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	<title>Alexandre Ruiz de Porras Guédon - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Mon, 18 Oct 2010 23:36:53 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Michael Ignatieff en tournée pré électorale?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/michael-ignatieff-en-tournee-pre-electorale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 13:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dispensé de son travail en Chambre, Michael Ignatieff fustige les idées des députés conservateurs et défend un programme libéral devant les étudiants montréalais.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/michael-ignatieff-en-tournee-pre-electorale/" data-wpel-link="internal">Michael Ignatieff en tournée pré électorale?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la Chambre des communes à Ottawa n’a toujours pas repris ses sessions parlementaires, le chef du parti Libéral, Michael Ignatieff, a entamé une tournée pancanadienne des campus universitaires pour y discuter de sa vision du Canada. Le 12 janvier dernier, il se trouvait à Montréal pour répondre aux questions des étudiants de HEC Montréal et de l’Université Concordia.</p>
<h4>Prorogation et controverse</h4>
<p>Durant sa conférence, Michael Ignatieff a défendu la position du parti Libéral qui condamne la décision du premier ministre Stephen Harper de proroger le Parlement. Cette décision vient suspendre l’activité de la chambre basse alors qu’elle devait encore rendre ses décisions sur plusieurs dossiers, comme la ratification d’accords de libreéchange avec la Colombie et la Jordanie. M. Harper s’était justifié en déclarant que la situation lui permettrait d’ajuster son budget, mais Ignatieff considère ce geste avec sévérité: «M. Harper a voulu parier sur le cynisme des Canadiens et il s’est trompé», reprenant l’expression du <em>Calgary Herald</em>, le journal du fief politique de M. Harper.</p>
<p>Le chef de l’opposition a par ailleurs estimé qu’il «ne pense pas qu[e M. Harper] soit un très bon premier ministre». Insistant sur le fait que «c’est le Parlement qui est souverain, non pas le premier ministre», il en conclut que «le pouvoir de M. Harper doit être restreint par le Parlement», et non pas l’inverse.</p>
<h4>Pêche aux jeunes électeurs</h4>
<p>M. Ignatieff s’est aussi exprimé sur le faible taux de participation des jeunes de moins de vingt-cinq ans aux dernières élections fédérales. «Iggy», comme le surnomment ses partisans, a dit vouloir combattre ce «désenchantement» chez les jeunes en les invitant à se mobiliser: «c’est votre responsabilité parce que c’est votre pays». Il s’est attaqué à ses adversaires politiques qui bénéficient selon lui de l’intérêt anémique de certains envers la politique.</p>
<h4>De l’Alberta à l’Afghanistan</h4>
<p>M. Ignatieff a également répondu à des questions portant sur des sujets épineux. À propos des sables bitumineux de l’Alberta, il s’est dit contre la fermeture des sites d’exploitation, mais estime qu’il faut les nettoyer pour préserver l’environnement. Favorable aux énergies alternatives, il s’est également exprimé en faveur du nucléaire.</p>
<p>Concernant la mission canadienne dans la province afghane de Kandahar, M. Ignatieff justifie les «engagements du Canada envers l’ONU et l’OTAN». Mais alors qu’il appelle à plus de responsabilité politique chez les jeunes et à l’ouverture d’un débat sur l’Afghanistan, il clos le débat après la première remarque critique de la part d’un étudiant. De quoi laisser désirer sur la profondeur des échanges lors de cette tournée nationale aux allures de campagne pré-électorale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/michael-ignatieff-en-tournee-pre-electorale/" data-wpel-link="internal">Michael Ignatieff en tournée pré électorale?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Les pétrolières brisent la glace</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/24/les-petrolieres-brisent-la-glace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier, la série nationale de conférences <em>Oil and Ice Tour</em> de la World Wildlife Fund faisait un arrêt à McGill. Les deux journalistes et auteurs invités ont sonné l’alerte quant à l’exploitation pétrolière au Canada.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/24/les-petrolieres-brisent-la-glace/" data-wpel-link="internal">Les pétrolières brisent la glace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le réchauffement climatique et la fonte des glaciers sont des phénomènes de plus en plus exposés par les médias, l’organisme World Wildlife Fund (WWF) cherche à attirer l’attention de la population sur un autre enjeu majeur du XXIe siècle: l’exploitation pétrolière dans le Grand Nord canadien et en Alberta. La tournée nationale de conférences <em>Oil and Ice Tour</em> s’est arrêtée à McGill vendredi dernier. Les deux journalistes invités –Ed Struzik, auteur du livre <em>The Big Tha</em>w, et Andrew Nikiforuk, auteur de <em>Tar Sands</em>– ont dressé un portrait inquiétant de la situation.</p>
<p>D’ici 2050, deux-tiers des ours polaires et 15 000 lacs dans les environs du delta du fleuve Mackenzie pourraient disparaître si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, selon Ed Struzik. Soulignant d’abord la richesse de cette région si fragile du globe qu’est le Grand Nord canadien, M. Struzik a ensuite démontré à quel point ce territoire était ravagé par l’activité humaine. Le journaliste a cité des «statistiques plutôt juteuses» pour les compagnies d’exploitation d’énergies fossiles, indiquant que l’Arctique recèlerait 30% des ressources mondiales du gaz et 13% du pétrole pas encore découvertes. Alors que «pipelines et mines veulent dire prospérité et argent, les habitants des régions de l’Arctique devront s’habituer aux conséquences de l’implantation de l’industrie pétrolière dans les décennies à venir», a fait savoir M. Struzik.</p>
<p>Le second conférencier, Andrew Nikiforuk, a discuté des sables bitumineux en Alberta. Il a expliqué que cette province a toujours été tournée vers ses ressources premières, mais que, «ce qui est nouveau, c’est la rapidité et l’échelle à laquelle l’exploitation se fait de nos jours». Il n’a pas manqué l’occasion de critiquer les politiciens, tous partis confondus, allant même jusqu’à qualifier le Canada de «pétro-État».</p>
<p>M. Nikiforuk s’en est pris à l’exploitation du pétrole qui, selon lui, a modifié notre mode de consommation et a «codé notre système financier». Commentant brièvement la crise économique, il a estimé que «la volatilité financière sera[it] désormais monnaie courante à cause de notre dépendance» à une ressource d’énergie non renouvelable.</p>
<p>Citant les Chinois et même l’Armée américaine, devenue pionnière dans les énergies renouvelables, Andrew Nikiforuk a invité l’audience à réduire son empreinte sur l’environnement. M. Struzik, quant à lui, est allé jusqu’à envisager un traité de l’Arctique pour réguler l’activité humaine dans le Grand Nord. Un dossier à suivre pour le Canada… </p>
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		<item>
		<title>La recherche se dérègle à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/recherche-se-deregle-a-mcgill/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 01:56:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’administration de l’Université tente de modifier sa politique de réglementation de la recherche.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/recherche-se-deregle-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">La recherche se dérègle à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La question sur la recherche militaire a encore une fois fait débat lors de la réunion du Sénat de l’Université mercredi dernier. Dans la nouvelle politique qu’elle a présenté à l’instance décisionnelle qui regroupe administrateurs, étudiants, professeurs et employés, l’administration souhaite voir la suppression de la réglementation existante sur la recherche militaire et l’insertion d’une clause sur l’anonymat de la source de financement.</p>
<h4>La polémique</h4>
<p>Lorsqu’à l’automne dernier, William Foster, vice-président exécutif adjoint aux politiques et aux procédures, a publié une nouvelle ébauche de la politique de réglementation de la recherche, Demilitarize McGill a vivement réagi. Ce groupe étudiant qui s’oppose à la présence militaire en milieu académique et qui prône un renforcement de l’encadrement éthique dans la recherche s’est d’emblée montré très réticent.</p>
