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Élections de l’exécutif de l’AÉUM


Présidence

Laurence Desjardins

Laurence Desjardins

Desjardins, candidate à la présidence, issue de la coalition S.T.A.N.D., promet de rendre l’AÉUM « plus politique ». L’étudiante de deuxième année en études sur le genre explique qu’elle ne se sentait pas représentée par les élus de l’AÉUM et que c’est ce qui a motivé sa décision de se présenter. « On [les candidats du S.T.A.N.D.] est là depuis deux, trois, quatre ans et on voit comment l’AÉUM n’est pas représentative pour nous, et on veut voir du changement. On a réalisé qu’on allait devoir faire le changement nous-mêmes », raconte-t-elle. Desjardins a pour projet de faire « plus d’assemblées générales, plus de town halls ». Elle veut également « s’assurer que les questions de référendum reflètent la totalité des options ». Au-delà de cette promesse de transparence, Desjardins compte défendre le projet BDS (Boycott, Divestment, Sanctions) devant le Conseil des gouverneurs ; le tout dans l’optique de « représenter les voix étudiantes ». « Il faut obliger l’administration à nous écouter ; c’est quelque chose qui n’a pas vraiment été fait », ajoute-t-elle. Sur la question de son manque d’expérience au sein de L’AÉUM, Desjardins déclare n’avoir « aucun souci » : « Je crois que comme n’importe quelle autre personne qui se candidate, je vais avoir beaucoup de choses à apprendre. Mais j’ai d’autres expériences qui font que je sais que je vais être compétente dans le rôle. » Elle cite notamment des expériences liées au leadership, à l’activisme, à la politique.

Hamza Abu-Alkhair

Hamza Abu-Alkhair

Contacté à plusieurs reprises, Hamza Abu-Alkhair n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue. Sa plateforme repose sur trois piliers : l’accessibilité, la communauté et la stabilité financière. L’accessibilité consiste en des mises à jour régulières de la part de l’AÉUM, mais aussi une meilleure communication lors de moments clés comme l’orientation des étudiants de première année, et les périodes de stress comme lors des examens. Le sens de communauté passe, selon Abu-Alkhair, par une visibilité accrue de l’AÉUM sur le campus, et par la création d’évènements de communauté basés sur des idées d’étudiants. Enfin, la stabilité financière passe par plus de confiance et de responsabilité, alors que l’AÉUM gère des millions de dollars, selon le candidat. L’association doit ainsi maximiser son efficacité et réduire les dépenses inutiles, ajoute Abu-Alkhair.


Vice-présidence (Clubs et services)

Acadia Knickerbocker

Acadia Knickerbocker

Acadia Knickerbocker, qui a siégé au sein de l’équipe exécutive de l’AÉUM en tant que porte-parole du Conseil législatif, se présente avec l’ambition de mener des réformes structurelles, notamment en enlevant les retards administratifs. Cela passe, selon elle, par l’embauche de nouveaux comptables, qui seraient employés par l’AÉUM. Elle assure aussi vouloir restructurer le Students Group Committee, qui gère les clubs de l’Université, ce qui passe par la formation d’un « sous-comité athlétique (tdlr) », pour que les clubs fonctionnent plus efficacement. Pour ce qui est des services de l’AÉUM, elle souhaite que chacun ait son propre compte en banque, ce qui n’est pas le cas actuellement et qui « permettrait de limiter les retards administratifs et d’assurer un fonctionnement plus efficace ». Elle-même ancienne membre exécutive d’un club, elle dit « comprendre les difficultés des clubs à faire fonctionner les évènements ». Enfin, elle souhaite remanier les locaux des clubs, souvent sous-utilisés à cause de dysfonctionnements administratifs. Cela faciliterait l’entreposage de matériel par ces derniers.

Mars Gagawchuk

Mars Gagawchuk

Mars Gagawchuk se présente en tant que membre de la coalition S.T.A.N.D., afin que ces derniers aient « l’autonomie, les ressources et le support institutionnel pour continuer à développer la communauté mcgilloise ». Ses quatre priorités en tant que candidate à l’élection sont les suivantes : « Lutter contre l’insécurité alimentaire grandissante sur le campus, grâce à la réinstauration de Midnight Kitchen », « effectuer un audit complet des espaces sous-utilisés du campus afin que les associations et les services disposent de lieux plus accessibles pour se réunir et organiser leurs activités », « adopter une position ferme contre le projet de loi 9 tout en plaidant en faveur de l’agrandissement des espaces de prière afin de répondre aux problèmes de capacité liés à l’augmentation des effectifs étudiants à McGill » et finalement, « travailler à la désinstitutionnalisation des services de santé mentale de l’Université ». Quant à la place du français dans l’association universitaire, elle assure que certaines de ses réunions et de ses heures de disponibilité seront menées en français.

