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	<title>Archives des Opinion - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2021 19:53:59 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Lettre ouverte de l’AÉÉDEM, l’Association des étudiant·e·s  diplômé·e·s employé·e·s de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/lettre-ouverte-de-laeedem-lassociation-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-diplome%c2%b7e%c2%b7s-employe%c2%b7e%c2%b7s-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2019 15:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cher·ère lecteur·rice, Ceci est une lettre pour mobiliser les étudiant·e·s et travailleur·euse·s de l’Université McGill qui travaillent dans le soutien éducatif (correcteur·rice·s, tuteur·rice·s, etc…). L’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM ou AGSEM en anglais) est en campagne et vise à récolter les signatures d’une majorité de cette classe de travailleur·euse·s pour établir un&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/lettre-ouverte-de-laeedem-lassociation-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-diplome%c2%b7e%c2%b7s-employe%c2%b7e%c2%b7s-de-mcgill/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Lettre ouverte de l’AÉÉDEM, l’Association des étudiant·e·s  diplômé·e·s employé·e·s de McGill</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/lettre-ouverte-de-laeedem-lassociation-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-diplome%c2%b7e%c2%b7s-employe%c2%b7e%c2%b7s-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Lettre ouverte de l’AÉÉDEM, l’Association des étudiant·e·s  diplômé·e·s employé·e·s de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Cher·ère lecteur·rice,</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ceci est une lettre pour mobiliser les étudiant·e·s et travailleur·euse·s de l’Université McGill qui travaillent dans le soutien éducatif (correcteur·rice·s, tuteur·rice·s, etc…). L’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM ou AGSEM en anglais) est en campagne et vise à récolter les signatures d’une majorité de cette classe de travailleur·euse·s pour établir un syndicat et négocier de meilleures conditions de travail. Allez sur agsem.ca/join pour signer une carte et vous impliquer dans la campagne!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Est-ce que votre correcteur·rice va bien? Sérieusement, c’est une vraie question. Les travailleur·euse·s du soutien éducatif de McGill sont surmené·e·s et sous-payé·e·s. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’entre eux·elles sont stressé·e·s et anxieux·euse·s.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Qu’en<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>est-il de<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>votre tuteur·rice ? A‑t-il·elle l’air débordé et sous-payé? L’Université ne prend pas au sérieux ses travailleur·euse·s, ce qui nuit à la qualité de l’éducation<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>qu’il·elle·s peuvent fournir.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avez-vous entendu parler des récentes réductions de salaire des preneur·euse·s de notes avec le bureau des étudiant·e·s handicapé·e·s? Les travailleur·euse·s qui étaient auparavant payé·e·s se voient désormais attribuer une ligne sur leur CV et peuvent entrer dans une compétition pour gagner une carte-cadeau. Leur travail est important — les preneur·euse·s de notes font de notre université un environnement d’apprentissage plus accessible — et doivent être traité·e·s comme tel par McGill.</span></p>
<p class="p1"><span class="s3">Nous en avons assez de voir l’administration de McGill tirer profit des travailleur·euse·s de soutien éducatif. Nous sommes fatigué·e·s et regrettons profondément les graves problèmes de santé mentale résultant de ces conditions de travail.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Et nous en avons vraiment très marre de l’éléphant dans la pièce&nbsp;: que de nombreux départements de McGill continuent de créer des emplois de nature similaire à celle des auxiliaires d’enseignement, sans les garanties d’emploi, les protections de base et les meilleurs salaires offerts aux auxiliaires de McGill par l’AÉÉDEM, l’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Nous, l’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM), sommes fier·ère·s de lancer une campagne de syndicalisation pour tous·tes les travailleur·euse·s de soutien éducatif de McGill (étudiant·e·s de premier cycle, diplômé·e·s, étudiant·e·s ou non étudiant·e·s).</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si vous travaillez actuellement ou avez travaillé au cours des 12 derniers mois en tant que correcteur·rice, tuteur·rice, preneur·euse de notes, démonstrateur·rice, animateur·rice, mentor, assistant·e de cours, assistant·e<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>étudiant, universitaire occasionnel, administrateur·rice d’examens de placement ou de soutien pédagogique portant le même titre à McGill, rejoignez l’AÉÉDEM dès maintenant pour créer de meilleures conditions de travail pour tous·tes.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pour créer un environnement de travail plus sain, il suffit de deux minutes de votre temps et d’un paiement de 2,00 $, requis légalement pour l’adhésion à un syndicat.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">On peut le faire!</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">agsem.ca/join</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Facebook: fb.me/AGSEMUnionizationDrive</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Instagram: agsemunionizationdrive</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/lettre-ouverte-de-laeedem-lassociation-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-diplome%c2%b7e%c2%b7s-employe%c2%b7e%c2%b7s-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Lettre ouverte de l’AÉÉDEM, l’Association des étudiant·e·s  diplômé·e·s employé·e·s de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Démocratiser le « Cadre Bâti »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/09/10/democratiser-le-cadre-bati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Thomas Kelly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2019 14:52:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34135</guid>

					<description><![CDATA[<p>Perspectives sur les aspirations d’urbanisme participatif à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/09/10/democratiser-le-cadre-bati/" data-wpel-link="internal">Démocratiser le « Cadre Bâti »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La politique urbaine montréalaise connaît actuellement une période de transformation. Des initiatives telles que le nouveau Règlement pour une métropole mixte ou le projet ambitieux de réaménagement du secteur des Faubourgs dans l’est du centre-ville sont deux exemples parmi bien d’autres d’un effort de démocratisation du processus d’aménagement du territoire. Ces démarches initiées par la Ville de Montréal tentent de faire de l’urbanisme une science plus ancrée dans les réalités quotidiennes de ses habitant·e·s.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un héritage conflictuel</b></span></p>
<p class="p5">Malgré un passé marqué par une fragmentation socio-politique, Montréal se veut être un lieu d’entente où se rencontrent des intérêts divergents. D’après Jocelyn Maclure et François Boucher, tous deux chercheurs en philosophie éthique et politique à l’Université de Sherbrooke et de Montréal, une doctrine civique pluraliste a émergé au Québec dans le but de stabiliser les tensions provoquées par des sentiments nationalistes. Par le passé, la division sociolinguistique entre francophones et anglophones à Montréal se reflétait dans la manière même dont la ville était structurée. La langue était la ßmanifestation d’inégalités sociales et économiques considérables; le cloisonnement de quartiers répartis de part et d’autre du boulevard Saint-Laurent les amplifiait. Ces relations conflictuelles ont simultanément façonné et été nourries par une certaine organisation du territoire. Durant la crise linguistique des années 1970, par exemple, les écoles ainsi que d’autres institutions publiques devenaient le terrain de jeu d’acteur·rice·s rivaux·ales dans la lutte pour ou contre la francophonie et parfois, par extension, pour ou contre l’indépendance.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Aujourd’hui, ces tensions se sont apaisées, mais les marques qu’elles ont laissées sur la ville demeurent. C’est pourquoi une nouvelle approche politique et philosophique est en train d’être mise en œuvre, dans le but de concilier des opinions divergentes et d’atténuer des clivages socioculturels et économiques encore très présents. Cette approche se caractérise par un effort de multiplication de voix citoyennes dans le domaine de gestion municipale, par le biais de mécanismes politiques qui font appel aux citoyen·ne·s, leur demandant de donner leur avis quant à la réalisation de nouveaux projets dans leur quartier ou arrondissement. Selon la Politique de consultation et participation publiques de la Ville de Montréal, il est primordial que tout·e Montréalais·e ait la possibilité et la capacité d’influencer les décisions publiques. La position de la ville s’aligne de ce fait avec la vision de Charles Taylor : Montréal doit être un milieu social soutenu par une pluralité d’acteur·rice·s et par une participation active de la part des citoyen·ne·s.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« Il est primordial que tout·e Montréalais·e ait la possibilité d’influencer les les décisions </b></span><span class="s2"><b>publiques &nbsp;»</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p2">La prolifération de cette stratégie municipale est évidente dans les espaces de délibération publique qui mettent en relation différentes sphères de la population. En pratique, la philosophie montréalaise fournit des espaces concrets pour l’engagement civique, avec des impacts qui se matérialisent de diverses manières. Maryse Chapdelaine, chargée de projet et porte-parole pour la Table de Quartier Peter-McGill, estime que le pilier central de la démocratie est la capacité d’être informé·e. Que ce soit par le biais de conseils consultatifs, de données de recherche rendues accessibles ou de surveillance démocratique de la part de l’ombudsman, l’accès à l’information permet aux citoyen·ne·s d’être toujours à proximité du processus décisionnel.</p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un paysage urbain révélateur</b></span></p>
<p class="p7"><span class="s1">Quand la ville devient sujet d’analyse, elle dévoile un tableau peint par la gouvernance. La forme urbaine n’est pas qu’une séquence de paysages. La propreté des rues, l’état des bâtiments, la fréquence des transports en commun et l’étendue des zones desservies, la présence d’installations culturelles agissent tous·tes comme indicateur·rice·s de la santé d’une démocratie. Le « cadre bâti » montréalais serait un pilier de la vie démocratique. En 2002, pour assurer l’accès des citoyen·ne·s au processus décisionnel dans le domaine de l’urbanisme, la Ville a mis en place l’Office de consultation publique (OCPM). </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’organisme, indépendant à la fois du secteur public et des entreprises privées, joue un rôle de médiation dans la gestion de l’espace public. Son mandat porte surtout sur des projets en urbanisme et en aménagement du territoire, ou tout autre projet soumis par le comité exécutif ou le conseil municipal. L’organisme a la capacité d’influencer les politiques majeures qui déterminent la forme de la ville, telles que le Plan d’Urbanisme de Montréal, les amendements de zonages et toute autre loi municipale imposant une forme particulière à la ville. </span></p>
<p class="p2">L’OCPM sert ainsi de contrepoids au monde lucratif de l’immobilier qui est particulièrement centré sur les intérêts privés et les profits, aux dépens, bien souvent, du bien-être des citoyen·ne·s. L’Office de consultation intervient dans un domaine qui a, pendant très longtemps, ignoré la volonté des personnes qui sont directement concernées par son processus décisionnel. Malgré une culture industrielle concentrée sur les revenus, l’OCPM se mobilise comme porte-parole de l’intérêt commun, et donne une voix au public – amplifiée lorsqu’une pluralité de segments sociaux est mobilisée – qui se matérialise par des projets urbains modifiés pour tenter de satisfaire les goûts et les intérêts de différents groupes au sein d’une même zone géographique. L’intervention de l’OCPM se matérialise avec des rapports soumis à la ville et faciles d’accès sur leur site Web. Dans le cadre du réaménagement de la rue McGill College au début de l’année, l’organisme a rédigé un rapport synthétisant les vœux du public, et a communiqué une liste de suggestions formulées par des professionnel·le·s pour un aménagement qui prend en compte les besoins de ses multiples usager·ère·s.</p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>L’engagement civique en action </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s5">En créant des espaces de délibération publique, l’organisme est catalyseur de convergence sociale, d’accès à l’information et d’expression créative, dans le but d’activer la représentation civique au cœur même de l’urbanisation de la ville de Montréal. </span></p>
<p class="p2"><span class="s5">Stéfanie Wells, secrétaire-analyste chez l’OCPM,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>lors d’un entretien, a mis l’accent sur le rôle essentiel des citoyen·ne·s dans l’aménagement de la ville. Wells explique très justement que les résident·e·s sont des expert·e·s du quotidien : les citoyen·ne·s eux·elles-mêmes font les observations les plus importantes par rapport à l’aménagement de la ville. Ceux et celles qui vivent, circulent, travaillent à Montréal sont essentiellement les plus équipé·e·s pour déterminer la forme et la fonction du « cadre bâti&nbsp;», et sont de ce fait les plus aptes à commenter sur l’aménagement futur du territoire urbain. </span></p>
