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	<title>Marion Provencher Langlois - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Oct 2011 15:29:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Ç’t’à ton tour, Albertine!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/c%e2%80%99t%e2%80%99a-ton-tour-albertine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[albertine en cinq temps]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[michel tremblay]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[tuesday night café]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Albertine in Five Times, une version déguisée mais touchante présentée au Tuesday Night Café.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/c%e2%80%99t%e2%80%99a-ton-tour-albertine/" data-wpel-link="internal">Ç’t’à ton tour, Albertine!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>A</em><em>lbertine en 5 temps</em>, pièce centrale de l’œuvre de Michel Tremblay, est considérée comme l’un des chefs‑d’œuvre de l’auteur. Albertine, quant à elle, est peut-être le personnage canadien le plus joué sur les scènes du pays. L’équipe du Tuesday Night Café, une compagnie de théâtre dirigée par des étudiants en partenariat avec le département d’études anglaises de McGill, a décidé de s’attaquer à ce classique de la littérature québécoise. Une entreprise audacieuse étant donnée la renommée de la pièce et le fait qu’elle sera jouée dans la langue de Shakespeare, sur un campus anglophone au cœur de la Belle Province.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/albertine.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-9067" title="albertine" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/albertine-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Eric Chad</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le verdict? Même si le rythme tombe parfois&nbsp; à plat, l’ensemble de la performance est quasi-impeccable. Le tout rendant bien l’essence d’un texte fort et d’une traduction fidèle.</p>
<p>Si cette version traduite fonctionne bien, c’est grâce à la qualité de son texte. Albertine se retrouve à 70 ans en maison de retraite. Seule pour sa première nuit dans ce nouvel univers, elle y fait l’état de sa vie en compagnie de ses fantômes. Les Albertine de ses 30, 40, 50 et 60 ans, ainsi que sa sœur Madeleine, son éternelle confidente, se rencontrent. Certaines sont optimistes, d’autres désillusionnées, pour faire le point sur les différentes étapes de leur existence. La pièce constitue une critique sociale du rôle de la femme dans la société québécoise des années 30 et 40. C’est un cri du cœur venant d’une femme dépossédée de sa destinée qu’elle voit plutôt régie par les normes d’une société elle-même plongée dans la Grande noirceur.</p>
<p>Dès l’entrée en salle, on voit que la pièce sera jouée dans les règles de l’art: le décor est typiquement «tremblayen» et <em>La Bastringue</em>, jouée en boucle, fait office de trame sonore. Le casting est mené avec brio et chacune des comédiennes représente bien physiquement&nbsp; Albertine dans toutes les étapes de sa vie. La mise en scène, de Zoe Erwin-Longstaff est simple, épurée, et laisse toute la place au texte. On y retrouve aussi, à dose calculée (preuve du bon goût et de la maîtrise du genre de madame Erwin-Longstaff) les monologues féminins et l’utilisation du chœur, pratiques propres à Michel Tremblay.</p>
<p>Au début de sa carrière, Michel Tremblay faisait preuve de réticence à voir ses pièces traduites et interprétées en anglais. Cette peur est compréhensible; la plupart des œuvres de l’auteur dépeignent la réalité du quartier populaire francophone du Plateau Mont-Royal. Ce que le TNC Theatre illustre avec habileté grâce à sa production de <em>Albertine in 5 Times</em>, c’est que Michel Tremblay est tout aussi crédible, poignant et pertinent, même si ses pièces ne sont pas en «joual».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/c%e2%80%99t%e2%80%99a-ton-tour-albertine/" data-wpel-link="internal">Ç’t’à ton tour, Albertine!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Combattre cette notion appelée développement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/12/combattre-cette-notion-appelee-developpement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 04:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma du parc]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[geneviève brault]]></category>
		<category><![CDATA[gyamtso sotse]]></category>
		<category><![CDATA[himalaya]]></category>
