeuse, dans laquelle un enfant pense devoir quoi que ce soit à ses parents, est inexacte. Nous devons nous <em>convaincre</em> que nous n’appartenons qu’à nous-mêmes. Mon grand-père disait souvent « Je ne suis pas dans la croyance, je suis dans la conviction » celle qu’on étaye par des lectures, des réflexions, et surtout par les études que l’on va suivre. Celle que nous ne devons pas à nos parents, si ce n’est en leur accordant une grande reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/sommes-nous-ingrats/" data-wpel-link="internal">Sommes-nous ingrats?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’homosexualité : un sujet encore tabou</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lhomosexualite-un-sujet-encore-tabou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sixtine Nicolaÿ]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:38:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coin queer]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe du monde]]></category>
		<category><![CDATA[homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[soccer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60806</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi y a-t-il aussi peu de joueurs ouvertement gais dans le soccer?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lhomosexualite-un-sujet-encore-tabou/" data-wpel-link="internal">L’homosexualité : un sujet encore tabou</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Cet été, comme tous les 4 ans, s’est déroulée la Coupe du monde de soccer. Alors que des <a href="https://inside.fifa.com/fr/organisation/media-releases/coupe-du-monde-bat-plusieurs-records-audience?requester=MediaHub" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">records d’audience</a> ont à nouveau été réalisés et que le soccer est plus que jamais présenté comme un sport capable d’unir le monde, il reste une minorité qui n’est presque jamais évoquée dans le soccer masculin, la communauté LGBTQ+. Sur <a href="https://coupedumonde2026.net/joueurs/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1 244 joueurs sélectionnés</a> pour ce Mondial, aucun n’est ouvertement homosexuel. Même au-delà de cette compétition, le constat reste le même: il n’y a quasiment aucun joueur de classe mondiale ouvertement homosexuel ou tout simplement queer. Mais alors, comment expliquer que le sport le plus populaire du monde – autant en nombre de spectateurs que de pratiquants – n’ait pratiquement aucune figure ouvertement gaie, surtout quand on le compare à son homologue féminin? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Culture de la masculinité </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même d’évoquer l’homosexualité, il faut comprendre que la culture du soccer impose une vision très précise et figée de la masculinité. Le soccer, comme nombre d’autres sports de haut niveau, promeut le mythe de l’athlète viril censé dépasser sa douleur pour exceller. Si cette image ne se limite bien sûr pas au joueur de soccer, les normes de genre qui l’accompagnent semblent être profondément ancrées dans la culture de ce sport. Ainsi, toute transgression de cette image de la masculinité est remarquée, si ce n’est critiquée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un exemple assez parlant quand on évoque l’impact de ces normes est celui du défenseur Benjamin Pavard, qui publie en février 2025 une <a href="https://www.instagram.com/p/DGbO3mGi-k9/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">photo</a> de lui en débardeur blanc. Si cette image n’a à première vue rien de particulièrement choquant, les réactions moqueuses et les commentaires homophobes n’ont pas attendu pour se faire entendre, et cela aussi bien de la part d’internautes anonymes que de la part de ses coéquipiers en équipe de France. Le cas de Benjamin Pavard n’est pas un incident isolé. L’espagnol <a href="https://www.sofoot.com/breves/borja-iglesias-se-confie-au-sujet-de-la-masculinite-toxique-et-de-lhomophobie-quil-subit-dans-le-foot" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Borjas Iglesias</a> – un joueur d’ailleurs engagé pour la lutte contre l’homophobie et la masculinité toxique – a également été victime d’une vague d’insultes homophobes après avoir porté du vernis sur ses ongles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de réaction à ce qui peut à peine être considéré comme des transgressions aux normes de genre illustre à quel point le soccer reste façonné par une culture toxique de la masculinité. Aucun de ces deux joueurs ne s’est déclaré homosexuel, mais ils restent malgré tout la cible d’insultes homophobes, simplement parce qu’ils s’affichent avec des éléments qui ne correspondent pas aux normes de genre traditionnelles. Ce phénomène est d’ailleurs particulièrement visible dans le soccer, comme le montre une <a href="https://www.bbc.com/sport/football/61912426" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude</a> du syndicat des joueurs (<a href="https://www.fifpro.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">FIFPRO</a>). On y constate que les joueurs sont ciblés en fonction « <em>de la perception qu’on a de leur comportement ou de leur personnalité » (tdlr)</em>, mais aussi pour leurs soutiens à la communauté LGBTQ+. Dans un contexte où un simple écart aux normes de genre traditionnelles peut être sanctionné par des réponses virulentes, l’idée d’admettre ouvertement son homosexualité peut sembler difficilement viable, expliquant en partie sa rareté. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La culture du soccer impose une vision très précise et figée de la masculinité »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ces craintes ne sont d’ailleurs pas infondées. L’histoire tragique de Justin Fashanu, le premier footballeur professionnel à avoir publiquement fait son coming-out, le prouve. Ce joueur anglais – le premier footballeur britannique noir à avoir été <a href="https://tetu.com/2020/10/22/histoire-gay-lgbt-sport-homophobie-football-souvenir-justin-fashanu-premier-coming-out-gay-joueur-foot/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">transféré pour un million de livres</a> – se destinait à une très belle carrière. Mais son <em>coming-out</em>, le <a href="https://tetu.com/2026/06/11/sport-coupe-monde-foot-2026-histoire-visibilite-coming-out-gay-football/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">22 octobre 1990</a>, va bouleverser ses plans. Dans un premier temps, il est rejeté par sa famille, surtout son frère. Mais l’homophobie va ensuite s’étendre au monde du soccer alors qu’ilperd le soutien de son manager et devient la cible de supporters. En 1998, il met fin à sa carrière de footballeur avant de mettre fin à ses jours quelques mois plus tard. Fashanu est aujourd’hui au pan-théon du soccer pour sa contribution à ce sport, mais son histoire tragique a laissé une empreinte dans le monde du soccer. Il faudra attendre deux décennies pour qu’un autre joueur en activité ait le courage de faire son coming-out publiquement. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évolutions et déceptions </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire remonte aux années 90’. Depuis, la société dans son ensemble a largement évolué sur la question de l’homosexualité. On pourrait donc penser que le monde du soccer a lui aussi évolué. Plusieurs campagnes contre l’homophobie ont été mises en place dans différentes ligues professionnelles. La Ligue de football professionnel (LFP) française a lancé une <a href="https://www.lfp.fr/article/contre-l-homophobie-un-flocage-unique-symbole-d-un-engagement-collectif" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">campagne</a> qui implique, entre autres, la présence d’un badge distinctif aux couleurs de l’arc-en-ciel et des messages de sensibilisation dans les stades et à la télévision. En Angleterre, la Ligue anglaise de football (EFL) <a href="https://www.bbc.com/sport/football/articles/cqlg6740xg6o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a fait de même</a> avec notamment un ballon aux couleurs de l’arc-en-ciel et des dons à l’association <em>Football v Homophobia</em>. Cependant, ces actions principalement symboliques ont reçu des retours assez mitigés, avec le refus de certains <a href="https://www.stophomophobie.com/la-journee-de-lutte-contre-les-lgbtphobies-en-ligue-1-ne-fait-pas-consensus/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">joueurs de participer</a> évoquant des croyances personnelles ou religieuses. La LFP a d’ailleurs <a href="https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/La-lfp-abandonne-les-couleurs-arc-en-ciel-sur-les-maillots-des-joueurs-sur-une-journee-de-ligue-1-dediee-a-la-lutte-contre-l-homophobie/1658703" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">abandonné</a> cette initiative contre l’homophobie, préférant réunir les luttes contre toutes les différentes formes de discrimination en une même campagne. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Les joueurs qui voudraient faire leurs coming-out ne seraient pas réellement soutenues par ces institutions »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Si les grandes institutions du football tentent de montrer un visage uni contre l’homophobie, certaines de leurs décisions peuvent sembler assez contradictoires avec ce discours. On peut notamment évoquer l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, un pays où l’homosexualité est <a href="https://www.humandignitytrust.org/country-profile/qatar/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">illégale</a>. Ce genre de décision peut entretenir l’idée que les joueurs qui voudraient faire leurs <em>coming-out</em> ne seraient pas réellement soutenus par ces institutions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le milieu du soccer masculin semble assez peu accueillant pour les joueurs homosexuels, comment se fait-il que le foot-ball féminin soit, lui, beaucoup plus ouvert sur ce sujet? En effet, la Coupe du monde de 2023 comptait <a href="https://www.bbc.com/worklife/article/20230818-fifa-2023-womens-world-cup-good-queer-joy-on-and-off-the-pitch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">96 athlètes ouvertement LGBTQ+</a>, dont des stars mondiales, comme Megan Rapinoe ou Vivianne Miedema. Cette différence peut notamment être expliquée par le fait que les joueuses, en pratiquant un sport traditionnellement associé à la masculinité, vont déjà à l’encontre de certaines normes de genre. Il est ainsi moins difficile de briser d’autres normes en se revendiquant LGBTQ+.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lhomosexualite-un-sujet-encore-tabou/" data-wpel-link="internal">L’homosexualité : un sujet encore tabou</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Odyssée mcgilloise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lodysee-mcgilloise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 19:31:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60804</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que nous sommes heureux de vous retrouver, chers lecteurs, après un si long hiatus. Des quatre coins du monde, McGillois et McGilloises reposent leurs bottes sur l’île de Montréal, prêts à retrouver leurs amis, leurs cours, leurs associations, Gerts… Un véritable retour chez soi. Un sentiment singulier qui a d’ailleurs inspiré les plus grandes fables&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lodysee-mcgilloise/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">L’Odyssée mcgilloise</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lodysee-mcgilloise/" data-wpel-link="internal">L’Odyssée mcgilloise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Que nous sommes heureux de vous retrouver, chers lecteurs, après un si long hiatus. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des quatre coins du monde, McGillois et McGilloises reposent leurs bottes sur l’île de Montréal, prêts à retrouver leurs amis, leurs cours, leurs associations, Gerts… </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un véritable retour chez soi. Un sentiment singulier qui a d’ailleurs inspiré les plus grandes fables racontées par l’Homme : le Magicien d’Oz, Retour vers le futur, Voyage au bout de l’enfer, pour n’en citer que des contemporaines… La plus célèbre reste sans doute, et vous l’avez découverte ou redécouverte cet été grâce à Christopher Nolan, L’Odyssée d’Homère. </p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ose espérer que votre retour au campus de McGill n’ait pas été interrompu par des sirènes, une armée de géants ou des sorcières cherchant à vous métamorphoser en cochons. Ou encore que vous ayez subi moins de secousses que le navire d’Ulysse sur les mers de Poséidon que sur les rudes routes montréalaises. Mais si les périples de l’Odyssée regorgent d’aventures, d’exploits et de tragédie, le récit du voyage est relégué au second plan par rapport au thème principal : la loi de Zeus. « Traite tout étranger avec dignité, il pourrait être le roi des Dieux. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi, qui a depuis connu différentes formes – qu’il s’agisse de la loi du karma bouddhiste ou de l’Ancien Testament (Lévitique 19:34 : « Tu aimeras l’étranger comme toi-même, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte ») – semble désormais vouée à disparaître. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La violence et l’injustice défilent chaque jour sur nos écrans. Génocide à Gaza, destruction du Liban, massacres civils en Ukraine, catastrophes naturelles au Venezuela et au Népal, traitement indigne des migrants et réfugiés… On pourrait être amené à croire les leçons d’Homère oubliées. Une apathie généralisée, aggravée par l’effet anesthésiant des réseaux sociaux, du <em>clickbait</em> et des forums extrémistes conspirationnistes, qui nous plongent chaque seconde un peu plus dans une ère obscure où la loi du plus fort l’emporte. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux populistes qui cherchent à diviser pour mieux régner, aux suprémacistes de tous types, aux nihilistes dont le défaitisme ne fait qu’accélérer la chute dans le néant, comment réinstaller cette foi en l’humanité, ce rapport bienveillant entre êtres humains? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe un remède aussi vieux que la loi de Zeus elle-même : l’écriture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des tablettes sumériennes jusqu’aux journaux étudiants, raconter une histoire, c’est tendre la main à l’autre. C’est par ce geste simple qu’on invite autrui au dialogue, à l’écoute et à la manifestation de ses valeurs – à l’échange. Contrairement aux réseaux sociaux de contenus qui défilent infiniment et sans modération, un texte long nous force à ralentir, à écouter une voix jusqu’au bout avant de porter un jugement. Écrire, pour un journal étudiant par exemple, c’est dialoguer avec un visage précis plutôt que de noyer son message dans un algorithme anonyme. Écrire, c’est retisser une page à la fois ce lien de confiance que les fils d’actualité s’acharnent à dissoudre. Peut-être est-ce là, humblement, notre façon de résister à une ère vide de rapports humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc pour rétablir la foi en cette humanité qu’invoquent la loi de Zeus et ses héritiers que je vous invite à lire et à contribuer dans nos pages. Je vous propose d’y venir vous et nous informer sans la cacophonie des réseaux sociaux et des médias de consommation qui brouillent tant la frontière entre provocations et informations. Je vous invite à partager dans un esprit d’ouverture, de dignité et de curiosité, le même qu’Homère nous implore d’accorder aux voyageurs étrangers égarés sur le seuil de nos portes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon retour à McGill et bonne lecture!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/lodysee-mcgilloise/" data-wpel-link="internal">L’Odyssée mcgilloise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trump et la Corée du Nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 19:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60797</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Maison-Blanche saborde une énième fois la fiabilité de ses alliances.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/" data-wpel-link="internal">Trump et la Corée du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph" style="font-size:17px">« <em>Inapproprié et hostile (tdlr) </em>», voilà comment le président américain Donald Trump a qualifié l’exercice militaire Ulchi Freedom Shield, un exercice militaire annuel conjoint entre les armées américaine et sud-coréenne qui devait se tenir du 17 au 27 août 2026. L’exercice devait mobiliser environ 18 000 soldats sud-coréens et visait à renforcer la capacité des deux alliés à répondre à une éventuelle attaque nord-coréenne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant son début, Trump a cependant ordonné une réduction substantielle des manœuvres, qu’il jugeait notamment « <em>insultantes</em> » à l’égard du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. L’exercice, qui avait débuté comme prévu le 17 août, s’est finalement terminé six jours plus tôt, le 21 août: un choc diplomatique qui n’est pas inhabituel ces temps-ci. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois, et sûrement pas la dernière, que Trump altère l’échiquier géopolitique en bouleversant les alliances américaines. Après ses déclarations vis-à-vis du Groenland et du Canada, ou encore après l’humiliation qu’il avait fait subir au <a href="https://www.americanprogress.org/article/trump-and-vances-disgraceful-oval-office-ambush-of-zelenskyy-comes-at-americas-expense-and-only-benefits-putin/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">président ukrainien Volodymyr Zelensky</a> en janvier 2025, c’est maintenant à la Corée du Sud qu’il s’attaque. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 août 2026, le président américain a annoncé vouloir entretenir une « bonne relation » avec Kim Jong-un et songe à une réunion plus tard dans l’année, chose qui ne s’est pas faite depuis 2019. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une mesure diplomatique ? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.economist.com/asia/2026/08/17/donald-trump-abruptly-scales-back-an-exercise-with-south-korea" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président Trump et son homologue sud-coréen Jae Myung Lee sont d’accord sur un point</a> : les négociations avec leur voisin du Nord doivent être relancées. Pour Washington, réduire la pression militaire sur Pyongyang semble nécessaire afin de créer les conditions à une reprise du dialogue. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne date pas d’aujourd’hui. Lors de son premier mandat, Trump avait déjà suspendu et réduit certains exercices militaires américano-sud-coréens afin de favoriser les négociations avec Pyongyang. Ses rencontres avec Kim Jong-un en 2018 et 2019 n’avaient toutefois pas permis de parvenir à un accord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Séoul voit cependant ce retrait des forces américaines comme une entrave à l’alliance entre les deux pays qu’ils entretiennent depuis l’armistice de la guerre de Corée en 1953. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La continuation de l’agenda politique de Trump </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre une mesure visant à relancer les discussions diplomatiques, cette décision de Donald Trump s’inscrit dans la remise en question fréquente de l’aide aux alliés américains. L’Ukraine a été l’une des premières à subir une réduction de l’aide militaire. Depuis 2025, l’aide militaire américaine à l’Ukraine a en eSet baissé d<a href="https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-la-fin-de-laide-militaire-a-kiev-est-lune-des-plus-grandes-reussites-de-ladministration-trump-selon-vance-17-04-2026-VYVK7KJDORHXZJURFKQWRN24YY.