<p class="p2"><span class="s5">L’office s’assure de déployer des moyens tangibles, tels que des consultations publiques à grande échelle, pour tendre le micro aux citoyen·ne·s. Cependant, des espaces formels tels que des ateliers créatifs ou les consultations publiques peuvent poser des problèmes d’accessibilité pour certaines personnes. Pour assurer l’accès au processus décisionnel, des stratégies informelles ont été créées, telle que la mobilisation du contenu sur les réseaux sociaux. Le dynamisme de ces deux stratégies élargit l’échantillon de recherche, approfondit l’aperçu du consensus collectif, et assure que la démocratie participative soit accessible au plus grand nombre.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« Les citoyen·e·s ont le pouvoir politique de se réserver une place à la table de dessin&nbsp;»</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s5">Tant que sa métamorphose continue, l’urbanisation montréalaise sera de plus en plus marquée par une contribution civile. Les citoyen·ne·s ne sont certes pas les architectes principaux·ales, mais il·elle·s ont le pouvoir politique de se réserver une place à la table de dessin. L’approche montréalaise de l’urbanisme, se calquant sur l’esprit démocratique de Charles Taylor, assure un engagement civil actif par les expert·e·s du quotidien. Le résultat est un lieu matérialisant ces valeurs démocratiques dans les infrastructures physiques et sociales, qui soutiennent les fonctions de la métropole et se veulent un milieu de vie véritablement communautaire.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’espérpent d’un référendum</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/10/lesperpent-dun-referendum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sofìa Enault de Cambra]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 16:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[catalogne]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[photojournalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29447</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un regard sur les récents évènements ayant secoué la Catalogne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/10/10/lesperpent-dun-referendum/" data-wpel-link="internal">L’espérpent d’un référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de nous lancer sur l’évènement, une petite définition de l’<em>esp<strong>é</strong>rpent</em>. <em>Esperpento</em>, en espagnol, est un genre théâtral introduit par Ramón María de Valle-Inclán. Ce genre se caractérise par l’usage tragicomique du grotesque pour déformer le discours et montrer froidement la réalité tragique de l’Espagne.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p><strong>De 2010 à 2017</strong></p>
<p>En ce 1<sup>er</sup> octobre, la Catalogne eut un référendum illégal au sujet de l’indépendance de la région. En effet, depuis 2010, le sentiment indépendantiste et sécessioniste catalan est à la hausse. Une des principales causes a été le démantèlement par le Parti populaire (<em>Partido Popular</em> ou <em>PP</em> <em>ndlr</em>) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (<em>Partido Socialista Obrero Espa</em><em>ñol</em> ou <em>PSOE</em> <em>ndlr</em>) d’une réforme du statut d’autonomie de la Catalogne (<em>Estatut de Catalunya</em> en espagnol, <em>ndlr</em>) qui offrait à la région de Catalogne plus d’autonomie financière. La crise de 2008 et les interminables cas de corruption des élites espagnoles et catalanes sont venus renforcer le mécontentement déjà présent. A ceci s’ajoute les nombreuses réformes d’éducation, en particulier le processus de Bologne et la loi organique du 9 décembre 2013 (dite <em>Ley Orgánica para la mejora de la calidad educativa</em> ou <em>LONCE</em>) proposée par le ministre José Ignacio Wert visant à «<em>espagnoliser les enfants catalans</em>» suite aux plaintes de certaines familles de la place limitée laissée à l’espagnol<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><em><strong>[2]</strong></em></a><em>.</em></p>
<p>Le 15 Mai 2011 marque le début du mouvement des indignés en Espagne. À Barcelone, après avoir fait fuir le président Mas en hélicoptère, le mouvement se calme. Deux partis en sortent, CUP en Catalogne, <em>Podemos</em> en Espagne. En 2012, Mas prend le drapeau indépendantiste, rompant la tradition politique de son parti <em>Convergence et union</em> (<em>Convergència i Unió</em> en catalan,<em> ndlr </em>) et centre la vie politique autour du projet indépendantiste. En 2014, la célébration du tricentenaire de la guerre de Succession espagnole et la fin de l’autonomie Catalane face à l’Empire Castillan<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> ont lieu. Marketing politique pour rediriger les tensions sociales de la région, ou véritable conviction politique et culturelle? Probablement un mélange des deux; que le président Mas a essayé de culminer avec répétition de la consultation du 9 novembre 2014 visant à décider de l’avenir de la Catalogne. Depuis, <em>Unió</em> n’existe plus et <em>Convergència</em> a dû être purgé de toute personne soupçonnée de corruption et est devenu le PDeCAT en 2015.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-29452 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/gräve-Çtudiants-1-1000x750.jpg" alt width="1000" height="750" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/gräve-Çtudiants-1.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/gräve-Çtudiants-1-330x248.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/gräve-Çtudiants-1-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/gräve-Çtudiants-1-850x638.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/sofiaenault/?media=1" data-wpel-link="internal">Sofia Enault</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Une situation sous tension</strong></p>
<p>Aujourd’hui le parlement catalan est constitué par une coalition indépendantiste du Parti démocrate européen catalan ou PDeCAT et la Gauche républicaine (<em>Esquerra Repúblicana</em> en espagnol, <em>ndlr</em>) avec le support de la Candidature d’unité populaire ou CUP (<em>Candidatura d’Unitat Popular</em> en catalan, <em>ndlr</em>), formant une majorité de 72 sièges parlementaires face à une opposition divisée entre <em>Ciutadanos, </em>le Parti Populaire catalan, les socialistes d’Iceta et <em>Catalunya sí que es pot</em> (<em>Catalogne, oui on peut</em> en français, <em>ndlr</em>), une coalition de plusieurs petits partis de gauche. Le tout formant un total de 63 sièges.</p>
<p>Avec les élections en septembre 2015 du parlement Catalan, Carles Puigdemont , nouveau Président de Catalogne a mené à une accélération forcée du procès de séparation avec l’Espagne. Ce dernier mois a été justement <em>espérpentique</em>. Cependant, le gouvernement central a continué à tenter d’arrêter le référendum illégal par la voie légale et viscérale et a envoyé la police nationale afin d’aider la <em>Guardia civil</em> à fermer tout imprimeur de bulletins de votes et affiches de propagande indépendantiste; ainsi que les organisations sociales organisatrices de l’évènement telle l’Assemblée nationale catalane ou ANC (<em>Assemblea Nacional Catalana</em> en catalan, <em>ndlr</em>) entre autres. Les maires qui se sont prononcés en faveur ont été déférés devant la justice. L’hystérie du référendum en est arrivée à un point où une blague entre amis a donné lieux à une visite de la police.<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;Le référendum du premier octobre </strong></p>
<p>Le référendum du dimanche 1<sup>er</sup> octobre a commencé pour certains le vendredi soir avec l’occupation des bureaux de votes de peur qu’ils soient fermés par les forces de l’ordre régionales et nationales. Dimanche matin à 6h30, je suis descendue avec ma famille au collège IES Maragall sur rue Provença et y ai passé la majorité de ma journée. J’étais majoritairement entourée d’indépendantistes. Les résultats, annoncés plus tard, ont fait état de 5.480 votes pour et 343 votes contre. Je peux vous dire qu’avant dimanche à 7h du matin plusieurs d’entre eux ne voulaient pas voter ou pensaient voter contre. Cependant les violences policières croissantes au collège <em>Infant Jesus</em>, quelques rues plus loin, ont poussées de nombreuses personnes à réagir, faisant du référendum une défense des droits fondamentaux contre le gouvernement central. Cette analyse du référendum a été reflétée dans l’enthousiasme des électeurs vis-à-vis de ceux qui entraient dans les bureaux de votes, le plus souvent, sous des applaudissements, des ovations générales et des chants «<em>sans les grand-mères/grands-pères il n’y a pas de révolution.</em>» Selon le quotidien <em>La Vanguardia</em>, il y a eu 893 blessés ainsi que 39 policiers. Le ministère de l’Intérieur chiffrait, quant à lui, lundi dernier, le nombre de blessés à 431<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> <a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>.</p>
<p>Sans surprise le «&nbsp;oui&nbsp;» a amplement gagné. Bien que 42% de la population catalane ait voté – le vrai taux de participation est difficile à déterminer car plusieurs urnes ont été saisies par les forces policières et il est possible que certaines personnes aient votées plus d’une fois. On peut supposer avec certitude qu’une grande partie de cette abstention était en opposition à la tenue du référendum, jugé d’illégal dans le cadre de la Constitution espagnole de 1978. Mais la situation est plus explosive que jamais et beaucoup de gens enragent devant les vidéos montrant la réponse musclée des policiers ayant mené une grève générale mardi dernier. Le dialogue semble difficile, d’autant plus que le Président Rajoy et le PP ont défendu l’action «<em>mesurée et proportionnelle des forces de l’ordre</em>» face à la situation et «<em>l’inaction</em>» des <em>Mossos d’Esquadra</em> qui refusaient d’entrer en conflit avec la communauté. La rupture définitive avec Madrid, promise par le Président Puigdemont est un grand risque. La possibilité de déboucher sur plus de violence et l’utilisation par le gouvernement central de l’article 155 de la constitution (qui suspendrait l’autonomie de la région) semblent fort probables. Le discours du roi Philippe VI n’incitait pas vraiment au dialogue et promettait l’intervention militaire<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Cette semaine plusieurs banques nationales ont déménagé vers d’autres régions pour éviter les conflits avec le gouvernement central.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-29457 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-etudiants-1000x750.jpg" alt width="1000" height="750" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-etudiants.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-etudiants-330x248.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-etudiants-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-etudiants-850x638.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/sofiaenault/?media=1" data-wpel-link="internal">Sofia Enault</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Réactions diverses</strong></p>
<p>Dans le reste de l’Espagne des manifestions ont eu lieu à Valence et à Madrid pour exprimer soutien et désaccord quant à la tenue du référendum et la réponse policière.<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> Les attentes de l’Union Européenne sont mitigées, allant des optimistes qui espèrent une médiation de Bruxelles à ceux qui déclarent que celle-ci ne bougera pas un doigt sous peur de transformer ce problème interne à l’Espagne en crise ouverte dans l’Europe entière. De plus, dans les manifestations de 2013 il y avait encore un grand nombre de drapeau de l’Union, alors que cette année ils sont pratiquement inexistants. L’appel au dialogue de la part de l’Europe, des partis socialistes et de <em>Podemos</em> arrive peut-être trop tard, la mémoire d’une négociation passée étant encore trop fraiche et ayant une amertume de trahison. L’<em>espérpent</em> de cet évènement n’a plus vraiment d’issue mais se contemple avec un humour froid dans une crise où il n’y a plus de vraie volonté politique pour la résoudre.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-29453 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif-1000x750.jpg" alt width="1000" height="750" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif-1000x750.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif-330x248.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif-850x638.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/catalogne-manif.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/sofiaenault/?media=1" data-wpel-link="internal">Sofia Enault</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<p><em>Notes et références:</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, <a href="http://www.cervantesvirtual.com/bib/portal/catedravalleinclan/pcuartonivel.jsp?pagina=autor16.jsp" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.cervantesvirtual.com/bib/portal/catedravalleinclan/pcuartonivel.jsp?pagina=autor16.jsp</a> 02/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Wert: «Españolizar a los niños catalanes» <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HE6Anaf1LSU" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">https://www.youtube.com/watch?v=HE6Anaf1LSU</a> 02/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Pour une lecture historique et ironique je recommande Victus (2013) de Sanchez Piñol.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> “Una broma de WhatsApp motiva un registro de la Guardia Civil en una imprenta en busca de urnas” HuffPost.es, 22/09/2017. <a href="http://www.huffingtonpost.es/2017/09/22/una-broma-de-whatsapp-motiva-un-registro-de-la-guardia-civil-en-una-imprenta-en-busca-de-urnas_a_23219108/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.huffingtonpost.es/2017/09/22/una-broma-de-whatsapp-motiva-un-registro-de-la-guardia-civil-en-una-imprenta-en-busca-de-urnas_a_23219108/</a> 02/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> “El balance total de las cargas en el 1‑O: 893 heridos, cuatro de ellos hospitalizados”, La Vanguardia, 03/10/2017, <a href="http://www.lavanguardia.com/politica/20171002/431743068260/heridos-cargas-policiales-1-o-hospitalizados-graves.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.lavanguardia.com/politica/20171002/431743068260/heridos-cargas-policiales-1-o-hospitalizados-graves.html</a> 08/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> “Interior asegura que 431 policías y guardias civiles resultaron heridos en el dispositivo del 1‑O”, La Vanguardia, 02/10/2017, <a href="http://www.lavanguardia.com/politica/20171002/431755741107/interior-policias-guaridas-civiles-heridos-1-o.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.lavanguardia.com/politica/20171002/431755741107/interior-policias-guaridas-civiles-heridos-1‑o.html</a> 08/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Vidéo, “Discurso íntegro del rey. Felipe VI acusa a la GENERALITAT de una ‘deslealtad inadmisible’”, Youtube, 03/10/2017, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hRCGK63Le0c" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">https://www.youtube.com/watch?v=hRCGK63Le0c</a> 04/10/2017.</em></p>
<p><em><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> «&nbsp;La Puerta del Sol es torna a omplir de solidaritat amb el sobiranisme català després de la repressió a l’1–0” Ara.cat, 01/10/2017 <a href="http://www.ara.cat/politica/Puerta-del-Sol-referendum-desplegament_0_1879612255.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.ara.cat/politica/Puerta-del-Sol-referendum-desplegament_0_1879612255.html</a> 02/10/2017.</em></p>
<p><em>“Milers de Valencians es manifesten per condemnar ‘la brutalitat policial’ a Catalunya”, Ara.cat, 01/10/2017, <a href="http://www.ara.cat/paisvalencia/Milers-valencians-manifesten-brutalitat-Catalunya_0_1879612261.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.ara.cat/paisvalencia/Milers-valencians-manifesten-brutalitat-Catalunya_0_1879612261.html</a> 02/10/2017.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/10/10/lesperpent-dun-referendum/" data-wpel-link="internal">L’espérpent d’un référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Comme un pétard mouillé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/05/18/comme-un-petard-mouille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Gauthier-Ouellette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 23:12:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les événements qui eurent lieu lors du 375e de Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des banderoles affichant les couleurs de la ville volent au-dessus des cônes orange des travaux qui auraient évidemment dû être terminés plus tôt. Des festivités du 375<sup>e</sup> anniversaire de Montréal se déploieront toute l’année sous diverses formes,&nbsp;dont le spectacle sur le politicien Camillien Houde, la Symphonie montréalaise avec Kent Nagano et la Scène contemporaine autochtone (qui regroupe des performances artistiques de tous genres). Parmi tous ces événements, celui annoncé avec le plus de candeur reste la fête de la fondation officielle de la métropole, qui eut lieu le mercredi 17 mai.</p>