		<category><![CDATA[industrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[marijo demers]]></category>
		<category><![CDATA[multi-monde]]></category>
		<category><![CDATA[nomade]]></category>
		<category><![CDATA[tibet]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le documentaire Tibet: terre des braves invite le spectateur dans une tribu nomade pratiquant des traditions millénaires, au coeur du plateau himalayen.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi au Cinéma du Parc avait lieu la première mondiale de Tibet: terre des braves. À travers le quotidien d’une famille nomade tibétaine, le documentaire explore les différents obstacles rencontrés par les nomades alors qu’ils tentent tant bien que mal de perpétuer leur mode de vie millénaire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-tibet.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8433" title="C-tibet" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-tibet-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté des Productions Multi-Monde</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En 1992, Gyamtso Sotse, un jeune adulte exilé du Tibet, fuit vers l’Inde et y rencontre sa future épouse Marijo Demers, une québécoise qui poursuit des études sur la langue et la culture tibétaines. Seize ans plus tard, avec l’aide des Productions Multi-Monde et en compagnie de la réalisatrice Geneviève Brault, le couple canado-tibétain et leur fille Yengchen s’envolent pour le Tibet afin d’y rencontrer la famille de Gyamtso et d’apprendre les traditions culturelles ancestrales des nomades tibétains.</p>
<p>Les Tibétains ont une position précaire au sein de la Chine moderne. La majorité de la population vit en dehors de la région autonome du Tibet et se retrouvent donc en minorité dans des provinces chinoises avoisinantes. Les nomades, vivant de l’élevage de yaks, parcourent les montagnes enneigées du plateau himalayen en petits groupes, dans le respect de leurs traditions. Depuis quelques années, toutefois, la Chine impose des réformes ayant pour but de moderniser le Tibet, menant ainsi à la sédentarisation des nomades. Les terres autrefois libres pâturages pour les yaks sont réassignées, restreignant les troupeaux et créant des morceaux de terre surexploités où aucune verdure ne pousse. Le gouvernement chinois incite les nomades qui ne peuvent plus nourrir leurs troupeaux à les vendre à des industries d’élevage extensifs.</p>
<p>L’industrialisation de l’élevage est considérée comme une avenue vers le développement du pays. L’enjeu du documentaire est ainsi lancé: la tradition tibétaine nomade, en voie de disparition, survivra-t-elle à la modernisation de la Chine? À cette problématique se mêle aussi la question de l’identité tibétaine. Les minorités vivant hors de la région autonome pourront-elles faire face à la disparition progressive du savoir tibétain?</p>
<p>La réalisatrice Geneviève Brault a choisi d’exposer une autre facette du Tibet, loin de l’angle religieux couramment mis de l’avant par les cinéastes. Elle a réussi, à travers les yeux des différents protagonistes, à dresser un portrait intégral de la vie nomade. Le documentaire n’est pas sans humour ni ironie. C’est avec des images comme celle des enfants jouant avec des cellulaires imaginaires tout en gardant les troupeaux de yaks que le documentaire démontre de façon poignante le déchirement entre tradition et modernité.</p>
<p>Bien qu’étant visiblement un documentaire à petit budget, l’équipe est parvenue à rendre sur pellicule toute la beauté du Tibet, avec une musique originale chantée la plupart du temps par Gyamtso lui-même. Grâce à la simplicité et l’accessibilité de la famille de Gyamtso, Tibet: terre des braves réussit à vulgariser à la fois un mode de vie et des enjeux complexes, à une époque où la question du développement se fait de plus en plus insistante.</p>
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		<item>