<p>Dans cette ébauche, les articles mentionnant l’encadrement de la recherche militaire étaient supprimés et une clause garantissant l’anonymat de l’entité qui finance la recherche a été ajoutée. Pour le moment, les professeurs doivent remplir une déclaration avant d’entamer leur recherche. Ils doivent aussi spécifier si oui ou non leur recherche est reliée au domaine militaire et doivent en mesurer les éventuels effets bénéfiques ou néfastes.</p>
<p>«On a fait une demande d’accès [aux formulaires] auprès du secrétariat général de McGill, mais on nous a répondu que dans leurs archives, il n’y a aucune trace de ces documents […] depuis 2002», a expliqué Alexandre Vidal, membre de Demilitarize McGill.</p>
<p>M. Vidal a qualifié cette attitude d’«atteinte à la démocratie. Il est très problématique que dans une institution publique comme McGill, on ne sache pas ce qui se passe, surtout quand ça inclut des recherches financées par l’armée, qui est une autre institution publique.» Il a également noté des «éléments gênant au niveau de l’encadrement éthique» dans l’ébauche de M. Foster.</p>
<h4>Recherche et transparence</h4>
<p>«La question est de savoir si la politique de transparence adoptée par McGill en 1988 a été constamment violée par l’administration», a lancé M. Vidal. Ce dernier a expliqué que toutes les suggestions proposées par Demilitarize McGill ont non seulement été écartées, mais que les sections de la politique qui concernaient ces suggestions ont aussi été retirées.</p>
<p>«Il doit y avoir beaucoup d’argent impliqué, c’est peut-être l’une des raisons, mais une des principales motivations pourrait bien être l’atteinte à la réputation de McGill [du moment où] on l’associerait, par exemple, au développement d’armes», a‑t-il poursuivi.</p>
<p>Des recherches militaires ont lieu à McGill depuis le début de la Guerre froide. En mars 1987, des étudiants de McGill avaient occupé les locaux du vice-président à la recherche en réaction aux études menées par les professeurs Roman Knystautas et John H. Lee sur les armes thermobariques pour le compte du Département de la défense nationale des États-Unis. Après six jours, la police était parvenue à déloger les étudiants. Suite à cet événement, l’administration avait décidé d’adopter une politique de réglementation sur la recherche en février 1988. Elle y avait notamment apporté deux dispositions, les sections 10 et 11, qui encadrent la recherche liée au domaine militaire.</p>
<h4>Embrouille entre les Sénateurs</h4>
<p>Lors de la rencontre du Sénat de mercredi dernier, plusieurs sénateurs ont questionné l’administration sur la nouvelle ébauche. Denis Thérien, vice-président à la recherche de l’Université McGill, s’est expliqué en indiquant que l’institution s’aligne «par rapport à ce que d’autres universités font au Canada», précisant que les questions posées aux chercheurs «portent à confusion parce qu’elles ne demandent pas si la recherche est financée par l’armée, mais plutôt si elle a des applications militaires».</p>
<p>Pour Sarah Woolf, sénatrice de la Faculté des arts, il n’a pas suffi de prétexter un alignement avec le reste du G13, le groupe des universités canadiennes les plus performantes en matière de recherche, pour justifier la nouvelle ébauche. «McGill doit s’efforcer et s’efforce d’être un chef de file au sein du G13, a‑t-elle affirmé, mais supprimer ces clauses reviendrait à faire un pas en arrière qui ne démontrerait en aucun cas un sens du leadership. Cela porterait à croire que McGill essaie d’être [un pôle de recherche] aussi attractif que les autres membres du G13, au détriment de notre éthique.»</p>
<p>M. Thérien s’en est défendu en soutenant que c’est «une mauvaise équation de dire que la recherche financée par le domaine militaire est mauvaise et que le contraire est bon», ajoutant qu’«il n’y a pas de raison de [garder] une étape bureaucratique supplémentaire».</p>
<p>La sénatrice Woolf a répliqué que c’est «justement parce qu’il n’y a pas de consensus sur la question de savoir si la recherche militaire est nuisible ou pas, [qu’il existe des] raisons pour garder cette démarche bureaucratique».</p>
<p>Le président de l’Association des étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles, Daniel Simeone, a jugé qu’«il y a une part fondamentale de responsabilité de la part du chercheur de signaler la source de financement pour un projet». Il a considéré que «si un donateur souhaite faire un don à titre anonyme, il pourrait le faire à travers la fondation McGill, qui à son tour redistribuerait ensuite le montant» au programme de recherche souhaité.</p>
<p>C’est la première fois que McGill tente de changer sa politique de réglementation de la recherche depuis 1991. Le Sénat se rencontrera à nouveau le 2 décembre prochain pour adopter le nouveau texte, avec ou sans modifications. À l’heure de mettre sous presse, M. Thérien était malheureusement indisponible pour répondre aux questions du <em>Délit</em>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Référendum de l’AÉUM: trois questions</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/referendum-de-l%e2%80%99aeum-trois-questions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 05:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Roman feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) a invité les trois comités concernés à un débat tenu jeudi pour discuter des trois questions qui seront soumises au jugement de tous les étudiants de premier cycle. Le premier comité du «oui» à avoir pris la parole a été celui du Fond pour projets à développement durable&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/referendum-de-l%e2%80%99aeum-trois-questions/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Référendum de l’AÉUM: trois questions</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/referendum-de-l%e2%80%99aeum-trois-questions/" data-wpel-link="internal">Référendum de l’AÉUM: trois questions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) a invité les trois comités concernés à un débat tenu jeudi pour discuter des trois questions qui seront soumises au jugement de tous les étudiants de premier cycle.</p>
<p>Le premier comité du «oui» à avoir pris la parole a été celui du Fond pour projets à développement durable (FPDD). Si la question reçoit une majorité de votes en sa faveur, l’Université McGill s’est engagée à débourser dans le FPDD un montant équivalent à chaque dollar versé par les étudiants. Dès le semestre prochain, pour une période de trois ans, les étudiants auraient à verser 50 cents par crédit et par session, soit un montant de 6 à 7,50 dollars par semestre, afin de financer des projets durables sur le campus. Toutefois, les étudiants du premier cycle n’auront pas la possibilité de retirer leur cotisation comme il est possible de le faire pour plusieurs autres services, le Midnight Kitchen, par exemple.</p>
<p>Le montant récolté serait géré par un comité paritaire chargé d’évaluer et de donner la priorité à des projets proposés par les étudiants eux-mêmes. Le groupe de travail du FPDD serait composé de huit membres, à savoir quatre étudiants et quatre personnes de l’administration, qui approuveraient par consensus les projets proposés.</p>
<p>C’est le président de l’AÉUM, Ivan Neilson, qui est venu défendre la deuxième proposition sur les frais des ambassadeurs. D’après lui, les étudiants «devraient être en faveur de cette question parce qu’elle remplit un besoin que nous avons chaque année, c’est-à-dire d’aider un plus grand nombre d’étudiants à enrichir leur expérience académique à l’extérieur [de McGill], mais aussi de nous aider localement à envoyer nos étudiants talentueux à l’extérieur pour contribuer au rayonnement de notre campus».</p>
<p>Le financement des délégations étudiantes s’élèverait à un dollar par étudiant par semestre, mais les étudiants auront la possibilité de retirer leur cotisation à chaque semestre. Ivan Neilson a noté que des voyages pour des compétitions ou des conférences ont déjà lieu, «mais ils ne sont pas accessibles à tous les étudiants parce que le coût est trop élevé». Il a indiqué que «tous les étudiants devraient contribuer aux divers déplacements [des délégations étudiantes] parce que ça nous rapporte à tous».</p>