<p>C’est sous les sons des cloches de toutes les églises de Montréal qu’ont débuté les réjouissances, suivi d’une messe commémorative à la Basilique Notre-Dame.</p>
<p>De nombreuses figures politiques, dont le premier ministre du Canada Justin Trudeau, le premier ministre du Québec Philippe Couillard et le maire de Montréal Denis Coderre, ont plus tard assisté à un dîner honorifique en hommage à la Grande Paix de Montréal (1701) – année de signature d’un traité de paix entre la colonie française et trente-neuf nations amérindiennes –, dîner gastronomique typiquement autochtone concocté par la cheffe Nhaka Bertrand.</p>
<p>Ce fut aussi l’occasion pour un discours par le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, qui salua «&nbsp;les fondateurs non officiels qu’on n’a pas oubliés au fil des ans, ces Premières Nations, nos frères et sœurs mohawks&nbsp;» et rappela que «&nbsp;Tiohtià:ke, [nom mohawk de Montréal], était déjà une métropole, une métropole des Premières Nations. Et cette présence est déjà millénaire ». Denis Coderre a d’ailleurs renouvelé le projet d’intégrer un symbole afin de reconnaître les Premières Nations sur le drapeau de la ville.</p>
<p>L’inauguration du Fort de Ville-Marie, le septième pavillon du musée Pointe-à-Callière, la soirée culturelle <em>Bonne fête Montréal! </em>– où se sont notamment côtoyés Louis-José Houde, Ariane Moffatt et Dead Obies – et la première de <em>Montréal Avudo, </em>spectacle multimédia présenté au quai King-Edward, ont aussi marqué la journée de mercredi.</p>
<p>De ces nombreuses festivités, très peu s’adressaient au grand public, que ce soit pour des divergences de religion, des places disponibles en quantité limitée ou tout simplement parce que les installations n’étaient pas accessibles à tous. La population attendait donc avec impatience le climax de la journée&nbsp;: l’illumination du pont Jacques-Cartier. Force est de constater que le résultat de ce moment fut, somme toute, fort décevant. Des milliers de Montréalais réunis au pied du pont assistèrent à un jeu de lumières peu impressionnant accompagné de quelques feux d’artifice épars. À croire qu’ils ont sorti les fusées restantes de l’International des Feux Loto-Québec de l’an dernier. Faut-il rappeler que cette extravagance, qui illuminera le fleuve pendant 10 ans, coûte 40 millions&nbsp;? Comme si cela n’était pas suffisant, le maire songe à reprendre le spectacle pour s’excuser des contestations policières qui ont marqué la soirée. Arborant brassards rouges et casquettes, les manifestants dénonçaient l’absence de contrat de travail depuis trois ans et les mesures empêchant une négociation équitable. «&nbsp;Le pont Jacques-Cartier, ça va être notre tour Eiffel, dit le maire de Montréal Denis Coderre, ça va être notre signature qui va avoir un impact extraordinaire partout dans le monde !&nbsp;»</p>
<p>Désolé de vous annoncer qu’il s’agit d’un pétard mouillé.</p>
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		<title>Un débat pour le futur de la droite et du centre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/un-debat-pour-le-futur-de-la-droite-et-du-centre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Le Coz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 20:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26290</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur la confrontation des 7 candidats à la primaire de la droite outre-Atlantique. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/un-debat-pour-le-futur-de-la-droite-et-du-centre/" data-wpel-link="internal">Un débat pour le futur de la droite et du centre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont sept: Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson, et François Fillon. Tous adhèrent aux valeurs républicaines de la droite et du centre. Tous prétendent à la présidence de la France. Mais seul l’un d’entre eux représentera la droite aux élections présidentielles de 2017. L’heureux élu devra avant tout franchir une barrière majeure: celle des primaires, dont le premier débat a eu lieu jeudi 13 octobre.</p>
<p><strong>Un débat au format organisé</strong></p>
<p>Ce premier grand oral était organisé par RTL, Le Figaro, et TF1 et était diffusé au bistrot <em>Chez Alexandre</em>&nbsp;à Montréal en présence de Frédéric Lefebvre, député <em>Les républicains</em> des français établis aux États-Unis ou au Canada. Dans une ambiance juppéiste — l’événement étant organisé par le comité de soutien montréalais à Alain Juppé — nous avons écouté pendant 2 heure et demi les candidats s’exprimer devant un podium, «à l’américaine», pendant près de 17 minutes chacun. Ils ont tous pu s’exprimer sur les thèmes qui préoccupent le plus les français: sécurité, chômage, système des retraites, en passant par l’identité, l’immigration et la laïcité.</p>
<p><strong>Un débat musclé sur les questions sociétales</strong></p>
<p>D’entrée, certains candidats ont sorti les crocs. En commençant par Bruno Le Maire, se positionnant seul candidat au renouveau politique de la France tout en dénigrant l’ensemble de ses concurrents: «si vous voulez que tout continue comme avant, vous avez tout ce qu’il faut sur ce plateau<em>»</em>. Le ton était donné d’entrée de jeu. S’en sont suivis les multiples interpellations de Nicolas Sarkozy vis à vis de l’ex-ministre du budget Jean-François Copé, qui s’est trouvé la cible d’attaques virulentes de la part de son chef de parti durant l’intégralité du débat.</p>
<p>Se mélangeant les pinceaux à plusieurs reprises notamment à l’heure d’évoquer le terrorisme – question à laquelle Copé répond en évoquant la laïcité, puis la dépénalisation du cannabis – l’ancien ministre du budget a été mis à terre par l’ex Président de la République&nbsp;lors de l’évocation du port de la burqa: <em>«Tu étais bien incapable d’imposer au président ou au premier ministre quoi que ce soit»</em>.</p>
<p>De plus, un vif échange entre le favori Juppé et le jeune Le Maire sur «la culture» et l’«identité française» a également marqué l’attention des spectateurs, faisant ressortir, aux yeux de tous, deux candidats de taille dans cette course à la présidence. De son côté, l’ancien premier ministre François Fillon a utilisé son franc-parler pour clairement présenter ses idées tout en se montrant à l’aise et préparé. Néanmoins, il est apparu pour le moins peu convaincant.</p>
<p>Quant à Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), la seule femme en lice est apparue tendue et sur-préparée, alors que son homologue Jean-Frédéric Poisson s’est un peu noyé face aux questions des journalistes. N’étant pas bien dans son bocal,&nbsp;le président du Parti chrétien démocrate ne s’est pas mouillé sur grand nombre de questions. Lui, qui participe automatiquement à la primaire en tant que Président de son parti, a refusé de surenchérir sur les polémiques concernant la distinction entre assimilation et intégration et l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires.</p>
<p><strong>Un optimisme et des similarités sur le plan économique</strong></p>
<p>Seul Poisson <em>«</em>ne sent pas une liesse collective<em>» </em>pour réformer les 35h. Seul Poisson n’aborde pas le respect de la règle d’or budgétaire imposée par Bruxelles et seul Poisson ne débat pas sur la baisse du nombre de fonctionnaires: seul candidat donc à s’éloigner de la doxa républicaine, suivie à la lettre par les six autres candidats.</p>
<p>Hormis la discussion musclée entre Copé et Sarkozy sur la TVA, les 6 candidats <em>Les républicains</em> s’accordent à dire qu’il faut réformer le temps de travail dans les entreprises, régénérer la vie syndicale ou encore faire des aides sociales des versements dégressifs. Comme l’expliquent NKM et François Fillon, l’emploi doit être relancé afin de lutter contre le chômage. Qui l’eût cru? <em>«</em>Le travail, pour moi, c’est la priorité absolue», assène&nbsp;Bruno Le Maire, tandis que Juppé assure que «le plein emploi est possible». De son côté, François Fillon veut «supprimer la durée légale du travail», et s’accorde ainsi sur les lignes de Nathalie Kosciusko-Morizet qui affirme, elle, qu’«il faut négocier le temps de travail dans les entreprises» et que «le système fiscal est injuste et complexe». Tant de ressemblance sur le plan économique n’a pas aidé les candidats à se distinguer, et ce débat n’aura pas bousculé l’ordre des choses ni significativement modifié la dynamique de la campagne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/un-debat-pour-le-futur-de-la-droite-et-du-centre/" data-wpel-link="internal">Un débat pour le futur de la droite et du centre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La rencontre de la «Belle et la Bête»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/la-rencontre-de-la-belle-et-la-bete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Anastassiadis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 20:21:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26288</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit dissèque pour vous le second débat de la présidentielle américaine. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/la-rencontre-de-la-belle-et-la-bete/" data-wpel-link="internal">La rencontre de la «Belle et la Bête»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant lieu quelques jours après la publication d’une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump tenait des propos nauséeux sur les femmes, le deuxième débat de la présidentielle américaine promettait d’être au moins aussi tendu que le premier. Mais malgré les attentes déjà très basses des commentateurs, ce face-à-face entre Hillary Clinton et Donald Trump surprit par l’agressivité qui y régna du début à&nbsp;la fin.</p>
<p>Quelques heures avant la rencontre, Trump avait donné le ton en faisant une apparition publique entouré de trois femmes qui accusent Bill Clinton d’agression sexuelle. La tension monta d’un cran lorsque les deux candidats évitèrent de se serrer la main au début du débat. Puis s’ensuivirent 90 minutes durant lesquelles beaucoup d’attaques personnelles mais peu d’idées furent échangées.</p>
<p><strong>Un format qui a nui à la qualité du débat</strong></p>
<p>Le format «<em>town hall</em>» de la rencontre fut certainement un catalyseur. En effet, l’idée était que des internautes et des membres du public, sélectionnés par <em>Gallup</em>&nbsp;(un institut de sondage, <em>ndlr</em>) et a priori indécis quant à leur choix de candidat, posent des questions directement aux candidats. Clinton, qui souffre d’une image trop distante et froide, avait beaucoup à gagner avec ce format. Comme lors du premier débat, son attitude à la fois enjouée et posée, en contraste avec celle de son nerveux adversaire, fut sa meilleure carte, bien que certains la trouvent plus jouée qu’enjouée.</p>
<p>Malheureusement, le format <em>town hall</em>&nbsp;contribua aussi à rendre le débat plus personnel. Outre les questions d’internautes sur les commentaires obscènes de Trump, on eut aussi droit à «<em>Sachant que beaucoup d’éducateurs demandent à leurs élèves de regarder le débat, pensez-vous que vous représentez un modèle approprié et positif pour la jeunesse d’aujourd’hui?</em>» ou «<em>Pouvez-vous nommer une chose positive que vous respectez chez votre adversaire?</em>» (Clinton ne trouva rien d’autre que «<em>ses enfants</em>», pour la petite histoire). Bref, peu de sujets susceptibles d’amener une discussion sur le programme des candidats.</p>
<p>Ces derniers contribuèrent aussi à cette situation. Très souvent les questions-réponses virèrent en discussions enflammées entre Clinton et Trump, qui s’accusèrent de mauvaise foi voire de mensonge à répétition, et durant lesquelles le public était oublié. Trump à son habitude détourna presque toutes ses réponses en remarques sur la situation «<em>désastreuse</em>» laissée par Barack Obama ou en attaques contre Clinton et son mari. Ses excuses pour s’être vanté de pouvoir agresser sexuellement des femmes n’en furent pas, mais il trouva bien vite le moyen d’accuser Bill Clinton d’être un prédateur sexuel. Le manque de remord évident de Trump pour ce qu’il appelle des «<em>discussions de vestiaires</em>» était d’autant plus dérangeant que son attitude envers Hillary Clinton fut particulièrement menaçante durant tout le débat.</p>
<p><strong>Un nouveau pas franchi dans la rhétorique de Trump</strong></p>
<p>Comme les commentaires outragés, les arguments <em>ad hominem</em>, ou encore les tentatives de victimisation ont toujours été la marque de fabrique du candidat républicain, il n’y avait pas eu jusque-là de menaces directes contre Clinton. Il avait bien une fois fait une référence aux défenseurs du second amendement (synonyme de droit au port d’arme, <em>ndlr</em>), mais n’avait pas osé menacer Clinton ouvertement. Or cette fois, Trump a franchi un nouveau pas en déclarant que s’il était élu, il ferait mettre son adversaire en prison.</p>
<p>Son langage corporel durant le débat fut aussi remarqué par les commentateurs car particulièrement sinistre. Tandis que Clinton répondait aux questions en se tournant vers le public, son adversaire se tenait debout juste derrière elle, ou lui tournant parfois ostensiblement le dos. Bien que contribuant à son image de «<em>bully</em>» (tyran, intimidateur,<em> ndrl</em>), cette attitude a peu de chance de détourner les citoyens qui sont toujours prêts à voter pour lui malgré les révélations des derniers jours.</p>
<p>Il semblerait effectivement que le candidat républicain ait entre le premier et le deuxième débat atteint un tournant, et ne se concentre plus que sur sa base d’électeurs les plus radicaux. Il a durant la dernière semaine perdu 40 soutiens officiels parmi les républicains, et ce n’est pas sa performance du deuxième débat qui changera la donne.</p>
<p><strong>Clinton: Une victoire par défaut, voire pas de victoire du tout</strong></p>
<p>Peut-on dire cependant que Clinton a «gagné» ce débat? En termes d’image, elle a su se montrer attentive et réfléchie, même si elle manquait de spontanéité. En termes de projets, elle pourrait difficilement être moins convaincante que Trump. Reste qu’elle a manqué beaucoup d’occasions d’enfoncer le clou avec son adversaire, qui est plongé jusqu’au cou dans différents scandales: le harcèlement d’une ancienne Miss Univers, ses affaires de fraude fiscales, ses frasques avec la justice sur le sujet de l’Université Trump, la vidéo de 2005…</p>
<p>Malgré son évidente préparation, Clinton semblait incapable d’attaquer son adversaire en profondeur. Par contraste, Trump ne s’est pas gêné pour mentionner son implication dans la guerre en Irak et ses serveurs de courriels confidentiels, tout en faisant régulièrement référence à Bernie Sanders, candidat malheureux de la primaire, et les critiques que ce dernier avait adressé à Clinton. C’est d’ailleurs peut-être en forçant Clinton à démentir chacune de ses accusations que Trump a assuré sa propre garde.</p>
