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	<title>Archives des 2025-11-12 - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Mar 2026 21:51:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>La « critique 2.0 »&#160;</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-critique-2-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière la nouvelle génération de critique gastronomique. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-critique-2-0/" data-wpel-link="internal">La « critique 2.0 »&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">On ne doit pas prendre un critique gastronomique à la légère. Jadis, leurs portraits ornaient les mûrs des cuisines, pour que tous les employés les identifient sans erreur. Leur plume implacable faisait grincer des dents les plus talentueux et réputés chefs cuisiniers, et pour cause : une critique virulente peut précipiter un restaurant vers la faillite, et même avoir raison de la carrière d’un chef. Toutefois, l’arrivée des réseaux sociaux vient brouiller les cartes. Une démocratisation de la critique gastronomique, notamment à travers les commentaires d’internautes et les avis Google, permet à la critique de s’évader des serres d’une poignée d’individus élitistes. On aperçoit aussitôt une nouvelle vague de critiques gastronomiques, où la grille d’évaluation s’est transformée, mais l’essence du métier demeure.&nbsp;<br><br>Tommy Dion, un critique gastronomique montréalais fondateur du guide Cuisinomane, fait partie de cette nouvelle génération de critiques. Parcourant chaque année au-delà de 220 restaurants, Dion se trouve entre deux mondes : à l’écrit pour des publications comme <em>Le Journal de Montréal</em> et <em>Le Devoir</em>, mais aussi de manière numérique avec son <a href="https://www.instagram.com/lecuisinomane/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compte Instagram personnel</a>. En décrivant la nature de sa pratique, il cherche à se différencier de ceux qui sont venus avant lui. « Ce n’est plus la même chose que la critique des années 2000, qui peut détruire ou faire un restaurant », me dit-il. Tommy Dion parle de cette notion de <a href="https://www.lapresse.ca/techno/internet/201207/20/01-4557371-gourmands-20-des-critiques-qui-derangent.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« critique 2.0 »</a> : « Je fais vraiment une critique davantage constructive. J’amène un côté compréhensif, un côté éducationnel quand j’écris&nbsp;», précise-t-il. « Je ne suis pas là pour détruire des vies ».&nbsp;<br><br>Chaque cheminement professionnel vers ce métier est unique et donne lieu à des récits distincts. Tommy Dion attribue son style à sa formation à la fois sportive et scientifique. Fort de deux participations aux championnats du monde du<em> Ironman</em>, son expérience lui est curieusement utile : « Avant, je m’entraînais le corps pour être meilleur dans mon sport. Aujourd’hui, je m’entraîne le palais, les sens et la compréhension pour être meilleur dans mon métier. » Idem pour son expérience dans le domaine des sciences. Ayant étudié en sciences de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke, il raconte avoir « fait des recherches, écrit des articles scientifiques, et présenté des résultats un peu partout dans le monde ». Cela lui apporte une certaine rigueur scientifique dans son travail « tout en ayant un côté un peu plus ludique ».&nbsp;<br><br><br><strong>Agents secrets&nbsp;</strong><br><br>Une grande question demeure dans le monde de la critique : comment rester impartial lorsqu’on est susceptible de recevoir un service d’exception, un dessert offert, ou même un repas entier gracieusement pris en charge par l’établissement? Auparavant, certains critiques gastronomiques optaient pour l’anonymat, se donnant beaucoup de mal à rester dans l’ombre. Ruth Reichl, ancienne critique gastronomique du <em>New York Times</em> dans les années 1990, décrit en détail ce défi professionnel dans son livre <em>Garlic and Sapphires</em>. Une maquilleuse, un déguisement et même un coach d’acteur : elle est allée jusqu’à s’inventer des alter ego!&nbsp;<br><br>L’une d’entre elles, nommée Molly, est une professeure d’anglais modeste venue du Michigan. Sortie du placard pour une critique du restaurant <em>Le Cirque</em>, un établissement autrefois très réputé, Molly révéla une face cachée du restaurant. Sans tous les artifices de son alter ego, Reichl a reçu le traitement royal : un repas cinq étoiles. Avec Molly, ce fut une tout autre histoire. Cette femme qui détonne avec l’élitisme new-yorkais a reçu un accueil froid et des assiettes sans grand intérêt. L’histoire nous rappelle qu’un service reçu au restaurant peut varier d’une personne à l’autre.<br><br>De nos jours, on remarque que la plupart des critiques gastronomiques, comme Tommy Dion, ne choisissent pas la voie de l’anonymat. « Ce n’est pas nécessairement un choix. C’est un peu une nouvelle réalité », me dit-il. « Aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux, c’est pratiquement impossible de rester anonyme. ». En résulte parfois un traitement d’exception quand le critique est reconnu. « Certaines fois, j’ai un service un peu plus privilégié », admet-il, « mais je ne m’en tiens pas qu’à ça ». Ainsi, il se force à prendre du recul en se posant des questions comme :&nbsp; « Est-ce que c’est au détriment de la table à côté de moi? »<br><br><strong>Sur nos écrans&nbsp;</strong><br><br>Avec les réseaux sociaux, de nouvelles voix de la critique peuvent émerger de n’importe quel milieu, à l’instar d’Ertan Bek, un chauffeur de taxi dans la ville de New York. Depuis quelques années, Bek publie des vidéos racontant ses expériences dans des restaurants haut de gamme pendant ses pauses du midi. Très sincère (révélant toujours le prix) et généreux avec ses pourboires, ce critique connaît le succès : chaque nouvelle publication accumule des millions de vues. Dans les restaurants, cette nouvelle notoriété ne passe pas inaperçue. Lors de son passage au restaurant La Tête d’Or en août dernier, Bek a eu l’honneur de se faire servir une entrecôte (offerte par la maison, bien évidemment) par nul autre que le chef étoilé Daniel Boulud. Aujourd’hui comme hier, c’est l’influence avant tout qui façonnera l’expérience.<br><br>La ville de Montréal n’est pas épargnée par ces influenceurs gastronomiques. L’une des figures reconnues dans la ville est Emilie Rossignol-Arts, ancienne étudiante à McGill et aujourd’hui créatrice de contenu. « <em>Au départ, je me suis concentrée sur des contenus visant à sensibiliser le public aux troubles alimentaires, mais une critique de restaurant que j’ai publiée est devenue virale du jour au lendemain, de manière tout à fait inattendue</em> (<em>tdlr</em>) », me dit-elle. Depuis, elle parcourt la ville en partageant les bonnes adresses sur son <a href="https://www.instagram.com/emilierossignolarts/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compte Instagram</a>, qui rassemble aujourd’hui plus de 112 000 abonnés.&nbsp;<br><br>Avec son public, pourtant, une question revient souvent sur la nature de sa critique : pourquoi ne publie-t-elle jamais d’avis négatifs? « <em>En réalité, je me concentre sur les petits restaurants, souvent familiaux, dont les propriétaires ont consacré leur vie à leur établissement. Les goûts étant subjectifs, je préfère ne pas utiliser la plateforme pour critiquer leur cuisine</em> », explique-t-elle. « <em>La cuisine est un langage subjectif, et je préfère garder les critiques négatives sur mon disque dur, choisissant plutôt de diffuser des messages positifs.</em> »<br><br><strong>Trompe‑l’oeil&nbsp;</strong><br><br>De nos jours, chaque client de restaurant a un appareil photo dans sa poche. En conjuguant la tendance « <em>phone eats first</em> » – où c’est notre caméra qui a droit à la première part du gâteau –&nbsp; et cet insatiable besoin de tout partager, l’image et l’esthétique sont devenues primordiales pour les restaurants. Parfois au point de compromettre l’assiette. « Je trouve que l’évolution avec les réseaux sociaux, ça diminue la qualité de la restauration. Il y a trop de restaurants qui le font juste pour que ce soit beau, juste pour que ce soit visuellement plus délicieux, plus photogénique », reprend Tommy Dion. « Ça donne envie aux gens, mais, au final, la qualité n’est pas nécessairement là », regrette-t-il.&nbsp;<br><br>Cependant, Rossignol-Arts reconnaît l’influence favorable des réseaux sociaux, soulignant son impact extrêmement positif sur le secteur. « <em>Lorsqu’une vidéo devient virale, elle peut complètement changer la trajectoire d’un restaurant, en particulier pour les établissements mal situés ou qui ne disposent pas d’un budget suffisant pour faire de la publicité</em> », ajoute-t-elle. Même si elle considère que la bouche à oreille demeure pertinente, elle met en avant les nouvelles formes de partage, qui exercent davantage d’influence, comme les vidéos courtes sur Instagram. À nous de garder l’œil et le palais vigilants et maintenir notre sens critique.<br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le confort et l’indifférence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/le-confort-et-lindifference/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les acquisitions récentes du MAC exposées au MBAM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Après <em>1+1=1</em> en 2014, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) et le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) unissent à nouveau leurs forces pour présenter <em>Le confort et l’indifférence</em>, un projet qui met en lumière les acquisitions récentes du MAC effectuées entre 2020 et 2025. Organisée par le MAC et accueillie par le MBAM, cette exposition apporte au grand public 37 œuvres par 22 artistes du Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le confort et l’indifférence</em> emprunte le titre du documentaire de Denys Arcand (1981) consacré au référendum de 1980 sur l’indépendance du Québec, tout en élargissant le regard : de la passivité d’un électorat attaché au confort matériel individuel, elle s’étend aujourd’hui à une indifférence collective face aux crises mondiales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le confort et l’isolement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les œuvres présentées, certaines explorent «&nbsp;la mémoire, le territoire ou les gestes de soin&nbsp;», tandis que d’autres abordent «&nbsp;les effets de la violence, de la surveillance ou des inégalités structurelles&nbsp;», explique Mark Lanctôt, commissaire de l’exposition et conservateur de la collection du MAC. Si chacune propose une perspective qui lui est propre, leur mise en dialogue dans la salle s’articule autour d’un même sujet&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;l’aliénation et la division.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut notamment penser au portrait à l’huile <em>One hit wonder horse town</em> (2022) de Chloe Wise. Une jeune femme se repose la tête sur un paillasson de jute, un <em>welcome mat</em>, et semble perdue dans ses pensées, figée dans un moment d’introspection. Ce repli entre en contraste avec l’univers de la représentation publique. L’artiste, dans la notice accompagnant l’œuvre, évoque d’ailleurs une critique de la culture de l’image et de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Souvent, il faut s’accommoder aux attentes sociales du <em>getting along</em> (s’entendre, <em>tdlr</em>) pour préserver l’illusion d’un confort collectif – au prix d’un certain vide affectif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La frontière où se croisent les regards</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’individu et de ses masques sociaux, l’exposition fait également résonner des préoccupations à une échelle sociopolitique. Tiré de la série <em>Roxham</em> de Michel Huneault, «&nbsp;Sans titre 1&nbsp;» (2017) illustre des silhouettes de demandeurs d’asile à la frontière canado-américaine, le célèbre chemin Roxham. Ce lieu, fermé de façon définitive à la suite d’une entente entre Ottawa et Washington sous le gouvernement Trudeau en mars 2023, était autrefois un point de passage important pour de nombreux migrants. Dans cette œuvre, Huneault recouvre les silhouettes de tissus superposés, voilant volontairement leurs identités et accentuant le contraste entre la présence humaine, le paysage et la figure de l’agent de la Gendarmerie royale canadienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la photo seule porte déjà en elle une symbolique incontournable, son emplacement stratégique dans la salle offre un nouveau regard sur son sujet. L’œil exorbité d’<em>A Room is a Thing</em> (2019) de Marlon Kroll, situé en diagonal de «&nbsp;Sans titre 1&nbsp;», semble planer au-dessus de la tête des demandeurs d’asile. Ce tableau semi-abstrait évoque une certaine «&nbsp;présence corporelle&nbsp;», comme une complétion exagérée en écho à l’absence physionomique des migrants de Huneault.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’air du lien humain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition ramène ensuite la réflexion vers la relation humaine, un lien qui unit – ou sépare – les individus et leur environnement. Cette idée traverse notamment la série en verre soufflé de Lorna Bauer, .<em>..air is where effort goes…once our effort is spent…this crowded air…</em> (2021). L’œuvre témoigne à la fois de la recherche continue de l’artiste sur la matérialité du verre et une réflexion quant à «&nbsp;l’emprise de l’humain sur la nature et les contraintes imposées aux corps&nbsp;». La malléabilité du verre donne à chaque vase une forme irrégulière dans les armatures métalliques, comme notre existence au sein de la société&nbsp;:&nbsp;unique et non reproductible. Notre unicité fait de nous des êtres vulnérables, mais résilients, aptes au changement malgré l’inconfort que ceci peut apporter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du parcours, les visiteurs font face à&nbsp;la <em>Thermal Drift Density Map</em> (2022) de Rafael Lozano-Hemmer, une plateforme numérique interactive. Grâce à une caméra thermique, l’installation projette sur l’écran la dispersion des particules de chaleur qui viennent de nous et qui nous entourent. Parfois, les particules de l’un se confondent à celles de l’autre, nous rappelant ainsi que nos liens avec le reste du monde persistent, et persisteront.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, le commissaire Lanctôt souligne que toutes les œuvres de la collection ne sont pas liées aux thèmes du confort et de l’indifférence. Néanmoins, en les utilisant comme «&nbsp;matières premières&nbsp;» de l’exposition, ils leur donnent un regard nouveau sur leurs représentations. De l’image individuelle à la scène collective, le confort ne se trouve jamais vraiment dans l’indifférence ; c’est dans l’inconfort, au contraire, que se loge la possibilité de faire une différence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le confort et l’indifférence&nbsp;:&nbsp;acquisitions récentes du MAC <em>est exposé jusqu’au 3 mai 2026. L’entrée au Musée des beaux-arts de Montréal est gratuite pour les 25 ans et moins</em>.<br><br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tout ce qu’il faut savoir sur Wicked : Pour de bon</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-wicked-pour-de-bon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Spéculations sur la venue du nouveau film de Jon M. Chu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">La parole <em>« I have been changed for good» </em>circule sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de la deuxième partie du film mythique <em>Wicked</em> sorti en 2024<em>. </em>Basé sur la comédie musicale du même nom, <em>Wicked : Pour de bon</em> reprend l’histoire de Glinda (Ariana Grande) et Elphaba (Cynthia Erivo) au pays d’Oz. Certaines personnes chanceuses auront l’opportunité de voir le film en avant-première le 17 novembre lors d’un événement organisé par Amazon Prime, avant sa sortie en salles le 21 novembre au Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première partie de <em>Wicked</em> a connu un succès international, générant <a href="https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-11-06/cineplex-pourrait-terminer-son-annee-en-beaute-grace-a-wicked.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de 756,4 millions au box-office</a>. Il s’agit du meilleur démarrage pour un film adapté d’une comédie musicale, dépassant <em>Dans les bois</em> (<a href="https://www.msn.com/fr-fr/actualite/culture/wicked-signe-le-meilleur-d%C3%A9marrage-pour-un-film-adapt%C3%A9-d-une-com%C3%A9die-musicale-aux-%C3%A9tats-unis/ar-AA1uIL1i?ocid=BingNewsVerp" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Into the Woods</em>) de Rob Marshall, qui n’avait rapporté que&nbsp; 31 millions de dollars en comparaison</a>. La première partie de <em>Wicked </em>a également reçu plus de 210 nominations dans diverses cérémonies de récompenses, notamment aux Oscars, aux Golden Globes et aux Grammy Awards.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a vu plusieurs costumes du duo magique de Glinda et Elphaba cette année pour l’Halloween. Target, LEGO, Dunkin Donuts et plusieurs autres compagnies ont fait un partenariat avec le film. Il existe plus d’une dizaine d’ensembles LEGO de  <em>Wicked</em>, et Dunkin Donuts vient tout juste d’annoncer de nouvelles boissons thématiques, comme le <em>Wicked Pink Refresher</em> ou le <em>Wicked Green Matcha</em>. Ce ne sont là que quelques exemples qui démontrent que l’adaptation cinématographique de <em>Wicked</em> est devenue un réel phénomène culturel, comme <em>Barbie</em> et <em>Oppenheimer</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines de la sortie, à quoi peut-on s’attendre de <em>Wicked : Pour de bon</em>? Voici les réponses aux questions qui font parler le web!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que Fiyero et Glinda se marient?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la première partie, on découvre la relation naissante entre les deux personnages. Glinda se confie à Elphaba avant la fameuse scène de la chanson « <em>Popular»</em> que Fiyero et elle&nbsp; se marieront, mais qu’il ne le sait pas encore. Ceux qui ont vu la bande-annonce remarqueront plusieurs plans de Glinda en robe de mariée. Le prince l’a‑t-elle demandée en mariage? Dans la comédie musicale originale, Mme Morrible, directrice de l’université Shiz, annonce les fiançailles de Fiyero et Glinda afin de rallier le peuple d’Oz à sa cause.&nbsp; Cela dit, le prince ne veut pas marier la jeune femme. Alors, est-ce que le nouveau film modifie l’intrigue?&nbsp; Fiyero se marie-t-il avec Glinda de plein gré? Le fait-il pour oublier Elphaba? <a href="https://screenrant.com/wicked-2-glinda-wedding-dress-dream-sequence-theory/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plusieurs admirateurs pensent qu’il s’agit d’une séquence non réelle, d’un rêve</a>. Une chose est certaine : il faut voir le film pour confirmer cette théorie!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le magicien d’Oz est-il réellement mauvais?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On se rappelle, à la fin du premier film, la révélation est que le magicien d’Oz (Jeff Goldblum) est en fait un escroc qui ne sait pas lire le Livre des Ombres. L’homme utilise des inventions et des projections pour maintenir son autorité sur Oz, sans réels pouvoirs. Dans la même optique, il souhaite opprimer les animaux pour assurer son règne. Alors oui, même s’il paraît impuissant, il est une grande figure de manipulation. Dans la deuxième partie, Mme Morrible et lui vont poursuivre leur quête de pouvoir, tout en jetant le blâme sur Elphaba. Le magicien d’Oz sera-t-il démasqué? Les admirateurs de la comédie musicale peuvent nous le dire, mais pas de divulgâcheurs!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dorothée apparaît-elle dans la deuxième partie?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui! Dans la bande-annonce, on ne voit que des plans de dos ou de ses fameux souliers rouges, sans voir son visage. Sa petite apparition ne sert qu’à faire un lien avec l’histoire du film mythique le <em>Magicien d’Oz</em>, tout en gardant l’attention sur Glinda et Elphaba. Jon M. Chu, le réalisateur, révèle dans une entrevue avec <em><a href="https://people.com/people-wicked-for-good-special-issue-exclusive-11838269" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">People</a></em> qu’il « <em>ne voulait pas changer l’idée que le spectateur se fait de Dorothée. Après tout, il s’agit toujours du voyage d’Elphaba et de Glinda, et Dorothée n’est qu’un pion au milieu de tout cela (tdlr</em>) ».&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wicked : Pour de bon <em>sera en salle dans tous les cinémas du Canada dès le 21 novembre.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Juge]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Sport étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[sport interuniversitaire]]></category>
		<category><![CDATA[varsity]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59265</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Université a enregistré à la fois de larges succès et d’importants revers.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Les températures frôlent le zéro, les premiers flocons ont fait leur apparition : l’hiver montréalais s’installe progressivement, synonyme de fin de saison pour beaucoup d’équipes universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réputation de McGill ne s’est pas faite sur ses performances sportives. Pourtant, si elle n’est pas reconnue comme une « université de sport », les Redbirds (section masculine) et les Martlets (section féminine) se montrent très performants dans certaines disciplines. Voici un récapitulatif des saisons des équipes universitaires (<em>varsity</em>), toutes sections confondues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des réussites dans l’eau, sur le </strong><strong><em>green </em></strong><strong>et sur les terrains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La natation reste le fleuron du sport mcgillois. Les Redbirds et Martlets ont remporté haut la main les deux premières coupes universitaires de la saison, finissant premiers sur six équipes à chaque rencontre. Le Québécois Loïc Courville-Fortin a décroché <a href="https://mcgillathletics.ca/news/2025/10/11/swimming-m-w-courville-fortin-bags-four-gold-medals-as-redbirds-rule-rseq-swim-opener.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quatre médailles d’or</a> et le titre de « nageur du week-end », tandis que l’étudiante de première année Rebecca McGrath a signé une performance identique chez les femmes. McGill domine ainsi largement le classement du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) avant la trêve hivernale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aviron a également offert à McGill plusieurs podiums de prestige. Les Martlets ont remporté le titre Kandahar, avec dix médailles d’or sur quatorze épreuves, devant Ottawa et Carleton. Les Redbirds, eux, ont terminé quatrièmes au championnat de l’Ontario (OUA) et sixièmes au championnat national (CURA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En rugby masculin, les Redbirds ont confirmé leur statut de poids lourds. Avec une fiche de six victoires pour deux défaites, ils se sont inclinés de peu (37–42) en demi-finale contre l’Université de Montréal. Un parcours solide, mettant à l’honneur les couleurs de l’Université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté cross-country, les Martlets ont remporté le <em>McGill Invitational </em>devant neuf autres universités, tandis que les Redbirds ont terminé quatrièmes. À Laval, les deux équipes ont confirmé leur constance, se classant respectivement 3<em>e </em>et 2<em>e</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe de crosse masculine, sport national estival, boucle une saison exceptionnelle avec un bilan de neuf victoires pour seulement trois défaites, l’un des meilleurs ratios de l’automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le golf féminin a offert l’un des moments forts de la saison : l’étudiante en gestion Astoria Yen est devenue la première Martlet à remporter un tournoi RSEQ. Malgré un départage qui la relègue à la deuxième place, son exploit reste historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour le reste, un bilan plus mitigé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, plusieurs disciplines ont connu des résultats plus équilibrés ou décevants. Au basket, les Martlets affichent un bilan de 4–4, tandis que les Redbirds (2–6) peinent à suivre le rythme. Ironie du sort : c’est pourtant un ancien étudiant de McGill, James Naismith, qui inventa le <a href="https://200.mcgill.ca/fr/history/linvention-du-basketball/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">basketball en 1891</a>, avant d’en faire un sport mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le hockey, sport national d’hiver au Canada, les hommes sont sur une bonne lancée, avec un bilan de 9–6, tandis que la section féminine (3–7) peine dans cette première moitié de saison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volleyball féminin (4–6) poursuit sa saison, tandis que le soccer féminin (5 victoires, 5 défaites, 4 égalités) est éliminé en demi-finale des séries par l’Université de Montréal. Toujours en soccer, les Redbirds (3–4‑5) terminent quant à eux cinquièmes et manquent les séries, au terme d’une saison moyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le football américain occupe une place particulière pour McGill, depuis que l’Université a pris part au <a href="https://mcgillathletics.ca/news/2025/5/13/106694.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">premier match de ce sport contre Harvard en 1874</a>, bien qu’une variante, le « football canadien », soit pratiquée au Canada. Les Redbirds concluent sur un bilan décevant (3–7) et une série de cinq défaites. Le hockey sur gazon féminin affiche l’effroyable bilan de neuf défaites pour une victoire, tandis que le rugby féminin (1–5) est battu, en moyenne, de 42 points par match.