<p>La troisième question du référendum porte sur le renouvellement des frais payés par les étudiants à la Clinique d’information juridique de McGill (CIJM). La CIJM est un service gratuit offert par les étudiants de la Faculté de droit de l’Université McGill depuis 1973 qui offre de l’information juridique de qualité, confidentielle et bilingue aux étudiants de McGill et au public en général. Afin de pouvoir continuer ses opérations, la CIJM demande aux étudiants de voter pour le renouvellement des frais payés pour les cinq prochaines années. Depuis 1999, les frais sont de 3,25 dollars par étudiant et par semestre, ce qui représente 94% du budget de la clinique. Si le «non» l’emportait, la CIJM fermerait ses portes, faute de budget. «Beaucoup d’étudiants viennent nous voir pour obtenir de l’information sur comment résoudre des problèmes de location ou sur des litiges au travail», a lancé Charles Gauthier, étudiant en droit et directeur de la clinique.<br>
<strong><br>
Pour voter:</strong> <a href="http://ovs.ssmu.mcgill.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://ovs.ssmu.mcgill.ca</a> ou <a href="www.vote.electionsmcgill.ca" data-wpel-link="internal">www.vote.electionsmcgill.ca</a>, du 10 au 12 novembre. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/referendum-de-l%e2%80%99aeum-trois-questions/" data-wpel-link="internal">Référendum de l’AÉUM: trois questions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>La primauté du français: une valeur québécoise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/la-primaute-du-francais-une-valeur-quebecoise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 01:19:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la décision de la Cour suprême de rendre la loi 104 inconstitutionnelle, des manifestants se sont réunis en face des bureaux de Brent Tyler, l’avocat qui a porté l’affaire en justice.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/la-primaute-du-francais-une-valeur-quebecoise/" data-wpel-link="internal">La primauté du français: une valeur québécoise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat cacophonique sur la question linguistique au Québec a été relancé le 21 octobre dernier lorsque la Cour suprême du Canada a jugé la loi 104 inconstitutionnelle. Les magistrats ont donné raison aux familles d’enfants qui ont eu recours à la justice il y a sept ans pour pouvoir envoyer leurs enfants à l’école anglophone. À Montréal, quelque dizaines de manifestants ont protesté mercredi dernier contre cette décision. La manifestation a eu lieu devant les bureaux de Me Brent Tyler, l’avocat qui a mené l’affaire en justice au nom desdites familles, et a été organisée par le Réseau de résistance du Québécois (RRQ), un organisme en faveur de l’indépendance du Québec.</p>
<p>La Charte de la langue française, ou loi 101, prévoit que seuls les enfants dont l’un des parents a fréquenté un établissement scolaire anglophone au primaire au Canada peuvent aller à l’école en anglais à leur tour. Les immigrants et les francophones n’y ont donc ni accès, ni droit. Certaines familles avaient néanmoins trouvé un moyen pour envoyer leurs enfants dans les écoles anglophones subventionnées. Entre 1997 et 2002, environ 4000 enfants auraient bénéficié des écoles «passerelles », des institutions scolaires privées qui offrent aux enfants une éducation en anglais pour leur première année, leur permettant ainsi de passer par la suite à l’école publique ou subventionnée en anglais.</p>
<p>En 2002, le gouvernement Landry avait voulu mettre fin à ce phénomène en ajoutant des dispositions à la loi 101, connues comme le projet de loi 104. Des parents avaient alors contesté la loi 104 afin de pouvoir conserver le droit d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone. Selon eux, la loi 104 portait atteinte à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et des libertés, qui garantit aux citoyens canadiens de recevoir leur éducation dans la langue officielle de leur choix. Ils s’étaient donc tournés vers la justice, appelant Me Brent Tyler à défendre leur cause. La Cour suprême leur a finalement donné raison par une décision prise à l’unanimité.</p>
<p>Face à cette décision, des boucliers se lèvent chez les souverainistes. «Le français devient de plus en plus marginalisé à Montréal», a lancé Julien Gaudreau, membre du RRQ, qui s’alarme de voir la population francophone de Montréal «passer sous la barre des 50 %». Patrick Bourgeois, responsable du RRQ, a déclaré qu’«il faut absolument faire quelque chose. Montréal, c’est la moitié du Québec. Si on perd Montréal, comment peut-on encore parler d’un Québec fort et en santé?»</p>
<p>Julien Gaudreau a cependant affirmé que «les anglophones à Montréal ont en général une bonne attitude et sont bilingues pour la plupart, mais que les allophones ne reçoivent pas le message comme quoi le français est la langue du Québec lorsqu’ils arrivent ici», précisant que «beaucoup d’entre eux s’intègrent à la communauté anglophone et se coupent du Québec français en faisant ce choix».</p>
<p>Pour Patrice Vachon, autre membre du RRQ, la loi 101 a été «charcutée par les articles de la Constitution [canadienne] de 1982». Il est allé plus loin, affirmant que le Québec s’est fait «imposer une décision par une Constitution que le Québec n’a jamais signée et que, donc, la loi ne devrait pas être applicable au Québec». M. Bourgeois, lui, a confessé avoir été «dérangé au plus haut point» par la décision. Il a souligné l’importance de la loi 101 comme un «outil indispensable pour la pérennité de l’identité québécoise».</p>
<p>Sous une mer de drapeaux fleurdelisés, Victor Charbonneau, président de l’Union des peuples libres métis et québécois, a jugé que la décision de la Cour suprême ne visait qu’à «garder le Québec soumis». Il s’est dit en faveur de l’application «de lois qui répondent aux besoins d’ici», considérant le Québec comme étant «une société distincte» du reste du Canada. «Comment s’expliquer pourquoi on parle encore français au Québec sinon par la rage de survivre?», s’est-il interrogé.</p>
<p>À l’intérieur des locaux du bureau d’avocats, Me Jean-François Bertrand a estimé que les manifestants n’étaient pas «au bon endroit». «J’ai l’impression que c’est à la Cour suprême qu’ils devraient aller manifester, [même si] probablement [elle] leur dirait la même chose parce qu’elle ne fait qu’interpréter les lois». Au sujet de M<sup>e</sup> Tyler, M<sup>e</sup> Bertrand a affirmé qu’«il est un avocat, alors il a fait son travail». Me Bertrand a jugé qu’«en bout de piste, [les manifestants devraient] aller protester devant le Parlement de Québec». Il a ironisé qu’il faut «se prêter de bonne guerre à la pression démocratique, comme ce [que les manifestants] sont en train de faire en ce moment».</p>
<p>Patrice Vachon a considéré que la meilleure solution serait d’appliquer la loi 101 aux institutions anglophones. La Cour suprême à donné un an au gouvernement du Québec pour modifier la loi 104. «Nous garderons la pression tout au long de l’année», a assuré Julien Gaudreau. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/la-primaute-du-francais-une-valeur-quebecoise/" data-wpel-link="internal">La primauté du français: une valeur québécoise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quoi de neuf à Kandahar?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/quoi-de-neuf-a-kandahar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 18:25:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier, Ben Rowswell, représentant du Canada à Kandahar, est venu discuter<br />
des enjeux dans la région afghane après les récentes élections.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«La mission du Canada en Afghanistan ne requiert pas un engagement idéologique. Elle doit donner la priorité aux besoins de la population et aider le gouvernement afghan à y répondre.» C’est ainsi que Ben Rowswell, réprésentant du Canada dans la région de Kandahar, a exprimé la philosophie de sa diplomatie alors qu’il était de passage à McGill.</p>
<p>Dans le dernier rapport trimestriel au Parlement sur l’engagement du Canada en Afghanistan datant de juin dernier, on peut lire que «le climat de sécurité en Afghanistan a continué de se détériorer». Les enjeux sont de taille pour le Canada et ses partenaires internationaux en Afghanistan, en particulier dans la province de Kandahar, la région sud-est du pays, «qui mobilise le plus gros des efforts canadiens», lit-on dans ledit rapport.</p>
<p>Malgré la recrudescence des violences, Ben Rowswell a laissé paraître sa détermination à reconstruire la région en lançant que «les Afghans n’ont pas de problème avec le système politique [et électoral] actuel». Au contraire, il semblerait «qu’ils aiment choisir leurs gouvernants, d’autant plus que c’est une génération qui n’a jamais eu à le faire et en a maintenant le choix», at- il laissé savoir. Cependant, M. Rowswell a noté que «la crédibilité du gouvernement est extrêmement faible au Kandahar», ajoutant que ce phénomène ne s’est pas amélioré à cause des récentes «irrégularités et des fraudes» aux dernières élections présidentielles du 20 août dernier.</p>
<p>M. Rowswell a admis qu’il y a eu de la «controverse» à la suite des dernières élections, organisées pour la première fois par les Afghans depuis la chute du régime taliban en 2001. Il s’est dit optimiste pour les élections parlementaires et municipales de l’an prochain, notant que cellesci seront les premières depuis l’instauration de la Constitution afghane en 2004.</p>
<p>Parmi les grandes lignes de l’engagement du Canada en Afghanistan, M. Rowswell a évoqué les trois projets de premier plan du Canada dans la province de Kandahar, qui sont le barrage Dahla et le système d’irrigation, l’éradication de la poliomyélite et l’accroissement de l’accès à l’éducation. «Il y a des niveaux extrêmement élevés d’analphabétisme » en Afghanistan, a rappelé M. Rowswell, ajoutant qu’il est «difficile pour la population rurale d’avoir accès aux services livrés» par les organisations et les ONG.</p>
<p>Sur le thème de la sécurité, le rapport au Parlement indique qu’«en mai et en juin, les attaques des insurgés à l’échelle du pays ont été plus nombreuses que durant tout autre mois depuis la chute du régime taliban en 2001». Cette intensité est due au fait que la saison des combats débute lorsque la saison de la récolte du pavot s’achève, ayant eu lieu en mai cette année. M. Rowswell estime que «l’amélioration du système d’irrigation permettra d’éradiquer la culture du pavot pour laisser place à l’agriculture traditionnelle du pays, comme celle de la grenade ou du blé».</p>
<p>M. Rowswell considère l’OTAN comme étant un acteur «primordial» dans la lutte anti-insurrectionnelle. «S’il y a une organisation multilatérale qui fait du bon travail, c’est bien l’OTAN», a‑t-il déclaré. Il a estimé que «la prémisse générale [selon laquelle] on devrait dépenser plus dans le développement que dans le militaire» est «correcte», mais «rien ou peu ne peut être fait sans la sécurité».</p>
<p>Il a rappelé à quel point l’Afghanistan «dépend de ses partenaires étrangers» pour aider les citoyens à rendre leur pays stable, démocratique et autonome et a avoué qu’«un changement dans la région serait bénéfique» pour atteindre ces objectifs.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>NDLR: Le Canada investira jusqu’à 12 millions de dollars dans l’éducation, 60 millions pour lutter contre la polio et 50 millions pour la remise en état du barrage Dahla d’ici 2011. 80% de la population de Kandahar habite le long du système d’irrigation du barrage Dahla. 132 soldats canadiens ont perdu la vie depuis l’envoi de troupes au printemps 2002 par le gouvernement Chrétien. En vertu de la motion adoptée par la Chambre des communes le 13 mars 2008, le Canada mettra fin à sa présence militaire à Kandahar en 2011.</p>
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		<title>Manifestation anti-Bush</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/manifestation-anti-bush/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/manifestation-anti-bush/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 21:21:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Local]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En marge de l’allocution de George W. Bush à Montréal du 22 octobre dernier, des manifestants ont dénoncé la venue du président américain controversé.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque 200 personnes se sont rassemblées devant l’hôtel Reine Elizabeth où George W. Bush est venu faire une allocution jeudi dernier. Plusieurs collectifs et associations avaient appelé à la manifestation qui a duré environ trois heures. Les protestations se sont déroulées dans un calme relatif, encadrées par une escouade anti-émeute, des policiers à cheval et à bicyclette, ainsi que des chiens policiers, qui ont formé un mur devant l’entrée de l’hôtel.</p>
<p>«Retourne dans ton ranch» et «George Bush tu nous entends, Montréal te dis vas-t-en», n’étaient que quelques-uns des cris que scandaient les manifestants. Ces derniers s’étaient déplacés pour protester contre «la présence de George W. Bush à Montréal, mais aussi pour rejeter le courant d’idées qu’il représente et qui nous menace encore», pouvait- on lire sur des tracts distribués par des membres du collectif Échec à la guerre.</p>
<p>Selon Marie-Claire, membre de ce collectif, «la Chambre de commerce [de Montréal] n’aurait pas dû inviter» M. Bush. Un autre manifestant, William Sloan, avocat et président de la section canadienne de l’Association américaine de juristes, a déclaré le président Bush comme «persona non grata», jugeant tout bonnement que George Bush «ne devrait pas avoir accès au territoire canadien». Faisant écho à de nombreuses pancartes brandissant des slogans peu flatteurs, Bernard Beaulieu, de Québec solidaire, et M. Sloan ont dit considérer «George Bush [comme] un criminel de guerre».</p>
<p>Charles Lemieux, porte-parole du collectif Échec à la guerre, a déclaré qu’il «ne déplore pas, [mais qu’il] dénonce» la venue du président américain. M. Lemieux s’est reporté à 2003, lorsque «des dizaines et des centaines de milliers de Montréalais marchaient ici même pour s’opposer à la guerre d’agression que [l’administration Bush] a déclenché contre l’Irak», qualifiant l’invitation de la Chambre de commerce de Montréal d’«affront».</p>
<p>Le porte-parole du collectif a dressé un bilan très critique des huit années de présidence de «W». Il a énuméré religieusement les accusations portées contre le quarante-troisième président des États-Unis, qui à ses yeux représente «le déclenchement de deux guerres illégales contre l’Afghanistan et contre l’Irak, l’autorisation de la torture à grande échelle, l’autorisation de détentions arbitraires, les attaques contre les libertés civiles aux États- Unis, la détention d’immigrants aux États-Unis sans justification et sans procès, la négation des évidences scientifiques sur la question environnementale, le non-engagement dans Kyoto, les politiques néolibérales et tant d’autres».</p>
<p>Outre ces accusations, M. Lemieux a surtout voulu «attirer l’attention sur la signification politique» de cette invitation. D’après lui, «le cercle de dirigeants à Montréal […] et le milieu de l’industrie militaire de toute évidence redemandent des idées de George Bush». «De quoi se parlent-ils en ce moment entre deux bouchées de caviar», a‑t-il lancé, poursuivant que «les gens fortunés du Canada se payent George Bush non [pas] comme une curiosité, mais comme un porte-parole d’idées rétrogrades que des gens ici veulent réhabiliter».</p>
<p>À l’écart de la manifestation, certaines personnes dénonçaient la manifestation elle-même. Alain Doucine, ancien élève en informatique à McGill et actuaire de formation, était de ceux-là. Il a qualifié les manifestants de «gens dangereux», de «fan club de Saddam Hussein» et d’«humanistes sélectifs» parce qu’ils «dénoncent Guantanamo, mais oublient les prisonniers politiques du régime de Castro». M. Doucine a par ailleurs estimé que les manifestants auraient plutôt dû manifester contre le fait que «le Québec exporte de l’amiante chrysolite, une arme de mort massive à déflagration lente et cruelle, vers des pays abusant des libertés civiles» et d’autres torts semblables au lieu de s’en prendre à «l’alliance du monde libre».</p>
<p>Les forces de l’ordre ont dû parer des chaussures lancées par des manifestants à plusieurs reprises. La manifestation s’est soldée par quelques arrestations et par la mise à feu du <em>Star Spangled Banner</em> et d’un pantin à l’effigie de George W. Bush par des manifestants quelque peu surchauffés.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelles limites à la tolérance?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/quelles-limites-a-la-tolerance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la polémique causée par les activités du groupe <em>Choose life</em> survenue il y a deux semaines, le professeur Morton J. Mendelson s’est joint à une table ronde pour discuter avec l’AÉUM sur la régulation des activités étudiantes sur le campus.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 8 octobre dernier, l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) a tenu une table ronde pour discuter des critères déterminant si un événement peut avoir lieu ou non sur le campus, suite à une conférence controversée organisée par le club étudiant anti-avortement <em>Choose Life</em>.</p>
<p>Le groupe avait suscité la polémique début octobre en annonçant une conférence donnée par José Ruba, co-fondateur du Centre canadien pour la réforme bio-éthique, intitulée «Échos de l’Holocauste». Au cours de sa présentation, M. Ruba a comparé la pratique de l’avortement au génocide perpétré par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La conférence devait avoir lieu dans les locaux de l’AÉUM, mais elle fut censurée lors de la réunion bimensuelle du Conseil législatif de celui-ci le 1er octobre dernier. La motion de censure a été votée en réaction à ce que l’AÉUM craignait être un événement qui violerait sa Constitution et sa politique d’éthique.</p>
<p>Faisant fi de ladite motion, le club <em>Choose Life</em> a quand même décidé d’organiser la conférence dans un local étant hors de la jurisdiction de l’AÉUM, dans le bâtiment Leacock, à la même date et heure et montrant le même contenu que prévus. En pleine conférence, l’AÉUM a sommé les organisateurs de clore l’événement et a fait appel à l’administration pour tenter d’y mettre fin. Cependant, l’administration a décidé de laisser libre-cours à la conférence.</p>
<p>Le professeur Morton J. Mendelson, vice-principal exécutif adjoint à la vie étudiante et à l’apprentissage de l’Université McGill, a le dernier mot sur les événements qui se tiennent sur le campus. C’est pour cela qu’il a été invité à discuter avec les étudiants sur les «limites du tolérable».</p>
<p>M. Mendelson a cependant dit ne «pas savoir où est la limite» raisonnable et acceptable pour un événement étudiant de ce genre, laissant aux étudiants le soin d’exprimer leurs points de vue sur la question. «Lorsque je n’ai pas la réponse, je consulte les autres», a‑t-il fait savoir. Il a également tenu à préciser que «les limites sont vagues» et que «l’Université est apolitique, séculaire et ne suit pas une ligne idéologique, mais [comprend] que certains étudiants veuillent s’exprimer sur [des] sujets » tels que l’avortement.</p>
<p>Dans cette perspective d’expression des opinions divergentes, Mohammed Ashour, étudiant à la maîtrise en neuroscience, a lancé qu’«il ne devrait pas y avoir de place pour la propagande sur le campus, mais plutôt pour un dialogue ». Il a ajouté que «la polémique peut parfois être une bonne chose, mais qu’il ne faut pas mélanger l’émotionnel au rationnel».</p>
<p>Sarah Woolf, sénatrice de la faculté des arts et conseillère de l’AÉUM, a jugé qu’«il n’y avait pas de place pour le dialogue [lors de la conférence du club <em>Choose Life</em>]» et s’est dite «profondément déçue par la façon dont l’administration a géré l’affaire». M. Mendelson a répondu qu’il n’y «avait pas de place pour le dialogue puisqu’il y avait des perturbateurs qui empêchaient le déroulement de l’événement». Il a déclaré partir du principe que la présence à la conférence était laissée à la discrétion de chacun.</p>
<p>Corey Omer, conseiller de l’AÉUM pour les clubs et services, a dit souhaiter une «plus grande régulation» des activités et événements ayant lieu sur le campus. Il a noté que, bien que «la limite soit, au final, subjective, une limite devrait être fixée, tout en respectant la politique d’éthique» de l’AÉUM. À la fin de cette table ronde, l’AÉUM est revenue à son point de départ, n’ayant pas su prendre le toreau par les cornes et aborder directement la question qui faisait polémique.</p>
<p>Le club <em>Choose Life</em> n’a pour l’instant subi aucune «sanction» depuis. Le débat sur la liberté d’expression et la liberté de rassemblement est relancé.</p>
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		<item>
		<title>McGill décerne un doctorat honorifique à Bill Clinton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/mcgill-decerne-un-doctorat-honorifique-a-bill-clinton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier, le 42e président des États-Unis d’Amérique s’est vu remettre un doctorat <em>honoris causa</em> en droit de la part de l’Université McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d’une cérémonie privée, le président Bill Clinton est venu rejoindre les rangs de récipiendaires d’un doctorat honorifique de l’Université McGill. C’est en l’honneur de ce «leader mondial et défenseur des droits de l’homme » que l’Université lui décerne le diplôme, a débuté la professeur Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill. L’éloge au président américain a été marquée par la déclaration de Mme Munroe- Blum indiquant que Bill Clinton est «un philanthrope qui s’est un jour retrouvé président».</p>
<h4>Aux côtés de Roosevelt</h4>
<p>Quarante-deuxième président des États-Unis et fondateur de la Fondation William J. Clinton, Bill Clinton est l’une des rares «personnalités qui incarnent aussi parfaitement […] l’image du chef de file mondial», a déclaré Mme Heather Munroe-Blum. «Tout au long de sa présidence et des années qui l’ont suivie, le président Clinton a témoigné d’un engagement indéfectible en faveur de la justice sociale dans le monde. L’ascendant exemplaire qu’il exerce est pour nous une véritable source d’inspiration et une incitation à nous surpasser. C’est un honneur de pouvoir reconnaître officiellement ses immenses contributions», a poursuivi Mme Munroe-Blum.</p>
<p>C’est la deuxième fois que l’Université McGill honore un président américain. En 1944, en plein conflit mondial, Franklin D. Roosevelt, trente-deuxième président des États-Unis, et Winston Churchill, premier ministre britannique, reçurent un doctorat honorifique en parallèle de la Conférence de Québec.</p>
<h4>Une amitié déclarée</h4>
<p>La cérémonie s’est déroulée dans la plus grande tradition mcgilloise. Le cortège d’honneur et la cornemuse à sa tête ont donné un ton solennel à cet événement historique pour l’Université alors que les hymnes nationaux canadiens et américains ont résonné dans la salle et dans les coeurs. Le professeur Anthony C. Masi, viceprincipal exécutif de l’Université, a confirmé la remise du diplôme au nom du Sénat de l’Université.</p>
<p>C’est ensuite le chancelier H. Arnold Steinberg qui a invité le «Dr. Clinton» à adresser son discours, provoquant le rire et les applaudissements du public. L’ex-président démocrate a tout d’abord voulu ajouter à la longue liste de ses faits et mérites énumérés par Mme Munroe-Blum qu’il a «été le président américain qui est venu le plus de fois en visite au Canada», lui valant les applaudissements de la salle. M. Clinton a déclaré son amitié envers le Canada. Il a ensuite dressé plusieurs parallèles entre les deux pays, parmi lesquels il a cité «les cowboys américains et canadiens, les vastes prairies et l’importance de l’individualisme». Mais il considère qu’il y a un communautarisme au Canada qu’il n’y a pas aux États-Unis. «Le communautarisme n’est pas une notion de gauche ou de droite, ça veut simplement dire que nous sommes tous interdépendants les uns les autres», a‑t-il indiqué.</p>
<h4>Lutte contre la faim</h4>
<p>Parmi les nombreux sujets abordés dans son allocution, Bill Clinton a parlé de la crise alimentaire mondiale, véritable fléau pour plus d’un milliard d’êtres humains, selon le dernier rapport des Nations Unies. M. Clinton a saisi l’occasion pour discuter du problème de la faim, rappelant que c’était la Journée mondiale de l’alimentation. Le même jour, sa femme, la Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, martelait que «la sécurité alimentaire est liée à la sécurité tout court. La faim chronique met en danger les individus, les gouvernements, les sociétés et les frontières nationales ».</p>
