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	<title>Louane Biquin - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>« Un livre, c’est comme un album photo de notre vie »&#160;</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/un-livre-cest-comme-un-album-photo-de-notre-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louane Biquin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Marie Laberge, autrice de la trilogie marquante Le goût du bonheur.</p>
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<p><br>À dix heures, lundi 17 novembre au matin, le téléphone sonne. La voix enjouée de Marie Laberge est au bout du fil. Elle m’explique assez vite que&nbsp; chez elle, la créativité remonte à l’âge de 11 ans, lorsqu’elle écrivait des histoires pour se divertir : « Je reconnaissais évidemment quelque chose en moi qui était une capacité émotive et une sensibilité et je me suis mise à faire du théâtre. » Peu à peu, le monde du théâtre l’a guidée vers l’écriture romanesque qui permet, selon elle, d’explorer une plus grande variété de sujets, comme le désir ou la sexualité&nbsp; : « Tout s’interpelle dans un être humain. Je suis le résultat de toutes mes expériences », me raconte-t-elle.&nbsp;</p>



<p>Le dernier roman de Marie Laberge, <em>Des nouvelles de Martha</em>, publié le 21 octobre dernier, regroupe un échange épistolaire s’étendant sur trois ans, de 2009 à 2011. Il suit une femme de 60 ans, Martha, qui redécouvre sa vie une fois que sa plus jeune fille quitte le domicile familial. L’autrice dit avoir eu recours à la forme épistolaire afin d’accompagner des gens très isolés à travers l’écriture. Toutes les deux semaines, les lecteurs recevaient une lettre de la part de Martha et suivaient son aventure à travers le temps : « Je voulais que le roman arrive chez les gens, pièce par pièce, à leur nom, à leur adresse : ils décachetaient leur roman. Pour moi, c’était comme leur permettre de gagner en proximité et en affinité avec le personnage. » Le genre épistolaire suppose un interlocuteur, mais comment faire face à la binarité de genre de la langue française? Marie a décidé d’écrire deux lettres à la place d’une : une adressée aux hommes, l’autre aux femmes. « Dès la première lettre, quand j’ai commencé à écrire la lettre des femmes pour accorder les participes passés et arranger les adjectifs pour les rendre au masculin, je me suis dit “ah, non, elle ne le dirait pas comme ça à un homme.” Si on s’adresse à un homme quand on est une femme, on n’ouvre pas son cœur de la même façon ».&nbsp;Marie Laberge explore souvent des personnages féminins sous différents angles dans ses œuvres littéraires, mais elle note que Martha, « comme beaucoup de femmes, a sacrifié sa vie privée et personnelle, ou ses propres désirs qu’elle n’avait même pas pris la peine d’identifier, pour se dévouer à élever trois enfants seule. Chez Martha, il y a une lucidité, une honnêteté qu’elle entretient. Je crois que ce fut ma surprise en l’écrivant, cette forme de courage quotidien de ne pas se leurrer avec des doux mensonges ». Selon sa créatrice, Martha est très résiliente face à la tendance des enfants devenus adultes de vouloir contrôler leurs parents vieillissants : « Elle est capable de mettre son pied par terre et dire “non, ça suffit. Vous ne me contrôlerez pas<em>”.</em> » Malgré l’importance de la trilogie <em>Le goût du bonheur</em> pour Marie Laberge à cause de son immense succès, l’autrice affirme que « tous les romans ont leur lot d’émotions, de souvenirs ; chacun est important pour des raisons différentes, je dis même quelques fois que chacun mène à l’autre ».</p>
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		<title>Les rhinocéros font ravage sur la scène</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/les-rhinoceros-font-ravage-sur-la-scene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louane Biquin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Ionesco]]></category>
		<category><![CDATA[Milot]]></category>
		<category><![CDATA[Rhinocéros]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une critique de <em/>Rhinocéros</em> d’Eugène Ionesco, mis en scène par Marie-Ève Milot.</p>
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<p class="has-drop-cap">Lorsque les lumières s’éteignent dans le théâtre Denise Pelletier, un voyage vers le monde absurde d’Eugène Ionesco commence. La mise en scène de Marie-Ève Milot saisit immédiatement l’attention du public à travers des extraits vidéo mettant en scène des rhinocéros et leurs instincts primaires. Quel lien entre un rhinocéros et la montée des régimes totalitaires, sinon la violence et l’instinct cru de cet animal? Il n’y a peut-être aucune réponse, et ce dialogue inepte entre le public et l’œuvre est justement ce qui témoigne du génie d’Ionesco et de Milot. </p>



<p>La pièce, fondée sur l’humour, réussit avec brio à arracher un rire amer au public malgré la contemporanéité menaçante de la satire d’un régime totalitaire. Après les trois rappels des interprètes sur scène lors de la première, témoignant du succès immédiat de <em>Rhinocéros</em>, le public ressort le cœur lourd, se posant des questions difficiles, mais fondamentales. Seules les pièces de théâtre les plus réussies parviennent à occuper l’esprit des spectateurs pendant plusieurs heures et à ouvrir la porte à des conversations aux arguments sans fin.</p>



<p>Le décor, malgré sa simplicité et son allure dystopique, est réfléchi ; il devient de plus en plus opprimant avec les murs qui se resserrent, formant éventuellement un enclos sans issue, alors que la rhinocérite, cette maladie qui transforme les humains en de violents rhinocéros, se propage. La mise en scène de Milot cherche à mettre à profit chaque seconde du spectacle, qui n’a pas d’entracte. Même entre les scènes, lors des changements de décor, chaque action des comédiens a une intention artistique et théâtrale. Christophe Payeur, qui occupe le rôle de Bérenger, livre une performance stupéfiante qui laisse le public sans voix. Son interprétation du monologue final et des implications éthiques de son rôle font honneur au personnage que Ionesco avait imaginé et ne laisse rien à désirer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Entre les comportements immoraux de certains et leurs répliques adaptées au contexte québécois actuel, la pièce de théâtre vient réveiller chez le spectateur un humour noir propre au 21e siècle »</p>
</blockquote>



<p>L’intermédialité de la représentation, mêlant le texte de 1959 à une bande son originale, des jeux de lumière et des effets visuels, dynamise le monument du théâtre de l’absurde qu’est <em>Rhinocéros</em> et le rend d’autant plus pertinent pour le spectateur contemporain. Entre les comportements immoraux de certains et leurs répliques adaptées au contexte québécois actuel, la pièce de théâtre vient réveiller chez le spectateur un humour noir propre au 21<em>e</em> siècle. </p>



<p>Lorsque la société n’a plus de sens, l’art apporte un certain réconfort aux citoyens à travers des mondes qui n’ont ni queue ni tête. L’absurdité totale de la pièce de Ionesco – le comportement des personnages pleins de contradictions, leurs répliques, leurs valeurs et leur morale, leur façon de se jeter la tête la première dans la gueule des rhinocéros – crée une ambiance cynique et pince-sans-rire qui est garantie de gagner le cœur du public. À travers ces personnages qui attirent l’attention et sa mise en scène sans pudeur, Marie-Ève Milot a réussi à redynamiser avec talent la pièce d’Eugène Ionesco, lui faisant hommage et rappelant au public la réalité toujours aussi tangible de la menace de la propagande et du fascisme.</p>
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