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	<title>Alexis Chemblette - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 21 Apr 2017 19:15:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Alexis Chemblette</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/21/alexis-chemblette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 19:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Secrétaire de rédaction Culture 2011 / 2017 - Vice - Journaliste</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Mon passage au <i>Délit</i>, il y a quelques années, a coïncidé avec mes premiers pas dans le journalisme. Je me suis ainsi retrouvé<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>commentateur politique à un moment où<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>j’envisageais plutôt une carrière dans les cabinets ministériels. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Au <i>Délit</i>, j’ai intégré d’emblée une équipe de rédaction animée par sa modeste mais intangible ambition de produire et diffuser un hebdomadaire en langue française au sein d’une université anglophone. Car le <i>Délit</i> c’était avant tout cette exigence d’offrir une tribune aux étudiants de tous horizons qui avaient en commun de s’exprimer en français : Québecois, Français, Maghrébins, tous réunis autour d’une appartenance linguistique et, plus largement, d’une empreinte culturelle. Nous revendiquions une sorte de dissidence malgré les critiques et railleries<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>que nous essuyions de nos confrères du <i>McGill Daily </i>et du <i>McGill Tribune</i> convaincus qu’il n’y avait point de salut en dehors du canon de pensée libéral anglo saxon.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Au <i>Délit</i>, j’ai pris le goût de l’écriture journalistique, celui de toujours adopter un regard original et critique sur les événements du monde. J’y ai saisi aussi, sur un plan plus pratique,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>le poids des contraintes et des échéances que suppose la publication d’un journal papier. Je publiais des éditos sur la politique et les affaires internationales, mais j’officiais aussi en tant que secrétaire de rédaction de la section art et culture. Un ensemble de responsabilités qui me convenait parfaitement. Mon expérience au délit m’a également appris à maîtriser l’art de l’interview, consistant à concevoir et poser des questions incisives et déstabilisantes en vue d’obtenir des réponses aussi sincères et spontanées que possible.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je me remémore aujourd‘hui les soirées interminables de bouclage du journal, le lundi… Ces chroniques qu’il fallait relire cent fois, ces articles de nos correspondants qu’on attendait fébrilement, ces mises en page laborieuses sur Indesign, mais aussi les<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>bières à trois heures du matin lorsque l’édition du lendemain était<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>enfin envoyée à l’impression. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette expérience a sans aucun doute guidé mes choix ultérieurs ; mûri mon goût pour le journalisme. J’ai notamment mis en avant cette expérience pour être embauché aux <i>Echos</i> à Paris où j’ai d’ailleurs renoué avec cette atmosphère indescriptible<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>et unique des salles de rédaction:<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>le désordre permanent, le bruit des claviers, les appels incessants des attachés de presse, et les centaines de pages de journaux qui jonchent le sol. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’ironie de l’histoire a fait qu’aujourd’hui j’écris à NY et en anglais pour <i>VICE</i>, un média d’origine montréalaise qui se rapproche du <i>Délit</i> à de nombreux égards. Je retrouve, avec des nuances, cette ligne éditoriale progressiste, cet esprit alternatif et cet engagement pour la diversité qu’incarne le <i>Délit. </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mon premier article au <i>Délit</i> portait sur le polémiste Eric Zemmour et l’amorce de la<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>radicalisation de la droite française. Un article qu’il serait nécessaire d’actualiser tant les idées défendues par Zemmour sont devenues majoritaires en France et dans d’autres pays occidentaux. C’était il y a cinq ans, à l’aube de l’élection de François Hollande … Une éternité !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il n’y a rien de plus gratifiant que de publier un article en son nom propre. <i>Le Délit</i> m’a donné cette première opportunité. Je lui en serai toujours reconnaissant.&nbsp;</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Voyage au bout de la haine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/voyage-au-bout-de-la-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 12:12:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[cahier création 2012]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avis important: veuillez noter que le présent texte contient des propos pouvant faire réagir et qui ne représentent ni les convictions du conseil éditorial ni celles de l’auteur. Ce texte n’est qu’un exercice de style présenté dans la cadre d’un cours de création littéraire et doit être considéré comme une œuvre culturelle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est 7 heures 15, ce mardi quand je me suis réveillé en sursaut. Le réveil devait sonner à 7 heures 30. Ce sont les cris, dans leur saloperie de langue, de mes voisins arabes qui m’ont extirpé de mon sommeil un quart d’heure trop tôt. Je ne ressens même plus le besoin de me plaindre. Chaque jour que Dieu fait, je subis les outrages répétés de ces dégénérés&nbsp;de bicots et de blacks: graffitis dans les cages d’escalier, ricanements et insultes de la part de ces jeunes délinquants et trafiquants en tous genres à mon passage, le soir au retour du boulot, bagarres entre bandes, tapage nocturne&nbsp;; la liste de leurs méfaits est interminable…</p>
<p>Mais après tout, je n’ai à m’en prendre qu’à moi-même: c’est moi et moi seul qui ai décidé de vivre dans cette tour HLM délabrée dont les murs lépreux se lézardent chaque jour un peu plus, dont les caves sont vandalisées régulièrement et dont les couloirs puent l’urine à vous en faire vomir. Il est vrai que le loyer peu élevé me permet de consacrer mon argent à d’autres dépenses, notamment à m’offrir quelques fantaisies sexuelles tarifées de temps en temps…</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/racisme2.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/racisme2-200x300.jpg" alt title="racisme2" width="200" height="300" class="size-medium wp-image-12677"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Sur ma table de chevet se trouve l’ouvrage de Céline Mort à crédit ainsi que ses fameux pamphlets. Je ne me lasse pas de lire et relire ces ouvrages. Céline, au moins dans son style si parfait ne mâchait pas ses mots vis-à-vis de cette autre sous-race que sont les juifs de tous poils, ashkénazes, sépharades; tous sémites dégénérés. Des  auteurs comme Céline n’existent plus! À sa place ce sont des écrivaillons qui se disent  «humanistes», ces Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut, tous juifs et dont les sales bouquins polluent nos librairies qui tiennent le devant de la scène. Ces salopards habitent Saint Germain-des-Prés ou d’autres beaux quartiers parisiens, se goinfrent de caviar et se rincent au champagne; ils sont sans arrêt interviewés dans les médias par leurs copains journalistes, juifs eux aussi. On se renvoie l’ascenseur entre youpins.
<p>Autrefois, je lisais beaucoup, je passais des nuits à dévorer les livres de mon cher Louis-Ferdinand. D’ailleurs, je manquais de sommeil, tellement je lisais. Et puis un jour, je suis tombé par hasard sur un texte de Céline, écrit après la guerre, dans lequel il regrettait, s’excusait presque de ses écrits antisémites. Cela m’a fait très mal, la terre s’écroulait! Je ne m’en suis pas remis. J’ai, pour la première fois, pensé alors à en finir avec cette vie misérable et dépourvue de sens.</p>
<p>Aujourd’hui, et depuis la mort de mon fils, c’est l’alcool qui a remplacé, pour moi, la littérature. Chaque soir, je débouche une bouteille de whiskey, de vodka ou de Cognac. Par lampées successives, assis dans mon canapé, je vide tranquillement la bouteille jusqu’à la dernière goutte en fumant des cigarettes. Je rampe ensuite jusqu’à mon lit. Parfois, je m’écroule et m’endors, ivre-mort, sur le tapis du salon.</p>
<p>Il est désormais 7 heures et demie, ce mardi matin, et je suis dépourvu de toute volonté de sortir du lit. La cuite d’hier soir me dévaste la tête, mes tempes brûlent. Ma bouche est desséchée, pâteuse. Il faudrait que je me traîne jusqu’au lavabo pour boire un peu d’eau mais je n’en ai pas la force.</p>
<p>Ce mardi est un jour particulier puisque cela fait un an, jour pour jour que mon fils Achille est mort. Pas mort d’une maladie foudroyante ou dans un accident de voiture comme en sont banalement victimes de nombreux jeunes du même âge. </p>
<p>Non, mort massacré à coups de barre de fer à la sortie de l’école par une bande de bougnoules. Ils étaient huit selon les témoins qui lâchement ne sont pas intervenus. Huit bougnoules sous l’emprise de drogues qui ont d’abord, toujours selon les témoins, demandé à Achille de l’argent. Il leur a donné les 20 euros qu’il avait sur lui. Les Arabes se sont énervés car le montant leur semblait insuffisant. Ils se sont alors saisis de lui et lui ont arraché ses vêtements. Le jetant nu sur le pavé, ils l’ont roué de coups en hurlant des insultes. Les barres de fer cognaient et cognaient faisant gicler le sang. Quand le corps de mon fils s’est trouvé réduit à une masse informe et sanguinolente, quand la vie s’est échappée de lui, les meurtriers s’en sont allés en riant et en menaçant de représailles les passants qui, ayant assisté au crime, oseraient témoigner auprès de la police.</p>
<p>Ces Arabes de la deuxième, troisième ou nième génération sont la peste de l’Occident. Paresseux, fourbes, imbus de leur personne ils pourrissent le quotidien des honnêtes Français. Leur objectif inavoué est de conquérir peu à peu le monde et d’y imposer leur saloperie de religion, l’Islam. Ils vont insensiblement y parvenir, conquérant, quartier après  quartier,  la périphérie des capitales européennes. Je ne parle pas des États-Unis où ils ont déjà pignon sur rue dans diverses villes. Quand allons-nous nous réveiller, nous les croisés du XXIe siècle? Quand allons-nous les bouter hors de nos frontières, ces bougnoules? Quand allons-nous ouvrir les yeux et nous décider à les écraser comme les cancrelats qu’ils sont? Quel leader politique va avoir le courage de reconnaître que la guerre est déjà engagée et qu’il va nous falloir la gagner? Ils sont partout, tapis dans l’ombre, ils nous assaillent insidieusement et nous restons là sans réaction.   </p>
<p>Hélas, c’est seulement dans les livres d’histoire, que l’on peut encore trouver des héros, tel Charles Martel, qui débarrassa la France des Sarrasins. Nous sommes aujourd’hui, en Occident, avachis, amollis, dans notre confort de vie, nous ne réalisons pas que notre civilisation est en péril, menacée par cette peste musulmane. Qui va enfin réaliser que Huntington a raison et que la guerre des civilisations est inévitable&nbsp;et qu’il nous faut, nous Occidentaux,  la gagner ?</p>
<p>Certainement pas nos jeunes français qui, indifférents ou inconscients de la menace qui pèse,  revendiquent un universalisme, un «love and peace» entre les peuples quand ils ne se prosternent pas carrément devant Senghor et la négritude prônée par cet auteur dégénéré.</p>
<p>L’envie d’en finir, le dégoût de la vie qui me taraude depuis des semaines, m’envahit telle une bouffée morbide qui inonde mon corps. Pourquoi continuer à vivre dans un monde gangréné, dans un monde où les meurtriers de mon fils vont s’en tirer et viendront peut être un jour me narguer…</p>
<p>Je me relève dans mon lit et délivre de son étui une gauloise blonde que je porte fébrilement à  mes lèvres d’une main tremblante. Ma gorge se délecte immédiatement de  la fumée acre, de son parfum irrésistible. Le mélange de l’alcool et de la fumée de cigarette, ce subtil élixir, a depuis longtemps enroué ma voix. L’odeur de tabac rance s’est peu à peu incrustée dans mon environnement, imprégnant irrémédiablement mes vêtements, mon mobilier, ma peau. Je me remémore soudainement un passage de Sartre, la bibliothèque du père, extrait des Mots. Rien que de penser à cette ordure de Sartre, à ce traître, pourtant talentueux, qui s’est commis avec les communistes me ramène inexorablement à cette évidence incontournable: il faut en finir avec cette vie qui n’a plus de sens. </p>
<p>Cela fait 55 ans, depuis ma naissance, que je demeure dans cette ville sinistre et sinistrée de Saint-Denis. Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le maire communiste a toléré l’invasion des immigrés, Arabes principalement, qui ont progressivement envahi les cités HLM et chassé les Français de souche. Ces Arabes qui se sont reproduits à l’infini, tels des rongeurs! Cela fait 25 ans que tous les matins, je marche 15 minutes entre le 18 boulevard Jean Jaurès où je réside et le carrefour Pleyel où je travaille. Vingt-cinq ans que je suis employé, chichement payé, comme comptable, dans cette petite entreprise qui produit et vend de la vaisselle. Chaque jour sur ce sinistre trajet, je constate la dégradation de ma ville à l’image du pays tout entier. Les boulangeries et autres commerces traditionnels ont été, petit à petit,  remplacés par des «kebab», des restaurants de couscous et autres vendeurs grecs… Où sont nos bistrots d’antan offrant des «jambon-beurre» et le ballon de rouge traditionnel? </p>
<p>Sur ce trajet quotidien, je passe devant un lycée professionnel où j’entends ces voix aux accents arabes si marqués qui me dégoûtent tellement. La langue française est malmenée, travestie en «verlan» par ces «rebeus» comme ils se désignent eux-mêmes! Notre si belle langue française sera bientôt menacée de disparition. Les coupables ne sont même pas principalement ces «singes» qui gesticulent au son de la musique Rap. Les vrais coupables, ceux qui devraient être passibles de la peine de mort et auxquels je voue une haine irrépressible, ce sont ces gouvernements successifs, de gauche comme de droite, qui ont laissé par leur inertie, leur faiblesse et leur lâcheté, les immigrés s’emparer de ce pays foulant aux pieds irrémédiablement son âme, son histoire, sa religion, et sa culture. </p>
<p>Le résultat de 40 ans de politique de soi-disant «assimilation», «intégration» est un échec flagrant: jamais ces Arabes ne pourront s’intégrer car ce qu’ils souhaitent, ces bougnoules, c’est bien au contraire, imposer leur propre culture et leur religion à la planète entière. </p>
<p>La haine, la rage, et le sang bouillonnant dans mes veines auraient pu, il y a encore quelque temps, m’inciter à déposer une bombe dans une de ces tours HLM la faisant exploser dans un grandiose feu d’artifice. Cela aurait été un beau geste symbolique: la revanche du 11 Septembre 2001 en quelque sorte&nbsp;!</p>
<p>Enfin, l’Occident obtiendrait ainsi une revanche, une vengeance, éclatante! Des centaines de morts arabes qui viendraient expier le crime commis contre l’Occident à Manhattan. Cette humiliation serait enfin lavée dans le sang. Un Français se serait levé, défiant les Américains mêmes qui n’ont été capables en représailles au 11 septembre que d’aller guerroyer en Irak et en Afghanistan!</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/racisme.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/racisme-740x493.jpg" alt title="racisme" width="740" height="493" class="size-large wp-image-12679"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Mais non je n’ai pas, je n’ai plus, la force d’envisager un tel acte qui m’aurait pourtant grandi et aurait donné un sens final à mon existence. Non, c’est le désespoir, l’anéantissement qui m’envahissent… la volonté, de plus en plus forte, d’abandonner le combat, de lâcher la rampe, d’en finir.</p>
<p>Je regarde ma montre: il est déjà 14 h 10 quand le téléphone, près du lit, retentit. Je n’ai pas vu le temps passer, l’esprit encore embué par l’alcool d’hier. À l’autre bout du fil, c’est mon patron qui s’inquiète de mon sort. Il y a longtemps qu’il a compris que mon état mental et physique se délabrait et qu’il ne pourrait plus compter longtemps sur moi… Je prétends que c’est une mauvaise grippe qui me retient au lit. Il n’est pas dupe.</p>
<p>Péniblement, je me décide à me lever, dans mes sous-vêtements souillés (je me suis pissé dessus cette nuit), pour aller  faire réchauffer un peu de café de la veille. Son goût amer me fait tressauter.</p>
<p>Je regarde par la fenêtre dont la vitre est si crasseuse que les images en sont comme embuées. J’aperçois la gare RER, là ou se dresse le tableau pitoyable de cette faune humaine, de tout ce qui existe de plus vil: voyous, gitans, mendiants, clochards, drogués se partagent le terrain qui jouxte la gare, jonché de bouteilles de verre, de seringues, et de toutes sortes d’immondices. </p>
<p>Le dégoût m’envahit un peu plus. À quoi bon continuer à vivre dans un tel monde? À quoi bon se battre seul contre les forces du mal?</p>
<p>J’ouvre la porte du placard de la cuisine et en extrait une bouteille de Glenfiddich entamée.  Je retire et rince un verre sale de l’évier encombré de vaisselle empilée.  </p>
<p>Je me laisse tomber lourdement sur le canapé défoncé du séjour. </p>
<p>Je revois subitement ma jeunesse dans cette ville de Saint Denis où je suis né et ai été élevé. J’habitais avec mes parents, à l’étroit, dans un petit pavillon dénué de confort où les toilettes se trouvaient dans le jardin. Nos voisins étaient, comme mes parents, des ouvriers ou de petits employés de bureau. À cette époque là, j’étais jaloux de mes camarades de classe qui eux habitaient dans des tours HLM car ces immeubles disposaient d’un confort moderne avec une salle de bain, des toilettes et le chauffage central. </p>
<p>Les larmes me viennent aux yeux quand je revois mon père et à ma mère: deux vies de sacrifice avec pour seul but de me faire faire quelques étude afin de m’arracher à leur condition sociale et de m’inculquer un certain nombre de valeurs françaises, chrétiennes  et morales. Ils ont réussi partiellement, j’ai réussi à obtenir ma licence de droit, je me suis marié, ma femme est décédée en couche, et j’ai hérité d’un fils.  </p>
<p>Ce sont ces valeurs chrétiennes, qui me font encore hésiter à ingurgiter ces médicaments rangés dans ma salle de bain, ces somnifères qui me feront tout oublier, pour toujours…</p>
<p>Je me verse un verre de Glenfiddich puis un autre, puis un troisième. Comme d’habitude, une douce chaleur m’envahit.</p>
<p>Il est 20 h 15. Le téléphone sonne à nouveau; je décroche péniblement.</p>
<p>C’est Max, un copain du Front National qui vient prendre de mes nouvelles. Il est veuf comme moi mais n’a pas eu d’enfant. Nous avons ensemble, depuis plus de 30 ans, collé des affiches, distribué des tracts sur les marchés et «fait le coup de poing»&nbsp; à l’occasion.</p>
<p>Il détient un pistolet et promet qu’il est prêt à s’en servir le jour de la «révolution nationale» qu’annonce le leader du Front.  </p>