		<title>L’expression du coloré et du vivant</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/03/l%e2%80%99expression-du-colore-et-du-vivant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 05:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec simplicité, sérénité, couleurs et fraîcheur que Complètement Maroque marque le coup d’envoi du onzième Festival du monde arabe de Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/03/l%e2%80%99expression-du-colore-et-du-vivant/" data-wpel-link="internal">L’expression du coloré et du vivant</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Arabitudes est le thème de cette année pour le Festival du monde arabe de Montréal, qui s’amorçait le 29 octobre avec le vernissage de Complètement Maroque. Organisée en collaboration avec l’Office national marocain du tourisme, l’exposition se tient en marge du festival jusqu’au 30 novembre dans la galerie du Cinéma du Parc.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/14resize.png" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-full wp-image-4157 aligncenter" title="Trois Fenêtres - Maroc" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/14resize.png" alt width="550" height="300"></a></p>
<p style="text-align: justify;">À défaut d’une galerie plus grande ou plus traditionnelle, Complètement Maroque profite d’une grande visibilité puisqu’elle est offerte à la vue des nombreux passants du Cinéma du Parc. L’exposition, qui n’occupe que quelques murs, présente plusieurs photographies de Martine Michaud et quelques tableaux de Raja Hammoud, l’artiste-peintre montréalaise d’origine libanaise. Les œuvres sont divisées en plusieurs catégories, représentant chacune une facette du Maroc: «Terre des couleurs», «Terre des ombres et lumières» ou encore «Terre des femmes», pour n’en nommer que quelques unes.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi sa collection de photographies, Martine Michaud a choisi de prendre et d’exposer celles illustrant autant les grandes villes que les régions retirées du paysage aride berbère. Plutôt que de produire des portraits figés, elle préfère les lieux colorés qui sortent de l’ordinaire. Grâce à son regard unique, elle réussit à immortaliser avec justesse la diversité des gens et des paysages d’un seul et même pays. Raja Hammoud, pour sa part, expose avec une unité de lumière et de couleurs son double héritage et ses racines multiculturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le groupe algérien Djmawi Africa inaugurait également l’ouverture du festival à l’Astral. Plusieurs autres spectacles et activités suivront au cours des deux prochaines semaines. Parmi les tours de force du Festival du monde arabe cette année, la participation du Ballet national algérien est à souligner.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à la collaboration de l’Ambassade algérienne au Canada et du Ministère algérien de la Culture, le Ballet national algérien donnera une représentation le 10 novembre prochain au Théâtre Maisonneuve à la Place des Arts. Les vingt six danseurs et musiciens feront virtuellement halte dans chaque région du pays et revêtiront costumes et&nbsp; bijoux pour raconter la diversité de l’Algérie traditionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté cinéma, une série de films arabes en provenance de plusieurs pays sera à l’affiche à l’ONF jusqu’au 7 novembre. Le Cinéma du Parc participe en ajoutant à sa programmation du 5 au 7 novembre plusieurs films arabes, dont le Littoral de Wajdi Mouawad. Outre le cinéma, les opéras arabes, les troupes de danse et plusieurs expositions sont à ne pas manquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à la pluralité de sa programmation, le festival nous prouve que la culture arabe est toujours aussi colorée et vivante.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Festival du Monde Arabe se poursuit jusqu’au 14 novembre. Pour plus d’informations :www.festivalarabe.com</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Trois fois, tu travailleras</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/26/trois-fois-tu-travailleras/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 05:30:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Graines de soleil (France), Éclats de Lune (Maroc) et Les Vivaces (Québec) se réunissent au Prospero pour donner vie à Profils atypiques.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois compagnies, trois continents, trois auteurs, un thème: le rapport de l’homme au travail. Ainsi s’est amorcée l’écriture d’une pièce que l’on peut qualifier de poétique et engagée. Les trois auteurs, Koffi Kwahulé (Côte d’Ivoire), Louis-Dominique Lavigne (Québec) et Nadège Prugnard (France), éraflent tout sur leur passage: apathie, marginalisation, abus, mécanisation de l’être et déshumanisation. </p>
<p>L’idée d’une pièce sur le travail dans la vie humaine a d’abord fait son chemin dans l’esprit du metteur en scène français et marocain Khalid Tamer. Le chorégraphe de formation définit chaque personnage dans son rapport avec l’espace et mise sur le jeu physique des comédiens pour mettre en image des textes profondément poétiques. Les cinq comédiens, aux origines tout aussi diversifiées, se partagent la tâche de mettre en lumière l’importance du travail dans une vie.  </p>
