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	<title>Archives des 2022-11-02 - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 02 Nov 2022 12:49:57 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Préparer à la vie en français</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/preparer-a-la-vie-en-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Ji]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[francophone]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aperçu des activités du CEF de McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/preparer-a-la-vie-en-francais/" data-wpel-link="internal">Préparer à la vie en français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Promouvoir le français à McGill dépasse les initiatives visant seulement à «protéger» les activités et clubs en français déjà présents sur le campus. Assurer la pérennité du français se fait aussi à travers des efforts pour encourager les étudiantes et étudiants non francophones à apprendre la langue, non pas à travers la contrainte et l’obligation – une stratégie qui risquerait de décourager les gens à développer un intérêt réel pour la langue – mais plutôt par la mise en place d’initiatives visant à encourager les non-francophones à développer d’eux·lles-mêmes un intérêt pour le français et les cultures francophones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À McGill, le Centre d’enseignement du français (CEF), au sein de la Faculté des arts, a pour mission d’offrir une formation en français aux étudiant·e·s non francophones de l’Université. «On a un rôle important à jouer; les étudiant·e·s nous écrivent, nous suivent sur les réseaux sociaux, nous font des demandes», relate Chama Laassassy, coordonnatrice des activités étudiantes et des projets spéciaux du CEF. En effet, l’offre de services du CEF comprend des cours crédités et des activités plus informelles et sociales, hors du cadre scolaire. Sophia Cooke, étudiante U3 inscrite dans la mineure Langue française offerte par le CEF, admet que lors de ses premiers cours de français langue seconde, elle était un peu intimidée par le fait que ses enseignant·e·s étaient tous·tes des locuteur·rice·s francophones natif·ve·s. «<em>Tous les cours que j’ai pris au CEF sont dispensés par des francophones, ce qui n’était pas le cas pour mes cours de français langue seconde au secondaire. J’ai d’abord cru que j’aurais eu plus de difficultés à suivre les cours, mais le CEF a fait du bon travail en embauchant des enseignant·e·s accessibles et très bien formé·e·s</em>», explique Cooke.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marion Vergues, directrice du CEF depuis le 1<em>er&nbsp;</em>juin, mais impliquée au Centre depuis de nombreuses années, explique que l’offre de services du CEF s’étend «du niveau débutant au niveau avancé afin d’aller rejoindre tous·tes les étudiants et étudiantes non-francophones de l’Université McGill». En effet, les cours crédités du CEF sont ouverts à tout·e apprenant·e du français des «programmes réguliers des 1<em>er</em>, 2<em>e&nbsp;</em>et 3<em>e&nbsp;</em>cycles», et peuvent être combinés afin de compléter une mineure en collaboration avec le Département des littératures de langue française, de traduction et de création (DLTC). Pour celles et ceux qui ne peuvent pas suivre de cours crédités au CEF en raison de conflits d’horaires ou de restrictions propres à leur programme d’études, le Centre offre aussi une panoplie d’activités non créditées, qui donnent à toutes et à tous la possibilité de s’initier à la langue de Molière.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«À McGill, le Centre d’enseignement du français (CEF), entité au sein de la Faculté des arts, a pour mission d’offrir une formation en français aux étudiant·e·s non-francophones de l’Université»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la mission du CEF ne saurait s’arrêter aux cours. Selon Vergues, «Le CEF, par son histoire, sa tradition et sa volonté est, à mon avis, un acteur majeur qui permet aux étudiant·e·s de vivre davantage en français sur le campus et, surtout, de se préparer à avoir une vie en français au-delà des études à Montréal ou ailleurs au Québec». Une grande partie des étudiant·e·s internationaux·les à McGill – un groupe en croissance au sein de l’Université – envisage d’ailleurs de rester au Québec, explique Vergues, ce qui fait que le CEF compte aussi plusieurs activités extrascolaires, gratuites et ouvertes à toutes et à tous, pour aider les étudiant·e·s désirant apprendre le français langue seconde à faire le saut vers le marché du travail francophone. La série «Français au travail» par exemple, l’une des cinq séries d’activités offertes par le CEF dans le cadre de l’initiative&nbsp;<em>Expériences en français!</em>, offre quatre ateliers pour les étudiant·e·s de premier cycle, deux ateliers pour les étudiant·e·s aux cycles supérieurs et cinq ateliers de conversation. En plus de ces activités, «cette série offre également des activités ponctuelles de réseautage où nous faisons appel à d’anciennes et anciens étudiant·e·s du CEF afin qu’ils·elles viennent à la rencontre des étudiant·e·s actuel·le·s et leur parlent de la réalité du marché du travail. En général, les ancien·ne·s étudiant·e·s sont excellent·e·s pour partager des trucs et astuces, et ces échanges permettent de développer un sens d’appartenance assez fort chez les étudiant·e·s actuel·le·s, qui viennent ainsi à mieux croire que la transition des études vers le milieu de travail dans un contexte bilingue est possible». Bien qu’elle n’ait pas encore eu la chance de participer aux activités offertes par la série «Français au travail», Cooke salue tout de même cette initiative. «<em>Je crois que de toutes les activités offertes par le CEF, la série ‘Français au travail’ est celle qui me semble la plus intéressante. Le CEF fait beaucoup de publicité concernant leurs activités extrascolaires, ce qui est super</em>», dit Cooke. Il existe aussi quatre autres séries: d’abord, «Découvrez Montréal», qui permet aux participant·e·s de découvrir un quartier de Montréal accompagné·e·s de moniteur·rice·s du CEF; la série «Échanges linguistiques», qui comporte un volet étudiant et un volet employé et qui jumelle des apprenant·e·s du français avec des francophones désirant apprendre une autre langue; la série «Parlons français», qui regroupe des activités visant à pratiquer le français à l’oral; et la série «Campus en français», qui comprend une grande variété d’activités en français sur le campus telles que des soirées quiz et des activités de&nbsp;<em>speed friending</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après sa première année au sein de la mineure Langue française, Cooke admet avoir songé à abandonner sa mineure, car le format Zoom rendait l’apprentissage du français moins enrichissant. Cependant, l’un·e de ses ami·e·s l’a encouragée à continuer, et elle est très contente d’avoir décidé de poursuivre ses études au CEF. «<em>Au début de ma deuxième année, les examens de grammaire et de composition étaient assez difficiles, mais une fois habituée au rythme des cours, je trouve qu’apprendre le français est extrêmement enrichissant. En raison du petit nombre de personnes inscrites dans mes cours au CEF, comparativement aux cours offerts par d’autres départements, mes cours aux CEF sont aussi ceux dans lesquels j’ai tissé le plus de liens avec</em> <em>les autres étudiant·e·s</em>».</p>
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		<title>«Stagiaires précaires en colère!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/stagiaires-precaires-en-colere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Duchesne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[stagiaires]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[uqàm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des étudiant·e·s de l’UQAM en grève pour de meilleures conditions de stage.</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 25 octobre dernier, l’Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (ADEESE-UQAM) a diffusé un communiqué comportant une lettre signée par 1 100 de ses membres. Cette dernière déplore entre autres le manque de protection des stagiaires contre le harcèlement et la charge de travail inéquitable qui leur est imposée. Les étudiant·e·s de la Faculté d’éducation sont maintenant en grève depuis plus de deux semaines, manifestant chaque jeudi en scandant des slogans tel que «Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est la politique du gouvernement!» ou «Stagiaires précaires en colère!», dans les rues de Montréal. Malgré l’énorme manque d’enseignant·e·s dans le système d’éducation québécois, le travail des stagiaires dans ce domaine n’est toujours pas, selon l’Association, reconnu à sa juste valeur.&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>a pu s’entretenir avec Danaë Simard, chargée des communications de l’ADEESE-UQAM et étudiante au baccalauréat en enseignement du français au secondaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«On a des enseignants déjà fatigués qui entrent dans des classes déjà surchargées»</p><cite>Danaë Simard</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une protection insuffisante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«Souvent, le gouvernement et les institutions vont compter sur le fait que l’enseignement, c’est un métier de passion, c’est une vocation», regrette Danaë Simard, mettant en lumière la précarité non seulement financière, mais aussi psychologique vécue par beaucoup de stagiaires en enseignement. L’UQAM, en effet, n’a aucune politique sur la protection des stagiaires en dehors des murs de l’Université, souligne Simard. Les situations de harcèlement ou de surcharge de travail sont traitées au cas-par-cas. L’expérience de stage des stagiaires, alors, est complètement dépendante de leur superviseur et de leur enseignant associé, une situation qui est renforcée par le système de notation utilisé: «On est aussi évalués et jugés par rapport à notre comportement envers l’enseignant ou l’enseignante associé·e. […] Si, pour une raison quelconque, j’ai une condition particulière et que mon enseignant associé ne comprend pas ça et ne valide pas mon besoin, ma note de stage va être pénalisée», soutient Danaë Simard. Ces circonstances peuvent engendrer un épuisement important pour les stagiaires: «On a des enseignants déjà fatigués qui entrent dans des classes déjà surchargées.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des règlements contradictoires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, il y a bel et bien une protection légale pour les stagiaires en enseignement. Par exemple, la loi prévoit que les stagiaires ont droit à 10 jours d’absence par année, qui n’auraient pas nécessairement à être motivés. Par contre, le Bureau de la formation pratique (BFP) de l’UQAM exige la justification de chaque jour d’absence, ce qui n’est pas possible pour tous: «Si tu es un parent étudiant qui a un enfant qui a la gastro, vas-tu aller voir le médecin pour avoir un billet pour le montrer à ton enseignant associé? Si tu as un problème de santé mentale, et que tu ne peux simplement pas sortir de chez toi ce jour-là, tu ne peux pas aller chercher un billet [médical,&nbsp;<em>ndlr</em>]. Si tu as un problème de santé chronique, tu ne peux pas non plus», affirme Danaë Simard. L’ADEESE veut étendre son mouvement en dehors des murs de l’UQAM. Toutefois, Danaë Simard admet qu’il y a certaines difficultés à cet égard. En effet, contrairement au combat pour la salarisation des stagiaires, qui est un combat de longue haleine, les demandes exigées par l’ADEESE sont très spécifiques à la situation de l’UQAM. Cependant, Danaë Simard encourage les autres universités à formuler leurs propres demandes et à se joindre à leur cause. Avec la collaboration des autres universités, dont McGill, cette mobilisation pourrait se transformer en réel mouvement de masse, et un vrai changement pourrait ainsi être atteint, soutient Danaë Simard. L’UQAM n’a pas répondu à la demande de commentaire du&nbsp;<em>Délit</em>.</p>
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		<title>Franc(hement) peu de clubs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/franchement-peu-de-clubs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[troupe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Enquête sur la place de la francophonie dans les arts à McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap ticss-ef1759ea wp-block-paragraph">En septembre dernier, Franc-Jeu, la seule troupe de théâtre francophone de l’Université McGill, a mis fin à ses activités pour l’avenir prévisible. «Personne n’a vraiment pris cette décision», explique Ève-Marie Marceau, ancienne membre exécutive de Franc-Jeu. «C’était plutôt un manque d’effectifs, un manque de temps qui a fait en sorte que le club s’est dissout ». Créé en 2014, Franc-Jeu était l’unique groupe étudiant de théâtre francophone à McGill qui organisait des ateliers hebdomadaires d’improvisation et des pièces de théâtre présentées à la fin de chaque semestre. Le groupe offrait un espace non seulement pour les étudiant·e·s francophones mais aussi pour tout·e francophile intéressé·e par le théâtre et les arts de la scène. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution de Franc-Jeu représente la fin d’un des six clubs ou groupes étudiants francophones dans le domaine des arts à McGill. Mais comment expliquer sa disparition? Quelles en sont les conséquences et comment les troupes de théâtre anglophones envisagent-elles de rendre leurs programmes plus accessibles pour les francophones mcgillois·es? <em>Le Délit</em> vous présente une enquête sur la place et l’importance de la francophonie, de la francophilie et du bilinguisme au sein des clubs et des groupes étudiants dans les secteurs de l’art, la littérature et la performance artistique sur le campus. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Zeitgeist pandémique </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«C’est la pandémie qui nous a tués», souligne Maude Laroche, ancienne présidente de Franc-Jeu, en entrevue avec <em>Le Délit</em>. Entre les mises en scène adaptées et l’obligation du port de masque, la pandémie a non seulement marqué le feu rouge pour les arts de la scène mais aussi la suspension des activités des clubs et des groupes étudiants à McGill. «J’avais l’impression qu’avec chaque nouvelle mesure sanitaire annoncée, tout ce qu’on faisait, tout notre travail, tombait à l’eau». Pendant la pandémie, la tâche de recrutement était devenue difficile ou « brûlante», comme le décrit Maude Laroche. En effet, avec l’obligation de tenir ses auditions en ligne, Franc-Jeu souffrait d’un manque significatif de participant·e·s. «C’était rendu au point où on se demandait : comment est-ce qu’on va survivre?», ajoute-t-elle. Pour Ève-Marie Marceau, membre de Franc-Jeu jusqu’en décembre dernier, la troupe vivait «dans la fragilité depuis la pandémie». Ève-Marie détaille aussi que la promotion défaillante du club, en partie causée par des soirées d’activités en ligne, a eu un énorme impact sur le recrutement. «Il y a avait aussi un manque de motivation de la part des membres, je dirais», explique-t-elle. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La pandémie nous a donné un sale coup»</p><cite>Maude Laroche, ancienne présidente de Franc-Jeu</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Mia Berthier, directrice de la publicité pour le <em>Player’s Theatre</em>, une des troupes de théâtre anglophone du campus, fait écho aux difficultés évoquées par Ève-Marie et Maude : «On faisait toutes nos auditions virtuellement ; comment est-ce qu’on est censés reconnaître le talent des gens à travers un écran?», questionne-t-elle. «On avait quand même la chance d’avoir accès à une pièce de théâtre, même si c’était à capacité réduite». Le <em>Player’s Theatre</em> avait même tenté de mettre en scène des pièces de théâtre sur Zoom : «Ce n’était pas idéal, mais on a fait ce qu’on pouvait », raconte Mia. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Franc-Jeu m’avait permis de m’identifier, de trouver mes racines en tant que Québécoise à McGill»</p><cite>Maude Laroche, ancienne présidente de Franc-Jeu</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>C’était un bousculement pour nous aussi</em>», ajoute Fred Azeredo, secrétaire du <em>McGill Savoy Society</em>, une troupe de théâtre anglophone affiliée au duo musical Gilbert et Sullivan, qui produit une opérette chaque année. «<em>Et je pense que tout le monde a pris un énorme coup dûr</em>». </p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution de Franc-Jeu, due à la pénurie de personnes au sein de la troupe et le manque de motivation, marque aussi la fin d’une plateforme importante pour les voix francophones et francophiles de McGill. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fin d’un «safe space»</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2020, l’Université McGill avait lancé un <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/09_d20-59_student_demographic_survey.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">sondage</a> sur la plateforme Minerva qui révélait les données suivantes sur la francophonie à McGill : parmi les 8 926 répondant·e·s, 2 607 personnes (29,2%) se qualifiaient de locuteur·trice natif·ve ou professionnel·le du français et 1 856 (20,8%) des personnes se disaient parler le français à un niveau avancé, pour un total de 50% des répondant·e·s possédant une aisance en français. Un·e étudiant·e sur cinq sont francophones, mais seulement un des 30 clubs d’art, de danse et de performance artistique affiliés à l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et <a href="https://ssmu.ca/clubs/performing-finearts-clubs-fr/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">listés</a> sur son site Internet se dit francophone : Franc-Jeu. En dehors des organisations de l’AÉUM comme la Commission aux affaires francophones (CAF), la vie artistique francophone sur le campus prend sa force au sein d’autres clubs tels que le Collectif de poésie francophone de McGill, le Club de poésie et de botanique de la Faculté de droit, ou bien dans les pages des revues Lieu commun et Verbatim, toutes deux liées au Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l’Université McGill (DLTC). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Contactée par <em>Le Délit</em>, la relationniste Frédérique Mazerolle signale que «le français occupe une place de choix au sein de la collectivité mcgilloise». D’après elle, la majorité des employé·e·s de l’Université parlent français et plus de la moitié des membres de la direction de McGill sont francophones. «L’Université propose des programmes, des cours, des séminaires, des ateliers, des conférences, des rencontres et une multitude d’événements qui se déroulent en français», ajoute Frédérique Mazerolle. La relationniste a aussi fait part des plans futurs de McGill sur le plan de la francophonie : «McGill a inauguré à Gatineau le campus Outaouais de sa Faculté de médecine et des sciences de la santé, où est maintenant offerte une formation médicale complète, entièrement en français.» </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maude Laroche, présidente de Franc-Jeu lors de sa dissolution en septembre dernier, la scène de théâtre francophone à McGill représentait un refuge, un lien où l’on offrait une plateforme d’expression pour les mcgillois·es. «Le théâtre francophone à McGill est très important», souligne-t-elle. Selon Maude, le théâtre est un véhicule d’expression, de liberté de la langue française ou des cultures francophones. «Franc-Jeu m’avait permis de m’identifier, de trouver mes racines en tant que Québécoise à McGill», ajoute-t-elle. «Et plus généralement, les clubs d’art francophones à McGill forment une nouvelle scène pour exprimer ou même critiquer les tensions linguistiques au sein de l’Université». </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="750" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-1000x750.jpg" alt class="wp-image-49681" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-1000x750.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-330x248.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-1536x1152.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Masque_Brise-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/marie-prince/?media=1" data-wpel-link="internal">Marie Prince</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la poésie francophone retrouve son souffle à travers le Collectif de poésie francophone de McGill, un club étudiant actif sur le campus depuis 2018. Ève-Marie Marceau, co-fondatrice du Collectif, explique l’importance des clubs francophones au sein de McGill : «Le Collectif donne une plateforme plus libre, indépendante, puisqu’elle n’est attachée ni à un département ni à l’AÉUM.» Le Collectif est une initiative étudiante qui offre des soirées de poésie organisées selon «les élans du moment», décrit Ève-Marie. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La poésie exige une certaine vulnérabilité de la part de l’artiste mais repose aussi sur un respect de la vulnérabilité d’autrui»</p><cite>Arnaud Desrochers, président du Club de poésie et de botanique de la Faculté de droit </cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«Le Collectif regroupe la communauté francophone de partout à McGill, peu importe les facultés, du génie au DLTC», affirmet-elle. Selon Ève-Marie, les services des clubs francophones d’art sur le campus sont essentiels: «McGill est moins artistique que d’autres écoles, mais c’est grâce à l’engagement des clubs et à l’implication étudiante que cette vie artistique existe à l’Université, en grande partie.» </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si plusieurs opportunités de poésie, de littérature, et d’art performatif s’offrent en dehors la «bulle mcgilloise», les clubs et groupes étudiants rendent plus accessibles les activités et services en encourageant les étudiant·e·s à s’impliquer au sein d’un contexte parascolaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lieu commun</em>, la revue de création littéraire financée au DLTC, est publiée deux fois par année, soit un numéro par semestre. «À <em>Lieu commun</em>, nos thèmes nous viennent de locutions figées, d’expressions et de lieux communs de la langue que nous réinvestissons, réinventons, et dont nous interrogeons les sens possibles pour en faire jaillir une poésie nouvelle», partage Florence Lavoie, membre du conseil éditorial de la revue depuis l’automne 2020. Pour Florence, la revue se veut un espace qui «permet à la création littéraire francophone d’exister dans un lieu autrement anglophone». La survie des clubs et groupes étudiants francophones assure d’une part l’accessibilité à tout·e étudiant·e francophone qui souhaite garder un contact culturel et linguistique et, d’autre part, permet d’en encourager d’autres qui souhaitent explorer la langue française. Selon Fred Azeredo, secrétaire du <em>McGill Savoy Society</em>, l’équipe actuelle, même si à majorité anglophone, regroupe plusieurs étudiant·e·s francophones. «Je vais essayer d’encourager n’importe qui à rejoindre notre association, mais en même temps, les pièces qu’on met en scène sont entièrement en anglais», souligne Fred. Pour Mia Berthier, membre exécutive du <em>Player’s Theatre</em>, «tout le monde devrait avoir accès à des activités et des groupes étudiants offerts dans leur langue natale». «C’est une question de sécurité pour ces étudiant·e·s qui ont grandi avec le français, par exemple», affirme-t-elle. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Comme l’ont si bien nommé ceux et celles qui nous ont précédés au sein de l’équipe éditoriale, “<em>Lieu commun</em> se veut une prise de parole, un acte de présence, une appropriation de l’espace qui nous appartient”»</p><cite>Florence Lavoie, membre du conseil éditorial de la revue <em>Lieu commun</em> </cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bilinguisme, barrières, et botanique </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis 2014 que le Club de poésie et de botanique permet à la Faculté de droit de dévoiler son côté «un peu plus loufoque», explique le président du club Arnaud Desrochers au <em>Délit</em>. Le Club, malgré son nom, n’offre pas des activités de jardinage mais présente plutôt des soirées de poésie, au moins une fois par semestre, des séances annuelles de pétanque et, tout récemment, une activité de sculpture de citrouilles. Selon lui, le club assure un «<em>safe space</em>» tant pour les francophones que pour n’importe qui souhaitant s’exprimer et partager sa poésie, peu importe sa langue natale. «Le Club ne cache ni sa francophonie ni sa francophilie et, en même temps, on détient la liberté de s’exprimer en anglais. Je pense aussi qu’il répond à une forte pression d’être bilingue au sein de la Faculté de droit en offrant un lieu sans jugements», évoque Arnaud. Selon lui, à peu près 60% des membres ou des participant·e·s aux activités du Club sont francophones. Quand à la dissolution de Franc-Jeu, Arnaud souligne la perte que cela représente pour la communauté francophone mcgilloise : «Avoir un club, ça demande beaucoup d’énergie, mais je n’ai pas un seul doute que les francophones ou francophiles mcgillois·es vont pouvoir reprendre [la troupe] en main.» </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«L’Université propose des programmes, des cours, des séminaires, des ateliers, des conférences, des rencontres et une multitude d’événements qui se déroulent en français»</p><cite>La relationniste Frédérique Mazerolle</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La poésie exige une certaine vulnérabilité de la part de l’artiste mais repose aussi sur un respect de la vulnérabilité d’autrui, selon Arnaud. «Ce contexte de vulnérabilité est aussi présent dans la question linguistique ; s’exprimer dans la langue de son choix c’est être vulnérable». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Osayma Saad, étudiante à la Faculté de droit et membre de l’Association des étudiant·e·s nord-africain·e·s en droit, les clubs étudiants «préservent la francophonie à McGill et montrent que l’administration donne une place au français, même si elle devrait lui accorder plus d’importance». Osayma et Arnaud ont tous deux exprimé le souhait d’avoir plus de clubs ou même de programmes bilingues offerts à l’Université. «Quand t’es un·e étudiant·e francophone qui rentre à McGill, t’es entouré·e d’anglophones et tu ne sais pas si t’as une communauté. Clairement, tu ne vas pas choisir de t’exprimer dans ta langue maternelle», affirme Osayma, étudiante en droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> «L’administration doit faire plus en amont pour défaire l’imaginaire que McGill est entièrement une école anglophone», soutient Arnaud. «On a déjà de bonnes bases avec l’article 15 [de la Charte des droits de l’étudiant] qui assure le droit de remettre les travaux en français, mais je pense que l’administration pourrait et devrait travailler à rendre ses services plus accessibles, à défaire les barrières linguistiques en créant plus d’espaces bilingues». </p>
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		<title>Apprendre pour guérir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/apprendre-pour-guerir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Leblanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment l’éducation collective peut-elle permettre la guérison collective?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Chaque élection est un moment déterminant pour rétablir des liens de confiance entre les électeur·rice·s et la fonction publique. Au lendemain de l’élection du 3 octobre dernier, beaucoup de jeunes se demandent si les gouvernements présents et futurs accorderont de l’importance aux enjeux prioritaires pour la nouvelle génération. J’en nomme quelques-uns assez évidents : la lutte contre les changements climatiques, la santé mentale, la crise du logement, les violences sexuelles, les questions identitaires. De ces enjeux qui définissent l’avenir du Québec, s’en démarque un qui inquiète particulièrement la jeunesse québécoise : la santé mentale. La pandémie s’avère avoir ankylosé notre système de santé, mais elle a particulièrement exacerbé les problèmes d’anxiété et de dépression chez les jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication d’une <a href="https://www.usherbrooke.ca/actualites/nouvelles/sante/details/46968" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">enquête</a> menée par l’Université de Sherbrooke en février 2022 a démontré que l’anxiété et la dépression frappaient une majorité des jeunes de 16 ans et plus. De plus, Statistiques Canada <a href="https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1310080601" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a évalué</a> que le nombre de Canadien·ne·s dont la santé mentale s’était détériorée s’élevait à 37,5%. Enfin, Statistiques Québec <a href="https://statistique.quebec.ca/fr/produit/publication/repercussions-pandemie-sur-vie-sociale-sante-mentale-habitudes-de-vie-et-realite-du-travail-des-quebecois" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a dévoilé</a> que 30% de celles et ceux ayant un haut niveau de détresse psychologique «attribu[aient] complètement ces sentiments à la pandémie». C’est pourquoi la fonction publique se devait de mentionner, non seulement dans une optique de guérison, mais aussi de manière préventive, les dommages possibles sur la santé mentale des jeunes. En rétrospective, il est décevant que cet enjeu ait été abordé linéairement tout au long de la campagne électorale. De plus, lorsque le sujet a été abordé par la fonction publique, on n’avait de mots que pour la psychothérapie. L’idée d’avoir un système de services gratuits accessibles et universels en santé mentale, est concevable ; grâce à une montée du lobbyisme en santé mentale, elle serait réalisée sous peu. Je rappelle que c’est ainsi que le Canada s’est doté d’une assurance maladie. Ce qui est inquiétant, c’est de mettre toutes nos ressources dans la thérapie individuelle au lieu de penser à comment guérir ensemble. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce qui est inquiétant, c’est de mettre toutes nos ressources dans la thérapie individuelle au lieu de penser à comment guérir ensemble»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ils soient technologiques, climatiques, identitaires ou économiques, les changements de notre société touchent tous les milieux et perturbent le comportement et le développement des jeunes. Nous pouvons nous réjouir du progrès tout en étant alarmés par sa vitesse. Ces changements rapides introduisent, sans préparation et en déstabilisant les repères, un monde anxiogène pour les jeunes. Notre génération, souvent réduite à l’épithète «numérique», est pourtant l’une des plus curieuses, déterminées et innovatrices. Elle est toutefois imparfaite, abîmée et peut-être l’une des générations les plus fragiles. Comment se libérer des attentes inatteignables? Comment donner un sens à notre vie dans l’incertitude et la peur? Que devons-nous faire pour assurer le développement des jeunes sans qu’ils se perdent dans cette insécurité? En changeant notre façon d’aborder la santé mentale à l’école et dans nos communautés. Si nous voulons voir une génération qui profite de ses talents, nous devons donner à cette génération les outils qui lui permettront de fleurir. Les écoles doivent être porteuses de cette ambition, une ambition qui a le bien-être collectif à coeur. Comment faire? En intégrant la santé mentale dans le cursus scolaire, en ajoutant des conférences et des ateliers obligatoires pour tous les niveaux, en collaborant avec le milieu communautaire, en invitant des organismes qui travaillent sur le terrain (Relief, le Mouvement jeunes et santé mentale, le Collectif Nous, Tel jeunes, etc.) à venir parler aux élèves. Bref, en ayant des ressources adaptées dans les milieux scolaires. Vulgariser des enjeux qui suivront les jeunes tout le long de leur vie tout en leur offrant un lieu d’apprentissage tolérant. N’est-ce pas ça l’objectif central de l’école? Il est absurde d’envisager un monde qui perdure dans une banalisation des troubles mentaux, un monde où des jeunes ne savent pas comment repérer les symptômes de leur détresse ni comment différencier le stress de l’anxiété. Je n’ai pas eu cette chance ; j’aimerais que les futures générations l’aient. Les jeunes d’aujourd’hui font abruptement face à des sources inexactes, abondantes et, surtout, qui nourrissent la comparaison toxique entre chacun d’entre eux. De là, naît une jeunesse abîmée par une éducation individuelle assujettie aux réseaux sociaux au lieu d’être assujettie à ses besoins personnels. Une jeunesse conscientisée stimulerait la compréhension et l’acceptation sociale des enjeux et des troubles de santé mentale qui, en soi, sont un fardeau pour ceux et celles qui doivent rester dans l’ombre. Ainsi, l’éducation collective permet le début d’une guérison collective.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«De là, naît une jeunesse abîmée par une éducation individuelle assujettie aux réseaux sociaux au lieu d’être assujettie à ses besoins personnels»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de la pandémie sur la santé mentale des jeunes auront des effets à long terme. Et des effets graves. Pourtant, on aborde très peu la prévention de ces répercussions à long terme. Le <a href="https://forcejeunesse.qc.ca/wp-content/uploads/2022/08/FJ_Rapport_Acces-a-la-psychotherapie_VF_15aout.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">rapport</a> de Force Jeunesse publié cet automne indique que pour chaque 1$ investi en psychothérapie, le gouvernement en économiserait 2$. Ne pensez-vous pas qu’un investissement en prévention dont chaque 1$ investi en économiserait 2 en vaudrait la peine? Aborder la santé mentale dès l’école primaire et secondaire éviterait une valorisation prolongée de l’individualisme, qui a été entre autres nourri par la pandémie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Il est absurde d’envisager un monde qui perdure dans une banalisation des troubles mentaux»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Encore aujourd’hui, il y a une grande négligence par rapport à l’apprentissage collectif des enjeux de santé mentale. L’objectif n’est pas d’isoler les jeunes davantage dans leurs troubles. C’est d’offrir aux jeunes un espace sécuritaire dès l’enfance où de tels sujets ne seraient plus tabous. C’est de leur permettre de guérir personnellement tout en créant une société apte à guérir les autres. Et pour guérir, il faut comprendre de quoi on souffre. Et pour comprendre, il faut apprendre. Il est possible d’éviter la «thérapisation» d’une population entière, mais il faut commencer dès aujourd’hui. Par la sensibilisation collective et donc par l’éducation. </p>
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		<title>Dites «je&#160;le jure!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/dites-je-le-jure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis Ponchon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Verdict, au Gesù, prenez votre place au tribunal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le décor est minimaliste au possible: deux tables, deux chaises, et, au fond de la scène, à mi-hauteur, un écran rectangulaire horizontal où s’étale une femme aux yeux bandés, allégorie de la justice aveugle. Le spectacle s’annonce tout en sobriété. En m’installant dans les fauteuils du théâtre du Gesù, situé sous l’église du même nom, je suis gagné par cette émotion particulière qui règne dans les tribunaux, une atmosphère froide et pénétrante, intimidante et sévère, qui pourrait furtivement susciter en moi la peur d’un ennui à venir. Cependant, rassurez-vous, en une heure et demie de spectacle,&nbsp;<em>Verdict&nbsp;</em>n’est pas parvenu à m’arracher le moindre bâillement. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Revivre les grandes plaidoiries</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, les deux acteurs de la pièce, Marie-Thérèse Fortin et Paul Doucet, s’efforcent de nous faire revivre trois des plaidoiries les plus emblématiques de l’histoire judiciaire récente du Québec, en interprétant toujours le texte original. Il y a, d’abord, l’affaire Morgentaler dans les années 1970, soit l’histoire d’un médecin poursuivi parce qu’il pratiquait des avortements clandestins à Montréal. Puis, au début des années 2000, la plaidoirie enflammée de Me Anne-France Goldwater en faveur du mariage entre personnes de même sexe, qui reste sans doute la plus touchante, convaincue et percutante du spectacle. Finalement, la première partie s’achève par le récit glaçant de la mort d’une mère de famille atikamekw, Joyce Echaquan, sous un déluge d’insultes racistes à l’hôpital de Joliette en septembre 2020.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Verdict&nbsp;</em>nous fait éprouver ces sentiments de doute et d’indécision qui sont une constante de la vie des magistrats»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le manque de lyrisme de certaines plaidoiries, les avocats – qui font complètement oublier les acteurs – réussissent avec brio à restituer l’émotion du moment; on se laisse aisément porter par leur argumentation, quitte à les applaudir en pleine déclamation. La structure de la pièce et sa mise en scène, par Michel-Maxime Legault, ont été très réfléchies pour éloigner tout risque de lassitude de l’auditoire. Ainsi, chaque affaire est contextualisée par de courts résumés documentaires, qui encadrent la plaidoirie, et un entracte est aménagé entre les deux parties, bien distinctes, de la pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chacun son tour</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une seconde partie, l’auditoire que nous sommes change de rôle; nous devenons jurés d’une cour, appelés à nous prononcer dans l’affaire Parisis. Celle d’un homme qui, lors d’une intervention policière chez lui, en pleine nuit, a tiré sur un policier, et l’a tué. S’agissait-il d’une situation de légitime défense ou de violence gratuite? Les avocats prennent successivement le parti de la défense et de la Couronne, détaillent l’affaire, et, finalement, s’en remettent à la décision du public. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Soudain, on prend conscience qu’il n’existe pas d’affaire facile à juger: que les faits les plus simples peuvent être interprétés de vingt manières différentes, et que toute décision judiciaire entraîne des conséquences importantes. Au-delà des mots,&nbsp;<em>Verdict&nbsp;</em>nous offre la possibilité d’éprouver ces sentiments de doute et d’indécision qui sont une constante de la vie des magistrats, et qui font toute la complexité de leur métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une expérience qui touche à la conscience civique de chacun, en plongeant les spectateurs dans une saine incertitude, une fascinante introspection.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tarif préférentiel étudiant de 34,94$, Verdict est représenté au Gesù jusqu’au 8 décembre 2022</em>.</p>