<p>Le Front National, je m’y suis engagé lorsque j’étais étudiant à la faculté de la rue d’Assas en 1980. Ce parti était le seul à défendre les valeurs traditionnelles françaises, le seul à défendre les Français de souche contre les envahisseurs immigrés. Je me souviens lorsque munis de battes de base-ball nous effectuions des raids sur les autres facultés, dans l’espoir de «casser» du gauchiste. J’éprouvais déjà une haine farouche contre ces jeunes des beaux quartiers qui se piquaient d’être maoïstes le jour mais rentraient le soir à leur domicile bourgeois du 16e arrondissement.</p>
<p>Max est un gaillard de près de 2 mètres et de plus de 100 kilos , ferrailleur de son métier. À 58 ans, il reste passionné de football. Il assiste à presque tous les matches du Paris-St Germain, ce qui lui donne surtout l’occasion de faire le coup de poing contre les supporters adverses à la fin du match. Quel bagarreur ce Max! Je l’ai souvent accompagné aux matchs mais ma passion pour le foot a peu à peu déclinée. </p>
<p>Lorsque nous collions ensemble des affiches pour le Front National et que nous étions agressés par des militants de partis adverses, j’éprouvais une véritable jouissance à le voir se battre. J’avais le sentiment d’être sous sa protection tellement il est fort. La violence des coups qu’il distribuait aux uns et aux autres me subjuguait littéralement.</p>
<p>Ce soir, Max m’appelle du stade de France où il assiste au match France-Algérie. Il me confie qu’il a bon espoir qu’une virile bagarre suivra l’écrasante victoire, la défaite humiliante que l’équipe de  France va forcément infliger à celle d’Algérie.</p>
<p>Après avoir raccroché le téléphone, j’ouvre le réfrigérateur et en extrais une bouteille de bière que j’ouvre en arrachant la capsule avec mes dents.</p>
<p>Mon œil est attiré par cette lettre du tribunal de Bobigny qui traîne depuis plusieurs jours sur le guéridon de l’entrée. Je déchire l’enveloppe. Il s’agit d’une convocation. Je suis accusé de comportement raciste pour avoir exposé sur mon balcon une banderole portant le slogan: «Noirs et bougnoules, rentrez en Afrique, l’âme de OAS repose en paix». J’étais pourtant assez fier d’avoir trouvé cette formule.</p>
<p>Cette convocation au tribunal  prouve que je suis la victime d’un racisme anti Blanc, que ma liberté d’expression est bafouée. Je suis la victime d’un gouvernement qui s’est depuis longtemps couché devant les islamistes. Je suis la victime de cette laïcité biaisée qui autorise les  musulmans à prier dans les rues du 18e arrondissement. Bientôt, il y aura plus de mosquées et de minarets en France qu’il n’y a d’églises.<br>
À quoi bon lutter individuellement contre les Musulmans avec ce gouvernement qui est aux ordres des monarchies pétrolières du Moyen-Orient. Ce gouvernement qui a reçu ce salopard de Kadhafi en grande pompe à l’Elysée. Il faut dire qu’on ne pouvait s’attendre à rien de bon en élisant ce Président qui lui-même est un immigré dont le faciès prouve les origines juives.</p>
<p>Il est environ 22 heures quand le téléphone retentit. C’est à nouveau Max. Sa voix est à peine audible, presque couverte par un brouhaha fait de cris et de tumulte. Je comprends l’essentiel: la France a perdu 4 buts à zéro contre l’Algérie. Max est atterré mais il m’explique qu’on va maintenant leur faire payer cher cette victoire à ces bougnoules, qu’on est déjà  en train de leur faire «bouffer leurs couilles». Max raccroche en me promettant de faire gicler du sang. Il m’appellera demain matin pour me raconter la bagarre qu’il prédit homérique.</p>
<p>Il est 22 h 05. Je suis pétrifié par ce que Max vient de m’apprendre. Cette défaite de l’équipe de France c’est l’abaissement total de l’Occident devant l’Orient. Toutes les valeurs chrétiennes sont foulées au pied. Bien sûr, les «traitres», les immigrés de la 2e génération qui composent l’équipe de France ont dû être payés pour se «coucher» mais quand même trop c’est trop…</p>
<p>Je me dirige d’un pas presque ferme vers la salle de bains, vers ce placard contenant les boites de somnifères préparés depuis si longtemps qui, avec une bonne rasade de Glenfiddich, vont me conduire vers un monde meilleur et me faire rejoindre mon fils qui m’y attend.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/voyage-au-bout-de-la-haine/" data-wpel-link="internal">Voyage au bout de la haine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une équipe qui rayonne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/une-equipe-qui-rayonne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[adrien dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[tennis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec Adrien Dupont, entraîneur de l’équipe de tennis de McGill.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le Délit:</em> En tant qu’entraîneur de l’équipe de tennis de McGill, dont vous avez également été le capitaine et joueur, résumez votre parcours.</strong><br>
<strong>Adrien Dupont:</strong> Je suis entré dans l’équipe de tennis de McGill en automne 2006. À l’époque, l’équipe féminine était membre de l’OUA (Ontario University Athletics) alors que l’équipe masculine, qui avait le statut de Varsity II, était en train de terminer une suspension de cinq ans pour avoir refusé de participer à une compétition officielle. Dès l’année suivante, l’équipe masculine a repris la compétition, et produit, depuis lors, des résultats très convaincants.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/McGill-tennis.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-12099" title="McGill tennis" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/McGill-tennis-740x475.jpg" alt width="740" height="475"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Équipe de tennis de McGill</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong><em>LD:</em> Parlez-moi de la composition de l’équipe ainsi que des méthodes de sélections.</strong><br>
<strong>AD:</strong> L ‘équipe de tennis de McGill comporte 13 joueurs masculins et féminins. Des try-outs ont lieu une fois par an, en septembre. Tous ceux qui désirent y participer sont les bienvenus. La formule de sélection s’étend sur deux journées. La première journée, nous effectuons un filtrage qui repose uniquement sur la technique et la deuxième journée nous mettons en place des systèmes de matchs qui nous permettent de distinguer les meilleurs joueurs.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Que parvenez-vous à réaliser comme entraînements, comment organisez-vous les déplacements avec le budget dont vous disposez&nbsp;?</strong><br>
<strong>AD:</strong> C’est très simple, notre équipe ne reçoit désormais plus aucune contribution monétaire de la part de l’Université McGill. Il y a eu un plan de restructuration des équipes sportives et d’austérité quant aux budgets qui a rétrogradé l’équipe de tennis à la division&nbsp; «compétitive club». Par conséquent, nous devons nous-mêmes assurer certains frais administratifs. Ce sont les joueurs de l’équipe qui financent eux-mêmes les déplacements. L’Université McGill nous garantit néanmoins des accommodements très raisonnables en nous fournissant des terrains tout au long de la saison. Depuis quelques années, lors de la session d’hiver, nous bénéficions d’une collaboration avec le stade Uniprix qui nous fournit également des terrains.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quelle est votre réaction face aux résultats de l’équipe de football américain et que pensez-vous de la répartition des budgets entre les équipes sportives&nbsp;?</strong><br>
<strong>AD:</strong> Étant donnée notre situation, il est évident que l’on souhaite une répartie plus équitable des fonds alloués au sport. Un des problèmes majeurs est la mauvaise estimation des coûts nécessaires pour subventionner certaines équipes. En effet, un programme comme celui de l’équipe de tennis ne requiert guère un budget aussi élevé qu’une équipe de football ou de hockey. Par ailleurs, nous revendiquons un système plus méritocratique où les contributions financières de la part de l’université iraient de pair avec les résultats de ses équipes respectives. Nous avons le sentiment d’évoluer dans une université à l’ancienne où les fonds disponibles pour les équipes sont prédisposés par rapport aux traditions et à l’histoire de l’université. Or, en réalité, l’Université McGill ne propose pas une équipe de football américain compétitive, par exemple. Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Je peux citer l’équipe de squash qui rivalise avec les champions nationaux, alors qu’elle se trouve dans la même situation financière que nous. Si l’administration de McGill acceptait d’être plus généreuse à notre égard, je peux vous garantir que l’on ferait rayonner le nom de McGill à travers le Canada.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment évaluez-vous les performances de votre équipe?</strong><br>
<strong>AD:</strong> Je vais principalement évoquer l’équipe masculine étant donné que l’équipe féminine a disparu le temps d’une saison il y a deux ans. Pour vous donner un exemple, en saison régulière, nous avons battu l’Université de Montréal, lauréate des championnats canadiens par trois fois. Nous évoluons dans une ligue avec 8 autres équipes (toutes universitaires sauf celle de McGill), et nous figurons perpétuellement en haut du tableau à la fin de la saison. Nos victoires contre l’Université de Montréal sont notoires, car cette dernière dispose d’un budget annuel avoisinant les 15 000 dollars par an, ainsi que d’un coach rémunéré à temps plein. Il ne fait aucun doute que notre équipe masculine est parmi les plus compétitives du circuit. Je tiens à souligner qu’en 2010 nous avions été défaits en demi-finale des championnats qualificatifs par l’Université de Toronto, l’équipe vainqueur de cette compétition.</p>
