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	<title>Lara Cevasco - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/lara-c/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 24 Sep 2025 00:38:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>L’Été où je suis devenue accro à une série</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/lete-ou-je-suis-devenue-accro-a-une-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment <em>The Summer I Turned Pretty</em> a réussi à captiver les écrans et les esprits.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/lete-ou-je-suis-devenue-accro-a-une-serie/" data-wpel-link="internal">L’Été où je suis devenue accro à une série</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Mercredi soir, comme tous les mercredis depuis maintenant neuf semaines, mes colocataires et moi étions affalées sur le canapé, prêtes à savourer l’épisode final de la série qui nous a fait frémir tout l’été : <em>The Summer I Turned Pretty </em>(ou <em>L’été où je suis devenue jolie </em>en français). Après une très longue attente, le suspens était à son comble : l’héroïne allait-elle finir avec son premier amour, après avoir rompu ses fiançailles avec le frère de ce dernier, ou ne choisir personne, et avancer seule en tant que femme?</p>



<p>Lola Tung, dans le rôle d’Isabel Conklin, surnommée « Belly », est une jeune femme américaine prise dans un triangle amoureux avec les deux fils de la meilleure amie de sa mère. Adaptée de la trilogie de la romancière Jenny Han – également créatrice de la série télévisée – l’histoire se déroule sur trois saisons. La vie de son héroïne y est racontée : du passage de l’adolescence à l’âge adulte, du secondaire à la vie universitaire, en passant par les premiers amours, les amitiés durables, ainsi que le deuil. Tout l’été, la promotion de la série a enflammé les médias, et particulièrement les réseaux sociaux. Lorsque j’ai découvert la trilogie il y a maintenant plusieurs années, l’histoire ne me paraissait pas bien différente du reste des (médiocres) fictions romantiques que je lisais à l’époque. Alors pourquoi, cinq ans plus tard, je me retrouve scotchée devant mon écran, fascinée par les personnages, leurs décisions et leurs histoires?</p>



<p>Je semble avoir trouvé deux réponses à ma question. La première repose sur la stratégie de communication particulièrement remarquable de la série. Diffusée sur la plateforme Prime Video – qui s’est démarquée de son concurrent Netflix en arborant le programme comme vitrine depuis juillet – <em>L’été où je suis devenue jolie </em>a vu sa popularité grimper rapidement. Des magazines, tels que <em>Vogue</em>, ont vite saisi l’enjeu. Certains éditeurs de la revue analysent l’impact de la série sur notre <a href="https://www.vogue.com/article/the-summer-i-turned-pretty-taught-me-love-grief-coming-of-age?utm_brand=voguemagazine&amp;utm_campaign=aud_dev&amp;utm_content=instagram-bio-link&amp;utm_medium=social&amp;utm_social_type=owned&amp;utm_source=instagram&amp;utm_term=voguemagazine&amp;fbclid=PAVERFWAM1pEpleHRuA2FlbQIxMQABp9PIcr0AHtqF6j5ApFRx2v6flCtLFnNBIRg5rbhEerGT33Fm1LaSQThvQex6_aem_HVO1qK-hz-Nyxq9MNerenA" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vision de l’amour, du deuil, et du passage à l’âge adulte</a>, tandis que d’autres publient les « <a href="https://www.vogue.com/article/62-thoughts-i-had-while-series-finale-of-the-summer-i-turned-pretty" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>62 pensées que j’ai eues en regardant la finale [de la série] </em>(<em>tdlr</em>)</a> ». Sur TikTok, de multiples géants, tels que la National Basketball League (NBL) et diverses équipes de la National Football League, reprennent des références et des codes de la série pour attirer un public plus vaste, et les inclure dans la promotion de leurs contenus.</p>



