Débat sur la question référendaire : Non
1 novembre 2011
Retirer le pouvoir aux étudiants de se retirer du financement du GRIP-McGill par Minerva serait de l’abus.

La stratégie du groupe radical est évidente: il s’agit de profiter d’un biais psychologique chez l’être humain. William Samuelson et Richard Zeckhauser l’ont appelé le «biais du statu quo». C’est ce biais qui fait que vous ne vous désabonnez pas des revues que vous ne lisez pourtant pas et que vous vous asseyez toujours à la même place en classe.

Il est évident que bien des étudiants de McGill ne réclament pas leur argent même s’ils ne sont pas intéressés à financer le GRIP-McGill, tout simplement parce qu’ils doivent prendre l’initiative de le faire. Imaginez maintenant si vous rendez la chose encore plus difficile pour ces derniers. Il est évident que cela va décourager ceux qui désapprouvent les actions du GRIP-McGill! De plus, cela ne va que donner une occasion de plus aux membres de l’organisation pour faire valoir à quel point ils sont bons, en négligeant de mentionner les actions les plus radicales dont ils font la promotion.

Pourquoi abuser des défauts de l’être humain pour obtenir de l’argent pour supporter des groupes comme Tadamon!, des grands admirateurs du Hezbollah? Ou à des manifestations anticapitalistes comme celle de ce 3 novembre? Ou à faire l’acquisition d’ouvrages radicaux pour les Alternative Libraries? Ne prenons pas les gens pour des valises: peu d’entre nous soutiennent un agenda aussi radical, même si le GRIP-McGill tente de se camoufler derrière sa supposée ouverture aux homosexuels, aux communautés «victimes de racisme», aux femmes et ses prétendus services à la communauté.

 
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