<p><strong><em>LD</em>&nbsp;: Si vous disposez de budgets beaucoup plus restreints, quelle est la clef de votre réussite&nbsp;?</strong><br>
<strong>AD</strong>&nbsp;: Nous avons un recrutement efficace grâce à la réputation de l’Université McGill qui attire des gens des quatre coins du monde. Par conséquent, nous sélectionnons nos joueurs sur une base plus éclectique et plus intéressante étant donné la popularité du tennis dans le monde. Au-delà du recrutement, on remarque un sentiment d’appartenance à l’équipe très émouvant de la part des joueurs. Ces derniers sont conscients de nos timides moyens et sont fiers de rivaliser avec des équipes qui disposent de trois ou quatre employés. Nous avons le statut de petit poucet et cela créé un esprit d’équipe unique.</p>
<p><strong><em>LD</em>&nbsp;: Est-ce que l’Université McGill vous est reconnaissante pour vos résultats?</strong><br>
<strong>AD</strong>&nbsp;: McGill a toujours été attentive à nos résultats. Depuis notre rétrogradation, notre présence sur le site de McGill est limitée. J’assure ainsi la couverture sur internet grâce à notre site officiel, ainsi que notre page Facebook. Notre but aujourd’hui est de créer une ligue au Québec afin de ne plus être dépendant de la ligue d’Ontario. Pour cela, il nous faut un minimum de quatre équipes. J’ai par ailleurs le plaisir d’annoncer qu’une équipe se crée à l’Université Sherbrooke et qu’une autre s’amorce à l’Université Laval.</p>
<p>Plus de détails au <a href="http://www.mcgilltennisteam.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.mcgilltennisteam.ca</a>.</p>
<p><em>Propos recueillis par Alexis Chemblette</em></p>
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		<title>Nuit Blanche au Quartier des spectacles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/nuit-blanche-au-quartier-des-spectacles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 14:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bran van 3000]]></category>
		<category><![CDATA[coeur de pirate]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[nuit blanche]]></category>
		<category><![CDATA[qualité motel]]></category>
		<category><![CDATA[Quartier des spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=11373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette année encore, la Nuit Blanche qui s’est déroulée du 25 au 26 février s’est avérée le point culminant du festival Montréal en Lumière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/nuit-blanche-au-quartier-des-spectacles/" data-wpel-link="internal">Nuit Blanche au Quartier des spectacles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>La &nbsp;Nuit&nbsp; Blanche est &nbsp;l’occasion&nbsp; pour tous &nbsp;les Montréalais de profiter &nbsp;d’évènements culturels et artistiques ouverts toute la&nbsp; nuit &nbsp;et &nbsp;généralement réservés &nbsp;à quelques touristes égarés.</p>
<p>Ce&nbsp;&nbsp; rassemblement &nbsp;populaire au bon &nbsp;sens &nbsp;du&nbsp; terme &nbsp;permet à de nombreuses familles de se réunir et de&nbsp; goûter gratuitement à de&nbsp; nombreuses activités qu’elles soient sportives, culinaires&nbsp; ou &nbsp;artistiques, et d’assister aux performances d‘artistes &nbsp;connus tels&nbsp; Bran &nbsp;Van &nbsp;3000, Qualité Motel et Cœur de pirate.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_5369.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11437" title="IMG_5369" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_5369-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Au Quartier des spectacles, dès 19 heures, une &nbsp;file d’attente gigantesque se dressait devant &nbsp;la grande roue &nbsp;de la Place des Arts. Ce soir-là, les plus érudits s’étaient dirigés vers le Vieux-Port où &nbsp;le musée Pointe-à-Callières organisait une&nbsp; soirée. Cette année, la place des Arts a servi d’épicentre, ce qui &nbsp;a permis &nbsp;de rassembler plus de monde, selon monsieur Poulin.</p>
<p>Fred Poulin a insisté sur l’éclectisme &nbsp;de cette &nbsp;Nuit Blanche qui, &nbsp;à travers ses 200 activités et événements, accueille&nbsp; &nbsp;des &nbsp;gens &nbsp;de &nbsp;tous âges &nbsp;et&nbsp; surtout du &nbsp;Canada entier. Interrogé sur&nbsp; les différents facteurs qui&nbsp; facilitent la tenue d’un &nbsp;évènement &nbsp;aussi considérable que la Nuit Blanche, Fred Poulin a précisé &nbsp;que l’équipe qui l’organise s’occupe également des Francofolies ainsi que du Festival &nbsp;de&nbsp; Jazz de&nbsp; Montréal. Cette équipe a donc &nbsp;une &nbsp;connaissance assidue des &nbsp;lieux, &nbsp;de&nbsp; l’espace &nbsp;disponible, de la scène, &nbsp;et du potentiel musical qui en émane.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_5610.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11439" title="IMG_5610" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_5610-740x476.jpg" alt width="740" height="476"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Outre certains éléments culturels, &nbsp;la &nbsp;Nuit &nbsp;Blanche est &nbsp;aussi&nbsp; &nbsp;le paroxysme du consumérisme à outrance. En &nbsp;effet,&nbsp; il convenait de constater l’abondance de &nbsp;kiosques «gastronomiques» (gaufres, frites, pizzas), ainsi que la profusion de stands à bières.</p>
<p>Ce&nbsp; consumérisme exacerbé s’est surtout fait remarquer par l’omniprésence&nbsp; de &nbsp;sponsors et &nbsp;de partenaires commerciaux dont&nbsp; les logos étaient plus criants les uns que les autres. En chef de file, on retrouve la SAQ qui a su profiter &nbsp;de l’événement pour réaffirmer son monopole des produits alcoolisés, ainsi &nbsp;que &nbsp;la Banque Royale du &nbsp;Canada, dont la filière&nbsp; «<em>investmen</em><em>t banking</em>» a réalisé des profits astronomiques l’an passé.</p>
<p>Fred &nbsp;Poulin propose une &nbsp;différente approche. Ce &nbsp;dernier nous a rappelé &nbsp;que &nbsp;sans&nbsp; tous &nbsp;les partenaires &nbsp;précédemment mentionnés, cet événement populaire aurait été payant, et par&nbsp; conséquent inaccessible aux plus démunis. Fred&nbsp; Poulin a aussi &nbsp;tenu à souligner &nbsp;la&nbsp; qualité&nbsp; &nbsp;de &nbsp;la&nbsp; coopération de la Société &nbsp;des Transports de Montréal qui &nbsp;a &nbsp;ouvert ses &nbsp;lignes de métro et de bus&nbsp; jusqu’à &nbsp;6 heures du matin, ce qui &nbsp;a permis &nbsp;à de nombreux habitants de l’agglomération de&nbsp; Montréal de&nbsp; commuter vers le centre ville sans frais.</p>
<p>Le communiqué officiel des organisateurs nous rappelle &nbsp;que cette&nbsp;&nbsp; édition s’est &nbsp;distinguée des précédentes&nbsp; en &nbsp;«faisant&nbsp; &nbsp;battre&nbsp; &nbsp;le cœur du &nbsp;quartier des&nbsp; spectacles». Ce nouveau site extérieur «s’est découvert sous &nbsp;de nouvelles cou- leurs notamment grâce à l’éclairage architectural évolutif créé par Marc Tétreault et Jean &nbsp;Laurin», martèle le &nbsp;directeur de &nbsp;l’évènement. Une tendance que &nbsp;les organisateurs reprendront l’année &nbsp;prochaine selon ce même &nbsp;communiqué.</p>
<p>Nous retiendrons également pour l’édition &nbsp;2012 &nbsp;l’apparition inédite &nbsp;de produits et dégustations gastronomiques dans &nbsp;la rue,&nbsp; ainsi que &nbsp;d’une couverture internationale sans précédent.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_6003.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11441" title="IMG_6003" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_6003-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>De Manhattan au Bauhaus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/de-manhattan-au-bauhaus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:11:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[lyonel feininger]]></category>
		<category><![CDATA[manhattan au bauhaus]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des beaux-arts de Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10891</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Musée des beaux-arts de Montréal retrace l’oeuvre de Lyonel Feininger.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’exposition de Lyonel Feininger au Musée des beaux-arts de Montréal est présentée&nbsp;selon la chronologie de production des œuvres de l’auteur, une des figures majeures de l’expressionnisme.&nbsp; Lyonel Feininger a débuté sa carrière en tant qu’auteur de bandes dessinées publiées dans le <em>Chicago Sunday Tribune</em>. L’exposition commence donc par ses toutes premières caricatures, sous forme d’autoportraits.</p>
<p>Celles-ci étaient le plus souvent abstraites et caricaturaient une nature humaine harmonieuse et joviale.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 240px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/feininger-bon.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10969" title="151_LF.tif" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/feininger-bon-240x300.jpg" alt width="240" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de The Feininger Family LLC/SODRAC</span>		</figcaption>
	</figure>
À partir de 1911, monsieur Feininger&nbsp; se consacre à la peinture. Ses premières créations sont très influencées par le&nbsp; fauvisme et sont également encore largement inspirées&nbsp;de ses dessins tant par leur style que par le recours à des couleurs vives. Telle que présentée dans la deuxième salle de l’exposition, sa première série de peintures est consacrée au thème des&nbsp; moyens de locomotion de l’époque. Des peintures telles que <em>Vélocipédiste</em>s ou <em>Locomotive à grandes roues</em> révèlent les progrès techniques du début du XX<sup>e</sup> siècle en matière de transport.
