Monde francophone – Le Délit
Monde francophone
Par · 20 novembre 2018
Image par Astrid Delva

Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire a semblé démontrer sa volonté de développer une police, notamment scientifique, qualifiée. Le pays a abrité début novembre de nombreuses réunions avec d’autres pays de la région comme le Togo et le Mali, pour faire le bilan du projet ARTECAO (Appui au Renforcement de la Police Technique et Scientifique en Afrique de l’Ouest), projet en collaboration avec la France visant à améliorer et accentuer les formations pour les policiers. Ce mardi 13 novembre, Abidjan a aussi accueilli l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne pour renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays. L’Allemagne aide, en effet, à la mise en place d’une police scientifique, d’un laboratoire et d’un personnel de référence sous régional.

Burundi

L’Assemblée Nationale du Burundi a adopté, ce jeudi 15 novembre, un projet de loi ayant été présenté par le Ministre de la Sécurité Publique Alain Guillaume Bunyoni. Il vise à mettre en œuvre les 21 articles d’un accord de la Communauté d’Afrique de l’Est, pour maintenir la paix et la sécurité dans la région. Il est à noter que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) avait justement publié il y a trois mois un rapport critiquant « de graves violations des droits de l’homme » constituées par « des exécutions sommaires, des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, des violences sexuelles et des disparitions forcées » au Burundi.

Liban

Le dimanche 11 novembre, le 16ème marathon de Beyrouth s’est transformé en marathon contre les violences faites aux femmes. L’association militante libanaise ABAAD a en effet organisé une marche le long du parcours du marathon, pour protester contre le viol et les violences sexuelles qu’une Libanaise sur quatre aurait subi au moins une fois dans sa vie selon l’association. L’Organisation à But Non Lucratif lutte pour détruire ce tabou qui pousse 62 % des femmes à ne pas rapporter ce qu’elles ont vécu par peur d’être stigmatisées. Cet événement national a donc été l’opportunité d’attirer l’attention de l’opinion publique et des politiques sur ce sujet.

 
Sur le même sujet:
26 septembre 2017
20 février 2018
16 octobre 2018