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	<title>Archives des Canada - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/category/actualites/canada/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Feb 2026 22:23:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Gaza : les soldats canadiens ne reposent plus en paix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/gaza-les-soldats-canadiens-ne-reposent-plus-en-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joséphine Miton]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tsahal confirme avoir excavé un cimetière où reposaient 22 militaires canadiens.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/gaza-les-soldats-canadiens-ne-reposent-plus-en-paix/" data-wpel-link="internal">Gaza : les soldats canadiens ne reposent plus en paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ils n’étaient pas venus faire la guerre. Vingt-deux Casques bleus canadiens, morts lors d’une mission de paix dans les années 1950 et 1960, étaient enterrés depuis des décennies dans un cimetière du Commonwealth à Gaza. Le 18 février, l’armée israélienne <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/gaza-cemetery-graves-9.7093884" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">confirme </a>avoir excavé le lieu à plus de trente mètres de profondeur, bien au-delà des deux mètres où reposaient les corps.</p>



<p>Le cimetière militaire d’al-Tuffah, au nord de Gaza, abrite plus de 3 600 tombes de soldats morts pendant les deux guerres mondiales. Jusqu’à récemment, le <a href="https://www.warmuseum.ca/firstworldwar/history/after-the-war/remembrance/commonwealth-war-graves-commission/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Commonwealth</a> ne rapatriait pas ses morts selon un principe d’égalité voulant que chaque soldat, quel que soit son rang, repose là où il est tombé. Les tombes de ces Casques bleus avaient donc été confiées à la <a href="https://www.cwgc.org/our-work/news/100-year-family-tie-ensures-cwgc-gaza-cemeteries-flourish/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">famille palestinienne Jaradah</a>, qui entretenait le site depuis 1923. Le 4 février, des images satellites <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/feb/04/idf-bulldoze-gaza-war-cemetery-allied-graves-satellite-images" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont révélé</a> que la parcelle canadienne a été entièrement détruite. Ce constat s’ajoute à un autre fait marquant : l’armée israélienne a contraint la famille Jaradah à s’exiler en Égypte, mettant fin à près d’un siècle de gardiennage du site.</p>



<p><strong>Un tunnel sous les tombes : nécessité ou prétexte ?</strong> </p>



<p>La présence alléguée d’un tunnel du Hamas sous le cimetière sert à justifier l’opération menée par Tsahal (Armée de Défense d’Israël). Les fouilles conduites de juillet à août 2025 ont révélé la présence d’un <a href="https://www.timesofisrael.com/idf-said-to-damage-gaza-cemetery-containing-graves-of-allied-troops-from-world-wars/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">lance-roquettes</a> parmi les tombes. Cette trouvaille a permis d’affirmer la militarisation du cimetière. La zone reste toutefois sous contrôle militaire : aucune vérification n’est alors possible.</p>



<p>Le droit international est quant à lui explicite. Le <a href="https://www.ohchr.org/en/instruments-mechanisms/instruments/protocol-additional-geneva-conventions-12-august-1949-and" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Protocole additionnel I </a>aux Conventions de Genève (art. 34) et la <a href="https://guide-humanitarian-law.org/content/article/3/missing-persons-and-the-dead/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Règle 115 du CICR</a> (Comité international de la Croix-Rouge) protègent les sépultures. Selon la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (<a href="https://www.pbs.org/newshour/world/israel-military-operation-destroys-a-gaza-cemetery-israel-says-hamas-used-the-site-to-hide-a-tunnel" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">USCIRF</a>), la destruction de cimetières pourrait constituer un crime de guerre en vertu du Statut de Rome. Les autorités israéliennes font valoir que cette protection cesse dès qu’un site est militarisé, un <a href="https://www.hrw.org/news/2023/10/09/questions-and-answers-october-2023-hostilities-between-israel-and-palestinian-armed" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">argument</a> également appliqué aux hôpitaux et aux écoles de Gaza.</p>



<p>Tsahal affirme avoir agi avec « <a href="https://www.timesofisrael.com/idf-said-to-damage-gaza-cemetery-containing-graves-of-allied-troops-from-world-wars/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>la sensibilité requise</em></a> (<em>tdlr</em>) ». Un de ses officiers admet pourtant ne pas pouvoir garantir que les restes ont été préservés. Ce n’est pas la première fois que ce cimetière se retrouve au centre des violences. Il avait déjà été endommagé lors d’opérations militaires israéliennes en <a href="https://theconversation.com/the-damaged-gaza-war-cemetery-highlights-ongoing-risk-to-soldier-graves-in-conflict-zones-275536" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2006 et en 2009</a>, le gouvernement israélien ayant alors versé une compensation financière à la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth (CWGC). De nouvelles destructions ont notamment été documentées <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/feb/04/idf-bulldoze-gaza-war-cemetery-allied-graves-satellite-images" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en 2025</a>. Au total, au moins <a href="https://www.cnn.com/2024/01/20/middleeast/israel-gaza-cemeteries-desecrated-investigation-intl-cmd/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">16 cimetières</a> ont été détruits à Gaza depuis le début du conflit.</p>



<p><strong>L’indignation, faute de mieux </strong></p>



<p>Affaires mondiales Canada se dit « <em>profondément préoccupé</em> » dans un communiqué officiel et souligne l’importance de préserver les sites commémoratifs « <em>avec le plus grand respect</em> ». La Légion royale canadienne se déclare « <em>anéantie</em> » par communiqué de presse. Son président, Berkley Lawrence, estime qu’aucune raison ne peut justifier la destruction d’un cimetière et s’interroge sur le sort des dépouilles.</p>



<p>La <a href="https://www.cwgc.org/our-work/caring-for-our-sites/our-sites-in-challenging-locations/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">CWGC</a> confirme sur son site des dommages importants aux pierres tombales, mémoriaux et murs d’enceinte. Elle n’a aucun accès au cimetière, toujours sous contrôle militaire israélien. La restauration est promise « <em>lorsqu’il sera sûr de le faire</em> », <a href="https://www.cwgc.org/our-work/caring-for-our-sites/our-sites-in-challenging-locations/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">indique</a> le communiqué officiel de la CWGC.</p>



<p><strong>Le paradoxe commémoratif : le rappel des vétérans </strong></p>



<p>Greg Mitchell, vice-président de l’Association canadienne des vétérans du maintien de la paix, confie à la <a href="https://www.nsnews.com/national-business/ottawa-investigating-report-gaza-cemetery-where-canadians-were-buried-was-destroyed-11854711" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">presse canadienne</a> faire confiance à la CWGC pour restaurer le cimetière le moment venu. Mais il recentre le débat : ce qui le préoccupe avant tout, ce sont les personnes qui souffrent et meurent à Gaza en ce moment. Le territoire où reposaient ces 22 Casques bleus a vu périr plus de 75 000 Palestiniens lors des seize premiers mois du conflit, <a href="https://www.thenationalnews.com/news/mena/2026/02/19/actual-gaza-death-toll-50-per-cent-higher-than-ministry-figures-says-lancet-study/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">selon une étude publiée dans le journal <em>The Lancet</em></a>.</p>



<p>Morts et vivants partagent désormais le même territoire dévasté. Ces soldats avaient été envoyés pour maintenir la paix. Ils n’y ont même pas trouvé le repos.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/gaza-les-soldats-canadiens-ne-reposent-plus-en-paix/" data-wpel-link="internal">Gaza : les soldats canadiens ne reposent plus en paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>​​Neuf morts dans une fusillade scolaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/neuf-morts-dans-une-fusillade-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joséphine Miton]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[fusillade]]></category>
		<category><![CDATA[registre des armes à feu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60052</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une ancienne élève a ouvert le feu dans une école secondaire en Colombie-Britannique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/neuf-morts-dans-une-fusillade-scolaire/" data-wpel-link="internal">​​Neuf morts dans une fusillade scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce mardi 10 février, Tumbler Ridge a été frappée par la pire fusillade scolaire au Canada <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/school-shooting-ten-dead-british-columbia-9.7084222" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">depuis le massacre de Polytechnique</a> en 1989. Cette petite ville isolée de 2 400 habitants, située au pied des Rocheuses à 1 200 kilomètres de Vancouver, porte désormais le poids d’une tragédie nationale. Jesse Van Rootselaar, 18 ans, ancienne élève, a d’abord tué sa mère, Jennifer Strang, 39 ans, ainsi que son demi-frère de 11 ans à leur domicile, avant de se rendre à la Tumbler Ridge Secondary School. À 14 h 20, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reçu un signalement de tirs actifs. Après avoir ouvert le feu dans l’école, la tireuse a été retrouvée morte par blessure auto-infligée. Le bilan est lourd : neuf morts et 27 blessés.</p>



<p><strong>Une communauté sous le choc</strong></p>



<p>Dans cette petite ville où tout le monde se connaît, l’horreur a bouleversé le quotidien de la communauté<em>. « Tout semble tellement irréel. Les larmes n’arrêtent pas de couler. Tant de jeunes vies fauchées inutilement (tdlr) »</em>, <a href="https://x.com/AwarenessTCS/status/2022841209203364084" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a confié</a> le grand-père d’Ezekiel Schofield, 13 ans, tué dans la fusillade<em>. « C’est une petite ville très soudée, et l’impact d’un événement comme celui-ci est ressenti par tout le monde »,</em> <a href="https://x.com/LarryNeufeldCon/status/2021407906164261016" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a écrit</a> sur X le député provincial Larry Neufeld. Le ministre fédéral Gregor Robertson, qui s’est rendu sur place, <a href="https://x.com/gregorrobertson/status/2021822631276937223" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a décrit</a> <em>« une communauté extraordinaire »</em>, où il a été témoin <em>« d’une compassion et d’une entraide remarquables chez chaque personne rencontrée ».</em></p>



<p>La fusillade a provoqué une vague d’émotions à travers le pays et au-delà des frontières canadiennes. Le premier ministre Mark Carney <a href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/tout-un-matin/episodes/1020392/mercredi-11-fevrier-2026/transcription" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a annulé ses déplacements</a> à Halifax et Munich. Visiblement ému devant la Chambre des communes, <a href="https://lactualite.com/actualites/de-nombreuses-personnes-reagissent-a-la-fusillade-de-masse-survenue-a-tumbler-ridge/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">il a déclaré</a> <em>: « Ce matin, des parents, grands-parents, frères et sœurs à Tumbler Ridge se réveilleront sans quelqu’un qu’ils aiment. La nation pleure avec vous. »</em> À l’étranger, <a href="https://x.com/EmmanuelMacron/status/2021498327565729876" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Emmanuel Macron</a>, <a href="https://x.com/ZelenskyyUa/status/2021512477452738785" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Volodymyr Zelensky</a>, <a href="https://x.com/RoyalFamily/status/2021588046903214181" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le roi Charles III</a> et <a href="https://x.com/bundeskanzler/status/2021501207781736763" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Friedrich Merz</a> ont exprimé leur solidarité envers les victimes.</p>



<p><strong>Des lois mises à l’épreuve</strong></p>



<p>Au Canada, les fusillades scolaires restent rares. La dernière de cette ampleur remonte à <a href="https://www.journaldemontreal.com/2026/02/10/les-5-pires-tueries-dans-des-ecoles-canadiennes" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Polytechnique</a>, où 14 femmes ont perdu la vie. Cette tragédie a mené à l’adoption du projet de loi <a href="https://www.caut.ca/fr/bulletin/gun-control-under-control/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">C‑17</a> en 1991, puis à la <a href="https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/f-11.6/TexteComplet.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Loi sur les armes à feu</a> en 1995. Depuis, plus de <a href="https://www.canada.ca/fr/securite-publique-canada/campagnes/rachat-armes-a-feu.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2 500 armes de type « assaut »</a> ont été interdites et un <a href="https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/cntrng-crm/frrms/c21-fr.aspx?wbdisable=true#:~:text=armes%20%C3%A0%20feu-,L&#039;ancien%20projet%20de%20loi%20C%2D21%20et%20ses%20implications,ne%20sont%20pas%20en%20vigueur." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">gel de la vente d’armes de poing</a> a été imposé entre 2022 et 2023, et se poursuit progressivement jusqu’en 2026. Malgré ces mesures, les crimes violents liés aux armes à feu <a href="https://www.publicsafety.gc.ca/cnt/trnsprnc/brfng-mtrls/prlmntry-bndrs/20230201/016/index-fr.aspx?wbdisable=true" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont bondi de 84 %</a> entre 2010 et 2020 au Canada.</p>



<p><strong>Des questions sans réponses</strong></p>



<p>De nombreuses zones d’ombre persistent. La police serait <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2228233/jesse-van-rootselaar-tumblr-ridge" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">intervenue à plusieurs reprises</a> au domicile de Van Rootselaar en raison de sa santé mentale. Des armes à feu se trouvaient dans le foyer familial : elles auraient été <a href="https://www.nationalobserver.com/2026/02/10/news/rcmp-tumbler-ridge-shooter-weapons" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">saisies puis restituées</a> à leur propriétaire légal. Le permis de possession de la tireuse était pourtant <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/tumbler-ridge-firearms-9.7088680" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">expiré depuis 2024</a>, et les armes retrouvées à l’école ne seraient pas enregistrées à son nom. Aucune note n’a été découverte et le <a href="https://www.cp24.com/news/canada/2026/02/11/heres-what-we-know-about-the-tumbler-ridge-shooter/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">motif reste inconnu</a>.</p>



<p>La GRC a par ailleurs confirmé que Van Rootselaar était une femme transgenre. Cette information a rapidement été instrumentalisée par des influenceurs de la droite américaine, relayant l’idée d’une « <em>“</em><a href="https://www.cbc.ca/news/canada/tumbler-ridge-shooting-trans-community-false-claims-9.7085078" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>épidémie” de violence transgenre</em></a> ». Or, <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/tumbler-ridge-shooting-trans-community-false-claims-9.7085078" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">selon James Densley</a>, cofondateur du Violence Prevention Project, 97,5 % des fusillades de masse recensées aux États-Unis ont été commises par des hommes cisgenres, contre 0,5 % par des personnes transgenres. Des militants 2SLGBTQ+ ont déploré que cette récupération politique détourne l’attention du deuil collectif.</p>



<p class="has-drop-cap"><em>« Déterminer le «&nbsp;pourquoi&nbsp;» sera difficile, mais nous ferons tout notre possible pour reconstituer ce qui s’est passé »</em>, <a href="https://www.cnn.com/2026/02/10/americas/canada-british-columbia-school-shooting-intl-hnk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a admis</a> le surintendant de la GRC, Ken Floyd. En attendant, mercredi soir, des centaines de résidents se sont rassemblés pour une veillée aux chandelles au cœur de la ville.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/neuf-morts-dans-une-fusillade-scolaire/" data-wpel-link="internal">​​Neuf morts dans une fusillade scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Davos 2026 : champ de bataille diplomatique?&#160;</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/davos-2026-champ-de-bataille-diplomatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elena Montefiori]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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		<category><![CDATA[conflits]]></category>
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		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbyisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59763</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les déclarations choc éclipsent les discussions économiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/davos-2026-champ-de-bataille-diplomatique/" data-wpel-link="internal">Davos 2026 : champ de bataille diplomatique?&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’actualité du Forum économique mondial (FEM) de Davos n’a pas pu passer inaperçue. Cette 56e édition, tenue la semaine dernière, s’est distinguée par une virulence particulière, signe d’un contexte géopolitique explosif. Celui-ci apparaît saturé par les conflits persistants au Moyen-Orient, les affrontements sur le sol européen, et l’escalade de la violence aux États-Unis. Ajoute à cela une posture internationale de Donald Trump de plus en plus offensive. De ce fait, les questions économiques du forum semblent avoir cédé sous le poids des fractures politiques. Du 19 au 23 janvier, les grands acteurs économiques et politiques, tels que Donald Trump, Emmanuel Macron, Mark Carney, Volodymyr Zelensky, ou encore Bill Gates et Elon Musk, ont participé au caractère électrique de Davos 2026. </p>