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		<title>«&#160;Temps et contre-temps&#160;»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/temps-et-contre-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Fortin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[comique]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49632</guid>

					<description><![CDATA[<p>Critique de L’enclos de Wabush.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Pierre Wabush titube sur scène. Il semble éméché, comme s’il venait de vivre une soirée difficile. Après avoir bu une gorgée d’un liquide suspicieux, le voilà plongé dans un univers fantastique où il revit ses souvenirs les plus déchirants et les plus profonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’enclos de Wabush&nbsp;</em>fait briller le talent unique des artistes autochtones contemporain·e·s. Après avoir fait l’objet d’une webdiffusion en 2021 en raison de la pandémie, la pièce a été présentée au public à l’Espace Libre du 12 au 29 octobre 2022. Cette coproduction du Nouveau Théâtre Expérimental et des Productions Ondinnok offre aux spectateur·rice·s l’occasion de s’immerger dans l’œuvre onirique de l’auteur wendat Louis-Karl Picard-Sioui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux histoires s’entremêlent: «temps et contre-temps», absence et connexion, multivers et univers. D’une part, Pierre Wabush voyage dans son monde intérieur, forcé de rejouer des fragments marquants de son passé au sein de la communauté fictive de Kitchike. Ses souvenirs sont habités à la fois par des personnages, par ses amis et par sa famille, et par des éléments de l’histoire du Québec comme la crise d’Oka. D’autre part, le «<em>trickster</em>» Noé raconte sa version tordue du récit de la création de l’univers. Les fils narratifs sont complexes, mais bien tissés. L’histoire maintient l’auditoire dans un climat de suspense pendant 1h30.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charles Bender interprète Pierre Wabush avec talent. Son personnage pessimiste et au caractère passif-agressif se juxtapose aisément à la performance hilarante de Joanie Guérin dans le rôle du chroniqueur. Ce narrateur loufoque soulage la tension émotive et ne manque pas de faire rire le public. Dave Jenniss complète parfaitement le duo contrasté dans le rôle de Noé Saint-Ours. Sa performance est exagérée, presque caricaturale, mais tout à fait appropriée au personnage déjanté. À l’encontre du chroniqueur, qui se fait un devoir de respecter les règles de l’ordre cosmique, Noé est maître du chaos.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ses souvenirs sont habités à la fois par des personnages, par ses amis et sa famille, et par des éléments de l’histoire du Québec comme la crise d’Oka»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Marie-Josée Bastien, René Rousseau et Émily Séguin interprètent les autres personnages avec brio. Émily Séguin se démarque notamment par son chant mélodieux qui ponctue la pièce. Les chants traditionnels et le tambour viennent contraster l’utilisation de la vidéo et la trame sonore mystérieuse, pour un résultat dynamique et envoûtant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’enclos de Wabush&nbsp;</em>aborde des sujets lourds tels que la religion, la politique, le racisme et le deuil, sans pour autant submerger le spectateur. Le propos, pertinent, est balancé par l’humour satirique du texte de Louis-Karl Picard-Sioui. Derrière la blague se cache une critique mordante de la société. L’anthropologie se voit tournée au ridicule. La corruption est exposée au grand jour. Les tensions sociales et politiques sont imbriquées dans le dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que fictive, la pièce illumine des réalités qui affectent les communautés autochtones aujourd’hui. Le récit est à la fois temporel, évoquant des bribes d’histoire, et intemporel, abordant de grandes questions métaphysiques sur la nature de l’univers. Malgré ma fatigue, je me suis laissée prendre au jeu. J’ai quitté la salle pleine de réflexions, revigorée par l’humour du texte.</p>
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		<item>
		<title>La langue bleue</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/la-langue-bleue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eda Montalieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49631</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ligne de fuite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Un cri transperce la feuille, farouche. Mon cher Eluard, la langue est bleue comme une orange. Elle vibre sur Schönberg pour claironner la genèse d’un périple esthétique. Roulement des jaunes – on écarquille les insolences. Passages à blanc – lacunes ou absence ? Rosée sentimentale en épine dorsale. Absence … de sens. Vite, larguer les poings et affirme la primauté du réflexe, le coup de pinceau en prélude. Sous les fracas du trait ingénu, une ode à la création.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Frissonnez d’horreur avec Le Délit !</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/frissonnez-dhorreur-avec-le-delit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49640</guid>

					<description><![CDATA[<p>La rédaction vous recommande trois films pour l'Halloween. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/frissonnez-dhorreur-avec-le-delit/" data-wpel-link="internal">Frissonnez d’horreur avec Le Délit !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><em>La chambre des tortures (The Pit and the Pendulum)&nbsp;</em>de Roger Corman (1961)</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Je trouve un charme particulier aux vieux films d’épouvante.&nbsp;<em>La chambre des tortures&nbsp;</em>(<em>The Pit and the Pendulum</em>), un film américain de 1961 adapté d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe, se démarque par ses façons d’évoquer l’horreur. Cette dernière se manifeste dans son intrigue et ses aspects visuels, plutôt qu’à travers une violence gratuite. Par exemple, Francis Barnard, joué par John Kerr, se doute des intentions et des états d’âme de l’imprévisible Nicholas Medina, interprété par nul autre que Vincent Price, créant des tensions entre les deux personnages. De plus, l’architecture et les couleurs jouent un grand rôle dans ce film, dominé par la noirceur du château gothique où les personnages résident. Les teintes de brun et d’indigo du bâtiment ont peut-être été choisies pour que le public ait peur de la chambre des tortures. Si vous avez un intérêt pour les films d’horreur plus anciens, je recommande ce film.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Laura Tobon, coordonnatrice Visuel</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><em>Misery&nbsp;</em>de Rob Reiner (1990)</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Tout le monde, à un moment de sa vie, a déjà admiré un·e auteur·rice. Cependant, il est rare que cet enthousiasme se rende au point où on le·a kidnappe, l’enferme dans une chambre, et mutile ladite célébrité en la forçant à écrire son prochain roman.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">C’est pourtant le scénario de&nbsp;<em>Misery</em>, un film adapté du roman éponyme du «roi de l’horreur», Stephen King, qui met en scène Kathy Bates dans le rôle d’Annie Wilkes, une ancienne infirmière qui recueille et «soigne» Paul Sheldon, un célèbre romancier, blessé après avoir perdu le contrôle de son véhicule en plein blizzard. Lorsque Annie découvre que son écrivain favori a l’intention de tuer Misery, l’héroïne récurrente de ses romans, elle devient furieuse. Face-à-face avec la violence et la rage d’Annie, dans un huis-clos, mes yeux restent collés à l’écran; je veux détourner mon regard, en vain. Aurais-je, moi aussi, ma propre Annie Wilkes qui me surveille?</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Myriam Bourry-Shalabi, éditrice Société&nbsp;–&nbsp;Enquête</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><em>Ben non (Nope)&nbsp;</em>de Jordan Peele (2022)</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Ben non&nbsp;</em>(<em>Nope</em>), dernier long-métrage de Jordan Peele, fait appel à la portée fantasmatique des récits d’ovnis pour explorer les enjeux sociaux liés à l’exploitation d’animaux à des fins de divertissement. La présence soupçonnée puis révélée d’extraterrestres surpuissants, toujours dans le sillage du commentaire social, provoque un renversement des dynamiques de pouvoir: chaque personnage devient la proie potentielle d’un ovni-bestial capable de métaboliser toute trace de vie sur son passage.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">La force du film réside dans sa capacité à produire des scènes de science-fiction horrifiantes, dont la facture cinématographique est digne des plus grandes superproductions, tout en maintenant un regard critique sur le besoin de spectacularisation et de la consommation d’images chocs. Ce jeu sur la frontière entre les genres filmiques permet à&nbsp;<em>Ben non&nbsp;</em>(<em>Nope</em>) de proposer une remise à neuf des codes de l’horreur, notamment en ménageant ses effets lors des scènes à haute tension, afin d’accroître l’incompréhension mêlée de la fascination pour l’ovni.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Léonard Smith, coordonnateur de la production</p>
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		<title>Hantises festives</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/hantises-festives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Henry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Attention : Danger]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[citrouilles]]></category>
