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	<title>Louis-Philippe Tessier - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 27 Mar 2012 15:00:08 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Qu’attendre du projet 2020</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/au-diable-les-prophetes-de-malheur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’arrivera-t-il lorsque les propositions émanant du corps étudiant deviendront de plus en plus séduisantes et nécessaires? </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/au-diable-les-prophetes-de-malheur/" data-wpel-link="internal">Qu’attendre du projet 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, juste avant l’assemblée générale de la faculté des Arts, l’administration de l’Université McGill a publié un communiqué dans lequel on pouvait lire que l’administration ne respecterait pas le résultat du vote dans l’éventualité que celui-ci soit en faveur de la grève générale illimité. Pour plusieurs, cette démarche est un exemple parfait de l’arrogance des administrateurs de l’université, ainsi que du fossé séparant le corps étudiant à la structure administrative. Nombreux sont ceux à avoir pensé que l’administration ne changerait pas d’attitude dans le futur proche et éloigné. L’administration est généralement vue comme un frein aux aspirations étudiantes déviant trop de la ligne conductrice établie par les hauts dirigeants de l’université. Mais qu’arrivera-t-il lorsque les propositions émanant du corps étudiant deviendront de plus en plus séduisantes et nécessaires?</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/vision2020-228.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-12135" title="vision2020-228" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/vision2020-228-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<p>En ce 16 mars 2012, un groupe très important composé d’étudiants, de professeurs, d’employés, et même de membre venant d’ailleurs au pays et dans le monde, s’est réuni à la cafétéria du Royal Victoria College (RVC) dans le but de démarrer le projet «Vision 2020». Celui-ci se déroulera durant une année complète, sera composé de plusieurs conférences participatives ayant un format de «World-café», c’est-à-dire regroupant des participants de diverses origines et disciplines dans un environnement ouvert et participatif, et aura pour but de créer un agenda pour les années à venir dans le but d’améliorer et d’embellir l’image de McGill en temps que leader dans le développement durable. Selon George McCort, une célébrité dans le département d’environnement à McGill, l’idée serait soit de «rendre McGill un modèle pour les autres universités montréalaises, ou de rendre ses étudiants de réels ambassadeurs du développement durable dans la ville et dans le monde».</p>
<p>C’est dans cette optique que tous les gens rassemblés, assis à des tables par petits groupes, ont commencé à partager leurs idées sur différents thèmes reliés à l’état du développement durable à McGill en ce moment, ou les démarches qu’ils aimeraient accomplir jusqu’à 2020. C’est dans des moments comme ceux-là que l’on peut voir clairement ce qui fait la force des campus: les idées fusent de partout, les gens se questionnent entre eux, ajoutent des détails aux idées des autres, partagent leurs expériences personnelles avec telle ou telle organisation.</p>
<p>Mais ce qui est important de retenir dans ces échanges sont les façons «de connecter les différents membres d’une communauté», selon Lilith Wyatt. En fait, plusieurs des idées exposées gravitaient autour de ce thème en particulier. Par exemple, comment prévenir que les étudiants s’enferment dans leur discipline respective, comme ont tendance à le faire les étudiants en droit, économie, ou génie civil? L’une des solutions pourrait être d’introduire un pré requis dans le curriculum des classes qui serait de réunir des étudiants de diverse discipline dans le but de collaborer sur un projet semestriel.</p>
<p>Mais «Vision 2020» n’est pas que le fruit des efforts de professeurs ou administrateurs. Le Délit a rencontré Susanna Klassen, étudiante en environnement et bénévole avec le bureau du développement durable à McGill. La semaine passée, Susanna et ses collègues avaient pour mission de non seulement promouvoir le dit événement, mais aussi de penser aux possibles répercussions qu’aurait cette rencontre. Comme elle nous l’a dit en riant, «on a eu beaucoup de mal à comprendre l’étendue de ce projet puisqu’il est non seulement multidisciplinaire, mais est aussi étalé sur une très longue période de temps!» Elle nous a expliqué qu’a la fin de cet exercice consultatif, un document sera rédigé regroupant les idées des membres de la communauté. Celui-ci pourra ensuite être consulté par les élèves, professeurs, ou administrateurs de l’université, et pourra ainsi servir de modèle pour de futurs projets de développement durable.</p>
<p>Si, selon Susanna, plusieurs étudiants semblent être pessimistes quant à la réussite de ce grand projet, mademoiselle Klassen croit que «l’université a besoin de changement, de renouveau», ce qui clorait le bec des prophètes de malheur.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Responsabilité étudiante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/06/responsabilite-etudiante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[GGI]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale illimitée]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[open forum]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«C’est votre droit, mais surtout votre devoir de voter.»</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le 2 mars dernier que la date fatidique nous a été confirmée: la prochaine assemblée générale de l’AÉFA se tiendra le 13 mars prochain. Si aucune motion n’était encore au menu de ce festin de politique étudiante, soyez assurés que les étudiants de la faculté seront amenés à prendre position sur la décision de tenir une grève générale illimitée (GGI). Présentement, près de 125 000 étudiants au Québec sont en GGI et, comme à son habitude, l’université McGill semble être la dernière grande université à se prononcer sur ce sujet. Je suis d’avis que ce sujet possède une multitude de dimensions, toutes liées les unes aux autres, créant ainsi une toile assez complexe pour rendre la prise de décision de chaque individu assez difficile. Si cette «révolte» populaire demande que l’on se questionne sérieusement sur les «pours» et les «contres», il demande aussi, et nécessairement, un haut taux de participation lors des assemblées générales (dans notre cas, le 13 mars). C’est pour cette raison que je fais un retour sur l’<em>Open Forum</em> qui s’est tenu le 29 février dernier dans le bâtiment du SSMU.</p>
