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	<title>Djamila Saad - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Réflexions sur les Premières Nations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Djamila Saad]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 06:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine de sensibilisation autochtone illumine des enjeux ignorés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/23/reflexions-sur-les-premieres-nations/" data-wpel-link="internal">Réflexions sur les Premières Nations</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span>ontréal était jadis le point de convergence où les nations autochtones environnantes échangeaient idées et produits commerciaux. C’est ce que Alex Sonny Diabo, l’Aîné des Premières Nations de McGill&nbsp; a rappelé le lundi 15 septembre dans son discours d’ouverture de la semaine de sensibilisation autochtone. Il commence par rappeler que dans cette même visée de convergence, le Programme d’Éducation Autochtone du Bureau de Diversité et d’Équité Sociale (SEDEIEP) de McGill a invité étudiants, membres du personnel et résidents de Montréal à prendre part aux activités sur la sensibilisation autochtone. Le programme vise à donner&nbsp; plus de visibilité à la communauté autochtone, à sa culture ainsi qu’aux défis auxquels elle doit faire face actuellement.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Des performances musicales, des conférences, des projections de vidéos ainsi que des ateliers ont eu lieu tout au long de la semaine dernière afin de partager opinions, points de vue et traditions. Bien que des activités comme la confection de capteurs de rêves ou des cours de danse traditionnelle laissent une impression festive, certaines ont abordé des réflexions plus profondes sur de sérieux enjeux et défis concernant la communauté autochtone québécoise.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Lundi, la prestation de deux femmes membres du groupe de musique Odaya a rappelé, par une chanson dédiée aux femmes amérindiennes, le problème de la disparition de femmes autochtones en Amérique du Nord. L’Assemblée des Premières Nations estime effectivement que 600 femmes autochtones canadiennes ont été portées disparues ou assassinées, et revendique en vain, depuis l’été 2012, une commission d’enquête pour comprendre ce phénomène. Selon une des chanteuses d’Odaya, la présentation que fait notre premier ministre fédéral de ce phénomène comme une série de crimes individuels et isolés est problématique et erronée. Il s’agit, d’après elle, d’un problème de nature purement sociologique qui doit être étudié comme tel pour pouvoir être réglé. Au Pow Wow de vendredi, une danse de femmes et un moment de silence ont également été consacrés à la commémoration des victimes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’ambiance d’échange et de discussion qui a nourrit cette semaine de sensibilisation a également inspiré M. Sonny Diabo à pousser quelques réflexions sur la disparition des langues autochtones. Selon lui, permettre aux jeunes des Premières Nations de se réapproprier leur identité passe inévitablement par l’enseignement des langues, d’autant plus que la culture amérindienne se transmet traditionnellement à l’oral, à travers entre autres des légendes racontées par les ainés. La tendance actuelle à délaisser la communication orale pour le réseautage technologique affecte ainsi les jeunes des communautés autochtones. &nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Études autochtones</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">M. Sonny Diabo, qui s’est parallèlement mobilisé pour créer un programme lié aux Premières Nations à McGill, a annoncé son succès durant son discours d’ouverture lundi. Il est maintenant possible pour les étudiants de McGill de suivre une mineure en Études autochtones. Cette annonce a été discutée durant une conférence mardi sur les responsabilités des milieux académiques envers la communauté autochtone. Comment assurer, par exemple, qu’un programme d’études sur les Autochtones puisse refléter les voix de tous ceux concernés&nbsp;? Comment faire en sorte de transmettre l’histoire le plus objectivement possible, en délaissant toute influence colonialiste&nbsp;et tout préjugé? Des experts ont été invités à se prononcer sur la question.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces réflexions ont été bouclées dans la festivité et l’optimisme lors du treizième Pow Wow annuel, rassemblant une dernière fois des étudiants, le personnel, des danseurs, des musiciens, des organismes locaux de solidarité autochtone, des commerçants d’objets traditionnels, ainsi que des résidents montréalais. Opportunité idéale, selon Paige Isaac, la coordinatrice de la maison des Premières Nations de McGill, de rassembler les membres et organisations de la communauté autochtone et de leur permettre d’échanger. Le Pow Wow fut également une rare occasion de célébrer la culture autochtone, encore marginale aujourd’hui.</span></p>
<p class="p4">
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		<title>McGill mange local</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Djamila Saad]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 02:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Marché Fermier de McGill se veut plus qu'un simple marché. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le coup d’envoi de l’événement mcgillois a été donné le jeudi 4 septembre, sur l’allée principale du campus, pour sa sixième année consécutive. Jusqu’au 23 octobre, des marchands locaux et des agriculteurs du campus Macdonald se rassembleront tous les jeudis après-midi pour vendre fruits, légumes, viennoiseries et produits naturels aux étudiants. Sur le site Web du projet, les objectifs sont divisés en quatre axes: la communauté, la santé, l’éducation et le développement durable.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le marché local, au moyen de kiosques de vente, permet une interaction entre producteurs et acheteurs. En exposant aux passants leur processus de production et l’origine de leur entreprise, les commerçants partagent leur mode de vie avec la communauté mcgilloise. Par exemple, le producteur de thé Ochado, Norman, explique comment sa sœur et lui ont créé cette entreprise, il y a maintenant sept ans. Selon Natasha, une étudiante anciennement bénévole au marché, cette rencontre avec de nouvelles personnes et de nouvelles histoires est indéniablement un point positif de cet événement hebdomadaire.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’initiative permet également à la communauté du centre-ville de découvrir les produits du campus Macdonald. Une agricultrice explique que ces produits sont presque entièrement cultivés par les étudiants. Selon elle, ce projet établit un «pont qui permet d’introduire les étudiants du centre-ville aux pratiques du second campus».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’événement permet aussi de sensibiliser la communauté universitaire à la cause des marchés locaux et de faire connaître des petits producteurs de la région qui manquent de visibilité. C’est le cas notamment de la boulangerie Aux gourmandises de Soulanges, invitée pour la troisième année consécutive au marché, qui œuvre à Montréal. Le Marché Fermier de McGill permet à cette entreprise de faire connaître ses viennoiseries et ses pains qui, selon son propriétaire Thierry Juvien, sont certifiés bio. Ainsi, les étudiants sont exposés à des commerces locaux qu’ils n’auraient probablement pas connus autrement.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><b>Quand éducation et plaisir se rencontrent</b></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le Marché Fermier de McGill<i> </i>fait aussi la promotion d’une alimentation saine. À cet effet, un groupe d’étudiants en diététique, affiliés à l’organisme <i>Healthy McGill</i>, y présenteront chaque jeudi une recette rapide et saine, élaborée sous les yeux des passants. Pour la première semaine, une sauce salsa aux fraises et aux jalapeños a été préparée sur place et offerte en dégustation. Dans le cadre de leur projet scolaire, les étudiants en diététique souhaitent ainsi démontrer que cuisiner soi-même est une excellente façon de se nourrir sainement.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le projet mcgillois vise entre autres à promouvoir et à rendre plus accessible l’alimentation locale et biologique auprès des étudiants. De ce point de vue, ce marché répond à un réel besoin de la communauté du centre-ville, où ces produits se font assez rares. Selon Natasha, les quelques marchés locaux ou biologiques de Montréal, situés à Atwater ou à Jean-Talon, sont assez loin du centre-ville, et peu abordables.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Rassembler ainsi des produits locaux sur le campus est une façon de les rendre plus accessibles aux étudiants. La plupart des commerçants, dont les agriculteurs du campus Macdonald, assurent également que leur marchandise est produite en tenant compte de l’environnement et en limitant le plus possible la quantité de pesticides utilisés. Plus qu’un marché local, le Marché Fermier de McGill initie les étudiants à une alimentation locale, écologique et abordable.&nbsp;</span></p>
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