		<category><![CDATA[décorations]]></category>
		<category><![CDATA[fantômes]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nos décorations d’Halloween coup de coeur dans les environs de McGill.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="ticss-dd9d1ca7 wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-1000x667.jpg" alt class="wp-image-49648" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/10/Halloween-3-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/anna-henry/?media=1" data-wpel-link="internal">Anna Henry</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-1000x667.jpg" alt class="wp-image-49650" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-4-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/anna-henry/?media=1" data-wpel-link="internal">Anna Henry</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-1000x667.jpg" alt class="wp-image-49652" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Halloween-2-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/anna-henry/?media=1" data-wpel-link="internal">Anna Henry</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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		<title>Sortir de sa boîte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/sortir-de-sa-boite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agathe Nolla]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aller danser]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[aller danser]]></category>
		<category><![CDATA[boîte de nuit]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une expérience marquante en boîte de nuit.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Dimanche soir, en faisant les courses pour l’Action de grâce, un de mes colocataires a soupiré d’ennui et s’est plaint qu’il aimerait aller en boîte de nuit. Il voulait y aller tout de suite. Je n’avais jamais mis les pieds sur une piste de danse montréalaise. Je m’étais déjà retrouvée, pendant l’été, à passer la nuit dans des bars dansants pour mineurs. Mais une vraie boîte de nuit, jamais. À vrai dire, le concept de s’entasser dans un espace restreint, bruyant, suffocant pour danser et boire à un prix exorbitant ne m’intéressait pas. J’avais systématiquement refusé. J’avais toujours trouvé que je pouvais très bien égayer l’espace et m’amuser, seule dans ma chambre. Un verre de mauvais rouge à la main et des chansons plus commerciales que ma boisson dans les oreilles, j’avais l’impression que je pouvais passer des heures en dépensant sept fois moins. J’avais déjà essayé de comprendre les raisons pour lesquelles les jeunes sortent en boîte de nuit. Pour moi, on y allait par manque d’imagination : c’était un acte idiot de conformisme. Finalement, j’ai cédé ; je sortirais ce soir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes arrivés au Café Campus vers 22h30. Après avoir tiré vingt dollars, l’ébriété m’a invitée à danser sur cet immense tapis de sol stratifié. J’ai dansé seule pendant presque une demi-heure, au fur et à mesure que l’endroit se remplissait d’artistes éphémères. Quand j’ai voulu reprendre mon souffle, j’ai commandé un verre au bar. J’ai fait un sourire séducteur à la serveuse lorsqu’elle m’a tendu mon verre de vodka-Redbull. Puis j’ai dansé, encore et encore. Je donnais des coups de pied et de tête lors des temps forts des chansons, je tournoyais sur les flaques de bière, je suivais en discorde les lumières fluorescentes. Le DJ a lancé <em>Hot Stuff</em> de Donna Summer. Je suis montée sur l’estrade ; un groupe de six jeunes hommes dansaient. Je feignais de ne pas les remarquer, alors qu’en réalité, tout ce spectacle leur était dédié. En quelques instants, j’ai compris l’espace et calculé tous les mouvements permis. Je n’allais pas leur montrer une jeune fille discrètement sexy, mais une femme  impressionnable : c’était de cette manière que je m’offrais. Pour me remercier du spectacle, l’un d’entre eux m’a payé une Smirnoff Ice au nom du groupe. Puis, j’ai disparu pour fumer. Je courais dans les escaliers en sautant quelques marches. En sortant, l’air frais d’octobre a agrandi mon sourire euphorique. Après, je l’ai coiffé d’une cigarette. J’apercevais la très longue queue qui s’était formée à l’entrée de la boîte. Soudain, ce plaisir inexpliqué s’est transformé en légère frustration. J’avais été piégée. J’avais pris du plaisir dans ce lieu qui pour moi n’avait su provoquer que mépris et ennui. Je me suis énervée : l’idée même de partir ne m’avait pas traversé l’esprit avant ce moment précis. Je me suis énervée davantage : impuissante, je savais que j’allais en vouloir plus. J’ai écrasé ma cigarette, décidée à annoncer mon départ à mes amis. Pourtant, la musique m’a charmée et de nouveau, j’étais déchaînée parmi tous ces spectres de sueur. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«J’étais parmi les êtres solitaires, à la recherche de la jouissance»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les chansons se sont suivies et mes pas étaient maladroits. Je ne savais plus vraiment ce que je faisais. Ce dont j’étais certaine, c’est que tout le monde m’aimait et m’admirait. La foule était composée de ce qui semblait être un millier d’humains ridicules et naïfs que je contrôlais avec mon charme. J’ai fini par monter à l’étage. En haut, il y avait des tables isolées, où les danseurs ivres trouvaient refuge, ainsi qu’un balcon qui surplombait la piste de presque trois mètres. Je regardais de haut cette masse de corps entassés, qui s’entrechoquaient sur les contretemps de la musique. Lorsqu’un rayon de lumière les éclairait, ils effectuaient de superbes gestes grotesques comme pour garder l’attention du projecteur. Lorsqu’un couple s’embrassait sur la bouche, il était convaincu que ses voisins le jalousaient. Et lorsqu’une chanson connue retentissait dans les enceintes, chacun se pensait chanteur acclamé et récompensé. Mes amis m’ont traînée dans la foule pour danser sur <em>Dancing Queen</em> d’ABBA. Je me suis retrouvée entourée de personnes grandies par des talons effrayants, à peine discernables. Je pensais être au centre de la piste, mais en réalité j’étais à l’extrémité, près des toilettes. Tout aurait dû être désagréable. J’aurais dû être sensible à l’odeur nauséabonde et vomitive des toilettes, à la circulation constante du monde, à la pression de mon corps frêle contre ceux d’hommes âgés. Mais je ne l’étais pas. Le sentiment de supériorité avait été remplacé par une compassion conviviale. J’étais parmi les êtres solitaires, à la recherche de la jouissance. La nuit finirait dans trois heures : trois heures de séduction, trois heures de danse, trois heures de fausse compagnie, trois heures de lutte contre le goût amer et oppressif du reste des heures du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Bring the action!</em>», ces paroles indécemment banales de la chanson <em>Scream &amp; Shout</em>, vibraient d’un sens nouveau. Les paroles demandaient que toute l’attention soit portée sur ceux qui les chantent afin qu’ils guident la foule dans une chorégraphie conventionnelle : l’individualisme communautaire… Tous criaient « oh weeh oh weeh oh weeh oh » en choeur. La soirée durant, ils chantaient des sons absurdes, des mots approximatifs, et des interjections stupides, tout en gardant le plus fier des sourires. Après ce moment de plaisir, tous les éléments festifs commençaient à se dégrader, la musique devenait moins agréable, les corps moins beaux, les cigarettes moins reposantes. Seul l’alcool palliait cette dégringolade. Il était à présent maître de moi, maître des autres, et plus généralement, maître de la situation. Et puis, je fus soudainement prise d’une puissante fatigue produisant une sensation trompeuse de lucidité. Les gens sortaient essorés et vidés avec une orgueilleuse sensation d’accomplissement. Sur le chemin du retour à la maison, moi, je me confrontais à mes pensées et je cogitais pour donner du sens à cet épisode. Et durant ce trajet, j’ai eu l’impression d’avoir trouvé l’amour pour les autres, l’amour propre, l’amusement temporaire : tout devenait sensé. Je me suis endormie, alors avec cette épiphanie, que mon sommeil égarerait. Et donc, la semaine prochaine, je retournerai en boîte pour ressentir de nouveau ce moment de vérité illusoire.</p>
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		<title>«C’est l’Halloween, on veut des bonbons!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/cest-lhalloween-on-veut-des-bonbons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Genest]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Soifaim]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[bonbons]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nuit du lundi 31 octobre dernier, des milliers d’enfants enjoués ont déambulé d’une maison à l’autre, scandant sans se lasser le célèbre «trick or treat!». Plus tard dans la soirée, ces sorcières, dinosaures et Spider-Man taille miniature ont regagné leur domicile et évalué leur butin, conduisant d’intenses négociations au sein de la fratrie&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/cest-lhalloween-on-veut-des-bonbons/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">«C’est l’Halloween, on veut des bonbons!»</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Dans la nuit du lundi 31 octobre dernier, des milliers d’enfants enjoués ont déambulé d’une maison à l’autre, scandant sans se lasser le célèbre «<em>trick or treat!