<p>Depuis sa création en 1971, le forum de Davos se <a href="https://www.weforum.org/about/world-economic-forum/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">définit</a> comme une fondation à but non lucratif et une organisation de lobbyisme, ayant pour mission « <a href="https://www.weforum.org/about/world-economic-forum/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>d’améliorer l’état du monde</em></a> (<em>tdlr</em>) ». Les réunions annuelles donnent lieu à la publication de rapports, la création de partenariats et le lancement d’initiatives dans des domaines tels que l’innovation, le climat, ou la santé. Son importance médiatique n’est toutefois pas à sous-estimer. En effet, c’est précisément sur ce facteur que les participants semblent avoir joué cette année. Ces derniers ont tiré avantage de la nature provocatrice de leurs discours pour susciter un grand relais médiatique. C’est notamment le cas du discours de <a href="https://youtu.be/kDJ4w3dNBTI?si=yKXLsZExb19l2IuO" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Mark Carney</a>, qualifié par Anil Wasif, alumni en politiques publiques de McGill, de « <a href="https://www.policymagazine.ca/end-of-an-era-the-reckoning-at-davos/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">discours le plus cité de la semaine, voire de la décennie</a> ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu! »</p>



<p><sub>Mark Carney, premier ministre du Canada</sub></p>
</blockquote>



<p>En effet, le thème du forum, « A Spirit of Dialogue » (Un esprit de dialogue), a été devancé par un flot de déclarations, toutes plus fracassantes les unes que les autres. L’Europe a été l’une des principales cibles des critiques. Zelensky, après avoir passé en revue la scène internationale – allant de la guerre sur son propre sol aux revendications impérialistes sur le Groenland – livre ses réclamations à l’Europe. Il demande une Europe qui serait « à l’initiative d’actions qui définissent le type d’avenir que nous aurons ». Donald Trump, dans un <a href="https://youtu.be/I5bREHuR0Fc?si=NJyz4PjYeyoYHCyk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">discours</a> d’autocongratulation, déclare quant à lui que « certaines parties de l’Europe ne sont plus reconnaissables&nbsp;», et critique les politiques européennes sur l’énergie et la migration. Le président américain n’a pas manqué de se féliciter de l’ordre économique et politique mondial : « Le Canada existe grâce aux États-Unis&nbsp;», répond-il au discours de Mark Carney. Le premier ministre canadien avait appelé à la vigilance et à l’union des puissances moyennes face à l’hégémonie étasunienne. Par un discours qualifié d’historique par la presse internationale, il a également rappelé tant les positions du Canada en cette période de « rupture de l’ordre mondial » que ses intentions pour l’avenir.</p>



<p>« <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221931/carney-vision-monde-puissances-moyennes-davos" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les puissances moyennes doivent agir de concert, affirme Carney, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu!</a> » Il propose ainsi une alternative pour les états ne pouvant pas se permettre d’agir seuls, restreints dans leurs options par « la taille de leur marché, leur capacité militaire, et leur capacité à imposer leur volonté ». Carney ouvre une porte aux pays du Sud, qui, tandis que l’Europe traverse une crise économique et politique, pourraient connaître une croissance soutenue au cours des prochaines années. L’innovation pourrait devenir un levier de cette croissance, le premier ministre canadien mettant l’accent sur l’intelligence artificielle et appelant à une coopération entre démocraties pour s’affranchir des puissances hégémoniques dans ce domaine. </p>



<p>Cette approche consistant à « <a href="https://www.pm.gc.ca/fr/nouvelles/discours/2026/01/20/principes-et-pragmatisme-la-voie-canada-choisie-allocution-du-premier" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">établir des coalitions efficaces, en fonction des enjeux, entre partenaires qui partagent suffisamment de points communs pour agir ensemble</a> » se profile alors comme un pas de plus vers cette « amélioration de l’état du monde », mission officielle du forum de Davos.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/davos-2026-champ-de-bataille-diplomatique/" data-wpel-link="internal">Davos 2026 : champ de bataille diplomatique?&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Véhicules électriques et canola : la visite de Mark Carney en Chine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/vehicules-electriques-et-canola-la-visite-de-mark-carney-en-chine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Beijing]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Carney]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Xi Jinping]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59622</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le premier ministre a conclu plusieurs accords commerciaux avec la Chine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/vehicules-electriques-et-canola-la-visite-de-mark-carney-en-chine/" data-wpel-link="internal">Véhicules électriques et canola : la visite de Mark Carney en Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En visite à Beijing, Mark Carney a déclaré la semaine dernière que « <em>le système mondial a été chamboulé. Le Canada doit tracer une nouvelle voie en naviguant dans le monde tel qu’il est, et non comme nous aimerions qu’il soit</em> (<em>tdlr</em>) ». <a href="https://www.ledevoir.com/politique/canada/948720/rapprochement-entre-chine-canada-temoin-nouvel-ordre-mondial" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Neuf ans</a> après la visite de son prédécesseur Justin Trudeau, le premier ministre s’est entretenu avec le président chinois, Xi Jinping. Dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis, il s’affaire pour détacher le Canada de l’influence états-unienne et ainsi diversifier les partenariats économiques d’Ottawa. Le rapprochement avec Beijing en est l’exemple le plus récent. </p>



<p>La Chine s’est engagée à <a href="https://www.bbc.com/news/live/c9dvev9230gt" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">diminuer</a> les droits de douane sur les graines de canola, le crabe et le homard, tandis qu’Ottawa promet d’ouvrir le marché canadien aux véhicules électriques chinois. Ces derniers seront toutefois soumis à des droits de douane de <a href="https://www.ledevoir.com/economie/948636/carney-conclut-accord-chine-vehicules-electriques-canola" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">6,1 %</a> et à un quota de 49 000 véhicules par année, ce qui représente environ 3 % du marché intérieur canadien. </p>



<p>Le rapprochement entre la Chine et le Canada n’a rien d’anodin : il s’opère alors que les liens commerciaux et diplomatiques noués avec les États-Unis depuis plusieurs décennies sont en train de se défaire rapidement. Pour Diya Jiang, candidate doctorale spécialisée dans le commerce États-Unis-Canada à l’Université McGill, « <em>on assiste à une tentative de dialogue réel entre le Canada et la Chine, deux pays fortement touchés par la politique commerciale et diplomatique de l’administration Trump depuis un an</em> ». Bâtir une relation commerciale avec la Chine, c’est aussi s’ouvrir à un marché de <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-16/visite-de-mark-carney-en-chine/ottawa-et-pekin-s-entendent-sur-les-vehicules-electriques-et-le-canola.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1,4 milliards</a> de personnes. Ottawa veut ainsi <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-16/visite-de-mark-carney-en-chine/ottawa-et-pekin-s-entendent-sur-les-vehicules-electriques-et-le-canola.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">augmenter</a> de 50 % ses exportations vers la Chine d’ici 2030. Précédemment, trois-quarts des exportations canadiennes étaient destinées aux États-Unis, et seulement 5 % étaient envoyées vers la puissance asiatique. </p>



<p>Selon la chercheuse, ce rapprochement ne se serait pas produit si la politique américaine n’avait pas autant changé. Voici un an, Mark Carney désignait la Chine comme « <em>la plus grande menace pour son pays</em> ». Une posture partagée avec le gouvernement libéral précédent : l’administration Trudeau avait alors imposé des <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221219/mark-carney-accord-chine-vehicules-electriques-canola-fruits-mer" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">droits de douane</a> sur les véhicules électriques chinois afin qu’ils n’inondent pas le marché canadien. </p>



<p>Jiang explique enfin qu’on peut s’attendre à d’autres accords entre Ottawa et Beijing dans les prochains mois, avec notamment des politiques d’exemption de visas, ou encore des échanges culturels plus marqués entre les deux pays. </p>



<p>L’administration américaine a déjà réagi à la visite de Carney à Beijing. Le président américain, Donald Trump, a dit que c’était une « <em><a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221376/accord-commerce-chine-canada-donald-trump-reaction" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bonne chose</a></em> » pour le Canada de signer un accord commercial avec la Chine. Le représentant Jamieson Greer, a quant à lui déclaré que le traité était « <em><a href="https://www.cbc.ca/news/business/trump-carney-china-deal-9.7049201" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">problématique pour le Canada</a></em> » à cause de l’importation de véhicules électriques chinois sur les marchés canadiens. Reste donc à voir quelle sera la posture américaine sur le long terme si ce nouvel élan diplomatique se confirme.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/vehicules-electriques-et-canola-la-visite-de-mark-carney-en-chine/" data-wpel-link="internal">Véhicules électriques et canola : la visite de Mark Carney en Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59562</guid>

					<description><![CDATA[<p>La liberté de la presse au Canada et dans le monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/" data-wpel-link="internal">La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au cimetière des reporters de guerre à Bayeux, en France, de grandes pierres tombales portent les noms des journalistes morts au fil des années. Devant la stèle dédiée à 2025, un petit pot aux fleurs blanches fanées rappelle silencieusement le prix payé cette année-là. Avec 2025 derrière nous, il est désormais possible de dresser le bilan de la liberté de la presse dans le monde, qui depuis quelques années continue de chuter. Les journalistes sont les premiers à en payer le prix : <a href="https://rsf.org/fr/une-ann%C3%A9e-2025-meurtri%C3%A8re-pour-les-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9-m%C3%A8ne-la-haine-des-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">67 ont été tués cette année</a>, dont 79 % ont été délibérément ciblés dans des contextes de guerre ou de crime organisé. De plus, 503 journalistes sont encore détenus et 20 demeurent en otage. Tout cela est symptomatique d’un problème plus large : <a href="https://www.democracywithoutborders.org/37744/democracy-worldwide-faces-its-ninth-year-of-net-decline-idea-report/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’érosion des démocraties</a>, la baisse de la confiance généralisée envers les médias d’information et l’affaiblissement des institutions internationales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le Canada a chuté de sept places en 2025, passant de la 14<em>e </em>à la 21<em>e </em>position mondiale en matière de liberté de la presse »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une vision internationale</strong></p>



<p>À l’échelle mondiale, <a href="https://www.unesco.org/fr/articles/journalistes-tues-en-2024-un-lourd-bilan-dans-les-zones-de-conflit-pour-la-deuxieme-annee" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le nombre de journalistes morts est généralement en baisse</a> : 88 en 2022, 64 en 2023 et 68 en 2024. <a href="https://www.unesco.org/fr/articles/journalistes-tues-en-2024-un-lourd-bilan-dans-les-zones-de-conflit-pour-la-deuxieme-annee" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Selon l’UNESCO</a>, cette baisse s’explique notamment par une diminution des violences dans les pays hors zones de conflit, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le nombre de victimes de conflits, quant à lui, est <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2024/12/Bilan%20RSF%202024%20FR.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en hausse</a>. Reporter Sans Frontières (RSF) affirme que <a href="https://rsf.org/en/rsf-and-avaaz-launch-international-media-operation-rate-journalists-are-being-killed-gaza-israeli" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’État d’Israël est le plus dangereux pour les journalistes</a>, responsable à lui seul de la mort de près de 220 professionnels de la presse depuis octobre 2023.</p>



<p>Depuis le début de la guerre, de grands efforts ont été déployés par les autorités israéliennes pour contrôler les informations sortant de Gaza, notamment en <a href="https://larevuedesmedias.ina.fr/gaza-israel-hamas-guerre-journalistes-presse-interdiction" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">empêchant tout journaliste étranger d’entrer sur le territoire. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou</a> cite des raisons de sécurité, expliquant que Gaza est une zone de guerre extrêmement dangereuse.</p>



<p>D’après RSF, <a href="https://rsf.org/fr/une-ann%C3%A9e-2025-meurtri%C3%A8re-pour-les-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9-m%C3%A8ne-la-haine-des-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près de la moitié des journalistes tués en 2025 (43 %) ont été abattus par l’armée israélienne</a>. La présidente de l’organisation, Anne Bocandé, voit ce phénomène comme le reflet d’une haine grandissante à l’encontre des journalistes, et condamne l’impunité persistante qui entoure de tels actes. Lors d’une entrevue avec <em>Le Délit</em>, Marcello Di Cintio, auteur et journaliste canadien, se livre à ce sujet. Pour lui, l’absence de sanction envers Israël risque d’inspirer d’autres acteurs partout dans le monde : « <em>Je pense qu’on va entrer dans une période sombre. Un précédent terrible vient</em> <em>d’être établi </em>(<em>tdlr</em>). » Le chef d’État israélien, quant à lui, <a href="https://www.youtube.com/watch?app=desktop&amp;v=HF16N3TtIyw" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">nie</a> avoir ciblé des reporters et dénonce les actions du Hamas qui serait, selon lui, ceux qui « <em>exécutent des journalistes </em>».</p>



<p><strong>Au Canada</strong></p>



<p>Le <a href="https://rsf.org/fr/classement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">classement annuel de RSF</a> révèle que le Canada a chuté de sept places en 2025, passant de la 14<em>e </em>à la 21<em>e </em>position mondiale en matière de liberté de la presse.</p>



<p>Parmi les facteurs évoqués par RSF, le plus important consiste en la couverture médiatique des droits des peuples autochtones, qui reste problématique dans les médias canadiens. RSF note que même si le cadre légal et institutionnel du Canada protège formellement la liberté d’expression, des progrès restent nécessaires pour que l’information reflète de manière adéquate et respectueuse les enjeux autochtones.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Moins de journalistes indépendants, moins de journalistes en général, moins de liberté de presse »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>Rafael Miró, journaliste à <em>La Presse</em></sup></p>
</blockquote>



<p>Marcello Di Cintio alerte sur le phénomène de surcharge informationnelle, qui complique la capacité du public à distinguer le vrai du faux. Les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle facilitent la propagation d’un nombre incalculable de sources qui disent tout et son contraire. Ce phénomène est illustré par la crise du COVID où les vaccins étaient tour à tour loués et dénigrés. Dans ce contexte, les individus ne construisent plus leurs connaissances à partir des faits objectifs, mais cherchent les informations auxquelles ils veulent croire. « <em>On en est à un point où l’on suppose que ce qu’on n’aime pas est un mensonge </em>», déplore-t-il.</p>



<p>Rafael Miró, journaliste à <em>La Presse </em>et ancien du <em>Délit </em>souligne le faible nombre de médias indépendants au Canada. « Moins de journalistes indépendants, moins de journalistes en général, moins de liberté de presse », résume-t-il. Il explique que de nombreux médias reçoivent des dons de grandes entreprises, ce qui soulève des questions quant à leur impartialité : « De grosses entreprises comme Desjardins ou Air Transat font des dons importants aux médias québécois privés, de l’ordre parfois de dizaines de milliers de dollars. Ces mêmes médias pourraient donc hésiter à lancer une enquête sur une entreprise donatrice et risquer de perdre ce financement. » Cette dépendance financière limite la capacité des médias à couvrir certains sujets sensibles, notamment ceux susceptibles de nuire aux intérêts de leurs bailleurs de fonds. Par ailleurs, il souligne que certaines personnes exploitent la notion de liberté de la presse pour servir leurs intérêts personnels, en insistant sur leur légitimité. Ces individus veulent utiliser la presse comme plateforme pour exprimer leurs opinions extrêmes et biaisées. À ce sujet, il insiste : « Il y a une grosse différence entre la liberté d’expression et la liberté de s’exprimer dans un média. » La liberté d’expression est un droit fondamental, mais il ne faut pas la confondre avec un droit d’accès aux médias. Eux sont régis par des règles plus strictes, par des choix éditoriaux et par des exigences de véracité de l’information et de neutralité. Cette confusion nuit à la qualité de l’information et à la crédibilité du journalisme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>Nous, on se fait réduire au silence, eux, ils se font tuer »</em></p>



<p class="has-text-align-center"><sup>Marcello Di Cintio, journaliste</sup></p>
</blockquote>



<p>Enfin, l’autocensure reste un enjeu majeur dans les médias canadiens, comme l’affirme Jeremy Appel, journaliste canadien. Ce dernier explique qu’« <em>il y en a beaucoup dans les médias canadiens, en particulier dans les rédactions grand public </em>». L’autocensure, selon lui, s’installe peu à peu sous la pression des rédacteurs en chef, eux-mêmes influencés par « <em>les intérêts des annonceurs, l’idéologie et les préférences de leurs supérieurs </em>». De son côté, Marcello Di Cintio souligne que cette restriction auto-imposée se manifeste aussi à travers un usage trop souvent neutre, voire distant, du langage dans les médias, notamment dans le traitement du conflit israélo-palestinien. Il dénonce l’emploi systématique de la voix passive dans les titres, qui gomme les responsabilités. Cette forme de langue neutre contribue à brouiller la compréhension et à limiter la portée critique des reportages.</p>