<p>Cela nous amène donc à la deuxième réponse à ma question, qui est tout simplement qu’au moment où je regarde ces épisodes, je n’ai plus 16 ans, mais 21 ans. La réussite du programme se montre dans la facilité avec laquelle on arrive, nous, jeunes adultes, à s’identifier au récit. On retrouve ainsi une certaine prouesse de Jenny Han dans l’élaboration des scènes, qui a réussi à capter l’essence d’une jeunesse authentique : les dialogues, bien que parfois maladroits, les jeux de regard et les hésitations, les voix qui se cassent, et surtout, des physiques naturels, éloignés des standards idéalisés, particulièrement chez les personnages féminins. Accompagné d’une bande-son pertinente, au revers nostalgique et ponctué de clins d’œil à notre génération, notamment avec des chansons de Taylor Swift, chaque épisode de la série se consomme avec légèreté, excitation, et nous donne un sourire en coin.</p>



<p>Pour ceux qui ne l’ont pas encore regardé, je ne vous dévoilerai pas ce que l’on apprend dans l’épisode final de <em>L’Été où je suis devenue jolie</em>. Ceci dit, je partagerai volontiers ce qui m’a traversé l’esprit en éteignant la télévision. À 21 ans, comme Belly, comme moi, comme vous, on a le luxe du temps : celui d’essayer, d’échouer, de se tromper, et de recommencer. Pour moi, ce n’a pas été pas l’été où je suis devenue jolie, mais plutôt l’été où j’ai remis certains choix en question, l’été où l’idée de grandir m’a fait peur, l’été où j’ai appris de mes erreurs ; finalement, c’est l’été où j’ai compris que terminer l’université, ce n’est pas la fin du monde, c’est plutôt l’amorce de ce qui est à venir.</p>



<p>Les trois saisons de <em>L’été où je suis devenue jolie </em>sont disponibles sur Prime Video, moyennant un abonnement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/lete-ou-je-suis-devenue-accro-a-une-serie/" data-wpel-link="internal">L’Été où je suis devenue accro à une série</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quand le Canada ferme ses portes, qu’advient-il des étudiants internationaux?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/quand-le-canada-ferme-ses-portes-quadvient-il-des-etudiants-internationaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[permis d'étude]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>IRCC annonce un nouveau plan d’immigration pour 2025-2027. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/quand-le-canada-ferme-ses-portes-quadvient-il-des-etudiants-internationaux/" data-wpel-link="internal">Quand le Canada ferme ses portes, qu’advient-il des étudiants internationaux?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Alors que l’effervescence étudiante de McGill a repris son cours en cette rentrée 2025, certains étudiants internationaux n’ont pas pu assister à leurs premiers cours de l’année. Pour cause : de plus en plus de retards, voire de refus, dans l’obtention de leurs permis d’études. Ainsi, tandis que de nombreux élèves restent actuellement bloqués dans leurs pays d’origine, les universités canadiennes, telles que McGill, doivent, quant à elles, faire face à la baisse des arrivées d’étudiants internationaux provoquée par le virage politique du gouvernement canadien en octobre 2024. Depuis bientôt un an, le gouvernement libéral cherche à réduire le nombre de résidents permanents et temporaires dans le pays, y compris les étudiants étrangers ; des changements qui vont probablement redessiner le visage d’universités multiculturelles, telles que McGill, au cours des prochaines années. </p>



<p><strong>Un plan de limitation d’ici 2027 </strong></p>



<p>En octobre 2024, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, annonçait dans un communiqué la mise en place du <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/nouvelles/2024/10/le-gouvernement-du-canada-reduit-limmigration.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plan des niveaux d’immigration 2025–2027</a>. Ce dernier prévoyait de réduire la croissance démographique à court terme durant les trois prochaines années, avec une baisse marginale de la population de 0,2% en 2025 et 2026. Cela se traduirait par la réduction de résidents permanents de 500 000 à 395 000 en 2025, et de 500 000 à 380 000 en 2026, pour finalement atteindre un seuil de 365 000 résidents permanents en 2027. </p>



<p>Les personnes cherchant à obtenir la résidence permanente ne sont pas les seules concernées par ces changements ; les résidents temporaires, tels que les étudiants internationaux, sont pour la première fois également la cible de ce plan annoncé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). D’ici la fin de 2026, l’IRCC veut tenter de réduire à 5% de la population canadienne le nombre de résidents temporaires, contre près de 7% actuellement. Il est ainsi prévu que la population temporaire du Canada diminue d’environ <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/nouvelles/2024/10/le-gouvernement-du-canada-reduit-limmigration.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">445 000 personnes par an en 2025 et 2026</a>. Pour les étudiants, cela se traduit par un nombre plus élevé de permis d’études refusés : depuis janvier 2024, le gouvernement a établi <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2157350/enjeux-immigration-etudiants-etrangers-elections-federales" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un plafond d’approbation de permis d’études sur deux ans pour les étudiants étrangers</a>. </p>



<p>À l’époque, l’ancien premier ministre <a href="https://apnews.com/article/canada-immigration-reduction-trudeau-dabd4a6248929285f90a5e95aeb06763" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Justin Trudeau</a> avait déclaré que ce plan visait principalement à donner aux gouvernements provinciaux le temps de rattraper le retard en matière de logement, soins de santé et services sociaux. Réduire le nombre de permis de travail ou d’études permettrait ainsi d’alléger les pressions sur les demandes de logement et autres services. </p>



<p><strong>Le rôle de la francophonie</strong> </p>



<p>Si la plupart des immigrants vont sans doute voir leur quota être réduit dans les prochaines années, un groupe échappe toutefois à ces restrictions : les arrivants francophones s’installant dans les provinces canadiennes hors Québec. En effet, durant sa campagne électorale, le premier ministre Mark Carney avait promis aux Canadiens d’augmenter l’immigration francophone pour atteindre le seuil de <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/francophone-immigration-outside-quebec-12-percent-target-1.7612011" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">12% des résidents permanents hors Québec d’ici 2029</a>. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La baisse d’entrée d’étudiants internationaux dans les universités canadiennes risque par ailleurs d’enfoncer les dettes que présentent déjà certains établissements »</p>
</blockquote>



<p>Cette démarche s’inscrit plus globalement dans la volonté du gouvernement de privilégier le développement de la francophonie à travers le pays. Depuis 2003, ce dernier s’est engagé dans des efforts, plus ou moins marqués, pour maintenir la langue française dans la culture canadienne. Il a d’ailleurs fallu 19 ans, de 2003 à 2022, pour atteindre la cible des <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/francophone-immigration-outside-quebec-12-percent-target-1.7612011" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">4,4% de francophones hors Québec</a>. Celle-ci va probablement continuer d’augmenter au cours des prochaines années, mais ne concerne néanmoins pas les francophones souhaitant immigrer au Québec. </p>



<p><strong>Quelles implications pour McGill?</strong> </p>



<p>Près d’un an après l’annonce de ces réformes, les secousses se font déjà ressentir sur les campus. Aisling, étudiante de première année, a fait face à de multiples problèmes avec IRCC avant même sa rentrée à McGill : « Tout était en ordre dans mes documents, j’avais prévu mon arrivée à Montréal le 19 août, puis j’ai reçu un refus, car je n’avais pas fait un examen médical – qui n’était pas nécessaire dans mon cas. J’ai alors dû reporter de nombreuses fois mon vol pour Montréal et passer cet examen médical, ce qui avait un coût financier important. » Comme beaucoup d’autres étudiants de première année, elle s’est retrouvée dans la détresse de ne pas pouvoir commencer ses études à temps : « C’était de réelles montagnes russes : j’étais tout d’abord très étonnée, puis rapidement je suis devenue anxieuse. » Elle explique qu’à cause de ces retards, de nombreux étudiants ont d’ailleurs été dans l’obligation de reporter leur rentrée à janvier 2026. </p>



<p>Ces changements au sein d’IRCC semblent également avoir des conséquences sur les demandes administratives des résidents temporaires déjà sur le territoire. Les personnes possédant un permis d’études, mais nécessitant une extension – telles que Julie, étudiante française de quatrième année à McGill – voient déjà les effets dans leurs propres démarches. Elle explique : « J’ai envoyé ma demande de renouvellement fin avril, et je n’ai toujours pas de réponse d’Immigration Canada. Cela est frustrant, car, si je ne reçois pas mon permis d’étude d’ici le 1er décembre, je serai dans l’obligation de payer les frais de scolarité d’un étudiant international. Je vais obtenir mon diplôme à la fin de l’année 2025, et cela rend mon avenir à Montréal assez incertain. » Pour rappel, à McGill, les étudiants français et belges disposent d’une <a href="https://www.mcgill.ca/legaldocuments/exemption" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">exemption de frais de scolarité</a> internationaux, et paient ainsi le même montant que les Canadiens non québécois. </p>



