Vingt ans après la première édition, les Jeux de la traduction 2026 se sont soldés par une victoire de l’équipe mcgilloise et plusieurs récompenses pour ses membres. Lors de cette compétition interuniversitaire canadienne, qui s’est déroulée du 13 au 15 mars à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), huit universités se sont défiées sur de multiples épreuves. Les universités de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Moncton, Laval, Concordia, York et McGill, chacune accompagnée de sa mascotte en peluche, ont dû faire leurs preuves dans la traduction de textes, de chansons, de publicités et tant d’autres. Nouvelle addition de l’année : la participation des « Hasbeens » aux épreuves, des joueurs sans université, rendus admissibles par leur participation aux éditions précédentes. Du français à l’anglais et vice versa, l’équipe de McGill a dominé les Jeux, sans doute grâce à sa mascotte, le requin en peluche nommé Antoine Berman. Un hommage au théoricien de la traduction du même nom.
Une fin de semaine sans relâche
La cérémonie d’ouverture du vendredi 13 mars a lancé un week-end dense. Elle a été suivie d’une soirée de réseautage avec la présence de plusieurs professionnels de la traduction, puis d’un repas lors duquel chaque équipe a joué un petit sketch sur le thème de la traduction. Le lendemain, place aux Jeux. Le samedi commence par les épreuves individuelles qui occupent la matinée. Ensuite, en binôme ou en trinôme, les traducteurs se défient sur les épreuves audiovisuelles, de chansons, de BD, de publicités et de réseaux sociaux. Entraînée par Karolina Roman, doctorante au Département des littératures de langue française (DLLF), et les professeures Audrey Coussy et Catherine Leclerc, l’équipe de McGill s’est ensuite donnée à l’épreuve du relais le dimanche matin. C’était une épreuve intense : deux heures de traduction sur deux textes , un en français et un en anglais. Chaque membre de l’équipe avait 20 minutes pour traduire une partie de chaque texte avec une communication limitée avec ses coéquipiers. L’équipe ayant fourni les traductions correctes les plus cohérentes l’emporte. Sur cette épreuve comme sur tant d’autres, c’est McGill qui est sortie gagnante.
Des médailles et encore des médailles
Le palmarès : victoire de Rose Langlois sur l’épreuve individuelle (EN-FR), d’Austin Witter et Noah Bourdon sur l’épreuve BD (FR-EN), d’Alexandre Baraton et Jeanne Bergeon en réseaux sociaux (FR-EN), et d’Austin Witter, Noah Bourdon et Rose Langlois dans l’épreuve audiovisuelle (EN-FR). Rose Langlois et Raphael Schmieder-Gropen ont pris l’argent dans l’épreuve publicités (EN-FR), tandis que le trinôme Alexandre Baraton, Jeanne Bergeon et Raphael Schmieder-Gropen ont occupé la deuxième et troisième marche du podium sur les épreuves de chansons (FR-EN et EN-FR respectivement). Tout cela a permis de placer McGill fermement en haut du classement général, pour la deuxième fois depuis la création des Jeux.