<p>Le but du forum était d’offrir une nouvelle fois aux étudiants la chance de pouvoir partager leurs idées et expériences par rapport à la hausse des frais de scolarité, de pouvoir poser des questions sur les implications que la grève aurait sur le déroulement du trimestre et, finalement, de pouvoir interagir de façon respectueuse et ordonnée. Ayant été au premier rassemblement du groupe <em>Our McGill</em> plus tôt durant le mois de février, et ayant été surpris par le grand nombre de participants à ce moment-là, j’ai été quelque peu déçu de voir si peu de gens durant le forum du 29 février. Le dialogue aurait dû évoluer autour des implications de la grève sur nos cours, nos notes, examens, obtention de diplôme, et ainsi de suite. Celui-ci a malheureusement gravité principalement entre deux individus en particulier, chacun ayant un point opposé l’un à l’autre. L’une s’identifiant comme une étudiante souffrant quelque peu du système actuel (mais possédant, d’après elle, un emploi à temps plein payé à 22$ de l’heure), et d’un autre étudiant vancouverois, critiquant presque à tort et à travers le système économique et politique québécois. Vous imaginez sûrement mieux le débat maintenant. Si je semble très critique du contenu du forum, je le suis encore plus du taux très faible de participation. Certain diront que ce forum ne devrait pas être un indicatif du nombre d’étudiants qui participeront lors de notre assemblée. Soit! Mais laissez-moi en douter, laissez-moi présumer le contraire!</p>
<p>Je finis par ceci: le 13 mars, il faut voter. À tous ceux qui ne savent pas de quel côté ils aimeraient pencher, je vous recommande de faire votre propre recherche ou de discuter avec vos camarades. À tous ceux qui connaissent déjà leur position sur le sujet, je vous vois à l’assemblée. Finalement, à tous ceux qui ne pensent pas que ce vote est important ou qu’il mérite votre attention, je vous mets en garde: suite à la décision qui sera prise, ne venez pas chialer! Cette semaine, le groupe <em>Our McGill</em> tiendra son deuxième rassemblement étudiant pour discuter de sujets relié à la hausse des frais de scolarité. J’aimerais mettre au défi les gens qui se reconnaissent dans le premier, mais surtout, dans le dernier groupe dont je viens de parler. C’est votre droit, mais surtout, votre devoir de voter.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>AG AÉFA: préserver la neutralité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/ag-aefa-preserver-la-neutralite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 14:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aféa]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[quorum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne sais pas si les partisans de la motion proposant la création d’un comité étudiant responsable d’éduquer le reste de la population étudiante sur la hausse de scolarité devraient être ardemment critiqués ou légèrement désapprouvés.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques uns de leurs gestes pourraient en effet être loués, à l’instar de leur désir de vouloir protéger la population étudiante de McGill des effets néfastes de la hausse des frais de scolarité. Malheureusement, le comportement de ces partisans du “Non à la hausse!” durant l’assemblée générale de l’AÉFA le 2 février peut laisser un goût amer pour plusieurs raisons.</p>
<p>Premièrement, concernant le contenu du texte supportant la motion, d’entrée de jeu ce texte était partisan par les mots employés, les tournures de phrases très «révolutionnaires», ainsi que le manque total de mention de ceux en faveur de la hausse des frais de scolarité. Suivant sa lecture, des mains se sont levées timidement. «Le comité, si créé, offrira-t-il de l’information et de l’aide aux étudiants voulant connaître les points positif d’une hausse des frais de scolarité?» La réponse fut malheureusement toute aussi timide, comportant même au début de l’élocution un bref bégaiement de la part d’un des défenseurs de la motion. «Ce document nous a demandé du temps et beaucoup d’efforts. En plus, cette assemblée est constitutive!», répond un autre. «Spot on!» Comme on dit en anglais.</p>
<p>Mais faire adopter la motion par une cinquantaine d’étudiants partisans, et qu’ensuite cette adoption ait force de représentation sur l’ensemble des étudiants de l’AÉFA, ce n’est pas démocratique du tout! Ça ne le serait pas non plus si le clan opposé avait également présenté une motion tout aussi partisane. Rappelons que le sujet principal de cette motion est non seulement en rapport direct avec un problème plus large, mais que celui-ci est d’actualité et extrêmement compliqué. Moi-même je vacille encore entre les deux positions. Mon opinion est donc (malheureusement) simple: je crois qu’en ce moment le processus de l’assemblée générale sacrifie un aspect fondamental de la démocratie, celui de la représentation, au bénéfice d’être constitutionnel.<br>
Bien évidemment, dans un cas de démocratie directe, la force et la légitimité des décisions prises reviennent au nombre de participants, ainsi qu’au pourcentage de représentation. Mais comme l’a correctement précisé un collègue du McGill Tribune, ce pourcentage est tristement un peu lié à la taille de la salle.</p>
<p>Deuxièmement, c’est l’action très particulière de deux partisans soutenant la motion qui peut être questionnée. Dans le feu des questions et des débats, des étudiants de l’assemblée se sont levés pour sortir. Puisque l’assemblée n’était pas en train de voter, ces gens avaient parfaitement le droit de quitter la salle et je dirais même la responsabilité. Et voilà que ces deux jeunes hommes accourent à l’arrière de la salle pour «discuter» avec les «briseurs du quorum». N’ayant remarqué cet échange que quelques minutes plus tard, je ne peux rien affirmer avec certitude.</p>
<p>Mais cela n’a pas empêché un étudiant de le signaler au président de l’assemblée. Je n’accuse pas ces deux individus d’avoir essayé de forcer les gens à rester. Cependant, est-ce vraiment sérieux de ne pas se poser des questions sur cette attitude? Depuis quand faut-il intervenir lorsque des gens ne se sentent pas prêt à voter sur un sujet qu’ils ne comprennent peut-être pas entièrement, et veulent quitter les lieux pour ne pas commettre une faute? Pour des personnes se disant ouvertes au dialogue transparent, je doute fort que des discussions en cachette, à l’arrière de l’assemblée, soient très conforme à ce principe…</p>
<p>Néanmoins, l’exercice de la démocratie directe en vaut la chandelle: il y a l’échange d’idées et de points de vue, le questionnement et la réflexion, ainsi que la chance de pouvoir exercer un droit et un devoir très souvent bafoués: celui de voter. Je retourne donc à un point que j’ai énoncé plus haut: il est crucial de stimuler le désir des étudiants de vouloir prendre part à cet exercice, même de ceux se disant très politisés et proactifs, surtout lorsque certaines motions ont plus d’importance que d’autres.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un trophée vert</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/un-trophee-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bourse du carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[mcex]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Projet Montréal et Richard Bergeron se font les avocats d’une bourse du carbone pour Montréal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en 2008 que le MCeX, le Marché climatique de Montréal, a été créé par la Bourse de Montréal en collaboration avec le Chicago Climate Exchange. Le but annoncé était d’offrir une chance aux entreprises montréalaises de relever les grands défis environnementaux de notre génération. Sur ce nouveau marché «vert», les émissions produites par les entreprises de la région métropolitaine obtiendraient un prix et pourraient être ainsi achetées ou vendues sous forme de contrats, selon la performance: les plus polluantes pourraient acheter ces contrats d’émissions, tandis que celles polluant le moins pourraient en vendre et donc se faire un profit additionnel. Malheureusement, la même année, faute de l’adoption d’un cadre réglementaire par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, cette bourse n’a pu réellement s’implanter.</p>
<p>En janvier 2012, Richard Bergeron, chef du parti Projet Montréal, dépose une motion pour créer une bourse du carbone pour Montréal et pour «devancer le gouvernement fédéral dans ce domaine». Monsieur Bergeron est très clair: adopter cette motion serait la meilleure façon de devenir les premiers en Amérique du nord à mettre en place un tel projet et ainsi devancer la concurrence, qu’elle soit européenne, chinoise, ou autre.</p>
<p>De plus, Richard Bergeron semble avoir bon espoir que la motion sera adoptée et qu’elle sera bénéfique pour Montréal et pour tous les Québécois. La différence cette fois-ci, comparé à 2008, est que le gouvernement du Québec obligerait toutes les entreprises à participer à ce nouveau marché.</p>
<p>Cependant, avec les récentes nouvelles concernant le départ de plusieurs grosses entreprises installées au Québec depuis des années, il serait logique de penser que la création de cette bourse serait un tantinet futile. Comment fonctionnerait cette machine marchande sans entreprises pour l’alimenter? En réponse à cette question, monsieur Bergeron indique que ces entreprises, ayant quitté le sol québécois, se sont déplacées en terres plus compétitives; vers l’Asie et l’Amérique latine. C’est pour cette raison qu’il faut «chercher des créneaux dans l’économie du futur, et non dans l’économie d’hier» précise-t-il. Comme exemple, il cite l’industrie du jeu vidéo qui est en ce moment en pleine expansion à Montréal. Le chef du parti croit «qu’il y a des domaines où ils ne peuvent pas nous concurrencer» et que c’est aux Québécois de les identifier.</p>
<p>Si cette bourse offre de nombreux avantages importants, ce système est très souvent critiqué, principalement parce qu’il encourage la spéculation sur le marché, mais aussi parce que le système «utilise les mécanismes du marché pour fonctionner», comme l’explique le chef de Projet Montréal. Celui-ci assure que seulement «20% à 30% du total de l’économie en cause iront aux coûts administratifs». C’est probablement l’une des raisons pour laquelle le chef du parti ne croit pas que la bourse sera très bien acceptée par la population. Il explique toutefois qu’elle pourrait agir en tant que phare, en tant que trophée que les Québécois pourraient brandir fièrement. Il croit que la clé est d’avoir l’audace d’aller de l’avant et de prendre des risques puisque ce type de marché démontre un potentiel grandissant dans le monde. Citant Barcelone, qui selon lui est présentement en train de déclasser Paris en terme d’innovation environnementale, Richard Bergeron affiche le profil d’un visionnaire réaliste ayant à cœur les intérêts environnementaux de sa ville. Pour illustrer le fond de sa pensée, celui-ci croit que cette bourse pourrait bien permettre à Montréal, et au Québec, de devenir un pôle majeur dans une économie mondiale «verte», comme Bombardier l’a fait au fil des ans dans le secteur ferroviaire et aéronautique.</p>
<p>C’est le 23 et 24 janvier que Richard Bergeron et son équipe ont déposé cette motion au conseil municipal de la ville de Montréal, qui a été acceptée à l’unanimité. Le ministre Arcand s’est ensuite prononcé en faveur de son adoption. Présentement, la bourse est au un stade expérimental jusqu’au début de l’année prochaine. Ensuite, elle entamera une première période de deux ans et inclura la plupart des entreprises montréalaises. Les compagnies pétrolières ne se joindront à la liste que quelques années plus tard.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le choc des cultures</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-choc-des-cultures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[norman cornett]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tranquille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre d’une des conférences dialogiques organisées par le docteur Norman Cornett, Le Délit a rencontré deux figures importantes de la scène académique et cinématographique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-choc-des-cultures/" data-wpel-link="internal">Le choc des cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Stefan Nitoslawski, le réalisateur du documentaire Liberté, Égalité et Accommodements, et la docteure Jaswant Guzder, psychiatre transculturelle de renommée internationale et professeure de l’université McGill étaient invités ce dimanche par le docteur Cornett lors d’une rencontre dialogique à l’église unie Saint-James. La série de conférences vise à offrir une éducation durable à n’importe quel citoyen, par des citoyens. En d’autres mots, l’accent est mis sur la discussion entre les citoyens et les experts invités aux conférences.</p>