<p><strong>L’impact des étudiants internationaux </strong></p>



<p>La baisse d’entrée d’étudiants internationaux dans les universités canadiennes risque par ailleurs d’enfoncer les dettes que présentent déjà certains établissements. Les étudiants internationaux paient généralement des <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2043493/canada-plafond-etudiants-etrangers-immigration" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">taux de scolarité bien plus élevés</a> – jusqu’à cinq fois plus – que les étudiants provinciaux et nationaux. À McGill, les revenus générés par ces frais servent à financer non seulement les cours, mais aussi des services, la recherche et les infrastructures des différents campus. Il se pourrait donc que différents départements se voient dans l’obligation de réduire l’offre de cours sur les prochaines années scolaires, et que <a href="https://www.thecanadianpressnews.ca/national/fewer-international-students-adding-to-university-budget-challenges/article_46fbbe5d-55b9-5dcf-a318-e31fa756872a.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">certains services aux élèves soient réduits sur le campus</a>. Les étudiants internationaux forgent le caractère de McGill ; la baisse du nombre de ces arrivées pourrait avoir un impact culturel sur la vie étudiante de l’Université. Avec des centaines de clubs et associations en tout genre, réduire l’immigration étudiante étrangère risque d’impacter la diversité et les expériences interculturelles dont s’est toujours vantée McGill. </p>



<p>Si des universités canadiennes comme la nôtre ont bâti leur réputation sur la richesse de leur diversité étudiante et l’accueil d’un grand nombre d’élèves internationaux, les prochaines années pourraient marquer un tournant. La diminution de ces arrivées menace non seulement l’équilibre des campus et les ressources qui en dépendent, mais aussi l’image d’un pays longtemps perçu comme une destination privilégiée pour s’établir en tant qu’étudiant ou travailleur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/quand-le-canada-ferme-ses-portes-quadvient-il-des-etudiants-internationaux/" data-wpel-link="internal">Quand le Canada ferme ses portes, qu’advient-il des étudiants internationaux?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[andalousie]]></category>
		<category><![CDATA[castille-la manche]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Valence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56568</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur un épisode meurtrier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/" data-wpel-link="internal">Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Les 29 et 30 octobre derniers, plusieurs régions espagnoles, notamment Valence, Castille-La Manche et l’Andalousie, ont été touchées par des pluies torrentielles provoquant de violentes inondations. En date du 5 novembre, ces dernières avaient causé la mort de 219 personnes, ainsi que la disparition de 89 autres individus, un bilan encore provisoire. Cette catastrophe a entraîné de très lourds dégâts matériels dans l’ensemble de la région, dont la destruction de nombreux logements et infrastructures. Dans la région valencienne, ce sont principalement les villages de la banlieue de Valence qui ont été touchés et ravagés par les inondations.</p>



<p>Selon une première étude du World Weather Attribution, le réchauffement climatique serait une des causes principales de ces pluies diluviennes associées au phénomène DANA (Dépression Isolée à Niveau Élevé). Ce phénomène est un système météorologique destructeur et fréquent dans le bassin méditerranéen, dans lequel l’air froid et l’air chaud se rencontrent et produisent de puissants nuages de pluie. Néanmoins, cet épisode d’inondation constitue, selon le premier ministre Pedro Sánchez, « <em>le plus grave</em> <em>que [l’Europe] ait connu depuis le début du siècle (tdlr) </em>». Selon l’analyse, les pluies qui ont frappé l’Espagne ont été 12% plus importantes que si le climat ne s’était pas réchauffé. De nombreux spécialistes ont aussi pointé du doigt « l’urbanisation incontrôlée » de la région, qui a accru l’imperméabilité des sols, provoquant une augmentation des risques d’inondation et de sécheresse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« À 20h seulement, l’alerte d’urgence que l’on reçoit sur les téléphones portables s’est déclenchée. Mais à ce stade, tout s’était déjà produit : dès 18h, les gens étaient en train de se noyer dans tous ces villages »<br><br>Vanessa Verde, enseignante</p>
</blockquote>



