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	<title>Rouguiatou Diallo - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 14:22:05 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Entre culture et politique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/entre-culture-et-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rouguiatou Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:20:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brèves réflexions sur le sens du mois de l’histoire des Noirs dans un contexte post-racial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mois de février est le mois de l’histoire des Noirs (MHN) aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. En tant qu’individu d’une communauté qui s’estime sur le chemin d’une société postraciale, je tiens à communiquer mon désarroi face à un phénomène qui me paraît étrange et légèrement contradictoire. Malgré&nbsp; l‘existence du MHN en dehors des États-Unis –notamment au Canada–mon argument se limite aux frontières de la puissance américaine.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-matthieu-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-11181" title="c -matthieu (1)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-matthieu-1-595x445.jpg" alt width="595" height="445"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
De nos jours, l’Ouest s’exalte d’être une civilisation cosmopolite qui prône diversité et mélanges culturelles. On est dans un combat permanent contre toutes sortes de discriminations raciales, et, même si on rencontre de temps à autres quelques difficultés, il est communément accepté que le racisme soit moralement condamnable. Certes, tout n’est pas parfait mais les quelques racistes qui existent sont marginalisés et pointés du doigt. En fait, il n’existe plus de racistes, que des racistes cachés.
<p>Cependant, cela ne suffit pas à faire de notre société, une société postraciale. Se purger des discriminations raciales ne se réduit pas à se débarrasser de la discrimination négative, qui proscrit qu’un individu soit désavantagé à cause de sa race. Une autre forme de discrimination rôde dans notre société. Favoriser certains individus en tenant compte de leur race reste une discrimination raciale qui, rationnellement, ne devrait pas avoir sa place dans une société dite postraciale. On pourrait penser que je diverge, mais il me semble que le MHN est une instance de discrimination positive. Le fait de célébrer une culture en particulier, ici celle des Afro-Américains, n’est pas malsain en lui-même; mais les motifs et les conséquences derrière cette commémoration semblent l’être.</p>
<p>Tout a commencé en 1926, à l’initiative de Carter G. Woodson, avec la création d’une semaine dédiée à l’histoire des &nbsp;«Nègres». Le mois de février a été choisi pour coïncider avec les dates d’anniversaire d’Abraham Lincoln et Frederick Douglas, deux figures importantes de l’histoire de l’émancipation des Noirs aux États-Unis. Cet événement avait pour but de célébrer les personnages historiques de l’histoire afro-américaine. Initialement clandestin, il<strong> </strong>devient prédominant lors du mouvement pour les droits civils qui émerge aux Etats-Unis dans les années 60, jusqu’à sa reconnaissance officielle en 1976 par le Président Ford. Depuis, chaque année, le mois de février est consacré à l’histoire Afro-Américaine avec un thème différent approuvé par le Président des États-Unis. Cela n’empêche que le MHN ne fait pas l’unanimité dans la société Américaine.</p>
<p>D’un côté, certains accusent cet événement de réduire l’histoire d’un peuple à un seul mois, et, qui plus est, le mois le plus court de l’année. De l’autre, on prétend que le MHN va à l’encontre de la société multiculturelle puisqu’il représente la célébration d’<em>une</em> culture, là où l’on devrait célébrer <em>les</em> cultures<em>.</em> Le premier argument est risible à première vue, mais il peut être plus substantiel qu’on ne le croit. Il s’agit de critiquer le fait que l’histoire des Noirs, qui constitue une part conséquente de l’histoire des États-Unis, soit marginalisée. Au lieu d’être à part entière incorporée à l’éducation culturelle des jeunes Américains, elle est confinée à un seul mois. J’irai même plus loin avec cet argument. La culture noire est riche et diverse, mais la richesse et la diversité sont mal représentées dans le quotidien des Américains. Il semble que beaucoup confondent la culture «ghetto» ou tribale avec la «culture noire».</p>
<p>Dans l’Amérique de la ségrégation, la population afro- américaine a développé une culture propre à elle-même qui aujourd’hui est souvent oubliée. Il ne s’agit pas que des <em>negro-spirituals</em>, mais aussi d’une culture littéraire, des dialectes, des normes de vie qui leur appartiennent et qui sont sûrement dignes d’exploration. Mais ça, on ne vous l’apprend pas à l’école. Alors un seul mois semble assez court pour rappeler à toute une population que la culture afro-américaine ne se limite pas un retour aux origines africaines, ni à la «culture des &nbsp;ghettos».</p>