<p>Lors de notre entretien, Marcello Di Cintio remet les choses en perspective : « <em>Nous, on se fait réduire au silence, eux, ils se font tuer. </em>» Au cimetière des reporters de guerre, les pierres tombales témoignent du prix humain payé par les journalistes dans l’exercice de leur métier, rappelant l’importance de l’effort constant pour préserver la liberté de la presse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/" data-wpel-link="internal">La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>L’Institut Écho : un programme de formation contre les violences conjugales voit le jour au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/linstitut-echo-un-programme-de-formation-contre-les-violences-conjugales-voit-le-jour-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59448</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un programme de sensibilisation et de formation professionnelle pour combattre les violences conjugales a vu le jour au Québec le lundi 17 novembre. L’Institut Écho a été mis en place avec un objectif clair : soutenir les professionnels qui interviennent auprès de victimes de violence conjugale. Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violences&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/linstitut-echo-un-programme-de-formation-contre-les-violences-conjugales-voit-le-jour-au-quebec/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">L’Institut Écho : un programme de formation contre les violences conjugales voit le jour au Québec</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/linstitut-echo-un-programme-de-formation-contre-les-violences-conjugales-voit-le-jour-au-quebec/" data-wpel-link="internal">L’Institut Écho : un programme de formation contre les violences conjugales voit le jour au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Un programme de sensibilisation et de formation professionnelle pour combattre les violences conjugales a vu le jour au Québec le lundi 17 novembre. L’Institut Écho a été mis en place avec <a href="https://institut-echo.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un objectif clair</a> : soutenir les professionnels qui interviennent auprès de victimes de violence conjugale. Le <a href="https://maisons-femmes.qc.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Regroupement des maisons pour femmes victimes de violences conjugales</a>, qui pilote cette initiative, souhaite cibler les milieux professionnels les plus présents auprès des victimes. L’Institut Écho offre des formations, prépare des ateliers et organise des conférences avec des experts pour que les victimes soient mieux appuyées sur le plan communautaire, judiciaire, de la santé et des services sociaux, ainsi que par les employeurs et syndicats. Une fois formés, les professionnels de ces milieux seront dotés d’une familiarité avec le sujet, leur permettant de mieux intervenir au service des victimes. Une piste encourageante pour mieux intégrer et adapter le monde professionnel au combat contre les violences conjugales.</p>



<p>Les violences domestiques sont en effet un fléau difficile à combattre. En 2023, au Québec, <a href="https://statistique.quebec.ca/vitrine/egalite/dimensions-egalite/violence/violence-contexte-conjugal" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">27 082 personnes ont été victimes d’infractions contre la personne en contexte conjugal</a>, dont 20 590 femmes et 6 492 hommes. Un chiffre d’autant plus conséquent lorsque l’on considère qu’il ne cesse de grimper. Entre 2005 et 2023, le nombre d’infractions susceptibles d’induire une blessure a augmenté de 46 % chez les femmes et de 169 % chez les hommes. Un triste constat auquel l’Institut Écho souhaite sensibiliser les professionnels.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.fm1047.ca/audio/737858/formation-en-violence-conjugale-un-nouvel-institut-voit-le-jour-a-montreal" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sur les antennes de 104,7 Outaouais</a>, la présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Annick Brazeau, affirme que l’Institut est une première au Canada. Elle explique que «&nbsp;ce qui est particulier avec cet institut, c’est qu’il s’adresse directement aux professionnels dans leur milieu de travail&nbsp;». Contrairement aux autres formations, qui sont entièrement en ligne, Écho se distingue en se déplaçant à travers la province pour rencontrer les professionnels en personne dans leurs bureaux, tout en offrant une formule digitale. Alors que l’Institut Écho commence sa mission, on ne peut qu’espérer pour les victimes qu’elle aura un effet positif concret pour rendre un processus traumatisant plus navigable. Pour cela, le Regroupement <a href="https://ici.radio-canada.ca/rci/fr/nouvelle/2208101/lancement-institut-intervenants-violence-conjugale" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">continue de solliciter plus de financement</a> auprès du gouvernement québécois afin de renforcer le combat.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/linstitut-echo-un-programme-de-formation-contre-les-violences-conjugales-voit-le-jour-au-quebec/" data-wpel-link="internal">L’Institut Écho : un programme de formation contre les violences conjugales voit le jour au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mark Carney à l’épreuve du budget</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentin Pelouzet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59328</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comprendre et analyser le projet libéral dans un contexte de tension avec les États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/" data-wpel-link="internal">Mark Carney à l’épreuve du budget</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">« Bâtir un Canada fort » : c’est le titre du <a href="https://budget.canada.ca/2025/report-rapport/toc-tdm-fr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">projet de budget</a> déposé par le premier ministre fédéral Mark Carney au Parlement mardi 4 novembre. Le titre est évocateur : bien que les États-Unis – premier partenaire commercial du Canada – soient rarement cités dans le texte, on comprend qu’il s’agit ici d’un budget de réaction au durcissement majeur de la politique douanière américaine sous la présidence de Donald Trump. Afin de mieux comprendre comment ce budget répond aux défis politiques, mais aussi écologiques auxquels fait face le Canada, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Julian Karaguesian, conférencier en économie à McGill et ancien conseiller du ministère fédéral des Finances, et Amy Janzwood, professeure de science politique à McGill, spécialisée en politique environnementale.</p>



<p><strong>Un durcissement attendu de la frontière</strong></p>



<p>D’après Karaguesian, ce budget survient certes en réaction à la politique trumpiste – tarifs sur les automobiles <a href="https://www.pwc.com/ca/en/services/tax/publications/tax-insights/us-impose-tariffs-automobiles-parts-2025.html?.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">(25 %)</a>, l’aluminium, l’acier et certains produits en cuivre <a href="https://www.ivey.uwo.ca/media/qxsoeh1q/ivey_canada-us-trade-and-investment_final_june-2025.pdf?utm.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">(50 %)</a>, ainsi que le <a href="https://www.international.gc.ca/controls-controles/softwood-bois_oeuvre/recent.aspx?lang=eng" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bois</a> et <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2199642/tarifs-fabricants-armoires-cuisine-meubles-cabico-jaymar" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">certains meubles</a> – mais également dans un contexte plus large d’« isolationnisme » étasunien : « <em>Nous vivons actuellement une accélération du durcissement de la frontière étasunienne sous la présidence de Trump, mais c’est une tendance qui a commencé dès le lendemain du 11 septembre </em>(<em>tdlr</em>). » Il explique : « <em>Il y a évidemment des raisons sécuritaires, mais également économiques [derrière ce durcissement, ndlr]. Les États-Unis ont le sentiment de ne plus être compétitifs. Ils doivent également financer leur immense armée, et ne peuvent politiquement pas augmenter les impôts, donc ils utilisent les tarifs</em>. »&nbsp;</p>



<p>En réaction, Carney propose des investissements majeurs pour renforcer les exportations du Canada dans le reste du monde. Le budget prévoit notamment une dépense de 115 milliards de dollars dans la productivité, notamment dans les secteurs de l’énergie propre, de la manufacture et des <a href="https://www.canada.ca/fr/campagne/mineraux-critiques-au-canada/les-mineraux-critiques-une-occasion-pour-le-canada.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« minéraux critiques »</a> définis comme les minéraux sur lesquels « repose la technologie moderne », comme le lithium ou le nickel. Le premier ministre souhaite également stimuler l’économie interne du Canada, notamment par une dépense de 115 milliards de dollars dans les infrastructures canadiennes – hôpitaux, universités, routes, logements, systèmes d’approvisionnement en eau, et d’autres. Ces choix soulignent la « vision » de Carney, d’après Karaguesian : « <em>Ce budget change la nature de notre modèle économique – historiquement basé sur le libre-échange avec les États-Unis – et l’oriente vers plus de croissance interne, et vers de nouveaux marchés étrangers, notamment l’Europe et l’Asie</em>. »</p>



<p><strong>Des dépenses, mais aussi des coupures</strong></p>



<p>Il s’agit donc d’un budget dépensier : le premier ministre annonce un déficit de 78 milliards de dollars, soit <a href="https://www.reuters.com/world/americas/carneys-first-budget-promises-generational-investments-tough-choices-canada-2025-11-04/?utm.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">116 % de plus</a> que l’année dernière. Selon Karaguesian, ce chiffre ne devrait pas inquiéter : « <em>Beaucoup d’économistes s’intéressent au montant du déficit, mais il ne représente que 2,5 % du PIB. En périodes de crise comme en 2008 ou lors de la pandémie de la COVID-19 – le déficit des États-Unis, par exemple, pouvait <a href="https://fred.stlouisfed.org/series/FYFSGDA188S" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépasser les 10 %</a>.</em> » Il pointe, à l’inverse, les risques liés au manque d’investissement : « <em>Prenons l’Argentine, qui était l’un des pays les plus riches dans les années 1930, et qui est maintenant chroniquement en crise, car elle n’a pas investi. Le Canada est encore riche, et il a la capacité de faire des investissements ; s’il attend trop longtemps, il finira comme l’Argentine</em>. »</p>



<p>Pour pallier ses dépenses majeures, le budget prévoit néanmoins des coupures. Une de ses mesures principales prévoit la réduction du nombre d’employés de la fonction publique de 358 000 à 330 000 d’ici mars 2029, soit une réduction totale de 28 000 emplois à partir de l’année prochaine. Cette annonce a provoqué la colère des syndicats : Sharon DeSousa, présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, <a href="https://www.ctvnews.ca/ottawa/article/federal-unions-say-budget-calling-for-28000-public-service-job-cuts-is-pretty-short-on-details/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a prévenu</a> que la suppression de postes mènerait à « <em>des délais d’attente plus longs pour obtenir son passeport, l’assurance-emploi, les prestations pour la garde d’enfants et les pensions, davantage d’appels sans réponse à l’Agence du revenu du Canada, ainsi que des programmes de santé publique et de sécurité alimentaire affaiblis</em> ». Elle avertit le gouvernement : « <em>Nous savons comment riposter. Le premier ministre Carney parle beaucoup de sacrifices, mais qui les fait réellement? Ce ne sont ni les méga-entreprises ni les PDG. Non, une fois de plus, ce sont les gens ordinaires, les travailleurs, qui en paient le prix</em>. »</p>



<p>Karaguesian est plus optimiste quant au coût social de la mesure : « <em>Sur la dernière année, la fonction publique a déjà été réduite de 13 000 postes rien qu’avec les démissions et départs en retraite. Les 28 000 suppressions peuvent ainsi probablement être atteintes de la même manière, même si nous devrons également continuer à embaucher les nouvelles générations.</em> »</p>



<p><strong>Un volet climatique qui interroge&nbsp;</strong></p>



<p>Les mesures climatiques du budget font également réagir. D’un côté, le gouvernement libéral mise sur sa « compétitivité climatique » et compte mettre de l’avant certaines industries liées à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Il prévoit, par exemple, des crédits d’impôt pour les entreprises pratiquant le captage de carbone. Le budget propose également un investissement de 2 milliards de dollars dans un <a href="https://lactualite.com/actualites/le-budget-federal-prevoit-un-fonds-de-2-milliards-pour-les-mineraux-critiques/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« fonds souverain pour les minéraux critiques »</a>, parmi lesquels certains sont essentiels au développement des énergies dites « propres ».&nbsp;</p>



<p>De l’autre, Carney ouvre la possibilité d’abandon du projet de plafonds sur les émissions de gaz à effet de serre liées à l’extraction du pétrole et du gaz naturel, si les autres mesures de sobriété du gouvernement s’avéraient efficaces. Dre Janzwood, spécialisée en politique environnementale, regrette ce retrait : « <em>Les plafonds sur les émissions offrent beaucoup de certitudes et de clarté. En opposition, les technologies, comme le captage de carbone, en plus d’être très coûteuses en subventions, ont une efficacité très discutable d’après la littérature scientifique.</em>&nbsp;»</p>



<p>Plus généralement, Dre Janzwood se montre inquiète face au volet climatique du budget : « De nombreux éléments du budget étaient sur la liste de vœux de l’industrie du pétrole et du gaz. » Elle cite notamment la proposition de réouverture du débat autour de l’écoblanchiment (<em>greenwashing</em>), soit des déclarations floues ou malhonnêtes en matière d’engagements environnementaux des entreprises. La loi C‑59 de 2024, qui limitait très fortement cette pratique, est en effet jugée créatrice d’« incertitude à l’égard des investissements », et remise en cause par le budget.&nbsp;</p>



<p>La transformation de l’économie canadienne prévue par le budget semble ainsi passer par des sacrifices en matière environnementale. « <em>Nous sommes dans un contexte économique difficile, mais ces reculs en matière environnementale ne sont pas nécessaires</em> », déplore Dre Janzwood.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/" data-wpel-link="internal">Mark Carney à l’épreuve du budget</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Trop d’écrans, pas assez de sport : le défi des futurs McGillois?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/trop-decrans-pas-assez-de-sport-le-defi-des-futurs-mcgillois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[activité physique]]></category>
		<category><![CDATA[adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[écrans]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude alerte sur les faibles taux d’activité physique chez les adolescents canadiens.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/trop-decrans-pas-assez-de-sport-le-defi-des-futurs-mcgillois/" data-wpel-link="internal">Trop d’écrans, pas assez de sport : le défi des futurs McGillois?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce n’est pas toujours facile à entendre, mais il va falloir s’y faire. Nos parents avaient peut-être raison : « C’est la faute des écrans. » <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/251017/dq251017b-fra.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Une étude de Statistique Canada</a> parue le 17 octobre dernier semble le suggérer. Celle-ci s’intéresse à l’activité physique des jeunes adolescents canadiens (de 12 à 17 ans), sur la période de 2022 à 2024, ainsi qu’à leur temps sédentaire notamment consacré aux écrans, c’est-à-dire sans la moindre activité physique. La conclusion : il y a de quoi s’inquiéter. </p>



<p><strong>La sédentarité règne </strong></p>



<p>Tout d’abord, seulement 21 % des jeunes de 12 à 17 ans suivent les taux d’activité physique quotidiens recommandés par le gouvernement, un déclin considérable par rapport à la période entre 2018 et 2019, où ce chiffre atteignait 36 %. Claire LeBlanc, professeure au Département de pédiatrie de McGill, et co-auteure des recommandations canadiennes sur l’activité physique pour les enfants et les adolescents, explique ces chiffres : « <em>Les jeunes ont du mal à retrouver un rythme sportif depuis la pandémie. Plusieurs athlètes n’avaient plus la capacité mentale de se réintégrer dans leur sport, et cela a eu un grand impact </em>(<em>tdlr</em>). » </p>



<p>Dans cette tranche d’âge, le temps sédentaire, qui prend notamment en compte le temps de loisir consacré aux écrans, est également fortement en hausse. Il représente en moyenne 10,6 heures par jour, contre 9,3 heures pour les adultes, et 7,6 heures chez les enfants. Pour LeBlanc, ce sont encore les effets persistants de la pandémie qui en sont la cause : « <em>Les enfants de la COVID-19 se sont retrouvés avec toutes sortes de problèmes de santé mentale, limitant leur volonté de bouger. Mais c’est surtout le déclin dans la qualité du sommeil, avec pour cause le temps passé sur les écrans, barrière à l’activité physique, qui est à la source de la sédentarité croissante. </em>» </p>



<p><strong>Des conséquences graves </strong></p>



<p>La baisse de régime sportif dans cette tranche d’âge a des conséquences, notamment sur la santé physique. LeBlanc rappelle que «<em> le sport est nécessaire pour renforcer ses muscles, sa structure osseuse, son profil lipidique, éviter l’hypertension, et tant d’autres choses dans le domaine de la prévention et du bien-être physique </em>». Au-delà de cela, cette baisse présente des risques importants pour la santé mentale des jeunes : elle explique que « <em>le sport est la clé pour réduire la dépression et l’anxiété, et contribue aussi grandement à la performance académique</em> ». </p>



<p>Avec cette considération en tête, on comprend d’autant plus pourquoi les inégalités des genres dans cette tranche d’âge en matière d’activité physique peuvent avoir des conséquences sérieuses dans le monde académique et professionnel. En effet, alors que 33 % des jeunes garçons font suffisamment d’activité physique, ce chiffre se situe à 8 % pour les jeunes filles. LeBlanc explique que « <em>l’intérêt pour le sport chute à l’arrivée dans l’adolescence, et cela est particulièrement le cas pour les jeunes filles. Elles développent d’autres intérêts [ce qui diminue le temps qu’elles accordent aux activités sportives, </em>ndlr<em>], et c’est très dommage </em>». L’activité physique est fondamentale au développement d’une vie saine, à la fois pour le corps et pour la vie sociale et professionnelle. Un effort considérable est donc nécessaire pour l’encourager. </p>



<p><strong>Maintenant, il faut se bouger </strong></p>



<p>Il existe alors plusieurs solutions. Pour sa part, LeBlanc rappelle l’importance des comportements sociologiques dans le développement d’une vie plus active: « <em>Dès le jeune âge, il faut instaurer un aspect sportif dans la famille, en faisant du vélo ou des randonnées ensemble, par exemple. À l’adolescence, cela doit se transmettre dans les groupes d’amis.</em> » Elle ajoute que « balader ses enfants en poussettes les empêche de développer de bonnes habitudes physiques ». Certes, pour vous lecteurs cherchant à devenir plus actifs, il est peut-être trop tard pour demander à vos parents de ne pas vous balader en poussette. En revanche, il ne l’est pas pour se tourner vers le sport. À McGill, par exemple, la ligue intra-muros est faite pour cela. </p>



<p>Offrant une variété de sports individuels et collectifs, pour les débutants comme pour les habitués, la ligue intra-muros de l’Université cherche à promouvoir l’accès au sport pour tous. Ryne Bondy, directeur des sports récréatifs à McGill, rappelle que « <em>des ligues féminines, mixtes ou ouvertes rendent nos sports accessibles à tous </em>». Les ligues de niveau inférieur, ou les « <em>PLAY-FUN </em>» (juste pour le plaisir) existent d’ailleurs pour faciliter l’accès au sport. Pour Bondy, ce type de sport récréatif offre une opportunité aux McGillois, car pour les adolescents, «<em> le sport devient plus une affaire de compétition et d’hyper-spécialisation</em> ». Il présente donc la ligue intra-muros comme un lieu de réintégration sportive pour ceux à qui le sport a manqué pendant l’adolescence. Et c’est un succès. Selon Bondy, le nombre de participants continue d’augmenter, avec 6 515 participants ce semestre, contre 6 467 il y a un an. De quoi rester optimiste pour relancer la génération COVID-19.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/trop-decrans-pas-assez-de-sport-le-defi-des-futurs-mcgillois/" data-wpel-link="internal">Trop d’écrans, pas assez de sport : le défi des futurs McGillois?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>L’armée canadienne peine à recruter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées canadiennes]]></category>
		<category><![CDATA[rapport]]></category>
		<category><![CDATA[recrutements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rapport remet à l’ordre du jour un problème persistant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/" data-wpel-link="internal">L’armée canadienne peine à recruter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Coup de tonnerre au sein des Forces armées canadiennes (FAC) : dans un récent <a href="https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/docs/parl_oag_202510_07_f.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rapport</a> de la vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan, d’importantes failles dans le processus de recrutement ont été révélées. L’audit, réalisé entre le 1<em>er</em> avril 2022 et le 31 mars 2025, porte des conclusions alarmantes : seuls 15 000 recrutements ont été effectués au lieu des 19 700 projetés. C’est près du quart de moins que ce que les FAC avaient prévu. </p>



<p>« Forts. Fiers. Prêts. » Telle est la devise des Forces armées canadiennes. Forte de ses <a href="https://dndcaf101.substack.com/p/state-of-the-reconstitution" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">94 000 militaires</a> (2024), elle a pour vocation de protéger le Canada et ses intérêts à l’étranger. Participant régulièrement à des exercices conjoints de l’OTAN, les FAC sont reconnues comme un corps militaire moderne et efficace.</p>



<p>Or, selon le rapport, les Forces armées canadiennes risquent de ne plus pouvoir assurer pleinement leur mission. Pour clarifier et analyser cet audit, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Charlotte Duval-Lantoine, vice-présidente des opérations à Ottawa à l’Institut canadien des affaires mondiales, chercheuse et ancienne étudiante de l’Université McGill. </p>



<p><strong>Un problème bien connu </strong></p>



<p>Duval-Lantoine rappelle d’emblée que les difficultés de recrutement ne sont pas nouvelles. Un <a href="https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_201611_05_f_41834.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">précédent rapport</a> en 2016 issu de la même vérificatrice générale avait déjà souligné un sous-effectif et des dysfonctionnements dans le système de recrutement des Forces armées canadiennes. </p>



<p>Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’un problème d’image. « Les Forces armées canadiennes n’ont aucun problème à attirer des candidats », précise Duval-Lantoine. Entre 2022 et 2025, plus de 192 000 personnes ont postulé pour rejoindre l’armée. Pourtant, à peine 14 000 ont effectivement été recrutées. « Ce n’est pas un problème d’attractivité, mais de conversion », résume-t-elle. Les données sont sans équivoque : seuls 6 % des dossiers ont été rejetés pour des enjeux concernant les compétences des candidats. Le véritable obstacle est administratif : le processus, censé durer 100 à 150 jours, en prend en réalité près du double, entre 245 et 271 jours. </p>



<p>Duval-Lantoine explique ces délais : « Le système informatique repose sur huit plateformes administratives distinctes, décuplant le travail des administrateurs. » Selon elle, les Forces armées canadiennes sont victimes de leur propre succès. Elles attirent mais ne parviennent pas à absorber la masse de candidatures. </p>



<p><strong>Des causes culturelles et structurelles </strong></p>



<p>Pour surmonter ces problèmes, la chercheuse prône une réforme structurelle : moderniser les systèmes informatiques, centraliser les processus et impliquer davantage le ministère de la Défense nationale dans les politiques de gestion du personnel. </p>



<p>Sur le plan culturel, elle déplore un « exceptionnalisme militaire » persistant : « Il existe une méfiance à l’égard de l’expertise civile. Les militaires estiment qu’ils gèrent mieux seuls. » Duval-Lantoine décrit une tendance à ne pas suivre les directions civiles et un rejet d’idées nouvelles. </p>



<p>En somme, le principal défi des Forces armées canadiennes est clair : parvenir à surmonter la déconnexion entre leurs besoins opérationnels et leurs capacités administratives. Ce problème transcende le seul recrutement, il se matérialise dans un dysfonctionnement structurel où l’institution se fait parfois sa propre ennemie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/" data-wpel-link="internal">L’armée canadienne peine à recruter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>« Vous êtes les citoyens d’aujourd’hui et de demain »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/vous-etes-les-citoyens-daujourdhui-et-de-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Françoise Mégie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58939</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec la sénatrice Marie-Françoise Mégie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/vous-etes-les-citoyens-daujourdhui-et-de-demain/" data-wpel-link="internal">« Vous êtes les citoyens d’aujourd’hui et de demain »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Après près de dix ans au Sénat du Canada, la sénatrice Marie-Françoise Mégie, première femme d’origine haïtienne à y siéger, a pris sa retraite le 21 septembre 2025. Engagée sur des dossiers tels que l’aide médicale à mourir ou les langues officielles, elle revient sur son parcours et sur les valeurs qui ont guidé son engagement dans une entrevue avec <em>Le Délit</em>.</p>



<p><strong>Le Délit (LD) </strong>: <em>Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir sénatrice? Qu’est- ce que vous espériez accomplir?</em></p>



<p><strong>Marie-Françoise Mégie (MM) </strong>: Je ne savais même pas que je pouvais devenir sénatrice – c’est quelque chose qui ne m’avait jamais, jamais effleuré l’esprit. En 2016, je sortais de ma vie médicale, je prenais ma retraite, et je comptais désormais me concentrer sur ma vie communautaire. Mais un ami m’a entendue parler de mon plan pour la retraite, et il m’a dit que les jeunes de la communauté noire avaient besoin de se sentir représentés dans les hauts espaces décisionnels. C’est cet argument qui m’a convaincue d’envoyer mon curriculum vitæ au comité décisionnel du Sénat. J’étais très contente d’être choisie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« En ayant peur de «&nbsp;la politique&nbsp;», on ne fait que se freiner »</p>
</blockquote>



<p><strong>LD </strong>: <em>Vous êtes la première sénatrice d’origine haïtienne – qu’est-ce que cela représente pour vous, personnellement et politiquement?</em></p>



<p><strong>MM </strong>: On me demande souvent si je trouve ça lourd, d’être la première sénatrice d’origine haïtienne, si j’ai le sentiment d’avoir une redevance à la population. Mais j’étais déjà très impliquée au sein de la communauté haïtienne avant de devenir sénatrice. J’ai vu mon rôle au Sénat comme un cadeau pour poursuivre mon travail à plus grande échelle. Je sentais que j’avais la responsabilité de continuer d’aider les jeunes, de combattre la discrimination – mais ce n’est pas une responsabilité qui me pèse, pas du tout. Cette année, je prends ma retraite, et il faut que d’autres prennent la relève. Et quand on a défriché un terrain, c’est plus facile pour les plus jeunes de marcher sur nos traces.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Quand vous regardez en arrière et que vous pensez à votre carrière au Sénat, de quoi êtes-vous le plus fière?</em></p>



<p><strong>MM </strong>: J’ai déposé un projet de loi pour la commémoration du jour de la pandémie de COVID-19, qui a été adopté. Chaque année, le 11 mars, on se souvient désormais des personnes décédées dans des conditions effrayantes et des professionnels de la santé qui ont donné des soins aux malades et qui ont diminué la catastrophe. En plus de se souvenir, on se prépare à l’éventualité d’une nouvelle pandémie, pour mieux y réagir si ça devait se reproduire. Une autre initiative dont je suis fière est celle de l’exposition annuelle du Mois de l’histoire des Noirs au Sénat. Avec un groupe de sénateurs noirs, nous avons organisé des expositions sur les artistes noirs, les innovateurs noirs, les athlètes noirs… L’idée étant de mieux faire connaître aux sénateurs, mais aussi aux visiteurs du Sénat, l’histoire des Noirs. C’était la première fois qu’une telle initiative était organisée, et cela a inspiré d’autres sénateurs à organiser des expositions similaires.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Que diriez-vous à un jeune qui hésite à s’engager politiquement, parce</em> <em>qu’il sent que la politique, ce n’est pas pour lui?</em></p>



<p><strong>MM </strong>: Je lui dirais d’abord que, moi aussi, je pensais que la politique n’était pas pour moi. Mais tous les gestes sont politiques, même si on ne s’en rend pas toujours compte. En ayant peur de « la politique », on ne fait que se freiner. Je recommande à tous les jeunes de commencer à s’engager le plus près d’eux, au niveau municipal par exemple, pour comprendre comment fonctionne la machine électorale. On a besoin de la jeunesse, vous êtes les citoyens d’aujourd’hui et de demain. Le même conseil s’applique évidemment aux jeunes issus de communautés marginalisées – vous êtes chez vous, vous êtes nés au Canada Vous avez votre place, prenez-la!</p>
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		<item>
		<title>Le Canada encore en proie aux flammes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/le-canada-encore-en-proie-aux-flammes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[feux de forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Incendies]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58342</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis plus de quatre mois, de terribles incendies ravagent le centre et l’ouest du pays.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/le-canada-encore-en-proie-aux-flammes/" data-wpel-link="internal">Le Canada encore en proie aux flammes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le début de l’année, une superficie égale à celle du Nouveau-Brunswick s’est embrasée. Seulement deux ans après l’année 2023 où les flammes avaient ravagé près de 18 millions d’hectares, le Canada connaît actuellement son deuxième été le plus destructeur de l’histoire. Près de <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/feux-de-foret/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">7 millions d’hectares</a> ont brûlé pour l’instant d’après Radio-Canada, en attendant le décompte officiel en fin de saison. </p>



<p>Cette année, ce sont bien les feux de forêt précoces au Manitoba et en Saskatchewan qui ont fait la une des journaux. Dès le mois de mai, ces deux provinces ont déclaré un état d’urgence de trente jours pour lutter contre la propagation des feux dans leurs provinces. Mais ces dernières ne sont pas les seules touchées : la Colombie-Britannique et l’Ontario connaissent aussi une saison des feux particulièrement intense, qui a forcé le déplacement de milliers de personnes durant l’été. À ce jour, près de <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/feux-de-foret/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">600 feux</a> sont encore actifs selon Radio-Canada, dont une majorité inquiétante qui n’est toujours pas maîtrisée. </p>



<p>Le Québec, plus grande province canadienne en termes de superficie, a été globalement épargné par les incendies de forêt qui ont ravagé le centre et l’ouest du pays. Selon la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), <a href="https://www.sopfeu.qc.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">292 incendies de forêt</a> ont été recensés dans la province depuis le 1er mars, soit 131 de moins que la moyenne sur dix ans. La cause? Des conditions météorologiques pluvieuses qui n’ont pas asséché les sols comme dans le passé. Karine Pelletier, conseillère à la prévention et à l’information à la SOPFEU, explique qu’il « a plu au Québec tous les trois jours cet été, ce qui explique pourquoi nous avons été particulièrement épargnés par les feux ». Une sorte d’accalmie, deux ans seulement après que le Québec a connu des incendies d’une ampleur inédite. </p>



<p>La sensibilisation aux incendies auprès de la population joue donc un grand rôle dans leur prévention. Karine Pelletier rappelle que « 80% des feux de forêt sont d’origine humaine, et 20% sont dus à des phénomènes naturels, comme la foudre ». Les jets de mégots, les feux de camp et le brûlage de rebuts contribuent tous au départ de feux de forêt, qu’ils soient d’origine accidentelle ou non. </p>



<p>Pour mieux combattre ces feux dont la fréquence et l’intensité s’amplifient depuis plusieurs années, la SOPFEU a mis en place des campagnes de prévention afin d’informer et de responsabiliser les populations en contact avec les massifs forestiers. Pour combattre le feu, la SOPFEU affirme aussi recevoir plus de financement de la part du gouvernement provincial, qui se traduit surtout par plus de moyens au sol, avec plus de personnel disponible pour combattre les départs d’incendies. </p>



<p>Malgré une légère hausse d’incendies d’origine humaine prévue au mois d’octobre au moment de la période de la chasse, « l’arrivée de journées plus courtes et de nuits plus fraîches va atténuer et éteindre les incendies de forêt », assure la SOPFEU. En attendant l’été prochain…</p>
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		<title>Sans surprise, Pierre Poilievre de retour au Parlement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/sans-surprise-pierre-poilievre-de-retour-au-parlement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Poilievre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef conservateur devra se contenter d’un pouvoir affaibli pour défier les libéraux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Presque quatre mois après la <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cn4jd39g8y1o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">défaite du Parti conservateur</a> aux élections fédérales, la droite canadienne peut enfin se réjouir d’une victoire. Pierre Poilievre, chef du parti, retrouve sa place au Parlement après avoir <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cwy70jg8ye8o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">perdu la circonscription ontarienne de Carleton</a> en avril dernier contre le libéral Bruce Fanjoy. Avec l’annonce de sa victoire écrasante le 19 août aux élections partielles dans Battle River-Crowfoot, dans l’est rural de l’Alberta, Poilievre s’apprête à défier Mark Carney et les libéraux, comme il l’avait fait face à Justin Trudeau. Pour autant, Poilievre n’est pas au bout de ses peines. Avec une présence libérale renforcée à Ottawa, il retrouve un parlement dans lequel les rapports de force ont été bouleversés par <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/takeaways-election-results-1.7521355" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les élections du printemps dernier</a>.</p>



<p><strong>Retour au premier plan</strong></p>



<p>La défaite électorale historique subie par les conservateurs a brièvement suscité un débat sur l’avenir du parti, et, par conséquent, sur celui de Pierre Poilievre. Certains conservateurs modérés, tels que le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, ou encore son homologue de l’Alberta, Jason Kenney, ont été considérés comme de <a href="https://xtramagazine.com/power/politics/conservative-infighting-canada-273600" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">possibles remplaçants</a> de Poilievre. Aujourd’hui, la situation a évolué. Il semblerait que Poilievre ait retrouvé le soutien inconditionnel de son parti. La décision du parlementaire Damien Kurek de démissionner, qui a déclenché cette élection partielle, est d’ailleurs symbolique d’un parti uni derrière son chef. En effet, la circonscription de Battle River–Crowfoot est une victoire assurée pour les conservateurs, qui n’ont jamais récolté moins de 70% des voix depuis sa création en 2013. Le message est donc clair : Pierre Poilievre est bel et bien l’avenir du parti.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le Parti conservateur est maintenant confronté à un choix : se distancer de la rhétorique populiste portée lors de l’élection, ou la renforcer »</p>
</blockquote>



