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	<title>Aurelie Garnier - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Jan 2014 07:13:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Panique en Arctique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/panique-en-arctique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 05:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisation d’un colloque à McGill sur les enjeux juridiques en région Arctique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui a droit aux ressources maritimes en Arctique? Quels sont les régimes juridiques qui règlementent ou devraient règlementer leur extraction? Quels défis le développement des ressources maritimes présente-t-il pour l’environnement des régions arctiques? De quelle manière la loi aborde-t-elle ou non ces défis? C’est ce à quoi de nombreux spécialistes ont tenté de répondre le samedi 25 janvier lors d’un colloque sur la législation en Arctique organisé par la Revue internationale de droit et de politique du développement durable de l’Université McGill. Le sujet est très discuté à l’heure actuelle.</p>
<p>Avec la fonte des calottes glaciaires, les ressources naturelles et la route maritime de l’Arctique deviennent de plus en plus accessibles et soulèvent de nouvelles questions juridiques. Les frontières de l’Arctique deviennent donc plus légales que géographiques, et de ce fait apparaissent de nouvelles questions touchant à la gouvernance et au contrôle des ressources. L’objectif du colloque était de créer un dialogue entre avocats praticiens, représentants gouvernementaux et étudiants participants.</p>
<p>Jessica Magonet, étudiante en droit à McGill, a participé à l’organisation de ce colloque. Son intérêt pour la question s’est développé lors de son voyage en Arctique avec le programme «Students on Ice» regroupant sur un bateau des étudiants et des experts de la région. Elle explique au Délit: «j’aimerais beaucoup travailler dans le domaine du droit environnemental en Arctique. Je trouve que les enjeux en Arctique sont vraiment importants, très complexes, ça touche au droit international, au droit des peuples autochtones, à la géopolitique [et] aux changements climatiques.» D’après elle, le colloque joue un rôle clé dans la diffusion de l’information.</p>
<p>En effet, bien que le thème de l’Arctique soit couvert dans les médias, Jessica explique qu’il n’est pas forcément couvert correctement, qu’il y a beaucoup de mythes qui circulent à ce sujet. Chris Debicki, un des conférenciers, avocat et responsable de campagnes pour Oceans North Canada, explique que la notion de «ressources offshore en Arctique» est vraiment vague, compte tenu du fait qu’il n’y a pas de définition exacte de ces termes. Les ressources sont variées (pêche, pétrole, commerce), et la région n’est pas composée d’un seul écosystème. Ainsi, les enjeux juridiques n’en sont que plus vastes, complexes et importants à déterminer.</p>
<p>Michael Byers, professeur à l’Université de Colombie-Britannique, insiste sur le fait que c’est une question complexe, qui ne doit pas être simplifiée. Les défis principaux quant à la juridiction en Arctique sont le fait que le trafic maritime y est important, mais très dangereux. Il génère en effet des risques environnementaux en raison du transport de charbon et d’hydrocarbures. Ainsi, il est nécessaire d’instaurer des régulations, des quotas, et une coopération entre les pays frontaliers à l’Arctique; l’Islande, la Norvège, la Russie, la Finlande, les États-Unis, le Danemark et le Canada. L’Arctique possède l’équivalent d’un trillion de dollars de ressources en gaz, mais les conditions sont actuellement trop mauvaises pour que ces ressources puissent être extraites facilement. Ainsi, Michael Byers insiste sur le fait qu’il faille arrêter de construire le Canada comme un État pétrolier. Pour conclure, Peter Pamel, spécialiste de la loi maritime, exprime ce qu’il souhaite voir dans le futur: une organisation réactive pour résoudre la question du pétrole et de la circulation maritime, ainsi qu’une régulation des déchets et de la pollution de l’air causée par le trafic des bateaux.</p>
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		<item>