<p>Le problème c’est que ça, on ne vous l’enseigne pas non plus pendant le MHN. Certes, on vous offre une liste des accomplissements des Noirs: «Vous voyez, les Noirs sont aussi capables que nous d’accomplir de grands exploits, voici la preuve que nous sommes bel et bien égaux». C’est une façon bien commode<strong> </strong>d’éviter les problèmes économiques et sociaux qui se sont accumulés au cours du processus d’émancipation des Noirs.</p>
<p>Pour les uns, reconnaître ces accomplissements permet de démontrer que le racisme appartient au passé. Quant aux autres, le mois de février est le moment parfait pour se reposer sur leurs lauriers: puisque le MHN est une preuve de la capacité des Noirs, leur situation économique est sûrement due à la perpétuelle oppression dont ils sont victimes depuis des siècles! Faire partie d’une société multiculturelle ne pose pas d’ultimatum: toutes les cultures doivent être célébrées de manière égale sinon aucune ne peut être célébrée. Si la première option est peu pratique (nous n’avons que 12 mois tout de même!), le deuxième est assez triste. Une société multiculturelle implique de la tolérance envers des cultures qui ne sont pas les nôtres, ainsi que de cohabiter et d’échanger avec elles.</p>
<p>Le seul point que l’on pourrait concéder à l’argument «multi culturaliste» serait que d’imposer la célébration d’une culture à tout un peuple va à l’encontre du principe de liberté. Chacun devrait être libre de commémorer une culture en particulier. L’officialisation de la «semaine des Nègres» par le gouvernement donne un statut spécial à la culture afro-américaine au détriment d’autres cultures. Même si ce statut peut se justifier étant donné le contexte historique des États-Unis et de la population noire, il n’est pas totalement en accord avec l’idéologie multi- culturaliste. Tout cela contribue à l’idée que le MHN est principalement un outil politique qui sert à apaiser la conscience d’un peuple marqué par des conflits raciaux depuis sa naissance.</p>
<p>Idéalement, le MHN serait une plateforme de discussion qui aurait pour dessein de perpétuer une culture qui se perd, mais aussi d’améliorer les conditions d’un peuple dont l’intégration dans la culture et la société américaine reste à compléter. En attendant, le MHN reste, aux États-Unis en tout cas, une invocation des fantômes du passé servant à justifier l’inaction des (ex-)oppresseurs et oppressés face aux problèmes posés par une société multiethnique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mozart burlesque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/mozart-burlesque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rouguiatou Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:26:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[jessica]]></category>
		<category><![CDATA[jonathan christopher]]></category>
		<category><![CDATA[michael graco]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[opéra]]></category>
		<category><![CDATA[opéra mcgill]]></category>
		<category><![CDATA[patrick j. hansen]]></category>
		<category><![CDATA[scarlato]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une version osée mais appropriée de Don Giovanni, présentée par Opéra McGill</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 26 au 29 janvier, Opéra McGill a mis en scène une version bien particulière du classique de Mozart, Don Giovanni. Le héro légendaire a pris diverses formes au cours des ans; il est escroc espiègle chez Tirso de Molina, il est intellectuel libertin chez Molière, ou encore romantique et épique chez Byron. Pour la troupe de Patrick J. Hansen, Don Giovanni est un vampire. Vêtu de rouge et de noir, le séducteur insatiable surprend les spectateurs lorsque, face au sabre laser du Commandeur, il l’atteint d’une morsure fatale. S’ensuit une multitude d’actes et de symboles vampiriques dans lesquels chaque séduction est un rituel: un alter ego féminin qui porte les mêmes couleurs que Don Giovanni entre sur scène d’une danse sensuelle, tout en apportant un élixir rouge au protagoniste.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/don-giovanni.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-10794" title="don giovanni" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/don-giovanni-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Brent Calis</span>		</figcaption>
	</figure>
Celui-ci le boit et s’avance vers sa victime, contemple sa nuque et lui saute au cou, confondant morsure et baiser. Le parallèle entre le vilain pécheur et le traditionnel monstre fantastique n’est pas si farfelu. Son appétit sexuel est assimilé à une nécessité et fait écho aux paroles de Don Giovanni dans l’Acte II, scène 1, où il affirme à son valet, Leporello, qu’il ne peut abandonner les femmes car elles lui sont plus importantes que le pain qu’il mange ou que l’air qu’il respire. Cela est notamment démontré lors du dîner de la venue du Commandeur, où les plats sont des femmes transportées par Leporello ainsi que son alter ego à la table du héros. Ces instances de luxure sont banalisées chez Don Giovanni ce qui explique son rejet de la repentance: il ne peut résister à l’appel de la chair.