<p>Bill Clinton a partagé quelques unes de ses expériences sur le terrain, notamment en Indonésie après le tsunami de 2004, au Rwanda ou bien en Haïti en tant qu’envoyé spécial de l’ONU. Il a finalement appelé à une «conscience mondiale» afin de faire face aux défis du XXIe siècle. «Nous ne pouvons pas les surmonter à moins de les affronter ensemble», a‑t-il plaidé.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p><abbr title="Note de la rédaction">NDLR</abbr>: Une personne sur dix souffre de malnutrition dans le monde. D’après le dernier rapport de l’ONU, la planète a vu le nombre de mal-nourris augmenter de 200 millions en deux ans. Lors du sommet du G8 à l’Aquila, en Italie, les principaux pays industrialisés se sont engagés à débourser plus de 22 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour la promotion de la croissance économique fondée sur l’agriculture. Le Canada portera son aide au développement à hauteur de 0,70 % de son PNB cette année.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Conversation avec Morton J. Mendelson</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/06/conversation-avec-morton-j-mendelson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:36:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi dernier, Morton J. Mendelson, vice-président exécutif adjoint à la vie étudiante et à l’apprentissage de l’Université McGill, a convoqué la presse étudiante pour discuter d’un sondage que l’administration s’apprête à diffuser parmi les étudiants cette semaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Que peut faire la direction universitaire pour que ses services de soutien aux étudiants soient davantage sensibilisés aux différences culturelles et personnelles, tout en respectant les objectifs académiques fondamentaux de l’Université?»</p>
<p>C’est de cette question dont voulait discuter Morton Mendelson, vice-principal exécutif adjoint à la vie étudiante et à l’apprentissage de l’Université McGill, lorsqu’il a rencontré la presse mcgilloise jeudi dernier. «Notre population étudiante est très diversifiée, affirme M. Mendelson, mais à quel point?»<br>
Il peut être lu dans le communiqué remis aux journalistes par M. Mendelson que l’Université n’est «pas en mesure de décrire [sa] diversité, étant donné qu’elle ne pose pas de questions par rapport à celle-ci au moment de l’inscription des étudiants». «Sans une meilleure connaissance des étudiants qui fréquentent l’Université, il nous est difficile de servir nos étudiants de façon aussi satisfaisante que nous le souhaiterions. Le présent sondage entend combler cette lacune», poursuit le communiqué.</p>
<p>M. Mendelson indique qu’il s’agit là d’une «étude démographique». L’approche des associations étudiantes a été mentionnée comme une solution possible, mais elle n’est pas toujours facilement opérable par l’administration. «Ce sondage nous aidera à mieux comprendre [les étudiants], car ils ne sont pas toujours ouverts à [l’idée de] faire des déclarations sur leur vie personnelle à l’administration», a‑t-il indiqué.</p>
<p>Il ajoute que l’Université a «un certain nombre d’étudiants pour qui [elle n’a] pas de services». Le sondage portera donc sur une variété d’aspects de la vie privée de chaque étudiant, allant de renseignements généraux sur la langue parlée par ce dernier, en passant par leur opinion sur le financement des études et la religion. Aussi, les participants resteront dans l’anonymat.</p>
<p>En ce qui concerne la question de la religion, M. Mendelson a precisé qu’«elle n’est pas tout à fait appropriée de nos jours», mais qu’il serait bon pour l’Université de savoir jusqu’à «quel point certains étudiants éprouvent le besoin d’observer leurs rites religieux». Les questions du sondage portant sur ce sujet serviraient donc à aider l’établissement à mieux accommoder la population mcgilloise en ce sens.</p>
<p>La rencontre a également été l’occasion d’aborder une foule d’autres sujets sur lesquels M. Mendelson a été franc et a mené un dialogue ouvert. En ce qui concerne les retards des <em>coursepacks</em>, il a signalé que la situation devrait s’améliorer. Il pense que le matériel de classe s’informatisera de plus en plus rapidement dans les années à suivre, «ce qui est en même temps bénéfique pour l’environnement», a‑t-il dit.</p>
<p>Sur la question de la hausse des frais de scolarité, qui représente une frein à l’accès à l’éducation supérieure pour certains, M. Mendelson tranche sur la question en affirmant que «notre but est que les étudiants de McGill ou les futurs étudiants n’aient pas à se soucier du financement de leurs études». «Nous sommes bien loin de ce but», confie-t-il, mais il assure qu’«il y a eu du progrès» ces dernières années.</p>
<p>Un dernier mot a été dit sur la place du français à McGill. M. Mendelson se souvient lorsqu’il y était étudiant dans les années 1960. «On entendait pas ou très peu le français sur le campus», dit-il. Il juge que depuis, la place du français s’est «nettement améliorée». Il a toutefois indiqué que le pourcentage de francophones a diminué ces dernières années, alors que le pourcentage des allophones est en hausse.</p>
<p>Enfin, M. Mendelson considère que «la chose la plus importante pour McGill est la qualité de ses étudiants», et rappelle que l’université «veut aider ses étudiants tant sur le plan intellectuel que personnel». Même s’il sera impossible de régler immédiatement chaque problème soulevé, M. Mendelson assure qu’au final, «le but [du sondage] est d’avoir des données qui nous permettront de mieux servir nos étudiants». Alors, que fait-on? Mord-on à l’hameçon, Morton?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/06/conversation-avec-morton-j-mendelson/" data-wpel-link="internal">Conversation avec Morton J. Mendelson</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>McGill Français souffle sa 40e bougie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/mcgill-francais-souffle-sa-40e-bougie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 15:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/612</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant que le bilinguisme à McGill se fait statue de cire...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Commission des affaires francophones (CAF) de l’Association des étudiants de l’Université McGill a tenu une réception au Thomson House mercredi dernier pour commémorer le 40e anniversaire du mouvement McGill français. Le 28 mars 1969, l’Université McGill avait connu l’une des plus grandes démonstrations populaires des années soixante, lorsque quelque 10 000 nationalistes, ouvriers, syndicalistes et étudiants participaient à une manifestation afin d’exiger le bilinguisme au sein de l’Université McGill. La CAF s’en est souvenue. Retour quarante ans en arrière.</p>
<p>«Il faut ici, je crois, se rappeler l’époque», dit M. Mark Wilson, ancien étudiant à McGill et rédacteur en chef du McGill Daily lors des événements. «Rétrospectivement, je dirais que nous étions arrivés à un moment critique de la Révolution tranquille, cette époque où le Québec semblait rattraper cent ans de retard en cent mois, ou presque», raconte-t-il. La manifestation, baptisée «Opération McGill» et devenue par la suite «McGill français», avait été préparée pendant trois mois. M. Wilson, se rappelant la tension qui régnait à la manifestation, a laissé un témoignage poignant. «Nous redoutions un affrontement violent avec la police. Ces craintes avaient été de plus en plus encouragées dans les jours précédant la manif par tout un [tapage] médiatique prévoyant [un affrontement]. En arrivant devant McGill, on voyait sur le campus des centaines de policiers en rangs serrés, armés jusqu’aux dents, tout droit sortis d’un film d’Eisenstein. En même temps, tout en appréhendant le pire, on jubilait.»</p>
<p>M. Carman Miller, qui enseignait à l’époque l’histoire canadienne, s’est également exprimé: «le Canada était prospère et changeant. J’avais choisi d’enseigner à McGill pour Montréal, et non pas pour McGill. Montréal était l’endroit idéal pour voir le changement arriver et McGill était l’objet idéal pour rendre l’éducation accessible. L’Opération McGill avait un agenda social», estime-t-il.<br>
Le tour d’horizon a été complété par M. Laurier Lapierre, qui enseignait également à McGill lorsque survint la manifestation. Pour cet ancien sénateur, il s’agissait d’avoir une «administration bilingue [afin qu’elle puisse] s’associer aux idées sociales québécoises», martelant que «vous ne pouvez pas être au Québec sans être du Québec.» M. Wilson, lui, prône l’ouverture. Il «croit [que la manifestation a] donné une forte impulsion à un débat de société sur l’accès des jeunes Québécois au capital intellectuel représenté par McGill, sans parler de l’accès des mcgillois au capital intellectuel québécois».</p>