		<title>Place aux femmes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/place-aux-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 17:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faire du mythe de l'égalité une réalité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Pauline Marois, élue en 2012, est la première femme à occuper la fonction de Première ministre au Québec, et que Suzanne Fortier a succédé à Heather Monroe-Blum au poste de principale de McGill, l’égalité des sexes est malgré tout loin d’être acquise au sein de notre université, et à l’échelle de la province du Québec dans son ensemble.</p>
<p>On aurait tendance à supposer qu’à l’Université McGill, haute institution d’apprentissage et de savoir, l’égalité entre les hommes et les femmes est un combat gagné depuis longtemps. Or, certains événements récents prouvent le contraire. La professeure de sociologie Elaine Weiner, par exemple, est scandalisée que, dans le dernier rapport de McGill sur la centralisation des emplois du temps des professeurs, le dernier paragraphe mentionne le fait que les demandes de garde d’enfant à McGill seront accommodées uniquement si possible, et qu’une seule fois par jour.</p>
<p>En effet, dans le document «<i>McGill University Class Scheduling Parameters</i>» (Paramètres d’horaires de cours à l’Université McGill, ndlr), quand il est question de l’emploi du temps des professeurs il est écrit: «les demandes liées à la garde d’enfants seront accommodées, dans la mesure du possible, mais ne seront pas approuvées pour un instructeur s’il s’agit du début ou de la fin de la journée (traduction du <i>Délit</i>).</p>
<p>Une telle déclaration est problématique. Pour une professeure comme Elaine Weiner, qui est mère célibataire, ou pour un professeur dans un couple où les deux conjoints n’ont pas un emploi du temps flexible, faire garder ses enfants avant d’aller travailler peut s’avérer difficile, voire impossible.</p>
<p>L’injustice de cette politique touche particulièrement les femmes, principales concernées car historiquement considérées comme devant rester au foyer à s’occuper des enfants. D’après Elaine Weiner, une telle réglementation est «un retour au Moyen Âge», et elle questionne fortement la personne qui est à l’origine de cette idée. Alors que cette déclaration a fait du bruit au sein de plusieurs départements, aucun changement n’y a encore été apporté par l’administration de l’université.</p>
<blockquote><p>Aucun rapport sur l’égalité des sexes n’a été rédigé, et McGill ne possède aucune donnée sur cette question d’égalité.</p></blockquote>
<p><b>Promouvoir la place des femmes à McGill</b></p>
<p>De nombreuses initiatives sont mises en place par des étudiants au sein du campus afin de mettre en avant la place des femmes. Céline Caira, ex-présidente de l’association des étudiants de McGill pour le Comité National ONU Femmes au Canada est à l’origine de l’initiative de la création d’un rapport sur l’égalité des sexes auprès des étudiants de McGill. En effet, après une publication de l’ONU Femmes qui établissait un état des lieux de la responsabilisation des femmes dans les systèmes judiciaires des pays en voie de développement, Céline Caira a voulu questionner ce qu’il en était au niveau de son université. Après quelques recherches, elle s’est vite rendu compte que, non seulement aucun rapport du genre n’avait été rédigé, mais aussi que McGill ne possédait aucune donnée sur cette question d’égalité.</p>
<p>Ainsi, son projet est de publier un document concernant le statut de l’égalité des sexes au sein des structures de gouvernance étudiantes.</p>
<p>Cette question est prioritaire, sachant qu’en 2012, par exemple, parmi les sept candidats au poste de Président du comité exécutif de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) était une femme. Surprenant, sachant que 70% des élèves de la Faculté des arts sont des femmes. Céline Caira dit qu’«il est important de se demander pourquoi peu sont dans des positions d’autorité au sein des structures de gouvernances étudiantes, ou pas représentées à part égale dans ces structures là».</p>
<p>Pour faire face à de telles inégalités, différentes mesures sont prises sur le campus. La plus récente initiative: la création d’une nouvelle revue féministe,<i> F word</i>. Cette revue a pour but de changer les esprits quant à la stigmatisation dont peut souffrir le mouvement féministe, en rendant différentes publications accessibles à des individus n’ayant pas d’intérêts particuliers pour le féminisme. Sarah Claydon, co-fondatrice de la revue, explique au <i>Délit:</i> «on espère favoriser cette notion d’accessibilité en faisant circuler une version papier de la revue, tout en assurant une présence dynamique sur Internet, et en variant le contenu». En effet, la revue sera composée d’articles aux thèmes variés, pas uniquement des sujets réservés aux femmes, et qui auront pour but de communiquer une perspective féministe multidimensionnelle, que ce soit politique, culturelle, économique ou sociale.</p>