<p>Le vainqueur du deuxième débat présidentiel serait donc en fin de compte Ken Bone, un des membres du public dont le pull-over rouge et la moustache ont fait des ravages sur Internet. Sauf que ce dernier se voit maintenant décrié par tous, après avoir tenté de monétiser sa notoriété fulgurante, et que des révélations ont fait surface quant à certaines de ses opinions politiques et penchants pornographiques litigieux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/19/la-rencontre-de-la-belle-et-la-bete/" data-wpel-link="internal">La rencontre de la «Belle et la Bête»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>À ces femmes oubliées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/13/a-ces-femmes-oubliees/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/10/13/a-ces-femmes-oubliees/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Colchen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 19:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rassemblement pour les femmes autochtones disparues</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mardi 4 octobre a eu lieu une marche de soutien aux les femmes autochtones du Canada disparues ou assassinées. Nous étions plusieurs centaines de personnes à se retrouver à la station Berri-UQAM. Le rassemblement a commencé par l’intervention de quelques personnes qui nous ont rappelé que nous nous trouvons à Montréal sur un territoire anciennement Mohawk, et qui ont souligné l’importance de se réunir.</p>
<p><strong>Injustices systémiques</strong></p>
<p>Les femmes autochtones disparues ou assassinées sont toutes des femmes qui ont été la cible de violences et de crimes, à cause de leur statut d’autochtone. Le racisme qui règne encore les expose particulièrement au danger, alors même que leur cas est oublié par la justice, affirmaient les manifestants.</p>
<p>Sur les pancartes nous lisions «ramenez nos sœurs à la maison» ou «il faut rendre justice maintenant». Chaque année au Canada, des cas de meurtres, viols, disparitions ne sont pas couverts par la presse, pas traités par la justice. «La police fait échapper les dossiers», disait une femme, les dossiers de femmes autochtones. Par cette discrimination systémique inacceptable, c’est l’État qui fait preuve de violence.</p>
<p><strong>Un gouvernement irresponsable</strong></p>
<p>Si une femme autochtone est retrouvée morte dans la rue, c’est qu’elle était alcoolique, ou itinérante. Les préjugés persistent et en attendant «on ne sait jamais qui sera la prochaine» répétait dans son poème une des intervenantes. Enfin, une commission d’enquête a été ouverte pour tous ces cas laissés pour compte, encore faut-il qu’elle ne reste pas décorative.</p>
<p>Nous avons descendu la rue Saint-Denis, au son des tam-tams et des chants, les pancartes levées et les bougies à la main. En terminant, à la Place d’Armes, les discours et les chants soulignaient l’importance de se soutenir, se respecter et lutter pour que justice soit rendue. Le travail à faire ne concerne pas seulement le passé, il faut éduquer les futures générations, leur apprendre l’histoire coloniale douloureuse du Canada, reconnaitre le génocide qui a eu lieu.</p>
<p>Il faut apporter de l’aide psychologique aux familles choquées et traumatisées, lutter contre les inégalités et le racisme. C’est après deux heures trente fortes en émotions mais aussi libératrices que le rassemblement s’est clôt par une prière. Venez montrer votre soutient lors de la prochaine marche le 14 février.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Consentement 101</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/07/consentement-101/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2016 18:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur la campagne de #ConsentementMcGill 2016.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/07/consentement-101/" data-wpel-link="internal">Consentement 101</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne #ConsentementMcGill 2016 (#ConsentMcGill, <em>ndlr</em>) s’est déroulée du 26 au 30 septembre sur le campus. Coordonnée par le Bureau du doyen à la vie étudiante, cette troisième édition annuelle proposait un ensemble d’activités et discussions autour du consentement, mais aussi et surtout autour des survivants (personnes ayant subi des agressions sexuelles).</p>
<p>Au programme notamment: un symposium à propos des aspects psychologiques de certaines réactions — parfois incomprises — des survivants, particulièrement au moment de la révélation d’agressions traumatisantes; et comment réagir et soutenir les survivants au vu de ces révélations. De manière plus active, la campagne proposait aussi des ateliers pour apprendre à mieux réagir et soutenir les survivants via la pratique de jeux de rôles.</p>
<p>D’autres événements offerts ont inclus des réunions d’information sur les droits de chacun sur le campus et concernant la loi vis-à-vis de la dénonciation d’agressions sexuelles, un coin d’auto-traitement thérapeutique, une vigile pour les femmes autochtones assassinées et disparues, ou encore un atelier fermé pour les survivants.</p>
<p><strong>Un bon début, mais il reste beaucoup à faire.</strong></p>
<p>Cette semaine de campagne et d’information annuelle est l’une des récentes initiatives de plus en plus mises en place par l’Université McGill elle-même (et non des étudiants), ayant pour objectif «<em>d’accroître la compréhension et d’engager le dialogue autour du consentement, des agressions sexuelles, du harcèlement, et des relations saines</em>» selon son organisatrice Bianca Tetrault. Un autre exemple était la nouvelle vidéo sur le consentement présentée avant et pendant la semaine d’intégration aux nouveaux étudiants et les formations toujours plus poussées dispensées au staff de&nbsp;<em>Frosh</em>.</p>
<p>Cependant, s’il s’agit de bons débuts, il reste beaucoup à faire, à commencer par prendre plus en compte la voix des étudiants dans la création et mise en place effective de politiques sur le harcèlement et les agressions sexuelles à McGill.</p>
<p>Si cette semaine d’activités visait à engager le dialogue avec les étudiants, rappelons que le fruit de deux ans de travail du «<em>Sexual Assault Working Group</em>» (Groupe de travail sur la politique contre les agressions sexuelles, <em>ndlr</em>), composé (en partie) et dirigé par des étudiants, a finalement été rejeté en mars 2016 par le Bureau du doyen, et que la nouvelle proposition de politique lancée par l’Université ignore de nombreux aspects importants évoqués dans celle présentée par le groupe étudiant.</p>
<p>Si l’organisation d’événements tels que la campagne de #Consentement McGill est cruciale et nécessaire, il faut encore aller plus loin. L’organisatrice de cette campagne, Mme Tetrault, a répondu à nos questions quant au futur de cette initiative: «<em>Nous espérons continuer à étendre la conversation et élargir notre champ d’action dans la communauté. Cette année était la première où nous sommes allés bien au-delà de notre message fondamental pour inclure des événements traitant de problèmes clés par rapport à la violence sexuelle sur notre campus.» </em></p>
<p>Et Mme Tetrault de terminer avec un message d’encouragement à destination de la communauté mcgilloise dans son ensemble: «<em>Nous espérons que les membres de McGill nous suivront — ainsi que les autres initiatives et services sur le campus — tout au long de l’année afin de lutter pour un changement à notre portée</em>.» À suivre donc.</p>
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		<title>Une identité nationale à assumer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/une-identite-nationale-a-assumer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 12:49:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut pas laisser le concept de multiculturalisme culpabiliser l’Occident.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/une-identite-nationale-a-assumer/" data-wpel-link="internal">Une identité nationale à assumer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Mardi 27 septembre a eu lieu une discussion sur le multiculturalisme à la librairie Olivieri. Le célèbre intellectuel québécois Mathieu Bock-Côté y a présenté son nouveau livre «Le multiculturalisme comme religion politique» afin de mettre en perspective et revenir sur l’origine de ce «discours dominant» dans les sociétés occidentales.</p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Un portrait du personnage</b></span></p>
<p class="p6">Mathieu Bock-Côté — ou MBC — est l’un des penseurs souverainistes les plus en vue du Québec. Intransigeant, il ne laisse indifférent ni péquistes ni libéraux. Chroniqueur au Journal de Montréal, ses commentaires de la vie politique québécoise suscitent souvent de vives réactions de tous bords de l’échiquier, jusqu’à parfois s’attirer des noms d’oiseau.</p>
<p class="p6">Le multiculturalisme serait désormais l’un des piliers fondamentaux de la démocratie, et le seul modèle promouvant modernité et diversité. Se posent alors plusieurs questions: Comment en sommes-nous arrivés là? Comment sociologues, politologues et intellectuels sont-ils parvenus à imposer à la France et aux autres nations d’Occident la notion de «singularité» (ou d’individualisme), en dépit d’une «identité commune»?</p>
<p class="p6">Pour revenir aux fondements de ce concept, Mathieu Bock Côté propose de s’appuyer sur l’exemple de la France, pays pour lequel il éprouve une affection singulière, et fait ainsi part de son angoisse de voir le multiculturalisme détruire les identités nationales.</p>
<p class="p6">Pour lui, la fameuse période de mai 1968 n’aurait marqué que le début d’une révolution inventée par la gauche. Constatant l’échec du marxisme, elle y aurait substitué «l’égalitarisme identitaire». En effet, le refus du prolétariat de mener la révolution a suscité une immense déception chez les intellectuels socialistes, qui ont alors cherché, au cours des années 1970, de nouveaux groupes porteurs de la pensée révolutionnaire: les minorités, principalement ethniques et religieuses.</p>
<p class="p6">On passe alors de la diabolisation du capital à celle des normes anthropologiques; d’une volonté d’anéantir une «tyrannie bourgeoise» à celle de destruction d’idée totalitaire «d’homogénéité chronique».</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>«On passe de l’ouvrier à l’exclu» </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Donc selon Bock-Côté, le multiculturalisme n’est autre qu’un autoritarisme qui ne dit pas son nom et explique une grande partie des difficultés que nous avons à construire une communauté soudée et solidaire pouvant s’imaginer un avenir. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">À son avis, il n’est pas gênant de dire que la culture d’un pays ne devrait pas être optionnelle à ce même pays: «tout comme la culture française de ne devrait pas être optionnelle en France, la culture québécoise ne devrait pas être optionnelle au Québec.» Il affirme que tout autre pays doit assumer son identité. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Pour remédier au communautarisme qu’engendrerait le multiculturalisme, l’auteur propose comme solution d’accueillir la diversité au lieu de vouloir l’assimiler à tout prix. De plus, l’éducation se doit de participer à cette solution en prônant la «déconstruction plutôt que la transmission». </span></p>
<p class="p6"><span class="s4">Cependant, face à ce raisonnement, une grande question s’impose à nous selon MBC: après 50 ans de multiculturalisme, avons-nous vraiment une autre solution que de nous y résigner? La position du Québec par rapport au multiculturalisme est une bonne illustration de la relation entre les deux solitudes du Canada. Si le multiculturalisme est une politique officielle du Canada depuis 1971, et a même été ancrée dans la Chartes des droits et libertés de 1982, le Québec n’a jamais réellement adhéré à cette pensée. </span></p>
<p class="p6"><span class="s4">Plutôt, on croit à l’assimilation des nouveaux arrivants au sein de la culture francophone. Si l’on qualifie le Canada de mosaïque culturelle, MBC est d’avis, à l’instar de plusieurs, que le Québec est plutôt un <i>melting pot</i> de cultures, comme aux États-Unis. Cependant, comme en témoigne l’élection de deux gouvernements libéraux majoritaires au provincial et au fédéral, la vision souverainiste nationaliste du Québec, que défend MBC a déjà connu de meilleurs jours. On peut donc comprendre d’où vient le pessimisme de MBC. Malgré tout, détrompez-vous, la popularité du multiculturalisme abhorré par le sociologue ne fera que le motiver. Sa plume touchera l’encre pendant bien longtemps.</span></p>
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		<title>Un document attendu et nécessaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/13/un-document-attendu-et-necessaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Mour]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 17:56:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après quatre mois de consultations auprès des associations de l’université McGill, le projet de la politique contre les violences sexuelles vient d’être publié, ce lundi 12 septembre, par le vice-principal exécutif et vice-principal aux études, M. Manfredi qui cherche à «obtenir une rétroaction de la communauté mcgilloise». Initié par les étudiants de McGill il y&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/13/un-document-attendu-et-necessaire/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un document attendu et nécessaire</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="mceMediaCreditOuterTemp aligncenter" style="width: 807px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25605 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/Capture-d’écran-2016-09-13-à-16.14.27.png" alt="capture-decran-2016-09-13-a-16-14-27" width="797" height="396" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/Capture-d’écran-2016-09-13-à-16.14.27.png 797w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/Capture-d’écran-2016-09-13-à-16.14.27-330x164.png 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/Capture-d’écran-2016-09-13-à-16.14.27-768x382.png 768w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px"></div>
<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">près quatre mois de consultations auprès des associations de l’université McGill, le projet de la politique contre les violences sexuelles vient d’être publié, ce lundi 12 septembre, par le vice-principal exécutif et vice-principal aux études, M. Manfredi qui cherche à «<i>obtenir une rétroaction de la communauté mcgilloise</i>». </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Initié par les étudiants de McGill il y a deux ans et projeté sur le devant de la scène en février dernier par la publication par l’AÉUM de sa propre politique contre les violences sexuelles, ce projet vient pallier un problème souvent ignoré, mais omniprésent et récurrent dans le contexte universitaire: les agressions sexuelles. </span></p>
