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	<title>Matthieu Juge - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 26 Nov 2025 06:22:19 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>McGill opère le plus grand remaniement sportif de son histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/quinze-equipes-competitives-sont-supprimees-des-centaines-detudiants-athletes-devastes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quinze équipes compétitives sont supprimées ; des centaines d’étudiants athlètes dévastés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/quinze-equipes-competitives-sont-supprimees-des-centaines-detudiants-athletes-devastes/" data-wpel-link="internal">McGill opère le plus grand remaniement sportif de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans une <a href="https://mcgillathletics.ca/news/2025/11/20/general-results-of-the-mcgill-athletics-and-recreation-sports-program-review.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">annonce tonitruante</a>, McGill a déclaré le 20 novembre qu’elle retirerait 15 équipes sportives du réseau universitaire dès la saison prochaine. Cette décision historique affecte des centaines d’athlètes, pour qui les bourses sportives sont menacées. Nombreux sont ceux qui envisagent même de changer d’université.&nbsp;</p>



<p>Les équipes sportives se divisent en deux catégories : les équipes universitaires (« <em>varsity</em> ») et les « clubs sportifs compétitifs ». Les premières, sous la tutelle de McGill, bénéficient de financements de l’Université et participent aux compétitions étudiantes classiques. Les clubs sportifs, eux, sont dirigés par les étudiants, s’autofinancent depuis près de 15 ans et participent eux aussi aux compétitions sous le nom de McGill.&nbsp;</p>



<p>À la suite d’un rapport de l’unité d’audit de McGill, puis à un audit externe mené par le cabinet de conseil KPMG, l’administration mcgilloise a décidé de mettre un terme aux clubs sportifs compétitifs, ainsi que de supprimer plusieurs équipes universitaires. Le badminton, le baseball, le triathlon, l’athlétisme, l’escrime, le ski nordique, le tennis, le squash, la voile, le volley masculin, le sport de bûcheronnage, le patinage artistique, le golf, la crosse féminine, le rugby féminin et le hockey sur gazon féminin ne pourront plus concourir sous le pavillon mcgillois dès la saison 2026–2027. Tout l’enjeu pour ces équipes est de savoir si leurs ligues respectives accepteront de les accueillir sans qu’elles représentent officiellement McGill. Le corps athlétique de l’Université gronde, l’indignation monte, l’inquiétude et la déception sont omniprésentes parmi les athlètes. Plusieurs pétitions circulent pour dénoncer cette décision ; celle proposée par le programme d’athlétisme a notamment recueilli près de 6 000 signatures en quelques jours.&nbsp;</p>



<p><strong>Un mandat visant « l’équilibrage »</strong></p>



<p><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Daniel Méthot, directeur des sports universitaires, afin de clarifier la situation.&nbsp;</p>



<p>Ce dernier affirme qu’il dispose d’un mandat visant le rééquilibrage entre tous les usagers des infrastructures sportives. Le directeur affirme : « Au fur et à mesure des années, le nombre d’étudiants s’est démultiplié, les infrastructures ne permettent plus de concilier les usagers réguliers et les sportifs de haut niveau. » M. Méthot justifie le choix des équipes écartées de la compétition en expliquant que la sélection s’est faite sur un grand nombre de critères, et assure une décision juste et équitable en ayant considéré la situation de chaque équipe. Interrogé sur l’éventuelle publication du coût et des conclusions du rapport de KPMG, M. Méthot a écarté cette possibilité en affirmant « qu’il s’agissait d’une propriété de l’Université ».&nbsp;</p>



<p>Dans le communiqué annonçant la suppression de 15 sports de la compétition, le département des sports réaffirme son « engagement et sa volonté inébranlable » dans l’excellence sportive. En 2010, McGill comptait 49 équipes universitaires. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 13. Daniel Méthot confie : « Je suis un gars du sport, lorsqu’on prend des décisions comme ça, c’est toujours à contrecœur. » Il ajoute : «&nbsp;Je peux pas vous dire qu’on a été les plus performants sportivement […] il faut parfois faire moins pour faire mieux ». Le directeur des sports universitaires admet que la majorité des entraîneurs et de leurs équipes techniques ne pourront pas être reconduits au sein des activités sportives de l’Université.</p>



<p>Chaque année, les étudiants du premier cycle payent 340 $ en frais « d’athlétisme et de loisirs&nbsp;». Ces frais participent, entre autres, au soutien des équipes universitaires. Interrogé au sujet d’une possible baisse de ces frais, au vu de la suppression de plus de la moitié des équipes, M. Méthot a affirmé qu’aucune baisse n’était prévue.&nbsp;</p>



<p><strong>Des capitaines laissés au dépourvu</strong></p>



<p><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Gabrielle, capitaine de l’équipe universitaire de badminton, et Justin, un des capitaines de l’équipe d’athlétisme. Tous deux voient leur discipline figurer dans la liste des sports qui ne participeront plus à la compétition sous l’étendard mcgillois la saison prochaine.&nbsp;</p>



<p>Gabrielle témoigne : « <em>Notre coach a été le premier à informer l’équipe que nous allions être supprimés, et cela a été incroyablement choquant et décevant. Nous ne pensions pas que nous serions coupés, puisque nous obtenons de bons résultats depuis trois ans.(tdlr</em>) » Le badminton n’en est qu’à la mi-saison, la capitaine confie : « C’est très difficile de garder la tête haute, car nous avons le sentiment que, même si nous gagnons les prochains championnats, cela ne sera ni respecté ni apprécié par McGill. »</p>



<p>Justin est tout aussi déconcerté que Gabrielle : « Nous étions rassurés par les critères indiqués, l’annonce de la suppression de l’équipe d’athlétisme a été un choc. » Ce programme, vieux de 125 ans, porte des valeurs inclusives pour Justin : la mixité homme-femme, l’inclusion des para-athlètes. « Je ne comprends pas cette décision », confie-t-il.&nbsp;</p>



<p>Les deux capitaines se rejoignent sur la place centrale qu’occupe le sport dans leur vie et dans leur parcours académique. Justin dit « réfléchir à changer d’université » et affirme que nombreux sont les athlètes qui partagent sa réflexion. Gabrielle s’indigne de l’absurdité des mesures d’accompagnement mises en place par l’Université, se limitant à une psychologue du pôle bien-être. « C’est une blague », ajoute-t-elle.</p>



<p><em>Plusieurs entraîneurs ont été contactés, mais n’ont toutefois pas pu commenter en raison de leurs engagements contractuels avec McGill</em>.</p>



<p><em>Mise à jour</em></p>



<p>Depuis la publication initiale de cet article, plusieurs athlètes ont confirmé au <em>Délit</em> avoir reçu l’instruction de McGill de ne plus répondre aux médias et de rediriger toute requête vers le service central des communications.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, un représentant des joueurs de l’équipe de Baseball a accepté de commenter la situation en exclusivité pour <em>Le Délit</em>.&nbsp;</p>



<p>Comme pour les autres athlètes dans leur situation, c’est avant tout l’incrédulité qui s’est emparée des joueurs lorsqu’ils ont pris connaissance de la décision de l’université. Le joueur déplore un « manque de transparence de McGill », ne comprenant pas les raisons ayant conduit à son écartement de la compétition. Il assure qu’un représentant de l’université a indiqué que le rapport de viabilité financière soumis par McGill Baseball « répondait à toutes les exigences administratives du point de vue de Sports et Loisirs McGill ». Le joueur ajoute : « la décision n’a clairement pas été motivée par les résultats sur le terrain », citant notamment les nombreux titres remportés par l’équipe au cours des dernières années.&nbsp;</p>



<p>Enfin, le joueur regrette que, malgré les lettres de soutien de Baseball Canada et de Baseball Québec pour appuyer l’avenir du programme, « nous avons eu l’impression que les communications suivantes du département n’ont pas été faites de bonne foi ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/quinze-equipes-competitives-sont-supprimees-des-centaines-detudiants-athletes-devastes/" data-wpel-link="internal">McGill opère le plus grand remaniement sportif de son histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Sport étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[sport interuniversitaire]]></category>
		<category><![CDATA[varsity]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Université a enregistré à la fois de larges succès et d’importants revers.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Les températures frôlent le zéro, les premiers flocons ont fait leur apparition : l’hiver montréalais s’installe progressivement, synonyme de fin de saison pour beaucoup d’équipes universitaires.</p>



<p>La réputation de McGill ne s’est pas faite sur ses performances sportives. Pourtant, si elle n’est pas reconnue comme une « université de sport », les Redbirds (section masculine) et les Martlets (section féminine) se montrent très performants dans certaines disciplines. Voici un récapitulatif des saisons des équipes universitaires (<em>varsity</em>), toutes sections confondues.</p>



<p><strong>Des réussites dans l’eau, sur le </strong><strong><em>green </em></strong><strong>et sur les terrains</strong></p>



<p>La natation reste le fleuron du sport mcgillois. Les Redbirds et Martlets ont remporté haut la main les deux premières coupes universitaires de la saison, finissant premiers sur six équipes à chaque rencontre. Le Québécois Loïc Courville-Fortin a décroché <a href="https://mcgillathletics.ca/news/2025/10/11/swimming-m-w-courville-fortin-bags-four-gold-medals-as-redbirds-rule-rseq-swim-opener.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quatre médailles d’or</a> et le titre de « nageur du week-end », tandis que l’étudiante de première année Rebecca McGrath a signé une performance identique chez les femmes. McGill domine ainsi largement le classement du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) avant la trêve hivernale.</p>



<p>L’aviron a également offert à McGill plusieurs podiums de prestige. Les Martlets ont remporté le titre Kandahar, avec dix médailles d’or sur quatorze épreuves, devant Ottawa et Carleton. Les Redbirds, eux, ont terminé quatrièmes au championnat de l’Ontario (OUA) et sixièmes au championnat national (CURA).</p>



<p>En rugby masculin, les Redbirds ont confirmé leur statut de poids lourds. Avec une fiche de six victoires pour deux défaites, ils se sont inclinés de peu (37–42) en demi-finale contre l’Université de Montréal. Un parcours solide, mettant à l’honneur les couleurs de l’Université.</p>



<p>Côté cross-country, les Martlets ont remporté le <em>McGill Invitational </em>devant neuf autres universités, tandis que les Redbirds ont terminé quatrièmes. À Laval, les deux équipes ont confirmé leur constance, se classant respectivement 3<em>e </em>et 2<em>e</em>.</p>



<p>L’équipe de crosse masculine, sport national estival, boucle une saison exceptionnelle avec un bilan de neuf victoires pour seulement trois défaites, l’un des meilleurs ratios de l’automne.</p>



<p>Enfin, le golf féminin a offert l’un des moments forts de la saison : l’étudiante en gestion Astoria Yen est devenue la première Martlet à remporter un tournoi RSEQ. Malgré un départage qui la relègue à la deuxième place, son exploit reste historique.</p>



<p><strong>Pour le reste, un bilan plus mitigé</strong></p>



<p>En revanche, plusieurs disciplines ont connu des résultats plus équilibrés ou décevants. Au basket, les Martlets affichent un bilan de 4–4, tandis que les Redbirds (2–6) peinent à suivre le rythme. Ironie du sort : c’est pourtant un ancien étudiant de McGill, James Naismith, qui inventa le <a href="https://200.mcgill.ca/fr/history/linvention-du-basketball/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">basketball en 1891</a>, avant d’en faire un sport mondial.</p>



<p>Pour le hockey, sport national d’hiver au Canada, les hommes sont sur une bonne lancée, avec un bilan de 9–6, tandis que la section féminine (3–7) peine dans cette première moitié de saison.</p>



<p>Le volleyball féminin (4–6) poursuit sa saison, tandis que le soccer féminin (5 victoires, 5 défaites, 4 égalités) est éliminé en demi-finale des séries par l’Université de Montréal. Toujours en soccer, les Redbirds (3–4‑5) terminent quant à eux cinquièmes et manquent les séries, au terme d’une saison moyenne.</p>



<p>Le football américain occupe une place particulière pour McGill, depuis que l’Université a pris part au <a href="https://mcgillathletics.ca/news/2025/5/13/106694.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">premier match de ce sport contre Harvard en 1874</a>, bien qu’une variante, le « football canadien », soit pratiquée au Canada. Les Redbirds concluent sur un bilan décevant (3–7) et une série de cinq défaites. Le hockey sur gazon féminin affiche l’effroyable bilan de neuf défaites pour une victoire, tandis que le rugby féminin (1–5) est battu, en moyenne, de 42 points par match.</p>



<p>Malgré des résultats très hétérogènes, McGill confirme son excellence dans plusieurs disciplines et sa capacité à former des athlètes de haut niveau. L’hiver venu, les projecteurs se tournent vers la natation, le basketball, le volleyball et le hockey, où les équipes mcgilloises espèrent poursuivre sur leur lancée et clôturer l’année en beauté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les enfants, premières victimes des conflits</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/les-enfants-premieres-victimes-des-conflits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rapport de l’ONU remet à l’ordre du jour un problème persistant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/les-enfants-premieres-victimes-des-conflits/" data-wpel-link="internal">Les enfants, premières victimes des conflits</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Soudan, Congo, Palestine, Ukraine, Birmanie… Derrière ces conflits majeurs, un même dénominateur commun : les violences envers les civils. Et parmi eux, les enfants, <a href="https://fr.euronews.com/2023/07/06/les-enfants-premieres-victimes-des-conflits-armes-selon-lonu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">qualifiés par l’ONU</a> de « premières victimes des conflits ». Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), <a href="https://www.unhcr.org/sites/default/files/2025-06/global-trends-report-2024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">123 millions de personnes</a> ont été déplacées de force en 2024, dont 40 % d’enfants. <a href="https://www.unicef.org/media/172241/file/unicef-annual-report-2024-en.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">L’UNICEF sonne l’alerte</a> : « Les besoins humanitaires augmentent plus vite que les financements », dans un contexte où les conflits se multiplient.</p>



<p><strong>Des enfances volées</strong></p>



<p><em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Pierre*, ancien fonctionnaire de l’UNICEF et du HCR, aujourd’hui cadre à l’ONUSIDA, qui a accepté de livrer son expérience de terrain à titre personnel sous le couvert de l’anonymat par devoir de réserve. Ayant travaillé en République du Congo auprès d’enfants réfugiés ayant fui la guerre dans le pays voisin, la République démocratique du Congo (RDC), il raconte des scènes d’une brutalité extrême : des jeunes « livrés à eux-mêmes, sans repères ni protection », ayant vu leurs villages incendiés et leurs parents tués. Leur vulnérabilité, explique-t-il, ne tient pas seulement à leur âge, mais aussi à leur incompréhension : « Ils ne comprennent pas pourquoi la guerre les frappe. »</p>



<p>Les conséquences de ces conflits sur les enfants sont multiples. Physiquement, les plus jeunes sont les premiers touchés par la faim et la maladie. Psychologiquement, ils subissent des traumatismes durables : anxiété, sentiment d’abandon, perte de confiance… Et lorsque la guerre éclate, les écoles sont les premières institutions à fermer, causant ainsi d’importants retards éducationnels. <a href="https://www.unicef.org/media/165156/file/SOWC-2024-full-report-EN.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le dernier rapport de l’UNICEF</a> sur l’état de la jeunesse mondiale souligne que les conflits prolongés « brisent les structures sociales qui garantissent aux enfants stabilité et apprentissage ».</p>



<p><strong>Prévenir pour guérir</strong></p>



<p>Pour cet ancien humanitaire, la protection des enfants commence avant la guerre. Selon lui, il faut « enregistrer les naissances, éduquer, vacciner… Ce sont déjà des défenses contre la guerre. La solidité d’un pays protège ses enfants, même en temps de crise ». Cette réflexion rejoint <a href="https://www.unhcr.org/sites/default/files/2025-06/global-trends-report-2024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les constats du HCR</a> : 73 % des réfugiés sont aujourd’hui accueillis dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, souvent eux-mêmes fragiles. Cela souligne toute la complexité du maintien des services de base pour la population locale et les réfugiés.</p>



<p>Cela étant dit, des progrès ont été accomplis. <a href="https://www.unicef.org/media/172241/file/unicef-annual-report-2024-en.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">L’UNICEF indique</a> qu’en 2024, 6,2 millions d’enfants victimes de violences ont reçu un accompagnement psychosocial ou médical. L’ancien fonctionnaire du Fonds des Nations Unies pour l’enfance souligne l’importante progression réalisée sur le volet psychologique, auparavant plus délaissé au profit de la prise en charge physique et juridique.</p>



<p><strong>Un enjeu universel</strong></p>



<p>Dans un monde où la guerre tend vers l’asymétrie, les bombardements et les attaques de drones étendent sans limites le nombre de victimes civiles. Certaines tragédies, comme la guerre civile au Soudan, <a href="https://news.un.org/fr/story/2025/05/1155386#:~:text=Le%20conflit%20au%20Soudan%20a,pour%20les%20r%C3%A9fugi%C3%A9s%20(HCR).&amp;text=Un%20employ%C3%A9%20de%20l&#039;ONU,sont%20dans%20une%20situation%20d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9e." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avec 13 millions de déplacés</a> depuis 2023, figurent pourtant parmi les urgences oubliées, où « les enfants et les adultes souffrent » dans un silence presque total. Face à cette réalité, l’ancien cadre insiste : il faudrait « commencer par appliquer le droit international de la guerre ainsi que les conventions internationales, dont la Convention relative aux droits de l’enfant, systématiquement et dans les faits ». Préserver les enfants des atrocités de la guerre constitue un enjeu universel. Assurer une éducation continue et des accès aux services essentiels, c’est donner à une génération la force de surmonter les blessures du conflit et d’en prévenir le retour.</p>



<p>*Nom fictif</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/les-enfants-premieres-victimes-des-conflits/" data-wpel-link="internal">Les enfants, premières victimes des conflits</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’armée canadienne peine à recruter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées canadiennes]]></category>
		<category><![CDATA[rapport]]></category>
		<category><![CDATA[recrutements]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59046</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un rapport remet à l’ordre du jour un problème persistant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/" data-wpel-link="internal">L’armée canadienne peine à recruter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Coup de tonnerre au sein des Forces armées canadiennes (FAC) : dans un récent <a href="https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/docs/parl_oag_202510_07_f.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rapport</a> de la vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan, d’importantes failles dans le processus de recrutement ont été révélées. L’audit, réalisé entre le 1<em>er</em> avril 2022 et le 31 mars 2025, porte des conclusions alarmantes : seuls 15 000 recrutements ont été effectués au lieu des 19 700 projetés. C’est près du quart de moins que ce que les FAC avaient prévu. </p>



<p>« Forts. Fiers. Prêts. » Telle est la devise des Forces armées canadiennes. Forte de ses <a href="https://dndcaf101.substack.com/p/state-of-the-reconstitution" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">94 000 militaires</a> (2024), elle a pour vocation de protéger le Canada et ses intérêts à l’étranger. Participant régulièrement à des exercices conjoints de l’OTAN, les FAC sont reconnues comme un corps militaire moderne et efficace.</p>



<p>Or, selon le rapport, les Forces armées canadiennes risquent de ne plus pouvoir assurer pleinement leur mission. Pour clarifier et analyser cet audit, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Charlotte Duval-Lantoine, vice-présidente des opérations à Ottawa à l’Institut canadien des affaires mondiales, chercheuse et ancienne étudiante de l’Université McGill. </p>



<p><strong>Un problème bien connu </strong></p>



<p>Duval-Lantoine rappelle d’emblée que les difficultés de recrutement ne sont pas nouvelles. Un <a href="https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_201611_05_f_41834.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">précédent rapport</a> en 2016 issu de la même vérificatrice générale avait déjà souligné un sous-effectif et des dysfonctionnements dans le système de recrutement des Forces armées canadiennes. </p>



<p>Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’un problème d’image. « Les Forces armées canadiennes n’ont aucun problème à attirer des candidats », précise Duval-Lantoine. Entre 2022 et 2025, plus de 192 000 personnes ont postulé pour rejoindre l’armée. Pourtant, à peine 14 000 ont effectivement été recrutées. « Ce n’est pas un problème d’attractivité, mais de conversion », résume-t-elle. Les données sont sans équivoque : seuls 6 % des dossiers ont été rejetés pour des enjeux concernant les compétences des candidats. Le véritable obstacle est administratif : le processus, censé durer 100 à 150 jours, en prend en réalité près du double, entre 245 et 271 jours. </p>



<p>Duval-Lantoine explique ces délais : « Le système informatique repose sur huit plateformes administratives distinctes, décuplant le travail des administrateurs. » Selon elle, les Forces armées canadiennes sont victimes de leur propre succès. Elles attirent mais ne parviennent pas à absorber la masse de candidatures. </p>



<p><strong>Des causes culturelles et structurelles </strong></p>



<p>Pour surmonter ces problèmes, la chercheuse prône une réforme structurelle : moderniser les systèmes informatiques, centraliser les processus et impliquer davantage le ministère de la Défense nationale dans les politiques de gestion du personnel. </p>



<p>Sur le plan culturel, elle déplore un « exceptionnalisme militaire » persistant : « Il existe une méfiance à l’égard de l’expertise civile. Les militaires estiment qu’ils gèrent mieux seuls. » Duval-Lantoine décrit une tendance à ne pas suivre les directions civiles et un rejet d’idées nouvelles. </p>



<p>En somme, le principal défi des Forces armées canadiennes est clair : parvenir à surmonter la déconnexion entre leurs besoins opérationnels et leurs capacités administratives. Ce problème transcende le seul recrutement, il se matérialise dans un dysfonctionnement structurel où l’institution se fait parfois sa propre ennemie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/larmee-canadienne-peine-a-recruter/" data-wpel-link="internal">L’armée canadienne peine à recruter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le cri d’une génération</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/le-cri-dune-generation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Gen Z]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’Asie à l’Afrique, la colère d’une jeunesse oubliée s’organise.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Maroc, Indonésie, Népal, Madagascar : depuis quelques mois, les mouvements menés par la jeunesse se multiplient et se répandent d’un continent à l’autre. Si chaque pays souffre de ses propres maux, le même vent semble traverser les sociétés : celui d’une génération connectée et désabusée face à la corruption, la précarité et l’immobilisme politique. </p>



<p><strong>Un vent de révolte </strong></p>



<p>Le premier soulèvement notable se déroule au <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cr5n51ym19jo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sri Lanka, en 2022</a>. Le pays, frappé par une crise économique sans précédent, est paralysé : pénuries de carburant, flambée des prix, chômage massif. «<em> Les prix sont fous, il n’y a pas d’emplois, et la plupart des jeunes n’ont plus confiance dans le gouvernement</em> (<em>tdlr</em>) », raconte un étudiant sri-lankais au <em>Délit</em>. Face à l’effondrement du tourisme et à la corruption persistante, les jeunes décident de se faire entendre. « <em>Nous voulons juste une chance de vivre une vie meilleure</em> », poursuit-il, évoquant une génération qui ne croit plus aux promesses des élites.</p>



<p>En Indonésie, la contestation reprend en 2024 autour de scandales de corruption et de <a href="https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/en-indonesie-le-train-de-vie-des-deputes-attise-la-colere-sociale-2183724" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">privilèges accordés aux députés</a>. Les jeunes, particulièrement actifs en ligne, dénoncent un système politique jugé déconnecté et inéquitable. </p>



<p>Puis vient le Népal. En septembre 2025, des étudiants et jeunes manifestants <a href="https://www.ledevoir.com/monde/asie/915939/quelles-sont-raisons-derriere-revolte-nepal" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dénoncent la corruption</a>, le chômage et l’interdiction soudaine de plusieurs plateformes en ligne. Dans un élan de colère général, le Parlement est incendié et le premier ministre contraint de démissionner. Les images font le tour du monde, et ce moment devient un symbole, un point de bascule sur lequel les populations marginalisées peuvent s’appuyer en guise d’espoir. </p>



<p><a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2197208/madagascar-manifestations-violence-gen-z" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le souffle atteint ensuite Madagascar</a>, où des élections contestées, la misère persistante et l’effondrement des services publics alimentent un profond sentiment d’injustice. Les jeunes réclament un État capable d’assurer l’accès à l’eau, l’électricité et la dignité. Visé par la colère citoyenne, le gouvernement est dissous. </p>



<p>Au Maroc, la mobilisation s’organise autour du mouvement « <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20251005-au-maroc-nouvelles-manifestations-du-collectif-genz-212-pour-le-8e-jour-cons%C3%A9cutif" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">GenZ 212</a> », né sur les réseaux sociaux. Les étudiants et jeunes travailleurs y dénoncent le coût de la vie, la corruption et l’absence de perspectives professionnelles. </p>



<p><strong>À McGill, des voix qui résonnent du monde entier </strong></p>



<p>Pour mieux comprendre cette effervescence, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec plusieurs étudiants de l’Université McGill originaires de ces pays. Tous décrivent, à leur manière, une colère partagée et une lassitude envers le système en place. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La génération Z hurle son désarroi, défie les gouvernements, brave les violentes répressions pour faire entendre son message de détresse »</p>
</blockquote>



<p>Pour Nan, étudiant indonésien, « la situation actuelle en Indonésie devait finir par arriver ». Il dénonce une corruption généralisée et des institutions « minées depuis longtemps par le détournement des fonds publics ». Les récentes subventions accordées aux parlementaires ont, selon lui, dépassé les limites : « Cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. » Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle déterminant : « Ils ont permis aux jeunes partageant les mêmes idées de se retrouver, de s’organiser et de planifier des grèves et des manifestations. » Ce qui pousse la jeunesse à agir? « La peur de voir se répéter les erreurs du passé – les guerres civiles, la corruption – et le manque de confiance envers le gouvernement actuel. Beaucoup de jeunes préfèrent agir eux-mêmes plutôt que d’attendre un changement d’en haut », explique Nan. </p>



<p>Selon Tao, étudiant malgache, « ce n’est pas un soulèvement soudain : ce sentiment d’injustice a toujours existé ». <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/11/25/madagascar-andry-rajoelina-reelu-et-deja-conteste_6202281_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les élections contestées de 2023</a> et la répression militaire qui a suivi avaient déjà exacerbé les tensions. « Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde : entre 75 et 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Dans le sud, des gens meurent littéralement de faim ». Il décrit des services publics à bout de souffle : « Les salles de cours des universités sont délabrées, les coupures d’électricité constantes. Le gouvernement ne croit pas en sa jeunesse et ne lui offre aucune perspective. » Les soulèvements au Népal ont, selon lui, servi d’exemple : « Ils ont été porteurs d’un message d’espoir, diffusé jusqu’à Madagascar grâce aux réseaux sociaux. » Tao plaide en faveur d’une rupture du modèle politique actuel, hérité de l’époque coloniale, pour un système plus enraciné dans la réalité du pays. « Nous avons hérité d’un système centralisé et rigide, explique-t-il. Ce qu’il nous faut, c’est une structure décentralisée, adaptée à nos spécificités et inspirée de nos traditions ». </p>



<p>Pour Alya, étudiante marocaine, les revendications de la jeunesse transcendent largement le cadre national : « Même si l’attention se porte sur le Maroc, la lutte dépasse les frontières. » Elle rappelle que les demandes de sa génération sont universelles : « La santé et l’éducation ne sont pas des faveurs qu’un État accorde à son peuple, ce sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous. » </p>



<p><strong>Une génération debout </strong></p>



<p>La <em>génération Z</em> hurle son désarroi, défie les gouvernements, brave les violentes répressions pour faire entendre son message de détresse. Les âmes ayant péri durant ces manifestations, en quête de justice, d’égalité et de dignité, seront commémorées comme des héros de la résistance. Au fil des dernières années, des millions de jeunes ont marché dans les rues aux quatre coins du monde, portant un message d’espérance, s’adressant implicitement à toutes les communautés marginalisées souffrant des heurts du colonialisme, du despotisme ou du népotisme. Malgré les in- nombrables différences structurelles entre ces révoltes, les manifestants interpellent les gouvernements : la jeunesse doit être maîtresse de son destin et doit avoir le droit de rêver de jours meilleurs.</p>
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		<title>L’Europe face aux provocations russes : l’imminence d’un conflit armé?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/leurope-face-aux-provocationsrusses-limminence-dun-conflit-arme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux experts livrent leurs analyses.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/leurope-face-aux-provocationsrusses-limminence-dun-conflit-arme/" data-wpel-link="internal">L’Europe face aux provocations russes : l’imminence d’un conflit armé?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le début de ce mois de septembre, la Russie a multiplié ses manœuvres de déstabilisation envers l’Europe. Le 1<em>er</em> septembre, l’avion de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été la cible d’un brouillage GPS alors qu’elle se rendait en Bulgarie. Les soupçons se sont alors tournés vers la Russie. Le 10 septembre, une vingtaine de drones russes ont survolé la Pologne, obligeant les forces polonaises et l’OTAN à les abattre, une première au-dessus du territoire de l’Alliance. Puis, le 19 septembre, trois avions de chasse russes MiG-31 sont entrés illégalement dans l’espace aérien estonien pendant une dizaine de minutes. Enfin, des infrastructures clés du Danemark, comme des aéroports et des bases militaires, ont été récemment survolées par des drones d’origine inconnue. Les soupçons se tournent une fois de plus vers la Russie, alors que Copenhague s’apprête à accueillir un sommet européen les 1<em>er</em> et 2 octobre.</p>



<p>Pour répondre aux nombreuses interrogations que soulèvent ces incidents, Le Délit s’est entretenu avec deux spécialistes : Julian Spencer-Churchill, professeur associé de science politique à Concordia, et Juliet Johnson, professeure de science politique à McGill. Leurs diagnostics convergent : ces récentes incursions visent à sonder la cohésion de l’OTAN. Johnson évoque des « provocations destinées à vérifier si l’OTAN est encore signifiante (tdlr) » et si ses membres « feront réellement front » avec une réponse collective.</p>



<p><strong>Les prises de décision au Kremlin</strong></p>



<p>Le professeur Spencer-Churchill estime que « Poutine n’est pas à l’origine de certaines de ces opérations. La décision se serait prise à des niveaux intermédiaires de l’appareil militaire russe ». Selon lui, l’objectif est de mesurer la réaction alliée, en particulier dans la zone des pays baltes, tout en permettant à Moscou de projeter sa puissance en jouant sur l’ambiguïté de la ligne rouge.</p>



<p>Pourquoi persister dans une voie qui a déjà coûté cher au Kremlin? La professeure Johnson attribue ces gestes à une évaluation erronée persistante depuis 2022 : « L’invasion a revitalisé l’Union européenne, étendu l’OTAN (Finlande, Suède), isolé et appauvri la Russie, et retourné l’opinion ukrainienne. » Elle explique ces erreurs de jugement par un système de décision fermé, centré sur un petit noyau de dirigeants où la logique néo-impériale prime.</p>



<p><strong>La sécurité européenne</strong></p>



<p>Selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), tous les pays européens ont augmenté leurs dépenses militaires en 2024. Johnson voit dans cette tendance une réaction à la menace russe couplée à l’incertitude de la protection des intérêts européens par les États-Unis. Spencer Churchill explique quant à lui que cette remilitarisation « reste avant tout capacitaire » (production, entretien, réserves) et «&nbsp;politique&nbsp;». En somme, il ne faut pas s’attendre à un bond immédiat du nombre de chars et d’avions opérationnels dans l’arsenal européen.</p>



<p>Pour Johnson, la militarisation européenne ne dégradera pas la situation vis-à-vis de Moscou : « Ce n’est pas une Russie se sentant menacée, mais un gouvernement agressif et néo-impérial. Si l’on cède, il pousse, si l’on tient ferme, il s’ajuste. » Spencer Churchill insiste sur l’intention russe de « tester les failles de l’OTAN » et « la résilience des pays en première ligne ».</p>



<p><strong>Volte-face américaine</strong></p>



<p>En marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, Donald Trump a annoncé être en faveur de la destruction d’avions russes en cas de nouvelles violations de l’espace aérien. Cet énième revirement brouille toute lisibilité stratégique ; le professeur Spencer Churchill y voit une logique électoraliste : surprendre, contredire les attentes, montrer que nul n’est en mesure de commanditer ou de prédire la politique étrangère américaine – cela plaît à une partie de son électorat.</p>



<p><strong>L’Europe, à l’aube d’un conflit armé avec la Russie?</strong></p>



<p>Interrogés sur le risque d’un affrontement armé direct avec Moscou d’ici cinq à dix ans, les deux spécialistes restent prudents. Pour Spencer Churchill, le scénario est possible, avec tout de même plusieurs interrogations : intensité des combats, recours éventuel au nucléaire, volonté des jeunes soldats russes de continuer à se battre. Johnson juge l’option « stratégiquement aberrante, mais non impossible ». Si la guerre n’est pas inévitable, la paix, elle, n’est plus garantie. Et c’est peut-être là le plus grand défi posé à l’Europe. </p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/leurope-face-aux-provocationsrusses-limminence-dun-conflit-arme/" data-wpel-link="internal">L’Europe face aux provocations russes : l’imminence d’un conflit armé?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>STM : les étudiants paient le prix fort</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/stm-les-etudiants-paient-le-prix-fort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Métro]]></category>
		<category><![CDATA[stations]]></category>
		<category><![CDATA[STM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les McGillois en périphérie particulièrement touchés par la grève.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le 22 septembre, et pour deux semaines, les déplacements des Montréalais seront fortement perturbés par la grève des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM). Jusqu’au 5 octobre, bus et métros ne circuleront que <a href="https://www.stm.info/fr/infos/etat-du-service/info-greve" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quelques heures par jour</a> les lundis, mercredis et vendredis. Une situation qui bouleverse la vie de nombreux usagers, en particulier celle des étudiants qui dépendent du transport collectif pour aller en cours. </p>



<p>Les employés de la STM réclament de meilleures conditions salariales et s’opposent à des changements d’horaires jugés contraignants, alors que l’employeur propose une hausse salariale de 12,5 % sur cinq ans. La direction affirme que les demandes syndicales dépassent ses capacités financières d’environ <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2025-09-19/stm/le-fosse-se-creuse-a-trois-jours-de-la-greve.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">300 millions de dollars</a>, étant actuellement de 470 millions pour les services d’entretien, et prévient qu’y répondre impliquerait de couper 10 % du service de bus. </p>



<p><strong>Des horaires intenables </strong></p>



<p>Pour Stu, illustrateur au <em>Délit</em>, la grève cause un bouleversement complet de son quotidien. Habitant Mirabel, il lui faut près de deux heures de trajet pour se rendre à McGill. Stu est entièrement dépendant des transports en commun. Les perturbations sur le réseau de transport l’obligent alors à faire des choix difficiles : « Je dois parfois faire une croix sur des journées de cours. Le trajet est trop long, trop coûteux et épuise toute mon énergie. » À défaut de transport fiable, la voiture devient le dernier recours ; une solution plus chère, moins écologique et entravée par les <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2025-08-27/44-chantiers-majeurs-cet-automne-dans-la-region-de-montreal.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">44 chantiers</a> de la région métropolitaine de Montréal. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Dire aux gens de marcher ou de prendre un vélo, ce n’est pas ancré dans la réalité de ceux qui viennent de loin »</p>
</blockquote>



<p>Stu se dit pourtant favorable aux revendications salariales des employés de la STM: «En tant que salarié, je comprends. Ces gens ont droit à de bonnes conditions de travail. » En revanche, l’étudiant pointe du doigt la déconnexion des institutions vis-à-vis des réalités étudiantes : « Dire aux gens de marcher ou de prendre un vélo, ce n’est pas ancré dans la réalité de ceux qui viennent de loin. » </p>



<p>Il regrette également le « manque d’accommodations de McGill », qui, à l’aube des examens de mi-session, n’a toujours pas mis en place de mesures pour assurer la tenue de cours en ligne. Cette absence de solutions nourrit un sentiment d’abandon selon Stu, qui subit comme beaucoup d’étudiants la grève et ses conséquences sans ne rien pouvoir y faire. </p>



<p><strong>Des alternatives inégales </strong></p>



<p>Bixi Montréal, <a href="https://www.ledevoir.com/actualites/transports-urbanisme/892894/bixi-etabli-records-durant-greve-stm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">surfant sur sa vague de succès</a> suivant la dernière grève de la STM en juin dernier, a bonifié son offre : 11 stations dépôt supervisées par du personnel et un meilleur rééquilibrage des vélos. Les services d’autopartage Communauto et Leo ont aussi ajusté leur service et offert des rabais. Mais pour ceux qui habitent en périphérie, ces options sont impraticables. Malgré sa frustration, Stu se veut conciliant avec les grévistes. Il explique : « Il ne faut pas mettre la frustration des citoyens sur le dos des travailleurs. » Il dénonce des problèmes qui « viennent d’en haut » et appelle citoyens, étudiants et ouvriers à se « tenir les coudes » pour faire face à cette épreuve.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/stm-les-etudiants-paient-le-prix-fort/" data-wpel-link="internal">STM : les étudiants paient le prix fort</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quand la ferveur sportive côtoie la colère militante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/quand-la-ferveur-sportive-cotoie-la-colere-militante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Prix Cycliste de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Jews with Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Jews with Palesto]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[sports washing]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pogačar offre la victoire à McNulty lors d’un Grand Prix de Montréal sous haute surveillance.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/quand-la-ferveur-sportive-cotoie-la-colere-militante/" data-wpel-link="internal">Quand la ferveur sportive côtoie la colère militante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Des dizaines de milliers de spectateurs, le ciel bourdonnant d’hélicoptères ; Montréal est devenue, le temps d’une course, la capitale mondiale du cyclisme. Ce dimanche 14 septembre s’est tenu le <a href="https://gpcqm.ca/grand-prix-montreal/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Grand Prix Cycliste de Montréal</a> : cinq heures de course et 17 boucles autour du Mont–Royal, pour un total de 209 kilomètres et 4 500 mètres de dénivelé. À l’affiche, des grands noms du cyclisme, tels que Tadej Pogačar, Wout van Aert ou encore le français Julian Alaphilippe, vainqueur de l’étape ayant eu lieu à Québec deux jours auparavant.</p>



<p>Le départ est donné à 10h30, les coureurs s’embarquent alors dans des heures de course effrénée. Ce parcours présente un profil redoutable, avec notamment la côte Camillien-Houde (1,8 km à 8%) et celle de Polytechnique (780 m à 6% avec des passages à 11%). Un terrain taillé pour les « <em>punchers</em> », ces coureurs explosifs capables de répéter des attaques violentes dans de courtes montées raides tout en tenant la distance. C’est logiquement le slovène Pogačar, tenant du titre du Tour de France, qui est érigé en favori avant la course. </p>



<p><strong>Un climat tendu en bord de route</strong></p>



<p>Alors que tout semble réuni pour offrir un spectacle mémorable aux spectateurs et téléspectateurs, un étrange climat plane sur cet évènement. En effet, une des 23 équipes participant à cette étape divise fortement : <em>Israel-Premier Tech</em>. Durant tout le long de la course, des centaines de drapeaux palestiniens ont fendu les airs, soutenus par les chants incessants des manifestants. <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec une des manifestantes, Lillah, Montréalaise de confession juive, arborant une pancarte avec inscrit « <em>Jews with Palestine</em> ». Interrogée sur ses motivations, Lillah déclare : « L’équipe <em>Israel-Premier Tech</em> est complice du génocide en cours à Gaza. » Elle dénonce notamment la proximité du milliardaire et président de l’équipe, Sylvan Adams, et du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.</p>



<p>L’activiste estime que l’équipe fait du « <em>sports washing</em> », pratique visant à restaurer l’image d’Israël à travers le sport. Elle souligne également le fait que l’Union cycliste internationale ne se soit pas opposée à la participation de l’équipe à ses compétitions, alors que la Russie a par exemple été bannie en tant que nation des Jeux olympiques de Paris en raison de la guerre en Ukraine. Lillah conclut : « On ne laissera pas <em>Israel-Premier Tech </em>utiliser les routes montréalaises pour faire la promotion d’un génocide. » Différents collectifs ont demandé aux autorités municipales d’exclure l’équipe qui, cédant aux importantes pressions, s’est renommée « IPT » le 11 septembre.</p>



<p><strong>Une sécurité renforcée après la Vuelta annulée </strong></p>



<p>Une tension palpable était observable entre manifestants et forces de l’ordre, empêchant tout militant de se rapprocher des barrières de la course. Un dispositif important à été déployé pour faire face au risque de débordements : drones, brigades équestres, forte présence policière… Cette pression sur la sécurité de l’événement s’explique par les perturbations survenues lors de la dernière étape de la Vuelta à Madrid, annulée suite à l’envahissement du tracé par des centaines de militants propalestiniens.</p>