<blockquote><p>«Il est important de se demander pourquoi peu sont dans des positions d’autorité au sein des structures de gouvernances étudiantes, ou pas représentées à part égale dans ces structures là». –&nbsp;Céline Caira</p></blockquote>
<p><b>Des initiatives au niveau de la province</b></p>
<p>Au niveau du Québec, de nombreuses actions sont réalisées afin d’accroître la place des femmes au sein de la société. Du 14 au 17 novembre 2013 était par exemple organisé le Forum des États généraux de l’action et de l’analyse féministes. Le forum a réuni plus de 1000 femmes, rassemblées à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) afin de jeter les bases d’un projet féministe de société voué à favoriser l’égalité, la justice, la liberté, la solidarité et la paix. Isabelle Picard, co-porte-parole des États généraux, témoigne au <i>Délit:</i> «Il s’agit d’un cheminement collectif afin de débattre ensemble de façon saine et respectueuse de l’ensemble des thématiques dans le cahier de propositions, qui regroupe plusieurs enjeux féministes, et d’inviter les femmes à travers des ateliers à prendre la parole et déterminer les orientations du mouvement féministe pour les vingt prochaines années».</p>
<p>Alexia Conradi, présidente de la fédération des femmes du Québec et également co-porte-parole des États généraux fait part au <i>Délit </i>de l’ensemble de sujets abordés: la question du contrôle du corps de la femme face à une objectivation et une marchandisation accrue, la promotion d’une image unique de la beauté, l’idée de faire un virage environnementaliste, la question du contrôle religieux, l’accès au travail, ou encore la remise en question de l’avortement au Canada. D’une façon plus générale, le but de ce forum était d’assurer que l’égalité et la justice soient l’affaire des femmes au Québec, car «le mythe de ‘‘l’égalité-déjà-[acquise]’’ en est un coriace», explique Conradi.</p>
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		<item>
		<title>Colloque sur le multilinguisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/colloque-sur-le-multilinguisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 06:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment notre cerveau arrive-t-il à «manier» plusieurs langues à la fois?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À&nbsp;l’occasion de son 50<i>ème</i> anniversaire, l’École des sciences de la communication humaine de McGill a organisé de multiples conférences les jeudi et vendredi 24 et 25 octobre à l’université.</p>
<p>Centrées autour du thème du multilinguisme, les différentes conférences traitaient de sujets tels que le bilinguisme, les mécanismes d’apprentissage de la langue et les effets transferts, afin d’illustrer les avancements de la recherche dans ce domaine. Au programme, une grande variété de conférences sur des thèmes divers tels que: «comment gérer deux langues dans le même cerveau?», «les rôles du statut socio-économique dans le bilinguisme», ou encore «apprendre et oublier».</p>
<p><b>L’intérêt d’un tel événement</b></p>
<p>Organisé à Montréal, ville bilingue et multiculturelle, le colloque sur le multilinguisme prend tout son sens. McGill, une des seules universités anglophones dans la province du Québec, accueille un grand nombre de francophones qui suivent leurs cours en anglais. Dès lors, il devient intéressant de se pencher sur la question du bilinguisme, puisqu’elle touche une grande partie de McGill et de Montréal. Le séminaire était destiné non seulement à informer le public, mais aussi à faciliter et encourager les échanges interdisciplinaires d’idées entre chercheurs et élèves de différentes branches. Il visait également à promouvoir des collaborations pour d’éventuels projets. Étaient invités de grands chercheurs de différentes disciplines, telles que la linguistique, la psycholinguistique, les sciences cognitives ou la neuroscience, à la renommée internationale.</p>
<p><b>Les mythes du bilinguisme</b></p>