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré des résultats très hétérogènes, McGill confirme son excellence dans plusieurs disciplines et sa capacité à former des athlètes de haut niveau. L’hiver venu, les projecteurs se tournent vers la natation, le basketball, le volleyball et le hockey, où les équipes mcgilloises espèrent poursuivre sur leur lancée et clôturer l’année en beauté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/recapitulatif-des-saisons-des-equipes-varsity-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Récapitulatif des saisons des équipes varsity de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Pour passer enfin de la parole aux actes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/pour-passer-enfin-de-la-parole-aux-actes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Proulx]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[élection municipale]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59274</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comprendre les comportements paradoxaux des électeurs montréalais.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/pour-passer-enfin-de-la-parole-aux-actes/" data-wpel-link="internal">Pour passer enfin de la parole aux actes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">L’indifférence de la majorité de la population montréalaise face à son obligation démocratique municipale tient de l’idiotie la plus pure. Les chialeux dispersés un peu partout sur le spectre politique s’époumonent sans relâche pour cracher sur l’administration, mais quand vient le temps d’exprimer leur désapprobation démocratiquement, silence radio. La plus récente élection a vu voter seulement 37,1 % des électeurs enregistrés, un pourcentage carrément famélique. Mais pas inhabituel. Pire encore, Ensemble Montréal, grand vainqueur (regrettablement) de ce processus à peine démocratique, a obtenu une majorité grâce à l’appui de seulement 15,7 % des électeurs. 43,4 % des voix. Même pas la majorité de la minorité. Minable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’objectif de ne pas être totalement hypocrite, je ne ferai pas de cet article une colonne de vitriol. Du moins, pas totalement. Vous serez obligés de subir quelques paragraphes de plus de ma frustration, mais je vous promets en échange des propositions constructives. Des avenues pour mobiliser la population de manière durable et la conscientiser sur l’importance de l’implication politique au niveau municipal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autre complainte…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, j’ai voté Projet Montréal. Oui, je suis déçu de voir que la métropole du Québec fera du surplace pour les années à venir. En plus, il fallait que ce soit une ressortissante du Parti libéral du Canada. Une Coderre 2.0. Et, bien pire encore, une candidate qui a comme réels intérêts ceux de ses donateurs et des Montréalais les plus riches, réalité qui semble échapper à son électorat de frustrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un Montréalais vivant dans le confort et l’indifférence, quelle importance de pouvoir déterminer qui siègera au conseil municipal. Les compétences de l’appareil gouvernemental local sont limitées, si bien que les impacts de sa gouvernance ne sont pas toujours les plus criants. Le triumvirat des enjeux sociétaux majeurs actuels – la santé, l’éducation et l’énergie – sont pris en charge ailleurs, par nos tortionnaires caquistes de l’Assemblée nationale. Pareil pour des compétences en apparence plus locales, comme l’habitation ou le travail, à qui l’influence et surtout le budget incombe aux ministres provinciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restent quand même les projets d’habitation en partenariat, la voirie et l’urbanisme, le développement économique local, l’entretien des infrastructures publiques, les services de sécurité locale…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’influence dissimulée (mais évidente et essentielle) de l’appareil municipal, les plaignards trop paresseux pour agir n’y voient qu’une sorte de génératrice de nuisances. Les routes sont pleines de trous, les maudits cyclistes sont partout, les itinérants encombrent l’entrée de leur tour à condos! Je ne nierai pas que tous ces enjeux sociétaux représentent des problèmes importants de l’agglomération montréalaise, mais la réponse suscitée tient du non-sens le plus frustrant. On conspue les initiatives de mobilité durable, on refuse la construction de logements transitifs… franchement, décidez-vous! Voulez-vous chialer pour chialer, ou souhaitez-vous vraiment un quelconque changement? À en voir les taux de participation, la première option me semble plus plausible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étant un gars de l’est de Montréal, je ne peux vous répéter suffisamment à quel point l’absence d’un réseau de transport en commun développé a compliqué et allongé tous mes trajets d’adolescent. À quel point le sous-investissement en infrastructures communautaires et sportives me rendait jaloux des autres arrondissements! La réalité, c’est que là où la Ville peut avoir le plus d’impact, c’est auprès des plus démunis, des classes populaires et moyennes. Elle peut améliorer un système de transport abordable, favoriser le déplacement à vélo et injecter des fonds dans des secteurs sous-développés de Montréal. Je ne prétends à aucun moment avoir fait partie – dans mon enfance – d’une classe économique modeste ni même moyenne, mais j’ai vécu dans un milieu clairement ignoré, peu importe la personne au pouvoir à l’Hôtel de ville.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« À force de ne rien comprendre, on tombe dans la complaisance, et on nourrit une détestation pour le système, qui réduit encore davantage notre envie d’y participer »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Mais bon, quand on est riche, on se fiche éperdument des bienfaits qu’un HLM peut prodiguer. Ou bien de l’impact d’une piste cyclable sur la mobilité des travailleurs. Tout ce qui importe, c’est que la suspension de la Porsche ne soit pas trop affectée par les trous dans la chaussée en route vers le chalet sur le lac Memphrémagog. Je caricature peut-être, mais force est d’admettre qu’Ensemble Montréal propose un programme orienté vers les propriétaires en tout genre, du logement au véhicule motorisé, qui se sentent lésés quand on les empêche de régner en rois sur le reste de la population. Un programme par et pour les riches, un programme prônant une stagnation du progrès social et le développement d’infrastructures qui pourront bénéficier à la multitude. Un programme qui s’adresse aux geignards nantis frustrés par l’administration Plante. Un programme pour ceux qui préfèrent pérenniser la maudite culture du char plutôt que de rendre la route accessible à tous. Un programme favorisant les propriétaires plutôt que ceux qui peinent à se loger et maintenir une qualité de vie décente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et bon, ceux qui sont le plus affectés ne votent pas non plus. Personne ne vote, c’est terrifiant. Presque aussi débile que les amerloques qui votent pour un président qui se fout éperdument d’eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout le monde continuera à se plaindre sans but, peu importe ce qui adviendra de notre ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maudits chialeux!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>…mais pas sans substance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne suis pas simplement aigri par la défaite du parti pour lequel j’ai voté. Je suis aigri par le mutisme de la majorité montréalaise quand vient le temps de passer à l’acte. Le gros problème de mon argumentaire, c’est que même ceux qui gagneraient à voir des changements sociaux positifs être effectués ne votent pas. Ou du moins ils ne votent pas « du bon bord » pour que ces changements se matérialisent. Bien que cette apathie électorale puisse être partiellement expliquée par une débilisation du débat autour d’enjeux tenant davantage de l’irritant que de l’essentiel, le blâme est attribuable à de multiples causes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essentiel du problème? Un manque criant d’éducation citoyenne et médiatique, et un accès au vote trop limité compte tenu de l’intérêt minimal accordé à la politique municipale. À force de ne rien comprendre, on tombe dans la complaisance, et on nourrit une détestation pour le système, qui réduit encore davantage notre envie d’y participer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour stimuler les endormis, il faudrait faire du vote une obligation. À mon sens, il l’est déjà : pour protéger la démocratie, il faut en faire l’exercice. Sauf qu’imposer le vote, sous peine de pénalité pécuniaire, par exemple, ne pourrait que désavantager les personnes les plus vulnérables que je défends. Donc, il faut rendre le vote plus accessible. Solution : allonger la période de scrutin et permettre le vote virtuel. Rien de très révolutionnaire en théorie, mais en pratique, cette méthode tarde à être adoptée par les régimes politiques du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les gens ne veulent pas se déplacer pour une élection qui leur semble trop futile et trop peu déterminante, il faut amener l’élection à eux. Je comprends les nombreuses difficultés découlant de l’adoption d’un mode de scrutin virtuel, mais je crois sérieusement que les gains démocratiques pouvant en résulter en valent la peine. 37,1 % de participation, c’est risible! Il faut donner un grand coup dans le système : l’heure de la fin des demi-mesures a sonné depuis bien longtemps déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote virtuel, s’il est fait de manière complètement désintéressée, n’est pas une victoire à lui seul pour la politique municipale. Les gens – moi, y compris – connaissent mal les structures du pouvoir et les divisions des responsabilités, qui détonnent avec le système électoral classique provincial et fédéral. Une meilleure éducation, par le biais des médias et des institutions académiques, ne pourrait qu’améliorer la compétence électorale des citoyens. Ce n’est pas normal qu’après 16 ans de scolarité, aucun de mes cours obligatoires n’ait abordé le pouvoir municipal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on n’est pas informé, on n’est pas intéressé. Et si on n’est pas intéressé, on n’ira pas voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si on ne va pas voter, l’éternelle plainte de la population ne cessera de prendre en ampleur, sans pour autant que son action citoyenne y fasse écho. Si les gens ne veulent pas se déplacer ou s’informer, il faut prendre les rênes et préparer notre démocratie en amont. Il faut en prendre soin, sans quoi le système municipal continuera de péricliter vers un système régi par la minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortez voter, maudits paresseux!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/pour-passer-enfin-de-la-parole-aux-actes/" data-wpel-link="internal">Pour passer enfin de la parole aux actes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Lire, c’est snob</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/lire-cest-snob/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[snobisme littéraire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59277</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réflexion sur le canon littéraire et la place qui lui est accordé au Québec.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Pendant longtemps, les livres les plus vendus ont été considérés comme de la « paralittérature ». Aujourd’hui, on appelle cette catégorie de livres la littérature « de genre ». Si le changement d’appellation apaise les débats, la place de la littérature de genre est toujours contestée. Lire les nouveautés des auteurs à succès, est-ce une perte de temps? Devrait-on privilégier les grands auteurs classiques? Et qu’en est-il des divergences entre le Québec et l’Europe?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une vision tunnel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout le monde connaît Balzac, Proust et Hugo. Souvent, lorsqu’on parle de littérature, ce sont leurs noms qui nous viennent à l’esprit en premier. Les grands classiques ont fait leur chemin dans les listes de lecture obligatoires des cours depuis longtemps et contribuent encore aujourd’hui à façonner l’image que nous avons de la littérature. De La Comédie humaine<em> </em>de Balzac à <em>À la recherche du temps perdu </em>de Proust, en passant bien sûr par Les Rougon-Macquart<em> </em>de Zola, certaines œuvres impressionnent par leur ampleur et leur architecture complexe. Sans aucun doute, ces légendes de la littérature méritent l’admiration qu’on porte à leur labeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le canon littéraire francophone formé par ces grands noms a un défaut non négligeable : il est très peu inclusif. Un rapide coup d’œil aux noms des « grands » permet de constater qu’ils sont majoritairement des hommes blancs. Il est à noter que quelques femmes blanches s’y taillent une place, comme Madame de Sévigné ou George Sand, mais elles restent globalement exclues. Depuis des siècles, tout groupe marginalisé est automatiquement exclu des « grands » auteurs. Exit les personnes racisées, exit les auteurs appartenant à la diversité sexuelle ou de genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vent de changement qui souffle sur le canon littéraire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien établi, le canon littéraire a fait sa loi dans les universités. En remontant aux années 1990, l’Université de Montréal fournissait une liste de lecture à ses étudiants en première année de littérature. En un an, ils devaient lire de soixante à quatre-vingts œuvres, le nombre prescrit différant selon les années des cohortes. La plupart de cette liste était consacrée à des écrivains classiques, de l’antiquité jusqu’au 20<em>e </em>siècle. Cette liste impressionnante visait à donner une base commune aux étudiants entrant dans le domaine. Avec le temps, la liste a été remisée et le catalogue de lectures universitaires est beaucoup plus inclusif : on y trouve de la littérature de genre, des auteurs et autrices de communautés marginalisées desquelles on valorise enfin la voix.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Depuis des siècles, tout groupe marginalisé est automatiquement exclu des “grands” auteurs »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ce n’est pas la même histoire en Europe, tout particulièrement en France. Si les listes de lecture des universités québécoises se diversifient, celles de France montrent plus de rigidité. À la licence, l’équivalent du baccalauréat québécois, les étudiants doivent lire davantage ces auteurs classiques. Pourquoi la France ne suit-elle pas le vent de changement qui souffle sur le Québec?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Michel Biron, professeur titulaire à McGill, spécialiste de littérature québécoise et belge, « l’Amérique et l’Europe n’ont pas évolué de la même manière. Le Québec est aligné sur une démocratisation de la culture, une ouverture et une contestation du canon. Cet argument est très fort en Amérique, c’est ce qui fait que les corpus et les programmes accordent plus de place à des femmes et à des genres minorisés, des formes qui ne sont pas classiques ou reconnues par des institutions. En Europe, on adhère encore à la vieille formule de Roland Barthes, qui disait “la littérature, c’est ce qui s’enseigne”. Pour eux, la définition de la littérature passe par l’institution scolaire ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un canon qui fait la fierté nationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs du canon francophone sont presque tous français. Cette canonisation serait-elle une fierté nationale, d’où l’importance que l’on continue à lui accorder aujourd’hui? « La France a été au cœur de l’évolution de la littérature au 19<em>e </em>siècle. C’est à partir de Paris qu’on mesure si on est en avance ou en retard sur les autres écrivains. Il y a donc une centralité qui est exceptionnelle dans le monde entier », explique M. Biron. Il ajoute que la France, très fière de cet héritage, peut montrer une certaine résistance, mais qu’elle fait preuve de plus en plus d’ouverture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les prix littéraires : reconnaître le talent hors de la France</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix littéraires sont une façon de reconnaître le caractère unique d’une œuvre, son importance dans le monde de la littérature. Plusieurs prix québécois sont décernés chaque année, comme le Prix littéraire des collégien·ne·s ou le Prix du Gouverneur général. Toutefois, force est d’admettre que les prix les plus prestigieux sont ceux qui viennent de France. Bien souvent, les reconnaissances québécoises ou canadiennes accordées à un livre ne le font pas rayonner à l’international, comme le prix Médicis, Goncourt ou Femina le font.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Les étudiants ne veulent plus être seulement passifs et lire des textes qui sont déjà bien reconnus, ils veulent que la littérature soit liée à une forme d’expérience de la lecture et de l’écriture »<br><sup>Michel Biron, professeur titulaire à McGill</sup></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De temps à autre, c’est une œuvre québécoise qui gagne la palme, comme Kev Lambert en 2023 avec son roman <em>Que notre joie demeure </em>ou Éric Chacour qui, la même année, a remporté le prix Femina des lycéens. Deux Québécois gagnants de prix littéraires français : les journaux ont parlé d’un tel exploit pendant des semaines. Depuis quelque temps, la littérature québécoise est devenue populaire <a href="https://www.journaldequebec.com/2024/04/17/la-litterature-quebecoise-gagne-du-terrain-en-france" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en France</a>, ce qui n’est pas pour déplaire. Les prix littéraires français commencent à s’ouvrir de plus en plus sur le monde, et pas seulement sur le Québec. En 2003, le prix Femina est décerné à Dai Sijie, un auteur chinois d’expression française. La tendance se poursuit en 2013, où Léonora Miano, première lauréate camerounaise, rafle le prix, suivie en 2014 de la première lauréate haïtienne, Yanick Lahens. De plus, des prix français offrent une dimension internationale, comme le prix Médicis étranger, qui récompense chaque année depuis 1970 un roman étranger paru en traduction française. Nous sommes face à une décentralisation de la France dans la littérature francophone, ouvrant donc possiblement la porte à une diversification du canon littéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une perte de compétences garantie?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains s’inquiètent, estimant que si l’on ne met plus les grands piliers de la littérature de l’avant, il y aura forcément une perte de connaissances, de qualité, de compétences. M. Biron s’y oppose en expliquant que les nouvelles générations revendiquent d’autres valeurs. Bien qu’il y ait une perte de références communes, cela ne signifie pas une perte de compétences, mais bien une transformation de l’horizon de la culture. Selon lui, ce changement apporte une nouvelle dimension à la littérature : « Ce qui me frappe et que je trouve passionnant, c’est que la connaissance de la littérature par la lecture de textes canoniques s’accompagne aujourd’hui d’une pratique de la littérature, d’un intérêt pratique. C’est tout à fait nouveau. Les étudiants ne veulent plus être seulement passifs et lire des textes qui sont déjà bien reconnus, ils veulent que la littérature soit liée à une forme d’expérience de la lecture et de l’écriture. Je trouve que c’est très vivant. Il y a un gain du côté de l’expérience de l’écriture, un vase communicant entre les deux, qui était très peu présent auparavant. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le canon littéraire semble peu à peu se déconstruire, bien que ce soit à des rythmes différents qui dépendent des continents. Des littératures qui y sont moins attachées, comme celles du Québec, des Antilles, du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, se rebellent de plus en plus et créent leur propre éventail de grands écrivains. Les grands auteurs français ne sont pas près d’être détrônés, mais un vent de changement souffle sur la littérature pour en faire un domaine vivant et représentatif de ses adeptes.</p>
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		<title>Un océan de balados</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/un-ocean-de-balados/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Couture]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59280</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment expliquer leur popularité grandissante?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il me semble que chaque semaine, je vois passer une nouvelle annonce de balado (<em>podcast</em>) sur l’alimentation, l’astrologie, le <em>dating</em>, le jardinage. Faits par des associations étudiantes, des humoristes ou encore des ex-candidats de téléréalité, ils deviennent une forme de travail universitaire, voilà ce qui est nouveau. Les plateformes audio en sont inondées ; il s’agit d’un véritable raz-de-marrée de discussions. Pourquoi ce format de contenu est-il aussi populaire? Pourquoi ai-je l’impression de me faire assaillir de conversations enregistrées?</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, les balados sont une forme de contenu assez passif. Ils ne demandent pas de s’arrêter pour les consommer ; on peut facilement les écouter en accomplissant d’autres tâches, souvent un peu désagréables, comme le ménage, le lavage ou le voyage en transports en commun. Nous vivons dans une ère où le silence se fait rare – je dirais même qu’il nous paraît collectivement inconfortable. Il y a un besoin, du moins dans la génération Z, de toujours avoir quelque chose pour s’occuper l’esprit. Peut-être est-ce lié au fait que le monde dans lequel nous vivons nous semble de plus en plus désagréable, alors mieux vaut ne pas y penser. Ou encore peut-être parce que nous sommes si habitués à être exposés à du contenu qu’avoir une distraction injectée dans nos oreilles est presque comme une deuxième nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine d’idée, les silences sont souvent liés à des moments de solitude. Les podcasts ont ce pouvoir de nous faire sentir moins seuls, comme si nous étions entre amis. Nous vivons une épidémie de solitude ; les podcasts donnent l’impression d’accompagner notre quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est intéressant dans les podcasts, c’est qu’ils combattent le phénomène TikTok du contenu de courte  durée. Ils durent souvent de 30 minutes à deux heures. Au milieu du tourbillon de contenu instantané d’une <em>For You Page</em>, les balados bougent en sens contraire, en prônant le long format, bien qu’il s’agisse encore de contenu, donc pas nécessairement d’une pause de consommation médiatique. Leur montée en popularité traduit une fatigue face au contenu de courte durée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« les algorithmes encouragent la polarisation en popularisant les publications provocantes »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Jordan Theresa, une créatrice de vidéos de type « essai » sur la culture populaire et les réseaux sociaux (@jordanatheresa sur Instagram), explique souvent que les réseaux sociaux sont l’endroit où la nuance s’en va mourir. Le sensationnalisme et les extrêmes y ont le plus de succès, et les algorithmes encouragent la polarisation en popularisant les publications provocantes, puisqu’elles suscitent le plus de clics. Les balados, qui opèrent le plus souvent sous la forme d’une discussion, permettent à leur créateur d’organiser ses pensées de façon plus cohérente et nuancée, surtout s’il est face à un interlocuteur qui alimente son discours. Bien évidemment, ce ne sont pas non plus des paradis de la nuance et du discours sensé ; les balados animés par des masculinistes aux propos dégradants envers les femmes à la Andrew Tate ou Lucide Podcast sont un bon cas de figure d’absence de raisonnement logique. Puis, les extraits les plus réactifs des balados se retrouvent souvent sous forme de clip sur TikTok, enlevant tout contexte autour de ce qui est dit… La frontière entre contenu de courte durée et balado n’est pas infranchissable ; les deux s’alimentent l’un et l’autre, que ce soit de façon positive ou négative. Tout de même, il faut noter que les balados peuvent être un repos agréable face aux dialogues de sourds mis en scène sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’explique donc ce phénomène sous quatre axes : le besoin de stimulation constante, la fatigue de l’instantané, la solitude grimpante et la crise de la nuance. Nous avons la fâcheuse habitude d’abuser de ce qui est à la mode. Je me demande donc si, dans cette course à la création de discussions enregistrées, nous perdrons de vue le côté organique de la conversation, au profit d’enregistrements rapides, vides de sens, et superficiellement gratifiants.</p>
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		<title>Le référendum de l’AÉUM en perspective</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/le-referendum-de-laeum-en-perspective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[MSA]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
		<category><![CDATA[TPU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les gagnants et les perdants témoignent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Chaque semestre, l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) organise un référendum sur les frais facultatifs inclus dans les droits de scolarité des étudiants. Ces frais, souvent modestes, soutiennent des services essentiels : la vie associative, la santé physique et mentale ou encore l’accessibilité pour les étudiants atteints d’un handicap. Du 27 octobre au 7 novembre, les étudiants ont été invités à se prononcer sur sept propositions, allant du renouvellement de fonds de soutien financier à la création de nouveaux frais, comme celui destiné aux soins d’affirmation de genre. <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/274424/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">19,1 %</a> des étudiants ont voté dans le cadre de ce référendum. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Seules les deux propositions visant à augmenter des frais existants – les frais des services étudiants et ceux de l’Association des étudiants musulmans (MSA) – ont été <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/274424/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rejetées</a> par la communauté étudiante. Pour comprendre ce que ces résultats signifient au-delà des chiffres, <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec deux groupes directement concernés par le référendum : l’Union des patient·e·s trans (TPU) et la MSA. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire pour les soins d’affirmation de genre </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les soins d’affirmation de genre sauvent des vies, les transforment et les améliorent</em> (<em>tdlr</em>) », souligne Rachel, administrateur·ice de système à la TPU. Pourtant, leur couverture médicale était loin d’être acquise il y a encore quelques jours. La question des soins d’affirmation de genre a été approuvée avec un <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/274424/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">écart très serré</a> – 51,1 % votes pour, et 48,9 % votes contre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la TPU, il s’agit d’une victoire majeure, obtenue après « <em>près d’un an d’efforts</em> » et de désaccords avec l’AÉUM. « <em>Lorsque le conseil d’administration de l’AÉUM a supprimé les soins d’affirmation de genre en décembre 2024, il n’a consulté ni averti personne. La TPU et d’autres organisations du campus ont dû se démener pour remédier à la situation, afin que les étudiants puissent continuer à accéder aux soins de santé sans s’endetter de manière significative</em> », explique Rachel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la formulation de la question référendaire – « <em>une majorité de votes négatifs […] limitera considérablement la capacité des étudiants 2SLGBTQ+ à accéder aux soins de santé essentiels</em> » a pu en étonner certains, Rachel estime que cette affirmation est « <em>entièrement exacte</em> ». « <em>Il s’agit de soins de santé qui permettent aux gens de mener une vie heureuse, épanouie et digne, et qui font souvent la différence entre la vie et la mort</em> », ajoute le membre de la TPU. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La couverture des soins d’affirmation de genre débutera à l’hiver 2026, grâce aux contributions facultatives de 10,05 $ pour tous les étudiants au baccalauréat. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La MSA face à des défis croissants </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la MSA, le résultat du référendum a été une grande déception. « <em>Chaque année, nous poussons les limites de ce que nous pouvons accomplir pour les étudiants sur le campus – en particulier au cours des vingt-quatre derniers mois</em> », explique Hamza Alfarrash, président de l’association. En raison d’un vote négatif majoritaire à <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/274424/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">52,4 %</a>, la MSA se dit « <em>confrontée à des défis importants pour maintenir son niveau d’activité. Nous pourrions être contraints de réduire ou de restreindre des services essentiels à notre communauté, pour lesquels il n’existe aucune alternative adéquate sur le campus</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alfarrash insiste que l’association est parfaitement transparente sur ses finances, et que le manque est bien réel : « <em>Nos valeurs religieuses nous obligent à garantir une transparence totale et à veiller à ce que chaque dollar soit dépensé de manière responsable et réinvesti dans notre communauté.</em> » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le référendum de l’AÉUM met en évidence le faible intérêt de la communauté étudiante – seuls <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/274424/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">19,1 %</a> des étudiants ont voté – ainsi qu’une solidarité inégale sur le campus. Si certaines initiatives ont obtenu gain de cause, d’autres devront désormais composer avec des ressources limitées.</p>
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		<title>Soutien à la Palestine : vers une nouvelle semaine de grève étudiante à partir du 17 novembre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/soutien-a-la-palestine-vers-une-nouvelle-semaine-de-greve-etudiante-a-partir-du-17-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[associations départementales]]></category>
		<category><![CDATA[désinvestir]]></category>
		<category><![CDATA[grève étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le soutien étudiant à la Palestine ne démord pas : depuis le début du mois d’octobre, plusieurs comptes Instagram – @divestmcgill, @shutitdownstrikes, @desinvestir4palestine… – appellent à une semaine de grève générale la semaine du 17 au 21 novembre. Leur objectif ? Pousser l’Université McGill à se désinvestir de toute activité reliée à Israël. Ces comptes&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/soutien-a-la-palestine-vers-une-nouvelle-semaine-de-greve-etudiante-a-partir-du-17-novembre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Soutien à la Palestine : vers une nouvelle semaine de grève étudiante à partir du 17 novembre</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le soutien étudiant à la Palestine ne démord pas : depuis le début du mois d’octobre, plusieurs <a href="https://www.instagram.com/shutitdownstrikes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">comptes</a> Instagram – @divestmcgill, @shutitdownstrikes, @desinvestir4palestine… – appellent à une semaine de grève générale la semaine du 17 au 21 novembre. Leur objectif ? Pousser l’Université McGill à se désinvestir de toute activité reliée à Israël. Ces comptes affirment que l’Université investit près de 15 millions de dollars de ses dotations dans des entreprises d’armement et de défense (Airbus, Safran…) qui permettent à Israël de continuer sa guerre en Palestine. Ils considèrent avoir été « ignorés » par l’exécutif mcgillois, ajoutant que l’Université investit les frais de scolarité des étudiants dans une sécurité privée qui « opprime » les étudiants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet appel à la grève diffère des précédentes, car il vient des associations départementales plutôt que de l’AÉUM. Depuis vendredi dernier et jusqu’à vendredi prochain, au moins 19 associations départementales (dont celles de philosophie, de géographie, d’histoire et de développement international) de McGill tiennent des assemblées générales au cours desquelles les membres étudiants de ces départements pourront choisir de faire grève ou non. Les représentants derrière les comptes Instagram appellent les étudiants en grève à manifester devant les salles de classe, à distribuer des tracts et à décourager les non-grévistes d’accéder aux cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ouverture de la COP 30 au Brésil : un climatoscepticisme aggravé face à l’urgence climatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ouverture-de-la-cop-30-au-bresil-un-climatoscepticisme-aggrave-face-a-lurgence-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[climatoscepticisme]]></category>
		<category><![CDATA[COP 30]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte international tendu, la Conférence sur les changements climatiques (COP 30) s’est ouverte ce lundi à Belém, au Brésil, en lisière de la forêt amazonienne. Près de dix ans après l’accord de Paris sur le climat, qui avait pour objectif de maintenir le réchauffement de la Terre sous la barre des 1,5 °C&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ouverture-de-la-cop-30-au-bresil-un-climatoscepticisme-aggrave-face-a-lurgence-climatique/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Ouverture de la COP 30 au Brésil : un climatoscepticisme aggravé face à l’urgence climatique</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Dans un contexte international tendu, la Conférence sur les changements climatiques (COP 30) s’est ouverte ce lundi à Belém, au Brésil, en lisière de la forêt amazonienne. Près de dix ans après l’accord de Paris sur le climat, qui avait pour objectif de maintenir le réchauffement de la Terre sous la barre des 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, la température de la planète a pour la première fois <a href="https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/806837/environnement-monde-depasse-1-5-c-rechauffement-premiere-fois-pendant-12-mois-consecutifs" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépassé</a> ce seuil en 2024. Une réalité qui montre l’inefficacité avérée des politiques mondiales dans la lutte contre le changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ajoute à cette évidence scientifique la politique climatosceptique du président américain Donald Trump, qui a une nouvelle fois <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/01/21/climat-donald-trump-engage-le-retrait-des-etats-unis-de-l-accord-de-paris-pour-la-deuxieme-fois_6507674_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">retiré</a> son pays de l’accord climatique de 2015. Il vient par ailleurs de <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/06/la-cop30-s-ouvre-au-bresil-avec-l-objectif-de-sauver-l-action-mondiale-pour-le-climat_6652409_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">repousser</a> d’un an l’accord mondial sur la décarbonation du transport maritime. D’autant plus qu’il n’y aura pas de représentant politique américain de haut niveau à Belém. Un signal clair du désengagement total des États-Unis dans la lutte contre le changement climatique, qui ne cesse de s’aggraver. Le <a href="https://www.ledevoir.com/monde/asie/932133/typhon-kalmaegi-fait-cinq-morts-vietnam-plus-180-philippines" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">typhon Kalmaegi</a>, qui a frappé les Philippines et le Vietnam, ainsi que l’ouragan Melissa qui a balayé la Jamaïque servent d’exemples récents de l’accélération des phénomènes climatiques extrêmes liés au dérèglement planétaire. Le Vietnam fait généralement face à une dizaine de tempêtes par an, Kalmaegi est déjà la treizième cette année. La conférence de Belém doit confronter les pays à leurs contradictions et promouvoir l’action collective face à l’urgence climatique.</p>
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		<title>2025 : le brouhaha du matcha</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/2025-le-brouhaha-du-matcha/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
		<category><![CDATA[Matcha]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[rituel]]></category>
		<category><![CDATA[Tendance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la frénésie mondiale autour cette boisson.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/2025-le-brouhaha-du-matcha/" data-wpel-link="internal">2025 : le brouhaha du matcha</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Difficile de passer à côté de la boisson tendance du moment : le matcha. De Montréal à Téhéran, en passant par Hambourg et Nashville, ce thé à la couleur verte prononcée captive les jeunes plus que jamais. Inondant autant les rues que les réseaux sociaux, sa popularité frénétique l’a élevé au-delà de la simple boisson – c’est devenu <em>la</em> nouvelle coqueluche de notre génération. En conséquence, tous les commerces veulent saisir l’opportunité et prendre leur part du gâteau. Cette popularité est pourtant très récente : avant son ascension fulgurante, la boisson était avant tout associée aux cérémonies de thé japonaises. Alors que la demande pour ce nouvel « or vert » ne fait qu’augmenter, l’industrie japonaise peine à y répondre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une histoire de tradition</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore dix ans, le matcha incarnait l’antithèse de la jeunesse numérique ultra connectée qu’elle reflète aujourd’hui. Omniprésent dans les cérémonies de thé japonaises, il était ancré dans un rituel méditatif inspiré de la philosophie zen et pratiqué depuis le 15<em>e</em> siècle. « <em>Quand on parlait de matcha auparavant au Japon, les gens associaient ce mot à la cérémonie du thé, à la discipline et à quelque chose qui prenait beaucoup de temps</em> (<em>tldr</em>) », explique Reina Sakao, fondatrice de la boutique <em>Sakao Japanese Tea</em>, qui offre une sélection de thés japonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Même s’il existe aujourd’hui des variations informelles, la cérémonie de thé traditionnelle représente un art millimétré. Ce rituel dure trois à quatre heures et va bien au-delà de la simple consommation d’un thé, incluant notamment un repas, un arrangement soigné de charbon et une composition florale. « <em>En général, la cérémonie a lieu au moins une fois par saison</em> », me dit Mme Sakao. « <em>Le but, c’est d’apprécier chaque cycle, d’apprécier le moment présent</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de ces cérémonies, deux variétés de thé sont utilisées : l’<em>usucha </em>et le <em>koicha</em>. Le premier est plus fin, moins cher et peut être utilisé au quotidien. Le <em>koicha</em>, quant à lui, est un thé plus épais aux notes plus corsées et riches. D’une qualité supérieure et assorti d’un prix plus élevé, le <em>koicha</em> est réservé pour des occasions spéciales. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Quand on parlait de matcha auparavant au Japon, les gens associaient ce mot à la cérémonie du thé, à la discipline et à quelque chose qui prenait beaucoup de temps » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Reina Sakao, fondatrice de la boutique Sakao Japanese Tea</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, cette distinction se perd une fois le matcha exporté dans les marchés étrangers, où il est souvent vendu en deux catégories : cérémonial ou culinaire. D’après Mme Sakao, la différence est liée au temps de récolte : «<em> Normalement, les premières feuilles sont plus tendres, plus vertes, avec plus d’umami et une valeur nutritive plus élevée</em> », et ce sont elles qui se boivent de préférence. Le matcha de qualité culinaire, plus amer et apte à la cuisson, viendrait plutôt de la deuxième récolte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Identité en transformation </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans<em> Le Livre du thé</em>, Okakura Kakuzō, un intellectuel japonais, décrit le thé comme « une religion de l’art de la vie ». On se demande bien si cette philosophie traverse l’esprit des jeunes personnes en attendant leur matcha à Starbucks. Ces temps-ci, on soulignerait plutôt ses qualités énergisantes : puisque le matcha est moulu et consommé entièrement dans le liquide, cela fait de lui une boisson bien plus concentrée en nutriments, notamment en caféine. Le matcha a également des bénéfices pour la santé : antioxydants, anti-inflammatoires, L‑théanine (un acide aminé aux effets apaisants sur le cerveau), et autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noyée dans le sucre </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Montréal, une hausse de demande a conduit à une vraie démocratisation du matcha. Les établissements spécialisés dans le matcha poussent comme des champignons autour de la ville, ainsi que, dans les cafés classiques, il est devenu incontournable. « <em>C’est une boisson très demandée </em>», me dit Ibrahim, barista chez Café Nocturne. « <em>Comparé même à un latte ou à l’espresso, le matcha est probablement tout aussi populaire.</em> » Une remarque surprenante, sachant qu’il y a seulement cinq ans, il était encore difficile de se procurer cette boisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Au Café Nocturne, comme dans la plupart des cafés typiques de la ville, le matcha est exclusivement disponible en latte. Servi avec du lait et un sirop sucré, il reste un choix de boisson très accessible, selon Ibrahim. «<em> Je pense qu’il pourrait y avoir un lien avec le fait que le café soit trop amer, alors que le matcha, avec un sirop de vanille, a un goût juste assez subtil</em> », explique le barista. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’augmentation du prix </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon, la production artisanale du matcha ne lui permet pas de répondre entièrement à la demande croissante. En tenant compte d’autres facteurs, tels qu’une population vieillissante – l’âge moyen des fermiers étant de <a href="https://www.ft.com/content/be14c1f5-c6d4-4583-bf5b-c64d4d76a679" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">69 ans</a> –, une monnaie en pleine dévaluation et des conditions climatiques défavorables à la production, le marché du matcha subit de fortes contraintes. La conséquence directe est une augmentation record du prix du matcha : lors de la première vente aux enchères à Kyoto cette année, le prix d’un kilogramme de matcha a enregistré une hausse de <a href="https://gjtea.org/japanese-tea-report-may-2025/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">70 %</a> par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les commerces, ce succès est à double tranchant. Peter Yuen est propriétaire d’Asiatica, une boutique de thé ouverte depuis 26 ans, qui fournit du matcha aux cafés ainsi qu’aux particuliers. « <em>Avec le matcha, notre profit est beaucoup plus bas comparé à d’autres thés offerts</em> », me confie-t-il. « <em>Parce que le prix augmente trop vite, nous ne parvenons pas à suivre l’augmentation des coûts </em>». Malgré cela, il affirme que le matcha reste bon marché pour son magasin : «<em> Quand tu vends du matcha, tu ne vends pas seulement le thé – tu vends aussi tous les accessoires : le bol à matcha, le fouet, le </em>chashaku<em> (la petite cuillère).</em> » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enjeux épineux </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les agriculteurs et intermédiaires du matcha au Japon doivent composer avec un engouement considérable, il n’est pas surprenant que les pays voisins observent attentivement cette tendance. La Chine, par exemple – l’endroit où le matcha est né pendant la dynastie Sung – a déjà accéléré sa production de matcha. « <em>Ça fait déjà cinq à dix ans qu’ils en produisent</em> », me dit M. Yuen. Néanmoins, il garde ses réserves : les Chinois ont beau importer des graines japonaises et embaucher des ingénieurs japonais, « <em>il n’y a pas de comparaison</em> », affirme-t-il. «<em> Un sol différent, une eau différente, une température différente : à quoi vous attendez-vous? </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre menace réside plus localement au Japon, traditionnellement réputé pour la qualité de ses produits. « <em>Il y a certains marchands avec qui nous communiquons et qui disent : “Je ne m’inquiète pas de la quantité, mais de la qualité maintenant”</em> », indique M. Yuen. « <em>Certains commerçants de thé se rendent compte que la demande est tellement forte qu’il faut accélérer la production</em> ». Au Japon, où l’on a tendance à prioriser la qualité par rapport à la quantité, notamment avec les fruits haut de gamme ou le bœuf de Kobe, le matcha ne fait pas exception. Une baisse de qualité pourrait endommager une industrie qui existe depuis des siècles. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Lors de la première vente aux enchères à Kyoto cette année, le prix d’un kilogramme de matcha a enregistré une hausse de 70 % par rapport à l’année précédente »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une relâche des prix? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement pour les accros au matcha latte, le prix ne va pas s’équilibrer du jour au lendemain – il pourrait même encore augmenter. L’importante demande et les pénuries ne peuvent pas être résolues avant la prochaine saison de récolte, qui a lieu à la fin du printemps. Or, les réserves du matcha japonais, déjà limitées, risquent d’être soumises à une pression accrue. En fin de compte, M. Yuen voit cette tendance éventuellement se dissiper : « <em>Toutes les modes ont une date d’expiration. Un jour ou l’autre, cela finira par passer.</em> »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/2025-le-brouhaha-du-matcha/" data-wpel-link="internal">2025 : le brouhaha du matcha</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quand chaque bouchée est risquée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/quand-chaque-bouchee-est-risquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Additifs]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mieux comprendre les dangers cachés dans notre alimentation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Qui n’aime pas manger? Pour beaucoup c’est l’occasion de prendre son temps, de découvrir de nouvelles saveurs, de partager et de profiter. Mais il ne faut pas non plus oublier les risques que l’on peut encourir en mangeant des aliments ultratransformés. Si je vous parle de butylhydroxytoluène, de carboxyméthylcellulose ou encore de polysorbate 80, il se peut fort bien que vous n’en ayez jamais entendu parler. Vous en mangez pourtant très souvent, puisqu’il s’agit d’additifs répandus. Aujourd’hui, il est important de se poser des questions sur la qualité de nos aliments ainsi que sur le potentiel risque auquel nous nous exposons en les consommant. Mais alors, quels sont-ils exactement? Et com- ment peut-on mieux se protéger? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/salubrite-aliments/additifs-alimentaires.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">additifs alimentaires</a> sont des substances ajoutées intentionnellement aux aliments pour en améliorer la conservation, le goût, la texture ou l’apparence. Il ne faut pas les confondre avec les épices, assaisonnements ou autres préparations aromatiques naturelles, ni avec les produits chimiques agricoles. Si certains additifs sont inoffensifs, beaucoup suscitent des inquiétudes pour la santé. Par exemple, certains colorants artificiels ont été <a href="https://oehha.ca.gov/sites/default/files/media/downloads/risk-assessment/report/healthefftsassess041621.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">associés à des troubles développementaux chez les enfants</a>, tandis que certains agents de conservation sont suspectés d’avoir des <a href="https://www.lemonde.fr/sante/article/2024/02/13/sante-des-additifs-alimentaires-associes-a-un-risque-accru-de-cancer_6216375_1651302.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">effets cancérigènes</a>. De plus, plusieurs additifs sont reconnus comme des perturbateurs endocriniens, ce qui signifie qu’ils peuvent déséquilibrer le système hormonal et entraîner des problèmes reproductifs. Ces substances peuvent donc affecter la fertilité, le développement fœtal ou encore augmenter le risque de certaines maladies chroniques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons une canette de <a href="https://canadadry.ca/product/biere-de-gingembre/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada Dry</a>. Cette dernière contient un additif à risque élevé pour la santé : du benzoate de sodium, un agent conservateur. Cet additif est suspecté d’avoir des effets néfastes sur la reproduction et le foie ; il peut aussi provoquer des réactions d’intolérance, telles que des troubles gastro-intestinaux, des crises d’asthme et des effets négatifs sur le système nerveux. Malgré ces risques, les additifs sont encore largement utilisés pour prolonger la durée de vie des produits et répondre aux exigences esthétiques des consommateurs. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut cependant pas croire en une ignorance généralisée du public vis-à-vis de ce problème ; il s’agit plutôt d’une question économique mêlée à une forme de fatalisme. Beaucoup de personnes, notamment les étudiants, n’ont pas la capacité financière de privilégier systématiquement des aliments sans additifs potentiellement dangereux. En effet, de manière générale, plus un produit est transformé, moins il est cher. Talia Moses, étudiante mcgilloise, explique la manière dont elle choisit quels aliments acheter : « <em>Je fais attention à ce que mes aliments soient bons pour ma santé, surtout en regardant leur valeur nutritive. Par contre,</em> », ajoute-t-elle, « <em>je ne prête pas vraiment attention aux additifs – ni aux microplastiques d’ailleurs. C’est presque impossible de tout éviter, alors je ne me prends pas trop la tête avec ça</em> ». Pour d’autres, c’est plus une question de déni volontaire : pas question de culpabiliser en mangeant leur collation favorite, alors ils préfèrent ne pas lire la liste d’ingrédients. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous êtes curieux de connaître les risques encourus, ou si vous souhaitez être plus au courant de ce qui se trouve dans votre assiette, l’application mobile <em>Yuka</em> permet de balayer le code-barres de vos aliments et produits cosmétiques et leur attribue une note selon leur qualité. Mieux connaître les additifs qui s’immiscent dans notre alimentation est un premier pas essentiel pour faire des choix éclairés.</p>
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		<title>Repeindre l’histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/repeindre-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Kent Monkman]]></category>
		<category><![CDATA[L'Histoire est dépeinte par les vainqueurs]]></category>
		<category><![CDATA[MBAM]]></category>
		<category><![CDATA[résilience autochtone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><em/>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em> de Kent Monkman.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">« Souvenez-vous que vous êtes de ce monde, des étoiles, des rochers, de l’eau, de la terre et du ciel. Vous êtes le remède dont vous avez besoin ». Cette citation est inscrite sur les murs de l’exposition de Kent Monkman au Musée des beaux-arts de Montréal. Intitulée <em>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em>, cette dernière agit précisément comme ce remède – une guérison symbolique appliquée à une mémoire tourmentée, celle de la colonisation d’un continent et d’un peuple. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste bispirituel et membre de l’<em>ocêkwi sîpiy</em>, Nation crie de Fisher River au Manitoba, y renverse les récits historiques de la colonisation pour recentrer la perspective autochtone. À travers des toiles monumentales, Monkman nous rappelle que l’histoire n’est jamais neutre. Elle est écrite, peinte, racontée par ceux qui détiennent le pouvoir – et souvent au prix du silence des peuples autochtones de l’île de la Tortue. Là où la peinture de paysage nord-américaine a longtemps glorifié les vastes territoires « découverts » et conquis, Monkman réinscrit la présence humaine, les vies effacées, les résistances oubliées. Ses tableaux proposent de nouvelles façons d’envisager le passé et d’informer le présent. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miss Chief Eagle Testickle </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous guider à travers ce processus de réécriture de l’histoire, Monkman nous présente son alter ego, Miss Chief Eagle Testickle – être surnaturel métamorphe capable de voyager dans le temps. Personnage au genre fluide, Miss Chief incarne une dimension essentielle des identités autochtones de l’île de la Tortue, longtemps réprimée par l’oppression occidentale : la pluralité de genres, des sexualités et des liens de parenté. Dans <em>Artiste et modèle</em> (2012), Monkman propose une inversion des rapports de domination entre artiste occidental et modèle autochtone. Miss Chief y reprend le contrôle créatif et le photographe, dans la pose classique de Saint Sébastien – mains liées et corps transpercé de flèches – devient un sujet passif, érotisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Perché sur ses Louboutins, le personnage bouleverse les codes de la peinture d’histoire européenne en y insérant des références contemporaines. Son caractère anachronique, empreint d’ironie et de provocation, incarne la résilience autochtone à travers les époques et nous rappelle que déconstruire l’histoire officielle est un processus continu – une responsabilité commune, un dialogue auquel l’audience est elle aussi conviée. Dans <em>Le chant d’adieu</em> (2024), le regard perçant des enfants d’un pensionnat en Saskatchewan, obligés d’assister à la pendaison de huit hommes cris et assiniboines, renvoie au spectateur sa propre responsabilité. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2000" height="1334" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2000x1334.jpg" alt class="wp-image-59309" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2000x1334.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2048x1366.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Le chant d’adieu (2024)</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un travail collectif, une mémoire partagée </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines des peintures sont gigantesques. On les regarde des minutes durant, découvrant et redécouvrant à chaque détour du regard un nouveau micro-détail saisissant : une croix, un rat, un tatouage. Et pour offrir une telle expérience visuelle dans chacun des quelque quarante tableaux exposés, Monkman a mobilisé une équipe de peintres. <em>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em> est l’aboutissement d’une réflexion à plusieurs voix sur ce que signifie raconter – et se réapproprier – l’Histoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs<em> est exposée jusqu’au 8 mars 2026 et l’entrée au Musée des beaux-arts de Montréal est gratuite pour les moins de 26 ans.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Délit </em>vous propose un avant-goût de l’exposition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Crédit : Kent Monkman, Musée des Beaux-arts de Montréal</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="2000" height="995" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2000x995.jpg" alt class="wp-image-59311" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2000x995.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-650x324.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-150x75.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-768x382.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-1536x764.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2048x1019.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">mistikôsiwak (peuple aux bateaux en bois) : la résurgence du peuple, 2019</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="2000" height="1329" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2000x1329.jpg" alt class="wp-image-59312" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2000x1329.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-650x432.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-768x510.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1536x1020.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2048x1360.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Mort de la femme, 2014</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1268" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2000x1268.jpg" alt class="wp-image-59313" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2000x1268.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-650x412.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-150x95.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-768x487.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-1536x974.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2048x1298.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs, 2013</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1329" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2000x1329.jpg" alt class="wp-image-59314" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2000x1329.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-650x432.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-768x510.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-1536x1020.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2048x1360.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">The Prophecy, 2021</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1239" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1239x2000.jpg" alt class="wp-image-59315" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1239x2000.jpg 1239w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-650x1049.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-150x242.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-768x1239.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-952x1536.jpg 952w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1269x2048.jpg 1269w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-scaled.jpg 1586w" sizes="auto, (max-width: 1239px) 100vw, 1239px"><figcaption><span class="media-credit">L’orage, 2021</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1271" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2000x1271.jpg" alt class="wp-image-59316" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2000x1271.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-650x413.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-150x95.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-768x488.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-1536x976.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2048x1302.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Protéger les plantes médicinales, 2023</span></figcaption></figure>
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		<title>Mark Carney à l’épreuve du budget</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentin Pelouzet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59328</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comprendre et analyser le projet libéral dans un contexte de tension avec les États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/" data-wpel-link="internal">Mark Carney à l’épreuve du budget</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">« Bâtir un Canada fort » : c’est le titre du <a href="https://budget.canada.ca/2025/report-rapport/toc-tdm-fr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">projet de budget</a> déposé par le premier ministre fédéral Mark Carney au Parlement mardi 4 novembre. Le titre est évocateur : bien que les États-Unis – premier partenaire commercial du Canada – soient rarement cités dans le texte, on comprend qu’il s’agit ici d’un budget de réaction au durcissement majeur de la politique douanière américaine sous la présidence de Donald Trump. Afin de mieux comprendre comment ce budget répond aux défis politiques, mais aussi écologiques auxquels fait face le Canada, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Julian Karaguesian, conférencier en économie à McGill et ancien conseiller du ministère fédéral des Finances, et Amy Janzwood, professeure de science politique à McGill, spécialisée en politique environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un durcissement attendu de la frontière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Karaguesian, ce budget survient certes en réaction à la politique trumpiste – tarifs sur les automobiles <a href="https://www.pwc.com/ca/en/services/tax/publications/tax-insights/us-impose-tariffs-automobiles-parts-2025.html?.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">(25 %)</a>, l’aluminium, l’acier et certains produits en cuivre <a href="https://www.ivey.uwo.ca/media/qxsoeh1q/ivey_canada-us-trade-and-investment_final_june-2025.pdf?utm.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">(50 %)</a>, ainsi que le <a href="https://www.international.gc.ca/controls-controles/softwood-bois_oeuvre/recent.aspx?lang=eng" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bois</a> et <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2199642/tarifs-fabricants-armoires-cuisine-meubles-cabico-jaymar" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">certains meubles</a> – mais également dans un contexte plus large d’« isolationnisme » étasunien : « <em>Nous vivons actuellement une accélération du durcissement de la frontière étasunienne sous la présidence de Trump, mais c’est une tendance qui a commencé dès le lendemain du 11 septembre </em>(<em>tdlr</em>). » Il explique : « <em>Il y a évidemment des raisons sécuritaires, mais également économiques [derrière ce durcissement, ndlr]. Les États-Unis ont le sentiment de ne plus être compétitifs. Ils doivent également financer leur immense armée, et ne peuvent politiquement pas augmenter les impôts, donc ils utilisent les tarifs</em>. »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réaction, Carney propose des investissements majeurs pour renforcer les exportations du Canada dans le reste du monde. Le budget prévoit notamment une dépense de 115 milliards de dollars dans la productivité, notamment dans les secteurs de l’énergie propre, de la manufacture et des <a href="https://www.canada.ca/fr/campagne/mineraux-critiques-au-canada/les-mineraux-critiques-une-occasion-pour-le-canada.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« minéraux critiques »</a> définis comme les minéraux sur lesquels « repose la technologie moderne », comme le lithium ou le nickel. Le premier ministre souhaite également stimuler l’économie interne du Canada, notamment par une dépense de 115 milliards de dollars dans les infrastructures canadiennes – hôpitaux, universités, routes, logements, systèmes d’approvisionnement en eau, et d’autres. Ces choix soulignent la « vision » de Carney, d’après Karaguesian : « <em>Ce budget change la nature de notre modèle économique – historiquement basé sur le libre-échange avec les États-Unis – et l’oriente vers plus de croissance interne, et vers de nouveaux marchés étrangers, notamment l’Europe et l’Asie</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des dépenses, mais aussi des coupures</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc d’un budget dépensier : le premier ministre annonce un déficit de 78 milliards de dollars, soit <a href="https://www.reuters.com/world/americas/carneys-first-budget-promises-generational-investments-tough-choices-canada-2025-11-04/?utm.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">116 % de plus</a> que l’année dernière. Selon Karaguesian, ce chiffre ne devrait pas inquiéter : « <em>Beaucoup d’économistes s’intéressent au montant du déficit, mais il ne représente que 2,5 % du PIB. En périodes de crise comme en 2008 ou lors de la pandémie de la COVID-19 – le déficit des États-Unis, par exemple, pouvait <a href="https://fred.stlouisfed.org/series/FYFSGDA188S" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépasser les 10 %</a>.</em> » Il pointe, à l’inverse, les risques liés au manque d’investissement : « <em>Prenons l’Argentine, qui était l’un des pays les plus riches dans les années 1930, et qui est maintenant chroniquement en crise, car elle n’a pas investi. Le Canada est encore riche, et il a la capacité de faire des investissements ; s’il attend trop longtemps, il finira comme l’Argentine</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pallier ses dépenses majeures, le budget prévoit néanmoins des coupures. Une de ses mesures principales prévoit la réduction du nombre d’employés de la fonction publique de 358 000 à 330 000 d’ici mars 2029, soit une réduction totale de 28 000 emplois à partir de l’année prochaine. Cette annonce a provoqué la colère des syndicats : Sharon DeSousa, présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, <a href="https://www.ctvnews.ca/ottawa/article/federal-unions-say-budget-calling-for-28000-public-service-job-cuts-is-pretty-short-on-details/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a prévenu</a> que la suppression de postes mènerait à « <em>des délais d’attente plus longs pour obtenir son passeport, l’assurance-emploi, les prestations pour la garde d’enfants et les pensions, davantage d’appels sans réponse à l’Agence du revenu du Canada, ainsi que des programmes de santé publique et de sécurité alimentaire affaiblis</em> ». Elle avertit le gouvernement : « <em>Nous savons comment riposter. Le premier ministre Carney parle beaucoup de sacrifices, mais qui les fait réellement? Ce ne sont ni les méga-entreprises ni les PDG. Non, une fois de plus, ce sont les gens ordinaires, les travailleurs, qui en paient le prix</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Karaguesian est plus optimiste quant au coût social de la mesure : « <em>Sur la dernière année, la fonction publique a déjà été réduite de 13 000 postes rien qu’avec les démissions et départs en retraite. Les 28 000 suppressions peuvent ainsi probablement être atteintes de la même manière, même si nous devrons également continuer à embaucher les nouvelles générations.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un volet climatique qui interroge&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures climatiques du budget font également réagir. D’un côté, le gouvernement libéral mise sur sa « compétitivité climatique » et compte mettre de l’avant certaines industries liées à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Il prévoit, par exemple, des crédits d’impôt pour les entreprises pratiquant le captage de carbone. Le budget propose également un investissement de 2 milliards de dollars dans un <a href="https://lactualite.com/actualites/le-budget-federal-prevoit-un-fonds-de-2-milliards-pour-les-mineraux-critiques/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« fonds souverain pour les minéraux critiques »</a>, parmi lesquels certains sont essentiels au développement des énergies dites « propres ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre, Carney ouvre la possibilité d’abandon du projet de plafonds sur les émissions de gaz à effet de serre liées à l’extraction du pétrole et du gaz naturel, si les autres mesures de sobriété du gouvernement s’avéraient efficaces. Dre Janzwood, spécialisée en politique environnementale, regrette ce retrait : « <em>Les plafonds sur les émissions offrent beaucoup de certitudes et de clarté. En opposition, les technologies, comme le captage de carbone, en plus d’être très coûteuses en subventions, ont une efficacité très discutable d’après la littérature scientifique.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus généralement, Dre Janzwood se montre inquiète face au volet climatique du budget : « De nombreux éléments du budget étaient sur la liste de vœux de l’industrie du pétrole et du gaz. » Elle cite notamment la proposition de réouverture du débat autour de l’écoblanchiment (<em>greenwashing</em>), soit des déclarations floues ou malhonnêtes en matière d’engagements environnementaux des entreprises. La loi C‑59 de 2024, qui limitait très fortement cette pratique, est en effet jugée créatrice d’« incertitude à l’égard des investissements », et remise en cause par le budget.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation de l’économie canadienne prévue par le budget semble ainsi passer par des sacrifices en matière environnementale. « <em>Nous sommes dans un contexte économique difficile, mais ces reculs en matière environnementale ne sont pas nécessaires</em> », déplore Dre Janzwood.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/mark-carney-a-lepreuve-du-budget/" data-wpel-link="internal">Mark Carney à l’épreuve du budget</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pema Tournadre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59331</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les civils paient le prix d'une guerre de pouvoir meurtrière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/" data-wpel-link="internal">Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Frappé par une instabilité chronique depuis son indépendance en 1956, le Soudan a sombré dans une guerre civile en 2023. Selon l’ONU, <a href="https://unric.org/fr/crise-au-soudan-la-reponse-de-lonu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de douze millions</a> de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de la ville d’El Fasher, dans la région du Darfour, le 26 octobre dernier, a marqué un tournant. Sous le contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, ces milices contrôlent désormais <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/le-soudan-fait-il-face-a-une-indifference-internationale-8381219" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près d’un tiers du pays</a> à l’ouest, exacerbant une crise humanitaire déjà fortement prononcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux chefs de guerre s’affrontent : d’un côté, le général Abdel Fattah al-Burhan, à la tête des Forces armées soudanaises (FAS) ; de l’autre, le général Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé Hemedi, représentant les milices arabes du Darfour. Cette lutte pour le pouvoir, d’une extrême violence, fait des civils soudanais les premières victimes. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rapporte avoir reçu des <a href="https://unric.org/fr/crise-au-soudan-la-reponse-de-lonu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« témoignages horribles »</a> décrivant « des exécutions sommaires, des massacres, des viols, des attaques contre des travailleurs humanitaires, des pillages, des enlèvements et des déplacements forcés ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette région est difficile d’accès, ce qui limite les informations disponibles. Cependant, les paramilitaires des FSR publient eux-mêmes certaines de leurs exactions sur les réseaux sociaux. Ces vidéos choquantes montrent de graves violations du droit international, selon Seif Magango, porte-parole du HCDH. D’après l’<a href="https://www.who.int/fr/news/item/29-10-2025-who-condemns-killings-of-patients-and-civilians-amid-escalating-violence-in-el-fasher--sudan" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Organisation mondiale de la santé</a> (OMS), « plus de 260 000 personnes restent piégées à El Fasher ; elles n’ont pratiquement aucun accès à la nourriture, à l’eau potable ou aux soins médicaux ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Désintérêt de la communauté internationale&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Soudan est le théâtre de la plus grande crise humanitaire au monde », déclare Ted Chaiban, directeur général adjoint de l’UNICEF. Au-delà de la violence, la famine et les maladies s’étendent rapidement. Pourtant, le pays demeure dans l’ombre, tandis que d’autres conflits retiennent l’attention. Particulièrement sous-médiatisé jusqu’aux massacres d’El Fasher, le Soudan a largement souffert d’un silence accablant de la part des médias et de la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le reporteur <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/le-soudan-fait-il-face-a-une-indifference-internationale-8381219" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Christophe Ayad</a>, ce désintérêt s’explique par la taille du territoire, la complexité du conflit et l’implication de puissances étrangères à l’échelle régionale. Il avertit que les Européens ont tort de détourner le regard : les Soudanais chassés de leur pays fuient vers le Tchad, puis la Libye, avant de risquer la traversée vers l’Europe. Il s’agit de la conséquence inévitable d’un désengagement prolongé pour ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des milices appuyées de l’extérieur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Canada et d’autres pays, en particulier la France, entretiennent des relations commerciales avec les Émirats arabes unis, notamment dans le domaine militaire. Bien que ces derniers nient leur implication directe, ils soutiendraient les FSR et leur général Hemedi. « <a href="https://www.franceinfo.fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les preuves de leur engagement au Soudan sont largement documentées</a> », a confirmé Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales. Plus récemment, des <a href="https://www.cbc.ca/news/world/sudan-rsf-massacres-canadian-rifles-sterling-cross-9.6969856" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">enquêtes de CBC</a> ont mis en lumière, à partir d’images et de vidéos, la présence d’armes portant le logo de Sterling Cross Defense Systems, une entreprise basée à Abbotsford, en Colombie-Britannique, entre les mains de combattants des FSR. De l’autre côté, les Forces armées soudanaises (FAS) <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/06/soudan-de-nombreux-pays-contribuent-a-la-perennisation-de-la-guerre_6652393_3232.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">reçoivent le soutien d’autres pays</a> de la région, tels que l’Égypte et le Tchad.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la situation continue de se détériorer, le manque d’actions de la communauté internationale soulève des interrogations. Entre intérêts géopolitiques et indifférence médiatique, le peuple soudanais demeure abandonné à son sort, dans une guerre dont la fin semble hors de portée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/" data-wpel-link="internal">Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Ce midi, repas gratuit!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ce-midi-repas-gratuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[repas]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59333</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les diners quotidiens de l’AÉUM, une mesure temporaire fructueuse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Si vous entrez dans le Centre universitaire de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) entre 12h30 et 14h30, vous y verrez une longue file d’étudiants munis de leur&nbsp;contenant. La raison de leur attente : un petit kiosque, encadré par deux grands panneaux affichant les mots « <em>FREE DAILY LUNCHES</em> » (<em>dîners quotidiens gratuits, (tdlr</em>), derrière lequel s’affaire un employé du traiteur <em>Bon Appétit</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau programme de repas quotidiens gratuits proposé par l’AÉUM a pour but de remplacer <em>Midnight Kitchen</em> (MK). Au début d’octobre, l’AÉUM a décidé, unilatéralement et sans préavis, de<a href="https://ssmu.ca/blog/2025/10/avis-concernant-la-reorganisation-du-service-cuisine-de-minuit/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> « réorganiser le service » de MK</a> , évoquant une&nbsp; mauvaise gestion des fonds et la qualité jugée médiocre du service offert. L’AÉUM a tout d’abord affirmé une volonté de « bonifier le programme [de MK] » en l’intégrant « aux départements à temps plein de l’AÉUM ». Toutefois, l’association étudiante, conjointement avec l’Association étudiante de la Faculté des arts (AÉFA), a décidé de sous-traiter ces services à l’entreprise de traiteur montréalaise <em>Bon Appétit</em>, afin d’assurer une continuité du service dans l’attente d’une solution plus durable. Le président de l’AÉUM, Dymetri Taylor, explique qu’il ne s’agit que d’une mesure temporaire : « <em>Le recours au traiteur se poursuivra uniquement jusqu’à la fin du semestre</em>. » « <em>C’est afin de garantir que les étudiants aient accès à un service de dîner cinq jours sur cinq. À partir de janvier, le service de restauration reviendra sous la responsabilité directe de l’AÉUM.</em> », assure-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le programme connaît un succès croissant auprès des étudiants. Beaucoup en ont entendu parler via les réseaux sociaux, dénotant les efforts déployés par l’AÉUM pour rendre l’initiative visible et accessible. En plus de la campagne numérique, des affiches promouvant le service de dîner sont observables sur pratiquement chaque tableau d’affichage du campus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi la dizaine de personnes interrogées par <em>Le Délit</em> pendant leur attente devant le kiosque du Centre universitaire, aucun n’avait déjà fréquenté MK. Lorsqu’on lui pose la question, Mia Valderrama-Lopez, étudiante à McGill, a l’air confuse. « <em>Midnight Kitchen? Non, je n’en ai pas entendu parler</em>», répond-elle, « <em>Je suis l’AÉUM sur Instagram et c’est comme ça que j’ai découvert le service de dîners</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://drive.google.com/file/d/1kw3rFgIZ-F33-hDXAOsi0KnQdK0etRrK/view" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">budget 2024 de MK </a>allouait 25 000 $ (soit 7,41 %) de son budget à la nourriture, pour un à deux repas par semaine. Le nouveau service, dont le budget est porté à 36 000 $, permet désormais de fournir des repas cinq jours sur cinq. Bien que cela marque une progression en termes de régularité des repas proposés aux étudiants, il ne faut pas perdre de vue les limitations liées aux moyens matériels et humains rencontrées par MK. Ces dernières éclairent la situation. MK a<a href="https://www.instagram.com/save.mk.coalition/p/DPU1zA8jned/?img_index=5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> dénoncé le comportement de l’AÉUM sur ses réseaux sociaux.</a>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elisha-Grace King, étudiante mcgilloise et ancienne habituée de MK ces dernières années, partage son ressenti : « <em>J’étais très impressionnée que l’AÉUM soit capable de mettre en place un projet aussi grand en si peu de temps, et j’espère – au nom de tous les étudiants – que cela reste un succès.</em>» Elle nuance toutefois : « <em>MK était important, non seulement pour leur service de repas, mais aussi pour la communauté en général, notamment dans les milieux de justice sociale et dans le quartier de Milton-Parc. Peu importe l’ampleur du nouveau programme de l’AÉUM</em> », ajoute-t-elle, « <em>je crois qu’il ne pourra jamais remplacer complètement MK</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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