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	<title>Mahée Merica - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Nov 2017 15:01:44 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Jérémie Rénier voit double</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/jeremie-renier-voit-double/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 17:39:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[François Ozon]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Rénier]]></category>
		<category><![CDATA[L'Amant double]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’acteur est à l’affiche de l’Amant Double présenté à Cinémania.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>L</b></span><span class="s2"><b>e Délit (LD)</b></span><span class="s3">: <i>Vous avez déjà travaillé plusieurs fois avec François Ozon à ce jour. Avez-vous ainsi eu l’opportunité d’être rattaché au projet dès les phases de pré-production ou avez-vous simplement embarqué au moment de la production? Quelle influence avez-vous eu sur le développement de votre personnage à l’écriture?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Jéremie Renier (JR)</b></span><span class="s3">: Il y a toujours un peu un travail que le réalisateur demande en amont, des lectures, des répétitions.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Au cours de travail, il y pas mal de choses qui changent, parce qu’en le jouant on se rend compte qu’il y a des choses qui ne marchent pas. En dehors de ça, tout était déjà écrit. Je suis arrivé assez tard sur le film en fait.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Marine (Vacth, qui joue le rôle de Chloé <i>ndlr.</i>)<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>était déjà impliquée dans le projet, que François avait déjà un peu mis en place. L’influence que j’ai eu sur mon personnage, c’était plutôt lors des répétitions où on a fait quelques ajustements, mais pas de gros changements. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>:</span><span class="s3"> <i>Quel genre d’ajustements avez-vous notamment fait dans le film?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"> Des dialogues, des déplacements. Il y avait une scène notamment qui manquait selon Marine et moi. On trouvait qu’il y avait un écart entre le moment où Chloé vient chez Louis pour la première fois et la scène suivante: il y avait une première rencontre et tout de suite la fois d’après ils couchaient ensemble. Marine et moi trouvions cela un peu trop rapide, on a donc suggéré à François de rajouter une scène de provocation du désir avant de passer tout de suite à l’acte.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« Le but quand on j<span class="s1">oue un personnage</span> c’est justement d’arriver à le comprendre »</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"> <i>Comment était cette troisième collaboration avec Ozon?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>François est quelqu’un qui travaille très rapidement, il est toujours très exigeant, avec lui-même et avec l’équipe, il s’ennuie rapidement, donc avec lui il faut que ça aille vite! Il faut proposer, il faut avancer… Et en même temps c’est un terrain de jeu. C’est à dire qu’on peut essayer certains trucs, il a une relation très enfantine avec le cinéma, il se galvanise de tout ce qu’il passe et de ce qu’on lui propose. Mais ça il l’a toujours eu. Après chacun est différent en fonction des personnes qu’il a en face de soi. Ce que je veux dire, c’est que François et moi on se connaît depuis vingt ans maintenant, on a dépassé l’étape où on se cherche, où on a besoin de se séduire artistiquement, on se connaît, donc il y certaines étapes qu’on peut sauter. J’ai confiance en lui, il a confiance en moi, du coup ça se fait assez naturellement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"><b> </b><i>Il y a une atmosphère très années 70/80 dans le film, notamment à travers les couleurs et les matières des décors et costumes. Il semble aussi y avoir beaucoup de références aux films d’horreur cultes de l’époque — </i>Psychose, Rosemary’s Baby, The Shining<i>. Est-ce que ces références et cette atmosphère, qui au final confèrent au film une qualité intemporelle, sont des effets recherchés?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b> </span><span class="s3">C’est une bonne question. Bon je ne suis pas le réalisateur du film, je sais que François a tout de suite voulu faire de ce film un <i>thriller</i>. Dans le <i>thriller,</i> il y a des codes de suspense définis à suivre, que ce soit Hitchcock, Lynch, Cronenberg ou Polanski, ils suivent ces codes. François voulait s’amuser avec ces codes-là, ceux du son, de la musique, des décors… Les décors étaient très importants pour lui, notamment les bureaux, que ce soit le bureau de Paul ou celui de Louis, il voulait que les bureaux aient une identité bien différente à l’image des personnages qui les occupent et qu’ils offrent une réflexion par rapport à l’intériorité des personnages. Le film est conçu du point de vue de Chloé, comment est-ce qu’elle traverse les choses, comment elle les perçoit à travers des fantasmes et les transforme au fur et à mesure du film. Et François s’est amusé à rendre cette ambiance de plus en plus glauque. En ce qui me concerne en tant qu’acteur, il y a un moment où j’ai pu m’amuser un peu. Dans le délire que le personnage de Marine traverse, je pouvais m’amuser à mélanger un peu mes deux personnages pour essayer de perdre le spectateur et Chloé sur qui elle a en face d’elle. Après, l’important c’était de donner l’impression que tout est vrai, de faire croire à l’impossible, à l’incroyable, donc pour nous les acteurs, il fallait jouer les scènes sans se dire «tiens je suis dans un thriller» et justement éviter les codes.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« L’important c’était de donner l’impression que tout est vrai, de faire croire à l’impossible, à l’incroyable »</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"> <i>Beaucoup de critiques au festival de Cannes ont reproché à la majorité des films de la sélection d’être très cruels et froids vis-à-vis de leurs personnages, et l’aspect moralisateur de ces films. Que pensez-vous de ce point-de-vue et avez vous jugé votre propre personnage à un moment du film?</i> </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"><b> </b>Pour ce qui est des retours de presse c’est toujours difficile. C’est marrant, j’étais à une radio ce matin et la critique faisait une critique d’un film. C’était bien car elle parlait des points qu’elle aimait bien et les points qu’elle n’aimait pas. Le but d’une critique pour moi n’est pas d’écraser une oeuvre, que ce soit un film, une peinture, un livre. C’est d’expliquer ce que l’auteur a voulu faire et après son immersion ou non. Mais de là à écraser ou à chaque fois vouloir absolument critiquer ou mettre des choses dans des cases… C’est dommage, parce que ça referme un peu les débats. Je ne sais pas par rapport aux personnages, je n’ai pas vu tous les films de Cannes. Je peux parler du mien. Je n’ai pas jugé Paul et Louis. Le but quand on joue un personnage c’est justement d’arriver à le comprendre, comprendre pourquoi il réagit comme ça. Arriver à ne pas le juger, car quand tu juges tu deviens extérieur à ce qu’il vit et tu peux pas ingérer par quoi il passe et ce qu’il est en train de vivre. Le but c’est de le comprendre, et comprendre pourquoi il passe par là. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"> <i>Comparé au film </i>Potiche<i> où votre personnage avait beaucoup de contacts avec d’autres personnages, vous n’avez joué quasiment qu’avec Marine Vacth (qui interprète Chloé). Comment avez vous abordé ce duo et sa formation?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"> C’était super. En plus François Ozon est derrière la caméra donc c’est lui qui cadre, ce qui est rarement le cas. Il y avait vraiment une synergie où on était tous les trois ensemble. C’était un film très intime, malgré le sujet et le côté horrifique. On était vraiment dans un espace de travail à trois, à se faire confiance tous les trois et à essayer des choses. On a chacun joué le jeu. Marine aussi était à fond. On était là pour cette œuvre. C’était très agréable car nous étions soutenus et on se soutenait mutuellement.