<p>Manuel Carreiras, chercheur venu du Pays basque, décortique, dans sa conférence «<i>How to handle two languages in one brain» </i>(«Comment manier deux langues quand on n’a qu’un cerveau»), les mythes et les mystères qui entourent le bilinguisme. Il explique tout d’abord qu’aujourd’hui dans le monde on compte plus de bilingues que de monolingues. Le bilinguisme est donc devenu une norme, contrairement à de nombreuses idées reçues. Il demande si le bilinguisme, très présent au Pays basque tout comme au Québec, doit être considéré comme un atout ou un point faible. En effet, le fait de parler deux langues est souvent connoté de préjugés négatifs. Il est communément dit que le fait d’apprendre deux langues peut perturber les enfants, qu’il existe une certaine période critique après laquelle il devient difficile d’apprendre une langue, ou encore que parler plus d’une langue réduit les capacités intellectuelles. Après avoir conduit une étude sur des enfants en bas âge, Manuel Carreiras est arrivé à la conclusion que parler deux langues n’embrouille pas les capacités linguistiques des enfants. Quant au fait qu’il y ait une période critique à l’apprentissage d’une langue, les études de Carreiras vont contre cette idée aussi. Il confirme: «Il est possible de le faire, mais votre cerveau va utiliser des mécanismes différents.»</p>
<p><b>Les effets sur le cursus scolaire</b></p>
<p>Marie, étudiante française mais ayant en partie grandi en Angleterre, présente à la conférence, témoigne au <i>Délit</i>: «bien que je parle aussi bien français qu’anglais, j’ai remarqué que j’ai forcément de meilleures notes dans le peu de cours que j’ai en français que dans mes cours en anglais». En effet, bien qu’il soit possible d’avoir une compréhension parfaite de deux langues, cela ne veut pas forcément dire que les étudiants vont réussir aussi bien dans l’une ou l’autre des langues. Il est par exemple plus dur et plus lent de mémoriser des choses apprises dans une langue autre que sa langue maternelle.</p>
<p>Le bilinguisme présente cependant tout de même de nombreux avantages. Outre le fait de pouvoir communiquer dans deux langues différentes, les bilingues ont aussi une plus grande capacité à passer d’une langue à l’autre. Cela stimule le cerveau, qui devient plus performant aux exercices de coordination qui dépassent le langage, tel que réaliser deux tâches de façon simultanée. Sans parler d’intelligence, maîtriser plusieurs langues augmente la performance cérébrale de différentes façons, qui sont toutes bénéfiques, et qui peuvent profiter aux étudiants bilingues de McGill.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Briser le silence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/briser-le-silence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 04:29:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un 8ème marche commémorative en mémoire des femmes autochtones assassinées et disparues.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs centaines de personnes se sont réunies au square Cabot dans la soirée du vendredi 4 octobre pour la marche commémorative nommée <i>«Sisters in Spirit» </i>(SIS).&nbsp; Cette marche est organisée depuis 8 ans en mémoire des femmes autochtones assassinées et disparues. Elle fait office de rappel quant à l’inaction du gouvernement fédéral sur le sujet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Déroulement de l’événement</b></p>
<p>Manifestants, invités et associations telles que <i>Idle No More</i>, <i>Quebec Native Women </i>ou <i>Missing Justice</i> participent à la commémoration. La marche comporte plusieurs objectifs: honorer la mémoire de ces femmes, sensibiliser la population sur cette problématique, exiger que les gouvernements soutiennent les démarches des familles et des communautés, et faire en sorte que le gouvernement fédéral redonne à «Sisters in Spirit» son fond de recherche. Kelly, étudiante en Études féministes à l’Université Concordia temoigne au <i>Délit</i> sa volonté d’être présente a l’événement, car elle avoue être peu renseignée sur ce problème, bien qu’elle en reconnaisse l’importance.</p>