<p>L’aspect intéressant du film de monsieur Nitoslawski, souligne&nbsp; docteure Guzder, est qu’il ne gravite pas autour de la langue, comme c’est souvent le cas, mais autour des différences culturelles, plus particulièrement sur le port du voile. Par conséquent, la deuxième question posée durant la conférence soulevait l’enjeu du port du voile et le besoin de le placer au centre du débat.</p>
<p>Un jeune déclarait devant l’audience que la Révolution tranquille était finie et que «notre génération vous en remercie! Mais laissez-nous maintenant prendre les rênes et façonner la société telle que nous [les jeunes] la voyons». Cette sortie illustre toute la complexité du débat des accommodements raisonnables, traduisant non seulement un choc de cultures, exacerbé par la mondialisation, mais aussi la réalisation que des différences existent bel et bien entre les Québécois de souche.</p>
<p>Est-ce que le Québec a conscience de son statut de minorité au Canada ? Est-ce que les enjeux culturels d’aujourd’hui seraient les mêmes si le Québec réussissait à s’affirmer en temps que nation indépendante? Stefan Nitoslawski répond à travers son expérience personnelle. Polonais d’origine, né au Québec, il a vécu au cours de sa vie des moments où il se sentait plus Québécois, et&nbsp; d’autres où il se sentait plus Polonais. C’est, d’après lui, aussi le cas du Québec puisqu’il semble y avoir une tension constante entre le désir d’appartenance au Québec et le sentiment d’identité canadienne. Cette incertitude semble quelque peu maladive dans la province puisque le débat de la souveraineté n’est toujours pas «réglé».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Accomodements-raisonables.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10562" title="Accomodements raisonables" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Accomodements-raisonables-595x642.jpg" alt width="595" height="642"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Mais de quel syndrome le Québec souffre-t-il ? «Hystérie, dissociation, anxiété face à la diversité, de cette peur profonde de l’Autre ?» s’interroge-t-on. D’après le réalisateur, cette tension est présente partout et à différente échelle. Monsieur Nitoslawski explique, sur un ton anecdotique, que la responsable de l’église d’Hérouxville, endroit où le débat sur les accommodements raisonnables s’est enflammé, est généralement exclue des discussions pertinentes aux affaires du village puisqu’elle n’est elle-même pas originaire de celui-ci. La docteure Guzder renchérit en expliquant que ces tensions ne sont pas que de simples problèmes psychiatriques, mais plutôt des problèmes très complexes qui surgissent par la force des processus de socialisation des sociétés.</p>
<p>Finalement, cette question d’identité ne reste qu’un choix individuel à faire à un moment précis de sa vie, déclare M. Nitoslawski. «Plus vous êtes confortable avec votre identité, plus ce sera facile d’accommoder par la suite», renchérit&nbsp; docteure Guzder.</p>
<p>Dans le cas d’une société possédant des antécédents historiques d’infériorité et une histoire construite en majeure partie sur l’immigration, est-il possible d’arriver à ce niveau de confiance en soi? Un aspect qu’il ne faut pas oublier est que chaque société est unique; une politique adoptée par une ne peut être implantée dans une autre sans y apporter quelques changements.</p>
<p>Par conséquent, le degré de complexité de mise en œuvre des accommodements culturels variera selon les idiosyncrasies sociétales. Ce n’est pas pour dire que les sociétés ne peuvent s’influencer mutuellement.</p>
<p>Dans le cas du Québec, où l’identité semble toujours difficile à établir, il se pourrait que cette faiblesse se transforme en force. D’après Alasdair MacIntyre, une société ne peut s’engager dans un débat rationnel à propos de ses propres styles de vie que lorsque celle-ci est soumise à un choc assez sévère pour aller chercher des réponses dans les traditions d’autres cultures.</p>
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		<title>Carottes, pommes et poulets dans un 3½</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/carottes-pommes-et-poulets-dans-un-3%c2%bd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:05:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[ruelle verte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9900</guid>

					<description><![CDATA[<p>Projet Montréal est en avant-plan en termes d’agriculture urbaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un coup d’œil rapide sur leur programme électoral suffit pour comprendre que la métropole serait bien différente sous la direction de Richard Bergeron, chef du parti. Le 15 novembre, c’est une victoire que célébrait Projet Montréal ainsi que ses énergiques collaborateurs: une consultation publique sur l’agriculture urbaine sera lancée d’ici un ou deux mois. Si la motion que présentera la deuxième opposition le 21 novembre est acceptée, l’Office de consultation publique de Montréal se chargera de l’affaire, ce qui permettrait entre autres de rejoindre un plus grand nombre de citoyens et de s’assurer de l’objectivité des commissaires lors de leur examen de l’état de ladite agriculture de ville.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/A-louis-phi-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9963" title="A - louis phi (2)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/A-louis-phi-2-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Louis-Philippe Tessier</span>		</figcaption>
	</figure>
Bien que beaucoup s’inquiètent du fait d’avoir de la volaille en ville, par peur de propagation de maladies par exemple, l’agriculture urbaine offre bien plus que des cocoricos assourdissants. C’est en fait une opportunité pour diminuer la charge de travail et le stress des agriculteurs en périphérie de la métropole. C’est aussi une façon de regrouper les gens d’un quartier dans des aires communes, ou de promouvoir le partage de ressources alimentaires, et ce, tout en (re)créant des liens humains entre les résidents. L’agriculture urbaine c’est aussi reconnaître la participation et l’initiative citoyenne, l’ingéniosité, et surtout, la présence de citoyens, et non de simples individus. Enfin, l’agriculture urbaine peut ré-ouvrir l’espace public où les idéaux se rencontrent et s’affrontent entre habitants de différents horizons.