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/don-giovanni-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-10796" title="don giovanni 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/don-giovanni-2-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Brent Calis</span>		</figcaption>
	</figure>
Le thème du vampire n’est qu’un élément parmi tant d’autres que la troupe d’Opéra McGill apporte à l’œuvre de Mozart. Hansen joue sur le comique et introduit du burlesque au grand classique. Donna Elvira, traditionnellement dépeinte comme un personnage tragique ou pathétique, devient l’objet de moqueries de la part des autres personnages et du public. Accoutrée de manière cocasse avec d’étranges lunettes et un parapluie, Donna Elvira ressemble à une vieille fille désespérée. Lors du quatrième Aria, elle découvre la vraie nature de Don Giovanni, et d’un air fouineur tente de s’emparer du livre dans lequel Leporello tient les comptes des conquêtes de son maître. Cet aspect comique ainsi que l’excellente performance de Jessica Scarlato font d’elle un personnage majeur de cette version. Dans le même registre, le valet malmené de Don Giovanni se retrouve dans des situations saugrenues. La superbe prestation du baryton Peter Walker contribue à imposer le comique comme registre principal de cette interprétation. La thématique burlesque est étayée par les sabres lasers et le Commandeur-Jedi. Les costumes ne sont pas uniformes, alors que les paysans sont habillés à la façon de notre temps, prêts à assister à un mariage; Donna Anna et Don Ottavio sont les seuls à avoir maintenu des habits d’aristocrates du 18e siècle. La scène est découpée en plusieurs morceaux, avec l’orchestre au centre et des paravents multiformes et multi-usage, ce qui facilite le jeu de cache-cache entre les personnages.
<p>Bien que ce mélange de différentes époques et de différents mondes puisse sembler chaotique, Opéra McGill parvient à maintenir l’essence et à démontrer le génie de cet œuvre à travers une interprétation moderne et burlesque, grâce à de belles performances et un talentueux orchestre symphonique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des Blanches et des Noires</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/15/des-blanches-et-des-noires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rouguiatou Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 14:37:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[divenire]]></category>
		<category><![CDATA[ludovico einaudi]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[oscar peterson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lumière sur les mélodies mélancoliques de Ludovico Einaudi.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 12 novembre, Ludovico Einaudi était en concert pour la première fois à Montréal à la salle de concert Oscar Peterson. Un majestueux Yamaha à la lumière posait au milieu d’une scène obscure. Entre le très attendu pianiste vêtu de noir, élégant et sobre à la fois. Il s’assied à son illustre instrument, l’effleure d’un air méditatif, et d’un doigt délicat lui fait murmurer de douces mélodies mélancoliques. De belles berceuses, résonnant à l’oreille des spectateurs, guident ceux-ci sur l’étroite frontière entre sommeil et éveil. C’est ainsi qu’Einaudi réconcilie théâtre et austérité, extravagance et simplicité, spectacle et authenticité.</p>
<p>Il débute la traversée sur le chemin des souvenirs en nous faisant (re)découvrir des airs tirés de ses premières œuvres. On y retrouve des classiques tels que «I giorni» ou encore «Tu sei» qui nous replongent instantanément dans l’univers gracieux du compositeur. Les visages se détendent et les cœurs frissonnent, frôlés par les harmonieuses réverbérations. L’artiste trouve sa force dans la simplicité; des mélodies simples mais chargées d’âme. Ludovico Einaudi n’est pas de ceux qui vous éblouiront à coups de compositions complexes et de techniques à couper le souffle. Qui aurait cru qu’un homme, un piano et quelques notes élémentaires provoqueraient un tel émoi!</p>
<p>Sur Il Divenire, album sorti récemment au Canada, le pianiste est accompagné d’un orchestre philharmonique et utilise ingénieusement des sons électroniques. Ainsi, lorsque Einaudi s’apprête à jouer, on ne peut s’empêcher d’être sceptique. Serait-ce possible de reproduire, seul au piano, l’émouvante tempête des instruments à cordes de «Primavera»? Einaudi nous en donne la preuve. En gardant ses sonorités électroniques, le pianiste anime ses œuvres, nous démontrant encore une fois que le piano reste la pierre angulaire de ses compositions.</p>
<p>Malgré un évident pouvoir mélodramatique, le spectacle était monotone dans son ensemble. Chaque pièce nous immerge dans un courant sentimental, qui reste dans la même veine, le même tempérament. Même si chaque mélodie évoque un souvenir intime, chaque chanson semble familière. Einaudi maintient des thèmes similaires qu’il varie grâce à des suspens, des jeux de volumes et de tempo. Même s’il est vrai que les répétitions sont courantes chez les minimalistes, l’uniformité stylistique ne l’est pas. Ludovico Einaudi édifie des airs sur des progressions d’accords analogues à la musique pop, ce qui limite sa palette émotionnelle et invite au sentiment de «déjà-entendu». Néanmoins, ce sont ces mêmes limitations qui contribuent à son large succès et ravissent un public grandissant.</p>
<p>L’artiste termine le spectacle avec «Primavera», la pièce maîtresse de son album. Les lumières éblouissent les spectateurs qui le gratifient d’une ovation debout. De retour à son piano, il joue «Rose» en rappel, un morceau enchanteur qui réveille l’audience tout en douceur.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mélodies en devenir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/melodies-en-devenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rouguiatou Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:45:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[oscar peterson hall]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Divenire: un bijou de la musique néo-classique par Ludovico Einaudi</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était temps. Après un succès fulgurant auprès de son auditoire européen, <em>Divenire</em> de Ludovico Einaudi arrive de ce côté de l’Atlantique.</p>
<p>Réputé pour son élégance et ses mélodies hypnotiques, le pianiste italien présente son septième album, cette fois-ci accompagné d’un orchestre, le Royal Liverpool Philharmonic.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-ludovico.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9442" title="c - ludovico" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-ludovico-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Ludovico Einaudi Media</span>		</figcaption>
	</figure>
<em>Divenire</em> est une œuvre fluide et mélancolique qui nous emporte dans un courant d’émotions. Les mélodies au piano demeurent centrales à son œuvre, mais l’orchestre et les quelques sons électroniques y ajoutent une autre dimension. Ainsi, Ludovico Einaudi nous offre un cocktail de sensations avec des morceaux qui prennent corps.
<p>L’album porte bien son nom, <em>Divenire</em> (devenir); à mesure qu’on l’écoute, sa musique crée différents états émotionnels malgré la simplicité des mélodies. Vous serez charmés par la pureté de «Rose» alors que les violons de «Primavera» vous feront frissonner. Ludovico Einaudi sera en concert le 12 novembre à l’Oscar Peterson Hall, un spectacle à ne pas rater.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Tombeau des trottoirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/17/le-tombeau-des-trottoirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rouguiatou Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 04:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[béatrice bonifassi]]></category>
		<category><![CDATA[betty]]></category>
		<category><![CDATA[chanson français]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[fabienne]]></category>
		<category><![CDATA[mascarade]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du Montréal du XXe siècle au Montmartre de l’entre-deux-guerres...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au National, Béatrice Bonifassi nous propulse dans un voyage entre la Belle Époque et les Années folles, deux périodes bien distinctes selon elle. Dans son <em>Tombeau</em>, Betty entend faire revivre la chanson réaliste sans nostalgie, mais avec joie et bonne humeur.</p>
<p>La chanson réaliste est un genre musical né des cafés-concerts et cabarets à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et qui durera jusqu’à l’entre-deux-guerres.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/bonifassi.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9034" title="bonifassi" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/bonifassi-199x300.jpg" alt width="199" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Audiogram</span>		</figcaption>
	</figure>
Principalement chanté par des femmes (on se rappelle tous la Môme Piaf), il relate avec mélancolie la vie des quartiers populaires.
<p>À peine un pied dans la pièce que la transition débute; après avoir passé le comptoir, nous voici dans un bar enfumé, on discute autour d’une bière ou d’un verre de vin. La salle aux airs de cabaret se remplit peu à peu de familles, de couples et de bandes d’amis qui attendent patiemment la chanteuse des Triplettes de Belleville.</p>
<p>Le spectacle commence. Accompagnée de son Orchestre du Nouveau Monde, coiffée d’un mini haut-de-forme rouge, Béatrice nous emporte sous des airs de Piaf, Ferré, et Boyer. Il est difficile d’ignorer sa voix magnifique ainsi que son charisme qui communique le naturel et le mystérieux à la fois. Si on ajoute les lumières qui jouent entre ombre et clarté, nous voilà transportés au début du XX<sup>e</sup> siècle dans un café chantant de Montmartre.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout: par un tour de passe-passe, la troupe parvient à introduire du Alain Bashung et du Nirvana dans leur répertoire. Ce qui aurait pu relever de l’anachronisme apporte, au contraire, un renouveau au genre.</p>
<p>Lorsque Betty propose un entracte, on la retrouve au bar, cigarette et verre de vin à la main. Pendant que la pianiste, Fabienne, joue sur un piano-vélo; les clients du bar dansent et célèbrent Piaf à coup de «Padam Padam Padam»!</p>
<p>Le spectacle peut parfois paraître chaotique avec ses nombreux musiciens sur scène, ses objets saugrenus dans le piano de Fabienne (des insignes religieuses, un globe, un tube, etc.), ses jambes rouges élastiques en guise d’écharpe et la bagarre entre musiciens. Néanmoins, ce qu’il faut retenir de ce spectacle, c’est qu’il permet avant tout d’entretenir une atmosphère bon enfant et de ne pas tomber dans la nostalgie.</p>
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