<p>Cette commémoration est l’initiative de Bridget Tolley, qui a lancé l’événement en 2005. La marche se répète chaque année à l’occasion de l’anniversaire du décès de sa mère, Gladys Tolley, morte après avoir été frappée par une voiture de police de la Sûreté du Québec. Selon les données officielles de l’Association des femmes autochtones du Canada, environ 600 femmes autochtones ont été portées disparues ou ont été assassinées depuis 1980. Toutefois, d’autres organismes estiment plutôt que le vrai nombre se situe autour de 3000. Les femmes autochtones sont sur-exposées à la violence. En effet, il a été prouvé que les femmes autochtones ont cinq fois plus de risque de périr d’une mort violente que les femmes non-autochtones au Canada.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pourquoi un tel phénomène?</b></p>
<p>Patricia Eshkibok, une conseillère parajudiciaire pour les Premières Nations, indique au <i>Délit</i> que les origines d’une telle violence remontent à la séparation forcée des autochtones et de leurs terres, et donc de leur perte d’identité. Les politiques gouvernementales d’éradication, d’assimilation et de négation identitaire ont été une véritable violence faite aux Premières Nations, violence qui s’est ensuite perpetrée sur les femmes au sein même de leur communauté. La vie des femmes autochtones est donc marquée par un héritage de violences, qu’elles soient physiques, mentales ou sexuelles. À la base d’un tel phénomène se trouvent des problèmes d’injustice sociale et de racisme qui, comme l’explique Patricia, «sont au cœur de toutes nos expériences quotidiennes».</p>
<p>D’après SIS, la violence faite aux femmes autochtones s’explique non seulement par des politiques gouvernementales sexistes et racistes, mais aussi par la perpétration de stéréotypes négatifs à l’égard des femmes autochtones, par le manque d’attention médiatique à ce sujet, ainsi que par la négligence dont font preuve les forces policières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un gouvernement qui reste silencieux</b></p>
<p>Le gouvernement canadien continue d’ignorer les demandes de justice faites par les familles des disparues, tout en affirmant que c’est une question prioritaire. La preuve, il y a quelques semaines, le gouvernement Harper a refusé la demande de l’Organisation des Nations Unies (ONU) d’établir un rapport sur la violence qui touche les femmes autochtones. La plupart des meurtres et disparitions demeurent donc à ce jour irrésolus.</p>
<p>Pour SIS, le cruel manque de données sur le sujet est en soi une réalité qui constitue une autre forme de violence. En effet, malgré l’ampleur du problème, il reste peu médiatisé. Mélissa Dupuis, membre d’<i> Idle No More</i>, dénonce le «syndrome de la femme blanche disparue», autrement dit, le biais médiatique qui entraîne la couverture disproportionnée des disparitions concernant les jeunes femmes blanches de classe moyenne supérieure, par rapport à la disparition de femmes d’autres ethnies ou classes économiques. Aurélie Arnaud, responsable des communications de <i>Quebec Native Women</i>, se bat pour la mise en place d’une Commission d’enquête générale sur la situation des femmes autochtones au Canada pour lutter contre la disparition non pas seulement physique, mais aussi juridique de ces femmes. Elle clame que «c’est en étant [à la marche] que les choses vont changer».</p>
<p>Cette commémoration se termine néanmoins sur une note positive. En effet, cette année a enregistré un nombre record de marches liées à cette problématique: plus de 200, et pas seulement au Canada mais aussi aux États-Unis, au Pérou, en Malaisie ou encore en Australie. Ceci témoigne donc d’une grande solidarité internationale et d’une prise de conscience croissante sur la violence perpétrée contre ces femmes.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Médecine traditionnelle autochtone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/01/medecine-traditionnelle-autochtone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 06:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Valoriser et réconcilier la médecine traditionnelle dans le système de santé canadien.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout au long de la semaine dernière s’est déroulée la Semaine des Premières Nations sur le campus de McGill. Le vendredi 27 septembre, Simon Brascoupé, professeur d’études autochtones à l’Université Carleton, a donné une conférence sur la santé des Premières Nations. Il a traité de sujets tels que la relation entre la santé traditionnelle et moderne des autochtones et a parlé de comment incorporer la guérison dite «naturelle» dans notre système de santé actuel canadien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Des chiffres alarmants</b></p>
