Tous les chemins mènent à Rome…
20 septembre 2011
… mais il faut parfois emprunter pas mal de détours!

Je ne voudrais pas avoir l’air de me plaindre alors que vous peinez tous à retrouver votre vitesse de croisière scolaire, mais si ça peut vous rassurer, mes vacances à rallonge ne sont pas toujours de tout repos!

Après avoir débarqué à Liverpool en plein week-end des Beatles –événement qu’on n’avait malheureusement pas prévu le moins du monde–, et galéré pour trouver de quoi se loger en cette période de folie liverpuldienne, on s’est mis en route pour Rome. Or, comme les emmerdes arrivent toujours par grappe, on a eu droit à un beau voyage semé d’embûches.

Déjà, ça démarrait bien: notre itinéraire Liverpool-Rome devait durer près de trente-six heures et compter rien de moins que quatre escales –Bordeaux, Nice, Ventimille et Milan. Comme  le disent si bien les Shadoks (Sortez le nez de vos bouqins deux minutes et visiter www.lesshadoks.com), pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Le jour du grand départ, il a bien évidemment fallu qu’on oublie un iPod chez notre hôte et qu’on ne s’en rende compte qu’une fois presque arrivés au train qui devait nous emmener à l’aéroport John Lennon. Après un aller-retour express dans un élégant taxi britannique, on est arrivés sans encombre à destination.

Tout aurait alors dû rouler comme sur des roulettes, mais c’était sans compter sur l’organisation catastrophique de la compagnie aérienne Easyjet. Figurez-vous que ces gros malins trouvent intelligent de faire partir cinq vols différents à la même heure… Si l’attente pour faire enregistrer vos bagages est d’ordinaire déjà longue, imaginez-vous quelle a été la nôtre une fois multipliée par cinq! Une demi-heure à peine avant le départ prévu de notre avion, on était toujours en train de faire la queue. En allant me renseigner, j’ai alors appris d’une dame à la voix fluette qu’elle venait d’appeler en urgence les passagers de notre vol et qu’il était maintenant trop tard pour enregistrer nos bagages. Elle a ensuite ajouté d’un air froid qu’on s’apprêtait à rater notre avion…

Heureusement, en voyant notre désarroi, une hôtesse un peu plus sympathique s’est chargée de nos sacs à dos en nous enjoignant de détaler comme des lapins. On a donc emprunté couloir après couloir jusqu’à l’autre bout du terminal en suivant ses consignes à la lettre –et en manquant de régurgiter le déjeuner qu’on venait d’avaler. Contrairement aux dires pessimistes de la première hôtesse, l’avion nous attendait bien tranquillement sur la piste. C’était bien la peine de faillir nous évanouir!

Enfin arrivés à Bordeaux, on s’est de nouveau inquiétés de ne pas avoir reçu de réponse de Trenitalia, la compagnie des trains italiens qu’on essayait de joindre depuis une bonne semaine pour réserver nos billets Milan-Rome. Ils savaient qu’on était dans la merde jusqu’au cou, mais ils ne nous ont rappelé qu’une fois dans le train Vintimille-Milan… Trop tard: on avait finalement préféré faire appel à leur concurrente française, la SNCF.

La suite, dans deux semaines! (Je m’arrête ici aujourd’hui car, malgré mes jérémiades, ce sera peut-être bien de ces longs trajets tumultueux dont je me souviendrais le plus d’ici la fin de notre voyage.)

 
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