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">’environ 99 %,</a> obligeant les Européens à combler une partie du vide laissé par Washington. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Corée du Sud, cependant, la question est particulièrement sensible. Depuis plus de 70 ans, les États-Unis <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/19/trump-south-korea-alliance-military-seoul-security?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sont un acteur majeu</a>r de la dissuasion face à la Corée du Nord. Le retrait de Donald Trump pose donc une question fondamentale : jusqu’où cette politique de réduction de l’aide militaire va-t-elle aller ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Séoul, cette incertitude pourrait paradoxalement accélérer une politique que le gouvernement coréen cherche déjà à mettre en place : renforcer son autonomie militaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Lee Jae-myung a ainsi <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réafirmé son objectif de récupérer,</a> en temps de guerre, le contrôle opérationnel de guerre des forces sud-coréennes, actuellement détenu par les États-Unis. Cette mesure est <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">discutée depuis plusieurs décennies</a>, mais elle prend aujourd’hui une nouvelle dimension alors que Washington semble mettre davantage en question le rôle qu’il souhaite jouer dans la défense de leurs alliés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche d’autonomie se manifeste également dans le <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">développement de nouvelles capacités militaires</a>. Lee a notamment demandé l’accélération du programme sud-coréen de sous-marins à propulsion nucléaire, dont le développement pourrait permettre à Séoul de renforcer ses capacités de surveillance et de dissuasion face à Pyongyang. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de ces capacités intervient toutefois dans un contexte où le débat sur la nucléarisation de la Corée du Sud prend de l’ampleur. Une majorité de Sud-Coréens se disent désormais favorables à ce que leur pays développe son propre arsenal nucléaire, avec un soutien <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/19/trump-south-korea-alliance-military-seoul-security?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépassant 70 %</a> selon des sondages récents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, le gouvernement de Lee ne défend pas cette option. Séoul cherche plutôt à renforcer ses capacités conventionnelles tout en maintenant sa coopération militaire avec Washington. Une diminution durable de l’engagement américain pourrait cependant alimenter les arguments de ceux qui considèrent que la Corée du Sud ne peut plus dépendre entièrement de la dissuasion américaine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se trouve peut-être le principal paradoxe de la politique de Donald Trump. En demandant à ses alliés de prendre davantage en charge leur propre sécurité, il pourrait effectivement contribuer à renforcer leur autonomie militaire. Mais en affaiblissant la confiance dans la garantie américaine, il pourrait également pousser certains d’entre eux à envisager des solutions que Washington souhaiterait précisément éviter. Au Canada aussi, la politique de Donald Trump pousse Ottawa à repenser sa dépendance envers son voisin du Sud. Après l’échec des négociations commerciales avec Washington, que Mark Carney a décidé d’interrompre le 21 août, le gouvernement canadien cherche de plus en plus à <a href="https://www.pm.gc.ca/en/news/news-releases/2026/01/16/prime-minister-carney-forges-new-strategic-partnership-peoples" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">diversifier ses partenariats économiques et stratégiques.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/" data-wpel-link="internal">Trump et la Corée du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un divorce plus si surprenant entre le Canada et les États-Unis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/un-divorce-plus-si-surprenant-entre-le-canada-et-les-etats-unis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 19:07:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[négociations]]></category>
		<category><![CDATA[tarifs]]></category>