<p>Les problèmes de santé au sein des communautés autochtones sont une réalité bien connue au Canada. Si les médias continuent de transmettre une image négative du sujet, le professeur Brascoupé souligne le fait que les chiffres «racontent une histoire, mais ne racontent pas toute l›histoire». Par exemple, le taux de cancer du poumon au sein des communautés inuits est le plus élevé au monde. La mortalité infantile des nourrissons inuits est 3,6 fois plus élevée que celle des autres enfants canadiens. Le diabète de type 2 touche 17,2&nbsp;% des Premières Nations dans les réserves, comparativement à 5&nbsp;% pour le reste de la population non-autochtone. À ces chiffres déjà élevés s’ajoutent des problèmes d’accès à l’eau potable, ou encore l’augmentation continue du taux de personnes atteintes du VIH, d’obésité ou de maladies cardiovasculaires. Plus encore, les taux élevés d’alcoolisme et l’usage de drogues sont à l’origine de désordres psychologiques et sociaux. Ces problèmes ne sont évidemment pas uniquement liés qu’à une question de santé, et renvoient à des problèmes socio-économiques tels que l’isolation, le peu d’accès aux services de santé, l’insécurité alimentaire, la pauvreté, et la surpopulation dans les réserves qui favorise la transmission de maladies.</p>
<p>L’histoire unique des Premières Nations, marquée par la colonisation, la migration forcée, la perte de leur langue et de leur culture, ainsi que la déconnexion à leur terre explique aussi pourquoi cette minorité est si touchée par de tels problèmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Retourner à la médecine traditionnelle&nbsp;</b></p>
<p>Le professeur Brascoupé souligne le rapport paradoxal à la santé: la médecine moderne est vue comme plus efficace malgré le fait qu’elle soit récente, alors que la médecine traditionnelle est moins prise au sérieux bien que perpétrée depuis des générations. Lors d’un sondage auprès des Premières Nations, 80&nbsp;% ont répondu «oui» à la question suivante: «Pensez vous qu›un retour à la médecine traditionnelle est une bonne idée pour promouvoir le bien-être de la communauté?» Ceci illustre la volonté croissante de retourner aux méthodes ancestrales. La médecine traditionnelle présente par ailleurs de nombreux avantages. En plus de participer à la conservation de l’héritage culturel des Premières Nations, elle est considérablement moins chère, plus naturelle et donc moins toxique que la médecine moderne. Interrogé par <i>Le</i> <i>Délit</i>, le professeur Brascoupé témoigne du fait que le retour à la médecine traditionnelle permet aussi d’accroître la reconnaissance de l’identité autochtone en revalorisant leurs coutumes et savoirs traditionnels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Des difficultés encore présentes</b></p>
<p>Actuellement, de plus en plus d’efforts sont faits pour incorporer la médecine traditionnelle dans le système de santé canadien. L’Institut de recherche en santé du Canada a fondé une équipe de recherche qui travaille avec des guérisseurs autochtones pour étudier des remèdes au diabète. Malgré ces tentatives d’incorporation, la médecine traditionnelle doit faire face à de nombreuses difficultés. L’héritage se perd avec la disparition des guérisseurs, dont le nombre diminue avec les générations. Plus encore, cette médecine est menacée par la disparition des ressources naturelles et le changement climatique, qui réduit l’accès aux plantes et aux remèdes utilisés traditionnellement. D’après le professeur Brascoupé, la médecine aborigène souffre d’abord d’un manque de reconnaissance de la part du gouvernement, et ensuite d’un manque de sensibilisation auprès de la population. Il souligne cependant le travail positif de l’Université McGill, qu’il considère comme leader mondial de la recherche médicale inspirée de la médecine traditionnelle contre le diabète de type 2.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/01/medecine-traditionnelle-autochtone/" data-wpel-link="internal">Médecine traditionnelle autochtone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cuisiner pour la communauté</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/17/cuisiner-pour-la-communaute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 05:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un concours culinaire au bénéfice de l’association Santropol Roulant.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La compétition annuelle de l’«<i>Iron Chef</i>», joute gastronomique et potagère organisée par l’association Santropol Roulant s’est tenue sur le campus de McGill le jeudi 12 septembre. Une demi-douzaine de restaurants, dont Crudessence, Fabrégé, Laïka, La Panthère Verte et Rumi sont entrés en compétition le temps d’une soirée sous le thème de la communauté, la bonne bouffe et la bonne humeur. Le but était non seulement de partager ses talents de cuisine, mais aussi d’organiser une levée de fonds dont les bénéfices seront versés à l’association.</p>
