Sport 101: Introduction aux équipes sportives montréalaises
13 septembre 2016
a-footballMahaut Engérant | Le Délit

Des partisans qui saignent bleu, blanc, rouge

Commençons par la base. Montréal, c’est hockey! Si tu l’ignorais, alors tu dois vraiment être étranger au sport car Montréal est incontestablement la capitale mondiale du hockey sur glace. L’équipe de la métropole, les Canadiens de Montréal, est effectivement la plus vieille et sans doute la plus célèbre franchise de hockey au monde.

Je dois t’avertir (et tu le réaliseras très certainement par toi-même) que les partisans du Canadiens éprouvent pour leur club un amour passionné, voire excessif, relevé d’un fanatisme sincère et fougueux. Ne t’avise donc jamais de critiquer le club en compagnie de purs et durs! L’équipe tricolore est effectivement une immense source de fierté pour les montréalais, elle qui s’avère être la plus titrée de toute l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) avec vingt-quatre coupes Stanley. Il faut toutefois préciser que les Canadiens n’ont remporté aucune coupe au cours des deux dernières décennies… La plupart ont été remportées alors qu’il n’y avait qu’une poignée d’équipes dans la ligue, de quoi faire taire les fanatiques qui encensent un peu trop leur club adoré.

Tant qu’à parler de faux pas à ne pas commettre en présence de partisans du Canadiens, évite de choisir le numéro 76 dans quelque activité que ce soit… C’est que le flamboyant et adoré défenseur des Canadiens qui arborait le numéro 76, P.K. Subban, a été échangé à Nashville cet été, semant toute une commotion à Montréal. À la place de celui-dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom, opte plutôt pour le numéro 31, celui du portier des Canadiens, Carey Price. Il s’agit là d’un choix plus judicieux puisque, pour plusieurs, les espoirs de rapatrier la coupe Stanley à Montréal repose sur les épaules (ou plutôt sur les jambières) de Carey Price, lui qui a été nommé meilleur joueur de la LNH en 2015.

Finalement, si tu as vécu une partie de ta vie à Boston ou à Toronto, c’est le genre de détail à omettre lorsque tu te présentes à un montréalais, vu la rivalité de longue date qui perdure entre les Canadiens et ces deux clubs.

Ah! J’oubliais. Il est fort probable qu’après une série de victoires des Canadiens tu entendes les montréalais scander «Ça sent la coupe!». C’est un classique! N’y porte pas attention. Si tu as bien suivi mon article, les Canadiens n’ont pas remporté de coupe Stanley depuis plus de vingt ans!

L’Impact de Montréal et la Drogbamania

À présent, parlons soccer. Oui, ici on dit soccer, pas foot. Il va falloir s’habituer chers amis français! Bon… vous me voyez venir avec la Major League Soccer (MLS), la principale ligue d’Amérique du Nord. Certes, ce n’est pas le calibre des grands championnats européens, mais le niveau ne va qu’en s’améliorant d’année en année. Et oui, c’est en partie grâce à la venue de joueurs de renommée internationale tels que les Giovinco, Pirlo, Villa et Gerrard. À Montréal, c’est nul autre que la légende ivoirienne, Didier Drogba, que l’Impact de Montréal a su attirer pour se donner des chances de rafler les grands honneurs. Et c’est assurément un pari remporté puisque Drogba a su faire vibrer le Stade Saputo comme jamais auparavant. Après avoir mené les siens en demi-finale d’association la saison dernière avec une récolte impressionnante de 11 buts en 9 matchs, beaucoup repose sur les épaules de Drogba en cette fin de saison. Espérons pour l’Impact et ses partisans que son influence demeurera tout aussi percutante en séries éliminatoires que l’an dernier.

Autres joueurs percutants, mais qui sans surprise se retrouvent dans l’ombre de l’éléphant ivoirien: Nacho Piatti, l’un des meilleurs joueurs de la présente campagne avec ses dribbles et passements de jambes à étourdir les défenses adverses, et en défense Laurent Ciman, le «Général» comme on le surnomme ici, récipiendaire du titre de défenseur par excellence de la MLS la saison dernière.

Les Alouettes de Montréal: présentement, c’est pénible

En définitive, il y a les Alouettes, l’équipe de football (oui, cette fois américain!) de la métropole montréalaise. Je ne pourrais mieux employer «en définitive» puisque l’équipe vient de se faire surclasser par l’Impact de Montréal en terme de popularité. La raison? Disons seulement que les dernières saisons des Alouettes étaient véritablement à l’image d’une alouette: de monter très haut dans le ciel et de se laisser tomber brusquement vers le sol telle une pierre! Depuis la retraite du quart-arrière étoile Anthony Calvillo, l’équipe semble avoir perdu ses repères et elle souffre énormément dans la Ligue canadienne de football (LCF).

La LCF? Je vous explique. C’est un peu comme le petit frère de la National Football League (NFL), la ligue de football étasunienne. Tous les joueurs prometteurs qui ne se taillent pas un poste avec une équipe de la Nationale américaine finissent par jouer dans la LCF. Pour ainsi dire, malgré un niveau de jeu assez relevé, la LCF ne peut rivaliser avec la NFL. 

 
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