<p>Le triangle Europe/Afrique/Amérique prouve que si les histoires changent, d’une nation à l’autre, d’un sexe à l’autre, le rapport au travail est sensiblement le même. Ostracisme, violence psychologique, physique et sexuelle s’installent insidieusement pour donner à Profils atypiques un ton dérisoire et subtil. La pièce allie slam, chanson, texte et jeu physique pour dresser un portrait désenchanté de l’humanité face au travail. Grâce au décor épuré et à l’éclairage bien exploité, Khalid Tamer a su laisser toute la place aux corps et au texte pour servir le propos de la pièce. </p>
<p>Les difficultés rencontrées dans la recherche du travail sont présentées d’un point de vue personnel et structurel. Comportements destructeurs, marginaux, sous-estimés ou encore licenciement, racisme et harcèlement s’exposent comme autant de critiques des valeurs et des normes des employeurs dans le monde moderne. «Ma douleur est une pute qui s’appelle société», dira Angélique Boulay dans une tirade. La société se rend coupable de ne pas pouvoir fournir à ceux qu’elle exploite les outils de leur rédemption. Qu’ils soient exclus, sacrifiés à l’ouvrage ou exploités, les personnages continuent à se définir en termes d’employés. Ils sont CV et certificats. Ils sont la somme de leur travail.</p>
<p>Dans la petite salle intimiste du théâtre Prospero, les créateurs tirent profit de la proximité des spectateurs. Par contre, là où le texte pourrait exploiter les drames humains, Profils atypiques efface les histoires personnelles pour donner plus de place encore à la poésie. La condition de la femme au travail est plus qu’amplement exploitée. Celle de l’immigrant, un peu plus clichée, exprime trop rapidement une réalité partagée dans plusieurs pays de l’Occident. Les textes peuvent sembler lourds à première vue, même pénibles, mais au bout du compte, les personnages, le décor et le texte s’organisent pour offrir une belle production. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le TNM s’improvise un opéra</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/le-tnm-s%e2%80%99improvise-un-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 18:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’attaquer à un classique du répertoire théâtral, c’est souvent prendre le risque de perdre quelques plumes. Le Théâtre du Nouveau Monde ne fait pas exception avec l’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/le-tnm-s%e2%80%99improvise-un-opera/" data-wpel-link="internal">Le TNM s’improvise un opéra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En essayant de moderniser et d’épurer L’Opéra de quat’sous, considéré comme l’un des plus célèbres opéras du XXe siècle, Robert Bellefeuille semble avoir échoué à mettre en scène l’atmosphère singulière qui a fait de la pièce du dramaturge allemand Bertolt Brecht un classique du théâtre. </p>
<p>L’Opéra de quat’sous raconte l’histoire de Mac the Knife, un bandit célèbre qui épouse la fille d’un chef de syndicat de mendiants. Le père de la jeune femme convoque le chef de police, un allié de Mac, et le fait chanter pour qu’il procède à l’arrestation du bandit. Entre prostituées, voleurs, mendiants et policiers corrompus, Mac the Knife est finalement, par un coup de théâtre purement brechtien, libéré et gracié par la reine elle-même. </p>
<p>Ce qui fait de l’Opéra de quat’sous un spectacle à ne pas manquer, c’est incontestablement la musique, intimement liée à la mise en scène. En effet, tout au long de la pièce, les comédiens se transforment en musiciens et s’intègrent au petit orchestre qui prend place directement sur scène. Les mélodies du compositeur Kurt Weill&nbsp;sont immenses, sombres et dissonantes, mais toujours justes. Serge Postigo, dans son complet noir à chemise de corps, se confronte au talent brut d’Émilie Bibeau le temps de quelques apparitions. Connue pour son rôle de Rosalie dans Annie et ses hommes, Émilie Bibeau explore une fois de plus des humeurs extrêmes, frôlant parfois l’hystérie et la vulnérabilité dans une même lancée. </p>