<p><b>Un gouteûx compte à rebours</b></p>
<p>Les équipes de cuisiniers avaient une heure pour récolter les légumes de l’«<i>Urban Garden</i>» plantés par l’équipe du Santropol Roulant sur le campus de McGill et inventer le plat de leur choix. Ne possédant qu’un équipement de cuisine rudimentaire, les équipes avaient cependant le droit d’apporter un de leurs ingrédients secrets pour complémenter leur recette. Plus encore, ils ont dû redoubler de talent et de créativité culinaire afin de séduire le jury.&nbsp; Le jury était composé de Carole Thibaudeau, journaliste à <i>La Presse</i>, Amie Watson, blogueuse pour <i>Midnight Poutine</i>, Marie-Eve Savaria blogueuse pour BRUTalimentation et de Susan Schwartz, chroniqueuse à <i>La Gazette</i>. Il a décerné le «grand prix culinaire» à l’équipe qui a réalisé le meilleur plat, le plus créatif, et avec le moins de gaspillage. Le gagnant : Crudessence.</p>
<p><b>Un rassemblement à but caritatif&nbsp;</b></p>
<p>Comme le souligne au <i>Délit</i> Chad Libelsky, directeur général de Santropol Roulant, cet évènement avait de multiples objectifs. Il s’agissait non seulement de célébrer la fête des récoltes et de rassembler les gens autour de «la bonne bouffe», mais aussi d’amasser des fonds pour l’association. Pour pouvoir participer à l’événement, les équipes devaient récolter un minimum de 500 dollars au bénéfice de l’association. Fondée il y a maintenant 18 ans, Santropol Roulant prône la nourriture comme moyen de briser l’isolement social et économique que peuvent ressentir certains Montréalais dont la mobilité physique est limitée, notamment les aînés.</p>
<p>Jessica Newfield, bénévole à l’association depuis mai dernier, dit s’être sentie attirée par l’aspect communautaire et intergénérationnel qui définit Santropol Roulant. Elle souligne le lien humain que crée la cuisine et la nourriture saine, mais aussi l’importance du sentiment de communauté qui nait lorsque les jeunes bénévoles prennent le temps de converser avec les clients, brisant ainsi l’isolement duquel ils peuvent tous se sentir victime.</p>
<p><b>Une association unique</b></p>
<p>Là où Santropol Roulant se démarque d’autres associations, c’est dans la qualité de la nourriture et dans l’aspect communautaire généré par la distribution des repas. C’est ce que Barbara-Anne, qui bénéficie des services de l’organisation depuis quelques mois, explique au <i>Délit</i>. L’association a été pour elle l’opportunité de rencontrer du monde, malgré son handicap physique qui limite sa mobilité. Santropol Roulant organise plusieurs fois par an des évènements auxquels ils invitent leurs membres, et prend en charge leur transport de façon à faciliter les rencontres avec les bénévoles. Chad Liebsky explique l’importance d’une telle initiative à Montréal où beaucoup de gens vivent seuls.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Priorité aux voitures</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/10/priorite-aux-voitures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelie Garnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 06:20:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’étalement urbain favorisé au détriment des transports collectifs.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi midi le 5 septembre étaient rassemblés, à la Maison du Développement Durable, experts et journalistes pour discuter du déséquilibre du système de financement des transports&nbsp; au Québec. La table ronde, mise en place par l’organisation Vivre en Ville, avait comme thème «Règles de financement en transport: l’étalement urbain subventionné, les transports collectifs freiné&nbsp;». Le nouveau bilan de Vivre en Ville constate qu’au Québec, les municipalités préfèrent poursuivre le développement de systèmes d’autoroutes plutôt que de mettre en place et de favoriser les réseaux de transport en commun. À la table étaient invités Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, François Cardinal, éditorialiste à <i>La Presse</i>, Gérard Beaudet, professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal ainsi que l’économiste Jean-Pierre Lessard.</p>