<p>À ce jour, l’université a pris de nombreuses mesures afin d’accommoder les étudiants francophones au sein du «monstre sacré» de l’élite anglophone, selon le terme de M. Wilson. Pour Hugues Doré-Bergeron, étudiant en droit et membre de la CAF, des progrès ont été faits, mais il y a une «perte de vitesse dans la mesure où il y a une perte d’étudiants francophones.» Il est d’avis que «ce serait à l’université de faire d’abord [plus] d’efforts» pour attirer plus d’étudiants de langue française. M. Doré-Bergeron déplore aussi que «l’implication des étudiants francophones est assez mince», poursuivant que «notre plus gros défi est d’aller chercher les francophones».<br>
L’Université McGill a beaucoup évolué depuis ces quarante dernières années et la CAF, du haut de ses deux ans, a pour but de mettre en place une myriade de services pour les étudiants francophones. Cependant, Alana Boileau et Amélie Gouin, toutes deux commissionnaires de la CAF, regrettent que l’administration n’ait pas supporté la réception de mercredi parce que, disent-elles, «elle sème la controverse.»</p>
<p>C’est finalement dans une perspective de progrès et vers une célébration du bilinguisme que la CAF a tenu cette réception, afin de maintenir le dialogue –bilingue, s’il vous plaît– avec l’administration de McGill, et pour que le bilinguisme soit perçu comme une richesse culturelle, un privilège et une chance pour les étudiants.</p>
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		<title>Robert Fisk à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/10/robert-fisk-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 14:58:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/563</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le journaliste du quotidien britannique The Independent écorche la complaisance de l’establishment canadien envers Israël</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«La situation au Moyen-Orient est catastrophique», a lancé d’entrée de jeu Robert Fisk dans une conférence donnée à l’UQÀM le 20 février dernier. Le correspondant au Moyen-Orient du journal britannique <em>The Independent</em> a dressé le topo de la situation dans cette région turbulente et a commenté la couverture médiatique qu’en font les journaux occidentaux.</p>
<p>Après avoir lu quelques extraits d’articles tirés de grands journaux canadiens concernant le récent conflit israélo-palestinien dans la bande de Gaza, M. Fisk a interpelé l’audience en affirmant qu’on peut lire «des articles bidons dans la presse canadienne.» Il s’est d’ailleurs plaint à ce sujet: «Pourquoi les journalistes ne posent pas les questions qui dérangent?». D’après lui, les journalistes occidentaux «ont couvert le [récent] conflit comme s’il s’agissait d’un match de football», avec des gagnants et des perdants. Et c’est ce «travestissement de la réalité» que dénonce M. Fisk. «Il faut [que les journalistes occidentaux osent] confronter la réalité, et non plus essayer d’assurer le peuple.»</p>
<p>Non sans qu’il y ait apparence de contradiction, M. Fisk ajoute croire «que les journalistes se doivent d’être neutres, impartiaux et du côté de ceux qui souffrent.» Il affirme la nécessité de «parler des morts et des survivants», prenant pour exemple sa couverture des affreux événements de Sabra et Chatila en 1982. M. Fisk a aussi dénoncé la banalisation de l’accusation d’antisémitisme. «Lorsque de nombreux journalistes sont ainsi qualifiés s’ils critiquent Israël pour certaines conduites, c’est un scandale, une calomnie», s’est-il indigné. M. Fisk a aussi dénoncé la censure. Il a dit de pas subir de censure de la part de son rédacteur en chef, contrairement à un certain nombre de ses collègues américains. D’un autre côté, il s’est félicité de voir que, pour la première fois, des journalistes palestiniens ont couvert les événements et a qualifié Al-Jazeera de «bénédiction pour les journalistes.»</p>
<p>M. Fisk a aussi commenté les politiques occidentales menées au Proche-Orient. Il s’est révolté de voir l’ancien premier ministre britannique Tony Blair comme envoyé de la «paix» dans la région. «Comment ce menteur peut-il se croire l’envoyé de la paix après avoir trempé ses mains dans le sang de centaines de milliers d’Irakiens?», s’est-il exclamé. En ce qui concerne la politique étrangère américaine, il s’est permis un brin d’humour, commentant que «la situation avec Hillary Clinton ne va pas changer, car elle veut être la prochaine présidente. Elle n’a pas intérêt à changer fondamentalement le discours américain au sujet d’Israël.» M. Fisk semble n’épargner personne. Pour ce qui en est de la nouvelle administration américaine, il s’est montré sceptique. «Il n’y a là-bas [à Washington] que la machine du pouvoir politique (…). Si on ne comprend pas cela, on ne comprendra jamais qu’il n’y a aucun mouvement pour régler le dossier israélo-palestinien», a‑t-il expliqué, ne ratant pas l’occasion pour indiquer que le Canada est en guerre en Afghanistan et a noté que «M. Ignatieff n’est pas différent de&nbsp; M. Harper.» M. Fisk n’en finit pas d’invectiver la classe au pouvoir. Il a poursuivi en disant que les dirigeants «transforment les forces de maintien de la paix en forces de maintien de la guerre».</p>
<p>C’est aussi en historien que M. Fisk s’est adressé. Il a dit avoir calculé qu’il y aurait actuellement vingt-deux fois plus de soldats occidentaux au Moyen-Orient qu’il n’y avait de croisés au XIIe siècle. Citant des figures emblématiques de la lutte arabe, M. Fisk a dit que «Lawrence d’Arabie avait déjà compris la situation.» Il laisse paraître son effarement face au manque d’attention que l’on porte à l’histoire. «Nous ne prévoyons rien, nous ne pensons pas à l’avenir et nous n’en parlons pas. Nous ne comprenons rien, ni la frustration ni la colère que ces gens [au Moyen-Orient] ressentent», a‑t-il dit.</p>
<p>La franchise de M. Fisk est presque déconcertante. Souhaitant «donner un exemple de la façon de voir la réalité» à travers son métier, M. Fisk a fini par lancer une invitation à l’engagement en disant que «nous devons accepter que nous sommes tous sur la ligne de front.» Et après avoir interpelé l’audience face à ce défi, il a conclu qu’il «devait y avoir un moyen».</p>
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		<title>Carrefour écologiste</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/03/carrefour-ecologiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 16:03:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tête dans les nuages, le Mouvement interculturel pour l'environnement prend des buvards de pluie acide.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les associations environnementales sont bien souvent perçues comme des institutions opaques, comptant parmi leurs rangs des militants prêts à investir des sommets internationaux et à assaillir des cargos en brandissant des drapeaux et des slogans. En pleine crise économique et environnementale, le débat écologique prend de l’ampleur. Les associations voient un afflux d’adhérents, ou du moins, signalent un plus grand support de la part du grand public.</p>
<p>Lidia Guennaoui, co-fondatrice du Mouvement interculturel pour l’environnement (MIE), est une militante environnementaliste et travaille dans un quartier multiethnique de Montréal où elle fait de l’éducation environnementale. Le MIE est un organisme à but non lucratif qui cherche à aider les communautés culturelles à développer leur propre conscience environnementale, tout en faisant de l’interculturalisme une partie intégrante des réflexions sur l’environnement. Son objectif est de créer une plate-forme de communication qui favorise les échanges de connaissances entre tous les acteurs.</p>
<p>En racontant l’action du MIE, elle démystifie cet univers. «Nos actions tournent autour de l’éducation environnementale, basée sur le dialogue et l’échange au niveau de la perception de l’environnement», explique-t-elle. Le MIE favorise «la promotion d’une approche pluraliste» sur la question écologique au sein des communautés et quartiers de Montréal.</p>
<p>Dès sa création, en 2007, le MIE a été approché par des organismes et des compagnies afin de sensibiliser leurs employés à la question environnementale. Mme Guennaoui raconte que les formations offertes visent aussi à «sensibiliser ces organismes à une certaine approche des différentes communautés culturelles» montréalaises. Cependant, elle souligne qu’en aucun cas le MIE ne «prétend apporter une réponse» au défi écologique, et précise que le MIE est en quelque sorte un vecteur véhiculant le dialogue entre différentes communautés montréalaises sur la question écologique. En ce qui concerne les groupes environnementaux québécois, elle note que «le mouvement vert a un seul discours au Québec. Il s’agit pour nous d’être critiques par rapport à cette optique.» Le MIE peut être perçu comme un relais entre le public et les organismes. Mme Guennaoui jongle avec les mêmes mots pour souligner que le MIE «est vraiment un espace d’échange et de discussions critiques où les gens peuvent développer leur propre esprit critique à l’égard de la question environnementale.»</p>
