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Au revoir !

Matthieu Juge

Cette semaine marque la dernière édition du semestre – déjà. Ça passe vite, huit éditions ! Cette année, comme toutes les années depuis 1977, Le Délit a travaillé fort pour vous offrir une couverture au plus près de vous ; de vos enjeux, de ce qui vous intéresse, de ce qui vous touche et de ce qui vous fâche. En tant que journal étudiant, nous restons toujours bien conscients de notre mandat : produire du contenu pertinent, en français, pour tout le corps étudiant. Cela signifie, malheureusement, qu’on ne peut pas toujours parler de tout – 12 pages, c’est bien peu pour tout ce qu’on aimerait écrire.

Une des forces du Délit est sa constante évolution. Chaque semestre, de jeunes recrues intègrent l’équipe, et de vieux sages (nos super seniors) se lancent dans d’autres aventures. Ce renouvellement permet au journal de ne jamais stagner. S’il y a une chose que les journalistes du Délit font sans arrêt – à part écrire, éditer et trouver des sujets d’articles – c’est penser à toutes les manières possibles d’améliorer le journal. Le Délit est un travail d’équipe dont vous faites déjà partie. Il va sans dire que vous êtes les bienvenus à sauter le pas et à rejoindre l’équipe à l’automne.

Une presse libre et indépendante est un élément essentiel à un campus démocratique. Un journal qui interpelle et ressemble à ses lecteurs est essentiel à une communauté étudiante. Bien qu’on ne puisse pas mesurer exactement l’ampleur de l’influence du Délit, et que c’est parfois une tâche ingrate que d’écrire sans reconnaissance immédiate, on donne le meilleur de nous-mêmes à chaque édition, sans exception.

Le Délit est fier de la place qu’il occupe dans la communauté francophone de l’Université McGill. Et pas seulement pour les 20 % d’étudiants francophones, mais aussi pour tous ceux qui nous lisent pour pratiquer leur français, ou même ceux qui utilisent nos éditions pour décorer les murs de leur appartement. C’est un privilège d’occuper une place, aussi petite soit-elle, dans vos quotidiens.

On arrive déjà à la fin de l’éditorial. Ça passe vite, un édito ! Blague à part, merci d’avoir lu Le Délit cette année, ou d’avoir admiré nos couvertures, même si c’était en y déposant vos bottes mouillées dans le bâtiment Birks. Sachez que rien ne nous fait plus plaisir que d’entendre vos réactions – compliments comme critiques – à propos de notre travail. Engagez-vous ! On se retrouve au mois d’août.


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