Gaïa: Google Maps en version améliorée
27 septembre 2011
Le but du voyage de Guy Laliberté, fondateur du cirque du soleil et premier touriste canadien dans l’espace, était de conscientiser la population sur les problèmes de consommation d’eau dans le monde.

Sa fondation, One Drop, tente de combattre la pauvreté dans le monde en facilitant l’accès à l’eau potable. Le thème de l’exposition est en lien avec la fondation One Drop, c’est-à-dire inciter la population à prendre soin de la Terre et de ses ressources pour les générations à venir. L’exposition inédite à Montréal est présentée gratuitement.

Gracieuseté de Brigitte Chabot Communications

Les photos sont divisées en six stations, qui comptent six à huit clichés chacune. Certaines ont des petites explications concernant la région en question comme, par exemple, des efforts de certains pays pour la distribution de l’eau à ses habitants, que ce soit par des digues ou des lacs artificiels. On passe par les quatre coins du monde ; du Canada au Chili, de l’Italie à l’Algérie et de la Turquie à la Chine, en passant par Dubaï et le Kazakhstan. Il n’est pas sans surprise que plusieurs de ces photos portent sur le désert du Sahara et sa croissance accélérée.

Les photos ont été prises à une vitesse de 28 000 km/h. La qualité des images est impressionnante. Les reliefs, volcans, montagnes, rivières et lacs sont clairs et nets. Il est toutefois difficile de croire qu’il s’agit bel et bien de la Terre vue de l’espace. Certaines images ressemblent plutôt à de l’art abstrait qu’à des photos de la Terre, à cause, entre autre, de la variété des couleurs, telles que le mauve, le rose, le noir et l’orange.

À première vue, la localisation de l’exposition est plutôt particulière. GAÏA est situé entre la Place des Arts et un édifice de l’UQAM. Il y a également une station d’autobus plutôt occupée et des chantiers de constructions pour la Place des Arts. Donc, GAÏA est dans un environnement très bruyant. Aux environs de 10 heures, des haut-parleurs jouent une musique d’ambiance qui n’arrive pas à enterrer tous les bruits de la ville. De plus, pour une exposition extérieure, les œuvres sont encore en bon état. Toutefois, une photo semblait avoir reçu des graffitis.

Le lieu et le but de l’exposition ne semblent pas faire bon ménage, mais en réfléchissant, peut-être était-ce volontaire: de démontrer tout ce qui se passe autour est invisible vu de l’espace, ou encore, tout ce que nous faisons, même s’il est impossible de le voir de du cosmos, endommage la Terre.

GAÏA est une exposition très intéressante qui présente des photos uniques de la Terre. Elle nous invite à réfléchir à différents enjeux pour en prendre soin et la préserver pour les générations suivantes.

GAÏA se déroule du 1er septembre au 10 octobre au Quartier des spectacles, à la promenade des artistes (avenue du Président Kennedy, entre les rues Jeanne Mance et St-Urbain).

 
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