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« Il y a (quand même) une envie de fantasmer, d’avoir des références, des lectures »</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"> <i>Qu’est ce qui vous inspire à accepter un rôle? Est ce que c’est le rôle en lui même, les acteurs avec qui vous allez collaborer, le réalisateur ou une image globale?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"> Je me rends compte en vieillissant que c’est instinctif. Si j’avais la chance de pouvoir toujours [faire les bons choix], car malheureusement parfois on fait des erreurs, ou on fait des films qui ne sont pas les films qu’on avait imaginés. Souvent c’est quelque chose d’impalpable, je me rends compte que quelque chose me parle. Le sujet, la proposition d’un rôle que je n’ai pas fait, quelque chose qui s’anime en moi. Quelque chose qui m’excite, qui me taraude, un sujet que je ne connaissais pas, une mise à l’épreuve d’apprendre le piano, de partir dans un autre pays. Après oui, il y a le réalisateur forcément. Il y a les acteurs en face. C’est un tout, c’est un pari. Il y a des metteurs en scène où on se pose moins la question. François, qu’on aime ou qu’on n’aime pas son cinéma, c’est quelqu’un qui est intéressant. Il fait des vraies propositions, il est très versatile car il touche à tout. Du coup c’est facile de partir avec lui. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD:</b></span><span class="s3"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Comment est-ce que vous préparez vos rôles? Est-ce que vous faites beaucoup de recherches, est-ce que vous suivez le mouvement, en parlez-vous avec le réalisateur?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JR:</b></span><span class="s3"> Ça dépend vraiment des films, des rôles et des réalisateurs. Il y a des réalisateurs qui n’aiment pas les répétitions. D’autres qui vont en faire pendant un mois. D’autres qui vont parler du rôle et t’en peux plus tu veux qu’ils se taisent et puis d’autres qui ne disent pas une phrase. Ça dépend, et puis après tu as des envies. Moi tout d’un coup je vais faire un film et me dire «ce film là je ne vais pas le préparer». Je vais y aller à l’instinct et me laisser porter parce que j’ai l’impression que pour ce personnage-là et ce genre de film il faut que j’aille dans telle direction. D’autres films je vais me dire qu’il faut que je le prépare en amont énormément pour avoir une certaine liberté. Pour ce film, j’ai travaillé beaucoup avec François et un coach car tout d’un coup ça me paraissait primordial pour ce projet. Ça varie, ça change tout le temps. Il y a quand même une envie de fantasmer, d’avoir des références, des lectures. Et parfois je peux tomber sur une série, trouver un personnage à un endroit qui m’intéresse par rapport au personnage que je vais créer après. Voir des choses c’est inspirant aussi. </span></p>
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		<title>Golden Globes: contes et décomptes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/golden-globes-contes-et-decomptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 15:03:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 8 janvier dernier avait lieu à Los Angeles la 74e cérémonie de récompenses décernées par la Hollywood Foreign Press Association, mieux connue sous le nom de cérémonie des Golden Globes. Cette cérémonie est clé dans la conquête de récompenses pour un film, puisqu’elle fait office d’antichambre aux Oscars, la cérémonie la plus prestigieuse du&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/golden-globes-contes-et-decomptes/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Golden Globes: contes et décomptes</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">imanche 8 janvier dernier avait lieu à Los Angeles la 74<i>e</i> cérémonie de récompenses décernées par la <i>Hollywood Foreign Press Association</i>, mieux connue sous le nom de cérémonie des <i>Golden Globes</i>. Cette cérémonie est clé dans la conquête de récompenses pour un film, puisqu’elle fait office d’antichambre aux Oscars, la cérémonie la plus prestigieuse du circuit. Retour sur cet événement en chiffres.</span></p>