<p>À la suite des inondations, les habitants des zones sinistrées se sont mobilisés afin de commencer à réorganiser les villes, de retrouver les personnes disparues, et de venir en aide aux plus nécessiteux. Le gouvernement espagnol a également mobilisé l’armée et débloqué des fonds d’urgence pour venir en aide aux victimes ; cependant, beaucoup ont jugé cette réponse trop lente et inadaptée, et ont exprimé leur mécontentement. Afin de mieux comprendre la situation, <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Vanessa Verde, une enseignante vivant à Valence et qui, avec sa famille, s’est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés.</p>



<p><strong>Une colère grandissante</strong></p>



<p>Plus de 10 jours après les inondations, la colère des habitants des communes touchées ne diminue pas. Le 9 novembre dernier, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans Valence pour protester contre la gestion défaillante des institutions du pays. Dans les rues de la ville, les pancartes des manifestants illustrent la colère des survivants : « <em>Nous sommes couverts de boue, vous avez du sang sur les mains. </em>» En chœur, ils demandent la démission du président de la région autonome, Carlos Mazón. Celui-ci avait attendu plusieurs heures avant de lancer l’alerte à la communauté. Vanessa affirme en effet que le soir du 29 octobre, « <em>à 20h seulement, l’alerte d’urgence que l’on reçoit sur les téléphones portables s’est déclenchée. Mais à ce stade, tout s’était déjà produit : dès 18h, les gens étaient en train</em> <em>de se noyer dans tous ces villages </em>». L’agence météorologique espagnole Aemet avait de son côté communiqué les risques d’inondations plusieurs jours auparavant, et sonné l’alerte rouge dès le mardi 29 octobre au matin.</p>



<p>Selon Vanessa, la révolte se fait ressentir au sein de la communauté espagnole au niveau régional comme national : « <em>Nous sommes</em> <em>en colère contre tout le monde</em>. » En effet, beaucoup reprochent également au gouvernement du premier ministre Pedro Sánchez d’avoir été passif. En effet, celui-ci attendait la demande du président de la région autonome pour envoyer de l’aide militaire supplémentaire. Néanmoins, « <em>selon la loi espagnole, lorsque plus d’une communauté est en danger, le gouvernement </em>[central<em>, ndlr</em>] <em>doit prendre les commandes. Et dans ce cas-ci, il y avait trois communautés particulièrement affectées : Valence, Castille-La Manche et l’Andalousie </em>». L’opinion publique concernant le Roi, quant à elle, est divisée. Si certains admirent sa venue dans les villages touchés et son soutien aux habitants dans les jours suivant la catastrophe, d’autres ont exprimé leur colère en l’accueillant avec des jets de boue lors de son passage à Paiporta, l’épicentre des inondations.</p>



<p><strong>Élan de solidarité</strong></p>



<p>Les inondations ont marqué une élan de solidarité importante au sein de la population, et à travers toute l’Espagne. Dans la région de Valence, des foules impressionnantes de bénévoles se sont rendues dans les villages dans l’espoir d’aider les habitants à la reconstruction de leurs communautés. Vanessa et sa famille se sont rendus dans un village près de Valence, Picaña, pour prêter main forte aux sinistrés. « <em>C’était comme une zone de guerre </em>», explique-t-elle. Avec émotion, elle loue les efforts de tous, mais particulièrement ceux des jeunes : « <em>Tous ces gens ont commencé à traverser les ponts, et c’était émouvant, tous ces jeunes qui aidaient : ils les appellent maintenant la</em> <em>“génération cristal”. C’était impressionnant. </em>» Sa fille Bianca, étudiante en orthodontie, s’est elle aussi rendue dans plusieurs villages pour aider les personnes dans l’incapacité de se déplacer en besoin de services médicaux. « <em>Il y avait des personnes qui, par exemple, avaient des points de suture parce qu’elles avaient subi une opération dentaire, alors </em>[Bianca, <em>ndlr</em>] <em>est allée les retirer à leur domicile. </em>»</p>



<p>Lors du nettoyage des communes, les citoyens continuent de reprocher aux gouvernements locaux et nationaux d’avoir été cruellement absents dans l’aide aux survivants et à la gestion des dégâts matériels. Dans les jours suivant le 29 octobre, l’arrivée tardive des secours et les moyens insuffisants pour reconstruire les villes ont laissé les habitants hors d’eux : « <em>On ne voyait pas de pompiers, pas de militaires, rien ; juste des bénévoles. Juste des citoyens, comme moi, comme ma fille, comme tous les amis de ma fille, qui sont allés aider. </em>» Selon Vanessa, le peuple se sent abandonné par son gouvernement. « <em>C’est de là qu’est née l’expression : “Le peuple sauve le peuple” : les seuls à pouvoir vous sauver, ce sont vos voisins. </em>»</p>



<p><strong>Et maintenant?</strong></p>



<p>L’éducation est aussi directement touchée par les événements. De nombreux écoles, collèges et lycées ont été entièrement détruits par le passage de l’eau, laissant enfants, parents et enseignants désemparés. Certaines communautés tentent de trouver des solutions pour que les élèves bénéficient d’une éducation d’une manière ou d’une autre : « <em>Il y a des endroits où des centres sportifs ont été sauvés parce qu’ils se trouvaient dans une zone plus élevée </em>», permettant ainsi aux enseignants de les transformer temporairement en salles de classe, explique Vanessa. Mais cette initiative ne suffira probablement pas à reloger l’entièreté des nombreux élèves sinistrés.</p>



<p>À la suite des inondations, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé une aide d’urgence de plus de 10 milliards d’euros pour soutenir les victimes et les entreprises de la région. Cette aide a pour but premier de permettre la remise en état des grandes infrastructures affectées, ainsi que la restauration des logements. Bien que le premier ministre n’ait pas fait appel à l’aide des autres pays de l’Union européenne pendant les inondations (notamment aux propositions d’envoi de pompiers et d’équipes d’assistances), il a annoncé avoir pris contact avec la Commission européenne pour demander de l’aide financière auprès du Fond de solidarité européen. Vanessa soupçonne néanmoins que les aides ne soient pas aussi rapides que l’affirme le gouvernement : « <em>Ils ont dit qu’il n’y aurait pas de bureaucratie, espérons que ce soit le cas, mais j’en doute. </em>» Au cours des prochaines semaines, les yeux seront donc rivés sur les actions du gouvernement, et sa capacité à mettre en œuvre ses promesses aux espagnols. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/" data-wpel-link="internal">Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Entre hommages et célébrations</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/entre-hommages-et-celebrations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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		<category><![CDATA[mois de l'héritage latino-américain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le mois de l’héritage latino-américain à McGill et à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/entre-hommages-et-celebrations/" data-wpel-link="internal">Entre hommages et célébrations</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce mois d’octobre a marqué la sixième édition du Mois de l’héritage latino-américain à Montréal, et des célébrations de tous genres ont été au rendez-vous. Au cours des dernières semaines, les apports culturels diversifiés de la communauté latino-américaine ont été mis à l’honneur au moyen de festivités et de commémorations à travers la ville. Depuis 2019, <a href="https://moisheritagelatinoamericain.ca/fr/nous-sommes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la mission de cet évènement</a> est de « favoriser la convergence et le rayonnement des différentes expressions sociales et culturelles » qui découlent de l’immigration latino-américaine. Le comité d’organisation a ainsi proposé au public une multitude de rencontres vibrantes et culturelles, telles que des spectacles de danse, des foires et des expositions, mais aussi des conférences traitant de sujets sociétaux comme l’intégration dans le monde professionnel. </p>