<p>Jeanne, spectatrice, confie son ambivalence : « Je comprends les causes de cette manifestation, mais cela gâche un peu la fête, j’espère qu’il n’y aura pas de débordements. » La course a pu être menée à son terme sans entrave de la part des manifestants, Tadej Pogačar a offert la victoire à son coéquipier Brandon McNulty au bout de 5h14 d’effort. Le slovène, fort de 16 succès cette année a laissé passer McNulty devant lui, marquant le premier succès de sa carrière. Cette victoire est la 85<em>e</em> de l’équipe UAE Team Emirates cette saison, confirmant la domination écrasante de la formation émiratie sur le peloton mondial.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/quand-la-ferveur-sportive-cotoie-la-colere-militante/" data-wpel-link="internal">Quand la ferveur sportive côtoie la colère militante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soccer : McGill passe complètement à côté de son match d’ouverture</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/soccer-mcgill-passe-completement-a-cote-de-son-match-douverture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Laval]]></category>
		<category><![CDATA[soccer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58436</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Redbirds se sont inclinés 0-4 face à Laval au terme d’un match difficile.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/soccer-mcgill-passe-completement-a-cote-de-son-match-douverture/" data-wpel-link="internal">Soccer : McGill passe complètement à côté de son match d’ouverture</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">À l’occasion du premier match de <em>soccer</em> à domicile de la saison 2025–2026, les <em>Redbirds</em> – la section masculine du sport universitaire mcgillois – ont affronté le Rouge et Or de l’Université Laval ce dimanche 7 septembre. Le stade Percival-Molson baigné de soleil, l’orchestre de McGill dans les gradins prêt à donner de la voix pour ses athlètes, et un public entonnant des chants à la gloire des Redbirds, toutes les conditions étaient réunies pour assister à un match d’anthologie.</p>



<p>0’ Le coup d’envoi est donné, McGill s’empare du ballon et installe progressivement un jeu de possession, prudent, mais stérile. 6’ Contre favorable en faveur du Rouge et Or, suivi d’un face à face manqué contre le gardien. 12’ Incursion de l’attaquant mcgillois dans la surface, suivie d’une frappe puissante effleurant la barre. 23’ Action solitaire du numéro 7 Rouge et Or ; il transperce la dernière ligne de défense et enroule au second poteau. But 0–1, Laval mène la danse. 27’ Corner pour Laval, long ballon flottant suivi d’une splendide reprise de volée. Laval 2, McGill 0 ; les Lavallois exultent. 31’ Incursion de l’ailier gauche de Laval dans la surface, enchaînée d’une frappe, le gardien se déploie complètement et réalise un arrêt miraculeux. Les <em>Redbirds</em> frôlent la catastrophe. 39’ <em>Penalty</em> transformé pour Laval, le Rouge et Or mène 3–0, le stade est abasourdi. 60’ But de Laval. C’est le naufrage. McGill est mené de quatre buts à domicile. 70’ De multiples changements du côté de McGill permettent de multiplier les offensives jusqu’à la fin du match, en vain. 90+3’ L’arbitre siffle la fin du match et scelle la deuxième défaite consécutive des <em>Redbirds</em> cette saison. Les joueurs rentrent au vestiaire, frustrés. Les <em>Martlets</em> – l’équipe féminine – sauveront l’honneur en l’emportant 1–0 face à Laval plus tard dans l’après-midi.</p>



<p>Le pointage final, amer, ne reflète cependant pas la physionomie du match. Les <em>Redbirds</em> se sont montrés combatifs et entreprenants, ce sont avant tout quelques erreurs défensives et une cruelle inefficacité offensive qui leur a fait défaut. Interrogé sur les objectifs cette saison, Elias Farhat, milieu de terrain des <em>Redbirds</em> se veut rassurant : « Nous voulons continuer sur la même lancée que la saison précédente et jouer les <em>nationals</em> à Toronto à l’issue de la ligue provinciale ».</p>
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		<title>De l’Alaska à Washington : la diplomatie américaine en première ligne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/de-lalaska-a-washington-la-diplomatie-americaine-en-premiere-ligne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[alaska]]></category>
		<category><![CDATA[états unis]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le directeur du département de science politique de l’UdeM livre son analyse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 15 août, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, à Anchorage, en Alaska. Puis, le 18 août, Volodymyr Zelensky s’est entretenu, accompagné d’une délégation européenne, avec le président américain à la Maison-Blanche. Ces deux évènements avaient comme objectif affiché d’œuvrer en faveur de la paix.</p>



<p><strong>Un sommet plein de zones d’ombre</strong></p>



<p>Scrutée par le monde entier, la rencontre entre le président américain et le président russe n’a pas abouti à un accord de cessez-le-feu avec Moscou, malgré les « <a href="https://globalnews.ca/news/11336338/ukraine-trump-putin-summit-alaska-stakes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>importants progrès</em></a> (<em>tdlr</em>) » évoqués par le républicain. De plus, le sommet ne se serait pas déroulé comme prévu. En effet, huit pages « <em>produites par le bureau du chef du protocole</em> » des États-Unis ont été <a href="https://globalnews.ca/news/11336338/ukraine-trump-putin-summit-alaska-stakes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">retrouvées peu après le sommet par hasard dans une imprimante</a> de l’hôtel Captain Cook, à Anchorage. Elles décrivaient, heure par heure, le déroulé initialement prévu pour ce sommet. Elles font notamment état d’un cadeau du président Trump destiné à Vladimir Poutine, sans qu’il soit possible de confirmer si celui-ci a effectivement été offert. Un déjeuner commun, inscrit au programme, n’a finalement pas eu lieu, ainsi qu’une conférence de presse prévue pour durer une heure, a finalement duré une quinzaine de minutes.</p>



<p>Ces zones d’ombre laissent planer de nombreuses questions quant à la portée réelle de cette rencontre. Pour mieux en saisir les enjeux, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec le professeur Frédéric Mérand, directeur du Département de science politique de l’Université de Montréal – et collaborateur au <em>Délit</em> il y a 30 ans!</p>



<p><strong>Un succès symbolique pour Moscou</strong></p>



<p>Le professeur Mérand estime qu’il est nécessaire, avant tout, de prendre du recul sur ce sommet avant de le qualifier « d’historique », car rien n’a été signé. Une rencontre entre deux dirigeants de puissance mondiale n’est pas forcément synonyme de réussite. Il tient à rappeler que « la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un en 2018 n’a abouti à rien ». Selon lui, il faut donc attendre avant d’évaluer si cet évènement constituera un point de bascule dans la quête d’une paix durable en Ukraine. Le professeur Mérand ajoute également que « la simple tenue de ce sommet constitue une victoire diplomatique pour la Russie », qui s’est fait accueillir sur le sol américain. Ce geste s’inscrit dans la logique d’une réconciliation entre ces deux grandes puissances, conformément au narratif russe.</p>



<p>Interrogé sur la sincérité de l’objectif de paix poursuivi par ce sommet et sur le risque qu’il ne soit qu’un moyen pour gagner du temps, le professeur Mérand répond que la vérité se situe probablement « entre les deux ». Les deux parties souhaitent avancer, mais leurs intérêts divergent. Du côté russe, l’objectif est de s’affirmer à la table des grandes puissances, ainsi que d’ajouter à leur territoire quatre oblasts : Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson. Toutefois, le statu quo sert également les intérêts de Vladimir Poutine dans la mesure où les forces russes effectuent <a href="https://www.france24.com/fr/europe/20250813-guerre-ukraine-avanc%C3%A9e-record-arm%C3%A9e-russe-au-moment-o%C3%B9-europ%C3%A9ens-pressent-trump" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des avancées record</a>. Quant aux États-Unis, « Trump a fait de la résolution de cette guerre une priorité dès sa campagne présidentielle et garde en tête le prix Nobel de la paix », une récompense <a href="https://www.lemonde.fr/en/international/article/2025/08/15/donald-trump-s-obsession-with-the-nobel-peace-prize_6744394_4.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">très convoitée par le président américain</a>, qui sera décernée le 10 octobre prochain.</p>



<p><strong>Washington : Zelensky et son escorte européenne</strong></p>



<p>Le caractère exclusivement bilatéral de cette rencontre a eu pour effet d’écarter de facto le président ukrainien et les Européens de la table des négociations. Un <a href="https://www.journaldemontreal.com/2025/08/18/cette-guerre-va-se-terminer-trump-promet-la-paix-apres-un-sommet-historique-avec-zelensky" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">second sommet</a> a donc eu lieu à la Maison-Blanche le 18 août en présence des autres parties prenantes, telles que le président ukrainien, le secrétaire général de l’OTAN, Emmanuel Macron, Keir Starmer, Ursula von der Leyen et d’autres dirigeants européens. Selon Frédéric Mérand, il serait trompeur de parler ici de « véritable coordination transatlantique ». Pour Donald Trump, la coordination signifie surtout que « les Européens paieront et constitueront la première ligne de défense ». La question de fond reste celle du degré d’implication américaine : jusqu’où Washington est-il prêt à aller alors que les Européens financent déjà une large partie de l’effort? De leur côté, les capitales européennes souhaitent régler le problème ukrainien selon leur conception, alignée sur Kiev, mais elles ne disposent pas des moyens suffisants pour y parvenir seules. Leur objectif est donc de pousser les États-Unis à partager le fardeau, qu’il soit économique, diplomatique ou militaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Leur objectif est donc de pousser les États-Unis à partager le fardeau, qu’il soit économique, diplomatique ou militaire »</p>
</blockquote>



<p>La présence de cette « escorte européenne » à Washington s’explique aussi par la volonté de ne pas laisser seul le président ukrainien, pris dans un <a href="https://www.cnn.com/2025/02/28/politics/trump-zelensky-vance-oval-office" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">guet-apens</a> en février dernier, dont les images avaient fait le tour du monde. Cette délégation visait autant à protéger le président ukrainien qu’à affirmer sa place dans le grand échiquier diplomatique.</p>



<p><strong>Le rôle limité du Canada</strong></p>



<p>Le Canada, de son côté, ne dispose pas d’une marge de manœuvre autonome. Pour le professeur Mérand, « Ottawa s’alignera, quoi qu’il arrive, sur les positions européennes ». Le pays partage les positions de Paris, de Berlin, de Londres et de Varsovie : soutenir le gouvernement ukrainien et la souveraineté de l’Ukraine. Malgré un effort remarquable envers Kiev, proportionnellement à son PIB, le Canada ne détient pas la solution : « Celle-ci réside entre les mains des États-Unis et des grandes puissances européennes », affirme le professeur.</p>



<p>Enfin, le professeur Mérand met en garde contre le risque d’usure médiatique. « Les conflits qui n’offrent pas de solution rapide finissent par lasser les médias et leurs publics », explique-t-il. Ce phénomène ne concerne pas seulement l’Ukraine, mais aussi la guerre à Gaza et d’autres conflits de même nature. Les médias et leurs auditoires préfèrent les crises claires, aux solutions rapides, alors qu’ici, aucun règlement n’est envisageable à court terme. « Il n’y aura pas de paix dans la région avant des années », prévient-il. Il conclut en affirmant que « maintenir l’attention sur ces conflits représente notre principal défi, et notre faiblesse à tous ».</p>
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		<title>Ligne rouge franchie en Turquie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/ligne-rouge-franchie-en-turquie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contestations historiques face au virage autoritaire d’Erdoğan.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le 19 mars, la Turquie est le théâtre d’une profonde crise politique ; <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cly27wz19y3o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’arrestation d’Ekrem İmamoğlu</a>, maire d’Istanbul et figure majeure de l’opposition, en est l’élément déclencheur. D’importantes manifestations se déroulent chaque jour depuis, pour dénoncer le coup déloyal du président Recep Tayyip Erdoğan en perspective des élections présidentielles de 2028. Plus qu’un simple épisode judiciaire, cet événement marque un tournant inquiétant dans la trajectoire politique du pays.</p>



<p><strong>Une autocratie assumée</strong></p>



<p>Ekrem İmamoğlu, membre du Parti républicain du peuple (CHP), s’est imposé en 2019 comme l’adversaire politique principal d’Erdoğan en remportant la mairie d’Istanbul, bastion symbolique et stratégique du pouvoir. Il représentait aux yeux de nombreux Turcs un espoir de renouveau démocratique. Son arrestation pour <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2148910/arrestation-maire-istanbul-opposant-turquie-imamoglu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">corruption et liens supposés avec une organisation terroriste</a> a été dénoncée par ses adhérents et par la France, entre autres, comme une manœuvre politique visant à l’écarter de la course présidentielle de 2028.</p>



<p>2028 marque la fin du second et dernier mandat autorisé pour Recep Tayyip Erdoğan. Toutefois, beaucoup redoutent une manœuvre constitutionnelle de sa part pour prolonger son règne. Un potentiel scénario semblable à celui de Vladimir Poutine en Russie, combiné à une répression croissante, alimente les inquiétudes, tant au niveau national qu’international. Cette arrestation marque le franchissement d’une ligne rouge vers la voie de l’autocratie, dans un pays déjà classé 117<em>e </em>sur 167 dans <a href="https://www.eiu.com/n/campaigns/democracy-index-2024/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’indice de démocratie 2024</a> établi par <em>The Economist</em>. Alors que Erdoğan parvient à concentrer de plus en plus de pouvoir entre ses mains, que la presse indépendante est progressivement censurée et que le judiciaire est accusé de partialité, la Turquie semble prendre un tournant autocratique, brisant tout espoir de démocratie pour les prochaines années sous Erdoğan.</p>



<p><strong>Les rues turques en ébullition</strong></p>



<p>Depuis l’arrestation d’Ekrem İmamoğlu, la Turquie est en proie à une mobilisation populaire d’une ampleur inédite. Le 29 mars, près de <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/31/en-turquie-l-ampleur-de-la-contestation-contre-erdogan-ebranle-jusqu-au-parti-presidentiel_6588579_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2,2 millions de personnes se sont réunies</a> dans le parc de Maltepe à Istanbul, selon les organistateurs. Ce rassemblement, autorisé au dernier moment, a transformé la rive asiatique de la ville en un immense océan rouge et blanc, aux couleurs du drapeau national. Sur scène, Özgür Özel, président du CHP, a dénoncé ce qu’il qualifie de « <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/31/en-turquie-l-ampleur-de-la-contestation-contre-erdogan-ebranle-jusqu-au-parti-presidentiel_6588579_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">coup d’État du régime</a> » et promis de poursuivre la « marche vers le pouvoir ».</p>



<p>La foule, composée de tous les bords de l’opposition, de militants de gauche, d’étudiants, de mouvements féministes ou ultranationalistes, semblait unie par une même conviction : défendre les libertés démocratiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La jeunesse manifeste parce qu’elle n’a plus rien à perdre. Nos conditions de vie sont pires que celles de nos parents »<br>Ece, étudiante à McGill</p>
</blockquote>



<p>À la suite de cette mobilisation, de larges répressions ont été instaurées : plus de 2 000 personnes ont été arrêtées depuis le début des événements, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Alors que les chaînes de télévision et les journaux proches du pouvoir contrôlent près de 90% du paysage médiatique turc, l’autorité de surveillance des médias RTÜK a imposé de nouvelles sanctions à des diffuseurs de l’opposition. Les chaînes NOW TV, Halk TV et TELE1 ont reçu des amendes, tandis que Sözcü TV s’est vue interdite d’antenne pour les 10 prochains jours. Des ONG dénoncent un usage excessif de la force. Les journalistes sont également pris pour cibles ; 12 d’entre eux ont été arrêtés à ce jour. Malgré la répression et la censure, le mouvement ne faiblit pas. Selon <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/31/en-turquie-l-ampleur-de-la-contestation-contre-erdogan-ebranle-jusqu-au-parti-presidentiel_6588579_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un sondage</a> de l’institut Konda, 73% des Turcs soutiennent les manifestations, y compris au sein de l’électorat traditionnel d’Erdoğan.</p>



<p><strong>La voix de la diaspora : la jeunesse turque à McGill</strong></p>



<p>À des milliers de kilomètres d’Istanbul, la jeunesse turque installée à Montréal suit de près les événements. Pour un étudiant turc de McGill, qui a demandé à rester anonyme pour des raisons de sécurité, « <em>ce qui se passe est une attaque contre la démocratie et contre notre pays </em>(<em>tdlr</em>)&nbsp;». Selon lui, l’arrestation d’İmamoğlu « <em>rapproche la Turquie d’une dictature, et, malheureusement, on n’en est pas si loin</em>&nbsp;». İmamoğlu, dit-il, « <em>représente l’honnêteté et la justice</em>&nbsp;». Il estime que les manifestants « <em>devraient avoir le droit de protéger leurs droits et leur pays contre un gouvernement tyrannique </em>». Quant au soutien persistant pour Erdoğan par certains Turcs, il l’explique par « <em>de l’ignorance ou de l’égoïsme </em>». Il confie également ressentir de l’inconfort et de l’anxiété à exprimer ses idées, surtout en ligne : « <em>J’ai vu des journalistes et d’autres opposants être arrêtés. </em>»</p>



<p>Il conclut : « <em>En fin de compte, ce sont eux qui se font frapper et asperger de gaz lacrymogène. Notre inconfort n’est rien comparé au leur. </em>» Ece, également étudiante à McGill, perçoit ces événements « d<em>’une manière positive </em>». Pour elle, cette mobilisation révèle un changement de mentalité : « <em>Les gens laissaient passer les abus, mais cette fois, ils réagissent. </em>» Elle souligne l’importance symbolique d’İmamoğlu, capable de rassembler des appuis « <em>provenant d’horizons politiques très différents </em>», dans un pays profondément divisé. « <em>Il utilise un langage inclusif, et je pense qu’on a besoin de ça. </em>» Même si elle dit avoir perdu espoir dans la culture de la protestation après la répression du <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur44/022/2013/fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mouvement de Gezi en 2013</a>, elle affirme que la situation actuelle est différente : « <em>La jeunesse manifeste parce qu’elle n’a plus rien à perdre. Nos conditions de vie sont pires que celles de nos parents. </em>» Des membres de sa famille participent aux marches ; des amis à elle ont été arrêtés ou blessés. À Montréal, elle manifeste chaque samedi, le visage couvert : « <em>Ils arrêtent des gens juste pour avoir tenu un drapeau. Alors, on est prudents. </em>»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/ligne-rouge-franchie-en-turquie/" data-wpel-link="internal">Ligne rouge franchie en Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quand l’armement américain ne fait plus l’unanimité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/quand-larmement-americain-ne-fait-plus-lunanimite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[américain]]></category>
		<category><![CDATA[armement]]></category>
		<category><![CDATA[complexe militaro-industriel]]></category>
		<category><![CDATA[F-35]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57865</guid>

					<description><![CDATA[<p>Washington inquiète ses alliés par son imprévisibilité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/quand-larmement-americain-ne-fait-plus-lunanimite/" data-wpel-link="internal">Quand l’armement américain ne fait plus l’unanimité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L es dernières semaines ont vu plusieurs alliés traditionnels des États-Unis remettre en question certains de leurs contrats d’armement avec le complexe militaro-industriel américain. En première ligne : le F‑35, l’avion de chasse de 5e génération ultra-connecté, mais aussi les sous-marins de type Virginia. Ces revirements soulèvent des questions sur une éventuelle perte d’attractivité de l’armement américain. L’incertitude liée à l’administration Trump suscite en effet crainte et méfiance chez les alliés traditionnels des États-Unis, notamment en matière de défense.</p>



<p>Au milieu d’une crise diplomatique et politique sans précédent entre les États-Unis et le Canada, le nouveau premier ministre canadien, Mark Carney, a ordonné le 15 mars dernier <a href="https://www.lepoint.fr/monde/apres-l-allemagne-le-canada-envisage-a-son-tour-d-annuler-sa-commande-de-f-35-americains-15-03-2025-2584807_24.php#11" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la réévaluation du contrat</a> de 19 milliards de dollars conclu avec l’entreprise américaine Lockheed Martin pour l’acquisition des avions de combat F‑35. Cette décision s’inscrit notamment autour d’un litige avec le constructeur américain, qui refuse de donner l’accès au « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2148371/avion-f35-ottawa-canada-etats-unis-bloc-code-source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">code source</a> » de l’aéronef. Une telle restriction empêche le Canada de disposer d’un contrôle total sur l’appareil, alimentant les craintes que Lockheed Martin et les États-Unis puissent en conserver un contrôle à distance, une dépendance technologique critique que l’industriel et le Pentagone ont toutefois démentie.</p>



<p><strong>Des alliés sur la réserve</strong></p>



<p>Mark R. Brawley, professeur à l’Université McGill au département des sciences politiques, rappelle que le F‑35 est au cœur de vifs débats à l’international : « <em>Le F‑35 est compliqué, principalement parce qu’il a été conçu par et pour les Américains ; il ne correspond pas forcément aux besoins canadiens.(tdlr)</em> »</p>



<p>Lorsqu’on lui demande ce que doit être capable de faire un avion de chasse moderne, il précise : « <em>Il doit être capable de combattre de potentiels ennemis, comme la Chine, la Russie ou leurs pays relais. Dans ce domaine, le F‑35 excelle. Il y a peu d’alternatives.</em> » Ces propos mettent en lumière le dilemme auquel sont confrontés les élus canadiens : aller au bout de ce contrat malgré toutes les incertitudes ou se tourner vers l’une des rares alternatives, au risque d’aggraver davantage la situation. Il est important de rappeler que le Canada collabore étroitement avec les États-Unis depuis plusieurs décennies sur les questions de défense (système de communication, formation, armement…) Un éventuel divorce diminuerait considérablement la force de projection du Canada à l’étranger, en plus d’affaiblir très largement sa défense.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’administration Trump se tire une balle dans le pied, au moment même où l’industrie américaine devrait dominer le marché »</p>



<p>Mark R. Brawley, professeur de sciences politiques</p>
</blockquote>



<p>Un cas similaire s’est produit récemment au Portugal, où le gouvernement a décidé de ne <a href="https://www.opex360.com/2025/03/14/le-f-35a-nest-plus-donne-favori-pour-remplacer-les-f-16-portugais/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus se tourner vers le F‑35</a> pour remplacer sa flotte vieillissante de F‑16, par crainte que les États-Unis ne se montrent pas un allié aussi fiable qu’auparavant, a <a href="https://www.lecho.be/entreprises/defense-aeronautique/le-portugal-compte-renoncer-a-l-acquisition-de-f-35/10598053.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">expliqué le ministre</a> portugais de la Défense sortant, Nuno Melo. Ce dernier estime que la « <em>prévisibilité</em> » doit être un facteur essentiel lors d’un tel choix. Ce climat de doute a très certainement été renforcé après avoir observé la pression américaine exercée sur l’Ukraine, avec notamment l’interruption de l’aide promise. Une situation qui nourrit la crainte que le <a href="https://www.opex360.com/2025/03/14/le-f-35a-nest-plus-donne-favori-pour-remplacer-les-f-16-portugais/#google_vignette" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">F‑35 soit confronté à de telles restrictions</a> en termes de pièces de rechange ou de mise à jour logicielle si la coopération avec les Américains devait être interrompue.</p>



<p>De l’autre côté du globe, l’Australie connaît l’émergence d’une vague de critiques dans le cadre de l’<a href="https://www.ladepeche.fr/2025/03/16/sous-marins-australiens-france-trahie-fiasco-americain-regrets-de-canberra-retour-sur-laffaire-en-4-actes-12568206.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">accord AUKUS</a>, qui prévoit l’achat de sous-marins américains et britanniques. D’anciens membres du gouvernement et de l’armée remettent désormais en question ce partenariat : coûts trop élevés, délais jugés déraisonnables et surtout des doutes sur la pertinence de ces sous-marins dans les eaux australiennes. Le professeur Brawley explique : «<em> C’est un peu comme ce que j’avais dit vis-à-vis des F‑35 : ces sous-marins sont conçus initialement pour répondre aux besoins américains.</em> »</p>



<p><strong>L’Europe face à une opportunité stratégique historique</strong></p>



<p>Face à ces remises en question, une question s’impose : assistons-nous à un déclin de l’influence du complexe militaro-industriel américain? « <em>Absolument, oui </em>», affirme le professeur Brawley. Il estime que l’administration Trump agit à contre-courant de ce que devrait faire une puissance militaire dominante : « <em>L’administration Trump se tire une balle dans le pied, au moment même où l’industrie américaine devrait dominer le marché. Le matériel américain a pourtant largement fait ses preuves sur le terrain, notamment en Ukraine, en démontrant sa nette supériorité face à l’équipement soviétique. Ce conflit aurait dû lui servir de très bonne publicité.</em> »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Un éventuel divorce diminuerait considérablement la force de projection du Canada à l’étranger, en plus d’affaiblir très largement sa défense »</p>
</blockquote>



<p>Mais à force de multiplier les tensions avec ses alliés, à travers ses politiques tarifaires et sa diplomatie, l’administration américaine ouvre la voie à d’autres fournisseurs rivaux : « <em>Si les pays n’estiment pas pouvoir faire confiance aux États-Unis pour assurer l’approvisionnement de cet équipement, alors ils vont se tourner vers le peu d’alternatives de qualité similaire, et l’Europe est un candidat crédible.</em> » Cette situation remet également en question la logique de dépendance technologique, et plus largement les choix en matière de défense, en ouvrant la voie à la promotion d’un modèle européen plus autosuffisant. Bien que dominant sur le marché, le géant américain perd progressivement du terrain, à cause de facteurs politiques et techniques, décourageant certaines nations à faire recours à leur service afin de se procurer leur matériel militaire.</p>



<p>Brawley ajoute : «<em> Cela crée des opportunités pour les Européens, qui peuvent s’imposer sur des marchés où les acheteurs tournent le dos aux produits américains. Les industries françaises et allemandes risquent d’en bénéficier.</em> »</p>



<p>L’Europe, qui revendique une volonté d’autonomie stratégique depuis plusieurs années, voit donc s’ouvrir une fenêtre d’opportunité. Si elle parvient à se coordonner et à proposer une offre crédible, elle pourrait profiter du recul de l’attractivité américaine pour renforcer sa propre base industrielle de défense et retrouver une place de choix sur la scène internationale. Plus qu’une remise en cause des seuls contrats, c’est une redéfinition profonde des alliances et de l’ordre mondial qui semble s’esquisser. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/quand-larmement-americain-ne-fait-plus-lunanimite/" data-wpel-link="internal">Quand l’armement américain ne fait plus l’unanimité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La Francofête 2025 : célébrer le français à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/la-francofete-2025-celebrer-le-francais-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[francofete]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Francofête comme espace de dialogue.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/la-francofete-2025-celebrer-le-francais-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">La Francofête 2025 : célébrer le français à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le 10 mars dernier, McGill voit son campus baigné dans la langue française à travers la Francofête, un événement qui vise à mettre en valeur la francophonie, et qui se clôturera le 21 mars prochain. La Francofête, organisée par un comité organisateur dédié, comprend des activités variées, telles qu’un concours d’écriture, un rallye dans Montréal, un championnat de débat et bien d’autres évènements mettant en valeur la richesse de la cette langue.</p>