<p>La notion d’interculturalisme peut paraître vague lorsqu’il s’agit de thèmes écologiques. Lidia décrit pourtant le concept avec simplicité: «qui dit interculturalisme, dit échange.» Elle ajoute que «notre philosophie est liée à l’aspect interculturel, donc on favorise l’échange d’idées, on n’entend pas imposer une certaine perception.»</p>
<p>Le MIE organise des ateliers et des événements qui visent à changer la perception du public sur l’environnement. Tous les premiers mercredi du mois, le MIE projette des documentaires dans le cadre des séries Éco-Monde. Ce sont des documentaires engagés, à caractère environnemental et social, qui touchent des gens à la fois d’ici et d’ailleurs.</p>
<p>Bien que Mme Guennaoui dise que «les résultats ne peuvent pas être quantifiés», elle ajoute que «la perception qu’ont les autres sur l’environnement peut beaucoup nous apporter.» Être environnementaliste n’est pourtant pas sorcier ni un mystère d’initiés. C’est une pratique toute bénigne que certains mènent au quotidien, profitant à tous. C’est un geste civique et moral. Le MIE est une de ces organisations qui témoignent de la volonté de certains pour changer notre environnement et notre entourage.</p>
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		<title>McGill assainit ses finances</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/02/17/mcgill-assainit-ses-finances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Ruiz de Porras Guédon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 18:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Anthony Masi, le gel des droits de scolarité serait un obstacle à l’excellence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/02/17/mcgill-assainit-ses-finances/" data-wpel-link="internal">McGill assainit ses finances</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«McGill ne peut rester insensible à ce qui est un sérieux déclin des perspectives économiques du monde, de l’Amérique du Nord et du Québec», lance le professeur Anthony C. Masi, doyen de l’Université McGill, lors d’un entretien destiné à discuter des mesures que l’université compte prendre pour faire face aux crises économique et financière. La crise qui frappe les bourses à travers la planète vient s’immiscer dans la poche de l’université pour faire un trou dans sa bourse. Et les sous semblent tomber un à un.</p>
<p>D’entrée de jeu, M. Masi annonce que «nous anticipons des pertes dans nos revenus cette année». Après avoir dressé un bilan de la situation financière actuelle, M. Masi prévient que les politiques de cette année seront plus austères que celles des années précédentes. «Depuis le début de mon mandat [en décembre 2005], j’ai toujours eu le plaisir de présenter un bilan dont les revenus augmentent, mais cette année j’avoue ne pas en être certain», note-t-il. Et c’est cette incertitude que craint M. Masi, «d’où le besoin de créer un <em>taskforce</em>, afin de réévaluer les perspectives et les priorités. C’est tout le sens d’un plan de relance en cas de crise», explique-t-il.</p>
<p>La situation financière n’aidant pas à la tâche, M. Masi assure que le <em>taskforce</em> lui permettra de faire des épargnes dans certains secteurs pour éviter de faire des coupures de budget dans d’autres. Il avoue que «des erreurs ont été commises dans les années quatre-vingt-dix, en voulant couper de façon uniforme le budget de tous les secteurs, en particulier dans le budget des infrastructures.» M. Masi prend l’exemple de la bibliothèque Redpath, indiquant qu’il a fallu six ans d’investissements et d’efforts constants pour revenir au deuxième rang des bibliothèques nationales, «largement derrière la première.» Mais il se veut rassurant: «McGill fait de merveilleux projets avec si peu d’argent!», s’enthousiasme-t-il.<br>
Aujourd’hui, l’Université McGill tente plus que jamais de fusionner les subventions de l’État et les revenus provenant des frais de scolarité – ainsi que les subventions provinciales qui les accompagnent. C’est en jongleur que M. Masi semble devoir travailler en ces temps de crise. D’un côté, les subventions fédérales vont principalement financer les recherches, dont la plupart sont allouées aux étudiants des cycles supérieurs. De l’autre côté, les subventions provinciales sont attribuées aux facultés en fonction de la quantité d’étudiants qui les fréquentent. «Il est impossible de continuer à être une université de premier rang dans une province qui empêche l’augmentation des frais de scolarité», raconte-t-il, poursuivant que «le gouvernement fédéral a annoncé une réduction des subventions pour la recherche».</p>
<p>En ces temps difficiles, M. Masi dit vouloir offrir le plus d’aide possible aux étudiants en difficulté financière. «Pour chaque dollar d’augmentation de frais de scolarité, trente cents nets seront versés à l’aide financière pour garantir l’accès de ceux et celles qui n’en ont pas les moyens», explique-t-il. Il estime qu’«en général, nos frais de scolarité sont trop faibles par rapport à la qualité de l’éducation que nous voulons offrir et par rapport aux attentes de nos étudiants.» D’après lui, l’université étant sous-subventionnée et ayant des frais de scolarité trop faibles, «la chose la plus difficile à faire est de doter nos étudiants d’aide financière. D’où l’argent est-il supposé venir?», se demande-t-il. M. Masi s’interroge aussi sur le fait que le Québec enregistre l’un des taux d’inscription les plus bas, alors que la province a des frais de scolarité inférieurs à la moyenne nord-américaine. Certains projets visant à réaménager le campus ont été mis de côté à cause de la situation financière actuelle. M. Masi raconte que «certains projets peuvent vous [les étudiants] sembler peu sexy», comme ceux qui ont lieu actuellement en face des bâtiments Brown et James. M. Masi raconte qu’un tunnel fut jadis construit entre les bâtiments MacDonald et Ferrier. À travers ce tunnel sont acheminés des réseaux électriques, de chauffage et de téléphone notamment. «Ce tunnel aurait besoin de réparations dont le coût pourrait bien s’élever à dix millions de dollars, peut-être plus. Mais cela signifierait deux étés de travaux et des perturbations majeures sur le campus. Et si le tunnel venait à s’effondrer, 40 p. cent du campus se retrouverait sans électricité, ni chauffage, ni téléphone», explique-t-il. D’autres projets sont en attente, comme celui visant à rénover les laboratoires, et qui «sont des projets visibles et qui vous sont importants», ajoute-t-il. M. Masi avoue qu’il «adorerait voir la construction d’un nouvel édifice pour y installer des laboratoires.»</p>
<p>Face aux maigres revenus anticipés pour cette année, M. Masi dit faire pression sur le gouvernement provincial pour que celui-ci comprenne l’impact qu’a le changement de montants alloués à chaque faculté sur le budget annuel de l’université. Il dit aussi essayer de conscientiser le gouvernement provincial à la position unique qu’occupe l’Université McGill par rapport au nombre d’étudiants internationaux qu’elle compte. «Une partie des charges scolaires de ces étudiants est versée au gouvernement [provincial], et c’est ce même argent qui circule dans le système» pour financer d’autres universités. M. Masi demande à ce que l’université garde une plus grande partie de ces charges pour pouvoir continuer à rivaliser avec les universités nord-américaines.</p>
<p>«Le peu d’argent que nous avons&nbsp;est choquant», s’alarme M. Masi. «Nous allons devoir non seulement couper dans la graisse, mais aussi dans l’os», dit-il. En ces temps de rigueur, la politique budgétaire s’annonce frugale. Il reprend en martelant que «tout ce que nous faisons coûte de l’argent, <em>there is no such thing as a free lunch</em>.» Et à la table de discussion, il n’y avait pas de vin (un Masi par exemple), mais de l’eau.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/02/17/mcgill-assainit-ses-finances/" data-wpel-link="internal">McGill assainit ses finances</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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