<p><strong>Faciliter l’intégration</strong></p>



<p>Un des contributeurs majeurs du mois de l’héritage n’est autre que la fondation LatinArte qui, depuis la première édition, s’est installée à la Maison de la culture Claude-Léveillée et organise son festival chaque année. Si le mois de l’héritage organisé par la ville de Montréal est relativement nouveau, le <a href="https://latinarte.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">festival de la fondation LatinArte</a>, lui, est bien plus ancien. Depuis maintenant 16 ans, celui-ci vise à mettre en lumière les artistes latino-américains et leurs contributions à la culture montréalaise. Pour Angela Sierra, directrice du festival, chaque mois d’octobre représente un pas de plus pour l’intégration de la communauté latino-américaine à Montréal. Elle rappelle que différents organismes tels que <a href="https://maisondesameriques.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Maison des Amériques</a>, ou le <a href="http://cafla.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Centre d’aide aux familles latino-américaines (CAFLA)</a> sont disponibles et ont pour but de faciliter l’insertion des nouveaux arrivants sur le sol québécois.</p>



<p>Depuis maintenant six ans, les locaux Claude-Léveillée sont devenus le foyer des artistes latino-américains de tous genres. Le 23 octobre s’est ainsi tenue la rencontre poétique et musicale de la poète Flavia Garcia et du pianiste José Maria Gianelli, <em>Fouiller les décombres</em>, qui retrace l’enfance de la poète sous la dictature de la junte militaire en Argentine. Dans un décor minimaliste et faiblement éclairé, les artistes alternent voix parlée, chantée, danse, piano, contrebasse et flûte. De temps à autres, Flavia Garcia, qui interprète ses propres textes, passe du français à l’espagnol, avec un accent argentin qui réconforte l’audience. Ayant quitté l’Argentine dans sa jeunesse, elle insiste sur l’importance de partager les expériences de son passé : « C’est un peu notre héritage vivant, notre apport à la société dans laquelle on vit. On apporte nos histoires et on les partage avec les gens. » Elle a conscience qu’il est parfois difficile de s’insérer mais souligne aussi les progrès de ces dernières années : « Ce n’est pas facile de s’intégrer ici, surtout quand on ne parle pas la langue. Mais une fois cette barrière franchie, il y a beaucoup de mesures mises en place pour que les gens puissent s’intégrer facilement », explique-t-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="930" height="1280" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_7327-Large.jpeg" alt class="wp-image-56325" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_7327-Large.jpeg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_7327-Large-650x895.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_7327-Large-150x206.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_7327-Large-768x1057.jpeg 768w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/larace/?media=1" data-wpel-link="internal">Lara Cevasco</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Des hommages multiples</strong></p>



<p>À quelques pas de là, sur la rue Saint-Hubert, se tient l’exposition temporaire <em><a href="https://journeesdelapaix.com/events/titre-de-voyage/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Titre de voyage</a></em>, qui illustre la crise migratoire face à laquelle sont confrontés réfugiés et migrants lorsqu’ils arrivent au Canada. Cette œuvre, réalisée par Juan David Padilla Vega, est une installation multimédia itinérante qui se niche dans plusieurs coins de la ville et qui mêle musique, photographie, performance et écriture. Sur l’installation de Saint-Hubert, une série de quatre affiches dépeint le lourd fardeau de ces populations. « 3 038 jours », « 1 600 jours », « 2 045 jours », peut-on lire sur les images : ce sont le nombre de jours depuis lesquels les immigrés sont dans l’attente d’une régularisation. Selon l’artiste, l’œuvre illustre cette attente perpétuelle qui « se matérialise comme une empreinte sur la peau des migrants ».</p>



