Ligne de Fuite
28 novembre 2017
Chronique d'expression créative.

Sous les abricotiers, les cerisiers

Elle bascule la tête en arrière

D’un souffle chaud, contenté

Expire son bien-être.

La chaleur, les odeurs

La fraîcheur de l’herbe

La peinture de la nature.

Souvenirs d’été

De simplicité

Le soleil

La mer

Les vignes

Les plaisirs doux

D’un profond amour

Avec soi plus que face à soi

Une douceur bienveillante,

Une force battante

Pour avancer, avancer.

Se cultiver comme une fleur,

Apprécier l’élégance de la pluie

Et la sensualité du désert.

Comme une sombre forêt

Fierté, tendresse et passion.

Et à l’ombre des fougères,

Démultiplier la vie.


Quand les mots se bousculent dans ma tête j’essaie de les laisser me parler.

En les écrivant je les écoute.

Je ne cherche plus tellement à provoquer l’écriture mais je la laisse venir et je la saisis.

C’est un peu un moment libérateur, proche de l’écriture automatique.

Comme peindre les yeux fermés et les ouvrir à la fin.


Putain, putain, putain

Cette envie toujours plus pressante

Voler, s’enfuir, s’enfouir

Prendre la route et lâcher cette vie

Cette impression d’attendre en cage

Couper les ponts, disparaître pour renaître

Écarter mes ailes, m’ébrouer et m’envoler

Comme un oiseau ou comme un ange

Dans les deux cas, un monde nouveau

J’écoute cette douce mélancolie

D’un avenir incertain

Aux trésors lointains

Et respire dans le creux de ma main

Mes passions, broyées

Et leur nuage parfumé.

Des murmures dans les feuilles.

La vie sera belle

Et les matins, des promesses.

Mais pour l’instant il fait gris

Et je me tourne vers le ciel.


Textes de Margaux Sporrer. 

 
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