Kareem El Hosini

Kareem El Hosini

Contacté à plusieurs reprises, Kareem El Hosini n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue. Dans une brochure publiée par l’AÉUM, il dit vouloir « faciliter l’organisation de la vie étudiante et enrichir les expériences qu’elle offre ». Il ajoute vouloir créer des « occasions de collaboration entre l’AÉUM et les clubs, afin d’offrir de plus grands et de meilleurs évènements ».

Vice-présidence (Affaires universitaires)

Meghan Lai

Meghan Lai

Sénatrice de la faculté d’éducation cette année, Meghan Lai se présente au poste de vice-présidente aux affaires universitaires avec un programme composé de trois sections : le monde universitaire, le milieu associatif et la communauté étudiante. « Je veux travailler vers une éducation utile aux étudiants », exprime-t-elle. Elle souhaite un « accès à un enseignement équitable », notamment vis-à-vis du Policy on Assessment of Student Learning (PASL), que beaucoup d’étudiants ne connaissent pas. Lai avance qu’« il faut que les étudiants s’épanouissent, pas seulement qu’ils soient en position de survie à l’Université », et que leur « expérience à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la classe soit soutenue et agréable ». Dans cet objectif, Lai compte travailler avec le Student Wellness Hub, qui fait face à un nombre toujours plus élevé d’étudiants en détresse chaque année, qui « ne se sentent pas soutenus ». Cela passerait par la création d’une plateforme de prise de rendez-vous en ligne pour qu’il y ait une accessibilité plus aisée au service. Enfin, elle veut « reconstruire la relation entre l’AÉUM et les étudiants pour qu’ils aient confiance en nous en tant que leaders étudiants. »

Cecelia Callaghan

Cecelia Callaghan

Candidate dans le groupe S.T.A.N.D., le programme de Cecelia Callaghan se résume en six points : l’anti-austérité, le boycottage, le désinvestissement et les sanctions, les soins adaptés au genre et la santé mentale. Elle souhaite aussi revoir la politique d’intelligence artificielle de l’Université et s’oppose à la nouvelle politique d’identification menée par McGill (page 6). À l’heure des coupes budgétaires, elle assure vouloir « travailler dur, afin d’assurer que les fonds universitaires soient envoyés vers des initiatives et des services de soutien dont les étudiants ont besoin ». Cela passe par une meilleure rémunération des assistants d’enseignement, un campus avec des équipes sportives, ainsi que des produits d’hygiène menstruelle disponibles à travers le campus. « Je défendrai de meilleurs soutiens à la santé mentale, les rendant plus accessibles pour les étudiants », affirme Callaghan, qui décrit l’accès aux soins de santé mentale comme présentement inaccessibles. En ce qui concerne sa politique d’intelligence artificielle, elle promet d’établir une politique définitive contre l’utilisation de l’IA sur le campus, dont elle juge les effets dévastateurs sur le climat, qui « impactent de manière disproportionnée les communautés racisées ».

Vice-présidence (Affaires externes)

Justice Bongiovanni

Félix Fournier | Le Délit

Déjà avant sa candidature, Bongiovanni s’implique dans la politique, notamment auprès du parti Conservateur canadien et de Stand With Us, une organisation pro-israélienne. Son ambition pour le poste de VP externe se concentre autour du prix de la nourriture sur le campus. « Il n’y a pas assez de coopératives », affirme-t-il, « et c’est ce que je veux changer ». Pour faire cela, il souhaite que les coopératives déjà présentes sur le campus aient plus de liberté, dont le droit de vendre des produits avec de la viande et des produits laitiers. Il soulève aussi l’importance de ses capacités en français. Selon Bongiovanni, les étudiants de McGill ont besoin d’un représentant bilingue qui puisse faire la liaison avec le gouvernement.

Harry Wang

Harry Wang

Actuel membre élu parlementaire à l’AÉUM, Wang se présente pour le poste de vice-président aux affaires externes. Cependant, ce n’est pas tant son rôle au sein de l’AÉUM qu’il met le plus en avant dans sa campagne, mais son identité en tant qu’immigrant de première génération, qui lui confère une empathie pour les étudiants nouveaux arrivants. Il ajoute que son expérience dans l’administration lui a aussi fait comprendre les limites du possible, et qu’il saura se concentrer sur ce qui est possible, de manière à être efficace et réussir ses projets. Un des points principaux de sa plateforme est la lutte contre la hausse des frais d’études, notamment en créant des programmes de subvention pour les étudiants dans le besoin. Un autre pilier important : la francophonie. Wang soutient l’importance de l’apprentissage du français et de la culture québécoise pour les étudiants étrangers. Il souhaite donc organiser avec le gouvernement québécois des cours de français décontractés qui n’auraient pas d’impact sur le GPA. Il déplore aussi le manque d’opportunités de stages en français, et propose d’augmenter les collaborations avec les universités et entreprises francophones de Montréal.

Safia Haiboub

Safia Haiboub

Candidate S.T.A.N.D., Safia Haiboub souhaite apporter son expérience au sein du bureau des affaires externes de l’AÉUM et dans les mouvements militantistes populaires. Elle explique que son travail avec l’AÉUM, spécifiquement dans les affaires externes, lui ont permis de connaître les attentes du poste de VP externe. Selon elle, son engagement militant lui permet non seulement d’avoir des contacts avec de nombreuses organisations telles que les Mères Mohawks, mais aussi d’apporter au AÉUM une nouvelle perspective. Un de ses objectifs centraux : lutter contre la loi C‑12, qui vise à renforcer le système d’immigration et la frontière, et la loi 21 sur la laïcité. « Beaucoup d’organisations sont déjà en train de faire campagne, et j’aimerais collaborer avec elles », explique-t-elle. Elle ajoute vouloir mieux soutenir la Commission aux affaires francophones. « Les précédents VP externes ne savaient pas parler français », dit-elle, « ce qui a engendré des malentendus et ralenti certaines initiatives. Ils ont tellement de bonnes idées, il leur faut juste une meilleure plateforme ».

Vice-présidence (Affaires internes)

Anna El Murr

Anna El Murr

Actuelle représentante de la Faculté de génie au sein de l’AÉUM, El Murr porte l’emphase sur la sensibilisation et la fluide communication des évènements et des activités de l’AÉUM. Tout cela dans l’optique de rapprocher l’exécutif à la communauté étudiante. « Il faut rendre la communication beaucoup plus claire, tout particulièrement pour la communauté francophone », a‑t-elle expliqué, « La communication sur les réseaux, par exemple, doit être faite dans les deux langues. Je m’assurerai aussi qu’il y ait des traducteurs à chaque événement ». Elle appelle aussi à approfondir le partenariat avec les associations étudiantes francophones, « pour que la communauté ne se sente pas moins intégrée ». Une meilleure communication générale remédiera, selon El Murr, le souci de transparence et de reconnaissance de l’AÉUM : « Il existe une déconnexion entre l’exécutif de l’AÉUM et la communauté étudiante qu’il faut réparer en instaurant une confiance et en montrant qu’ils jouent le rôle pour lequel ils ont été élus. »

Sophie Smithson

Sophie Smithson

Actuelle vice-présidente aux affaires internes de l’Association des étudiants en génie de McGill (EUS), Sophie Smithson souhaite intégrer l’exécutif de l’AÉUM avec plusieurs objectifs en tête. Elle propose d’augmenter le nombre d’événements et leur accessibilité en les rendant soit gratuits, soit disponibles par un système de bourse, « de renforcer la collaboration entre les facultés les clubs et les groupes étudiants », et « d’améliorer la communication par l’entremise du Listserv et des réseaux sociaux de l’AÉUM ». Elle compte sur une communication plus approfondie avec la communauté étudiante, proposant « des systèmes de rétroaction plus structurés pour les événements, afin que les étudiants puissent partager leurs expériences et leurs idées d’amélioration ». En ce qui concerne la communauté francophone, Smithson met l’accent sur l’accessibilité, avec toutes les informations événementielles diffusées dans les deux langues : « La collaboration avec les groupes francophones est encouragée afin de soutenir une programmation qui célèbre la culture francophone sur le campus. »

Maggie Tang

Maggie Tang

« Inclusivité, sécurité, bonnes ondes » : voilà les trois piliers du programme électoral de Maggie Tang. Ses promesses de campagne : « Plus d’événements gratuits, plus d’options sans-alcool, et plus de partenariats entre les facultés. » Dans le rôle qu’elle qualifie d’« architecte de la culture du campus », Tang entend surtout « transformer l’AÉUM d’un corps bureaucratique éloigné à une présence centrée sur la communauté ». Elle souhaite aussi raviver certaines traditions comme le carnaval d’hiver, tout en introduisant de nouveaux événements comme le marché de nuit de McGill. Actuellement administratrice interne, Tang compte sur cette expérience pour « assurer que les changements soient approuvés par l’administration dès le premier jour ». Pour la communauté francophone, la native de Toronto promet d’être accompagnée par un·e traducteur·rice dans ses discussions avec la communauté étudiante, « afin de bien comprendre leurs besoins ».

Mia Duddy-Hayashibara

Mia Duddy-Hayashibara

Représentante du parti S.T.A.N.D. dans les élections pour VP interne, Duddy-Hayashibara met l’accent sur la transparence et l’implication plus générale de la communauté étudiante. Elle explique : « Mon but principal est de donner plus de pouvoir à la communauté étudiante, c’est ce que ma coalition, S.T.A.N.D., souhaite accomplir. C’est à dire plus d’assemblées générales, et rendre les activités de l’AÉUM plus transparentes. » Elle rappelle aussi le rôle politique du poste : « Il faut respecter les vœux démocratiques des étudiants. Cela veut dire, par exemple, ne pas inviter les opposants de BDS[Boycott, Divest, Sanction, ndlr] à nos salons de l’emploi. » Enfin, sans oublier la communauté francophone, elle note : « Il faut permettre à la Commission des affaires francophones de continuer à faire ce qu’ils font, tous leurs événements fantastiques. Il faut aussi s’assurer qu’il y ait les informations en français sur le compte Instagram. »


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