AÉCSUM et austérité.
4 novembre 2014
Brève

L’Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill (AÉCSUM) a condamné, durant son Assemblée Générale du 22 octobre, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement provincial sur les institutions académiques. Bien qu’elle n’ait pas participé aux manifestations de vendredi dernier, l’association compte bien prendre position dans les semaines, voire les mois qui viennent. Entrevue avec Julien Ouellet, le vice-président aux affaires externes.

Le Délit (LD): Pourquoi l’AÉCSUM n’a-t-elle pas participé aux récentes manifestations à Montréal contre l’austérité?

Julien Ouellet (JO): Pour certaines raisons, notamment le fait que seulement une semaine nous séparait de la manifestation, j’ai préféré me prononcer contre […], et l’AG est allée dans ce sens. L’autre clause [de la motion] était que le comité exécutif de l’AÉCSUM allait se donner les moyens pour combattre l’austérité. Ce que j’aimerais, c’est faire en sorte que les associations étudiantes et les administrations universitaires à travers la province se coordonnent et [fassent] campagne commune. On va faire du lobbying à travers la FUQ [Fondation de l’Université du Québec, ndlr] qui est notre porte-voix au niveau provincial. Aussi, au conseil de la semaine prochaine, on va faire passer une motion pour inciter l’AÉCSUM à participer à la manifestation du 29 novembre.

LD: Et une grève ?

JO: Il faut voir comment ça s’annonce au niveau des autres grandes associations [de la FUQ]. Si grève il y a, il faut que ça soit concerté; on ne peut pas être seuls dans notre coin.

LD: Comment penses-tu que les corps administratifs de McGill ou d’autres universités se positionnent par rapport à l’austérité?

JO: J’imagine qu’on est assez unanimes – les associations étudiantes et les administrations – pour dire que les coupures dans les fonds universitaires sont quelque chose qui ne peut pas se passer. On peut se coordonner sur le message et les moyens qu’on peut utiliser pour faire comprendre au gouvernement […] que c’est nuisible à la province et à notre futur économique et culturel.

 
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