<hr>
<h3 class="p1"><span class="s1">VII&nbsp;</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">Le film événement de la cérémonie, <i>La La Land</i> (Damien Chazelle), remporte 7 Golden Globes, battant ainsi un record historique (les films les plus titrés dans cette cérémonie étaient jusqu’alors <i>Vol Au Dessus d’un Nid de Coucou</i> (Milos Forman, 1975) et <i>Midnight Express </i> (Alan Parker, 1978) avec 6 récompenses). Le film remporte tous les prix dans les catégories dans lesquelles il était nominé, notamment celui de la meilleure comédie et du meilleur réalisateur. Emma Stone et Ryan Gosling remportent pour leur part les Golden Globes de la meilleure actrice et du meilleur acteur dans une comédie ou un film musical. Ce triomphe reste cependant à nuancer car il faut reconnaître que la concurrence dans leur catégorie respective n’était pas à la hauteur de celle qui régnait dans celles de meilleur acteur et actrice dans un film dramatique. Les performances de Gosling et Stone, bien que de qualité, devront maintenant convaincre le jury des Oscars. Pour cette prochaine cérémonie, les deux acteurs feront face aux acteurs dramatiques également, puisque l’Académie ne distingue pas les catégories comédie et drame.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Casey Affleck, primé pour son excellente et touchante performance dans l’émouvant Manchester by the Sea<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>(Kenneth Lonergan), et Isabelle Huppert qui a reçut avec surprise le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique pour sa très bonne interprétation d’une femme violée à la recherche de son agresseur dans <i>Elle </i> (Paul Verhoeven) sont notamment de sérieux concurrents.</span></p>
<hr>
<h3 class="p1"><span class="s1">XXI</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">C’est le nombre de récompenses gagnées par Meryl Streep tout au long de sa carrière. Détentrice du record du nombre d’Oscars de la meilleure actrice, la grande dame du cinéma a été récompensée par le Cecil B. De </span><span class="s2"><i>Mille Award </i>lors de la cérémonie des Golden Globes. Il s’agit d’une des récompenses ultimes pour les artistes puisqu’elle célèbre l’ensemble de leur carrière cinématographique. Le nom de Meryl Streep vient donc s’ajouter au panthéon des grands du cinéma, tels que Walt Disney, Audrey Hepburn ou encore Jack Nicholson. C’est une Viola Davis très émue qui a remis le prix à Meryl Streep, offrant un des moments les plus touchants de la soirée. Lorsque Mme Streep est montée sur scène pour accepter sa récompense d’une voix chargée d’émotion, la caméra s’est baladée sur les visages pleins d’admiration des différents acteurs présents, soulignant l’impact que cette grande actrice a pu avoir sur ceux qui font le cinéma d’aujourd’hui.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Après avoir brièvement remercié la <i>Hollywood Foreign Press,</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Meryl Streep a décidé de consacrer son discours à un sujet qui lui tient visiblement très à cœur et s’est donc livrée à une critique fine et intelligente du nouveau président américain Donald Trump, sans jamais le mentionner. Devant un public conquis d’acteurs très hostiles à Trump, elle a déploré l’arrogance et la méchanceté de l’homme qui s’est moqué d’un journaliste handicapé, avant d’appuyer l’importance du multiculturalisme, soulignant notamment que l’industrie cinématique ne serait pas la même sans un métissage culturel. Si certains internautes ont critiqué cette initiative, arguant qu’il n’est pas du rôle de l’actrice de donner un avis politique, le geste de Meryl Streep reste très louable puisqu’elle n’a pas hésité à faire bon usage de son influence pour éveiller les consciences.</span></p>
<hr>
<h3 class="p1"><span class="s1">IX</span><span class="s2"><span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></span></h3>
