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Le Groenland : la nouvelle fixation de l’administration Trump

Stu Doré | Le Délit

C’est un bouleversement d’ordre international que nous offre le début de l’année 2026. En quelques jours seulement, le rapport entre les États-Unis et le reste du monde s’est dégradé. Le président américain Donald Trump et son administration, dans leur application de la loi du plus fort, ne se sont pas satisfaits de leur succès militaire au Venezuela avec la capture du président Nicolás Maduro. Dans les heures suivant l’opération menée dans le pays d’Amérique latine, Trump a profité d’une conférence de presse pour menacer sous couvert la Colombie et Cuba. Dans la foulée de cette semaine agitée, il promet aussi d’intervenir en Iran si les manifestations qui secouent le pays sont réprimées par le régime. 

Dans cette tournée mondiale, même les membres de l’OTAN ne sont pas été épargnés. C’est le cas du Groenland, appartenant au Danemark, qui se retrouve tout en haut de la liste du président républicain. Site géographique stratégique vis-à-vis des tensions maritimes dans l’Arctique avec la Russie, ce territoire autonome offre déjà plusieurs avantages militaires aux États-Unis. En effet, un traité datant de 1951 leur donne la capacité d’y construire, entretenir et opérer des bases militaires. Pourtant, Donald Trump martèle l’importance de posséder l’île pour des raisons de « sécurité nationale (tdlr) ».

Le Canada et les grands acteurs européens ont tous manifesté leur soutien au Danemark : ils rappellent la nécessité de respecter la souveraineté du Groenland, ce qui n’apaise point les tensions entre les alliés occidentaux.


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