<p>Toutefois, les hommages ne sont pas seulement culturels. L’Équipe de la Défense du Canada, elle aussi, tient à commémorer la contribution des populations latino-américaines au pays durant ce mois d’octobre. Saviez-vous que des membres de la communauté latino-américaine, venus tout droit de leur pays d’origine, s’étaient portés volontaires pour s’enrôler dans les Forces armées canadiennes lors des <a href="https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/feuille-derable/defense/2023/09/mois-patrimoine-latino-americain-evenements-honorer-personnes-qui-servi.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Première et Seconde Guerres Mondiales</a>? Ne parlant pour la plupart que l’espagnol, ces derniers avaient su s’intégrer de manière « remarquable » aux forces armées, a tenu à honorer le capitaine Rey Garcia-Salas, coprésident du réseau latino-américain de l’Équipe de la Défense et responsable du comité de planification du Mois du patrimoine latino-américain. Cette année, à l’occasion de la célébration de ce patrimoine et pour rendre hommage aux vétérans, différentes cérémonies de commémoration se sont tenues au Canada, dont une à Québec, ce <a href="https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/feuille-derable/defense/2024/10/mois-patrimoine-latino-americain-2024-honorer-passe-present.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vendredi 25 octobre</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Ce n’est pas facile de s’intégrer ici, surtout quand on ne parle pas la langue. Mais une fois cette barrière franchie, il y a beaucoup de choses mises en place pour que les gens puissent s’intégrer facilement »</p>



<p class="has-text-align-center">Flavia Garcia, Poète</p>
</blockquote>



<p><strong>Et à McGill?</strong></p>



<p>Le campus de McGill a lui aussi su prendre part aux célébrations. Ces dernières semaines, différents clubs et associations ont proposé aux étudiants un agenda d’activités pour rendre hommage à leurs cultures. Ainsi, l’Association d’Étudiants Espagnols et Latino-Américains (SLASA) a organisé plusieurs évènements sur le thème de l’héritage latino-américain, permettant à la fois la rencontre entre élèves et la mise en réseau avec des professionnels. Le 25 octobre dernier s’est alors tenu un panel réunissant plusieurs consuls de Montréal, notamment du Brésil, du Mexique et de l’Argentine. Cet évènement s’est fait aux côtés de l’<a href="https://alpfa.org/about-alpfa" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Association des professionnels latinos d’Amérique (ALPFA)</a> de Montréal, qui vise à offrir des opportunités d’échanges et de réseautage aux Latinos du Québec. Pour Julia, co-présidente de SLASA, il est important que le monde universitaire prenne conscience de cet héritage : « <em>C’est une célébration qui unifie, et je suis fière que SLASA contribue à construire ce pont au sein de la communauté mcgilloise (tdlr). </em>» De son côté, l’Association d’études caribéennes et latino-américaines et d’études hispaniques (CLASHSA) a elle aussi proposé différentes activités aux étudiants de McGill ; l’une d’elles, un atelier de poésie sur le thème des poètes latino-américains célèbres.</p>



<p>Bien que le mois d’octobre s’achève, certains évènements seront encore ouverts au public au début du mois de novembre, notamment pour célébrer la légendaire fête du <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2022/10/dia-de-los-muertos-dix-choses-a-savoir-sur-la-fete-des-morts-au-mexique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Día de Los Muertos</a>, qui se tient généralement les 1<em>er </em>et 2 novembre. Originaire du Mexique, cette tradition se célèbre dans l’ensemble de l’Amérique latine, et met en avant l’amour et le respect des populations envers les membres de leur famille n’étant plus parmi eux. Faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, le Día de los Muertos rassemble des millions de personnes dans un esprit de fête, car à travers défilés, costumes et danses, ils célèbrent à la fois la vie et la mort.</p>



<p>Si vous souhaitez vous rendre aux évènements proposés par la ville de Montréal, toutes les informations sont disponibles sur les sites internet du <a href="https://moisheritagelatinoamericain.ca/fr/accueil/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Mois de l’héritage latino-américain</a> et du <a href="https://latinarte.ca/latinarte/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">festival LatinArte</a>. Concernant le campus de McGill, les actualités culturelles et académiques peuvent être retrouvées sur les comptes Instagram des associations, <a href="https://www.instagram.com/slasa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@slasa.mcgill</a> et <a href="https://www.instagram.com/clashsa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@clashsa.mcgill</a>.</p>



<p>Et si vous avez manqué l’occasion de participer au célébrations du Mois de l’héritage latino-américain, ne vous inquiétez pas, il revient l’année prochaine!</p>
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