		<category><![CDATA[tensions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nouvelle guerre commerciale suite à l’échec des négociations.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/un-divorce-plus-si-surprenant-entre-le-canada-et-les-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Un divorce plus si surprenant entre le Canada et les États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">L’escalade des tensions entre voisins nord-américains s’est de nouveau accentuée cette semaine après l’échec des négociations entre le Canada et les États-Unis, et l’éclatement d’une nouvelle guerre commerciale. La Maison-Blanche a annoncé la mise en place de tarifs douaniers à hauteur de 50 % sur 20 milliards de dollars (USD) de produits canadiens <a href="https://www.wsj.com/economy/trade/whats-getting-hit-with-the-new-u-s-canada-tariffs-4cb8141c" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">variant de produits laitiers et d’automobiles aux crosses de hockey.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enfreint à la souveraineté</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain Donald Trump avait annoncé de nouveaux tarifs à la fin du mois de juillet, suscitant des pourparlers de trois jours entre les deux pays. Ces derniers tarifs se sont écroulés alors que les responsables canadiens accusent leurs homologues américains d’ingérence et d’enfreint à la souveraineté du Canada. « Si à la table des négociations, [les États-Unis] agissent comme si le Canada était une succursale des États-Unis et souhaitent que l’industrie canadienne soit désavantagée face à l’industrie américaine, […] nous n’allons pas l’accepter. Et cela vient avant la volonté de nous empêcher de faire ce que le reste du monde veut faire, c’est-à-dire conclure des accords commerciaux avec le Canada, » a affirmé le premier ministre Mark Carney.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ces derniers tarifs se sont écroulés alors que les responsables canadiens accusent leurs homologues américains d’ingérence et d’enfreint à la souveraineté du Canada »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Son gouvernement s’est montré intransigeant face aux efforts américains qui cherchent à affaiblir le soutien d’Ottawa vis-à-vis de la préservation du français et de sa politique de bilinguisme. De son côté, la première ministre québécoise Christine Fréchette n’a pas tardé à réagir sur <a href="https://x.com/CFrechette/status/2091664302734213583" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">X</a> avec le message « notre identité n’est pas à négocier ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un espoir, puis une rupture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture avait pourtant failli être évitée. L’annonce d’un report de trois jours des tarifs américains le mardi 18 août ainsi que l’ouverture d’une session de pourparlers avaient suscité un léger espoir de ne pas voir débuter une nouvelle crise entre cet ancien couple. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échec diplomatique s’est suivi d’une escalade rhétorique. Dans un communiqué, Mark Carney critique « la tempête [incontrôlable] qui s’abat depuis Washington », alors que Donald Trump accuse le Canada de « <em>vouloir profiter des avantages [d’être un État américain] sans en être un (tdlr) </em>» . </p>



<p class="wp-block-paragraph">Doug Ford, le premier ministre conservateur de l’Ontario, n’a pas maché ses mots, qualifiant le président américain de « <em>loser</em> » et lui demandant « <em>d’aller se faire voir </em>». Cette déclaration est subvenue à la suite de la suggestion du président américain de renommer le lac Ontario en lac Amérique, symbole des provocations de Washington envers la souveraineté du Canada. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L<a href="https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260825-guerre-commerciale-entre-les-%C3%A9tats-unis-et-le-canada-carney-r%C3%A9pondra-%C3%A0-trump-mardi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">’escalade des tarifs s’est accompagnée par une riposte canadienne proportionnelle</a> qui a rapidement annoncé des taxes douanières de représailles <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/25/canada-retaliatory-tariffs-on-range-of-us-goods" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">visant en particulier</a> l’industrie de l’acier, des appareils électroménagers, des équipements agricoles et du papier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les événements de la semaine marquent une nouvelle page dans la relation entre les deux pays, la fosse avait déjà été profondément creusée depuis le début du second mandat de Donald Trump. La première guerre commerciale de 2025, puis la rhétorique du « 51e état » portée par la droite américaine et le soutien apporté par les alliés du président au mouvement sécessionniste de l’Alberta ont servi d’alerte pour le Canada. Puis vint le Forum économique mondial à Davos et le discours prononcé par Mark Carney devant la communauté internationale, appelant les puissances du milieu à se distancer des grandes puissances et déclarant un « <em>nouvel ordre mondial</em> ». Le premier ministre a de nouveau fait usage de cette expression suite à l’échec des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/un-divorce-plus-si-surprenant-entre-le-canada-et-les-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Un divorce plus si surprenant entre le Canada et les États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pouvoir se confier en francais, enfin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/pouvoir-se-confier-en-francais-enfin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 18:43:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[écoute]]></category>
		<category><![CDATA[fançais]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[McGill Students' Nightline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60784</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un aperçu de la nouvelle ligne francophone de McGill Students’ Nightline</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/pouvoir-se-confier-en-francais-enfin/" data-wpel-link="internal">Pouvoir se confier en francais, enfin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://nightline.ssmu.ca/&amp;ved=2ahUKEwjimdzS27-WAxXllYkEHTt0JX4QFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw21xQrxXoDstfqn0L9adp5W" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>McGill Students’ Nightline</em> </a>Vous avez probablement déjà croisé un sticker avec ces trois mots, inscrits sur un fond violet et accompagné d’une illustration d’un téléphone rétro collé sur une porte de toilette ou ailleurs dans l’université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de 40 ans, le club <em>McGill Students’ Nightline</em> opère à McGill avec pour objectif d’o0rir une oreille attentive à toute personne dans le besoin – que ce soit pour demander conseil sur un sujet complètement anodin ou pour se livrer à propos d’une expérience diffcile. « <em>Nous allons faire de notre mieux pour vous soutenir, qu’importe ce que la vie lance sur votre chemin, (tdlr) </em>» souligne leur site web. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les volontaires de <em>McGill Students’ Nightline</em> offrent à tous « écoute active et sans jugement » , mais il ne s’agit pas d’un service professionnel. « Ce n’est pas de la thérapie », rappelle Félix Fournier, coordinateur au sein du club. « C’est un moyen d’écouter les gens s’ils ont besoin de parler et de s’exprimer. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>McGill Students’ Nightline</em> garantit l’anonymat et la confidentialité, sauf si la personne semble représenter un danger pour elle-même ou pour autrui. « Le club existe depuis longtemps, donc on sait comment gérer ces situations. C’est extrêmement bien encadré, » explique Félix. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le club existe depuis plusieurs dizaines d’années, ce n’est que récemment qu’une branche francophone a ouvert. « Cela fait plusieurs années que les membres du club travaillent à traduire les ressources et à obtenir des formations pour les étudiants francophones, » raconte Cassandre Pelletier, la première coordinatrice francophone de <em>McGill Students’ Nightline</em>. « Ce poste,» explique-t-elle, « a pour objectif de faire la publicité du service, d’assurer les traductions et de veiller au bon fonctionnement de la ligne [francophone]. » Cette ligne de chat permet de communiquer exclusivement par messages textos et n’est ouverte qu’une nuit par semaine : le mercredi. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est certain que le fait de ne pas être ouvert tous les jours peut empêcher certaines personnes d’utiliser le service, » admet Cassandre. C’est la raison pour laquelle elle explique avoir pris, ce semestre, la responsabilité de coordinatrice du recrutement : « Nous cherchons justement à recruter davantage de bénévoles qui maîtrisent le français afin de pouvoir augmenter notre offre de services. » L’actuel coordinateur francophone, Félix Fournier, veut assurer la continuité du projet. « C’est important que le service offre une ligne francophone, c’est toute une partie du corps étudiant qui peut maintenant s’exprimer et être écoutée dans leur langue maternelle. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute : « C’est pour ça qu’on a vraiment besoin de volontaires francophones. Donc, s’il y en a qui veulent donner de leur temps à la communauté, ils peuvent nous contacter. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">McGill Students” Nightline : <br>+1 (514) 389‑6246 …ou <a href="https://vm.providesupport.com/14buqsclu0z5916h1e0roxjtjp" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">chat </a>en ligne accessible sur le site web</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Tracom centre de prévention suicide 24/7 : +1(514) 483‑3033</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/pouvoir-se-confier-en-francais-enfin/" data-wpel-link="internal">Pouvoir se confier en francais, enfin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
