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Plus que le droit à un toit

Peter Marcuse milite en mots pour la justice sociale, l’aménagement urbain et le droit à la ville. 

Dans un auditorium bondé de l’université Concordia, Peter Marcuse, professeur émérite de l’université Columbia à New York, tentait de transmettre la valeur de la justice sociale par la conception d’un système qui permette l’accomplissement des aspirations individuelles à travers l’aménagement urbain et la planification métropolitaine.

L’urbanisme sur la balance

L’octogénaire en visite à Montréal y était pour explorer les possibilités offertes par l’aménagement urbain dans le but d’atteindre une cohésion sociale et communautaire dans un système capitaliste et, ultimement, le bonheur brut de ses habitants.

La bataille doit se mener sur plusieurs fronts, d’abord avec les moins bien nantis dans le besoin immédiat de nourriture et d’un toit, puis avec les travailleurs qui combattent tous les jours pour leur salaire, sans oublier les résidents qui se battent pour préserver leur communauté contre la menace quotidienne de l’éviction. « Dans tous les cas, a‑t-il continué, la planification des villes implique des problèmes de justice sociale […] et la manière dont les planificateur réagissent à ces changements dépend de nous. »

À titre d’exemple local inspirant, Marcuse cite le Projet du Parc Milton. Pour lui, l’établissement de vingt-deux coops d’habitation à but non lucratif est un exemple d’engagement unifié d’une communauté qui réclame son quartier, son droit à la ville.

Transparence, corruption et autres crimes

Dimitri Roussopoulos, médiateur de la conférence et président fondateur du Centre d’écologie urbaine a quant à lui fortement tcritiqué l’absurdité de la distribution des taxes, en clamant haut et fort chaque dollar payé en taxe à Montréal, 42 à 43% sont remis au gouvernement provincial, 50 cents au gouvernement canadien et seulement 7 cents reviennent à la ville de Montréal. » À ce rythme, on peut se demander comment une ville de 1,7 millions d’habitants peut continuer à maintenir les infrastructures, qui font d’elle la ville dynamique et interculturelle la démarquant sur la scène internationale. Comment peut-on « bâtir une vision de Montréal pour la prochaine génération ? Par une approche intégrée transversale et multi scalaire et en proposant des stratégies à cette fin. »

Plus qu’un toit, une maison ?

Inspirant, Marcuse a laissé l’audience sur cette piste de réflexion. Dans le système dans lequel nous évoluons présentement, « la justice est une question de distribution, mais la justice sociale est intrinsèquement liée à l’accomplissement des aspirations individuelles ; combler les besoins d’une personne. Un système qui permettrait à tout le monde de pratiquer l’occupation de leur choix et qui les satisferait pleinement. Rêve ou réalité ? x


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