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_0591.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9965" title="IMG_0591" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_0591-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Camille Chabrol</span>		</figcaption>
	</figure>
Un exemple serait le projet de ruelles vertes du quartier Parc-Extension. Ismael Hautecoeur, architecte paysagiste et consultant en agriculture urbaine, explore le côté multidimensionnel de ce type d’agriculture. D’après lui, les ruelles vertes ont une portée «multiculturelle, multisensorielle, et surtout intergénérationnelle». Une consultation publique sur le sujet permettrait donc de convaincre plus de citoyens des bienfaits de cette initiative et leur donnerait la chance d’exprimer leurs inquiétudes.
<p>En d’autres termes, une consultation leur donnerait une voix dans l’élaboration de recommandations qui affecteront très certainement leur niveau de vie.</p>
<p>Le fait que Projet Montréal s’implique dans la création de ce comité de consultation démontre un réel leadership et une responsabilité sociale et environnementale. Catherine Maurice, attachée de presse de la deuxième opposition, explique que «les militants et les élus du parti vont participer à des séances de travail et décider démocratiquement des initiatives qui seront avancées. De plus, une consultation publique est en bonne partie consacrée aux aspects techniques, comme l’encadrement des projets, le rôle des arrondissements versus la ville-centre, etc., et cela devra aussi être débattu».</p>
<p>Montréal a bien avancé au fil des années pour ce qui est des jardins collectifs. De leur côté, les citoyens ont pris les initiatives nécessaires pour verdir leur balcon et leur cour arrière. Le succès d’une consultation publique serait de reconnaître tous ces efforts et d’accentuer le développement agricole en ville. Par son soutien, Projet Montréal démontre que cette entreprise est réalisable dans un futur proche.</p>
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		<title>L’absent se révèle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/l%e2%80%99absent-se-revele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:01:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[jack layton]]></category>
		<category><![CDATA[npd]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Matthew Dubé, député NPD de Chambly-Borduas</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Matthew Dubé qui a brillé par son absence durant la campagne électorale de 2011 se défend en déclarant qu’avec la fin de session –avec tous les examens et les dissertations à rendre, il n’avait pas le temps nécessaire pour pouvoir faire sa campagne. Matthew déclare également que si le NPD possède une organisation excellente, le parti manque de ressources; voilà pourquoi aucune pancarte du député de Chambly-Borduas n’a été affichée dans le comté électoral.</p>
<p>Matthew Dubé aurait-il été un simple «poteau politique»? Ce n’est pas le cas, répond-t-il. Il mentionne son rôle en tant que président de la Commission des jeunes néo-démocrates du Québec ainsi que celui de coprésident du club campus NPD de l’Université McGill. En somme, il a été choisi pour son potentiel, son sérieux, et pour son esprit militant.</p>
<p>Entre le fait de devoir jongler avec un budget de plus de deux-cents mille dollars, de devoir former l’opposition officielle au Parlement, surtout après le décès de l’honorable Jack Layton, et de remplir toutes les fonctions de député, Matthew semble optimiste et prêt à affronter les futurs obstacles. Ce fut d’abord un immense honneur pour lui de pouvoir obtenir une grande responsabilité comme celle-ci, et cela transparaît par sa façon de nous parler de ses électeurs et de l’intérêt qu’il leur porte ainsi que son engouement à travailler avec et pour eux.</p>
<p>Cet honneur le rend aussi très humble; d’après lui: «C’est en marchant dans les couloirs du Parlement que j’ai réalisé toutes les implications et obstacles que je devrai affronter en tant que membre du Parlement et de l’Opposition Officielle». Mais avec la volonté de servir ses électeurs, Matthew ne pouvait pas se préparer tant que cela face au large budget mis à sa disposition. En effet, combien de jeunes entre 21 et 23 ans ont déjà eu à gérer une telle somme? Pour remédier à la situation, Matthew nous explique qu’il a non seulement bénéficié du programme de formation offert par le Parlement, qu’il a été jumelé à un candidat senior (Malcolm Allen, député de Welland), mais qu’il a aussi posé beaucoup de questions à ses collègues d’expérience. Il s’est ainsi entouré d’individus performants et expérimentés.</p>
<p>Le 24 juin 2011, lors de son premier discours devant la Chambre des Communes, se prononçant sur la crise de Postes Canada, Matthew Dubé a virulemment défendu les droits et la dignité des travailleurs. En visitant ses comptes Twitter et Facebook, le lecteur y remarque de nombreux commentaires favorables et des félicitations en réponse à son discours. Plusieurs thèmes formant le curriculum de cours de politique canadienne à McGill sont notables. Il admet que les cours de sciences politiques l’ont beaucoup aidé à se faire une idée d’ensemble de la politique canadienne. La formation qu’il a reçue l’a aussi aidé à faire le lien entre plusieurs événements, mais ce n’est pas non plus vrai qu’étudier en sciences politiques est un passage obligé pour devenir politicien. C’est une des premières et dernières choses que Matthew souligne: «J’aimerais voir des jeunes s’impliquer, dans n’importe quoi, mais tout simplement le faire». Matthew Dubé réitère ce que Jack Layton a écrit dans sa lettre aux jeunes canadiens: «Vous devez être au cœur de notre économie, de notre vie politique, et de nos plans pour le présent et pour l’avenir».</p>
