Pour la première fois, McGill entame une saison avec 25 équipes de moins. Alors, comment se porte le sport mcgillois restant suite aux tumultes de l’année dernière ?
Des bons départs à confirmer
L’année scolaire commence en force pour les Redbirds : l’équipe de football américain tient son meilleur début de saison depuis 2004 (4–1). Jerry Momo a impressionné face à Sherbrooke avec 218 verges au sol, un record depuis 2009. Les gradins se remplissent aussi. Début d’automne, 5112 personnes étaient présentes dans le stade Percival-Molson, le plus grand nombre enregistré depuis 15 ans. À ce stade de la saison, les Redbirds se rangent à la seconde place du classement, derrière l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal.
McGill connaît aussi un bon début de saison en soccer. Quatre victoires, deux défaites et un match nul sont à compter pour l’équipe masculine, leur permettant de s’offrir pour l’instant la petite marche du podium. Le 9 octobre, ils recevront Laval, une affiche qu’ils ont déjà remportée 1–0 plus tôt dans la saison. Le soccer féminin est aussi sur une très bonne lancée : quatre victoires, trois défaites et deux nuls. Malgré ces résultats, les Martlets ratent de peu le podium, et devront s’imposer vendredi 9 octobre face à Laval pour rester dans la course. Certaines équipes ont déjà soulevé une coupe : le 26 septembre, les Redbirds ont remporté la Coupe Hardy en rugby en s’imposant 29–27 contre Concordia au stade Percival-Molson. Un trophée que les deux universités se disputent chaque année depuis 2019.
Des succès hantés par les coupures
Les basketteuses, quant à elles, n’ont pas encore ouvert leur saison officielle, ayant seulement disputé quelques matchs de pré-saison. Étant championnes universitaires du Québec et classées quatrièmes au Canada, une bonne performance est attendue de leur part.
Côté lacrosse, l’équipe masculine de McGill se classe parfaitement en première place avec cinq victoires et aucune défaite. L’une d’elles a été célébrée lors du Legacy Game, un match créé en 2022 pour honorer les origines autochtones du jeu et encourager les dialogues sur les enjeux des Premières Nations du Canada. Cependant, l’équipe de lacrosse féminine est, elle, une des équipes éliminées par les coupures effectuées par McGill.
Ce bon début contraste avec l’élimination de 25 équipes, la raison invoquée étant le manque de budget et de personnel. Parmi elles figure l’athlétisme, programme offert à McGill pendant 125 ans – une suppression frappante, car McGill est l’une des rares universités canadiennes possédant une piste intérieure inclinée. La nouvelle avait fait réagir plusieurs athlètes de haut niveau, dont l’Olympien Bruny Surin. Les équipes qui demeurent portent cette saison un poids particulier en tant que seules représentantes du sport à McGill.