<p>Toutefois, Lyonel Feininger se dégage rapidement de l’influence fauviste&nbsp;de sa première série. À&nbsp; partir de la troisième salle,&nbsp; les visiteurs découvrent le style cubiste de Lyonel Feininger. Ses premières œuvres dans ce style arborent des thématiques religieuses dont la magnifique: <em>Jésuite III</em>. Un ensemble d’arcs&nbsp; présente des jésuites entre lesquels apparait une prostituée. Monsieur Feininger s’évertuait à dénoncer les dérives de la religion. Nicolas Mak, stagiaire au Musée des beaux-arts de Montréal explique que sa série sur les hauts immeubles est la plus représentative de son style&nbsp;et qu’on y retrouve également des éléments religieux: «Lorsque&nbsp;l’on observe la série de Lyonel Feininger consacrée à&nbsp;des édifices, on remarque la prépondérance des&nbsp;cathédrales.»</p>
<p>Dans cette série, les édifices émanent d’une&nbsp;succession de pentagones, d’hexagones et d’heptagones.</p>
<p>La dernière salle nous éclaire sur le changement drastique du style de Lyonel Feininger qui prend place en 1922 lorsque celui-ci part en croisière sur la mer Baltique. Subjugué par les étendues naturelles de la côte,&nbsp;Lyonel Feininger se met en quête de «visions d’aspirations». Il cherche à interrompre la pression sur sa main lorsqu’il dessine, ce qui donne à son trait une forme de vibration.</p>
<p>Ce changement se reflète dans la série Gelmeroda, où Lyonel Feininger peint des voiliers, des paysages paradisiaques, tout en conservant son style cubiste, mais en y ajoutant des couleurs beaucoup plus chaleureuses. Ces couleurs reposantes sont supposées être également inspirées de la musique classique que Lyonel Feininger écoutait abondamment</p>
<p>La peinture de Lyonel Feininger, c’est aussi l’histoire d’un peintre Allemand dont les œuvres ont été&nbsp; dénoncées par le gouvernement national-socialiste et qui a du trouver refuge aux États-Unis à partir de 1936&nbsp;comme tant d’autres artistes.</p>
<p>Les visiteurs ne pourront&nbsp;s’empêcher de remarquer l’éclectisme de l’œuvre&nbsp;de Lyonel Feininger qui s’est intéressé à&nbsp;la photographie pendant une courte période. L’exposition est compacte; les œuvres postérieures à 1922 sont rares. Le cubisme de Lyonel Feininger,&nbsp;loin d’être aussi abstrait&nbsp;ou complexe que celui de Picasso, est infiniment&nbsp;plus facile d’accès pour le grand public.</p>
<p><em>Lyonel Feininger: de Manhattan au Bahause</em><strong><br>
Où:</strong> Musée des beaux-arts de Montréal, 1380 rue Sherbrooke Ouest<strong><br>
Quand:</strong> Jusqu’au 13 mai 2012</p>
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		<title>Les plus gros buveurs du monde</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/les-plus-gros-buveurs-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[alcoolisme]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[binge drinking]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes londoniennes]]></category>
		<category><![CDATA[londres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10059</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’alcool et ses effets ravageurs au Royaume-Uni </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on évoque la mère patrie au Canada, on aime parler du mariage du Prince William ou des épopées de David Cameron en Libye.</p>
<p>Les acteurs anglais les plus connus tels Jude Law ou Hugh Grant, toujours tirés à quatre épingles se présentent aussi élégants que coquets. Partout on jalouse l’accent British ou le Queen’s English. Un étudiant canadien sur deux accroche une photo de Londres dans son salon. Ce dont on ne parle jamais cependant, c’est l’Angleterre décadente, l’Angleterre loin, très loin de son époque coloniale et de son rayonnement à travers le monde. L’Angleterre qui a été soumise à une tertiarisation et financiarisation des plus féroces sous Margaret Thatcher a contraint ses régions industrielles et agricoles à une punition bien simple: la gueule de bois. Partout, de Manchester à Liverpool, en passant par Leeds, les ouvriers boivent, les paysans boivent, mais surtout la jeunesse désœuvrée boit. Les chiffres sont tout aussi affolants. En effet un jeune anglais sur trois de moins de seize ans a déjà été soigné pour abus d’alcool. Selon de nombreux sondages, le Royaume-Uni qui fait hostilement partie de l’Union Européenne, en est le plus gros consommateur de boissons alcoolisées.</p>
<p>C’est le cas des jeunes qui demeure le plus inquiétant dans un pays ou la culture de la bière et du scotch est ancestrale. Pour cette jeunesse anglaise en déliquescence, peu éduquée et victime de la concurrence liée à la mondialisation triomphante, la boisson n’est pas accessoire à une soirée, elle en est l’objet. Cette jeunesse a inventé le «Binge drinking», c’est-à-dire de boire un alcool sans goût qui permet d’être en état d’ébriété après seulement quelques verres. En Angleterre, 45% des jeunes de 16 à 24 ans boivent excessivement selon les normes médicales anglaises.</p>
<p>On dit que les flâneurs sont souvent ceux qui boivent trop, ce qui pourrait être une explication valide lorsqu’on sait qu’un jeune sur cinq est au chômage, et que seulement 30% des jeunes Anglais ont un diplôme universitaire. Pour ceux qui ne suivent pas de cours et ne trouvent (cherchent) pas de travail, ils ont comme seule distraction le football à la télé ou l’alcool, lorsqu’ils choisissent de ne pas combiner les deux. Le 11 septembre 2009, The Guardian annonçait que l’abus d’alcool était une cause majeure de décès chez les jeunes, mettant en cause le gouvernement anglais pour son laxisme.</p>
<p>Ce même gouvernement a néanmoins injecté des millions de livres dans une campagne de prévention qui n’a eu presque aucun impact. L’alcool chez les jeunes anglais est aussi une source de conflit entre divers partis. En effet, les instituts de recherche qui sont dotés des chiffres alarmants précédemment évoqués exercent une pression constante sur le gouvernement afin qu’il augmente les prix de l’alcool; une réforme qui pourrait éradiquer le binge drinking. Or l’adversaire principal de ces instituts n’est justement pas le gouvernement mais les lobbies, comme The Wine and Spirits Trade Association qui dénonce des chiffres falsifiés ainsi qu’un manque de sensibilisation à l’école, tout en ne revendiquant aucune corrélation entre le prix et la consommation d’alcool.</p>
<p>Nombre des jeunes qui ont participé aux émeutes londoniennes de 2011 avaient consommé des quantités d’alcool importantes. La majorité d’entre eux chôme, ce qui rend la tâche difficile lorsqu’il s’agit de les sensibiliser; mais surtout, surtout ne pas augmenter le prix de l’alcool, 3000 adolescents qui meurent chaque année, ce n’est qu’un détail de l’histoire.</p>
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		<item>
		<title>Le PLC de Zachary Paikin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/le-plc-de-zachary-paikin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 20:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[libéral]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[PLC]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Zachary Paikin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9334</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit a eu l’opportunité de s’entretenir à cœur ouvert avec Zach Paikin. Après le McGill Four néo-démocrate, le PLC aura désormais un représentant de choix.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Délit<em> s’est entretenu avec Zach Paikin au sujet de sa campagne pour le poste de président de la politique nationale du PLC et de l’actualité.</em></p>
<p><strong><em>Le Délit (LD): Connais-tu </em>Le Délit<em>?</em></strong></p>
<p>Zach Paikin (ZP): Oui je connais bien <em>Le Délit.</em> D’ailleurs je le parcours souvent lorsque je ne suis pas focalisé sur ma campagne. Je suis très admiratif des membres du conseil de rédaction parmi lesquels je connais quelques personnes.</p>
<p><strong><em><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Zach.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-9475" title="S - Zach" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Zach-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>LD: Cette campagne, nous allons évidemment l’évoquer. Tout d’abord, tu présentes ta candidature à un poste important au sein du Parti libéral du Canada. Quel est ce poste et en quoi consiste-t-il?</em></strong></p>
<p>ZP: Je me présente pour le poste de président de la politique nationale du parti. Il s’agit d’un poste très exigeant qui consiste à engager des adhérents au parti, améliorer la capacité du parti à développer des plateformes innovantes et progressistes, ce qui facilitera la tâche de celui-ci. </p>