<p class="p1"><span class="s2"> Cela fait maintenant 9 ans que Marion Cotillard a remporté le Golden Globes de la meilleure actrice dans un drame pour <i>La Môme</i> (Olivier Dahan, 2008) avant d’obtenir l’Oscar. Isabelle Huppert semble bien partie pour marcher dans les pas de sa compatriote puisqu’elle a remporté le Golden Globes de la meilleure actrice dans un drame dimanche dernier, coiffant au poteau de sérieuses concurrentes, telles que Amy Adams (<i>Arrival</i>, Denis Villeneuve), Jessica Chastain (<i>Miss Sloane</i>, John Madden) et surtout Nathalie Portman (<i>Jackie</i>, Pablo Larraín).</span></p>
<hr>
<h3 class="p1"><span class="s1">VIII</span></h3>
<p class="p1">C’est le nombre de nominé·e·s de couleur pour les récompenses les plus importantes (meilleur acteur et actrice dans une comédie, meilleur acteur et actrice dans un drame, meilleur acteur et actrice dans un second rôle, meilleur réalisateur, sur 25 concurrents au total). Suivant la débâcle de «<i>Oscar So White</i>» de l’an dernier, on remarque une augmentation du nombre d’acteurs de couleur nominés. S’il reste tout de même des efforts à faire pour offrir à ces acteurs des rôles à la mesure de leur talent, cette augmentation reste tout de même encourageante. Plus encourageant encore, c’est l’importance des minorités dans les séries TV. Avec des beaux rôles et beaucoup de premiers rôles, notamment dans les séries <i>Black-ish</i>, <i>Atlanta</i>, <i>The People VS O. J Simpson: American Crime Story</i>, la saison télévisée 2016–2017 semble célébrer le talent des minorités. Si l’industrie du cinéma pouvait s’inspirer de sa cousine du petit écran, le rêve multiculturel de Meryl Streep gagnerait en consistance.</p>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a cérémonie des Golden Globes de 2017 semble sur la bonne voie en ce qui concerne la célébration des minorités culturelles et des différences, et les grands du cinéma semblent plus engagés que jamais. Il est vrai qu’il est un peu facile pour ces êtres privilégiés aux costumes et robes de créateurs de luxe qui ont passé leur soirée du 8 janvier à siroter du Moët et Chandon de se permettre de faire des commentaires sur les inégalités. Il n’en reste pas moins que dans les moments difficiles que nous traversons, la note d’espoir insufflée par ces personnes influentes reste très inspirante. </span><span class="s2">ξ</span></p>
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		<title>Explorer la réalité, trouver la vérité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/explorer-la-realite-trouver-la-verite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 15:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la rencontre de Jesse Rosenfeld, journaliste de guerre. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ancien éditeur du McGill Daily, Jesse Rosenfeld est le héros du nouveau documentaire de Santiago Bertolino, Un journaliste au front, produit par l’Office national du film du Canada (ONF). Depuis 2007, il couvre les évolutions de la situation politique au Moyen-Orient, que ce soit en Egypte, en Turquie, en Irak, en Israël ou en Palestine. Après Carré rouge sur fond noir, Santiago Bertolino se penche sur le quotidien de ce jeune journaliste pigiste, entre enquêtes sur le terrain et négociations de publication avec les journaux. Le Délit est parti à la rencontre du protagoniste du film pour discuter de l’avenir du journalisme et du rôle des reporters dans la mobilisation politique des citoyens contre les pouvoirs en place.</p>
<hr>
<p><strong>Le Délit&nbsp;(LD):</strong> Qu’est-ce qui t’a motivé à voyager au Moyen-Orient?<br>
<strong>Jesse Rosenfeld (JR):</strong> En tant qu’éditeur du McGill Daily et étudiant en sciences politiques, j’ai toujours été un activiste. Les enjeux au Moyen-Orient m’intéressaient. Donc, lorsque j’ai eu mon diplôme, j’ai décidé de faire un rapprochement entre les deux et de voyager au Moyen-Orient pour commencer à travailler en freelance. C’était juste avant l’année 2008 et la crise économique, donc j’avais toujours l’opportunité de trouver un travail stable là-bas. Je pensais travailler comme pigiste pour un an ou deux. De 2007 à 2013 j’ai vécu dans des endroits variés: Romola, Tel-Aviv, Le Caire, et finalement en 2014 j’ai déménagé à Istanbul. Le film commence juste après que j’ai déménagé en Egypte, lorsque la révolution a commencé.</p>