<p class="p6"><span class="s2"><b>Des mesures pro-survivants et proactives</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Au coeur des cinq pages du brouillon, c’est avant tout les expériences et la parole des «<i>survivants</i>»</span><span class="s3"> de violences sexuelles qui prédominent. Réitérant la notion phare de «<i>consentement</i>» — «<i>un accord libre, informé, exprimé et continu dans le cadre d’une relation sexuelle, et invalidé par toute forme d’intoxication</i>» — le document annonce quatre grands axes. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Dans un premier temps, il s’agit d’instaurer des mesures «<i>visibles et proactives</i>» afin de sensibiliser et éduquer sur la violence sexuelle et ses dévastations, comme par exemple des sessions de formation pour tout le personnel mcgillois. Par la suite, le document s’engage à apporter une réponse sans jugement sur les déclarations de survivants, au travers d’un renfort et de la création de services apportant un support adéquat aux personnes agressées. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">L’administration devrait également intervenir si un individu compte initier une plainte ainsi qu’une investigation. Enfin, des mesures immédiates sont envisagées comme le changement de cours, des dispositions extracurriculaires, résidentielles ou professionnelles, ainsi que l’exclusion temporaire de l’agresseur présumé ou une restriction de son rôle et privilèges au sein du campus. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Les étudiants ont jusqu’à fin septembre pour envoyer leurs réactions et amendements à ce projet qui sera présenté au Sénat de l’université en fin de semestre. Si le document est accepté, McGill deviendra la dix-septième université canadienne à adopter une politique contre les violences sexuelles au cours de ces deux dernières années. </span><span class="s4">ξ</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/13/un-document-attendu-et-necessaire/" data-wpel-link="internal">Un document attendu et nécessaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Point de bascule pour la politique américaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/08/18/point-de-bascule-pour-la-politique-americaine/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/08/18/point-de-bascule-pour-la-politique-americaine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Benattar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Aug 2016 05:56:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=25488</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les conventions finies, les Etats-Unis se retrouvent face à leur(s) démon(s).</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 28 juillet à Philadelphie en Pennsylvanie, le rideau de la Convention démocrate 2016 se ferme, Hillary Clinton devient officiellement la première femme candidate d’un parti majeur, le Parti démocrate, aux élections présidentielles étatsuniennes. Cette nomination oppose l’ancienne secrétaire d’État au candidat républicain Donald Trump, nommé à Cleveland dans l’Ohio la semaine passée. Ce sont leurs noms que les américains auront entre les mains dans l’intimité de l’isoloir le 8 novembre prochain.</p>
<p>Chacun fut nommé dans le respect de la tradition, par les délégués (et super-délégués chez les démocrates) de son parti respectif. Tous les quatre ans, le Parti républicain et le Parti démocrate organisent pendant plusieurs mois, état par état, un processus de présélection des candidats à l’investiture en élisant des délégués. Ces délégués s’engagent auprès d’un candidat, et sont élus via des caucus, où les sympathisants se regroupent physiquement autour des représentants des candidats de leur parti pour délibérer et ensuite voter à main levée; ou via des primaires, des élections qui peuvent être ouvertes à tous les Américains ou restreintes aux seuls sympathisants ou militants de ce parti.</p>
<p><strong>La fin d’un long processus de primaires</strong></p>
<p>Les conventions des partis rassemblent durant plusieurs jours tous les délégués qui élisent officiellement les candidats qui défendront leur couleur. Ces conventions sont des moments de promotion privilégiés pour ces derniers; puisque viennent s’ajouter aux politiciens des personnalités diverses, issus de milieux professionnels et culturels différents, réunis par une ambition commune: défendre leur candidat de prédilection et persuader le public d’en faire de même en usant de leur crédibilité et de leur renommée aux yeux de l’électorat américain.</p>
<p>Chez les Démocrates comme chez les Républicains, le vainqueur est le candidat qui emporte le soutien de la majorité des délégués de son parti. Côté démocrate, il faut 2383 délégués pour gagner. Hillary Clinton fut soutenue par 2,842 délégués, son opposant Bernie Sanders par 1,865 et 56 délégués décidèrent de ne pas se prononcer. Donald Trump devait obtenir 1237 délégués pour obtenir la nomination républicaine. Il l’emporta par une écrasante majorité absolue, en récoltant 1 725 voix, soit 70 % des délégués.</p>
<p>La fin des conventions laisse le pays dans une situation non-conventionnelle: Donald Trump dépasse les clivages habituels entre les deux partis, il prône une politique autoritaire et isolationniste, fuyant l’ordre établi, la modération, le respect et le politiquement correct. Nous avons cherché à étudier les causes probables de l’investiture de l’homme d’affaire. Il y a sans doute d’autres phénomènes à souligner pour expliquer le succès de Donald Trump, et par conséquent, nous ne prétendons pas avoir dessiné un tableau exhaustif de cette situation extrêmement complexe.</p>
<p><strong>Trump, «sauveur» des délaissés de la mondialisation</strong></p>
<p>L’émergence de Trump pourrait d’abord être expliquée par une nouvelle division internationale du travail globalisée, dont une frange des travailleurs américains a souffert. L’extension du système de Bretton Woods (instituant libre-échange et mondialisation) après la Guerre Froide a entrainé le déplacement de capital du monde «développé» au monde «en développement», satisfaisant une recherche de retour sur investissement et d’avantage comparatif. Cette ®évolution a profité à ceux qui possédaient déjà du capital et aux classes moyennes des pays sous-traitants.</p>
<p><strong>Dynamiques économiques explicatives</strong></p>
<p>Le revenu médian de la classe moyenne occidentale a presque stagné depuis 1988, alors que les revenus réels mondiaux ont plus que doublé. Les inégalités mondiales ont donc diminué et certains pays autrefois très pauvres se sont grandement enrichis malgré la stagnation du revenu des classes moyennes d’Occident.</p>
<p>Ces phénomènes sont extrêmement complexes, et ce serait ignorer cette complexité que d’établir un lien de causalité directe entre ces développements. Cette simplification est pourtant l’un des éléments fondateurs du discours de Trump: les politiques économiques vues comme responsables de la création de la nouvelle classe moyenne en Chine, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde ont l’effet pervers d’appauvrir, relativement, les classes moyennes dans le monde «riche». Ceci explique en partie la résonance de son discours isolationniste, farouchement opposé au libre-échange.</p>
<p>Dès lors, Trump surfe sur la vague de colère de ceux à qui la croissance économique mondiale et les réformes sociales (comme la légalisation du mariage homosexuel ou l’amélioration du statut des personnes transgenres) profitent le moins. Ces réformes sociales, comme l’indique le journaliste américain éditorialiste Christopher Caldwell au <em>Financial</em>&nbsp;Times dans une tribune publiée par&nbsp;<em>Le Monde</em>, Christopher Caldwell, sont en effet perçues par certains comme des réformes anecdotiques, attribuées à l’apanage de l’élite qu’est le Parti démocrate. A contrario, ce même parti, explique-t-il, regroupe les bénéficiaires de ces mêmes réformes, c.-à‑d., les cercles dominants de la nouvelle économie capitaliste.</p>
<p><strong>Animosité sociale, tensions latentes</strong></p>
<p>Caldwell affirme que les démocrates ont cherché à minorer leur identité élitaire en insistant sur leur défense des droits de toutes les minorités, et pas seulement des milliardaires. L’enthousiasme à l’égard de causes significatives de l’ère Obama telles que le mariage homosexuel, les droits des minorités et l’augmentation du nombre de femmes dans les conseils d’administration s’est limité à ceux qui forment ce que l’on appelle les «1 %», le percentile le plus riche de la population. Cette affirmation semble injuste, puisque les mesures prises par l’administration Obama dans ces domaines, n’ont pas enthousiasmé que les Américains les plus privilégiés, comme l’<em>Affordable Care Act</em>&nbsp;(<em>Obama Care, ndlr</em>) qui a permis une véritable diminution du nombre d’Américains ne bénéficiant pas d’assurance santé et du prix de cette dernière, ou la légalisation du mariage gay au niveau fédéral, entérinée par une décision de la Cour suprême en 2015. Cependant, l’indication du journaliste a un fond de vérité: le candidat républicain séduit beaucoup un électorat s’estimant délaissé, qui n’a que marginalement bénéficié des évolutions sociales et économiques des dernières années.</p>
<p>Ainsi, Trump recueille le soutien de la majorité des travailleurs blancs n’ayant pas reçu d’éducation supérieure. Selon le&nbsp;<em>Washington Post</em>, le candidat recueille 65% de leurs intentions de vote. Or, il est notoire&nbsp;que depuis un demi-siècle les inégalités de salaire entre ces travailleurs et les travailleurs blancs diplômés de l’éducation supérieure ne cessent de croire.</p>
<p><strong>Des secteurs primaires et secondaires qui tendent à disparaître</strong></p>
<p>Par ailleurs, la révolution technologique et les délocalisations ont provoqué des pertes d’emploi dans plusieurs industries et l’enrichissement des acteurs de l’industrie des nouvelles technologies. Dans les années 1970, la production industrielle aux États-Unis connaissait son âge d’or, employant plus de 20 millions d’Américains, nous indique le magazine britannique&nbsp;<em>The Economist.&nbsp;</em>Selon le&nbsp;<em>Bureau of Labor Statistics</em>&nbsp;(bureau des statistiques du travail, ndlr) lié au département du Travail des États-Unis, ce secteur compte aujourd’hui, en 2016, entre 12 et 13 millions d’actifs. La part de l’industrie manufacturière dans l’emploi est passée de 31% en 1960 à environ 15% de nos jours.</p>
<p>La croissance de l’économie américaine depuis plusieurs décennies repose grandement sur les technologies de l’information. Le marché des NTICS (nouvelles technologies de l’information et de la communication) est large et continue de s’élargir grâce à la présence de plus en plus massive de ses composants dans d’autres technologies: biotechnologies, santé, alimentation, transport, etc.</p>
<p>Le leadership américain en technologies de l’information (informatique, télécommunications, multimédia) et en micro technologies (microélectronique, microsystèmes) se manifeste de façons multiples et variées comme l’indique le service Science et Technologie de l’ambassade de France aux États-Unis. Il se caractérise par d’importantes avancées scientifiques et technologiques, en particulier celles liées au développement d’Internet, des réseaux sociaux, du logiciel, des composants électroniques, par la présence d’acteurs industriels dominants voire monopolistiques ayant leur siège aux Etats-Unis:&nbsp;<em>Google</em>,&nbsp;<em>Intel</em>,&nbsp;<em>AMD</em>,&nbsp;<em>Apple</em>,<em>Microsoft</em>,&nbsp;<em>IBM</em>,&nbsp;<em>Cisco</em>, par celle des meilleurs centres de recherche mondiaux, &nbsp;ou encore par une forte capacité d’attraction de spécialistes étrangers des hautes technologies.</p>
<p>Or, ces secteurs emploient surtout des populations relativement jeunes, hautement éduquées et spécialisées, et non les anciennes générations de travailleurs peu formés qui soutiennent majoritairement Trump. Le succès de ce dernier parmi les perdants immédiats de la révolution technologique est compréhensible, puisque les licenciements furent fréquents lors de la révolution technologique, et les droits des travailleurs peu défendus puisque le taux de syndicalisation est très faible, ne s’élevant qu’à 15%. Au contraire, les «gagnants» votent majoritairement démocrates. Caldwell indique que les employés de&nbsp;<em>Google</em>,&nbsp;<em>Apple</em>,&nbsp;<em>Yahoo!</em>,&nbsp;<em>Netflix</em>, <em>LinkedIn</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Twitter</em>, qui ont contribué à un parti, ont versé plus de 90 % de leurs dons à Obama lors de la dernière élection présidentielle.</p>
<p><strong>Trump: le libre-échange et les migrants comme source de problème</strong></p>
<p>Fragilisés par la croissance des inégalités, ceux qui se sentent laissés de côté et relativement pauvres cherchent un responsable. Trump leur offre en boucs émissaires le libre-échange et les immigrants. Il ne cesse de répéter que le contrôle des frontières est trop laxiste, permettant à des migrants clandestins —dont le nombre est en baisse — d’entrer aux États-Unis pour y travailler et subtiliser aux américains des franges inférieures des postes qui devraient leur revenir. Ces mêmes franges adhèrent à cette logique, notamment car beaucoup mettent sur le même plan les migrants illégaux et légaux face à la question de l’emploi. Or, le niveau d’études des immigrants légaux est plus élevé que la moyenne et leurs revenus conséquemment plus élevés, puisque les politiques d’immigration favorisent les immigrants légaux ayant un haut niveau d’études et donc une importante valeur ajoutée pour l’économie américaine.</p>
<p>Le candidat républicain refuse le politiquement correct et à ce titre tient sans retenue des propos indignes d’une personnalité politique, mais aussi de toute personne réfléchie cherchant à comprendre des problèmes complexes. Il condamne le laxisme du contrôle actuel des frontières — alors que ce dernier est déjà extrêmement sévère et minutieux — comme la source des problèmes économiques et sécuritaires des États-Unis. Il promet donc des frontières plus fermées que jamais, assurant de construire un mur aux frais du Mexique tout le long de la frontière, seule voie à ses yeux dans la lutte contre le terrorisme et la pauvreté.</p>
<p>Cet assemblage fouillis de nativisme, nationalisme et isolationnisme, a ainsi permis à Trump de profiter avec de profonds ressentiments sociaux préexistants. En ne faisant que mettre de l’huile sur le feu, «&nbsp;the Donald&nbsp;» a réussi à déjoué tous les pronostics des observateurs politiques les plus chevronnés, et met l’Amérique face aux démons qu’elle préférerait refouler.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/08/18/point-de-bascule-pour-la-politique-americaine/" data-wpel-link="internal">Point de bascule pour la politique américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Capharnaüm au Royaume-Uni</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/07/04/capharnaum-au-royaume-uni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Théophile Vareille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 14:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un pays encore abasourdi marche dans l’inconnu.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/07/04/capharnaum-au-royaume-uni/" data-wpel-link="internal">Capharnaüm au Royaume-Uni</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le camp du <em>Leave</em> aura été rapide à se dédire, une fois sorti vainqueur du référendum de ce 23 juin. Oubliées, les promesses centrales de son argumentaire sur l’immigration ou la sécurité sociale, des promesses mensongères qui auront pesé lourd dans la balance lors du scrutin. Il faut admirer l’impudence d’un tel discours hypocrite: aller jusqu’à refuser la responsabilité de propos peints sur son propre bus de campagne sort de l’ordinaire. Ainsi, le <em>National Health Service</em> (sécurité sociale, <em>ndlr</em>) ne recevra pas les £350 millions supplémentaires par semaine que le pays était censé économiser en sortant de l’Union Européenne (UE).</p>
<p><strong>Mensonges, mensonges, mensonges</strong></p>
<p>Il en est de même s’agissant de l’immigration des ressortissants de l’UE que le vote <em>Leave</em> avait promis de fortement réduire dès 2020. Celle-ci sera délicate à réguler, même hors de l’UE: le Royaume-Uni souhaitant rester au sein du marché unique Européen, il devra sauvegarder un strict respect de la liberté de mouvement des travailleurs.</p>
<p>Le camp <em>Leave</em> n’est pas seul à ne pas tenir ses engagements. David Cameron, premier ministre britannique, avait annoncé avant le vote la mise en pratique de l’article 50 du Traité de Lisbonne en cas de <em>Brexit</em>, qui annoncerait la sortie officielle du Royaume Uni de l’UE, Cameron prévoyait aussi de rester en poste jusqu’en 2018 le cas échéant, afin de superviser la transition. Rien n’en sera, puisqu’il a annoncé au lendemain du référendum son intention de démissionner en octobre prochain, ce qui laisse à son successeur le soin d’enclencher la procédure de sortie de l’UE.</p>
<p><strong>Dans le flou, à tâtons</strong></p>
<p>Une procédure de sortie qui laisse tout le monde perplexe: eurocrates, journalistes, partisans du <em>Brexit </em>ou membres du gouvernement britannique, nul n’a idée des démarches à entreprendre. À l’évidence, le camp pro-<em>Brexit</em>, n’ayant jamais envisagé une victoire électorale, n’a pas préparé de plan. Contrairement à l’Écosse, qui avait rendu un rapport de 643 pages en amont de son référendum, afin de se parer à l’éventualité d’une indépendance écossaise, Farage, Johnson et compagnie n’ont jamais cherché à substantiver leur discours d’un véritable travail de politique publique.</p>
<p>Les deux chefs du camp <em>Leave</em> s’étaient engagés par opportunisme politicien: Farage, pour promouvoir l’agenda Europhobe et anti-immigration de son parti d’extrême droite (<em>UKIP</em>, <em>ndlr</em>)&nbsp;et Johnson pour avancer son ambition de remplacer David Cameron. Boris Johnson, que la presse a retrouvé jouant au cricket avec un comte britannique le dimanche suivant le scrutin, et préparant sa candidature au poste de premier ministre, tout en refusant de parler aux médias. Ceci quelques jours avant de se faire trahir par son ami de trente ans, Michael Gove, ministre de la justice, qui après avoir assuré «Boris» de son soutien lui a coupé l’herbe sous le pied en se présentant à la chefferie du Parti Conservateur. Guerres internes et différents particuliers, voilà donc ce qui monopolise l’attention sur les terres d’Elizabeth. Jusqu’à l’élection, début septembre, l’incertitude se voit prolongée et les importantes décisions différées, au désavantage de tous.</p>
<p>Un tel amateurisme n’est ainsi pas surprenant et est à l’image d’une campagne qui s’est efforcée à abaisser le débat public dans des affres démagogues. Les avertissements du camp <em>Remain</em> quant au péril économique du <em>Brexit</em>, soutenus par de nombreuses institutions nationales comme internationales, et bien que dénoncés par le camp <em>Leave</em> comme une vulgaire tactique d’intimidation provenant «d’experts», étaient eux justifiés. L’affolement des marchés suite à l’annonce du résultat en témoigne.</p>
<figure id="attachment_25394" aria-describedby="caption-attachment-25394" style="width: 1280px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25394 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280.jpg" width="1280" height="848" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280.jpg 1280w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280-1000x663.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/07/tumblr_n09qldVREn1t09b50o1_1280-850x563.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px"><figcaption id="caption-attachment-25394" class="wp-caption-text">La croisée des chemins du Royaume-Uni et de l’Union Européenne <span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/vittorio_plessin/" data-wpel-link="internal">Vittorio Pessin</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
<p><strong>Un vote démocratique?</strong></p>
<p>Très rare sont les observateurs extérieurs, politiques, financiers ou militants, à s’être réjouis du résultat de ce scrutin. Outre Trump et Poutine, de nombreuses mouvances indépendantistes à travers le monde ont applaudi cette issue, voyant dans ce vote une «victoire du peuple», où ce dernier impose sa volonté à la caste politique. Toutefois, un référendum est-il réellement démocratique lorsque l’électorat est trompé par ses politiques? Lorsque la plupart des éléments à prendre en compte se sont révélés faux? Certes, tout citoyen est capable d’informer par soi-même sa décision — même sur un sujet obscur et complexe comme l’UE — encore faut-il qu’il y ait une décision à prendre. Or, comme son manque de préparation le prouve, le camp <em>Brexit</em> ne présentait aucune alternative à l’UE, se contentant de la critiquer à l’aide d’arguments majoritairement biaisés.</p>
<p>Cela n’a donc pas été un vote pour décider de la place de la Grande-Bretagne dans l’UE ou non, mais un vote pour ou contre l’UE et ses principes. Voilà qui ne correspond pas aux critères d’un référendum de politique publique démocratique, qui se doit de proposer deux alternatives pratiques à l’examen du suffrage universel. Enfin, on peut aussi poser la question de la responsabilité des sondeurs qui, en conférant une large avance au vote <em>Remain</em> quelques heures avant le scrutin, ont eux aussi faussé la donne.</p>
<p><strong>Population en otage</strong></p>
<p>Le Royaume-Uni se retrouve aujourd’hui embourbé dans une situation sans queue ni tête et qu’il serait trop long de résumer ici. Le pays fait face à sa plus terrible crise politique interne d’après-guerre, ainsi qu’à une conjecture économique soudainement assombrie.</p>
<p>Ce référendum aura avant tout mis en lumière d’importantes fractures sociales et géographiques en Grande-Bretagne: Londres, l’Irlande et l’Écosse ont voté <em>Remain</em>, et les jeunes aussi, en masse. Les campagnes et les populations plus âgées ont quant à eux voté <em>Leave</em>. Voilà la preuve que l’hypothèse d’un délitement prochain du Royaume-Uni est plausible, après l’indépendance écossaise, probable, et l’unification irlandaise, possible.</p>
<p>Encore plus grave est cette jeunesse qui se retrouve dépossédée de son avenir par les générations précédentes, et qui a raison de se sentir aliénée. Mises à part les dissensions familiales que cela peut produire, cela donne lieu à une société qui doit se réconcilier avec elle-même. <em>Brexiteers</em> convaincus comme repentants devront s’entendre avec les 48% dissonants, dont la voix doit être entendue car une nation divisée ne pourrait renouer une relation harmonieuse avec le continent, ce qui est dans le meilleur intérêt de tous les partis.</p>
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		<title>Deux poids, deux mesures</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/deux-poids-deux-mesures/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Eva Martane]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 14:22:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le résultat du référendum écossais n’aura pas de répercussions majeures au Québec.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«L</span>’Écosse devrait-elle être un pays indépendant?» C’est la question à laquelle les Écossais devront répondre lors du référendum portant sur l’indépendance de l’Écosse le 18 septembre prochain.&nbsp; Ce référendum pourrait bien signer la fin du Royaume-Uni, puisque des sondages suggèrent que le camp séparatiste (le Parti national écossais, dirigé par Alex Salmond) gagne l’adhésion de plus en plus d’Écossais, au détriment du Parti unioniste. À tel point que le 10 septembre, le premier ministre David Cameron appelait vivement la population à refuser l’indépendance du territoire. Si le Non l’emporte, promet-il, l’Écosse se verra attribuer des pouvoirs supplémentaires. Quoi qu’il en soit, comme le conclut l’hebdomadaire britannique&nbsp;<i>The Economist</i>, «la Grande-Bretagne est sur le point de changer».</p>
<p class="p3"><span class="s1">Les causes de l’émergence du mouvement indépendantiste sont nombreuses: l’impact douloureux du thatchérisme, qui a entrainé la reconversion du puissant secteur industriel de la région et les divergences politiques qui en résultent (les Écossais soutiennent, en majorité, le Parti travailliste; les Anglais, le Parti conservateur). «L’indépendance de l’Écosse aura des conséquences non négligeables: une nouvelle monnaie (trois options s’offrent aux dirigeants écossais: conserver la livre sterling, créer une nouvelle devise ou adhérer à l’euro), le départ des banques anglaises installées en Écosse (8% des banques ont déclaré qu’elles quitteront la région si le Oui l’emporte), et le partage des ressources pétrolières; les Écossais accusent en effet les Anglais de voler leur pétrole», explique Mahaut, une étudiante britannique de l’Université McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À de nombreux égards, le Québec et l’Écosse présentent une situation similaire: les arguments avancés en faveur de l’indépendance des deux régions&nbsp;sont semblables. Les liens entre les deux territoires sont forts: au cours du 19<i>e </i>siècle, des Écossais quittent la Grande-Bretagne pour s’installer dans des régions québécoises; l’un des premiers ministres du Canada, Sir John A. Macdonald, est né à Glasgow, tout comme le fondateur de l’Université McGill, James McGill. Comme l’explique Éric Bélanger, professeur de sciences politiques à McGill, dans un article de septembre 2013: «Le Québec et l’Écosse constituent des nations qui aspirent toutes les deux à une plus grande autonomie.» Le dirigeant du parti souverainiste Option nationale, Sol Zanetti, déclare d’ailleurs aux Écossais: «Vous ne ferez qu’aggraver la situation si vous votez Non». Si la Grande-Bretagne se sépare de la même façon que l’on fait les Tchèques et les Slovaques dans les années 1990, la question de l’indépendance pourrait refaire surface», explique Andrew Coyne, chroniqueur politique canadien. Les fédéralistes québécois devraient-ils donc s’inquiéter du résultat du référendum qui, s’il est positif, pourrait renforcer les prétentions des souverainistes?&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En réalité, pas nécessairement. Selon Jack Jewab, vice-président de l’Association d’études canadiennes, les Canadiens d’origine écossaise «ne voient pas de réelle contradiction entre soutenir l’unité du Canada et l’indépendance de l’Écosse. Ils rejettent toute analogie entre l’indépendance du Québec et celle de l’Écosse». D’autant plus que l’élection générale qui s’est tenue le 7 avril 2014 a été une défaite pour le Parti Québécois. Enfin, la province n’aurait sans doute pas survécu économiquement à l’indépendance, selon une bonne partie des opposants. Pour sa part, le gouvernement écossais a publié un projet de plus de 600 pages détaillant les aspects économiques et politiques inhérents à un pays nouvellement indépendant.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est certain que le Québec examinera de près les résultats du référendum du 18 septembre. Néanmoins, il est peu probable qu’une victoire du Oui, qui entrainerait l’indépendance de l’Écosse, renforce le camp souverainiste québécois.</span></p>
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		<item>
		<title>Lettre d’un citoyen zélé à Mr Yves B***</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/09/lettre-dun-citoyen-zele-a-mr-yves-b/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Citoyen Zélé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 14:51:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un moyen pour apaiser les troubles entre les Gens de Lettres et le gouvernement. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/09/lettre-dun-citoyen-zele-a-mr-yves-b/" data-wpel-link="internal">Lettre d’un citoyen zélé à Mr Yves B***</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Monsieur Yves B***,</p>
<p class="p3"><span class="s1">Je ne regarde point d’un œil aussi désintéressé que vous l’imaginez peut-être votre querelle avec le milieu de l’éducation au Québec; milieu pour lequel vous êtes inévitablement — quoiqu’inespérément — une figure clé. J’aime la vie: je ne suis pas assez mécontent de ma famille, de mes amis, de ma chance et de moi-même pour la mépriser. Je veux donc vivre. Du moins tant que je continuerai d’être heureux. Mais point de vrai bonheur pour celui dont l’esprit n’a pas la possibilité de s’exercer continuellement. Il ne s’agit pas de le délasser, ou encore pis, de le contraindre à tâcher «d’être soumis à pouvoir faire de la lecture», comme vous dites, mais bien de lui offrir les moyens de se créer et se récréer.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Aussi n’est-ce pas sans quelques regrets que je me laisse gagner par l’idée qu’on est au Québec en terre où un «livre» n’est pas, comme le disait Todorov, un outil qui «permet à chacun de mieux répondre à sa vocation d’être humain», mais plutôt un synonyme de «passe-temps». En ces temps supposément austères où nos édiles pointent plus rapidement du doigt les institutions académiques que le lucre questionnable des soi-disant «créateurs d’emplois», je me retourne instinctivement vers les instances (supposément) responsables de la santé des écoles, question d’entendre ce qu’elles envisagent. Eh quoi! N’est-ce donc pas assez d’être éreinté par la menace d’une culture d’entreprise hégémonique? Faut-il encore avoir autour de soi des gens acharnés à ne point s’entendre et à se contredire?</span></p>
<p class="p3">Je tente d’illustrer cela, en revenant sur vos paroles. Déjà votre célèbre mot, livré candidement: «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]. […] J’aime mieux qu’elles achètent moins de livres. Nos bibliothèques sont déjà bien équipées. […] Va dans les écoles, des livres, il y en a [des livres].» Puis, encore vous, «post-gaffe»: «Ce qui est bien important pour moi, c’est de me consacrer au projet actuel: avoir un bon apprentissage chez nos jeunes, la lecture c’est important».</p>
<p class="p3">La contradiction à laquelle je souhaite vous rendre sensible est celle entre ce que votre excuse dénote: mettre en place un «bon apprentissage chez nos jeunes», et ce que votre absence de réflexion publique laisse transparaître. Dans le gouffre qui existe entre les deux déclarations, vous démontrez non pas l’activité d’un esprit qui <i>pense</i>, mais plutôt celle d’un esprit qui se fait dire <i>quoi penser</i>. Le simple fait de prononcer une déclaration comme «la lecture, c’est important» ne rend pas la conviction réelle.</p>
<p class="p3">Ainsi, je vous lance un défi: si vous comprenez vraiment comment «la lecture, c’est important», pourquoi ne pas coucher la chose sur papier? Certains auront pu soutenir par leurs actions que séduire une portion d’électorat s’accomplit à coup de «Je respecte et je supporte [insérez votre intérêt ici]». Harper en kippa saute à l’esprit; c’est le célèbre <i>Paris vaut bien une messe</i>. Cependant, les paroles creuses sont, et resteront, les ennemis de ceux que vous avez récemment offensés. Jouer avec un système éducatif, ça demande des devoirs. Et il semble qu’il vous manque au moins un TP sur vos opinions pédagogiques.</p>