<p>Il faudra encore confirmer cette légitimité fin janvier 2026, lors de la convention nationale du Parti conservateur, dont <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/poilievre-byelection-parliament-return-1.7612438" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la constitution prévoit des élections obligatoires</a> lorsque le chef du parti perd une élection.</p>



<p><strong>Nouveau plan d’attaque?</strong></p>



<p>Après une stratégie de campagne reposant sur le porte à porte dans une région agricole loin de la capitale, Poilievre retrouve un environnement politique qui lui est bien plus hostile. En plein affrontement avec l’administration Trump, la majorité parlementaire voit en Poilievre et ses partisans un parallèle avec le président américain et ses fidèles. Le Parti conservateur est maintenant confronté à un choix : se distancer de la rhétorique populiste portée lors de l’élection, ou la renforcer.</p>



<p>Selon Colin Scott, professeur de sciences politiques à l’Université Concordia, il y a différentes leçons à retenir vis-à-vis du succès de cette stratégie aux dernières élections : « <em>D’un côté, cette stratégie a permis au parti de récolter plus de votes et de gagner de nombreux sièges, notamment au détriment du NPD (de 120 à 144). De l’autre, elle a été incapable de vaincre la stratégie libérale d’appel au bloc face à Trump.</em> (<em>tdlr</em>) » Il explique cela par une recherche de « professionnalisme politique » des électeurs pour contraster le trumpisme ; un professionnalisme que Poilievre aurait visiblement du mal à incarner. Colin Scott explique alors que le défi du chef conservateur sera maintenant de « <em>repenser la stratégie nationale pour qu’elle cesse d’exclure les plus modérés</em> », gardant en tête les prochaines élections.</p>
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		<title>Grève à Air Canada : résolution atteinte?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/greve-a-air-canada-resolution-atteinte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia Daher]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[air canada]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accord d'Air Canada « ne règle pas le fond du problème » selon les agents de bord.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/greve-a-air-canada-resolution-atteinte/" data-wpel-link="internal">Grève à Air Canada : résolution atteinte?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Si jamais les abeilles venaient à disparaître un jour, il faudrait au moins quelques années pourque le monde cesse de tourner. Dans le cas d’une grève chez Air Canada, il ne faut que quelques jours.</p>



<p>Comme toutes les grèves, celle-ci est naturellement née de la frustration et de l’indignation des employés de la compagnie aérienne – là, il s’agit de plus de 10 000 agents et agentes de bord, dont les revendications sont nombreuses. Il faut savoir qu’ils ne sont pas rémunérés dès leur arrivée à l’aéroport. En effet, ils doivent d’abord passer par la sécurité ; puis effectuer le contrôle de sécurité, accueillir les passagers à bord, placer les valises et les sacs dans les compartiments supérieurs, préparer les repas à l’arrière de l’avion et procéder à la séance d’information concernant une éventuelle évacuation. Mais ce n’est qu’à partir du moment où l’avion se dirige vers la piste (le <em>pushback</em>) que le personnel d’Air Canada commence à être rémunéré.</p>



<p>Détail à ne pas négliger : en 25 ans, les salaires des employés de la compagnie nationale canadienne n’ont augmenté qu’une seule fois, à hauteur de <a href="https://cupe.ca/air-canada-flight-attendants-vote-strike-if-necessary-end-unpaid-work-and-poverty-wages-0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">10%</a>. Une augmentation de <a href="https://cupe.ca/air-canada-flight-attendants-vote-strike-if-necessary-end-unpaid-work-and-poverty-wages-0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">3 dollars par heure</a> donc, ne faisant pas le poids face à une <a href="https://cupe.ca/air-canada-flight-attendants-vote-strike-if-necessary-end-unpaid-work-and-poverty-wages-0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">inflation qui bondit de 170%</a>. « Les autorités refusent d’écouter. Elles préfèrent perdre 60 millions de dollars en seulement trois jours plutôt que de nous payer équitablement. Cela montre à quel point elles accordent peu d’importance aux personnes qui font tourner l’ensemble du système », s’exaspère Émilie*, une agente de bord d’Air Canada, que j’ai interrogée.</p>



<p><strong>Grève et conséquences</strong></p>



<p>Le 18 août, après trois jours de grève, le mouvement est déclaré « illégal » par le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), qui ordonne au corps des agents de bord de reprendre le travail. Une injonction catégoriquement refusée par les grévistes, qui n’entendent pas se laisser intimider. Beaucoup dénoncent un conflit d’intérêts de la part des autorités : Maryse Tremblay, la patronne de la CCRI, a servi comme conseillère juridique chez Air Canada pendant près de 7 ans.</p>



<p>Cette grève impacte plus de 600 vols, bloquant des centaines de milliers de voyageurs aux quatre coins du monde. « Mon retour au Canada était prévu pour le 18 août, mais il a été annulé. Nous avons alors contacté Air Canada et ils nous ont reprogrammé un vol pour le 22 », témoigne, exaspéré, Alain*, un étudiant de McGill. Mais que pensent les agents de bord d’Air Canada de la frustration des voyageurs? « Sur le plan personnel, je me sens vraiment mal pour les passagers, beaucoup se rendaient à des événements importants. Mais à un moment, il faut savoir se défendre, sinon, on nous demandera simplement d’accepter en silence d’être sous-payés », explique Émilie. Tous ces rendez-vous ratés, ces vacances interrompues, ou, au contraire, prolongées, suscitent effectivement la colère et l’impatience des passagers d’Air Canada – mais pas tous. « J’arrive à comprendre d’une certaine manière les revendications des grévistes, malgré le fait que je sois affecté à un niveau personnel. Les travailleurs devraient être payés correctement et personne ne devrait être privé de ses droits », reconnaît Alain.</p>



<p><strong>Objectifs « définitivement pas » atteints</strong></p>



<p>Malgré la fin de la première grève en 40 ans des agents de bord, le 19 août dernier à la suite d’un accord entre Air Canada et le syndicat, la satisfaction est loin d’être partagée. Bien au contraire, elle est purement unilatérale. « Nous n’avons définitivement pas atteint les objectifs que nous nous étions fixés. Après avoir fait grève, on nous a proposé une augmentation salariale de 8% et une compensation de 38%, accompagnées d’avantages qui, en réalité, n’augmentent pas notre salaire. Ces avantages sont agréables, mais ils ne règlent pas le problème de fond : des salaires qui ne sont pas adaptés à l’augmentation du coût de la vie », s’indigne Émilie.</p>



<p>Pendant ces trois jours de grève, des années de frustration se sont libérées dans les rues et devant les aéroports. Le 19 août, les agents de bord d’Air Canada se sont mis en route vers l’aéroport, mais, cette fois, avec des uniformes repassés, des lacets serrés et des valises prêtes. Jusqu’à, sans doute, la prochaine grève, tant que l’équipage Air Canada ne sera pas satisfait…</p>



<p>*Noms fictifs.</p>
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		<title>Aux urnes : élections fédérales 2025</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/aux-urnes-elections-federales-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[élections fédérales]]></category>
		<category><![CDATA[NDP]]></category>
		<category><![CDATA[PCC]]></category>
		<category><![CDATA[plateformes]]></category>
		<category><![CDATA[PVC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58021</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un aperçu des chefs et des plateformes des principaux partis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/aux-urnes-elections-federales-2025/" data-wpel-link="internal">Aux urnes : élections fédérales 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L e 28 avril prochain, les Canadiens se rendront aux urnes pour élire leur 45<em>e</em> gouvernement fédéral. Cette élection fait suite à la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/la-selection-dactus-du-delit-11/" data-wpel-link="internal">dissolution du Parlement</a>, annoncée le 23 mars par la gouverneure générale Mary Simon, à la demande du premier ministre Mark Carney. Depuis quelques semaines, la campagne électorale bat son plein : sur les réseaux sociaux et dans la rue, les partis politiques s’activent pour rallier le plus grand nombre d’électeurs à leur cause. Pour de nombreux étudiants de l’Université McGill, l’élection d’avril est une première occasion de participer au processus démocratique fédéral. Afin de vous accompagner dans votre réflexion et vous permettre de faire un choix éclairé, <em>Le Délit</em> propose un guide des plateformes des cinq principaux partis politiques en lice.</p>



<p><strong>Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois (BQ)</strong></p>



<p>Yves-François Blanchet est à la tête du Bloc québécois depuis 2019. Avant de faire le saut en politique fédérale, il a longtemps évolué sur la scène provinciale au sein du Parti Québécois, où il a notamment occupé le poste de <a href="https://www.blocquebecois.org/le-chef/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs</a>. Originaire de Drummondville, il représente la circonscription de Belœil-Chambly. Le Bloc québécois occupe une place particulière dans le paysage politique canadien, étant <a href="https://www.blocquebecois.org/le-parti/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">exclusivement implanté au Québec</a>. Son objectif ultime demeure l’indépendance du Québec, mais il se veut aussi un porte-parole des Québécois à Ottawa, intervenant sur les dossiers qui touchent directement la province. Depuis son arrivée à la tête du parti, <a href="https://mabeauce.com/elections-2025-blanchet-se-presente-pour-la-troisieme-fois-comme-la-voix-du-quebec-a-ottawa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Blanchet martèle un message clair</a> : « Si c’est bon pour le Québec, on va être pour, et si ce n’est pas bon, on va être contre. » À l’approche des élections de 2025, il mise sur cette même stratégie en appelant les Québécois à lui donner un mandat fort afin de mieux défendre leurs intérêts face au gouvernement fédéral.</p>



<p><strong>Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD)</strong></p>



<p>Jagmeet Singh, avocat de formation, cumule désormais 12 années de présence sur la colline du Parlement en tant que député du Nouveau Parti démocratique (NPD) et sept ans à la tête du parti. Il est le premier chef permanent d’un grand parti fédéral à être issu d’une minorité visible ; Singh est sikh et porte le kirpan. Sur le plan idéologique, le NPD se revendique comme un parti progressiste et social-démocrate. Singh se positionne comme un <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fervent défenseur</a> des familles de la classe moyenne et des travailleurs. Parmi ses <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">principales priorités</a> figurent l’augmentation des investissements dans les services publics, en particulier la santé et l’éducation, ainsi que la mise en place d’un <a href="https://www.npd.ca/assurance-medicaments-fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme national d’assurance-médicaments et de soins dentaires</a>. Il plaide également en faveur d’une <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">transition écologique</a>, misant sur les énergies renouvelables et la réduction des subventions accordées aux industries polluantes. Alors que les élections approchent, Singh cherche à convaincre les électeurs que son parti représente une alternative viable aux libéraux et aux conservateurs, en promettant un gouvernement qui place les citoyens ordinaires au cœur de ses priorités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="836" height="377" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234319.png" alt class="wp-image-58024" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234319.png 836w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234319-650x293.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234319-150x68.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234319-768x346.png 768w" sizes="(max-width: 836px) 100vw, 836px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/stu-dore/?media=1" data-wpel-link="internal">Stu Doré</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Mark Carney, chef du Parti Libéral du Canada (PLC)</strong></p>



<p>Mark Carney est le premier ministre sortant du Canada. Avant de succéder à Justin Trudeau le 9 mars 2025, il n’avait pas d’expérience en politique : s’il remporte la circonscription de Nepean, en Ontario, lors des prochaines élections, ce sera sa première victoire électorale officielle. Issu du <a href="https://markcarney.ca/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">milieu financier</a>, Carney a bâti une carrière en tant que gouverneur de la Banque du Canada (2008–2013), où il a participé à la gestion de la crise financière mondiale. Il a ensuite dirigé la Banque d’Angleterre (2013–2020), devenant ainsi le premier étranger à occuper ce poste. Son expertise économique l’a également conduit à conseiller Justin Trudeau pendant la pandémie. À la tête du Parti libéral, Carney incarne une <a href="https://lactualite.com/politique/mark-carney-progressiste-conservateur/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rupture avec la politique plus progressiste de Trudeau</a>, adoptant une approche plus centriste, voire pragmatique, en matière d’économie. Dès son premier jour en fonction, il a aboli la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/la-selection-dactus-du-delit-10/" data-wpel-link="internal">taxe carbone</a> et prévoit également <a href="https://lactualite.com/politique/mark-carney-progressiste-conservateur/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’éliminer la taxe sur les produits et services (TPS)</a> sur l’achat de propriétés de plus d’un million de dollars. S’il est réélu, il compte faire de <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’équilibre budgétaire</a> sa priorité. À l’approche des élections, Carney cherche à convaincre les électeurs que son expérience en gestion économique et en gestion de crise fait de lui le premier ministre idéal pour assurer la stabilité du Canada dans un contexte mondial incertain.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="858" height="440" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234341.png" alt class="wp-image-58025" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234341.png 858w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234341-650x333.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234341-150x77.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234341-768x394.png 768w" sizes="(max-width: 858px) 100vw, 858px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/stu-dore/?media=1" data-wpel-link="internal">Stu Doré</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Pierre Poilievre, chef du Parti Conservateur du Canada (PCC)</strong></p>



<p>Pierre Poilievre évolue dans le paysage politique canadien depuis 2004, année où il est élu député à la Chambre des communes pour la circonscription de Carleton, en Ontario. Reconnu pour son <a href="https://www.ledevoir.com/politique/canada/858805/sera-prochain-premier-ministre-canadien-portrait-cinq-candidats-potentiels?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">style percutant et parfois conflictuel</a>, il s’est rapidement imposé comme une figure influente du Parti conservateur du Canada. En 2022, il accède à la tête du parti, devenant ainsi chef de l’opposition officielle. Sur le plan idéologique, Poilievre se positionne comme un <a href="https://www.ledevoir.com/politique/canada/858805/sera-prochain-premier-ministre-canadien-portrait-cinq-candidats-potentiels?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fervent défenseur du conservatisme économique</a>, plaidant pour une réduction des impôts et une approche axée sur la liberté individuelle. Le Parti conservateur, sous sa direction, met de l’avant <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’accessibilité au logement, le redressement des finances publiques et la lutte contre la criminalité</a>. Ses slogans, dont « Couper les taxes et impôts », « Bâtir des logements », « Réparer le budget » et « Stopper les crimes [sic] », incarnent sa vision d’un Canada plus prospère et sécuritaire. À travers ses prises de position tranchées, il cherche à séduire une base électorale préoccupée par le coût de la vie, la bureaucratie et la sécurité au Canada.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="662" height="813" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234227.png" alt class="wp-image-58026" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234227.png 662w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234227-650x798.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234227-150x184.png 150w" sizes="(max-width: 662px) 100vw, 662px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/stu-dore/?media=1" data-wpel-link="internal">Stu Doré</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Jonathan Pedneault et Elizabeth May, cochefs du Parti Vert du Canada (PVC)</strong></p>



<p>Le Parti vert du Canada est actuellement dirigé par deux cochefs, Elizabeth May et Jonathan Pedneault. Si le parti remportait une majorité à la fin du mois, ce serait Pedneault qui deviendrait <a href="https://www.ledevoir.com/politique/canada/858805/sera-prochain-premier-ministre-canadien-portrait-cinq-candidats-potentiels?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">premier ministre</a>. <a href="https://www.greenparty.ca/fr/jonathan" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Ancien journaliste</a>, il a couvert des conflits dans plusieurs pays d’Afrique avant de rejoindre Amnistie internationale. Il s’est lancé en politique en 2022 et a été élu cochef du Parti vert en 2025 aux côtés de May. La plateforme du Parti vert repose avant tout sur la <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">protection de l’environnement</a>, avec des engagements forts, tels que la responsabilisation des grands pollueurs et la suppression des subventions aux compagnies pétrolières et gazières. Le parti adopte également une <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2025/elections-federales/comparateur-programmes-plateformes-partis/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">position progressiste sur les enjeux sociaux</a>, prônant une meilleure accessibilité aux services de santé et la protection des droits des minorités. À l’approche des élections, Pedneault tente de convaincre les électeurs que le Parti vert est prêt à gouverner en proposant une vision axée sur la justice climatique et sociale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="723" height="713" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234303.png" alt class="wp-image-58027" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234303.png 723w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234303-650x641.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/04/20250330_234303-150x148.png 150w" sizes="auto, (max-width: 723px) 100vw, 723px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/stu-dore/?media=1" data-wpel-link="internal">Stu Doré</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/aux-urnes-elections-federales-2025/" data-wpel-link="internal">Aux urnes : élections fédérales 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Les Canadiens de moins en moins heureux?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/les-canadiens-de-moins-en-moins-heureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Titouan Paux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[bonheur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58058</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit décrypte le rapport mondial sur le bonheur 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/les-canadiens-de-moins-en-moins-heureux/" data-wpel-link="internal">Les Canadiens de moins en moins heureux?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce jeudi 20 mars, <a href="https://worldhappiness.report/ed/2025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’édition 2025 du rapport mondial sur le bonheur</a> (<em>World Happiness Report 2025</em>) a été publiée, offrant une analyse de référence sur la satisfaction mondiale. Cette année, le rapport s’est particulièrement concentré sur la perception des notions de bienveillance et de partage. Comme on pouvait s’y attendre, les pays du Nord figurent en tête : la Finlande, le Danemark, l’Islande et la Suède occupent les quatre premières places. Le Canada, en revanche, continue de chuter et se retrouve 18<em>e</em>, alors qu’il était 6<em>e</em> en 2013.</p>



<p><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Christopher Barrington-Leigh, professeur spécialiste de l’« économie du bien-être » à McGill, qui analyse l’influence des liens sociaux sur le bonheur.</p>



<p><strong>Quelle méthodologie?</strong></p>



<p>Le rapport repose sur l’échelle de Cantril, un outil où les participants évaluent leur bien-être sur une échelle de 0 à 10. Les différences entre pays sont ensuite expliquées à l’aide de six variables : le PIB par habitant, l’espérance de vie en bonne santé, la générosité, l’absence de corruption, la liberté de faire des choix de vie et le fait d’avoir quelqu’un sur qui compter.</p>



<p>Si Barrington-Leigh reconnaît la valeur du rapport, il met en garde contre les conclusions hâtives sur le classement des pays. <em>« Le classement est mis en avant parce qu’il est sensationnaliste et attire beaucoup l’attention chaque année. Les journalistes l’adorent. </em>(<em>tdlr</em>)<em> » </em>Cependant, il est toujours compliqué de tirer des conclusions hâtives quant au rapport, notamment quand il mesure quelque chose d’aussi subjectif que le bonheur. Les intervalles entre pays peuvent également être très faibles, ce qui fait perdre en crédibilité aux résultats. Si deux pays sont éloignés de cinq places au classement, mais que les différences de bonheur entre eux et les pays les séparant sont très faibles, il serait probablement plus sensé de classer les pays en différents groupes plutôt qu’individuellement.</p>



<p><strong>Le bonheur en déclin au Canada</strong></p>



<p>Malgré les limites du classement, le professeur estime que la baisse du Canada reflète une tendance réelle. L’édition précédente du rapport avait mis en lumière une diminution marquée du bien-être des jeunes au cours de la dernière décennie. Le professeur estime que les réseaux sociaux – bien qu’il en reconnaisse les atouts – ont probablement leur rôle à jouer dans le déclin du bonheur chez les jeunes. Le professeur pointe l’impact négatif des réseaux sociaux sur le bien-être des jeunes et plaide pour des régulations sur la publicité ciblée, car <em>« les réseaux ne visent pas à générer du bienêtre, mais du profit. Ils cherchent aussi à créer du conflit et de la polarisation, car c’est le meilleur moyen de créer de l’engagement. Il est nécessaire de protéger les gens face à ça »</em>.</p>



<p><strong>La clé du bonheur : la qualité des liens sociaux</strong></p>



<p>L’impact des relations sociales sur le bonheur est un point central du rapport. Selon Barrington-Leigh, la richesse matérielle réduit le stress quotidien expliquant pourquoi les pays riches sont en moyenne plus heureux. Pourtant, cela n’explique pas tout. Comment expliquer qu’un pays comme le Mexique puisse se hisser devant le Canada au classement?</p>



<p>Barrington-Leigh maintient que la qualité et la diversité des relations sociales que nous entretenons sont les piliers de notre bonheur. Le professeur explique que les niveaux importants de bonheur dans certains pays d’Amérique latine et centrale sont une énigme depuis longtemps. La réponse résiderait dans des choses simples : selon le professeur, la musique et la danse ; selon le rapport, le temps consacré à partager des repas avec ceux qui nous sont chers. Ces sociétés baignent dans une culture riche qui met de l’avant les liens familiaux et communautaires, beaucoup plus que nos sociétés du Nord.</p>



<p><strong>Rester optimiste</strong></p>



<p>Les conclusions du rapport peuvent sembler décourageantes, mais des initiatives positives émergent. En 2022, Ottawa a adopté <a href="https://www160.statcan.gc.ca/infosheet-infofiche-fra.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le Cadre de qualité de vie pour le Canada</a>, intégrant des mesures de satisfaction à l’égard de la vie et du sentiment de sens. Le Canada est l’un des rares pays à placer explicitement le bien-être au centre de ses politiques publiques.</p>



<p>D’un point de vue plus local, Barrington-Leigh rappelle que le Québec est depuis peu la province la plus heureuse du pays. Une qualité des institutions et un système de protection sociale robuste pourraient expliquer cet écart avec le reste du Canada.</p>



<p>Si le bonheur canadien est en déclin, des leviers sont à explorer pour inverser la tendance. Miser sur les liens sociaux, changer le modèle qu’emploient les réseaux sociaux pour provoquer de l’engagement et repenser les priorités sociétales pourraient être des solutions à explorer.</p>
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		<title>Le « couronnement » annoncé de Mark Carney</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/le-couronnement-annonce-de-mark-carney/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse politique]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le point sur la course à la chefferie du Parti libéral du Canada.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il ne reste plus que 11 jours avant le dénouement de la course à la chefferie du Parti libéral du Canada. Le 9 mars, les membres du parti désigneront non seulement leur nouveau chef, mais aussi le futur premier ministre du pays, qui occupera ses fonctions jusqu’aux prochaines élections fédérales. Alors que la campagne touche à sa fin, faisons le point sur les enjeux et les dynamiques de la course.</p>



<p>À l’heure actuelle, les sondages placent l’ex-gouverneur des banques du Canada et de l’Angleterre, Mark Carney, en tête, loin devant l’ancienne vice-première ministre de Justin Trudeau, Chrystia Freeland, l’ancienne <em>leader</em> du gouvernement à la Chambre des communes, Karina Gould, et l’ancien élu montréalais, Frank Baylis. Carney réussirait même à combler l’écart qui sépare les libéraux et les conservateurs dans l’opinion publique, avec un taux de popularité estimé à <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-11/sondage-leger/mark-carney-comblerait-l-ecart-avec-les-conservateurs.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">39%</a>, qui suit de très près les <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-11/sondage-leger/mark-carney-comblerait-l-ecart-avec-les-conservateurs.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">40%</a> du chef conservateur Pierre Poilièvre.</p>



<p><em>Liberal McGill</em>, l’association officielle du Parti libéral du Canada à McGill, a choisi de soutenir la candidature de Mark Carney, qui aurait reçu « <em>un appui massif de la part des membres (tdlr) </em>», selon Quinn Porter, président de l’association. Ce dernier a expliqué au Délit que l’association a eu l’opportunité de rencontrer Carney, Freeland et Gould, « <em>une expérience formidable qui a attiré de nouveaux membres et nous a permis d’aborder différentes idées </em>». Rowan Watchmaker, membre de Liberal McGill, explique que l’objectif principal de l’association est de « <em>veiller à ce que les étudiants libéraux sachent quand et comment voter, tout en s’assurant qu’ils disposent de suffisamment d’informations sur tous les candidats pour faire un choix éclairé, en accord avec leurs valeurs personnelles</em> ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il faudrait vraiment un drame ou une catastrophe pour qu’il ne devienne pas le leader du Parti libéral du Canada le 9 mars »</p>
<cite>Daniel Béland, professeur de science politique</cite></blockquote>



<p><strong>Les candidats à la chefferie du Parti libéral</strong></p>



<p>Afin d’éclaircir les enjeux de la course à la chefferie, le <em>Délit</em> s’est entretenu avec Daniel Béland, professeur de science politique canadienne à l’Université McGill et directeur de l’Institut d’études canadiennes à McGill (IÉCM). Le professeur Béland explique que le public a une image très favorable de Mark Carney, un candidat nouveau en matière de politique qu’on a tendance à voir comme un « grand technocrate, un économiste, un expert ».</p>



<p>Par rapport aux autres candidats, Carney a « plus de soutien populaire, plus de soutien de l’élite de son parti et plus de soutien financier. Il faudrait vraiment un drame ou une catastrophe pour qu’il ne devienne pas le leader du Parti libéral du Canada le 9 mars. »</p>



<p>La situation n’est pas la même pour le reste des candidats. Chrystia Freeland, ancienne vice-première ministre dont la démission en décembre a précipité celle de Justin Trudeau, peinerait d’après Béland à sortir de l’ombre du premier ministre. « Pendant neuf ans, elle a été ministre dans le cabinet de Justin Trudeau. C’est difficile pour elle de créer une distance entre elle et l’héritage Trudeau, parce qu’elle en fait directement partie », explique-t-il.</p>



<p>Quant aux candidats moins populaires, à savoir Karina Gould et Frank Baylis, le professeur rappelle que « les gens se lancent dans des courses électorales pour des raisons différentes. Il y en a qui se lancent dans une course à la chefferie pour gagner », comme Freeland et Carney, et d’autres qui se lancent plutôt pour gagner en visibilité. Gould, à l’âge de 37 ans, est encore considérée très jeune dans le milieu politique. En se présentant pour la course à la chefferie, elle se positionne pour un avenir en politique, elle « fait passer son message et elle se met de l’avant ». Il en va de même pour Baylis, le seul candidat québécois à la chefferie du parti.</p>



<p>Par ailleurs, la candidate Ruby Dhalla a été disqualifiée de la campagne le 21 février, en raison de « <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-21/parti-liberal-du-canada/ruby-dhalla-est-disqualifiee-de-la-course-a-la-direction.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">violations graves</a> » des règles relatives à la campagne. Elle est notamment accusée d’avoir reçu des dons dépassant la <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/ruby-dhalla-liberal-leadership-1.7465430" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">limite individuelle autorisée</a>, une allégation qu’elle nie catégoriquement. Dhalla a appris sa disqualification alors qu’elle était en pleine entrevue télévisée avec <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/ruby-dhalla-liberal-leadership-1.7465430" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">CBC</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le nouveau chef du Parti libéral devra rapidement s’imposer, car une lutte politique intense pourrait s’amorcer dès son élection »</p>
</blockquote>



<p><strong>Carney pas au bout de ses peines</strong></p>



<p>Il est très probable que le candidat élu le 9 mars soit amené à représenter son parti lors d’élections générales anticipées. Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique, a en effet affirmé vouloir <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2139966/elections-federales-mark-carney-npd" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclencher des élections</a> dès le 10 mars si Mark Carney est choisi. Cette éventuelle élection, qui plane au-dessus du gouvernement canadien, s’accompagnerait d’enjeux bien différents de ceux de la course à la chefferie.</p>



<p>Selon le professeur Béland, « on va lancer des grenades à Mark Carney pendant la campagne. Et Carney n’a jamais fait de campagne électorale, pas même comme aspirant député. On ne l’a pas encore vu tellement en action ; et l’action, pour les politiciens, c’est une campagne électorale. C’est ce qui est le plus important ».</p>



<p>Dans ce contexte d’incertitude électorale, le Parti libéral du Canada cherche à ajuster sa position. Béland indique que « le plus important pour les libéraux, c’est de gagner, de rester au pouvoir ou d’obtenir le pouvoir. Je pense qu’il y a de plus en plus de consensus au sein du parti, qu’on se dirige vers un réalignement vers le centre, ou peut-être même dans certains domaines, vers le centre droit. Pour affronter Poilièvre, mais aussi parce qu’il y a la situation fiscale, la situation économique ». Quoi qu’il en soit, le nouveau chef du Parti libéral devra rapidement s’imposer, car une lutte politique intense pourrait s’amorcer dès son élection.</p>



<p><strong>Poilièvre ne sait plus sur quel pied danser</strong></p>



<p>Pierre Poilièvre, chef du Parti conservateur du Canada, se prépare déjà à affronter Mark Carney au cours des prochaines élections. Sur les réseaux sociaux, il enchaîne les attaques personnelles et politiques ponctuées de slogans. Le <a href="https://x.com/PierrePoilievre/status/1892694170420084907" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">20 février</a>, il écrit sur la plateforme X : « <em>Déjà vu. Carney imite la promesse du “petit déficit” de trois ans de Justin Trudeau […] </em>Carbon Tax Carney est Just Like Justin<em>.</em> »</p>



<p>Selon le professeur Béland, le Parti conservateur a véritablement peur de la nouveauté qu’incarne Mark Carney. « Les conservateurs n’ont pas encore réussi à vraiment trouver la faille, le talon d’Achille de Carney. On l’appelle en anglais, “Carbon Tax Carney.” C’est un peu niaiseux. Ils n’ont pas l’air de trouver exactement le bon ton pour l’attaquer », explique-t-il.</p>



<p>Le Parti conservateur doit également s’adapter à un changement d’enjeux dans les prochaines élections présidentielles. Alors qu’il s’attendait à des débats centrés sur le coût de la vie et la taxe carbone, Poilièvre doit désormais composer avec un Canada profondément touché par la guerre tarifaire avec les ÉtatsUnis et une résurgence du sentiment patriotique. Béland affirme que Poilièvre « est en train de pivoter, mais c’est difficile pour lui parce que beaucoup de ses partisans aiment ou aimaient Trump. Poilièvre doit défendre le Canada, mais ne peut pas trop attaquer le président américain non plus ».</p>



<p>À quelques jours du vote, l’issue de la course semble presque scellée, mais l’avenir du Parti libéral et du paysage politique canadien reste incertain.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/le-couronnement-annonce-de-mark-carney/" data-wpel-link="internal">Le « couronnement » annoncé de Mark Carney</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le rideau tombe pour Justin Trudeau</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/le-rideau-tombe-pour-justin-trudeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justin Trudeau]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[trudeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près d’une décennie à la tête du Canada.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/le-rideau-tombe-pour-justin-trudeau/" data-wpel-link="internal">Le rideau tombe pour Justin Trudeau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce lundi 6 janvier, Justin Trudeau a annoncé qu’il quitterait ses fonctions de premier ministre du Canada à la suite de près de 10 ans à la tête du pays. Toutefois, il continuera d’assumer son rôle de premier ministre et de chef du Parti libéral jusqu’à ce que son successeur soit désigné, à l’issue d’une course à la chefferie qui se conclura le 9 mars. Entre-temps, Trudeau a réussi à obtenir de la gouverneure générale Mary Simon une prorogation de la session parlementaire jusqu’au 24 mars. Cette décision met un terme à la session parlementaire en cours, suspendant les travaux de la Chambre et du Sénat jusqu’au mois de mars. Selon Trudeau, cette pause permettra au Parti libéral de se réorganiser et de recentrer ses priorités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Dès la fin de son premier mandat, on a senti un essoufflement. L’esprit de changement qu’il incarnait s’est vite dissipé »<br>Éric Bélanger, professeur de science politique à McGill</p>
</blockquote>



<p>Dans son discours de démission, il a exprimé son regret de devoir quitter ses fonctions, mais a aussi souligné l’importance d’offrir un « choix clair et réel » aux Canadiens lors des prochaines élections. « Depuis 2015, je me suis battu pour ce pays, pour vous. Pour renforcer la classe moyenne. Pour faire progresser la réconciliation. Pour défendre le libre-échange. Pour notre soutien inébranlable à l’Ukraine. Pour lutter contre les changements climatiques », a‑t-il déclaré.</p>



<p><em>Liberal McGill</em>, l’association officielle du Parti libéral du Canada à McGill, a salué le premier ministre pour son engagement et les actions menées en faveur de la jeunesse. Quinn Porter, président de l’association, a qualifié l’élection d’un nouveau chef du parti de « <em>formidable opportunité pour les membres de Liberal McGill </em>(<em>tdlr</em>) ». Une réunion ouverte a d’ailleurs été organisée pour permettre aux membres de débattre des enjeux de cette course à la chefferie.</p>



<p><strong>Un bilan mitigé</strong></p>



<p>Justin Trudeau, fils de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, a fait ses débuts en politique en octobre 2008, en remportant un siège de député dans la circonscription de Papineau, à Montréal. Rapidement, il a gravi les échelons au sein du Parti libéral du Canada (PLC). En 2011, dans un contexte où le parti venait de vivre une défaite historique, Trudeau s’est lancé dans la course à la chefferie. Il a remporté celle-ci en 2013 avec une majorité écrasante. Deux ans plus tard, en 2015, il accédait au poste de 23<em>e </em>premier ministre du Canada, amorçant ainsi un premier mandat marqué par de grandes promesses de changement.</p>



<p>Au début de sa carrière, Justin Trudeau jouit d’une grande popularité, particulièrement auprès des jeunes générations. Les magazines <em>Vogue </em>et <em>Rolling Stone</em> lui consacrent des couvertures, et son style décontracté allié à son ouverture d’esprit séduisent la population canadienne. « Il a su tirer parti des réseaux sociaux dès 2015, un outil que ses adversaires n’avaient pas pleinement intégré dans leurs stratégies », souligne Éric Bélanger, professeur de science politique et spécialiste du Canada à l’Université McGill. Cette maîtrise des nouveaux moyens de communication renforce son image de leader moderne et accessible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Alors que le Parti libéral s’apprête à lancer un processus d’élection pour choisir son prochain chef, la tâche s’annonce ardue pour celui ou celle qui héritera de la direction du parti »</p>
</blockquote>



<p>Cependant, sa popularité s’est progressivement érodée au fil des années. Selon l’Institut Angus Reid, alors que son taux d’approbation s’élevait à <a href="https://angusreid.org/trudeau-tracker/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">63%</a> en décembre 2015, celui-ci a chuté à <a href="https://angusreid.org/trudeau-tracker/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">41%</a> en avril 2021 et à <a href="https://angusreid.org/trudeau-tracker/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">22%</a><br>fin 2024. Bien que son premier mandat ait été marqué par des réussites notables, telles que la légalisation du cannabis ou encore une approche progressiste sur la scène internationale, le désenchantement a commencé à s’installer. « Dès la fin de son premier mandat, on a senti un essoufflement. L’esprit de changement qu’il incarnait s’est vite dissipé », explique Bélanger. Plusieurs promesses électorales clés, comme la réforme du mode de scrutin, sont restées lettre morte, affectant la crédibilité de Trudeau auprès de nombreux Canadiens. Cette promesse a d’ailleurs été relevée dans le discours de démission du premier ministre comme étant son plus grand regret. Réélu en 2019 et en 2021, il a néanmoins dû composer avec des gouvernements minoritaires, une situation qui limitait sa marge de manœuvre. Son bilan, après trois mandats, demeure mitigé. S’il est souvent crédité de réussites marquantes, telles que la renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ou sa gestion de la pandémie, son héritage divise toujours l’opinion publique.</p>



<p><strong>Un dirigeant usé?</strong></p>



<p>La démission de Justin Trudeau intervient après plusieurs mois de tensions politiques à Ottawa. La situation a pris un tournant décisif le 16 décembre 2024, lorsque la ministre des Finances, Chrystia Freeland, a annoncé son départ, une décision perçue comme un point de non-retour pour le gouvernement. « J’ai l’impression qu’il se croyait encore capable de renverser la vapeur lors des prochaines élections », note Bélanger. « Il l’avait déjà fait en 2015 : il était troisième dans les sondages au début de la campagne, mais il avait réussi à décrocher un gouvernement majoritaire. » Cependant, la situation politique actuelle est bien différente de celle de 2015. Depuis plusieurs mois, les signes d’une crise profonde sont visibles, notamment au sein d’un Parlement paralysé par les affrontements partisans. Dans son discours de démission, Trudeau a pointé du doigt l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouvait son gouvernement. « Le Parlement ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Il y a des motions d’obstruction constantes, et on a pu accomplir très peu pendant les derniers mois. Le Parlement a besoin d’un <em>reset</em>, a besoin de se calmer un peu les pompons […] », a‑t-il déclaré.</p>



<p>Par ailleurs, Trudeau se heurte à un phénomène plus large : l’usure du pouvoir. Après plus de neuf ans à la tête du Canada, une part importante de la population est désireuse de changement. « La population constate que le gouvernement qui a été élu il y a une dizaine d’années a accompli certaines choses, mais pas tout. On veut donner la chance à l’opposition d’essayer de faire mieux », explique Éric Bélanger.</p>



<p><strong>Un avenir politique incertain</strong></p>



<p>Alors que le Parti libéral s’apprête à lancer un processus d’élection pour choisir son prochain chef, la tâche s’annonce ardue pour celui ou celle qui héritera de la direction du parti. Selon Éric Bélanger, le défi est de taille&nbsp;:&nbsp;« Cela ne laisse pas beaucoup de temps à son successeur pour se définir vis-à-vis de la population canadienne et se positionner comme une véritable alternative à Pierre Poilievre. »</p>



<p>Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a su imposer sa présence sur la scène politique ces derniers mois, galvanisant son électorat tout en attirant une partie des Canadiens désenchantés par le gouvernement libéral. Face à une telle opposition, le futur chef libéral devra non seulement restaurer la confiance des électeurs traditionnels du parti, mais aussi séduire les indécis et contrer l’élan des conservateurs.</p>



<p>Alors que le Parti libéral amorce cette transition, une question demeure : son prochain dirigeant parviendra-t-il à rétablir l’élan du parti en cette période charnière ou sera-t-il confronté à une opposition trop forte pour inverser la tendance? Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir politique du Parti libéral.</p>
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		<title>Choisir entre prospérité et sécurité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/choisir-entre-prosperite-et-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ysandre Beaulieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56320</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les relations Inde-Canada dégénèrent.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 14 octobre, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, annonce que des <a href="https://www.canada.ca/fr/affaires-mondiales/nouvelles/2024/10/la-ministre-joly-annonce-lexpulsion-de-diplomates-indiens-dans-le-cadre-dune-enquete-en-cours-sur-des-activites-criminelles-violentes-liees-au-gouv.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avis d’expulsion</a> du territoire canadien ont été envoyés à six diplomates indiens, incluant le haut-commissaire. Quelques heures plus tard, le gouvernement indien riposte, faisant de même avec le haut-commissaire canadien à New Delhi, et cinq autres diplomates canadiens. Ces développements représentent l’aboutissement de tensions croissantes entre l’Inde et le Canada, et remettent en question la solidité de la relation entre les deux pays du Commonwealth. </p>



<p><strong>Résumé des tensions</strong></p>



<p>Le <a href="https://revelstoke.rcmp-grc.gc.ca/ViewPage.action?languageId=4&amp;siteNodeId=2146&amp;contentId=84023" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">18 juin 2023</a>, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) retrouve Hardeep Singh Nijjar, un Canadien Sikh impliqué dans le mouvement indépendantiste du Khalistan, fatalement atteint de balles tirées depuis un véhicule à Surrey, en Colombie-Britannique. Le <a href="https://www.theglobeandmail.com/politics/article-canadian-authorities-have-intelligence-that-india-was-behind-slaying/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">18 septembre 2023</a>, Justin Trudeau annonce à la Chambre des communes que les agences de sécurité canadiennes auraient démontré l’implication d’agents du gouvernement indien dans l’assassinat de M. Nijjar. Le refus du gouvernement indien de coopérer dans l’enquête mène à l’expulsion d’un de ses diplomates du territoire canadien. Cette décision du gouvernement canadien reste controversée, considérant l’absence de preuves divulguées au public pour soutenir une telle accusation. Bien que l’Inde continue de nier toute implication dans l’affaire, <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2019464/inde-canada-diplomates" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le Canada retire</a> le deux tiers de ses diplomates et leurs dépendants de l’Inde en octobre 2023. </p>



<p>Le <a href="https://www.cpac.ca/a-la-une/l-episode/grc-arrete-3-ressortissants-indiens-dans-lassassinat-dun-militant-sikh-en-c-b?id=14601a22-11cd-41f6-bb27-b0a4cfe0f48f" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">3 mai 2024</a>, la GRC procède à l’arrestation de trois ressortissants indiens impliqués dans le meurtre de M. Nijjar. Le <a href="https://bc-cb.rcmp-grc.gc.ca/ViewPage.action?siteNodeId=2126&amp;languageId=4&amp;contentId=84023" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">11 mai 2024</a>, un quatrième ressortissant est arrêté en lien avec l’affaire. Le <a href="https://www.pm.gc.ca/fr/nouvelles/declarations/2024/10/14/declaration-du-premier-ministre-concernant-lenquete-cours-les-activites" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">14 octobre 2024</a>, le gouvernement Trudeau publie une déclaration concernant plusieurs enquêtes menées sur le meurtre de M. Nijjar. Selon le bureau du premier ministre, « la GRC dispose de preuves claires et convaincantes que des agents du gouvernement indien se sont livrés, et continuent de se livrer, à des activités qui constituent une menace importante pour la sécurité publique ». Ces activités inclueraient des « techniques de collecte d’informations clandestines, des actes coercitifs visant des Canadiens d’origine sud-asiatique, et la participation à plus d’une douzaine d’actes violents et menaçants, incluant le meurtre ». Ces accusations mènent donc à l’expulsion mutuelle de diplomates du 14 octobre 2024, annoncée par la ministre Joly. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le Canada a été confronté à un choix difficile entre la sécurité des Canadiens et sa propre prospérité économique »</p>
</blockquote>



<p>Quelques jours avant, selon le <em><a href="https://www.theglobeandmail.com/politics/article-federal-officials-provided-secret-information-about-india-to/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Globe and Mail</a></em>, David Morrison, sous-ministre délégué des Affaires étrangères, ainsi que Nathalie Drouin, conseillère à la sécurité nationale et au renseignement auprès du premier ministre, se seraient entretenus avec le <em>Washington Post</em>. Lors de cet entretien, les deux fonctionnaires auraient divulgué à la publication américaine des informations sensibles concernant l’implication possible du gouvernement indien dans le meurtre d’un deuxième leader sikh canadien, Sukhdool Singh Gill. Cette information devait être divulguée par Mike Duheme, commissaire de la GRC, lors d’une conférence de presse, et les deux fonctionnaires fédéraux affirment que cette information n’était pas classifiée. <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/rcmp-india-expel-1.7351837" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le 14 octobre</a>, Duheme a affirmé que des agents du gouvernement indien avaient joué un rôle dans des actes de violence « répandus » au Canada, incluant des homicides. Cependant, il n’a pas spécifié si l’affaire Gill faisait partie de ces actes de violence, et les circonstances et la nature de l’information divulguée lors de l’entretien entre Morrison, Drouin et le <em>Washington Post</em>, ainsi que le déroulement même du breffage, restent incertains. </p>



<p><strong>Risques pour l’économie</strong> </p>



<p>L’effet de ces tensions diplomatiques sur les relations économiques entre les deux pays n’est pas encore clair. L’Inde représente <a href="https://www.international.gc.ca/country-pays/india-inde/relations.aspx?lang=fra" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le dixième partenaire</a> commercial du Canada, faisant d’elle un marché prioritaire, selon Affaires mondiales Canada. L’importance des relations économiques est illustrée par l’Accord de partenariat économique global Canada-Inde (ou l’<a href="https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/india-inde/fta-ale/background-contexte.aspx?lang=fra" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">APEG</a>), renégocié pour la dernière fois en 2017. On peut aussi citer à l’appui les partenariats entre les deux pays dans le domaine de l’éducation, avec <a href="https://cbie.ca/infographic/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">41% des étudiants</a> internationaux au Canada étant originaires de l’Inde. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Dans ce cas-ci, il est clair que le Canada a décidé de mettre au devant son discours sur la souveraineté de l’État et la lutte contre l’ingérence étrangère »</p>
</blockquote>



<p>Mais le Canada peut-il se permettre de mettre fin à ses relations économiques avec l’Inde? <em>Le Délit</em> s’est entretenu à ce sujet avec Catherine Viens, professeure associée à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire de l’UQAM et chercheuse postdoctorale des Fonds de recherche du Québec – Société et culture. </p>



<p>Selon elle, « d’un point de vue économique et géopolitique, le Canada a beaucoup à perdre » en rompant ses liens avec l’Inde. Les allégations émises par Justin Trudeau en septembre 2023 ont notamment interrompu les négociations en cours de l’APEG, et qui auraient permis « d’accroître le commerce bilatéral de 8,8 milliards de dollars par an, augmentant le PIB annuel de 0,25% d’ici 2035 ». Cependant, Viens note que malgré l’importance de l’Inde pour l’économie, le risque posé à la souveraineté canadienne par cette situation est assez conséquent « pour voir dans la position du Canada une tentative de remettre au premier plan son refus de se faire piler sur les pieds ». </p>



<p><strong>Une situation sans précédent</strong></p>



<p>Bien que le Canada ait mis fin à des relations diplomatiques auparavant, cette situation, selon Viens, est sans précédent. Elle explique que l’élément surprenant de cette affaire concerne sa nature publique. En effet, il est très inhabituel que la GRC rende publiques des accusations lorsqu’une enquête est toujours en cours. C’est cependant ce qu’elle a fait avec l’affaire du meurtre de M. Singh Nijjar. Selon Viens, ceci démontrerait le sérieux des allégations faites par la GRC, qui soutient avoir pour but de « défaire le réseau qui s’est mis en place par le gouvernement indien pour orchestrer des activités criminelles en sol canadien ». </p>



<p>Il semble que l’inhabituel de la situation s’étende au-delà de la question de la sécurité. Comme Viens le souligne, « ce qui est aussi surprenant et assez rare pour un pays qui souhaite accroître ses liens économiques comme le Canada, c’est de prendre une décision diplomatique de ce genre, en sachant très bien qu’elle affectera ses liens diplomatiques de manière importante et drastique ». </p>



<p><strong>Un choix difficile</strong></p>



<p>Viens affirme : « Le Canada est surtout tiraillé entre poursuivre des allégations publiques, ou coopérer avec l’Inde, malgré les circonstances. » En d’autres mots, le Canada a été confronté à un choix difficile entre la sécurité des Canadiens et sa propre prospérité économique. D’une part, s’abstenir d’accuser l’Inde d’avoir enfreint à la souveraineté canadienne aurait établi un précédent dangereux quant à la sécurité des Canadiens sur leur territoire. D’une autre, accuser l’Inde et mener des enquêtes publiques sur son implication dans le meurtre de M. Nijjar met à risque d’importants liens diplomatiques et économiques. Viens soutient que « dans ce cas-ci, il est clair que le Canada a décidé de mettre au devant son discours sur la souveraineté de l’État et la lutte contre l’ingérence étrangère ». </p>



<p><strong>Dénouements</strong></p>



<p>La possibilité d’un dénouement des tensions diplomatiques entre les deux pays est intrinsèquement liée au rôle d’autres acteurs internationaux. « L’une des seules manières par laquelle le Canada pourra s’extirper de cette fracture diplomatique, c’est s’ il réussit à avoir le soutien d’autres pays occidentaux, dont les pays des Five Eyes [une alliance des services de renseignements de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni, et des États-Unis, <em>ndlr</em>]. » Toutefois, comme le précise Viens, le soutien de ces pays risque d’être étroitement lié à la menace directe que leur pose l’Inde. <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2024/10/18/canada-india-conflict-sikh-nijjar/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le résultat des enquêtes</a> menées aux États-Unis concernant un assassinat similaire en territoire américain sera donc décisif quant aux relations diplomatiques Inde-Canada. </p>
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		<title>Incertitude pour les libéraux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/incertitude-pour-les-liberaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55846</guid>

					<description><![CDATA[<p>La fin de l’entente entre les libéraux et le NPD marque un retour à la normale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 4 septembre dernier, Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), met fin à son entente de soutien sans participation avec le Parti libéral du Canada (PLC). Ceci marque, d’une part, un retour à la normale marqué par l’incertitude caractéristique d’un gouvernement minoritaire, et ouvre, d’autre part, la possibilité d’une élection prématurée. En mars 2022, le NPD accordait au PLC une entente de soutien sans participation. Cette entente représentait un accord de confiance entre le NPD et les libéraux, élus en gouvernement minoritaire. Grâce à ce soutien, le Parti libéral a pu agir comme un parti majoritaire en coalition avec le NPD. Cela signifie qu’au cours des deux dernières années, les libéraux ont pu obtenir aisément les votes de confiance des membres du Parlement, sans avoir à négocier chaque vote avec les partis d’opposition, tel qu’il est courant de le faire pour un gouvernement minoritaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Il existait des tensions [entre le NPD et les libéraux], par exemple, autour de projets sur l’assurance médicament, dont la mise en œuvre tardait » </p>



<p class="has-text-align-center">Daniel Béland, professeur de sciences politiques à McGill</p>
</blockquote>



<p><strong>Fin de l’entente : Pourquoi ?</strong></p>



<p>J’ai pu m’entretenir avec Daniel Béland, professeur au Département de sciences politiques de l’Université McGill, afin d’obtenir des réponses à la suite de la fin de l’entente entre le NPD et le PLC. Une première explication concerne des divergences sur des dossiers clés : « Il existait des tensions [entre le NPD et les libéraux, <em>ndlr</em>], par exemple, autour de projets sur l’assurance médicament, dont la mise en œuvre tardait. Je pense qu’un aspect important a été la décision du gouvernement libéral concernant <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2099528/conflit-travail-ferroviaire-decision-ccri" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la grève dans le secteur des chemins de fer</a>, alors que les travailleurs en grève ont été forcés à retourner au travail », explique le professeur. Cependant, un autre enjeu plus stratégique a sans doute aussi influencé la rupture de l’entente entre les partis : «&nbsp;Je pense que sur le plan politique, le NPD est trop étroitement associé aux libéraux, et ces derniers sont en baisse dans les sondages depuis plus d’un an », constate Professeur Béland. « Le NPD est associé directement au gouvernement libéral, ce qui nuit à sa popularité. Certains députés du NPD sont insatisfaits de cette entente, et leur association directe à Justin Trudeau et à son gouvernement leur déplaît fortement. »</p>



<p>Cette mise à terme de l’entente de soutien sans participation survient une semaine après <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-08-29/pierre-poilievre-demande-au-npd-de-dechirer-l-entente-le-liant-aux-liberaux.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’annonce de Pierre Poilievre</a>, chef du Parti conservateur, dans laquelle il encourageait le NPD à mettre fin à l’entente. Poilievre souhaite maintenant obtenir le soutien du NPD et du Bloc québécois lors d’un éventuel vote de confiance durant lequel il voterait en défaveur des libéraux. Dans l’éventualité où ces derniers n’obtiendraient pas de soutien d’un parti de l’opposition, une élection fédérale prématurée serait envisageable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Selon le Professeur Béland, […] les probabilités d’une élection générale prématurée sont maigres. En effet, dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, le NPD et le Bloc québécois détiennent un certain pouvoir de négociation »</p>
</blockquote>



<p><strong>Élection fédérale : un risque réel ? </strong></p>



<p>Depuis l’annonce de la dissolution de l’entente entre le NPD et les libéraux, une question se pose : une élection prématurée serait-elle possible? Certains affirment que oui, évoquant l’annonce de Poilievre durant laquelle il annonce que « <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-09-04/fin-de-l-entente-entre-le-npd-et-les-liberaux/poilievre-va-deposer-une-motion-de-censure-pour-forcer-des-elections.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Justin Trudeau ne va pas démissionner. Il faut le congédier</a> ». Cependant, selon le professeur Béland, les probabilités d’une élection générale prématurée sont minces. En effet, dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, le NPD et le Bloc québécois détiennent un certain pouvoir de négociation. Ceci dit, si une élection devait se tenir cet automne, <a href="https://338canada.com/cpc.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les sondages prédisent</a> une victoire majoritaire des conservateurs, retirant aux NPD et au Bloc une grande part de leur influence au Parlement. Le Professeur Béland affirme que : «&nbsp;Pour le Bloc et surtout pour le NPD, il serait préférable de maintenir les libéraux au pouvoir au moins jusqu’au printemps. Effectuer le vote de confiance après le prochain budget, ce serait peut-être une meilleure occasion de faire tomber le gouvernement pour déclencher des élections vers la fin du printemps 2025. Cela dit, si les libéraux réussissent à se négocier des ententes, ils pourraient survivre jusqu’à la fin de leur mandat, soit jusqu’à la fin de l’année 2025. »</p>



<p>Il faudra donc attendre une journée d’opposition [journée durant laquelle les partis d’opposition peuvent choisir la motion à débattre, <em>ndlr</em>] pour découvrir si une élection aura lieu.</p>



<p><strong>Retour à la normale</strong></p>



<p>Selon le Professeur Béland, ce qui est normal dans un contexte de minorité au sein d’un gouvernement, c’est l’incertitude du parti au pouvoir, qui le contraint donc à négocier et faire des concessions avec les autres membres du Parlement, comme dans le cas de l’entente entre les néo-démocrates et les libéraux.</p>



<p>La rupture entre le NPD et le PLC représente donc un retour aux négociations pour tout ce que le gouvernement souhaite entreprendre. Il est à noter que même en tant que gouvernement minoritaire, le Parti libéral reste relativement fort parce qu’il ne requiert le soutien que d’un seul autre parti d’opposition pour mener à bien ses projets. Comme note professeur Béland, les libéraux risquent donc de se tourner vers le Bloc québécois, ce qui pourrait leur garantir une certaine capacité d’action.</p>



<p>« Si on écoute le discours politique d’Yves-François Blanchet [chef du Bloc québécois,&nbsp;<em>ndlr</em>], et de d’autres députés du bloc, il est évident que le parti voit maintenant son influence grandir », affirme le Professeur Béland. « Ça ne veut pas nécessairement dire que le Bloc votera en faveur des libéraux et leur offrira un soutien inconditionnel, mais il est évident que les libéraux ont maintenant les yeux tournés vers le Bloc, et non le NPD. Par contre, c’est un jeu dangereux pour les libéraux étant donné que le Bloc québécois n’est pas actif ailleurs qu’au Québec, et que c’est un parti souverainiste : s’allier avec eux pourrait poser des risques politiques. » La seule certitude pour les libéraux semble donc être l’incertitude de leur avenir politique, au vu de leur retour à un statut minoritaire.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>74 jours d’occupation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/74-jours-doccupation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ysandre Beaulieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[occupation]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55489</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une chronologie du campement pro-palestinien à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/74-jours-doccupation/" data-wpel-link="internal">74 jours d’occupation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Délit revient sur les faits concernant le campement pro-palestinien,&nbsp;en vous offrant une chronologie&nbsp;non-exhaustive des événements qui se sont déroulés au cours&nbsp;de ces 74 jours d’occupation.&nbsp;</p>



<p><strong>27 avril </strong>- Début du campement&nbsp;sur la partie inférieure du campus&nbsp;de l’Université, notamment mené&nbsp;par les organismes <em>Solidarity for&nbsp;Palestinian and Human Rights </em>(SPHR), et SPHR Concordia.&nbsp;Les groupes, qui s’identifient comme <a href="https://www.instagram.com/p/C6Rff6WLOhe/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mouvements d’étudiants</a> issus des universités McGill et Concordia, déclarent le campe ment « zone libérée », en y installant des tentes et des grillages&nbsp;en guise de délimitation. Leurs&nbsp;<a href="https://montreal.ctvnews.ca/a-look-at-the-divestment-demands-by-mcgill-university-protesters-1.6867828" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">revendications</a> sont claires : le&nbsp;désinvestissement des fonds des&nbsp;deux universités envers les compagnies «&nbsp;<em>financant le génocide et l’apartheid en Israël </em>(<em>tdlr</em>) » et la&nbsp;fin de toute relation académique&nbsp;entre les universités et Israël.&nbsp;</p>



<p><strong>27 avril </strong>- Le campement fait&nbsp;appel au soutien de la communauté, demandant à ceux et celles qui peuvent se le permettre d’apporter de l’eau, de la nourriture,&nbsp;et du matériel. Les membres du&nbsp;campement incitent également les&nbsp;étudiants à se joindre à eux pour&nbsp;accroître leur présence sur le campus. Ces appels font augmenter&nbsp;le campement d’une vingtaine de&nbsp;tentes, à plus d’une cinquantaine&nbsp;d’entre elles. Dès les premiers&nbsp;jours du campement, la présence&nbsp;policière augmente sur le campus.&nbsp;</p>



<p><strong>29 avril </strong>- Dans un courriel adressé à la communauté mcgilloise, Deep Saini, président et&nbsp;vice-chancelier de l’Université McGill, déplore le comportement des manifestants, <a href="https://www.mcgill.ca/newsroom/article/campus-updates/update-mcgill-april-29" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">citant</a> des commentaires antisémites et&nbsp;affirmant que leur présence sur&nbsp;les terrains privés de l’Université&nbsp;enfreint non seulement a ses politiques, mais également la loi. Saini&nbsp;affirme également avoir essayé d’établir une entente en dialoguant&nbsp;avec les représentants étudiants&nbsp;du mouvement, sans succès.&nbsp;</p>



<p><strong>1er mai </strong>- L’administration&nbsp;de McGill propose aux manifestants de les convier à un&nbsp;forum pour discuter de leurs demandes, à la condition qu’ils&nbsp;abandonnent le campement de manière permanente.&nbsp;</p>



<p><strong>2 mai </strong>- Une manifestation&nbsp;pro-Israël s’organise devant le&nbsp;portail Roddick, pour contester&nbsp;le campement. Les manifestants remplissent la rue Sherbrooke,&nbsp;tandis que des contre-manifestants pro-palestiniens s’organisent&nbsp;de l’autre côté du grillage. Une&nbsp;présence policière importante sur&nbsp;le campus et dans les rues environnantes se fait remarquer dès le début des rassemblements, et&nbsp;les tensions augmentent au cours&nbsp;de la journée. Les manifestants sont séparés non seulement par&nbsp;le grillage et par les policiers,&nbsp;mais aussi par des bénévoles du&nbsp;campement, identifiés par des&nbsp;dossards jaunes. Les manifestations restent pacifiques, et les&nbsp;foules se dispersent en soirée.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-1200x1800.jpg" alt class="wp-image-55496" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-1200x1800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-1365x2048.jpg 1365w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-2-1-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/ysandrebeaulieu/?media=1" data-wpel-link="internal">Ysandre Beaulieu</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>10 mai </strong>- McGill annonce&nbsp;son intention de déposer une injonction demandant le droit&nbsp;de démanteler le campement, et d’obtenir, si nécessaire, l’assistance du Service de police de la&nbsp;Ville de Montréal (SPVM) pour ce faire. L’Université cite plusieurs&nbsp;raisons, dont des inquiétudes&nbsp;vis-à-vis la santé et la sécurité publique, des tensions grandissantes, et le dérangement causé par la présence des manifestants.&nbsp;</p>



<p><strong>15 mai </strong>- La demande d’injonction&nbsp;provisoire se rend jusqu’à la&nbsp;Cour supérieure du Québec, qui&nbsp;décide de rejeter la demande de McGill, <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2072966/campement-propalestine-mcgill-injonction-rejet" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">citant</a> l’absence d’incident violent depuis le début de sa mise en place. Le juge, Marc&nbsp;St-Pierre, justifie cette décision&nbsp;en expliquant qu’une injonction&nbsp;ne peut être préventive et que les risques à la santé et à la sécurité&nbsp;publique cités par l’Université&nbsp;ne se sont pas matérialisés.&nbsp;</p>



<p><strong>26 mai </strong>- Au cours d’un événement pro-palestinien sur le campus lors duquel s’est mobilisé le SPVM, un portrait d’un politicien&nbsp;israélien « vêtu d’un vêtement à rayures évoquant un uniforme&nbsp;de prisonnier » est suspendu,&nbsp;comme l’explique un courriel du recteur à la communauté mcgilloise. L’incident est rapporté au&nbsp;SPVM, qui <a href="https://www.ledevoir.com/societe/813960/mcgill-denonce-inaction-police-face-campement-pro-palestine?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">n’intervient pas</a>.&nbsp;</p>



<p><strong>29 mai </strong>- Dans un courriel, Deep&nbsp;Saini dénonce des méthodes qu’il qualifie de « coercitives et&nbsp;discriminatoires ». À l’appui, il&nbsp;mentionne l’incident du 26 mai&nbsp;et associe le vêtement à rayures à l’uniforme revêtu par des millions&nbsp;de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. D’autres incidents sont&nbsp;décrits. Parmi eux, le harcèlement de certains membres du personnel de l’administration et des graffitis&nbsp;« blasphématoires » sur des murs des bureaux de l’Université.&nbsp;</p>



<p><strong>6 juin </strong>- Occupation du bâtiment&nbsp;James McGill. <a href="https://www.thetribune.ca/news/protestors-occupy-james-administration-building-demanding-mcgill-heed-encampments-calls-for-divestment-18062024%EF%BF%BC/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Vers 16h00</a>, un groupe pénètre dans le bâtiment,&nbsp;s’y barricade, et dessine des&nbsp;graffitis sur les murs. Près d’une heure plus tard, c’est l’arrivée d’une présence policière, qui, vers 19h30, disperse la foule qui bloque l’accès à l’entrée du bâtiment.&nbsp;</p>



<p><strong>10 juin </strong>- L’Université McGill émet&nbsp;une nouvelle proposition, qui&nbsp;est refusée par les manifestants. Celle-ci inclut quatre éléments&nbsp;:&nbsp;un examen de la possibilité de&nbsp;désinvestir dans des entreprises de fabrication d’armes&nbsp;;&nbsp;une divulgation de tous les placements de l’Université (incluant&nbsp;ceux inférieurs à 500 000 dollars) ; une prise en compte accrue&nbsp;des institutions et des intellectuels palestiniens et une&nbsp;offre de soutien, notamment&nbsp;financier, aux universitaires déplacés sous les auspices du réseau <em>Scholars at Risk,&nbsp;</em>ainsi qu’une amnistie pour&nbsp;les personnes qui occupent le campement.&nbsp;</p>



<p><strong>14 juin </strong>- <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2081556/universite-mcgill-suspensions-pourparlers-campement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Selon une porte&nbsp;parole du campement</a>, l’Université refuse de répondre à&nbsp;l’appel des manifestants et de&nbsp;poursuivre les négociations.&nbsp;</p>



<p><strong>17 juin </strong>- Dans un courriel destiné aux étudiants de McGill, Deep Saini dénonce le <a href="https://www.instagram.com/p/C8Ird8rs_Gx/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme d’été révolutionnaire</a> de la SPHR, citant l’imagerie violente utilisée sur ses tracts (un individu portant un fusil automatique). Il demande également à l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) de dénoncer le programme, et de rompre tout lien avec la SPHR qui est inclus dans sa liste de clubs affiliés, le cas échéant étant interprété par l’Université comme support de la SPHR.</p>



<p><strong>2 juillet </strong>- Sur leurs réseaux sociaux, le&nbsp;mouvement SPHR dénonce le manque&nbsp;de volonté de l’Université de répondre&nbsp;à leurs demandes,&nbsp;et déplore sa décision de cesser&nbsp;toute négociation.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>5 juillet </strong>- Des&nbsp;manifestants commettent des actes&nbsp;de vandalisme,&nbsp;«&nbsp;fracassant des vitres et les tapissant de graffitis où l’on pouvait lire slogans&nbsp;et obscénités », menant à l’arrestation d’un individu.&nbsp;</p>



<p><strong>9 juillet </strong>- SPHR&nbsp;émet un communiqué de presse&nbsp;dénonçant la réaction de McGill face à la mobilisation&nbsp;étudiante, notamment leurs négociations menées « de&nbsp;mauvaise foi » avec&nbsp;les représentants&nbsp;du campement et leurs tentatives de&nbsp;diviser l’<em>intifada</em>.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-1200x1800.jpg" alt class="wp-image-55493" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-1200x1800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-1365x2048.jpg 1365w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/08/Page-4_campements-1-scaled.jpg 1706w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Ysandre Beaulieu</span></figcaption></figure>



<p><strong>10 juillet </strong>- Le campement pro-palestinien reste en place jusqu’au 10 juillet, lorsqu’une firme de sécurité privée, engagée par l’Université, initie son démantèlement. Dans un courriel diffusé à l’ensemble de la communauté mcgilloise, le recteur de l’Université, Deep Saini, annonce le démantèlement du campement situé sur la partie inférieure du campus, citant « de nombreux graffitis haineux et menaçants » et « des risques importants en matière d’hygiène, de sécurité et d’incendie ».</p>



<p>À la suite au démantèlement du campement, le campus est partiellement fermé avec une réouverture graduelle au cours de laquelle les points d’entrée sont limités aux individus détenant une permission. À partir du 5 août, le campus est accessible à tout le monde entre 6h et 22h, ainsi qu’aux membres du personnelet aux étudiants détenant une carte d’identité de l’Université en dehors de ces heures. </p>



<p>Malgré le démantèlement du campement, les tensions persistent sur le campus. Il est difficile de prédire les formes qu’elles prendront une fois les cours commencés. Cependant il est clair que des efforts importants de la part de la communauté mcgilloise seront nécessaires pour rétablir la stabilité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/74-jours-doccupation/" data-wpel-link="internal">74 jours d’occupation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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