<p>Malgré une francophonie décriée comme étant en déclin à Montréal, et plus largement au Québec, ce phénomène risque de s’inverser au cours des prochaines années sur le campus de McGill. L’annonce du 13 octobre 2023 par le gouvernement québécois de <a href="https://www.mcgill.ca/president/initiatives/proposed-improvements-new-tuition-model-students-outside-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">doubler les frais de scolarité</a> pour les étudiants détenteurs du statut « Canadien non québécois », dans le but de protéger la langue française, aura des répercussions considérables sur l’écosystème linguistique de l’Université McGill. 80% des étudiants commençant leurs études en automne 2025 devront atteindre un niveau 5 en français (sur un échelle allant jusqu’à 12) avant l’obtention de leur diplôme, et la francophonie au sein de l’université va devoir progresser pour atteindre cet objectif. Une partie importante du corps étudiant avait protesté contre ces mesures par l’organisation de <a href="https://www.noovo.info/nouvelle/contre-la-hausse-des-frais-de-scolarite-des-etudiants-manifestent-dans-les-rues-a-montreal.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">multiples manifestations</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Dans une université anglophone, le français peut être un puissant vecteur de diversité et d’inclusion en offrant un espace d’expression et de reconnaissance des francophones et francophiles où se côtoient des identités diverses » <br>Marion Vergues, directrice du Centre d’enseignement du français</p>
</blockquote>



<p>C’est dans ce climat de tensions que la Francofête prend tout son sens. Faire usage de festivités pour célébrer la langue française et en faire un vecteur d’unité plutôt que de provoquer des clivages. Mais alors, comment est-ce que le français peut être un vecteur de diversité et d’inclusion dans une université anglophone? Marion Vergues, directrice du Centre d’enseignement du français et membre du comité d’organisation de la Francofête répond : « Dans une université anglophone, le français peut être un puissant vecteur de diversité et d’inclusion en offrant un espace d’expression et de reconnaissance des francophones et francophiles où se côtoient des identités di-verses, à l’image du comité organisateur de la Francofête. Ce modèle d’action partenariale est essentiel pour valoriser le fait français mcgillois dans toute sa diversité. »</p>



<p>Depuis 2004, <a href="https://reporter-archive.mcgill.ca/40/11/francofete/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Francofête gagne en popularité, initialement victime d’un succès mitigé</a>. La création en 2007 de la Commission des affaires francophones (CAF) a permis de métamorphoser ces festivités, les rendant bien plus attrayantes. Au lieu de la traditionnelle série d’évènements culturels échelonnés sur un mois, la Francofête se tient désormais sur une période réduite, mais plus intense, avec des événements quotidiens. Interrogée sur l’importance de la tenue de ces festivités, Marion Vergues explique : « L’Université McGill est fièrement ancrée dans la pluralité montréalaise et compte nombre de francophones, de francophiles, d’étudiants et d’étudiantes faisant preuve d’une grande curiosité intellectuelle, linguistique et culturelle envers le français. Si la Francofête existe au Québec depuis 1997, elle est présente à McGill depuis 2004, à l’initiative de l’AÉUM. Autant dire combien cette initiative revêt une importance capitale, et tout aussi pertinente dans le contexte actuel. »</p>



<p>En effet, les organisateurs de la Francofête insistent sur l’ouverture de l’événement à tous les profils, de fervents francophones, dont le français est la langue natale, jusqu’aux anglophones et à ceux qui font simplement preuve de curiosité et désirent en apprendre un peu plus sur la francophonie. La Francofête est ainsi un événement inclusif qui se vit à travers la communauté mcgilloise. Manon Gadbois, responsable de l’initiative Vivre McGill en français et coordonnatrice de programmes en français langue seconde, explique que ce sont les étudiants, peu importe leurs milieux et leurs expériences, qui donnent vie à l’événement, « en participant, en animant, en découvrant ce qui se fait ici, en partageant leurs parcours, leurs expériences, et leur amour de la langue. »</p>



<p>La pluralité des événements proposés au cœur de cette édition de la Francofête reflète cette volonté d’explorer chaque facette linguistique du français. Manon Gadbois affirme que « notre diversité, c’est ce qui fait notre force et notre richesse comme université anglophone. Cette diversité est multiple : culturelle, linguistique, de genre, de l’âge et des formats de diffusion de la langue, la littérature, le théâtre, la poésie, entre autres. La langue peut aussi être plurielle avec l’écriture inclusive et neutre, par exemple ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous avons aussi voulu refléter la diversité de l’université, mais aussi sa rigueur intellectuelle, avec des volets thématiques, à l’image d’un colloque en quelque sorte. Le but pour les années à venir : reprendre ce modèle, cette signature, et offrir encore davantage d’activités »<br>Manon Gadbois, responsable de l’initiative Vivre McGill en français</p>
</blockquote>



<p>Tous les moyens sont bons pour faire rayonner la francophonie, et les organisateurs font souvent preuve d’originalité. C’était le cas pour le <a href="https://vivreenfrancais.mcgill.ca/mcgill-en-francais/francofete-2025/#rallye" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rallye de la Francofête</a> (voir photographie), organisé par le <a href="https://www.mcgill.ca/flc/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Centre d’enseignement du français</a> à travers le centre-ville de Montréal, survenu le 14 mars. A travers différentes activités et défis, l’objectif était de faire découvrir aux participants la ville dont les nombreuses influences internationales font la force, mais qui reste profondément ancrée dans une tradition francophone. Avec pour point de départ le <a href="https://memmtl.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Centre des mémoires montréalaises</a>, et passant du Vieux-Montréal au quartier chinois, le rallye a vu plusieurs équipes de 3–4 personnes étudier des indices liés aux facettes historiques et culturelles de Montréal.</p>



<p>La Francofête 2025 paraît jusqu’ici comme un franc succès. Elle devient un moyen de réconciliation avec le français, au cœur d’une époque marquée par les clivages dus aux mesures gouvernementales visant à sécuriser la langue au détriment de la diversité. McGill devra faire des efforts conséquents pour surmonter ces changements, maintenir sa réputation à l’international et concilier intégration de la culture québécoise et attractivité. Des initiatives comme la Francofête permettent de nous rappeler que le français est avant tout une langue culturellement riche qui a le potentiel d’unir.</p>



<p>Manon Gadbois conclut : « Cette année, nous avons mis de l’avant un nouveau format. Tout d’abord, la création d’un comité organisateur pan-universitaire afin d’en faciliter la gestion et créer davantage de partenariats aussi bien en interne qu’en externe. Nous avons aussi voulu refléter la diversité de l’université, mais aussi sa rigueur intellectuelle, avec des volets thématiques, à l’image d’un colloque en quelque sorte. Le but pour les années à venir : reprendre ce modèle, cette signature, et offrir encore davantage d’activités. »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/la-francofete-2025-celebrer-le-francais-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">La Francofête 2025 : célébrer le français à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[dawson]]></category>
		<category><![CDATA[Hockey]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57634</guid>

					<description><![CDATA[<p>Projet ferrovaire Alto, ingérence au cégèp Dawson et finale de hockey entre le Canada et les États-Unis</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>TGV TORONTO-QUÉBEC : UN PROJET À GRANDE VITESSE À L’AVENIR INCERTAIN</strong></p>



<p>Ce mercredi 19 février, Justin Trudeau a annoncé le lancement du projet « Alto », visant à mettre en place des trains à grande vitesse (TGV) entre Toronto et Québec. Décrit comme « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2142035/justin-trudeau-annonce-tgv-toronto-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le plus grand projet d’infrastructure de l’histoire du Canada</a> », Alto prévoit de desservir les arrêts de <a href="https://www.noovo.info/nouvelle/projet-de-train-toronto-quebec-trudeau-fait-une-annonce.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Trois-Rivières, Laval, Peterborough, Ottawa et Montréal</a>. Le premier ministre a expliqué que ce projet vise à apporter des changements majeurs au réseau de transport ferroviaire canadien, car, selon lui, le système actuel « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2142035/justin-trudeau-annonce-tgv-toronto-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">n’est tout simplement pas à la hauteur des Canadiens </a>». Grâce à Alto, les temps de trajet entre les grandes villes du tracé seraient réduits de manière significative : il faudrait environ 3 heures pour relier Toronto et Montréal, et seulement 1h30 pour aller de Montréal à Québec.</p>



<p>Le coût total du projet n’est pas encore connu, mais le cabinet du premier ministre a déjà estimé que 3,9 milliards de dollars seront dépensés dans la seule phase de développement du projet. Sur le long terme, le coût total pourrait s’élever à plus de 100 milliards de dollars.</p>



<p>Cependant, ces prévisions ne se manifesteront que si le projet est bel et bien réalisé. Le gouvernement<br>canadien a déjà promis à maintes reprises l’amélioration du réseau ferroviaire, et les Canadiens n’en ont pourtant jamais vu la couleur. D’aucuns seront d’autant plus sceptiques compte tenu que les responsables du projet n’ont présenté aucun échéancier. Par ailleurs, rien ne garantit que le prochain gouvernement reprendra le dossier après le départ du gouvernement Trudeau.</p>



<p><strong>INGÉRENCE AU CÉGEP DAWSON : LA MINISTRE PASCALE DÉRY CRITIQUÉE</strong></p>



<p>Ce mardi 18 février, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, a admis avoir interféré directement avec le contenu d’un cours offert au collège Dawson, un des plus grands cégeps du Québec. La ministre aurait demandé <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2025/02/19/cours-sur-la-palestine--la-ministre-pascale-dery-critiquee-pour-setre-ingeree-a-dawson" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’éviter d’aborder le sujet de la Palestine</a> dans ce cours, dont une des thématiques se nommait <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-18/college-dawson/pascale-dery-admet-s-etre-melee-du-contenu-d-un-cours-sur-la-palestine.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« appartenances palestiniennes »</a>. Cette confession a lieu dans <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un climat de suspicion, avec des accusations portées depuis décembre à l’encontre du ministère</a> pour abus de pouvoir, ingérence, et atteintes à la liberté académique dans certains cégeps. Au lendemain de la confession de la ministre, <a href="https://fqppu.org/ingerence-politique-ministre-pascale-dery-college-dawson/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) a exigé la fin immédiate de cette d’ingérence</a>, sans quoi la capacité de la ministre à occuper ses fonctions devrait être remise en cause. La FQPPU estime que les incidents sont loin d’être isolés, et que <a href="https://fqppu.org/ingerence-politique-ministre-pascale-dery-college-dawson/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« l’attitude de la ministre révèle un réel mépris pour les principes d’autonomie qui doivent pourtant guider les milieux de l’enseignement supérieur »</a>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1200x900.png" alt class="wp-image-57636" style="width:511px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-2048x1536.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>


<p>L’ingérence directe dans le contenu d’un cours sur la Palestine, dans le contexte actuel de la guerre à Gaza, pourrait mettre en évidence certains <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-19/contenu-d-un-cours-au-college-dawson/les-accusations-d-ingerence-se-multiplient-contre-pascale-dery-la-caq-la-defend.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conflits d’intérêts</a> impliquant Pascale Déry. En effet, celle-ci a siégé au conseil d’administration de la branche québécoise du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) entre 2016 et 2022, et a récemment entretenu des liens avec cette même entreprise de lobbyisme. Selon le cabinet de la ministre, l’intervention directe de la ministre dans les affaires du collège Dawson serait due à <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des signalements d’élèves concernant une montée de l’antisémitisme</a> au collège depuis le début du conflit à Gaza. Certains enseignants ont pourtant expliqué que le cégep avait <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">amplement les moyens de répondre lui-même aux craintes et requêtes de sa communauté</a>. Cette affaire ternit un peu plus la réputation du gouvernement de la CAQ, <a href="https://lactualite.com/politique/sondage-la-caq-menacee-dun-recul-historique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déjà largement affaibli depuis plusieurs mois</a>.</p>



<p><strong>CLIMAX ABSOLU : LA GRANDE FINALE CANADA – ÉTATS-UNIS</strong></p>



<p>Du 12 au 20 février s’est déroulé le tournoi de hockey des <a href="https://www.hockeycanada.ca/fr-ca/team-canada/men/world-cup/2025-4nf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quatre nations</a> comprenant les États-Unis, le Canada, la Suède et la Finlande. Couronnée par la double confrontation entre les deux géants d’Amérique du Nord, cette compétition s’est avérée épique.</p>



<p>Les différentes rencontres ont eu lieu à Montréal, au Centre Bell et à Boston, au TD Garden. Les règles de ce tournoi sont simples : les quatre équipes s’affrontent respectivement, puis une finale a lieu entre les deux équipes ayant accumulé le plus de points, en l’occurrence le Canada et les États-Unis cette année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1200x900.png" alt class="wp-image-57638" style="width:457px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-2048x1536.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Les deux voisins se sont rencontrés dans un match préliminaire, avec notamment <a href="https://www.journaldemontreal.com/2025/02/16/trois-bagarres-en-9-secondes-les-tkachuk-avaient-planifie-leur-coup" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">trois bagarres en neuf secondes </a>et la huée de l’hymne américain au Centre Bell. Les nombreux incidents dévoilent toute la tension et les enjeux extrasportifs de la rencontre, dans une période politique très tendue entre les deux pays, notamment à cause de la déclaration de Donald Trump proposant au Canada de devenir le <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-07/51e-etat-des-etats-unis/trump-veut-reellement-absorber-le-canada.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">51<em>e</em> état des États–Unis</a>. Malgré la défaite du Canada lors de ce match, une victoire contre la Suède et la Finlande leur a permis de se qualifier pour la grande finale face aux États-Unis.</p>



<p>Cette ultime confrontation avec, à la clé, un trophée et une victoire chargée de sens a commencé d’emblée sur les chapeaux de roues. Avec les huées de l’hymne canadien à Boston, le ton de cette rencontre était alors donné. Au cours d’un match épique, <a href="https://www.hockeycanada.ca/fr-ca/team-canada/men/world-cup/2025-4nf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les Canadiens se sont imposés</a>, notamment grâce à une belle performance du gardien de but Binnington et à un ultime but de Connor McDavid dans les prolongations qui délivre le Canada au paroxysme de suspense. Ô Canada a alors pu résonner dans l’enceinte du TD Garden, réjouissant et réunissant tous les Canadiens, le temps d’une soirée au moins.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/20/en-bref-29/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[M23]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[rdc]]></category>
		<category><![CDATA[ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57491</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sélection d’actus du Délit</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sommet sur l’IA : Paris appelle à une régulation internationale </strong></p>



<p class="has-drop-cap">D u 6 au 11 février, Paris a accueilli le <a href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2025/02/11/les-actions-de-paris-pour-lintelligence-artificielle" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle</a>, réunissant 61 pays autour d’une déclaration commune en faveur d’une IA « ouverte », « inclusive » et « éthique ». L’événement, coorganisé par la France, l’Inde et la Chine, reflète la volonté de poser les bases d’un cadre international pour réguler l’usage de l’IA. « Nous avons besoin de continuer à faire avancer une gouvernance internationale de l’intelligence artificielle », a affirmé Emmanuel Macron en clôture du sommet.</p>



<p>Cependant, les absences notables des États-Unis et du Royaume-Uni parmi les signataires rappellent les <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/02/09/le-sommet-pour-l-action-sur-l-ia-de-paris-un-defi-dans-un-monde-fragmente_6538874_3234.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">divergences profondes sur le sujet</a>. Le vice-président américain, J. D. Vance, a défendu sa position prudente, mettant en garde contre une « régulation excessive qui pourrait tuer une industrie en plein essor ».</p>



<p>L’annonce du plan Stargate des États-Unis, doté de <a href="https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2025-01-28/intelligence-artificielle/stargate-le-projet-titanesque-des-etats-unis.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">500 milliards de dollars</a> d’investissement sur l’IA, suivie de l’arrivée de la Chine avec <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/05/course-a-lia-pekin-contre-attaque/" data-wpel-link="internal">DeepSeek</a>, a agi comme un électrochoc pour l’Europe, brusquement confrontée au risque d’être complètement dépassée. La réponse européenne s’est traduite, dans un premier temps, par un engagement français pour un plan d’investissements privés de <a href="https://www.journaldemontreal.com/2025/02/10/emmanuel-macron-annonce-109-milliards-deuros-dinvestissements-pour-lia-en-france" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">109 milliards d’euros</a>. Dans la foulée, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé un plan de <a href="https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/intelligence-artificielle-que-fait-l-union-europeenne/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">200 milliards d’euros</a>, visant à renforcer l’innovation et préserver la compétitivité de l’Union Européenne.</p>



<p>De tels investissements, massifs, et presque compulsifs, témoignent des enjeux colossaux liés à l’IA. Malgré ces sommets collaboratifs, le contrôle de cette nouvelle technologie, doté d’un potentiel quasi illimité, demeure l’objectif central. « En vérité, nous n’en sommes qu’au début. Les frontières bougent constamment et le leadership mondial est toujours à saisir », <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-ue-veut-mobiliser-200-milliards-d-euros-pour-les-investissements-dans-l-ia-20250211" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a déclaré</a> Von der Leyen durant le sommet.</p>



<p><strong>Vers une paix en Ukraine : une solution à quel prix ?</strong></p>



<p>Après trois ans de conflit, une solution de paix semble se dessiner pour l’Ukraine. Donald Trump et Vladimir Poutine ont annoncé la <a href="https://apnews.com/article/russia-ukraine-war-trump-putin-9bd931d9ffde1bb573fae514efb29ddd" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">reprise des discussions directes</a> entre les États-Unis et la Russie, une première depuis près de trois ans de silence entre Washington et Moscou. Pourtant, ces pourparlers laissent l’Europe et l’Ukraine de côté, ce qui suscite de fortes inquiétudes.</p>



<p>Lors de la Conférence de Munich <a href="https://securityconference.org/en/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sur la sécurité</a>, tenue du 14 au 16 février, le vice-président américain J.D. Vance a présenté un discours ferme face aux Européens en laissant entendre qu’ils <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/15/guerre-en-ukraine-les-etats-unis-n-entendent-pas-inviter-l-europe-a-la-table-des-negociations_6548549_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ne seraient pas invités à la table des négociations</a>. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/conference-de-munich-l-europe-prone-l-unite-face-au-rapprochement-trump-poutine_7078791.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dénoncé</a> ces échanges bilatéraux. « L’Ukraine n’acceptera jamais des accords conclus dans notre dos sans notre participation ». Il a également souligné la nécessité pour l’Europe de se doter de <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/c77r2k68rjko" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sa propre armée</a>, évoquant la fin d’une ère où les États-Unis protégeaient automatiquement leurs alliés européens.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-1200x900.png" alt class="wp-image-57507" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_2-1-2048x1536.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Du côté américain, le nouveau secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a confirmé que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN était peu probable et qu’un retour aux frontières de 2014 n’était pas réaliste.</p>



<p>Les Européens sont invités à consulter, mais resteront absents de la table des négociations, une décision perçue comme un affaiblissement de leur influence. Pendant ce temps, Zelensky refuse les propositions américaines qui n’offrent pas de garanties de sécurité pour son pays, rappelant que l’Ukraine ne sacrifiera pas sa souveraineté dans ces pourparlers complexes.</p>



<p><strong>République Démocratique du Congo : Bukavu tombe aux mains du M23</strong></p>



<p>Des combattants du M23, un groupe paramilitaire se présentant comme une force de résistance face au gouvernement congolais et soutenus par des troupes rwandaises selon Kinshasa, sont entrés dimanche 16 février dans le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/16/crise-en-rdc-des-combattants-du-m23-sont-entres-dans-le-centre-de-bukavu_6549430_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">centre de Bukavu</a>. Grande ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), cette avancée majeure dans le conflit marque un nouveau tournant après la chute de Goma en janvier. Désormais, l’ensemble de la région du Kivu, extrêmement riche en ressources naturelles comme le coltan et le cobalt, est un objectif stratégique pour le M23.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="834" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-1200x834.png" alt class="wp-image-57510" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-1200x834.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-650x452.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-150x104.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-768x534.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-1536x1067.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_3-2048x1423.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le conflit, sur fond de rivalités ethniques et régionales, est d’une grande complexité depuis sa résurgence en 2021. Sur place, l’arrivée des rebelles a suscité des réactions partagées. Certains habitants ont applaudi leur entrée, espérant un changement face aux difficultés sociales, tandis que d’autres ont fui les violences et les pillages. Selon l’ONU, le nombre de personnes déplacées en RDC se porte à <a href="https://www.iom.int/fr/news/pres-de-7-millions-de-personnes-deplacees-en-rdc-un-record" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sept millions</a>.</p>



<p>L’armée congolaise, sous-équipée et minée par une corruption endémique, peine à contenir l’avancée du M23. Le manque de moyens militaires a été accentué par un <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/rd-congo-lonu-leve-lembargo-sur-les-armes-et-renouvelle-le-mandat-de-la-monusco-1559768" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">embargo sur les armes</a> jusqu’en 2023 par l’ONU, ce qui limite ses capacités de défense.</p>



<p>La communauté internationale, inquiète, multiplie les appels à la désescalade. L’Union africaine a mis en garde contre une possible fracturation du pays, tandis que l’ONU et l’Union européenne réclament un retrait immédiat du M23 et de ses soutiens extérieurs pour éviter une escalade régionale et mettre fin aux <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/02/dr-congo-rwandan-backed-m23-rebels-perpetrating-summary-killings-and-rapes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pillages, massacres et viols de masse</a>.</p>
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		<title>Course à l’IA : Pékin contre-attaque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/05/course-a-lia-pekin-contre-attaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[deepseek]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57355</guid>

					<description><![CDATA[<p>DeepSeek, l’IA chinoise qui défie la Silicon Valley.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Début 2025, DeepSeek, une jeune entreprise chinoise spécialisée en intelligence artificielle, annonce son premier modèle de raisonnement : DeepSeek-R1. Se voulant aussi performant que ses concurrents américains, ce nouveau système a provoqué un véritable séisme dans la Silicon Valley. Son modèle, avec un code source libre (<em>open source</em>), développé avec un budget dérisoire, remet en question l’hégémonie technologique des États-Unis et lance la course à l’IA entre Washington et Pékin.</p>



<p><strong>David contre Goliath</strong> </p>



<p>Fondée en 2023 à Hangzhou en Chine par Liang Wenfeng, DeepSeek était initialement une entreprise axée sur les algorithmes de trading. Rapidement, elle s’est orientée vers l’intelligence artificielle, avec l’ambition de créer un modèle performant capable de rivaliser avec les chefs de file du secteur. Contrairement aux mastodontes américains, comme OpenAI ou Anthropic, qui reposent sur des milliards de dollars d’investissements et qui ont pour objectif d’innover, DeepSeek a misé sur une approche beaucoup plus frugale. Son secret? L’optimisation du code de modèles existants, disponibles en code source libre.</p>



<p>L’annonce de DeepSeek-R1 a secoué les marchés financiers. Développé avec un budget de seulement 10 millions de dollars, bien loin des investissements colossaux d’OpenAI ou Meta, ce modèle a soulevé l’hypothèse d’une surévaluation du marché de l’intelligence artificielle aux États-Unis. En réaction, le leader du marché, Nvidia, a perdu 17% de sa valeur en 24 heures et a entraîné le NASDAQ à la baisse avec un retrait de 2 000 milliards de dollars des marchés financiers, l’équivalent du PIB français, et ce, en quelques heures. Par ailleurs, cette percée est survenue peu après l’annonce du <a href="https://www.latribune.fr/technos-medias/intelligence-artificielle-trump-devoile-un-plan-titanesque-de-500-milliards-de-dollars-1016460.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plan Stargate</a> : près de 500 milliards de dollars d’investissement prévus par l’administration Trump pour renforcer l’infrastructure de l’IA. Marc Andreessen, entrepreneur influent et conseiller de Donald Trump, a décrit cet événement comme un « <a href="https://fortune.com/2025/01/27/marc-andreessen-deepseek-sputnik-ai-markets/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">moment Spoutnik</a> », faisant référence à l’affolement provoqué par le premier satellite soviétique sur les marchés américains en 1957, dans le cadre de la course à l’espace pendant la Guerre froide. </p>



<p>En parallèle, l’application DeepSeek est devenue l’une des <a href="https://www.cnbc.com/2025/01/27/chinas-deepseek-ai-tops-chatgpt-app-store-what-you-should-know.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus téléchargées</a> sur iPhone aux États-Unis, en Australie, en Chine et au Royaume-Uni, démontrant l’intérêt et la curiosité des consommateurs pour cette alternative au colosse ChatGPT. </p>



<p><strong>Course à l’IA : la Chine redistribue les cartes</strong> </p>



<p>Au lieu de développer son IA à partir de zéro, comme OpenAI ou Anthropic, la start-up chinoise a optimisé des architectures déjà disponibles, réduisant ainsi les coûts de développement et d’entraînement de son modèle. Tout cela en étant contrainte d’utiliser des puces moins puissantes, à cause des restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine. DeepSeek prouve qu’un modèle performant peut être conçu avec des ressources limitées. </p>



<p>L’aspect du code source libre joue un rôle central : en rendant son modèle accessible à tous, DeepSeek suit une philosophie initialement prônée par OpenAI avant son virage vers une approche fermée. Ce choix permet une collaboration mondiale, où entreprises et chercheurs peuvent œuvrer ensemble pour améliorer le modèle.</p>



<p>Mais DeepSeek ne se distingue pas seulement par son modèle économique. Son PDG, Liang Wenfeng, adopte une politique de recrutement atypique, misant sur de jeunes diplômés et des profils issus des sciences humaines plutôt que sur des ingénieurs expérimentés. Selon lui, « l’expérience peut être un frein à l’innovation (<em>tdlr</em>) », car les experts établis ont tendance à reproduire ce qu’ils connaissent déjà, tandis que les jeunes diplômés, moins sûrs d’eux, explorent davantage de solutions nouvelles. <a href="https://fortune.com/2025/01/31/deepseek-ceo-liang-wenfeng-leadership-style-opposite-silicon-valley/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dans une entrevue donnée au média chinois 36Kr</a>, il expliquait : « <em>les travailleurs expérimentés ont des certitudes sur la bonne manière de faire, alors que les jeunes se remettent constamment en question, ce qui les pousse à innover</em> ». Un pari risqué, mais qui, à en juger par le succès fulgurant de DeepSeek, semble avoir porté ses fruits.</p>



<p>L’arrivée de DeepSeek-R1 bouleverse l’équilibre de la course à l’intelligence artificielle entre la Chine et les États-Unis, un affrontement qui rappelle la course à l’espace du 20<em>e </em>siècle. Conscients de l’enjeu stratégique, les États-Unis avaient tenté d’entraver les avancées chinoises en restreignant l’exportation des puces Nvidia vers la Chine. Pourtant, le PDG de DeepSeek avait <a href="https://www.bbc.com/news/articles/c5yv5976z9po?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">anticipé ces restrictions</a> en commandant des milliers de puces performantes à l’avance, lui permettant de bénéficier d’une partie de la puissance des dernières puces Nvidia A100. Les cartes sont désormais rebattues : pour la première fois, un modèle chinois s’impose comme un concurrent direct d’OpenAI. En réponse, ce dernier a dû accélérer la sortie de son modèle « OpenAI o3 mini ». De plus, ce n’est pas seulement DeepSeek qui inquiète les États-Unis : la plateforme de commerce en ligne Alibaba a également annoncé son propre modèle, <a href="https://www.reuters.com/technology/artificial-intelligence/alibaba-releases-ai-model-it-claims-surpasses-deepseek-v3-2025-01-29/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Qwen 2.5‑Max</a>, qui se dit encore plus performant que DeepSeek-R1, renforçant davantage la pression chinoise sur le marché mondial de l’IA.</p>



<p>Au-delà des enjeux géopolitiques, le choix du consommateur est aussi redéfini. Pour Théophile et Antoine, étudiants en ingénierie à McGill, l’offre de DeepSeek change la donne. « Honnêtement, DeepSeek est gratuit et assez performant pour l’usage que j’en fais », explique Antoine, « payer 20 dollars par mois pour ChatGPT Plus, ce n’est pas négligeable pour un étudiant ». Théophile ajoute également : « de telles initiatives permettent aux géants de se réinventer pour conserver leurs clients, ces percées technologiques sont dans notre intérêt, nous, les consommateurs ».</p>
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		<title>Quand la jeunesse s’immerge dans la politique municipale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/quand-la-jeunesse-simmerge-dans-la-politique-municipale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57135</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au cœur du Jeune Conseil de Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/quand-la-jeunesse-simmerge-dans-la-politique-municipale/" data-wpel-link="internal">Quand la jeunesse s’immerge dans la politique municipale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans une époque marquée par un certain cynisme quant à l’intérêt des jeunes pour la politique, une initiative se distingue par son énergie, son authenticité et son ambition : le Jeune Conseil de Montréal (JCM). Depuis plus de 37 ans, cette simulation parlementaire municipale rassemble chaque année des jeunes Montréalais âgés de 18 à 30 ans pour débattre des grands enjeux de leur ville concernant la jeunesse et façonner la politique locale de demain. La 37<em>e</em> édition, qui s’est tenue du 24 au 26 janvier dernier a réuni une nouvelle fois des participants au cœur de l’Hôtel de Ville de Montréal pour une expérience à la fois immersive et transformatrice.</p>



<p><strong>Donner une voix à la jeunesse</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneconseil.org/histoire" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Fondé en 1987</a> par un groupe de jeunes inspirés par <a href="https://pjq.qc.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le Parlement jeunesse du Québec</a>, le JCM s’est imposé comme une plateforme sans égale pour les jeunes souhaitant comprendre et participer aux processus décisionnels municipaux. Une particularité majeure distingue cette simulation : son caractère non-partisan. Contrairement aux véritables débats politiques, les participants du JCM ne sont pas tenus de suivre une ligne de parti. Cela signifie qu’un membre de l’administration peut s’opposer à un projet, ou qu’un opposant peut librement soutenir une idée qu’il juge pertinente. Comme le souligne Victor Fahey, président du comité exécutif, « cette non-partisanerie fait toute la richesse de cette simulation, car elle libère les débats et favorise une réflexion sincère sur les enjeux municipaux ».</p>



<p>Les thématiques abordées lors de la simulation gravitent autour des enjeux majeurs touchant la jeunesse. Cette année, quatre projets de règlement ont été débattus : le renforcement de la démocratie participative interculturelle, la promotion du tourisme, la lutte contre la solitude et l’individualisme et le développement de l’Est de Montréal. Chacun d’entre eux sont au cœur de la simulation et sont le fruit d’une réflexion minutieuse. Faravena Olivier, porteuse du projet sur la démocratie participative interculturelle, place au cœur de son projet l’inclusion, l’implication et l’intégration. L’objectif est de donner une voix aux citoyens en intégration et, à terme, leur permettre de voter aux élections municipales. « C’est une réflexion sur la façon dont nos institutions peuvent être plus inclusives et accessibles à tous, peu importe leur statut », affirme-t-elle. </p>



<p>Le JCM, ce n’est pas seulement une fin de semaine de débats, mais plusieurs mois de préparation et de réflexion intensive pour concevoir les meilleurs projets de règlement capables d’alimenter des échanges riches et passionnés. Initialement, chaque porteuse de projet propose plusieurs idées. Cependant, lors d’une retraite dans un chalet organisé par le JCM, elles confrontent leurs visions, échangent avec les autres, et sélectionnent finalement le projet qu’elles défendront durant la simulation. Chaque projet de règlement occupe une demi-journée de débat, et avec quatre propositions au programme, ces discussions structurent l’essentiel de la simulation, réparties sur le samedi et le dimanche. Les critiques de projets jouent un rôle essentiel en soulignant les failles potentielles des propositions, tandis que les porteuses de projet doivent défendre leurs idées avec conviction.</p>



<p><strong>La jeunesse au service de la politique locale</strong></p>



<p>« C’est un événement fait par les jeunes, pour les jeunes », explique Victor. Cette philosophie se reflète dans les enjeux abordés mais aussi dans la progression des participants. Les nouveaux participants commencent souvent par des rôles d’observation avant de gravir les échelons jusqu’aux postes à forte responsabilité, comme celui de porteuse de projet ou de mairesse. Marie Cosquer, mairesse de cette 37e édition, est l’exemple de ce système voulu « progressif ». Après cinq participations, elle incarne aujourd’hui le rôle le plus prestigieux de cette simulation : coordonnatrice de nombreux aspects de l’événement en plus de sa fonction de mairesse durant la simulation.</p>



<p>Bien que le JCM n’ait pas la prétention d’influencer directement la politique municipale montréalaise, il joue un rôle important dans la sensibilisation des élus aux enjeux de la jeunesse. Les projets de règlement débattus lors de la simulation sont par la suite présentés à un véritable conseil municipal, permettant ainsi aux idées des jeunes de nourrir les réflexions politiques sur les sujets traités. De plus, certains élus assistent directement à des débats pendant la simulation, témoignant de l’intérêt que suscite l’événement.</p>



<p>Le JCM se distingue par son ambiance unique, à la fois professionnelle et conviviale. Les débats se déroulent dans l’enceinte même de l’Hôtel de Ville, donnant aux participants une expérience immersive incomparable. Les débats intenses sont ponctués de moments plus légers. Faravena évoque les entrées dansées et en musique des partis avant de prendre place dans la salle du conseil municipal chaque matin ou encore certains discours de présentation du vendredi soir, parfois décalés et empreints d’humour.</p>



<p><strong>Un antidote au cynisme</strong></p>



<p>Mais au-delà des débats et des moments de complicité, le JCM représente avant tout une expérience transformatrice pour ses participants. Faravena résume son expérience en un mot : « croissance ». Elle explique : « le JCM est une opportunité de grandir, pas seulement dans les capacités d’expression, de réflexion et d’analyse critique, mais aussi sur le plan interpersonnel et relationnel. » Marie Cosquer abonde dans ce sens : « L’expérience est un antidote au cynisme envers les jeunes et la politique. » Pour les jeunes Montréalais, le JCM incarne une opportunité de développement personnel et de partage de ses idées, le tout dans une ambiance conviviale et encadrée par la ville, laissant des souvenirs impérissables.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/quand-la-jeunesse-simmerge-dans-la-politique-municipale/" data-wpel-link="internal">Quand la jeunesse s’immerge dans la politique municipale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Un réseau postsecondaire en péril : le cri d’alarme des cégeps</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/un-reseau-postsecondaire-en-peril-le-cri-dalarme-des-cegeps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[cégeps]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cégeps réclament une intervention urgente pour préserver leurs infrastructures.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/un-reseau-postsecondaire-en-peril-le-cri-dalarme-des-cegeps/" data-wpel-link="internal">Un réseau postsecondaire en péril : le cri d’alarme des cégeps</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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<p class="has-drop-cap">Face à une dégradation alarmante des infrastructures, les cégeps québécois lancent un appel urgent au gouvernement provincial de François Legault. Dans le cadre des consultations prébudgétaires, la fédération des cégeps demande une enveloppe supplémentaire de 300 millions de dollars pour freiner la détérioration de leurs <a href="https://www.ledevoir.com/societe/education/833002/cegeps-reclament-300-millions-prochain-budget-maintenir-batiments" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bâtiments</a>. Selon un <a href="https://www.vgq.qc.ca/Fichiers/Publications/rapport-annuel/208/VGQ_mai2024_ch2_Cegep.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rapport de la vérificatrice générale du Québec</a>, deux tiers des infrastructures collégiales sont aujourd’hui en mauvais ou très mauvais état, mettant en péril la qualité de l’enseignement et la sécurité des étudiants. Comment les cégeps québécois en sont-ils arrivés là? Est-ce une question de sous-financement gouvernemental, de mauvaise gestion interne ou d’une allocation déséquilibrée des ressources? Passés en entrevue, des témoins mettent en perspective les réalités et les enjeux d’une crise sans&nbsp;précédent.</p>



<p><strong>Le parc immobilier des cégeps en grande difficulté</strong></p>



<p>La dégradation des infrastructures collégiales au Québec est une réalité qui frappe autant les étudiants que le personnel enseignant. Guylaine Leclerc, vérificatrice générale du Québec, affirme dans <a href="https://www.vgq.qc.ca/Fichiers/Publications/rapport-annuel/208/VGQ_mai2024_ch2_Cegep.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">son rapport</a> que depuis cinq ans « la part des bâtiments considérés comme étant en mauvais ou en très mauvais état, selon l’indice gouvernemental, est passée de 24% en 2019–2020 à 65% en 2024-<a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2074957/etat-batiments-collegial-rapport-vg-2023-2024#:~:text=Les%20b%C3%A2timents%20des%20c%C3%A9geps%20sont,65%20%25%20en%202024%2D2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2025</a>. » Fadi, étudiant au Cégep de Maisonneuve, fait part de ses préoccupations : « Certaines sections du collège sont en mauvais état, les salles de classe y sont anciennes, manquent de lumière et sont parfois mal équipées. Cela finit par peser sur notre apprentissage. » Ce témoignage n’est pas un cas isolé : au Cégep de La Pocatière, une <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2074957/etat-batiments-collegial-rapport-vg-2023-2024#:~:text=Les%20b%C3%A2timents%20des%20c%C3%A9geps%20sont,65%20%25%20en%202024%2D2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">résidence étudiante a été évacuée en mai 2023 en raison de moisissures causées par une infiltration d’eau</a>. Au Cégep de Saint-Laurent, la situation est toute aussi critique : un pavillon a été <a href="https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2024-04-01/cegep-blues.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fermé d’urgence en raison de risques d’effondrement</a>. Au Cégep de Rimouski, les « fissures inquiétantes » sur les murs d’un ancien bâtiment préoccupent le personnel. La chaleur y est suffocante durant l’été, forçant les étudiants à apporter leurs propres <a href="https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2024-04-01/cegep-blues.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ventilateurs</a>. Cette liste est loin d’être exhaustive, et de nombreux autres établissements font face à des défis similaires.</p>



<p><strong>La qualité de l’enseignement compromise?</strong></p>



<p>Fadi souligne que les salles rénovées de son cégep sont bien plus propices à l’apprentissage : « Quand les conditions sont idéales, on a plus envie d’apprendre. Tout est fonctionnel, et l’environnement est motivant. » En revanche, les salles plus anciennes, sans équipement adéquat, mal isolées et parfois sombres, nuisent à la concentration des élèves et à la qualité de l’enseignement dispensé, affirme Fadi. Ce constat s’étend à d’autres établissements, où les mesures provisoires, comme les cours dans des modules préfabriqués, ne permettent pas de recréer les conditions optimales pour un apprentissage efficace.</p>



<p><strong>Une gestion contestée</strong></p>



<p>Mario, membre de l’administration du Cégep Marie-Victorin, critique vivement la gestion financière des cégeps. Selon lui, « certains choix budgétaires relèvent davantage du gaspillage que de l’investissement utile. L’argent des taxes est dépensé abondamment sur des projets douteux, au détriment des besoins réels. » Ce témoignage met en lumière les désaccords importants sur le financement des cégeps et son utilisation, un point qui est également soulevé par la vérificatrice générale du Québec. Le rapport de cette dernière souligne que des cégeps en déficit d’espace ou en grave détérioration, comme le Cégep de Saint-Laurent ou le Cégep de Lionel-Groulx, reçoivent souvent moins de fonds que des établissements moins peuplés ou moins endommagés. Certains pointent du doigt une approche budgétaire trop <a href="https://www.journaldequebec.com/2024/11/20/centralisation-excessive-et-coupes-budgetaires-une-menace-a-lautonomie-des-cegeps?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">centralisée</a> ne prenant pas en compte les spécificités propres à chaque établissement. Alors que 75% des cégeps de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830038/montreal-cegeps-espace-deficit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Montréal devraient manquer de capacité d’accueil d’ici 2029</a> et qu’une augmentation de 20% des inscriptions est prévue d’ici 2033, le réseau collégial québécois se trouve à un tournant critique. Qu’il s’agisse de gestion interne inadéquate ou de sous-financement provincial, une certitude demeure : le réseau postsecondaire québécois doit être secouru.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/un-reseau-postsecondaire-en-peril-le-cri-dalarme-des-cegeps/" data-wpel-link="internal">Un réseau postsecondaire en péril : le cri d’alarme des cégeps</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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