<p><strong><em>LD: Quelle était ton implication au sein du Parti libéral du Canada avant de présenter cette candidature?</em></strong></p>
<p>ZP: J’adhère au parti depuis quelques années. Mon implication était surtout basée à Toronto; cependant, depuis que je suis à Montréal, évidemment, je suis bien plus engagé ici.</p>
<p><strong><em>LD: On voit souvent beaucoup de jeunes très engagés en politique, qui plus tard changent d’allégeance, ou même renoncent à la politique par dégoût. Qu’est ce qui t’a poussé à rejoindre le Parti libéral du Canada, hormis ta passion pour la politique?</em></strong></p>
<p>ZP: Si on analyse l’histoire de notre pays, il y a de toute évidence qu’un seul parti politique qui a su unir les canadiens lorsque les temps étaient durs, et peut aujourd’hui encore les unir: c’est le PLC.</p>
<p>Vous savez Sir Wilfrid Laurier, le premier ministre libéral à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, avait dit très clairement que l’enjeu le plus important et qui doit être adressé en priorité est l’unité nationale, car l’unité nationale enfante la cohésion, le rassemblement et le consensus, qui nous permettent d’établir les grandes réformes qui, à travers l’Histoire, nous ont toujours réussi. Il y a malheureusement actuellement une bipolarisation entre le Nouveau Parti démocrate et le Parti conservateur qui divise la société canadienne.</p>
<p>Historiquement, le PLC est le seul parti qui a su mener une politique décentralisée tout en conservant la realpolitik et un État fort. Le PLC peut prendre un rôle de leadership parmi les Canadiens mais a aussi fait porter sa voix à l’international. L’ALÉNA et d’autres grands projets ont été consolidés grâce au Parti libéral. Pour répondre à ta question, j’ai peu de respect pour les querelles internes, et les querelles de petite politique. Je suis un adepte de la politique constructive non partisane, et le PLC reflète le plus cette idéologie.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-parlement-dessin.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9479" title="S- parlement dessin" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-parlement-dessin-595x436.jpg" alt width="595" height="436"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong><em>LD: Revenons au paysage politique canadien. Le PLC est-il selon toi un parti de gauche ou de droite?</em></strong></p>
<p>ZP: Le Parti libéral est un parti progressiste avec des «<em>bold ideas</em>». Je tiens à le dire car ça doit entrer dans la tête des gens. Certaines personnes le considèrent un parti du centre, alors que le centre est historiquement un parti qui s’est placé sur l’éventail politique en fonction de la gauche et de la droite. Comment le PLC peut-il être du centre alors qu’il est en vérité un parti d’avant-garde progressiste? La sécurité sociale, c’est nous. La santé publique, c’est nous. Dois-je même rappeler que la Charte des droits et libertés, c’est nous encore? On est hors de l’éventail politique, on est en avance sur les autres. Le Parti libéral est celui qui a réussi à éliminer le déficit budgétaire. On a uni le pays et on l’a renforcé avec des gens de gauche, de droite et du centre.</p>
<p><strong><em>LD: À t’entendre, le Parti libéral c’est le général de Gaulle, un parti d’union nationale. Tu nous as rappelé toutes les grandes réformes politiques du PLC, je souhaite désormais évoquer le parti au pouvoir qui, lui, a été réélu contrairement au tien. Comment considères-tu la politique Harper?</em></strong></p>
<p>ZP: Il faudrait que nous fassions un entretien de trois jours pour évoquer tout ce qui ne va pas avec la politique de Stephen Harper mais je vais l’illustrer avec deux exemples.</p>
<p>Premièrement, la politique de justice de Harper consiste à incarcérer la majorité des criminels. Les sentences sont excessivement dures envers les jeunes qui résultent par des dépenses de milliards de dollars pour la construction de prisons qui illustrent bien le tournant sécuritaire qu’a pris Harper. Mettre des gens en prison, cela crée inéluctablement un cercle vicieux, qui annule totalement la réinsertion de ces jeunes, et ajoute accessoirement un grand coût pour le budget national qui, je vous le rappelle, est financé par les citoyens canadiens.</p>
<p>Deuxièmement, par rapport aux finances publiques du pays, sous le gouvernement Harper, le déficit budgétaire a incontestablement augmenté. Les conservateurs réduisent les impôts, ce qui diminue les recettes fiscales et par conséquent tendent vers le déficit budgétaire. Le Parti libéral sous Jean Chrétien et Paul Martin avait eu des surplus dans le budget.</p>
<p><strong><em>LD: Parlons du raz de marée des dernières élections, la vague orange comme on la surnomme. Elle a permis au NPD de rafler plus de cinquante sièges au Québec et de former l’Opposition officielle à la Chambre des Communes, titre anciennement porté par le PLC. Le NPD accusait les libéraux et les conservateurs de faire partie du même système, d’être identiques et d’entretenir le bipartisme. Confirmes-tu cette analyse?</em></strong></p>
<p>ZP: Le raz de marée du NPD n’a rien à voir avec les similitudes entre le Parti conservateur et le Parti libéral. Ils ont certes prononcé des accusations de la sorte, mais si l’on regarde les résultats, les Canadiens n’ont pas pensé ainsi. C’est au Québec uniquement que le NPD a réellement percé. Il faut savoir que dans toutes les autres provinces du Canada, le NPD ne s’est pas ajouté plus de dix sièges. Le succès du NPD n’a en fait à voir qu’avec la décrépitude du Bloc québécois qui n’avait rien d’autre à proposer que la souveraineté du Québec. Les Québécois ont d’autres priorités, ce qui les a poussés à sanctionner le Bloc en votant NPD. Je leur reconnais néanmoins un certain succès, et je reconnais également que les partis libéral et conservateur ne proposent rien aux Québécois, alors que le NPD s’est montré pro-Québécois en promouvant des valeurs socialistes et nationalistes québécoises.</p>
<p><strong><em>LD: Sachant que le Parti libéral n’est plus l’Opposition officielle, quelles sont tes ambitions pour donner un nouveau souffle à ce parti qui est aujourd’hui en déliquescence?</em></strong></p>
<p>ZP: Le Parti libéral doit être ouvert et se présenter comme un parti où tous les adhérents peuvent s’exprimer. J’ai une plateforme avec trois points centraux qui essaie d’adresser tout cela et ces trois points sont sur mon site internet de campagne <em>votepaikin.ca</em></p>
<p><strong><em>LD: Revenons au Québec. Le Québec s’est toujours distingué idéologiquement des autres provinces. Plus de justice sociale, une langue et une culture différentes, etc. Que veux-tu et que vas-tu faire pour ramener le Québec sous le giron du PLC connaissant aussi le vote historique des Québécois au PLC?&nbsp;</em></strong></p>
<p>ZP: Je suis tout d’abord très fier d’être résident québécois, je suis également très fier d’être le seul candidat à ce poste qui vient du Québec. Les intérêts du Québec ont terriblement changé; je suis certain que le Québec est conscient que ses intérêts seront mieux servis à travers le fédéralisme canadien.</p>
<p><strong><em>LD: Il y aurait selon tes propos une fierté nationale Canadienne au sein du Québec. Tu irais même jusqu’à dire un patriotisme canadien digne de celui de la France ou des États-Unis par exemple. Un Québécois serait fier d’être canadien comme un Alsacien serait fier d’être français?</em></strong></p>
<p>ZP: Je suis content que tu me poses cette question; il y a un changement extraordinaire au Québec aujourd’hui. 80% des Québécois se déclarent fiers d’être canadiens. Il y a un patriotisme canadien, c’est évident. Il y a un destin canadien et un héritage commun, c’est aujourd’hui encore plus flagrant. Il n’y aura pas de référendum, les Québécois en ont marre de tout cela; ils veulent parler éducation, santé, économie.</p>
<p><strong><em>LD: À t’entendre, l’option souverainiste serait-elle obsolète?</em></strong></p>
<p>ZP: Je ne pense pas que ce soit obsolète, mais c’est assurément secondaire. Ça se voit avec la fragmentation du PQ.</p>
<p><strong><em>LD: Prônerais-tu une fusion avec le NPD?&nbsp;</em></strong></p>
<p>ZP: Non, pas du tout. Je ne suis pas pour une alliance avec qui que ce soit. Je veux un gouvernement majoritaire libéral, et je travaille dur pour cela. En cas d’un gouvernement minoritaire, on pourrait éventuellement discuter, mais le NPD et le Parti libéral sont clairement distincts; ils ne convergent sur aucun sujet. Une alliance n’est absolument pas envisageable. Je souhaite un gouvernement libéral majoritaire, afin d’éviter des élections tous les deux ans.</p>
<p><strong><em>LD: Avec toi, le PLC s’ouvrira aux Canadiens, mais pas aux partis politiques?&nbsp;</em></strong></p>
