La Défense du titre d’Antoine Gratton
15 novembre 2011
Nostalgie 80’s, électro énergique et amours brisées

Des amazones tropicales, déplaçons-nous vers la scène locale, avec le dernier effort du coloré Antoine Gratton, La Défense du titre. Premier album depuis le saisissant Le Problème avec Antoine, Antoine Gratton nous transporte dans les années 80, où le hockey et la 50 tablette étaient rois et maîtres d’une époque parsemée de fêtes et de vêtements douteux.

Gracieuseté de GSI Musique

Entre ses amours brisées et ses déboires émotionnels, Antoine semble aborder ses sujets favoris avec plus de maturité, signe que l’éternel enfant vieillit effectivement comme tout le monde!

Cela n’empêche pas le pianiste de ne pas manquer d’énergie et de créativité, cette dernière se reflétant dans une musique vraiment intrigante. L’électro presque industrielle côtoie l’organe électrique au son rétro; la guitare et le piano s’illustrent avec joie et bonhomie; et notons la présence… de violons et de cuivres! Malgré une combinaison irréprochable, celle-ci jure avec celle plus intimiste et épurée du précédent album.

Il est important de mentionner que le résultat plus qu’original de La Défense du titre n’est pas le produit d’un seul homme: la participation d’Éloi Painchaud, complice artistique d’Antoine, de Mara Tremblay et de Misteur Valaire contribue à nous donner un son riche 100 % de chez nous!

Un autre album court au contenu concentré, dont la progression est facilitée par des interludes musicaux, qui ont pour résultat un produit plus uni que le précédent album.

Un mélange de rock, de pop, de charleston et de ballade qui déchire l’âme. Antoine et sa bande défendent bien leur titre de musiciens accomplis sur la scène artistique québécoise.

 
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