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	<title>Archives des Délit au lit - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2023 14:59:09 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Vie Nocturne cède sa place</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/02/08/vie-nocturne-cede-sa-place/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[fin]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouveau tournant pour cette section.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Belle nuit</strong></p>



<p class="has-drop-cap">La nuit, angoissante et magnifique, lieu parallèle ou monde à l’envers où les pas de travers semblent apaisés par la pénombre, et où les rêves et le travail acharné vivent à leur paroxysme. Sous les lumières des lampadaires, on oublie à peu près que le soleil recouvre une toute autre ville. La Vie Nocturne n’existe que pour certain·e·s, elle garde des secrets qui s’effacent au renoncement de la pénombre. Alors, du lit à la piste en passant par les saunas gais, cette section nous a fait voyager dans des espaces mal connus et invisibles et nous a fait réfléchir sur les mystères de l’obscurité. La boîte de nuit est devenue un espace de réflexion philosophique, Laura a fait danser sa plume, pompier·e·s et artistes graphistes ont parlé de leurs expériences d’acteur·rice·s de la nuit : Vie Nocturne éclaira nos déambulations tardives à travers des sentiers qui restent habituellement silencieux. Il n’est pas encore l’heure d’aller se coucher, mais Alex a retrouvé ses draps préférés, ceux aux traits colorés et aux formes provocatrices de ces dessins qui ont longtemps tenu&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>éveillé. Nos paupières sont lourdes, et bien qu’il y ait encore beaucoup à dire, la journée de demain ne nous laissera pas de répit. Alors suivons Alex, et laissons à la nuit ses secrets inavoués.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Je retrouve ma meilleure amie de toujours, l’écriture, celle qui fait danser les mots et éclaire les cellules du cerveau<strong>&nbsp;</strong>»</p>
</blockquote>



<p><strong>Insomnie</strong></p>



<p>Avec moi, il n’y a rien à faire. Je suis une éternelle réveillée, l’insomniaque impossible qui ne dort jamais. Une lève-tôt et une couche-tard, une hyperactive qui ne sait pas assez s’arrêter pour accepter, parfois, de s’abandonner dans les bras de Morphée. Ne me posez pas trop de questions, je ne saurai y répondre. Mon corps vit presque trop contre mon gré. On m’a passé le flambeau, je suis la nouvelle éditrice de cette section. J’ai mille idées, mille envies, et hâte de lire les textes de nouveaux·lles contributeur·rice·s qui auraient envie de me faire découvrir leurs mots, de m’apprendre, et d’apprendre à tous·tes ceux·lles qui nous lisent. Je servirai&nbsp;<em>Le Délit</em> à mon nouveau poste, sans délit de fuite, je passe des illustrations à la section tournante, comme Alex. Je retrouve ma meilleure amie de toujours, l’écriture, celle qui fait danser les mots et éclaire les cellules du cerveau. Je profite de cette nouvelle position, j’en ferai bon usage, c’est promis.</p>



<p><strong>Et maintenant?</strong></p>



<p>J’ai beaucoup à vous dire, dès la semaine prochaine, alors tâchez de vous reposer. Tandis que les examens de mi-semestre arrivent à grands pas, il est encore temps de se préparer pour un nouveau départ, un nouveau thème pour la section tournante, un nouveau voyage à travers mon cerveau et celui des contributeurs·rices. Pour l’instant, le secret reste gardé, mais vous découvrirez dès la semaine prochaine la nouvelle section du&nbsp;<em>Délit</em>. Au menu, il y aura des débats, de l’entrepreneuriat, un peu de santé et pas mal de philosophie. Dès la semaine prochaine, le repas sera servi. En attendant, on dit merci à Vie Nocturne, dont la flamme et la patte ne seront pas oubliées, car les nouvelles illustrations du&nbsp;<em>Délit&nbsp;</em>en porteront le reflet. Les routes se croisent et se complètent, pour le meilleur.&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L’(eau)r gratuit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/02/08/leaur-gratuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[bars]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[gratuit]]></category>
		<category><![CDATA[restaurants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’importance de l’eau gratuite dans les restaurants et bars</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Abondance</strong></p>



<p class="has-drop-cap">À Montréal, lorsque vous vous installez à table au restaurant ou dans un bar, on vous apporte automatiquement un verre d’eau fraîche. Cette eau, particulièrement précieuse en été, est gratuite. Bien que cela puisse nous sembler complètement naturel, cette coutume n’est en rien universelle. Tandis que la province du Québec considère l’eau comme un bien commun, de nombreux pays font payer l’eau servie, et il n’existe pas d’obligation d’offrir aux client·e·s la possibilité de se désaltérer. En Belgique par exemple, commander une bouteille d’eau minérale <a href="https://www.rtl.be/actu/ce-nest-pas-normal-de-payer-8eu-pour-une-bouteille-deau-leau-du-robinet-gratuite/2019-09-15/article/246087" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">peut coûter jusqu’à 8€ environ</a> (11,57 CAD). En revanche, ces différences de coutumes impliquent une subtilité non négligeable. Il serait inadmissible de faire payer à des client·e·s de l’eau tiède du robinet à peine rafraîchie par des glaçons. Alors qu’au Québec, on part du principe que les client·e·s préfèrent l’eau du robinet, les incitant ainsi souvent à ne pas prendre l’eau embouteillée, d’autres pays n’offrent pas d’eau gratuite et la seule eau servie est donc minérale. Or, l’eau minérale n’a pas les mêmes émissions de carbone que l’eau du robinet, elle nécessite un traitement, un emballage et un transport, et génère des déchets pour l’environnement. Pourquoi les Canadien·ne·s et les Québécois·e·s doivent-ils·elles alors profiter avec sagesse de ce cadeau? La crise écologique que nous vivons implique des pénuries de ressources, et tandis que l’eau est l’un des biens les plus précieux des êtres humains, nous allons parler dans cet article de consommation d’eau, gratuite et payante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’eau est abondante, elle est ainsi peu chère, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas précieuse »</p>
</blockquote>



<p><strong>Le cheval bon marché est cher</strong></p>



<p>«Tout ce qui est rare est cher. Un cheval bon marché est rare, donc un cheval bon marché est cher».<br>Il me semble que cette phrase ironique résume bien la fixation du prix de l’eau au Québec. En effet, <a href="https://moisdeleau.org/a-propos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">la province compte 3% des ressources d’eau douce mondiales, des dizaines de milliers de rivières et plus de trois millions de plans d’eau</a>. L’eau est abondante, elle est ainsi peu chère, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas précieuse. La coutume d’apporter automatiquement un verre d’eau aux clients est à l’image de cette abondance d’eau douce, dont tout le monde devrait pouvoir bénéficier sans en abuser. </p>



<p>Les différences entre eau embouteillée et eau du robinet n’existent parfois même pas. Conformément au <a href="https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/rc/P-29,%20r.%202%20/#:~:text=Prohibition%3A%20Nul%20ne%20peut%20embouteiller,Q%2D2%2C%20r." target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Règlement sur les eaux embouteillées du Québec</a>, il est autorisé de vendre des bouteilles avec de l’eau directement extraite des ressources du Québec, et les marques qui le font ne paient que de <a href="https://www.hrimag.com/Eau-embouteillee-ou-eau-du-robinet" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">faibles redevances à la municipalité</a>. Au contraire, les différences de coûts énergétiques sont significatives : en 2005, selon les données de RecycQuébec, seules <a href="https://www.environnement.gouv.qc.ca/developpement/outils/fiche_4.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">57% des bouteilles en plastique ont été recyclées</a>. La consommation d’eau du robinet gratuite au Québec dans les restaurants et bars est ainsi une pratique précieuse, à l’image de l’abondance de la ressource dans la province. </p>



<p>La gratuité de l’eau facilite également sa distribution lors des événements impliquant de la distribution d’alcool comme ceux organisés par l’Université McGill. L’eau permet de limiter l’effet «déshydratant » de l’alcool, et cela peut également remplir l’estomac et inciter à boire moins d’alcool. La consommation d’eau est également primordiale pour la santé pendant les canicules, bien connues de Montréal. 56 canicules ont été enregistrées à Montréal depuis 1970, dont <a href="https://www.meteomedia.com/fr/nouvelles/climat/impacts/depuis-20-ans-les-canicules-sont-plus-frequentes-au-quebec" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">26 depuis 2000</a>. Pour ses bienfaits écologiques, et parce que se désaltérer ne relève pas du désir arbitraire, la gratuité de l’eau potable dans les bars et restaurants semble difficile à remettre en question.&nbsp;</p>
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		<title>Fragment 31</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/11/fragment-31/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Pétrissans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[fragment 31]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[playlist]]></category>
		<category><![CDATA[sappho]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nuit, Aphrodite chante aux femmes. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="824" height="1000" data-id="50350" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Untitled_Artwork-824x1000.jpg" alt class="wp-image-50350" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Untitled_Artwork-824x1000.jpg 824w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Untitled_Artwork-330x401.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Untitled_Artwork-768x932.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Untitled_Artwork.jpg 1093w" sizes="(max-width: 824px) 100vw, 824px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/celiapetrissans/?media=1" data-wpel-link="internal">Célia Pétrissans</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</figure>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p class="has-drop-cap">Le titre est une référence au triangle amoureux imaginé par la poétesse grecque Sappho dans son poème « Fragment 31 ». Elle y raconte son désir pour une femme, traduisant le tourbillon de feu et de glace qui traverse son corps alors qu’elle observe le sujet de sa passion. Eros, dieu du désir, divague entre les lignes ; il baigne chaque mot du poème comme chaque parole des chansons choisies. Son but ne peut jamais être atteint, car délié de sa désirabilité ; le sujet de la passion s’échappe, le plaisir et la souffrance ressentie aussi. Les chansons choisies l’entretiennent ; elles plongent les auditeurs et auditrices dans le trouble, dans la nostalgie d’une passion sans futur. La sélection est aussi très personnelle, les chanteuses sont toutes des artistes découvertes au fil de mon adolescence, écoutées en m’endormant le soir, en marchant sous la pluie ou en me préparant pour une soirée avec cette personne qui tourne en boucle dans ma tête.</p>



<p>La playlist débute avec&nbsp;<em>History&nbsp;</em>de 070 Shake, une chanson au genre indéfinissable, à la mélodie changeante et absolument envoutante. Les paroles restent, je passe en boucle ses dernières notes que je me chuchote.&nbsp;<em>Glory Box&nbsp;</em>apparaît deux fois, sa reprise interprétée par Snoh Aalegra,&nbsp;<em>Nothing burns like the cold</em>, est une sorte d’entrée en jeu, la version originale de Portishead est l’acceptation complète de son caractère sensuel. Dans&nbsp;<em>Girl</em>, je me perds, la mélodie m’aspire, avec elle tout semble possible.&nbsp;<em>Girl</em>, je la chante à voix haute, mes yeux dans les siens.</p>



<p>La suite est parsemée de références cinématographiques. Les couleurs de la première page font écho à l’affiche du film&nbsp;<em>Titane&nbsp;</em>de Julia Ducournau et le titre&nbsp;<em>Doing it to Death&nbsp;</em>est la musique du plan séquence au début du film. Alexia, l’héroïne, danse sur une voiture. Elle est maîtresse de sa sexualité, de son corps qu’elle colle à la vitre. Unloved est un groupe découvert dans la série&nbsp;<em>Killing Eve&nbsp;</em>qui montre ce jeu du chat et de la souris entre une assassine et une agente du MI6. Chacune de ces références célèbre la sexualité féminine, l’amour queer, les regards échangés entre les femmes, leurs pupilles qui se dilatent alors même qu’elles comprennent leur attirance mutuelle.</p>



<p>La dernière chanson n’est autre que&nbsp;<em>Hey Joe&nbsp;</em>du film&nbsp;<em>Nymphomaniac&nbsp;</em>de Lars Von Trier, interprétée par Charlotte Gainsbourg. Sa voix sensuelle et chuchotante nous entraîne dans des rêves hallucinogènes, on s’y perd, c’est l’apothéose.</p>



<p></p>



<p>La playlist sur Spotify : <a href="https://open.spotify.com/playlist/0hdfpZDX0iDDXrZoZfd2ei?si=92e0ff73b7a64e51" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">https://open.spotify.com/playlist/0hdfpZDX0iDDXrZoZfd2ei?si=92e0ff73b7a64e51 </a> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sorgin afari</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/sorgin-afari/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Pétrissans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[cauchemar]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un crayon sous l’oreiller : ensorcelée par mes cauchemars.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">J’éteins, j’allume, rien. J’éteins, j’allume, dehors le hibou hulule. J’éteins, j’allume et rien. J’éteins.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p>La nuit tombe. Des formes blanches s’enlacent et se confondent, elles jouent à la métamorphose. Leurs mouvements lents, longs, sensuels, me font sombrer dans une ivresse obsédante. Je discerne une croix, une dame, une sainte, sa couronne brille d’une clarté troublante. Je suis aveugle. Des globules bleus scintillent au plafond, explosent en des petits yeux océan qui dégoulinent sur les murs, pénètrent la masse blanche autrefois reine. Elle s’approche et je sens un épais voile blanc recouvrir mes jambes, m’enserrer les cuisses, me manger les pieds. Mes membres tremblent, les images me rongent les muscles. Je convulse. Je n’ai plus de chair, plus d’os, je ne suis que la peur envahissant les restes de mon corps. Les tableaux me viennent,&nbsp;<em>Le Cri</em>, je crie, le démon sur un torse, le visage de ma nuit.</p>



<p>Esprit hostile devient esprit pervers. J’inspire, j’expire, je me cogne la tête contre le mur, mes cheveux collés à la crasse des cauchemars. Ces petites plantes carnivores moisissent dans les creux de ma chambre, j’entends leur cœur battant, leurs pulsions cannibales. Je les défonce à coups de crâne.&nbsp;<em>Goodbye</em>,&nbsp;<em>Goodbye</em>, je chuchote,&nbsp;<em>goodbye goodbye</em>, je crie en moi-même, «<em>I want you out of my head</em> / <em>I want you out of my bedroom tonight</em>», méchant son de Post Malone. Je me pince la peau, fort, les doigts me dévorent, me brûlent le corps et mes ongles mangés, épineux, s’amusent avec les trous de ma dépouille. Tout me démange, j’atteins le fantasme. Des éclairs traversent le ciel noir de mon esprit hallucinogène. Je lèche le céleste, gobe les étoiles, embrasse la lune rouge sanguine. Son sang colore mes lèvres, je la mords et me nourris d’elle. Je sens la chaleur des gouttes dans ma gorge, le parfum frais, son âme glacée. Volcan ardent, éruption, danger. Les larmes coulent et je ne peux les arrêter.</p>



<p>J’ouvre les paupières, doucement je sors de ma nuit. Coup d’œil sous le lit, les démons ont tous fui. Mes sens dès lors s’éteignent et seule la vue s’accroche au réel. J’observe mon corps, compte les hématomes. Je vois les coups sur les murs, la bave luisante au sol, mes draps tachés de cendres, tous ces souvenirs d’une femme en feu. Je soupire… J’extirpe tout désir, purge mes viscères, ne reste que la fatigue, que le sommeil.</p>



<p>À l’aube je me repose, j’attends le crépuscule, je rêve de la terreur du soir. À l’aube je songe à la promesse du noir.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Doux-amer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/doux-amer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Amedee]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[cauchemar]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un crayon sous l’oreiller : un deuil ne se fait ni le jour ni la nuit.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ma famille et mes amis tous réunis autour d’une table de restaurant, ils dégustent du poisson et des moules, du vin et de la bière espagnole, ma fumée de cigarettes et l’humidité de l’air. Le lieu m’est inconnu, même si le décor me dit l’inverse: des moustiques sous les étoiles, le bruit des vagues et l’odeur de la mer, le chant des cigales, le goût du sable envolé. Nous attendons, pour l’instant, je ne sais pas quoi. La scène est magnifique. La lumière jaune des lampadaires se reflète sur les paillettes de l’ombre à paupière de ma sœur. Mon ami engloutit des huîtres avec élégance, dans un silence mâché. Le visage de ma mère a rajeuni. Sa sévérité s’est effacée sous le sourire d’une enfant insouciante.</p>



<p>L’ambiance festive est soudainement écrasée par l’arrivée d’un monstre recroquevillé, affaibli par la vieillesse, la maladie, la solitude et toute l’infinité des punitions que nous inflige la vie. Sa peau flétrie et moisie ondule avec son pas difficile. Sa bouche boutonneuse dont s’échappent des respirations de bœuf est à moitié ouverte, une fenêtre restreinte sur les quelques dents jaunes qui s’attachent encore à sa mâchoire. Ses joues creuses témoignent d’une maigreur extrême, généralisée. La nuit le dissimule pour épargner le tableau abject qu’est l’entièreté de son corps. Il est laid, horriblement laid.</p>



<p>«Papa, papa!», je m’exclame en courant vers lui. D’un naturel inouï, j’arrive à concilier la sensualité de ma famille et de mes amis avec la répugnance de mon père. Il devient le théâtre tout entier. «Cela fait longtemps que je t’attends ici, je savais que tu reviendrais, j’ai tant à te raconter. Papa, je t’aime. Comment vas-tu? Que t’ont-ils dit à l’hôpital? As-tu un prochain rendez-vous bientôt? Veux-tu des moules ou du vin? Papa je t’aime. Écoute les cigales! Chaque année elles sont plus nombreuses.»</p>



<p>Il ne peut ni sourire, ni répondre, son visage est immobile. Je cherche dans ses yeux vides une réplique<br>de quelques mots, sans succès. Alors, j’attrape ce qu’il reste de ses mains osseuses, et je détourne le regard vers les étoiles. Avec nous, la symphonie estivale des insectes et les sifflets des navires.</p>



<p>Une puissante sirène de police s’élève jusqu’au quatrième étage de ma demeure parisienne et me sort brusquement de mon sommeil. Je me relève immédiatement, et pendant quelques millisecondes, mon inconscient élabore un plan pour aller retrouver mon père immédiatement, pour retourner regarder les étoiles dans le Sud de la France. Chaussures, téléphone, train, j’y serai en un rien de temps.</p>



<p>Nous sommes le 26 août 2022, à 4h06 du matin. Une larme, puis une autre, et toutes celles qui suivent, refroidissent mon enthousiasme. Je n’irai pas rejoindre mon père ce soir.</p>



<p>Quelle beauté de le revoir dans mes rêves! Quelle horrible trahison que le réveil! Je venais de l’apercevoir pour la première fois depuis six mois. Son personnage était réaliste: la maladie l’avait davantage dégradé pour le transformer en vieillard muet, en statue écœurante, en mourant absent. Et pourtant, ensemble, nous regardions les étoiles.</p>



<p>Pouvons-nous réellement accepter la disparition d’un être aimé? Jour après jour, je fais le deuil de mon père, j’y travaille constamment, mais le soleil couché, les esprits nocturnes s’amusent à détruire mon progrès. Néanmoins, j’espère qu’ils continueront à le faire revenir. Je leur offre toutes mes larmes en échange de quelques secondes chimériques pour me tenir en silence à ses côtés.</p>
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		<title>Prosopagnosie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/14/prosopagnosie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Gontier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Délit au lit]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[création visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[nuit]]></category>
		<category><![CDATA[prosopagnosie]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>n. f. (neurophysiologie) incapacité de reconnaître les visages.</p>
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<p class="has-drop-cap">J’ai les doigts cadavériques et les dents qui claquent. Il n’y a plus d’eau chaude. Mon regard vidé dans les carreaux de la baignoire se remplit à nouveau. Je coupe l’eau. J’ouvre le rideau. Je pose mes orteils hésitants dans la flaque par terre. J’attrape la serviette du bout des ongles. Je m’enveloppe dans le linceul et j’attends. Accroupi et couvert, mes lèvres se calment doucement. Je me relève pour les voir dans le miroir, mais le reflet se refuse. Avec la serviette, j’essuie la buée, je corrige ma moustache à la pince à épiler. J’essuie la glace une deuxième fois, je coupe mes ongles ras. J’essuie une quatrième fois, je rase mes doigts avec ma moustache. Je sors de la salle de bain avec le sourire de celui qui ne comprend pas.</p>