<p>ZP: J’ouvrirai volontiers la porte du Parti libéral aux adhérents déçus des partis conservateur et néo-démocrate et du Bloc québécois. Je suis prêt à débattre, à écouter les idées des uns et des autres, mais le Parti libéral a une grande plateforme politique, que je m’acharnerai à faire progresser sans cesse si je suis élu; mais je ne veux pas entrer dans des jeux d’alliances à vocation électorale uniquement.</p>
<p><em>Propos recueillis par Alexis Chemblette</em></p>
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		<title>Obama, néoconservateur?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/12/obama-neoconservateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 02:48:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[obama]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le legs de Barack Obama à la Maison-Blanche: un écran de fumée</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En janvier 2009, monsieur Obama avait mis fin à huit ans de règne du roi George W. Bush. Ce dernier qui avait mis la terre à feu et à sang, avait mené une politique ultra-conservatrice qui avait alors suscité de nombreuses hostilités de la part de la communauté internationale. Lorsque Barack Obama le démocrate acquit la résidence de la Maison-Blanche, cette même communauté internationale avait poussé un grand soupir de soulagement. Adieu les John Bolton, Rumsfeld, Cheney et compagnie. Tous espéraient que les États-Unis reprendraient le dialogue avec Cuba, nettoieraient Guantanamo et peut-être même feraient figure d’arbitre dans le conflit israélo-palestinien.</p>
<p>En juin 2009, au Caire, Barack Obama prononça l’un de ses plus grands discours. Le monde entier vit le changement drastique de vision de la politique étrangère que portait le nouveau président. Ce jour-là, le président employa des termes jamais utilisés depuis 1947: «Il faut que la colonisation israélienne cesse, il faut que les États-Unis se réconcilient immédiatement avec le monde musulman» avait-il martelé.</p>
<p>Barack Obama a certes rappelé que la relation entre les États-Unis et l’État d’Israël était inébranlable, ce discours constituant un véritable tournant par rapport à la politique néoconservatrice de son prédécesseur. Le néoconservatisme américain consiste à maximiser les intérêts politiques des États-Unis, avec méfiance et dédain envers la diplomatie et les organisations internationales, tout en soutenant le libre-échange mondialisé, les interventions militaires au Moyen-Orient, ainsi que toutes les croisades que mène Israël. Les peuples arabes musulmans démunis, peu industrialisés et peu compétents commercialement présentaient donc l’antithèse de ce qu’un néoconservateur respecte. Barack Obama valorisait ainsi une politique plus constructiviste. Ce «Grand Monsieur» était attaché aux valeurs internationales de la paix, de la diplomatie et du consensus international.</p>
<p>Ce qu’il avait oublié ce jour-là, c’était que tôt ou tard il faudrait bien songer à la réélection. Le président des États-Unis qui a lamentablement perdu les élections de mi-mandat de 2010 fut contraint d’entretenir une relation étroite avec les républicains. Depuis lors, le prix Nobel de la paix 2009 n’a cessé de reproduire à l’identique la politique de George Bush, George Bush père ou même Ronald Reagan. Tout a commencé avec l’exécution de Ben Laden qui ressemblait plus à une opération coup de poing antisoviétique des années 70 qu’à autre chose. Hélas, cela n’a guère suffi au président Obama. En septembre 2011, lui qui avait affirmé son soutien au monde arabe deux ans auparavant, décide de refuser l’adhésion de l’État palestinien aux Nations Unies. Un vulgaire «<em>Bush move</em>» que de renoncer catégoriquement à cette juridiction palestinienne, déjà reconnue par la majorité des démocraties du monde. Même s’il est évident que de nombreux lobbys sionistes ont dû exercer une pression insupportable sur le président, et que le pragmatisme électoral ne pouvait pas être négligé, nous étions trop nombreux à estimer qu’il serait d’une autre trempe, d’une autre envergure politique, celle avec un grand P.</p>
<p>Barack Obama n’a pas dû trouver qu’il méritait vraiment son prix Nobel lorsqu’il a ordonné l’exécution d’Anwar al-Awlaqi, un citoyen américain qui collaborait avec Al-Qaïda au Moyen-Orient. Ce que le gouvernement Obama a bafoué, c’est tout simplement le droit fondamental et constitutionnel que garantit la loi américaine à ces citoyens, celui de comparaître devant un tribunal accompagné d’un avocat et d’être jugé pour ses crimes.</p>
<p>En trois ans, Barack Obama a prêté des traits inquiétants à la politique américaine. Les promesses de changement n’étaient qu’illusions, et la dure réalité n’est que trop réelle.</p>
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		<title>Droite  ou gauche? Le populisme  est partout!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/droite-ou-gauche-le-populisme-est-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexis Chemblette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[droite]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[multiculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[populiste]]></category>
		<category><![CDATA[Zemmour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la veille du début des élections présidentielles françaises, dans 7 mois, Le Délit fait le point sur le populisme de la droite française.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Français se souviennent de Jean Marie Le Pen expliquant en 1988 aux téléspectateurs que le Front National n’appartenait pas à l’extrême droite, mais constituait le socle d’une droite nationale, populaire et sociale, proche de mouvements populistes européens récents dont certains participent déjà à des coalitions gouvernementales (la Ligue du Nord en Italie en est l’exemple le plus flagrant).</p>
<p>La «droite populaire», qui connaît un essor dramatique à travers l’Europe, véhicule des propos que certains qualifieraient de populistes et de nationalistes. En effet, elle prône le retour aux valeurs traditionnelles ainsi que le refus de l’immigration et de la mondialisation qui, par le libre-échange et le droit-de‑l’Hommisme, participeraient, selon les militants, à la destruction des valeurs familiales et des civilisations européennes aux racines celtiques et chrétiennes.</p>
<p>La droite populaire ne commet ni d’écarts racistes ni de maladresses fascisantes. Elle est certes controversée, mais bien acceptée du spectre politique républicain. D’ailleurs, elle siège au parlement français non avec l’extrême droite mais avec la droite tout simplement.</p>
<p>Partout en Europe, la droite populaire plaît, car elle est plus attachée au peuple, plus terre-à-terre et plus proche des habitants qui s’il est vrai, digèrent amèrement les crises successives dont les partis de l’establishment ne parviennent pas à sortir.<br>
S’il existe un porte-parole médiatique de cette droite populaire, il se nomme «Éric Zemmour»</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 153px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/S-dessin-zemmour-alice.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8791" title="S-dessin zemmour alice" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/S-dessin-zemmour-alice-153x300.jpg" alt width="153" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Éric Zemmour est un journaliste politique et un écrivain français très médiatique et médiatisé. Éric Zemmour s’est fait connaître du grand public lorsqu’il était chroniqueur pour l’émission «On n’est pas couché» où il prenait un malin plaisir à démanteler les oeuvres que les invités de l’émission étaient venus lui présenter. Ses joutes verbales lui ont valu une popularité certes controversée, mais qui lui a permis d’être présent sur tous les plateaux de radio et télévision français consacrés à la politique («RTL matin», «Ça se dispute», «Ripostes», «C politique», etc.). Son crédo politique est complexe. Éric Zemmour jouit d’abord d’une culture historique indiscutable digne de Fernand Braudel (grand historien qui a publié de nombreux ouvrages sur l’Histoire de France), mais il défend également une vision économique du monde très protectionniste et antilibérale proche en cela d’Emmanuel Todd (économiste et sociologue qui avait prédit la chute de l’URSS). Il véhicule encore des propos très réactionnaires hostiles au féminisme et à l’immigration que ne démentirait pas Alain Soral (sociologue marxiste et nationaliste, homme politique populiste); enfin son obsession de la nation, de la République, des valeurs, des traditions, ainsi que de la culture française font objectivement de lui un des émules d’Alain Finkielkraut (philosophe reconnu pour sa critique du monde moderne, de la décadance culturelle et considéré comme archi-conservateur).
