La CinéRobothèque
18 novembre 2010

Les années 1990 sont empreintes de plusieurs événements marquants chacun à sa manière; l’effondrement du bloc soviétique, la création des Spice Girls, la signature du protocole de Kyoto… et l’ouverture de la CinéRobothèque à Montréal.

La CinéRobothèque, qui a pignon sur la rue St-Denis, demeure pourtant un établissement marginalisé. On la connaît peu. Certains vont même jusqu’à se demander en quoi, en 2010, à l’ère de la numérisation, cette vitrine de l’Office national du film (ONF) du Canada est encore indispensables à nos quotidiens.

Tout d’abord, l’abondance des œuvres offertes ne peut qu’impressionner. Plus de 10 000 films sont disponibles pour le visionnement immédiat aux stations d’écoute individuelle. À son arrivée, le spectateur est libre de prendre place à un poste d’écoute et, à l’aide de l’ordinateur, de parcourir la liste des films. Les plus indécis pourront parcourir l’index où il est possible de sélectionner les films par catégories (agriculture, arts visuels, droit et criminalité, politique et gouvernement, etc.), genre (films d’animation, expérimental, etc.), séries comme «100 Québécois qui ont fait le XXe siècle» ou encore par la filmographie des réalisateurs, des interprètes, des années de production, etc.

Cet endroit offre toutefois plus que le visionnement gratuit sur place. Il y est possible de faire l’achat ou l’emprunt de films, de participer aux activités de groupe ou de louer des salles pour des projections personnelles. Tous les dimanches, le public a la possibilité de participer aux ateliers d’initiation au cinéma d’animation. Activité qui plaira sans aucun doute aux tout-petits et aussi aux plus grands!

L’établissement offre aussi la possibilité de participer aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM) qui ont lieu jusqu’au 21 novembre. C’est l’occasion unique de visionner des documentaires provenant d’une trentaine de pays. En outre, le 23 novembre sera présenté Antonine Maillet – Les possibles sont infinis; la projection sera suivie d’un échange avec des représentants de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. De belles activités pour les mordus de culture!

Il est difficile de considérer la CinéRobothèque comme un concept désuet. L’ONF a seulement numérisé 1 000 films de sa collection sur son site Internet, mais l’accès web n’est pas pour autant en reste. Des extraits et des bandes-annonces de près 1500 films sont accessibles gratuitement… sur le iPhone, le iPad ou sur des pages personnalisées comme iGoogle ou Netvibe.

Le déplacement en vaut la peine, car l’endroit nous séduit dès la première visite par sa simplicité, l’accueil et le service courtois. Les employés, prêts à conseiller et à répondre aux questions du public, contribuent à donner à la CinéRobothèque une place bien spéciale dans nos cœurs.

 
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