</em>». Plus tard dans la soirée, ces sorcières, dinosaures et <em>Spider-Man</em> taille miniature ont regagné leur domicile et évalué leur butin, conduisant d’intenses négociations au sein de la fratrie – une KitKat échangée contre deux Aero – sous la supervision attentive de leurs parents, qui ont certainement dû contrôler la quantité de bonbons ingérés. Si ces scènes ont le pouvoir d’évoquer une profonde nostalgie, elles sont aussi le point culminant d’une longue histoire, remontant au-delà du Moyen Âge. <em>Le Délit</em> vous fait le récit de la tradition du <em>trick or treat</em>, à savourer en même temps qu’un bonbon dérobé à la récolte de vos jeunes frères et soeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des origines celtes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le calendrier celte, la date du 1er novembre marquait la division entre les périodes lumineuse (la récolte) et sombre (l’hiver) de l’année. Selon la croyance populaire, les frontières entre le monde des esprits et du réel étaient ainsi plus poreuses dans la nuit du 31 octobre, permettant aux âmes des morts de venir hanter les vivants. C’est ainsi qu’est née la tradition du déguisement d’Halloween : masques et costumes servaient à éloigner les esprits. Quant à l’emblématique tournée des bonbons, ses origines remontent à l’Europe du Moyen Âge. À l’époque, les personnes moins nanties offraient de prier pour les âmes des morts de la famille en échange de «gâteaux d’âme» – une galette semblable à un biscuit sablé! Au fil des années, cette tradition s’est laïcisée et est devenue populaire auprès des enfants, qui préparaient diverses performances en vue d’obtenir des noix, des fruits ou quelques pièces de monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans l’ère moderne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avec la vague d’immigrationd’origine écossaise et irlandaise que les célébrations d’Halloween se sont implantées au Canada au 19e siècle. Au Québec, la chasse aux bonbons serait devenue populaire dans les années 1920–1930, alors qu’elle était déjà répandue à l’échelle du Canada. La pratique aurait perdu en popularité durant les années de la Seconde Guerre mondiale, notamment en raison du rationnement du sucre, mais elle aurait repris en force à partir des années 1950, menant à la fête telle que nous la connaissons toutes et tous aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et les bonbons, dans tout ça?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes bien loin de l’époque des galettes, des noix et des fruits, quoique les enfants demandent encore des pièces de monnaie pour des organisations caritatives comme UNICEF. Aujourd’hui, il est estimé qu’aux États-Unis, plus de trois milliards de dollars sont dépensés chaque année en bonbons d’Halloween. Entre suçons, barres de chocolat, sacs de croustilles et bonbons de toutes sortes, les variétés semblent infinies!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour célébrer l’Halloween, Le Délit a interrogé les membres de son conseil éditorial sur leur variété de bonbons d’Halloween préférés. Voici le résultat!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="782" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween-1000x782.jpg" alt class="wp-image-49698" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween-1000x782.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween-330x258.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween-768x600.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween-1536x1201.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Graphique-Halloween.jpg 1952w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/gabriellegenest/?media=1" data-wpel-link="internal">Gabrielle Genest</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[droit des peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Mères Mohawk]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Royal Vic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill devra suspendre les travaux d’excavation sur le site du Nouveau Vic.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/" data-wpel-link="internal">Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">C’est avec des larmes de joie que les Mères Mohawks (Kanien’kehaka Kahnistensera) ont accueilli la décision rendue par l’Honorable Gregory Moore de suspendre immédiatement tous les travaux d’excavation sur le site de l’ancien hôpital Royal Victoria au terme de deux jours d’audience très chargés, le jeudi 27 octobre dernier. Le groupe d’aînées de Kahnawake avait déposé en mars dernier une demande d’injonction interlocutoire les opposant à l’Université McGill, à la Société québécoise des infrastructures, à la ville de Montréal, et aux Procureurs généraux du Québec et du Canada, afin de mettre fin aux travaux d’excavation organisés par l’Université dans le cadre de son projet Nouveau Vic. Elles citaient la présence possible de tombes non marquées d’enfants autochtones sur le site. Le juge a tranché en faveur des Mères Mohawks, ordonnant à l’Université McGill de suspendre les travaux pour une période de trois à quatre mois. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une audience lourde en émotions</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Mères Mohawks, qui avaient obtenu le 30 septembre dernier le droit de se représenter elles-mêmes en cour, ont livré un témoignage empreint d’émotion. Elles ont souligné que leurs demandes répétées à l’Université avaient été systématiquement ignorées. En particulier, leur demande de faire utilisation de technologies non pénétrantes du sol comme des radars GPR, recommandées par l’Association canadienne d’archéologie (ACA) lors de la recherche de tombes non marquées, a été ignorée par l’Université, qui a commencé les travaux d’excavation seulement quelques jours avant l’audience. Elles ont également souligné les difficultés rencontrées lors du processus judiciaire, qu’elles ont qualifié de «<em>traumatisant</em>». Elles ont notamment critiqué le fait que les défendeurs ont déposé tous leurs documents en français, une langue que les Mères Mohawks ne parlent pas. Malgré tout, «<em>une injonction interlocutoire est la seule manière que nous avons de protéger ce que nous chérissons le plus et ce que nous avons dédié notre vie à protéger</em>», a affirmé Kwettiio, membre des Mères Mohawks. Les plaignantes ont également insisté sur l’importance de cette décision pour mettre fin à la lignée du «<em>traumatisme intergénérationnel</em>». «<em>Que ce soit un début</em>», a insisté Kwettiio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, McGill a fait valoir qu’il n’y aurait aucune preuve de la présence possible de tombes non marquées sur le site de l’ancien hôpital Royal Victoria. Selon l’Université, les documents avancés comme preuves par les Mères Mohawks pour appuyer leurs allégations seraient insuffisants et la possibilité de trouver des restes humains sur le site serait extrêmement faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des avocats représentant Kimberly R. Murray, l’interlocutrice spéciale indépendante nommée par le gouvernement fédéral dans le dossier des enfants disparus et des lieux de sépulture anonymes, a ouvertement critiqué la manière actuelle de procéder de l’Université : «<em>La proposition actuelle de McGill revient à dire : enfonçons nos pelles dans le sol ; nous nous arrêterons si nous frappons un os.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Honorable Gregory Moore a conclu que les conditions pour accorder une demande d’injonction interlocutoire étaient remplies : la poursuite des travaux causerait un préjudice irréparable aux plaignantes, et la balance des inconvénients pencherait en leur faveur, puisqu’il n’y aurait aucune indication que l’utilisation de technologies non pénétrantes du sol engendrerait des coûts ou des délais supplémentaires significatifs pour les défendeurs. Il a ajouté que sa décision était prise dans un esprit de «<em>coopération et de réconciliation</em>». </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La proposition actuelle de McGill revient à dire : enfonçons nos pelles dans le sol ; nous nous arrêterons si nous frappons un os» </p><cite>Avocat de Kimberly R. Murray</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les étudiant·e·s mcgillois·es se rallient derrière les Mères Mohawks</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation d’une partie importante de la communauté mcgilloise en faveur de la cause des Mères Mohawks n’est pas passée inaperçue. Le 26 octobre, la salle d’audience peinait à contenir l’entièreté du public, composé en grande partie d’étudiant·e·s mcgillois·es. L’un des avocats représentant l’interlocutrice spéciale Kimberly R. Murray, ainsi que Kwettiio, membre des Mères Mohawks, y ont fait allusion dans leurs plaidoiries respectives, insistant sur l’intérêt manifeste du public envers cette cause. Cela n’a pas non plus échappé à l’Honorable Gregory Moore, qui l’a même noté dans sa décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le public a fait entendre à plusieurs reprises son mécontentement lors de la plaidoirie de l’avocat représentant l’Université McGill. Son appel à faire confiance à l’Université n’a pas semblé convaincre le public. «<em>Quand elle [l’Université McGill] annonce son dévouement à la vérité et la réconciliation, prenez-la au mot</em>», a‑t-il plaidé, déclenchant une vague de chuchotements à travers la salle. À sa déclaration que les Mères Mohawks auraient eu «<em>tort</em>» dans ce processus, un·e membre du public s’est écrié·e : «<em>C’est vous qui avez tort!</em>», avant d’être rappelé·e à l’ordre par le juge. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’extérieur de la salle d’audience, des groupes étudiant·e·s mcgillois·es se sont montrés tout aussi vocaux. Le jeudi 26 octobre, Désinvestissement McGill et RadLaw avaient organisé une manifestation en soutien à la cause des Mères Mohawks devant le palais de justice de Montréal. Laura, membre de Désinvestissement McGill, nous a affirmé que ce rassemblement avait pour but d’exprimer leur solidarité avec les Mères Mohawks, «pour montrer que le public, la ville et la communauté étudiante […] sont avec elles». Laura déplore que le projet Nouveau Vic, qui a pour objectif de créer un centre pour la recherche en environnement et en durabilité, ne respecte pas les demandes des groupes autochtones dont ce sont les territoires historiques. Selon le groupe activiste environnemental, «la justice climatique ne peut pas exister s’il n’y a pas de respect pour la gouvernance et les droits des peuples autochtones», nous a indiqué Laura.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel avenir pour le projet Nouveau Vic?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://www.cbc.ca/player/play/2092663363790" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entrevue</a> avec CBC News vendredi dernier, Kimberly R. Murray a qualifié cette décision de «<em>marquante pour tout le pays</em>». Contactée par courriel, Frédérique Mazerolle, agente de relation avec les médias de l’Université McGill, nous a fait savoir que «l’Université McGill prend au sérieux les préoccupations des communautés autochtones concernant le projet du Nouveau Vic et cherche à mieux comprendre comment y répondre». Concernant l’avenir du projet, elle a informé <em>Le Délit</em> de l’intention de l’Université McGill de lire attentivement le jugement et de contacter l’interlocutrice spéciale pour discuter des prochaines étapes. «Nous entamerons une conversation avec les demanderesses avec humilité et en toute bonne foi», a‑t-elle conclu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">→ Voir aussi&nbsp;: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/ou-sont-les-corps-de-nos-enfants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/ou-sont-les-corps-de-nos-enfants/</a>  </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/" data-wpel-link="internal">Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Exposition sur l’histoire de l’activisme LGBTQIA2S+ à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/exposition-sur-lhistoire-de-lactivisme-lgbtqia2s-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia Leclerc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[McLennan]]></category>
		<category><![CDATA[Vernissage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49602</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une collection d’archives relate l’histoire de l’activisme queer à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/exposition-sur-lhistoire-de-lactivisme-lgbtqia2s-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Exposition sur l’histoire de l’activisme LGBTQIA2S+ à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 27 octobre dernier, dans une salle pratiquement comble de la section Livres rares et collections spéciales (ROAAr) de la bibliothèque McLennan, a eu lieu le vernissage de l’exposition sur l’activisme de la communauté LGBTQIA2S+ à l’Université McGill, du milieu du 20<em>e&nbsp;</em>siècle jusqu’à aujourd’hui. Cette exposition met en scène une panoplie d’archives qui relate l’histoire de l’activisme LGBTQIA2S+ sur le campus. En plus d’être exposée au premier étage de la bibliothèque McLennan, l’exposition est accessible <a href="http://lgbtqactivismatmcgill.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">en ligne</a> sur la plateforme&nbsp;<em>airtable&nbsp;</em>pour une durée de dix ans au moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les portes des Livres rares et Archives ouvertes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instigatrice du projet, Dre Alexandra Ketchum, chargée de cours à l’Institut sur le genre, la sexualité et les études féministes de McGill (<em>Institute for Gender, Sexuality, and Feminist Studies ou IGSF, ndlr</em>) et son assistant de recherche et étudiant au premier cycle à l’Institut, Jacob Williams, en compagnie de ses co-commissaires, incluant entre autres les Archives lesbiennes du Québec, Queer McGill, les Archives gaies du Québec et la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), ont organisé un vernissage pour aller à la rencontre de la communauté et lui présenter le projet. «<em>L’objectif de cette exposition est non seulement de mettre en valeur les collections d’archives, mais aussi</em> <em>de les rendre plus accessibles et de briser les barrières entre la communauté et cet espace de la bibliothèque. Le quatrième étage [de la bibliothèque] étant fermé, ce vernissage est une façon d’ouvrir les portes et de le rendre moins effrayant</em>», a débuté Dre Ketchum lors de sa présentation du projet au public. «<em>Je souhaite que les chercheur·se·s et les étudiant·e·s puissent connaître les ressources qui sont à leur disposition et que ça puisse les inciter à en profiter</em>», a‑t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mettre en valeur la force et la résilience</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, Dre Ketchum a expliqué sa démarche de création du projet. Son émergence est motivée par deux raisons principales. D’abord, la pandémie a étiolé les liens existants entre les étudiant·e·s, les organisations, le personnel, et le corps enseignant sur le campus. D’ailleurs, les nouveaux·lles étudiant·e·s avaient moins de ressources pour apprendre à connaître les organisations, les ressources et les services sur le campus durant cette période. Ensuite, la professeure souhaitait mettre en valeur la force et la résilience des activistes tout en célébrant la joie queer (<em>queer joy</em>) sur le campus. À ces deux raisons s’ajoute la frustration exprimée par Dre Ketchum face au manque de ressources concernant l’histoire queer à McGill. Le mandat des Archives de McGill se limite à l’histoire institutionnelle, laissant ainsi de côté les archives étudiantes, fait ressortir Dre Ketchum. D’ailleurs, les discours institutionnels de diversité, d’équité et d’inclusion tendent à laisser de côté les expériences queers sur le campus, ajoute-elle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>C’est très important de garder une trace et de colliger du matériel sur l’activisme queer pour l’histoire institutionnelle et plus encore</em>»</p><cite>Dre Alexandra Ketchum</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cumulant plus de 400 heures de travail, la mise sur pied de l’exposition a consisté à collecter le matériel d’archives, à l’examiner, à le catégoriser et finalement à le numériser. Le contenu de l’exposition est séparé en cinq thèmes: programmes académiques; contre-coups (<em>backlash</em>); joie queer; événements, organisations et clubs LGBTQIA2S+ ; VIH/Sida et santé. Pour Dre Ketchum, le plus difficile de la recherche résidait dans l’identification des sources d’information. Plusieurs organisations étudiantes ne disposaient pas d’informations à jour, poussant donc son équipe et elle à passer par des connexions personnelles pour accéder aux archives des organisations. Bien que ce travail de recherche ait demandé énormément de travail émotionnel, confrontant parfois les commissaires à des moments douloureux de l’histoire LGBTQIA2S+, il a offert des moments de joie à l’équipe en révélant les efforts, les luttes, le courage et la joie des étudiant·e·s. En plus de collecter les archives, il était important pour Dre Ketchum de rendre l’accès à l’information facile. Ainsi, l’exposition contient des tutoriels pour les chercheur·se·s et enseignant·e·s qui voudraient utiliser le matériel pour leurs cours, ainsi que des questions de recherche pour guider les étudiant·e·s qui seraient intéressé·e·s à mobiliser ces ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kit, candidat·e au doctorat en communications à McGill, partage son impression de ce projet: «<em>L’exposition en ligne est géniale, car elle nous fait réfléchir aux manières possibles de faire vivre ces ressources au-delà de l’exposition physique. J’aime aussi beaucoup l’onglet “choix des commissaires”, car il aide à naviguer</em> <em>à travers la grande quantité et variété des ressources</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Reconstituer l’histoire par le travail d’archives</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le discours de Dre Ketchum lors du vernissage, Jacob Williams, assistant de recherche qui a contribué au projet, a enchaîné sur son expérience de numérisation des archives collectées: «<em>Ce fut une belle expérience de parcourir en profondeur cette histoire dont personne ne se souvient</em> <em>et de la faire vivre à nouveau</em>». «<em>C’est très important de garder une trace et de colliger du matériel sur l’activisme queer pour l’histoire institutionnelle</em> <em>et plus encore</em>», renchérit Dre Ketchum. Lors de la présentation de sa contribution au projet, Adria Seccareccia, archiviste et bibliothécaire de liaison aux Livres rares et collections spéciales de l’Université McGill, a brièvement détaillé comment ce type de travail d’archives arrive à raconter une version différente de l’histoire: «<em>Le travail d’archivage consiste à tomber sur des histoires documentées</em> <em>de façon non intentionnelle. Dans ce cas-ci, nous ne pouvions pas entrer directement dans l’histoire queer, car elle n’avait pas été écrite. Quelques collections en sont démonstratives, comme les journaux étudiants qui constituent une bonne source pour retracer des versions alternatives de l’histoire de l’Université McGill&nbsp;</em>», a‑t-elle expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition à la bibliothèque McLennan est en cours jusqu’au 22 décembre 2022 ainsi qu’en ligne pour au moins 10 ans sur&nbsp;<em>airtable</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/exposition-sur-lhistoire-de-lactivisme-lgbtqia2s-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Exposition sur l’histoire de l’activisme LGBTQIA2S+ à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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