<p>Malheureusement, le manque d’unité dans le décor et les costumes, ainsi qu’un éclairage pour le moins maladroit, ruinent tout ce qui a été précédemment bâtit. Dans son désir de moderniser un classique et de l’arranger au goût du jour, le metteur en scène a finit par en perdre l’essence. Le décor moderne dérange le jeu des acteurs au lieu de le compléter et la mise en scène, faute de servir le texte de Brecht, reste statique, exposant avec encore plus de clarté le manque de finition flagrant du cabaret. Malgré toutes ces maladresses, l’Opéra de quat’sous est sauvé par l’intelligence de son texte. Le public, très réceptif, a absorbé avec avidité l’humour noir, cru ou encore subtil de Brecht. </p>
<p>Alors que nous vivons présentement une reprise économique et que le temps est aux dénonciations de pratiques économiques douteuses, la question bien célèbre lancée par Mac The Knife juste avant sa pendaison résume bien l’âme de la pièce: quel est le plus grand crime? Voler une banque, ou en fonder une? x</p>
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		<item>
		<title>Le Port de tête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/le-port-de-tete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Provencher Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 05:01:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Le Délit aime...]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des rayons de livres couvrant la quasi-totalité des murs, un plancher qui craque sous le poids des étagères de bois et l’odeur rassurante des livres, voilà ce qui attend la clientèle de la librairie Le Port de tête. Située au cœur du Plateau Mont-Royal, la librairie ouvre ses portes à tous comme un repère discret&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/le-port-de-tete/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Port de tête</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des rayons de livres couvrant la quasi-totalité des murs, un plancher qui craque sous le poids des étagères de bois et l’odeur rassurante des livres, voilà ce qui attend la clientèle de la librairie Le Port de tête. Située au cœur du Plateau Mont-Royal, la librairie ouvre ses portes à tous comme un repère discret et apaisant.  </p>
<p>Ouverte depuis 2007, cette librairie indépendante a su attirer une clientèle diversifiée mais assidue grâce à sa philosophie hors du commun. </p>
<p>C’est justement cela qui la différencie des autres librairies du plateau: chaque libraire commande et achète ce qu’il veut pour la librairie. Pas de pression de la part des fournisseurs, pas d’obligations, pas de profits faits au détriment des clients. L’économie de la librairie roule sur la qualité des textes et la richesse de fond de ses livres. Les clients qui en sillonnent les rayons n’y trouveront pas de livres de spiritualité, d’ésotérisme, de psycho-pop ou de cuisine. Les quatre grands créneaux de l’établissement sont l’art, la philosophie, la littérature et, de plus en plus, la bande dessinée. Tout ça dans le but de respecter leur mandat d’offrir le meilleur inventaire au meilleur prix. </p>
<p>Dans le monde des librairies indépendantes, réussir à établir une clientèle fidèle est un exploit de taille. À l’ère de l’iPad, des livres usagés achetés en ligne et des magasins de grande surface, peu de librairies ont les moyens de vivre largement. Les fins de mois serrées et les compromis font partie du paysage quotidien. Le Port de tête survit grâce à des clients dévoués, à des commandes de livres scolaires et à la tenue d’événements culturels, comme des lancements de livres ou des lectures publiques. Pour contrer la tentation qu’offrent les livres largement distribués à bas prix, les libraires du Port de tête proposent une sélection de livres usagés qui côtoient les nouveautés: les prix peuvent donc convenir à tous les budgets. Que ce soit pour Le Port de tête ou toute autre librairie, allier philosophie et profit est une tâche ardue et, dans la balance, chaque livre fait la différence.</p>
<p>Dans ce milieu, c’est donc la personnalité d’une librairie qui assure sa survie. C’est dans cet esprit que les trois propriétaires ainsi que les trois libraires, formés en arts ou en lettres, mettent leur expertise à la disposition des clients. Ils peuvent ainsi échanger et conseiller ces quelques autres passionnés qui préfèrent encore plier les coins de pages ou griffonner dans les marges plutôt que se brûler les yeux à un écran. </p>
<p>La Librairie Le Port de tête est ouverte du lundi au samedi de 10h à 22h et le dimanche entre 10h et 20h. Pour rester à l’affût des plus récentes nouvelles ou publications disponibles à la libraire, vous pouvez consulter leur blogue: leportdetete.blogspot.com. Pour terminer, le plus récent coup de cœur de la librairie est Le Caméléon de David Grann. </p>
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