<p>Éric Zemmour est connu pour ses provocations innombrables, sur l’esclavage, la colonisation, les femmes, qui lui valent de nombreuses inimitiés; en revanche, nombreux sont ceux qui adhèrent à sa contestation de l’idéal européen, de la mondialisation ou même de l’immigration dans le contexte de crise aiguë qui frappe actuellement le Vieux Continent.</p>
<p>Éric Zemmour est donc inéluctablement un personnage très controversé, qui se présente comme le champion de l’alternative au politiquement correct dominant.</p>
<p>Décryptons ensemble son corpus d’axiomes politiques qui n’est qu’une vision édulcorée des propos de la «droite populaire», avec, pour seule distinction, qu’ils sont très médiatisés. À lui seul, Éric Zemmour est parvenu à faire ressusciter une ligne politique qui naguère était marginale et bien éloignée du paysage médiatique français.</p>
<p><strong>Sur le Néolibéralisme</strong><br>
Pour Éric Zemmour, le libéralisme économique est à l’origine de la destruction de l’ordre social. Selon lui, le libre-échange mondialisé permet aux multinationales de faire régner la loi d’airain du capital, foulant au pied les valeurs et les traditions françaises, y compris celles d’un certain capitalisme familial séculaire.</p>
<p>Éric Zemmour dénonce également l’immigration que les grandes entreprises françaises utilisent comme facteur favorisant, par la baisse des salaires qu’elle induit, l’émergence d’un capitalisme débridé générateur de profits toujours plus élevés. La main‑d’oeuvre immigrée, moins chère, exerce de fait une pression tendancielle, déjà observée par Karl Marx, sur le niveau moyen des salaires.<br>
De plus, toujours selon Éric Zemmour, les mêmes entreprises délocalisent leurs industries dans les pays en développement afin de maximiser là encore les profits. La libre circulation des Hommes et des capitaux pousse les entrepreneurs et les grandes entreprises à se désintéresser du sort économique et social de leurs nations respectives. «Quand les délocalisations ne suffisent pas à faire baisser les salaires, l’immigration dans les emplois qui ne sont pas délocalisables permet de les faire baisser», martèle Éric Zemmour.</p>
<p><strong>Des partis politiques traditionnels français</strong><br>
Éric Zemmour estime que les deux partis au pouvoir depuis 30 ans, l’UMP à droite et le Parti Socialiste à gauche, ont pratiqué peu ou prou la même politique dévastatrice pour la société française. Selon lui, les deux partis en question sont notamment responsables à part égale de l’immigration massive qui génère des tensions sociales et même des soulèvements dans nombre de banlieues de grandes villes de France. Les deux mêmes partis dominants ont voté, main dans la main, au parlement tous les textes favorisant l’intégration Européenne, la privatisation des entreprises françaises d’État et le suivisme quant à la place des États-Unis au sein de l’OTAN.</p>
<p><strong>Décryptage de ce système UMPS</strong></p>
<p><strong>Fédéralisme européen&nbsp;</strong><br>
Comme Eric Zemmour l’explique longuement dans son Mélancolie française: «Pour favoriser la création de la communauté européenne, la gauche a sacrifié son hostilité au marché, et la droite son patriotisme sourcilleux. Déjà à l’origine de la perte de souveraineté française, le système européen s’oppose frontalement au modèle social français. Éric Zemmour aurait très certainement soutenu l’Europe des six du Général de Gaulle, une Europe sociale non atlantiste, se positionnant comme tierce puissance lors de la Guerre froide et allié critique des États-Unis. Or, lorsque le Royaume-Uni et l’Espagne ainsi qu’une partie des pays d’Europe de l’Est sont entrés progressivement dans la Communauté Européenne, cette dernière a pris un tournant libéral (baisse des tarifs douanniers, financiarisation, tertiarisation, immigration, soumission aux États-Unis au sein de l’Alliance Atlantique). Éric Zemmour soupire: «Une fois encore, les Anglais avaient vaincu: le blocus continental avait été abattu». Pour lui, les eurocrates de Bruxelles veulent détruire le modèle social français, républicain et laïc. L’Europe communautaire emboite le pas des autres organisations internationales (FMI, OMC) qui n’ont de cesse d’abolir tout protectionnisme et d’exalter les vertus du libre-échange et de la mondialisation, prônés par les empires financiers Américano-Britanniques. Éric Zemmour pense ainsi comme le Général de Gaulle: «L’Europe fédérale n’aura qu’un fédérateur: les États-Unis». Éric Zemmour nous explique que 80% des lois françaises sont aujourd’hui dictées par des directives européennes, jugeant comme Philippe Seguin (homme politique français de droite et de tradition gaulliste, anti-européen) que «l’Europe est le grossiste, l’UMP et le PS sont les détaillants».</p>
<p><strong>Des interventions militaires</strong><br>
Éric Zemmour est un adepte, en matière de politique internationale et de diplomatie, du «réalisme» («Real Politik») de Waltz ou de Mersheimer. Selon lui, seules les nations sont souveraines, et les interventions militaires de la communauté internationale bafouent cette souveraineté. Zemmour estime donc que par «droits-de‑l’Hommisme» et par internationalisme, la France s’est impliquée dans des conflits militaires qui ne le regardaient pas. Pour lui, le parti socialiste et le RPR [Rassemblement Pour la République, précurseur de l’UMP, NDLR] ont, en rupture avec la pensée gaulliste originelle, soutenu à tort l’Empire Américain dans toutes ses «croisades», le refus d’intervenir en Irak en 2003 constituant l’exception qui confirme la règle. Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN décidé par Nicolas Sarkozy, le soutien Mitterrandien à la Guerre du Golfe de 1991, la participation à l’occupation de l’Afghanistan soutenue par Jacques Chirac démontrent bien que la France a perdu son indépendance stratégique et militaire pour devenir un vassal discipliné des États-Unis.</p>
<p><strong>Critique du multiculturalisme</strong><br>
Pour Zemmour, le multiculturalisme est un échec total. Éric Zemmour considère à l’instar de Samuel Huntington (le «Choc des civilisations»), que si les individus ne partagent pas un certain nombre d’éléments clés (langue, traditions, culture, voire religion), ils ne peuvent pas cohabiter durablement encore moins s’assimiler et se fondre dans une même nation. Ainsi, Éric Zemmour prône un système d’immigration assimilationniste. Les immigrants qui arrivent en France pour s’y installer doivent, selon lui, abandonner leur héritage culturel en échange de l’hospitalité du pays d’accueil. «À Rome fais comme les Romains.»</p>
<p>Éric Zemmour est nostalgique de la France de Jean Jaurès où les immigrants étaient contraints de renoncer à leur prénom, pour choisir en échange, un prénom français: «Les générations précédentes offraient cela pour montrer leur volonté de devenir français». Éric Zemmour se réfère souvent à l’intégration réussie des années 60 en France, d’immigrants qui se dépouillaient en quelque sorte de leurs oripeaux culturels d’origine et se «francisaient» avec ferveur. Éric Zemmour évoque même la Troisième République, dont la politique assimilationniste interdisait aux Bretons et aux autres de parler leur langue, leur imposant le français, «un succès républicain incontestable» selon lui. Zemmour reprend donc les propos de Gaston Kelman (homme politique d’origine camerounaise) qui sur le plateau de Ripostes disait, il y a quelques années, «Je n’imagine pas que ce soit la volonté du pays d’émigration qui détermine les critères du pays accueillant». Ce système assimilationniste est une spécificité française héritée de l’époque coloniale. En effet, la France est le seul pays colonisateur qui imposait de manière aussi assumée et volontariste sa langue, ses traditions, ses institutions, et même le catholicisme aux populations colonisées.</p>
<p>Ce système assimilationniste diffère des systèmes d’intégration à l’anglaise ou à la néerlandaise qui, eux, se contentent de fournir aux immigrés le minimum d’«outils» culturels et linguistiques pour se frayer une place sur le marché du travail.<br>
Pour Éric Zemmour, l’Union pour la Démocratie Française de Valéry Giscard d’Estaing et le Parti Socialiste d’après 1983, en se tournant vers l’Universalisme prôné notamment par des associations antiracistes, ont fait glisser la France d’une politique d’assimilation vers une forme de multiculturalisme qui a enclenché une crise identitaire française.</p>
<p>Éric Zemmour a la faculté indiscutable de pointer du doigt les maux de la société française, voire Européenne. Cependant, lorsqu’il s’agit de fournir des solutions à ces problèmes, notre chroniqueur est rarement au rendez-vous. Ce n’est pas un hasard si hélas nous retrouvons souvent ces traits caractéristiques qui ne consistent qu’à blâmer, chez les mouvements populistes. Plaire au peuple est une chose, lui venir en aide est une tâche bien plus complexe. Éric Zemmour semble avoir oublié que le Front National et autres partis de cette famille d’extrême droite n’ont jamais été que des partis de témoignage. Et lorsqu’ils prennent le pouvoir, comme à Vichy, à Vitrolles ou à Orange, nous avons toujours assisté à un fiasco complet.</p>
<p>Éric Zemmour était l’invité de l’émission Les francs tireurs sur Télé Québec le 9 février 2011. Ce jour là, Zemmour avait émis de nombreuses réserves sur le multiculturalisme Québécois, qu’il juge trop tolérant. Or, s’il est vrai que des mouvements type «droite populaire» sont inexistants au Québec, la question d’identité nationale n’en est pas moins un thème quotidien. D’ailleurs, une majorité d’entre eux se déclarent attachés à leur héritage culturel et traditionnel. Il est inutile de rappeler les nombreuses batailles que mène le Québec quant à la promotion de la langue française. Sur la question des immigrés, on se souvient de la polémique que le Journal de Montréal avait déclenché lorsque sa première page de couverture titrait: «Nos immigrants coûtent trop chers». Le Premier ministre Jean Charest a crée en 2007 une commission sur les différences culturelles et les difficultés d’intégration qui nous rappelle le ministère de l’identité nationale mis en place par Nicolas Sarkozy. Les thèmes abordés par la droite populaire et Éric Zemmour sont universels, il semble néanmoins qu’au Québec, une terre d’immigration notoire, l’approche soit moins tumultueuse.</p>
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