<p>J’enfile des rubans qui sentent l’urine et le cuir, mes longues chaussettes noir sang. J’allume les lumières rouges sacrificielles. Mes oreilles n’arrivent plus à annuler le frigidaire, c’est l’heure où il ronfle le plus fort. Il faut de la musique. Je prends l’ordinateur et le pose sur mes genoux, le métal froid maintient mes poils en érection. J’ai choisi la chanson, on n’entend plus le frigidaire. L’interphone sonne, me fait sursauter.</p>



<p>Je vais à la porte, vérifier si c’est bien lui. Je le vois à l’écran, mais j’ai besoin de l’entendre. Dans mon microphone je dis «<em>oui&nbsp;</em>?», dans le sien il dit «<em>c’est moi</em>». J’ouvre.</p>



<p>Le portail se referme après lui. Il lui faut trente secondes pour arriver devant ma porte. À la vingt-cinquième, je me place derrière le judas. Je ne le reconnais pas à la vingt-septième, mais il a l’air rassurant des étrangers. À la vingt-neuvième, je déverrouille, il entre à trente.</p>



<p>Il a une moustache épaisse, il a des yeux, ils sont bleus, verts ou marron. Je constate qu’il a tout, rien ne manque à son visage. Il s’amuse à me voir décrypter ses traits comme si je venais de rencontrer. Nous sommes encore à la porte et il enlève son sac, ses souliers. Il porte une chemise comme un moine en maillot de bain. Son collier ras du cou, il le met pour moi, pour m’aider à l’identifier. Je lui fais remarquer qu’il est mouillé. Il ouvre la bouche pour me dire qu’il n’a pas plu pourtant, mais je le dis avant lui parce que je le connais. Son haleine et sa sueur, fraîches, l’embuent comme une vitre. Dans le couloir hémorragique, il pose son vélo sur la selle. Il n’a pas de casque, mais j’ai arrêté de lui dire d’en acheter un. Il le sait. Il espère qu’il en aura besoin, mais il n’en achètera jamais. Lui, c’est Binky, comme mon père. Comme moi, il a la souffrance en bruit de fond.</p>



<p>Je me lance à gauche pour aller vers la cuisine. Là-bas, je pose mes coudes sur le granite, je fais semblant de réfléchir. Je demande, comme d’habitude, gin, Canada Dry, citron vert — «<em>on dit lime icitte</em>» — et sirop d’érable, il confirme avec la tête, il est debout, il enlève tous ses vêtements, il confirme une deuxième fois en agitant le pénis. Sur le plan de travail, il sort toutes ses poudres, cristaux et jus. Il sait corrompre et n’a pas à me le dire, son assurance le fait déjà.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« Lui et moi sommes un guerrier, son cheval blessé »</p></blockquote>



<p>Sous la lumière, tout est rose et violent. Je lui tends la boisson, il saisit mon bras et le verre se brise par terre, il me regarde avec ses yeux détraqués. Des morceaux de verre rentrent dans mes pieds, il ne cligne pas des yeux. Il est ferme, comme mon père, mais ce Binky, il ne l’est que quand il le faut. Je lèche son cou, il mord mon pouls, j’arrête à temps. Il me regarde douloureusement.</p>



<p>Nos orteils hésitent dans la flaque de sang. Ils ne savent pas s’ils trempent dans ce qui leur appartient. Je n’ai pas peur de moi quand je suis avec Binky. Lui et moi sommes un guerrier, son cheval blessé. Il ne porte plus qu’un harnais, des chaussettes bleues comme la lumière et sa queue pend sur le tabouret. Il me donne ses bonbons et mange par procuration.</p>



<p>J’avais oublié de mettre de la lime dans la boisson, par terre. Il rit. Avec le zesteur je râpe le fruit puis mon doigt. Nous regardons enfin du sang et nous rions. Nous rions du sang. Nous moquons nos cicatrices et je saigne sur le sang.</p>



<p>Nous nous regardons amoureusement. Binky et moi sommes une offrande qui attend, dans le sang rose et l’urine bleue. Dans ses yeux, je vois mon enterrement et le sien. Le sien d’abord. Binky est le seul qui mourra avant moi. Nous essayons de nous détruire, mais nous ne nous cassons qu’un peu.</p>
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