<p>Beaucoup doivent toujours douter des capacités et de l’expertise de ces jeunes candidats orange. Ceux-là doivent toutefois se rendre compte d’une chose: très souvent les politiciens deviennent de plus en plus carriéristes et de moins en moins idéalistes ou visionnaires avec le temps. En ayant de jeunes voix à la Chambre des Communes, les Canadiens peuvent espérer qu’une vague de fraîcheur entraînera petit à petit les changements nécessaires. Évidemment, les députés feront face à la collectivité conservatrice, majoritaire au parlement, et ce, pour les quatre prochaines années. Mais on se rappelle un point mis en évidence par Jack Layton durant le débat des chefs au printemps. Répondant au chef du Parti Conservateur qui critiquait le NPD d’avoir de jeunes candidats, Monsieur Layton a déclaré préférer envoyer ces candidats dans l’arène politique plutôt que dans l’arène militaire, sur les champs de batailles en Afghanistan. Espérons que cette vision portera ses fruits et ne sera pas le seul artéfact de la démagogie politicienne que les différents partis ont en commun.</p>
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		<title>Le gros bon sens</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/le-gros-bon-sens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 11:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[BIXI]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[réseau cyclable]]></category>
		<category><![CDATA[vélo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le réseau cyclable de Montréal: un bordel total?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Circuler à vélo dans Montréal devient de plus en plus un exercice assidu: l’augmentation de 35% à 40% du nombre de cyclistes depuis 2008 se fait sentir. Heureusement, la ville planifie d’augmenter la taille du réseau de 535 km à 800 km d’ici 2015; cela représenterait une nette amélioration de la fluidité du trafic sur les pistes et voies cyclables.</p>
<p>La nouvelle piste cyclable sur l’avenue Laurier fait office de projet pilote dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal: si pour les automobilistes ce projet rime avec calvaire, pour les cyclistes chevronnés ou amateurs cette bande est quasiment une bénédiction.<br>
Ceci illustre un changement de mentalité de la part de la mairie de Montréal. En promouvant le cyclisme, Montréal souhaite réduire le nombre de voitures sur les routes. Les avantages seraient multiples: réduction de la pollution sonore et olfactive, amélioration de la qualité de l’air, diminution des risques d’accidents mortels, et aussi, espérons-le, création d’un effet boule de neige qui révélera dans son sillon de plus en plus de gens engagés. Deux problèmes subsistent: le droit et la façon d’utiliser le réseau cyclable.</p>
<p>Le Canada et le Québec possèdent tous deux des lois régissant les usagers de vélos, patins en ligne, skateboards, fauteuils roulants manuels et électriques, ainsi que les bicyclettes électriques et véhicules de type scooter. Deux articles de la commission lancée par la Mairie de Montréal retiennent l’attention. Le premier, l’article 452 du Code de la sécurité routière, stipule que «lorsqu’un trottoir borde la chaussée, les piétons doivent l’utiliser pour leur déplacement». Les piétons ne devraient donc pas se trouver sur les pistes.</p>
<p>L’article 24 du Règlement sur la circulation et le stationnement de la ville de Montréal précise que «Dans une voie cyclable, il est interdit de circuler autrement qu’à bicyclettes ou en patins à roulettes». Clair, net et précis pour ce qui a trait au droit d’utilisation. Reste la façon d’utiliser le réseau.</p>
<p>Imaginez-vous en train de rouler vers une rue qui possède une bande cyclable allant seulement vers l’est. Vous tournez et devez immédiatement serrer vos freins puisque qu’un utilisateur de BIXI se balade candidement en sens inverse… l’envie de lui faire la morale vous monte à la gorge et vous avez bien raison car ce ne sont pas les seuls incidents qui se produisent. Plus loin vous dépassez une sympathique grand-maman marchant sur la bande cyclable de St-Urbain avec son panier à roulettes rempli de fruits; vous tournez la tête et voyez deux jeunes sur un BIXI qui roulent sur un trottoir… On pourrait compiler une longue liste. Si je ne m’oppose pas aux gens qui grillent des feux rouges ou des arrêts, ou qui circulent assez rapidement, le mot d’ordre est le suivant: si vous voulez faire quelque chose d’illégal, faites le bien!</p>
<p>Si en passant sur une lumière rouge vous bloquez les voitures qui, elles, ont le droit de passage, vous êtes sérieusement dans le tort. Cela nous démontre ostensiblement le manque de connaissance sur l’utilisation du vélo, ou tout simplement un bon exemple du «laissez-faire». En d’autres mots, on pourrait croire que le je‑m’en-foutisme est présent sur la piste cyclable.</p>
<p>Qualifier le réseau cyclable de Montréal de bordel est exagéré. La plupart du temps, les utilisateurs respectent les règles élémentaires de sécurité, ne se chicanent pas souvent entre eux (comparativement aux automobilistes!), et développent même une complicité enviée par certains passants ou autres conducteurs. Nous voyons de nettes améliorations et innovations à Montréal quant à la facilité de se déplacer à vélo, et cela ne risque pas de changer si le nombre de cyclistes continue de croître. Vive la vélorution!</p>
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		<title>Je reviendrai à Montréal…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/je-reviendrai-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 14:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Ottawa]]></category>
		<category><![CDATA[Tessier]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo. cyclisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8328</guid>

					<description><![CDATA[<p>...car, «le temps est la seule chose que l’on ne peut avoir en quantité suffisante; profitez-en!»</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Partir de l’Outaouais, région incluse ou non dans celle de la capitale nationale, selon votre vision des choses, est éprouvant. C’est là que j’ai passé la plus grande partie de ma vie; nul besoin de dire que chaque fois que je me promène dans cette charmante ville de Hull, des souvenirs enfouis profondément remontent subitement à la surface. Partageant ma vie estivale entre le boulot, la maison, et les sorties à vélo (un grand plaisir), je redécouvre la ville d’Ottawa et ses environs sous un nouvel angle. Le nombre impressionnant de vélos traversant la ville, conduits le plus souvent par les quelques milliers de fonctionnaires fédéraux effectuant le trajet Gatineau-Ottawa tous les matins, très souvent sous une chaleur aggravée par l’humidité légendaire du bassin Hullois, me surprend à tous les coups.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/CIMG5587.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8473" title="CIMG5587" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/CIMG5587-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Louis-Philippe Tessier</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’Outaouais n’étant pas une région des plus densément peuplées, les distances à couvrir pour passer du point A au point B peuvent être importantes. Ceci dit, j’ai pris grand plaisir tout au long de l’été à redécouvrir les pistes cyclables de mon enfance, mais aussi à repérer de nouveaux chemins pouvant m’amener vers des destinations différentes. Le réseau cyclable de la région possède «180 kilomètres de pistes cyclables en milieu urbain» mais aussi «plus de 200 kilomètres de sentiers en pleine nature» nous rappelle le guide de tourisme Outaouais. L’excitation d’emprunter un sentier fort différent et bien plus long qu’à l’ordinaire pour me rendre au boulot ou de gravir les quelques dizaines de kilomètres de chez moi au Belvédère Champlain, plus haut point de la région accessible au public par la route me remplissait de bonheur. La joie, le plaisir, et l’émerveillement étaient à leur comble lorsque, arrivant au premier belvédère, le crescendo et les mots «I dare you to move» résonnaient comme un puissant hymne à mes oreilles; le plaisir olfactif et visuel récompensant les immenses efforts déployés durant la montée!</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Ottawa-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8477" title="Société - Ottawa 5" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Ottawa-5-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Louis-Philippe Tessier</span>		</figcaption>
	</figure>
Non seulement le vélo, mais aussi la découverte des pubs irlandais et écossais dans la plupart des quartiers de la ville était tout à fait nouveau pour moi, Québécois de souche. De plus, les divers musées offrant de fascinantes expositions permanentes, comme celle du Musée de la guerre dédié principalement à celle de 1939–45, et temporaires, comme celle sur le Japon au Musée des civilisations qui, de façon un peu ironique ne fait aucune mention de cette même guerre. Bref, pour ceux qui disent que cette région est dépourvue de charmes et d’attractions, comme je l’aurais sûrement affirmé il y a quelques mois, je vous conseille de la visiter. Vous pourriez rester très surpris! Ce n’est pas pour rien que la revue MoneySense a désigné la région comme le meilleur endroit où vivre au Canada, devançant Repentigny, Burlington, Edmonton, et même Victoria!
<p>C’est en bicyclette, mon principal moyen de transport, que j’eus bien d’autres aventures. D’abord, cette fois où, sur la piste cyclable, je me fis presque assommer par une biche qui passait par là. Cette autre fois où l’attaque planifiée d’un quelconque oiseau voulant me soutirer le reste de ma barre granola me tomba dessus… L’une de mes plus mémorables découvertes fut l’étroite piste cyclable du Canal Rideau, une grande boucle descendant vers le sud en longeant le Canal, le Lac Dow, et la Ferme expérimentale, et remontant le long de la promenade Riverside jusqu’au centre-ville. La promenade stimule les sens par ces divers paysages, mais apaise l’âme par ses courbes fines et simples. Parfois complètement ouverte, parfois traversant divers parcs et quartiers résidentiels aux sublimes résidences, le roulement et l’usure des pneus ne se fait pas du tout sentir. Les sens, eux, sont aiguisés pour permettre à l’utilisateur de remarquer tel ou tel détail, qui passe tout de même rapidement sous l’œil du cycliste.</p>
<p>Malgré mon brûlant désir de me familiariser à nouveau avec cette région que j’avais par le passé abandonnée à son sort, je ne suis pas arrivé à voir et faire toutes les activités et les découvertes que j’aurais voulu faire. Par contre, l’expérience fut certainement positive et révélatrice, jusqu’à un certain point. Cela m’amène à oser vous donner un autre conseil, chers lectrices et lecteurs: ne vous arrêtez pas à vos idées reçues; retournez où vous êtes déjà allés et poussez vos explorations le plus possible! Le temps est la seule chose que l’on ne peut avoir en quantité suffisante; profitez en!</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Montr%C3%A9al-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8475" title="Société - Montréal 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Montr%C3%A9al-2-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Louis-Philippe Tessier</span>		</figcaption>
	</figure>
Après la région d’Ottawa, c’est en voyageant deux longues heures vers l’est que j’ai trouvé cette ville fabuleuse et enivrante qu’est Montréal, où, par le passé, plusieurs anglophones venaient pour goûter, le temps de quelques bières, cette joie de vivre communicative. C’est par la chanson mythique de Robert Charlebois Je reviendrai à Montréal que mes souvenirs de cette ville reviennent le plus aisément à ma mémoire. Le simple fait de mentionner son nom est suffisant pour raviver mes sentiments pour cette ville absolument charmante.
<p>Le Grand Prix de F1, que les mordus pourraient comparer à une symphonie, contraste avec la cohue des voitures du centre-ville. Près du quartier des spectacles où une population diverse vibre au son des accordéons et violons. Sur la terrasse des bars et des rstaurants, la faune se désaltère à grandes rasedes de bière et autres brevages. Dans cette jungle urbaine, quoi de mieux que de voir tout ce beau monde en action, marchant ou roulant à leur guise sur leur BIXI ou «fixie», tournant, bifurquant, et évitant piétons et automobilistes?</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Montr%C3%A9al-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8479" title="Société - Montréal 5" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Soci%C3%A9t%C3%A9-Montr%C3%A9al-5-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Louis-Philippe Tessier</span>		</figcaption>
	</figure>
Heureux le vacancier qui, comme moi, peut observer ce que certains verraient comme une cacophonie, mais que d’autres qualifieraient de ballet où les artistes performent devant les yeux écarquillés du spectateur. Un coup de pédale ici, bond d’un passant par là, tout ça sous un soleil radieux illuminant le décor. Les danseurs se révèlent au grand jour et donnent envie de réclamer «encore». Pour fuir toute cette action la ville peut offrir les joies et les bienfaits des oasis urbaines, comme dans les parcs dont Montréal regorge. Couples marchant lentement, main dans la main au Parc Lafontaine, amis bavardant dans l’herbe fraîche du Parc Jeanne-Mance, cyclistes et coureurs expulsant le stress de la ville au Parc du Mont-Royal, ces îlots de tranquillité bien placés font ressortir et transparaître l’amour et l’intérêt des gens pour la nature.
<p>Voici la ville avec laquelle je flirte depuis trois ans maintenant! Et elle continue de m’impressionner à chaque jour par les tranches de vie qui se dessinent devant moi lorsque je sirote un café, assis à la terrasse de la Boite Gourmande sur la rue Laurier. Une jeune et jolie fille se rendant à son cours de yoga, pantalon et matelas Lululemon sous le bras, l’homme d’affaires marchant à grandes enjambés vers le métro, le gars dans la vingtaine avec la cigarette au bec; ces personnes font partie de mon quotidien, maintenant.<br>
Je suis revenu à Montréal, aurait pensé Robert Charlebois en posant le pied hors de l’avion à l’aéroport Pierre‑E.-Trudeau.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/je-reviendrai-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Je reviendrai à Montréal…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le paradoxe de la liberté</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/le-paradoxe-de-la-liberte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis-Philippe Tessier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 13:19:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[COMMENTAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[émeute]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[révolution arabe]]></category>
		<category><![CDATA[vancouver]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«C’est dans les prisons que l’idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s’enfermer dehors.» Jean Cocteau</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/le-paradoxe-de-la-liberte/" data-wpel-link="internal">Le paradoxe de la liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment crée-t-on la Liberté? Est-elle possible? Naturelle? L’Homme, en prenant la liberté de pêcher un poisson par exemple, perpétue un acte dont les implications morales et économiques ne sont pas neutres. Cet été, deux événements distincts, mais similaires, ont permis d’illustrer ce débat. D’un côté il y a les quelques centaines de Vancouvérois qui, durant la nuit du 15 juin, lors de la finale de la Coupe Stanley, ont littéralement mis feu à leur ville; de l’autre, les peuples tunisien, égyptien et les autres, ayant eux aussi semé la zizanie dans le monde arabe.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Vancouver.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8174" title="Vancouver" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Vancouver-595x432.jpg" alt width="595" height="432"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Getty Images</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>On discerne certaines similitudes dans la forme: groupe de personnes révoltées, puis réprimées et arrêtées, intervention de la police anti-émeute, utilisation de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc, menottes, ainsi que bâtons, destructions matérielle importante, pillages et blessés. Sans oublier le positif: une grande solidarité, des gestes et d’actions courageuses, l’utilisation des médias sociaux comme moyen de propagation de l’information, ainsi qu’une réelle détermination à accomplir un but précis.<br>
Pour ce qui est du fond, les deux cas sont bien distincts. À Vancouver, c’est avec surprise et même indignation que des milliers, et peut-être des millions, de personnes se sont réveillés le 16 juin 2011, avec, à la une partout: «Riots in Vancouver». Si vous regardiez les diverses photos prises sur le vif par les médias canadiens et étrangers vous pourriez y déceler un reflet du questionnement soulevé plus haut. En d’autres termes, une image perverse de cette liberté d’agir.</p>
<p>C’est en voyant les images prises à Vancouver que certains ont dû se poser la question suivante: comment se fait-il que de telles événements aient lieu au Canada, et comment se fait-il que les émeutiers vancouvérois ne semblent pas réaliser leur chance de pouvoir vivre dans un environnement sain, sécuritaire, et où les opportunités sont multiples?</p>
<p>Ceux qui ont bouleversé l’ordre dans le monde arabe ont ébranlé la scène internationale au printemps dernier en démontrant leur solidarité et leur foi en une chose: la Liberté, la même qui nous a été donnée il y a de ça quelques centaines d’années et qui s’est traduite, dans notre cas, par la construction d’un pays démocratique.</p>
<p>Malheureusement, bon nombre de ces émeutiers canadiens semblent aussi avoir oublié que leur liberté prend fin là où commence celle des autres, comme l’a écrit John Stuart Mill. À l’opposé, les Tunisiens, Égyptiens et autres, eux, se battent pour simplement accéder à une liberté de penser, d’agir, de s’autodéterminer politiquement et économiquement. Ces gens se sont soulevés contre l’autorité dans le but de réaliser leur rêve de jours meilleurs.</p>
<p>Ces événements soulignent donc un paradoxe: d’un côté nous voyons une émeute amenée par la liberté d’agir librement, et les autres créées par la motivation d’obtenir cette même liberté.</p>
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