<p>À l’origine de ce phénomèn&nbsp;: la mise en place de la Reforme Ryan en 1992. Cette dernière avait pour but la révision du partage des responsabilités du financement des transports. La réforme stipulait que l’État était responsable à 100% des grands déplacements interurbains, et donc de la construction et de l’entretien des autoroutes. Les municipalités quant à elles devaient se charger des petits déplacements au niveau local, et devaient assumer financièrement&nbsp; au moins 50% des dépenses liées à la mise en place des transports collectifs.&nbsp;Le problème avec cette réforme est que les autoroutes sont tout aussi utilisées lors de déplacements quotidiens et interurbains. Depuis, il est donc plus profitable pour les municipalités de tirer parti du réseau routier supérieur plutôt que de développer un système de transports en commun urbain.</p>
<p>Selon Christian Savard, la première conséquence du déséquilibre des règles de financement en transport est l’étalement urbain, et donc le développement de banlieues en périphérie des centres urbains. S’en suivent une série de problèmes, tels que le développement de villes axées sur la mobilité automobile, qui rend les citoyens dépendants de leurs voitures, et qui complique leurs déplacements quotidiens. De sérieux impacts négatifs sur l’environnement sont aussi générés en raison de la pollution causée par tant de déplacements automobiles. Quant aux solutions, il faudrait, d’après lui, d’abord réaffirmer le rôle majeur de l’état dans le leadership du transport en commun et son financement, cesser l’augmentation de la capacité routière, et imposer des coûts aux municipalités, promoteurs, commerces ou navetteurs qui profitent du subventionnement des autoroutes.</p>
<p>François Cardinal insiste quant à lui sur le fait que le problème vient surtout de l’hypocrisie fiscale du gouvernement, et du décalage entre les intentions et les pratiques du gouvernement Québécois. Il propose comme solution la mise en place d’un système de péage, pour tarifer les passages sur l’autoroute afin de les limiter et décourager les citoyens d’aller s’installer hors de la ville.</p>
<p>Jean-Pierre Lessard, dans son étude sur le transport en commun, souligne le fait que, paradoxalement, non seulement les transports en commun diminuent la congestion routière et ses coûts, et sont bénéfiques pour l’environnement, mais qu’ils produisent aussi 2.6 fois plus de valeur ajoutée que l’usage de l’automobile, créant environ 1.2 milliard de dollars en valeur ajoutée, et plus de 14 000 nouveaux emplois par an. D’après lui, afin de favoriser les transports collectifs, il est nécessaire d’avoir non seulement un gouvernement efficace et capable de financement, mais aussi d’avoir des transports modernes, performants, et donc attrayants.</p>
<p><i>Le Délit</i> a demandé à Joël Thibert, professeur en urbanisme à McGill, son point de vue sur le sujet. Il insiste lui aussi sur les conséquences indirectes liées à l’étalement urbain, qui sont plus difficiles à mesurer bien que toutes aussi importantes. Il parle du phénomène de ségrégation socio-économique et ethnique, de désolidarisation des habitants des banlieues face à des problèmes considérés plus &nbsp;urbain&nbsp;» tels que la pauvreté ou l’itinérance, et bien sur la sédentarisation des populations dépendantes de l’automobile qui résulte en l’augmentation des taux d’obésité et autres maladies. Selon lui, afin de lutter contre cette tendance, il est nécessaire de bien définir et mesurer ce qu’est l’étalement urbain. Il conseille ensuite de prioriser le développement de la ville sur elle-même, et comme François Cardinal,&nbsp; il voit les péages et autres systèmes de tarification comme le meilleur moyen de lutter contre l’éparpillement urbain.</p>
<p>M.Thibert nous explique que si la plupart des étudiants habitent déjà en centre-ville pour leurs études, c’est au moment où nous voudrons devenir propriétaires, et donc serons confrontés au choix de vivre en ville ou non, que nous pourrons réaffirmer notre choix d’y résider. Les étudiants peuvent donc avoir un véritable impact sur l’étalement urbain et la valorisation des transports en commun.</p>
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