Volonté d’agir sans le souffle
29 mars 2011
Consultation communautaire sur la hausse des frais de scolarité.

De nombreux étudiants ont répondu à l’appel du Groupe de recherche d’intérêt public (GRIPQ) de McGill et de la Muslim Students Association (MSA) jeudi dernier et prouvant ainsi qu’ils espèrent encore assurer une accessibilité équitable à l’éducation et qu’ils se battent contre l’injustice.

 

Gracieuseté de GRIPQ McGill
La table ronde fait partie des Journées de la Justice Sociale 2011, une série d’événements annuels organisée par le GRIPQ et le commissaire de l’équité de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Aya Salah, étudiante de la Faculté d’éducation en dernière année de son baccalauréat, pense que cette discussion est importante en ce qu’elle sert de moyen de communication avec les élèves. «Cela permet de leur faire comprendre ce qu’on fait pour eux.» Elle rappelle aussi le rôle de la MSA dans le combat contre la hausse des frais de scolarité.

 

Le GRIPQ a rappelé qu’il se battait pour une meilleure éducation depuis 1980 et que ces journées pour la justice sociale avaient lieu chaque année, et qu’elles réunissaient tous les groupes du campus pour discutter d’événements d’actualité. Des intervenants ont participé à la rencontre avec des anecdotes sur l’implication des étudiants de McGill et sur leurs expériences personnelles.

Max Silverman, récemment diplômé, a toujours été très impliqué dans la politique sociale étudiante. Il raconte tous les acquis des manifestations étudiantes, qui souvent ont l’air vains: le bilinguisme de McGill, la stabilisation des frais de scolarité, l’augmentation des associations, la présence des étudiants dans les conseils d’administration de McGill… Il s’enthousiasme en se rappelant sa première manifestation en 2004 pour laquelle 25 000 étudiants avaient descendu la rue Ste-Catherine pour manifester contre les coupures du gouvernement Charest dans l’aide financière.

Nadia Lafrenière, vice-présidente de l’ASSÉ, l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante, explique que, découvrant «qu’il y a des gens qui font tout pour augmenter les frais de scolarité», ça lui a donné envie de se battre. Elle regrette le temps où les étudiants de McGill étaient impliqués. «Les générations précédentes bougeaient: McGill était la première université en Amérique du Nord à avoir un comité contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Depuis cet âge d’or, beaucoup de choses ont changé… malheureusement.» Elle rappelle enfin que l’année prochaine sera cruciale. «Le projet pour l’augmentation des frais de scolarité ne doit pas aboutir sans que nous ayons fait quelque chose.»

Nadia Lafrenière, ses collègues et les étudiants s’interrogent: quel ingrédient secret rendrait McGill actif?

 
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