Les Libéraux n’aiment pas les femmes
21 octobre 2015
Un titre qui frappe pour une étudiante de McGill qui lance son premier essai.

L’atmosphère décontractée enveloppait le hall de la Cinémathèque québécoise, le 14 octobre dernier alors qu’Aurélie Lanctôt lançait son tout premier essai Les libéraux n’aiment pas les femmes. Les curieux, les convaincus ou seulement les adeptes des pensées politiques de la jeune étudiante étaient présents. Des petits verres de vin par-ci par-là, un lancement qui s’apparentait très bien à un 5 à 7 après une longue journée au bureau…ou à l’école!

Au micro, en tout premier lieu, Mark Fortier de chez Lux éditions se chargeait de présenter l’ouvrage comme «un livre de commande» avec un titre auquel il avait pensé. Au printemps dernier, après quelques réflexions, Mark Fortier se rendait compte que les Libéraux de M. Couillard le gouvernement présentement à la tête du Québec «n’aiment pas les femmes». Aurélie Lanctôt, diplômée en Communication de l’UQAM et maintenant étudiante en Droit à McGill semblait être la candidate de choix pour couvrir et développer le sujet. Elle semble y être arrivée de bonne façon en s’emparant du sujet, en tant que femme, se portant pour la défense de la cause féministe au Québec. Du même coup, elle dénonce: «considérant les politiques d’austérité dont fait usage le gouvernement Couillard, il était grand temps de laisser les femmes prêter leurs voix pour un tel ouvrage». On parle notamment des infirmières et des enseignantes comme de celles qui souffriront le plus à la suite de tous les remaniements du secteur public poussés par le gouvernement Libéral. En résumé, elle affirme que les Libéraux se font le privilège de s’attaquer aux droits et libertés des femmes, en attendant que leur politique purement «économique» fasse effet.

Dans l’ensemble, le message livré par Aurélie Lanctôt se veut dénonciateur. Dénonciateur dans la mesure où, selon la jeune femme, l’égalité hommes/femmes dans les services publics, dans l’éducation et dans le monde du travail en général n’est vraisemblablement pas encore atteint. «Bien que les dirigeants des chambres de commerces croient que la parité dans leurs bureaux fera taire les cris des féministes», Aurélie Lanctôt semble plutôt persuadée qu’il reste beaucoup plus à faire. Il faut dire que ce genre de gestes, «faire la parité comme ça, elles se tairont», ne vaut probablement rien de plus qu’une claque dans le visage des femmes impliquées dans le milieu. Surtout, elle rappelle aux femmes que le statu quo ne mènera à rien, puisque par dessous tout, «les femmes ont beaucoup à perdre» s’il n’y a aucune prise de conscience sociétale: «oui, nous avons à gagner, mais nous avons tellement plus à perdre…». C’est sous les applaudissements chaleureux des gens présents au lancement que la jeune femme quitta sa tribune, mercredi dernier. D’autres tribunes d’envergure se présenteront clairement devant Aurélie Lanctôt qui a une carrière très prometteuse devant elle. Les libéraux n’aiment pas les femmes, un tout petit livre de 120 pages à peine mais qui renferme certainement de bien grandes paroles.

 
Sur le même sujet: