Fort(ier) policée
18 octobre 2016 - Image par Louis-Philippe Trozzo
Table ronde avec notre principale, Mme. Suzanne Fortier.

Le Délit a pu, en compagnie du McGill Daily, du McGill Tribune et du Bull and Bear, rencontrer Mme la principale de McGill, Suzanne Fortier. C’était l’occasion pour la presse écrite étudiante (la version papier du Bull and Bear n’a pas encore paru cette année pour raisons budgétaires, mais son site internet reste lui actif) d’interroger Mme Fortier pendant une heure. Une heure de questions pour des réponses souvent prudentes, parfois évasives, sur une variété d’épineux et sensibles sujets (désinvestissement, francophonie, militantisme étudiant, santé mentale…) que l’on ne pouvait ici qu’évoquer superficiellement.

Militantisme étudiant

C’est à propos du désinvestissement que Mme Fortier a fait preuve du plus de précaution. Insistant sur le fait qu’elle ne peut s’exprimer au nom de McGill sur un thème aussi complexe, Mme Fortier fit remarquer que son opinion personnelle sur le sujet n’importait pas, et qu’elle n’était pas une spécialiste de la question. Mme la principale appliqua la même rhétorique au sujet du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions, mouvement contre les colonies israéliennes en Palestine, ndlr), ne se prononçant pas mais détaillant l’attitude nuancée à adopter face une telle controverse qui dépasse de loin l’échelle du campus.

La francophonie à McGill

Actuellement, si l’on regarde la démographie de l’Université McGill, plus de 50% des étudiants sont québécois. Pour plusieurs, leur langue maternelle n’est certes pas le français, mais selon madame Fortier, que l’on soit anglophone ou francophone, au Québec, on parle tous français! La chancelière a d’ailleurs profité de l’occasion pour vanter que, malgré une langue d’enseignement qui demeure l’anglais, près de 65% des étudiants sur le campus peuvent s’exprimer en français. À ce point, elle a ensuite ajouté qu’«au final, McGill est une université qui vis à l’échelle mondiale, mais qui est ancrée dans la culture de Montréal et du Québec».

Maintenant, afin d’assurer que les élèves internationaux poursuivant leurs études supérieures à McGill puissent apprendre le français s’ils le désirent, elle promet d’ouvrir autant de cours de français que nécessaire, se faisant du même coup une ardente défenseuse de la langue française. Elle a poursuivi en encensant le portail «Le French Side de McGill», qui s’occupe présentement de la promotion et de la valorisation du français sur le campus.

Agressions sexuelles

Notre principale s’est dite très heureuse de la consultation menée auprès de la population mcgilloise et du nombre de réponses obtenues. Sur la base de certains commentaires reçus, des modifications ont d’ailleurs été effectuées et l’ébauche est maintenant prête à être soumise au sénat, Le Délit vous en reparlera d’ailleurs très bientôt. 

 
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