<p class="p3">De grâce, méditez la phrase de Juvénal «<i>Semper ego auditor tantum?»</i>(«Dois-je toujours être spectateur?» ). Au lieu de rester spectateur du monde des livres, avec lequel vous entretenez publiquement un rapport trouble, pourquoi ne pas travailler à être le héraut du lettrisme, partie intégrante des missions de vos ministères? Vous pourriez entreprendre ce projet en délaissant la langue de bois pour démontrer la valeur d’une langue déliée.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans l’attente de vous lire — ou, le cas échéant, de vous voir démissionner — je reste votre très humble et très obéissant serviteur.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/09/lettre-dun-citoyen-zele-a-mr-yves-b/" data-wpel-link="internal">Lettre d’un citoyen zélé à Mr Yves B***</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une odeur de fraude</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/25/une-odeur-de-fraude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Paul Bismuth]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 15:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20619</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nouvelle direction de l’AÉUM part du mauvais pied.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>78 votes. 1,3% d’écart. Les élections de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) n’auront jamais vu autant de débats et d’engagement, d’après de nombreux étudiants. Le résultat n’aura jamais été aussi serré, comme aime le répéter Tariq Khan, candidat et vainqueur à la présidence. Enfin, la participation étudiante dans les urnes aura été la plus haute depuis plusieurs années, avec un peu moins d’un tiers des 22 000 étudiants inscrits.</p>
<p>Les élections de l’AÉUM 2014 auront donc, il est clair, battu des records. Selon Tariq Khan, en entrevue avec <i>Le Délit </i>après la tombée des résultats, les campagnes étudiantes «ont servi à éduquer le corps étudiant. Cela permet à beaucoup de découvrir ce que fait l’AÉUM, et de s’engager dans l’association». Une vision qui semble partagée par beaucoup d’acteurs dans la politique étudiante, et qui change de l’année dernière lorsque Katie Larson avait gagné la présidence sans que le campus soit ébranlé par la campagne. D’après un membre influent de la politique estudiantine qui a souhaité garder son anonymat, «la campagne [2014] a apporté un énorme élan de diversité, puisque quatre personnes se présentaient avec des programmes très différents». Et de rajouter: «cependant, j’ai eu accès à des informations [compromettantes] qui [auraient] du être communiquées» quant à la campagne de Tariq. Une campagne avec certaines facettes illégitimes, d’après cette même source.</p>
<p>Le mardi 18 mars 2014, les étudiants de premier cycle recevaient la censure publique de Sandhya Sabapathy, qui aurait promis des positions dans l’AÉUM en échange de vote. Une manière polie de parler de corruption, que Sabapathy semble nier fermement: d’après une source du <i>Délit</i>, elle s’apprête à se tourner vers le conseil judiciaire de l’Université pour contester la décision du directeur de scrutin, Ben Fung. Lequel dit très clairement que «s’il y avait des preuves concrètes, une censure publique était envoyée». Pas de faute de sa part, une faute aux yeux de Sabapathy – ça devrait plaire à nos confrères du <i>McGill Tribune</i>.</p>
<p>Des preuves, il y a en aussi eu pour Tariq Khan, qui s’est vu assigné une censure alors qu’il a «demandé de manière explicite à une personne ne faisant pas partie de son équipe de campagne» d’envoyer des messages au corps étudiant. Loin d’être de la corruption, «c’est une faute qui n’était pas sous mon contrôle. On cherche toujours qui cette personne est», d’après Khan. Et de rappeler très clairement que «ma campagne a été complètement légale». Quant à une perte de crédibilité, Khan hausse les épaules: «j’ai une confiance à gagner, et à regagner. Cela se fera par le biais d’une AÉUM unie, que je veillerai à mettre en place en tant que Président.»</p>
<p>Le problème n’est pas pris à la légère par tout le monde; les preuves d’irrégularités de la part de Khan existent «avant même le début de la campagne» explique notre source, citée plus haut. «Même si cela est impossible à calculer, il est possible que Khan ait bénéficié d’une plus grande visibilité avant même le début de la campagne officielle». Pour un Président nouvellement élu, il semble que ça soit un mauvais départ.</p>
<p>Ne nous méprenons pas: la plupart des informations du <i>Délit</i>, récupérées par le biais de sources bien implantées dans l’association, ne sont pas des preuves tangibles. D’ailleurs, beaucoup l’admettent: les preuves ne sont pas simples à avoir. Qui plus est, il ne s’agit pas d’attaquer un candidat qui n’a pas encore fait ses preuves, et, il est important de rappeler que <i>Le Délit</i> a soutenu la candidature de Tariq (voir l’éditorial, volume 103, n°19). Il est juste question d’intégrité, qui n’est pas toujours à l’ordre du jour, même à un niveau aussi «limité» que celui de l’Université. Ou, peut-être, de se demander si les règles quant aux élections ne sont pas un peu trop restrictives. Ce qui, d’après une étudiante interviewée par <i>Le Délit</i>, «retire un peu l’esprit de campagne».</p>
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		<title>Un autre article sur la Charte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/un-autre-article-sur-la-charte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Etienne Gratton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 15:42:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’échec du Projet St-Laurent, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) François Legault fera vraisemblablement de sa Charte du contribuable l’enjeu central de sa campagne. Comme une bien maladroite réponse à la Charte des valeurs présentée par le Parti Québécois (PQ), cette charte serait le premier projet de loi d’un éventuel gouvernement caquiste.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/un-autre-article-sur-la-charte/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un autre article sur la Charte</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après l’échec du Projet St-Laurent, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) François Legault fera vraisemblablement de sa Charte du contribuable l’enjeu central de sa campagne.</p>
<p>Comme une bien maladroite réponse à la Charte des valeurs présentée par le Parti Québécois (PQ), cette charte serait le premier projet de loi d’un éventuel gouvernement caquiste. Il limiterait les hausses de taxes et impôts au carcan de l’inflation annuelle, exception faite des tarifs d’hydroélectricité, qui seraient versés au remboursement de la dette.</p>
<p>Il faut ici bien comprendre la nature d’une telle «charte». Il ne s’agit pas d’une réduction d’impôts, ni d’une coupure dans les services. Il s’agit d’interdire toute prochaine taxe et de rendre virtuellement et perpétuellement nécessaire un État sans cesse affamé. C’est imposer une certaine idéologie fiscale au-delà du mandat (im)possible d’un gouvernement caquiste.</p>
<p>Cet instrument législatif priverait donc en théorie tout gouvernement subséquent d’importants leviers financiers utiles à pour se donner les moyens de ses ambitions. Bien avant que de donner un «répit» aux contribuables actuels, c’est une réelle taxe générationnelle que tente de vendre le chef caquiste en voulant un État aminci, privé de ressources pour la prochaine génération, sous prétexte des affres de celle-ci. Qui plus est, dans le contexte économique trouble qui est apparemment le nôtre, cette mesure peut sembler saine et responsable, mais elle réduit considérablement, en fait, l’éventail d’outils que posséderait un gouvernement pour gérer des finances sous pression. Si elles sont attrayantes sur papier, si elles présentent les attraits que certains semblent trouver à des colonnes de chiffres bien rangées, elles restent néanmoins naïves dans leur application à la réalité.</p>
<p>Outre que de définir l’électeur comme un vulgaire portefeuille à deux pattes, sans autre préoccupation que la prévisibilité de leur budget, cette stratégie pourrait éventuellement être nuisible à François Legault, sur un plan stratégique. En effet, il concentre et limite ses interventions lors de la campagne électorale à des commentaires purement économiques, voire fiscaux. La CAQ n’a aucun apport utile et novateur dans les débats identitaires sur lesquels mise Pauline Marois. Qui plus est, l’interlocuteur naturel du PQ dans ces dossiers, le Parti libéral du Québec (PLQ), tentera lui-même de détourner le discours vers des thèmes économiques. François Legault est ainsi réduit par sa propre faute à un rôle impertinent de deuxième avis, commentateur distant des faits et gestes des deux prétendants «sérieux» à la primature.</p>
<p>L’incohérence de la CAQ avec la réalité politique québécoise – et canadienne – est pourtant beaucoup plus fondamentale. Son message politique est condamné à tomber dans l’oreille d’un sourd. Sondage après sondage, étude après étude, depuis 1945, les Canadiens et particulièrement les Québécois croient en la nécessité d’un – et désirent un – gouvernement jouant un rôle actif dans la société. Toute la rhétorique, édulcorée certes, empruntée à la droite fiscalement conservatrice de l’Ouest canadien (ou américain) ne réussit donc pas à rejoindre une part suffisante de l’électorat.</p>
<p>C’est donc un moyen que François Legault tente de nous vendre comme une fin en soi: le fétichisme de l’équilibre budgétaire. Heureusement, cette approche ne trouve pas la résonance que lui voudraient les caquistes. Continuons de vouloir, donc, pour la CAQ, l’impertinence qui a été jusqu’à maintenant sa marque de commerce.</p>
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		<title>Déforme électorale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/deforme-electorale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Etienne Gratton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 05:16:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conservateurs n’ont jamais été reconnus pour leurs grands principes de démocratie. Du scandale des appels automatisés à celui qui sévit présentement au Sénat, en passant par les affaires Del Mastro et Penashue et le dossier des prisonniers afghans, la loi sur l’intégrité des élections n’est qu’un sombre ajout à la longue liste d’irrégularités crasses&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/deforme-electorale/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Déforme électorale</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les conservateurs n’ont jamais été reconnus pour leurs grands principes de démocratie. Du scandale des appels automatisés à celui qui sévit présentement au Sénat, en passant par les affaires Del Mastro et Penashue et le dossier des prisonniers afghans, la loi sur l’intégrité des élections n’est qu’un sombre ajout à la longue liste d’irrégularités crasses et d’irrespects idéologiques caractéristiques du gouvernement.</p>
<p>Le projet de loi C‑23, ou «Loi sur l’intégrité des élections», n’est ni plus, ni moins qu’une attaque frontale à notre système électoral. Il affectera parmi les groupes les plus à même d’être exclus d’une participation active et régulière à l’exercice électoral: les jeunes, les aînés et les autochtones. Bizarrement trois groupes qui ne forment pas traditionnellement une grande part de la base conservatrice. La loi prévoit en effet d’éliminer la possibilité de s’identifier au bureau de vote avec sa carte d’électeur ou qu’une tierce personne puisse répondre, ce qui complique les choses pour les étudiants sur leur campus universitaire, pour les personnes âgées vivant en résidence ou pour les autochtones sur une réserve.</p>
<p>Le ministre d’État Poilièvre a tenté de justifier son projet de loi en effectuant un rapprochement entre ces méthodes d’identification et la fraude électorale. Or, aucune donnée, pas même dans le rapport Neufeld cité par le gouvernement, ne permet de confirmer ce rapprochement. Pourtant, plus de 100 000 électeurs, selon les premières estimations de Marc Mayrand, le directeur général des élections (DGE), pourraient être directement touchés par les changements idéologiques à la loi électorale voulus par les conservateurs.</p>
<p>Qui plus est, et de manière encore plus douteuse, le gouvernement retirera à Élections Canada non seulement le mandat, mais aussi le droit de faire des campagnes de sensibilisation à l’exercice du droit de vote, pour la simple et très mauvaise raison que de telles campagnes sont inefficaces. Raison de plus pourtant, au (gros bon) sens de plusieurs, de donner au DGE plus de pouvoirs, de moyens, de ressources, au lieu de le cloîtrer dans un rôle abrutissant de simple administrateur électoral.</p>
<p>En présentant le projet de loi C‑23, le gouvernement va à l’encontre d’un courant observable dans plusieurs pays de l’OCDE. En Australie, en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne et même aux États-Unis, on cherche à étendre l’universalité réelle du droit de vote ainsi qu’à améliorer sa praticabilité. Le vote électronique et par Internet sont des avenues considérées, voire déjà empruntées par certains de ces pays. Or, la «Loi sur l’intégrité des élections» réduira considérablement la latitude qu’aura Élections Canada pour aller de l’avant avec des projets pilotes en ce sens. En effet, toute implantation du vote électronique devra recevoir au préalable l’accord du Parlement (dont, belle ironie s’il en est une, le Sénat, qui restera à majorité conservatrice même au-delà de 2015).</p>
<p>Remarquons ici qu’un haut taux de participation n’a jamais particulièrement avantagé les conservateurs, qui se sont fait élire en 2011 par moins de 25% des Canadiens et Canadiennes (environ 40% des voies pour un taux de participation de 60%). Pas étonnant, donc, de les voir fermer la porte sur des projets comme le vote électronique ou par Internet qui pourraient inciter plus d’électeurs (comme par exemple les 18–34 ans, de plus en plus et de mieux en mieux branchés) à exercer leur droit.</p>
<p>Inutile de dire qu’on ne devrait pas badiner avec les élections. Quoi de plus fondamental, en effet, à notre démocratie? Parcimonie, large consensus et prudence sont de mise lorsqu’on entreprend de les réformer. Or, voilà bien l’exact contraire de la façon de faire du gouvernement dans ce dossier. Lu pour une première fois en chambre le 4 février, puis envoyé –sous bâillon, faut-il le préciser–&nbsp; en comité le 10, le document de 250 pages de jargon juridique ne fera pas l’objet de l’examen minutieux qui lui est dû. Le ministre veut son adoption au plus tard le 1er mai, moins de trois mois après son dépôt initial. C’est dire tout le cynisme habitant ce gouvernement de coulisses: il sait que ce projet de loi est, comme bien d’autres de son cru, une insulte à notre démocratie et espère s’en tirer en forçant son adoption le plus rapidement possible afin de ne pas attirer l’œil inquisiteur de l’électorat. Lui donnerons-nous tort?</p>
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		<title>Changez l’oppresseur: du politique au pétrole</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/changez-loppresseur-du-politique-au-petrole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 06:23:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19977</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opinion</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/changez-loppresseur-du-politique-au-petrole/" data-wpel-link="internal">Changez l’oppresseur: du politique au pétrole</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>1867. C’EST LA CONFEDERATION.</b> L’union canadienne reçoit enfin une part d’indépendance qu’elle avait demandée. Les Canadiens ne sont cependant pas les seuls à être affectés par la nouvelle unité politique qu’a créée la mère patrie. Les nations autochtones, surtout celles de l’Ouest, en sont les grandes perdantes, et leurs malheurs ne font que commencer. Placés dans des réserves, réduits au statut d’enfant aux yeux de la loi, privés de leurs principales sources de revenus, la situation de ceux qu’on appelle Indiens ou encore Sauvages selon la Loi sur les Indiens de 1876 n’est pas bien plus enviable que celle de leur voisins noirs du sud.</p>
<p>Mais tout ça, c’est du passé bien évidemment. En êtes-vous si sûrs? Il me semble que les 5exemples démontrant le contraire pullulent. Arrêtons-nous simplement à la situation des Premières Nations d’Alberta. Cette chère Alberta, poumon économique de notre beau pays… Et si cette économie était justement la cause de bien des maux?</p>
<p>45 Premières Nations, réparties dans 140 réserves vivent sur le territoire de l’Alberta, la grande majorité desquelles se situent dans le Nord de la province, hôte principale de la grande industrie des sables bitumineux. Ces territoires, si on se réfère aux nombreux traités qui ont été signés entre les autorités coloniales et les chefs autochtones au cours des derniers siècles, leur appartiennent. S’ils sont utilisés pour l’exploitation pétrolière, c’est donc nécessairement que les communautés autochtones ont donné leur approbation. Vous y croyez, vous? Pas moi! Ça ne m’a pris que quelques appels pour confirmer mon impression.</p>
<p>Au bout du fil, à l’autre bout du pays, Quetzala Carson, graduée d’Études des Premières Nations à l’Université d’Alberta et militante pour les droits autochtones explique comment les consultations se déroulent vraiment. «Ce qu’ils cherchent, c’est une poignée de voix qui portent leur message et une fois qu’ils l’ont, ils partent aussi rapidement que possible […] Il y a une tradition dans la plupart des cultures amérindiennes selon laquelle chaque décision doit être prise en considération des sept prochaines générations. C’est tout sauf pris en considération par le système consultatif». Plus encore m’explique-t-elle, les communautés ne sont pas seulement exclues du système de consultation, leurs traditions et modes de vie sont aussi décimés par l’exploitation des ressources pétrolières. «Certaines communautés utilisent une plante spécifique pour soigner une maladie spécifique et elles ne peuvent plus la trouver car les compagnies les ont relocalisées sur de nouveaux territoires».</p>
<p>Bien sûr, beaucoup d’argent de même que des emplois sont offerts aux communautés en dédommagement, mais à cela Quetzala répond: «ils ne demandent pas à nos enfants s’ils veulent se départir de leurs traditions, et de ce sur quoi leur communauté a grandi génération après génération, pour de l’argent à court terme. Ils ne font que demander à ceux qui leur donneront la réponse qu’ils veulent entendre et le reste de la communauté est ignorée, qu’elle se battent ou non».</p>
<p>Nous parlons ici de l’exemple le plus probant d’infraction aux droits d’une population; de la situation où les implications sociales de cette immense industrie sont les plus visibles. Mais est-ce réellement le seul? L’éducation, les relations médiatiques, l’immigration, les services sociaux, tout en Alberta est affecté par cette grande industrie, et pas dans la plus positive des manières. Je m’arrêterai ici, car je pourrais vous en écrire un livre entier, mais posez-vous un instant en prenez le temps d’y réfléchir. Prenez quelques instants pour vous demander si c’est vraiment ce pétrole, sale autant environnementalement que socialement, que vous voulez voir arriver jusqu’ici à travers une pipeline dont la sécurité laisse à désirer.</p>
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		<item>
		<title>Le végétarisme par conviction politique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/le-vegetarisme-par-conviction-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Michael Lessard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 05:51:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le réchauffement climatique que était à l’ordre du jour du Forum économique mondial tenu la semaine dernière à Davos, en Suisse. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, était sur place afin d’inciter les acteurs internationaux à passer à l’action. Il a rappelé que «nous sommes maintenant à un stade critique dans le débat&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/le-vegetarisme-par-conviction-politique/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le végétarisme par conviction politique</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le réchauffement climatique que était à l’ordre du jour du Forum économique mondial tenu la semaine dernière à Davos, en Suisse. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, était sur place afin d’inciter les acteurs internationaux à passer à l’action. Il a rappelé que «nous sommes maintenant à un stade critique dans le débat global sur le changement climatique». Or, la communauté internationale semble lente à agir. Devant la paralysie des grandes entreprises et des États, une part de responsabilité nous revient en tant que citoyens. Nous devons nous prendre en main. Nous devons agir.<br>
À ce point, il est difficile de voir ce que nous pouvons faire de plus, surtout en tant qu’étudiants, que de recycler, utiliser les transports en commun et faire un peu de compost, si possible. Il nous faut maintenant devenir plus imaginatifs. Si l’on ne peut pas améliorer le comportement des pollueurs par des mesures législatives, il y a moyen de le faire en modifiant le type de produit que nous consommons. Comme l’écrivait Laure Waridel, cofondatrice de l’organisation écologique québécoise Équiterre «Acheter, c’est voter». Notre changement de comportement économique influence celui des entreprises avec lesquelles nous commerçons. En ce sens, le végétarisme crée une pression écologique.<br>
Il existe un lien direct entre végétarisme et réduction des gaz à effet de serre (GES). La production de viande est responsable de 18% des émissions de GES, contre 13 % pour tous les modes de transport confondus. Au-delà des flatulences de vache dont on parle à la blague, il faut compter les tracteurs cultivant la nourriture des bêtes, le transport de cette nourriture, la gestion du fumier, l’énergie dépensée à entretenir les étables et les abattoirs, etc. Diminuer notre consommation de viande se résume donc à diminuer notre pollution personnelle. Ainsi, si tous les Québécois cessent de consommer de la viande ne serait-ce qu’un jour par semaine, il s’agit de l’émission annuelle de 194 tonnes de CO2 qui sera évitée, soit l’équivalent de 2,1 millions de kilomètres parcourus en voiture. La même logique s’applique à notre consommation de poisson.<br>
Si le végétarisme est bénéfique d’un point de vue écologique, il participe aussi à la solidarité sociale envers les populations affamées. Il s’agit de libérer des terres agricoles afin d’assurer la production de nourriture pour tous. Pour un hectare de terre, on produira de 400 à 500 kg de viande blanche ou si peu que 33 kg de viande rouge, alors qu’on aurait pu produire 18 tonnes de légumes, 15 tonnes de pommes de terre ou 12 tonnes de fruits. Sans même débourser quoi que ce soit, nous pouvons améliorer le sort de notre collectivité en changeant notre comportement. Si j’arrive à éviter de consommer 33 kg de viande rouge cette année, j’aurai eu un impact.<br>
Ce que l’on met dans son assiette est une conviction politique. Le végétarisme et l’omnivorisme sont des choix. Il est candide de croire qu’un certain régime alimentaire existe par défaut. Évidemment, devenir végétarien du jour au lendemain semble improbable. Il est plutôt réaliste de commencer avec une ou deux journées par semaine, une fréquence durable sur le long terme. Cette année, j’en ferai l’essai, trois jours par semaine de végétarisme par conviction. À vous de faire le choix politique qui s’impose.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prostitution: entre sécurité et électoralisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/prostitution-entre-securite-et-electoralisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Michael Lessard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 08:40:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19497</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chronique / De fait</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/prostitution-entre-securite-et-electoralisme/" data-wpel-link="internal">Prostitution: entre sécurité et électoralisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 décembre 2013, la Cour<b>&nbsp;</b>suprême du Canada a déclaré inconstitutionnelles les trois dispositions du Code criminel sur la prostitution. Plus précisément, la Cour invalide les dispositions qui interdisent à quiconque (1) de tenir une maison de débauche, (2) de solliciter des clients dans la rue et (3) de vivre de revenus de la prostitution. Le Parlement canadien détient un an pour adopter une nouvelle loi avant que ces activités deviennent tout à fait légales. Cela force les partis politiques fédéraux à se positionner sur l’épineux sujet de la prostitution. Joyeux cadeau de Noël.</p>
<p>En réaction au jugement de la Cour suprême, le 10 janvier dernier, le ministre de la Justice Peter MacKay a expliqué que le gouvernement conservateur souhaite criminaliser les clients de la prostitution, un modèle mis de l’avant par la Suède. Ainsi, plutôt que de pénaliser les prostituées, perçues comme des victimes, le gouvernement propose de pénaliser les clients, véritables instigateurs du système de la prostitution. Or, cette proposition pose problème. Insensible au vécu des prostituées, elle ignore leur besoin de sécurité.</p>
<p>La Cour suprême a d’ailleurs invalidé ces dispositions du Code criminel parce qu’elles menacent la sécurité des prostituées. La Cour explique qu’interdire les maisons de débauche et la sollicitation dans la rue oblige les travailleuses du sexe à accepter le premier client venu sans pouvoir vérifier s’il est intoxiqué ou autrement menaçant. De plus, interdire à quiconque de vivre des fruits de la prostitution empêche une prostituée d’engager un garde du corps ou un chauffeur. Ce jugement reformule alors le débat canadien sous l’angle de la sécurité des travailleuses du sexe. Cette nouvelle approche a l’avantage de s’éloigner d’un paternalisme étatique imposant une conception morale de la sexualité féminine. La Cour nous invite à une étude concrète de la réalité des prostituées, à mettre en place un cadre légal sécurisant les prostituées.</p>
<p>C’est pourtant sans considération pour la sécurité des travailleuses du sexe que le gouvernement conservateur propose de criminaliser le client. Je l’invite à réfléchir un instant. Prenons par exemple la disposition légale sur les maisons de débauche. La Cour suprême explique que ces établissements doivent être autorisés pour augmenter la sécurité des prostituées. Or, si le gouvernement considère les clients comme des criminels, il surveillera attentivement les maisons de débauche connues afin d’arrêter tous ses clients. Aucun client ne voudra les fréquenter par peur de se faire arrêter. Il existera toujours quelques maisons qui se cacheront des forces de l’ordre, mais le niveau de sécurité des travailleuses du sexe ne pourra pas y être garanti par la loi.</p>
<p>Ainsi, on force indirectement les prostituées qui souhaitent travailler légalement à solliciter dans la rue. Une fois dans la rue, les clients exigeront sans doute que la prostituée embarque rapidement dans leur véhicule afin de diminuer le risque de se faire repérer et arrêter par la police. Puisque les femmes qui se prostituent n’auront pas le temps nécessaire pour «filtrer» leurs clients dans la rue, leur niveau de sécurité n’aura nullement augmenté par rapport à maintenant. Ainsi, en criminalisant le client, le gouvernement replace les prostituées dans la même position de danger que celle dans laquelle elles étaient déjà avant le jugement de la Cour suprême.</p>
<p>Dans ce débat moralement chargé, il est important de ne pas perdre de vue l’objectif final: la protection des travailleuses du sexe. Or, dans un modèle législatif où le client est criminalisé, elles ne pourront même pas compter sur l’appui de la police si elles sont victimes de violence. Par exemple, les prostituées sauraient qu’à la suite d’une plainte, elles se feraient mettre sous surveillance policière et perdraient tous leurs clients. En conséquence, la plupart ne porteraient sûrement pas plainte. Cette politique n’augmente pas la sécurité des prostituées. Plutôt, elle vise à les chasser par la peur, elle abandonne la travailleuse du sexe à elle-même.</p>
<p>D’ailleurs, la Suède, l’instigatrice de ce modèle législatif, ne s’en cache pas. Le bilan du gouvernement suédois rédigé en 2010 explique que «les effets négatifs de la criminalisation des clients dénoncés par les prostituées doivent être considérés comme positifs en gardant à l’esprit que le but de la loi est effectivement d’enrayer la prostitution». Dans l’optique de combattre la prostitution, maintenir les travailleuses du sexe dans un certain niveau d’insécurité serait donc perçu comme positif. Peut-être que ce n’est pas l’intention du gouvernement conservateur, mais ce serait bel et bien l’effet de sa proposition. Ainsi, criminaliser les clients n’augmente pas le niveau de sécurité des travailleuses du sexe. Au final, la position du gouvernement, qui pourrait sembler juste à première vue, est déconnectée de la réalité, elle n’est pas consciente du tort qu’elle infligerait aux femmes qui vivent de la prostitution.</p>
<p>Si la proposition du gouvernement conservateur ne peut pas augmenter le niveau de sécurité des travailleuses du sexe, une loi criminalisant les clients pourrait raisonnablement être invalidée par la Cour suprême d’ici quelques années. Alors une telle loi reviendrait à reporter le véritable débat à plus tard. Je suis prêt à parier que le gouvernement canadien en est conscient, mais les élections de 2015 arrivent à grands pas. Ce ne sera pas à un an d’une élection fédérale que le Parti conservateur proposera une politique innovatrice en matière de prostitution. Il lui est plus profitable politiquement de criminaliser les clients puis d’attendre que la Cour suprême intervienne à nouveau. Bref, de reporter ce sujet délicat, préférablement lors du mandat d’un autre parti. En attendant, le gouvernement risque d’adopter une loi inadéquate, mais gagnante pour les prochaines élections. Pendant ce temps, les travailleuses du sexe en subiront les conséquences.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/prostitution-entre-securite-et-electoralisme/" data-wpel-link="internal">Prostitution: entre sécurité et électoralisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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