Campus Crops
18 septembre 2012 - Image par Lindsay P. Cameron
Un groupe étudiant fait pousser des légumes sur le campus de McGill.

Notre campus recèle d’une quantité incalculable de ressources. Parmi les nombreux clubs et services à McGill, on trouve Campus Crops. L’organisme offrait jeudi dernier, le 13 septembre, son premier atelier.

Le groupe Campus Crops a été, à l’origine, créé par un groupe d’étudiants de McGill. Leur but était de transformer le campus et d’en faire un jardin de type «toit vert». Ils ont cependant dû renoncer à leur projet initial en raison du vieil âge et de la fragilité des toits de l’université. Le groupe a tout de même persévéré et, en collaboration avec l’École d’Environnement de McGill, a créé un premier jardin communautaire, situé à côté des portes Milton. Il y a deux ans de cela, l’organisation s’est agrandie avec le développement d’un second jardin de l’autre côté de la rue. Ce dernier jardin, différent du premier qui se trouve en terre, est constitué de différents plants en pots.

Lors du premier atelier de l’année, les bénévoles nous ont fait découvrir les deux jardins du groupe, ainsi que les différentes techniques qu’ils utilisent. Dans ces jardins, tomates, laitues, piments, courges, rhubarbe, basilic et autres herbes se côtoient. Chaque plante est jumelée avec une autre espèce (son «compagnon») qui doit la «protéger». Les légumes sont souvent plantés avec certaines fines herbes qui utilisent moins de nutriments dans les sols et qui attirent les insectes. Ce jumelage permet de rentabiliser les sols.

Les membres de Campus Crops utilisent aussi un système de bacs à réserve d’eau. Ce système permet de réduire le gaspillage d’eau, car la plante définit elle-même ses besoins en eau. Un atelier consacré à la construction de ces réservoirs sera donné plus tard dans l’année.

Carl Dion Laplante, coordonateur de Campus Crops depuis 2011, explique que le but du groupe est tout d’abord d’utiliser des espaces jusque-là négligés ou sous-utilisés pour y faire de l’agriculture, et d’enseigner aux étudiants intéressés la pratique de l’agriculture urbaine. Mais l’organisme a aussi un second objectif, plus social: faire connaître les différents enjeux reliés à l’alimentation, tels que la souveraineté alimentaire – c’est-à-dire le droit aux états de mettre en place les politiques alimentaires les mieux adaptées à leur population – ou encore de faire prendre conscience au public des difficultés éprouvées par les petits producteurs.

Campus Crops fait de l’agriculture biologique urbaine et prend le soin de redistribuer ses produits localement. Si vous allez prendre un repas végétalien à Midnight Kitchen, vous pourrez y savourer les différents légumes produits par l’organisme. De plus, en collaboration avec Santropol – un autre organisme de production alimentaire urbaine qui possède entres autres un jardin près du pavillon Burnside sur le campus de McGill – Campus Crops organise des activités, telles que la présentation de documentaires.

Il est facile de s’y impliquer en participant aux ateliers ou en se présentant aux jardins lors des heures de jardinage. Ces heures de jardinages sont ouvertes à tous les intéressés. Elles sont disponibles sur le blog du groupe: campuscropsmcgill.blogspot.com. Vous pouvez également obtenir des informations en écrivant à l’adresse suivante: campuscrops@gmail.com. Il est à rappeler que le groupe est ouvert à tous, étudiants ou pas.

 
Sur le même sujet: