Réconciliation ou révolution
27 septembre 2016 - Image par Mahaut Engérant
Sixième semaine annuelle de sensibilisation à la culture autochtone.

La semaine dernière s’est tenue la 6e semaine de sensibilisation à la culture autochtone sur le territoire traditionnel Mohawk de Kanien’kehá:ka. Au travers de ces journées animées, une dizaine d’activités interactives et de réflexion ont été tenues par différents groupes.

Parmi ces activités, la conférence du Dr. Taiaiake Alfred a su lever les tabous. Fraichement venu de l’ouest, ce lumineux professeur nous a distinctement démontré la relation organique entre la terre et le développement d’une culture chez ses habitants. Invoquant l’accès restreint aux ressources naturelles, il raconta l’impact du développement industriel sur le développement culturel d’une communauté.

a-autochtoneCapucine Lorber

L’attachement à la terre

Ainsi, restreindre l’accès au territoire ou modifier l’environnement naturel de façon permanente contribue à l’extinction des traditions de plusieurs communautés autochtones. Il est donc essentiel de reconnaitre les territoires ancestraux et que les communautés se les réapproprient – recommandation oubliée de la récente Commission nationale.

Depuis sa création en 2008, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a parcouru le pays pour y recueillir les déclarations des survivants des pensionnats autochtones. D’un océan à l’autre, sous des larmes abyssales, plusieurs ont courageusement dévoilé ce qui souvent est resté sous les limbes de l’incomparable.

Au-delà de la réconciliation

Avant, on leur disait d’apprendre à pardonner ou du moins à vivre avec l’impardonnable. Aujourd’hui, au nom de la vérité, et avec l’espoir que quelque part, les gens écoutent, on leur dit de s’exprimer, de nous partager ce qui est trop longtemps resté enfoui.

Au terme de ces enquêtes, la Commission a publié une série de recommandations afin de favoriser la réconciliation. Celles-ci sont principalement réservées au gouvernement du Canada. Cela dit, il en ressort aussi une implication diligente de chaque citoyen.

Le simple acte de reconnaître les torts commis est l’affranchissement d’un obstacle jadis insurmontable. C’est l’étape de la réconciliation. Maintenant, il est impératif de pousser plus loin. Il faut décoloniser nos pensées et s’orienter vers l’autre pour l’écouter activement et agir en fonction. 

 
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