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	<title>Romane Prigent - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Une promesse de progrès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Romane Prigent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 16:39:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AMUSE]]></category>
		<category><![CDATA[floor fellows]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’administration se montre plus conciliante envers AMUSE.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/02/03/une-promesse-de-progres/" data-wpel-link="internal">Une promesse de progrès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>ors des dernières négociations qui ont eu lieu vendredi 30 janvier, l’administration de McGill a promis aux <i>floor fellows</i> mcgillois, représentés par le Syndicat des employé-e‑s occasionnel-le‑s de l’Université McGill (AMUSE), deux nouveaux documents concrets dans les prochaines semaines. Ceux-ci se réfèrent à la rédaction prévue d’une nouvelle convention collective portant sur les employés de soutien à temps partiel et complet de l’Université, car la convention actuelle expirera en avril 2015. Les nouveaux documents devraient résumer les rôles et responsabilités des <i>floor fellows</i> et décrire les principes directeurs de leurs interventions. L’administration a demandé un délai d’un mois pour assembler ces articles – lesquels seront ensuite discutés un par un par les deux parties, jusqu’à l’aboutissement d’un accord. La proposition de l’administration de McGill est donc attendue avec impatience du côté des <i>floor fellows</i>. «Il s’agit ici d’une première convention collective et il est normal que les parties prennent le temps nécessaire pour identifier des pistes de solutions satisfaisantes aux deux parties», a commenté au <i>Délit</i> Denis Gauthier, le représentant de l’administration à la table des négociations.</p>
<p class="p2"><b>Une clause «valeurs»</b></p>
<p class="p4">Le processus demeure jusqu’à présent long et stagnant: il y a eu cinq séries de négociations depuis le 31 octobre 2014, sans réel avancement. Les négociations de vendredi semblent avoir été les plus constructives, malgré l’absence de document concret. Amber Gross, présidente d’AMUSE, s’est déclarée optimiste, car l’administration a mentionné que sa proposition contiendrait une clause sur les valeurs au sein des résidences universitaires, une des revendications les plus importantes du syndicat. La présidente soutient qu’elle et ses collègues ont été clairs depuis le début: ils ne cèderont pas à ce sujet, car il est pour eux essentiel de sécuriser la pérennité de ces valeurs. Mme Gross affirme que l’administration en est consciente; la nouvelle proposition est donc prometteuse et représente surement un compromis.</p>
<p class="p4">En septembre dernier, les 70 <i>floor fellows</i> ont conclu à l’issu d’un vote que protéger les valeurs actuellement en place dans les résidences mcgilloises était primordial. Celles-ci forment la base de la fonction des <i>floor fellows</i> – une garantie de soutien non-disciplinaire aux étudiants de première année. Mais il n’est pas commun d’avoir ce genre de description dans un contrat, d’où la nature unique du travail de <i>floor fellow</i>, ce qui rend le processus des négociations extrêmement compliqué.</p>
<p class="p4">D’une manière plus générale, AMUSE demande un rôle plus que simplement consultatif, une voix plus puissante au sein de l’administration des résidences de McGill. Cependant, l’Université aimerait conserver son droit de décision en ce qui concerne les règlements dans ces résidences, ce qui inclut les revendications des <i>floor fellows </i>concernant les règles de vie en résidence.</p>
<p class="p4">C’est donc là que se trouve le conflit. AMUSE réclame un «mécanisme de protection» qui inscrive les valeurs des <i>floor fellows</i> dans la nouvelle convention. Cette protection légale est essentielle pour eux parce qu’elle traite non seulement des conditions de travail des <i>floor fellows</i>, mais aussi de leurs conditions de vie. Cet autre facteur, propre aux <i>floor fellows</i>, complique la donne: espace de travail et espace de vie se chevauchent. De plus, certaines de leurs revendications sont controversées, par exemple celle de la réduction de préjudice, qui consiste à diminuer le risque encouru par une personne, un niveau à la fois.</p>
<p class="p2"><b>Vers un statut quo</b></p>
<p class="p4"><span class="s1">Cela dit, Amber Gross aimerait garder un <i>statu quo</i>, c’est à dire simplement officialiser ce qui se fait déjà. Il est étonnant pour les participants aux négociations que l’administration soit réticente à l’idée d’inclure ces valeurs dans la nouvelle convention collective. Il est possible que l’Université craigne d’inscrire une notion aussi particulière dans un document officiel, puisque ceci pourrait lui causer des ennuis d’ordres légaux. AMUSE espère voir un relâchement de ce parti pris dans le mois à venir.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Lors de négociations de ce genre, il est coutume que les aspects économiques soient traités en dernier, selon Gross. Il est donc probable que le sujet de la potentielle rémunération des <i>floor fellows</i> soit abordé seulement une fois la question des valeurs résolue.</span></p>
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		<title>Défier l’oppression culturelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/defier-loppression-culturelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Romane Prigent]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 23:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence sur les femmes et les crises sanitaires mondiales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le groupe <i>McGill Students for UN Women National Committee Canada</i> <sup>-</sup> (Étudiants à McGill pour le comité national canadien de l’ONU, ndlr.) a organisé le 13 novembre dernier une réunion informelle de spécialistes sur les femmes et les crises sanitaires mondiales. Cette question est particulièrement d’actualité à cause de la propagation du virus Ebola. Les conférenciers comptaient les deux anthropologues médicales Sandra Hyde et Anat Rosenthal, ainsi que Nitika Pai et Drissa Sia de l’Institut des politiques sociales et de la santé à McGill. Ils ont parlé de l’intersection de l’épidémiologie et du sexe, tous d’un point de vue particulier et propre à leur domaine professionnel. Nikita Pai, en entrevue avec <i>Le Délit</i>, soutient que les tables rondes sont d’excellents forums pour discuter des thèmes qui ne sont pas couverts en cours. Le fait d’interagir avec des professionnels et de se projeter dans la cause offre une grande valeur ajoutée pour les étudiants.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Julie Cumin, étudiante en histoire et psychologie à McGill, souligne la difficulté de rendre l’information scientifique accessible aux hommes politiques. Elle maintient qu’il est crucial de comprendre «les origines socio-économiques et inhérentes de la vulnérabilité humaine, afin de créer des systèmes de priorisation qui promeuvent l’équité sanitaire.» </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Comprendre la vulnérabilité des femmes</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour les organisateurs de la conférence, il est essentiel de comprendre l’impact de la vulnérabilité. Anat Rosenthal explique que pour les femmes, la vulnérabilité peut avoir une nature pathologique, c’est-à-dire qu’elle peut provenir de l’oppression sociale et culturelle d’un groupe. Rosenthal distingue la vulnérabilité innée de la vulnérabilité situationnelle: les femmes ne sont pas biologiquement prédisposées à courir un plus grand risque face aux crises de santé. C’est en effet leur situation qui les met en péril, en particulier à cause des normes associées à leur sexe et les pratiques culturelles conséquentes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En guise d’illustration, Drissa Sia a mentionné les différents facteurs qui facilitent la contraction du VIH/SIDA chez les femmes en Afrique sub-saharienne. Leur position inférieure dans la communauté fait qu’elles ont très peu de pouvoir dans les prises de décisions sexuelles et ne peuvent pas toujours réclamer l’usage d’un préservatif. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Sandra Hyde a parlé des femmes et de l’Ebola, en mentionnant la statistique effrayante de «55–75%», soit le nombre de victimes d’Ebola qui sont des femmes. Ces chiffres révèlent que les rôles attribués aux deux sexes sont inextricablement liés aux soins de santé. M. Hyde soutenait lui aussi que les infirmières sont aux premiers rangs pour donner des soins aux patients, et elles sont souvent celles qui se consacrent au traitement des fluides corporels contaminés. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dr. Nitika Pai a conclu la conférence avec des anecdotes de son expérience en tant que jeune fille en Inde. Ceci l’a menée à expliquer comment la sensibilisation des hommes et surtout l’encouragement au dépistage du SIDA peuvent radicalement changer le chiffre de femmes qui sont atteintes par la maladie. Mais le plus important reste de défier les facteurs socioculturels, ces normes, qui nuisent à la santé des femmes. </span></p>
<p class="p3">La récente campagne #HeforShe lancée par <i>McGill Students for UN Women National Committee Canad</i>a souligne l’importance d’impliquer les hommes dans la scène féministe par simple intérêt humaniste. D’où l’importance de montrer aux gens la pertinence des sujets comme celui de la vulnérabilité de la santé des femmes, même dans notre propre société. Docteure Pai pense que ce thème est «inextricablement tressé dans le tissu social partout», qu’il existe un réseau de causes qui fait que les facteurs socioculturels vont toujours fragiliser les femmes. Il en va de même pour les personnes de couleur, ou de classe économique désavantagée, en Afrique comme en Amérique du Nord. McGill émerge comme une lueur d’espoir dans notre communauté occidentale, avec ses pratiques sensibles au genre et aux personnes vulnérables. Mme Pai note le ratio optimiste hommes/femmes dans sa propre Faculté de médecine comme indicateur de la progressivité de McGill. Mais il faut aller au-delà, il faut chercher à promouvoir la liberté des femmes au niveau local, démanteler les structures sociales qui sont si dangereuses. C’est pour cela que la conférence était orientée sur les enjeux africains, là où le problème est le plus grave.</p>
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