<p><strong>LD</strong>: Pourquoi as-tu décidé de devenir journaliste pigiste?<br>
<strong>JR:</strong> Ce n’est pas mon choix.<br>
<strong>LD</strong>: Vraiment?<br>
<strong>JR</strong>: Non, bien sûr que non. Pourquoi aurais-je fait le choix d’un travail aussi précaire? Non, c’est la réalité économique d’aujourd’hui. Les médias s’appuient de plus en plus sur le journalisme freelance. Je suis devenu journaliste pour les raisons que j’ai expliqué plus tôt, je veux raconter les histoires que je trouve importante et qui doivent être débattues. Le Moyen Orient est un endroit où des choses importantes se passent, et l’Occident s’appuie de plus en plus sur les journalistes pigistes pour expliquer ces histoires. J’ai choisi de devenir journaliste pour explorer cette réalité et chercher la vérité dans l’un des endroits où l’Occident a le plus d’impact. Ces histoires doivent être dites. Donc la manière dont je raconte ces histoires est la manière dont je vis dans ces sociétés. Je vis ces histoires de l’intérieur.</p>
<p><strong>LD:</strong> Penses-tu qu’être un journaliste pigiste t’offre plus de liberté?<br>
<strong>JR</strong>: Non. Nous obtenons les nouvelles de la même manière. Si tu travailles en tant que journaliste salarié, tu dois toujours présenter tes sujets, mais tu as la sécurité de l’éditeur et les garanties financières. Être journaliste pigiste ne te permet pas d’avoir cette sécurité. Quand tu es journaliste pigiste, soixante pourcent de ton travail consiste à trouver un éditeur, tu dois te battre pour la rédaction. Il y a juste une différence dans les relations de travail.</p>
<p><strong>LD</strong>: Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer du journalisme écrit à un documentaire filmé?<br>
<strong>JR</strong>: Santiago (Bertolino, le réalisateur du film, ndlr) voulait raconter l’histoire du journalisme pigiste, et je voulais raconter l’histoire de ce qui s’est passé au Moyen-Orient pendant la période de la contre révolution, et élargir le sujet sur la guerre ces dernières années. J’ai pensé que ce serait intéressant de donner une seconde vie à ces histoires à travers l’objectif d’une caméra. J’espère que ça se croise. Nous avons couvert le reportage dans différents endroits. Le Moyen-Orient est à un stade entre la stagnation (avec le conflit israélien) et l’expansion (avec la guerre réactionnaire et la division). Je trouve cela fondamentalement important. Le documentaire est une super manière de montrer ça.</p>
<p><strong>LD</strong>: Quels sont les avantages et les limites de la caméra?<br>
<strong>JR:</strong> Santiago voyageait avec moi partout, mais il n’a pas été en mesure de filmer certains des sujets parce que les sources ne voulaient pas apparaître à l’écran, la situation étant parfois trop dangereuse ou trop difficile à transmettre. En tant que journaliste écrit, je peux effacer mes traces, mais c’est impossible avec une caméra. D’un autre côté, la caméra montre des images que j’ai du mal à décrire, même avec les termes les plus vivaces, lorsque j’écris mes textes.</p>
<p>LD: Est-ce que c’est Santiago qui est venu à vous?<br>
<strong>JR</strong>: Oui, on s’est rencontré en Grèce, en 2011, pendant la crise à Gaza. On était sur le bateau canadien. On a commencé à faire connaissance là-bas. Puis lorsque j’ai couvert les manifestations étudiantes au Québec je l’ai revu. Il m’a recontacté lorsque je suis retourné à Romola, en me disant qu’il voulait tourner un documentaire en 2013. À l’époque on a commencé le tournage en Israël, on ne savait pas que j’allais déménager en Égypte. Et puis il y a eu le coup d’état qui m’a poussé à partir au Caire car c’était un tournant décisif de l’histoire que nous avons décidé d’immortaliser. Le retour des militaires au pouvoir et l’usage de la rhétorique totalitaire pour justifier la répression et étouffer les demandes démocratiques se propageaient à travers le Moyen-Orient. C’était un moment clé.</p>
<p><strong>LD:</strong> Est-ce que pour vous Santiago était une responsabilité?<br>
<strong>JR</strong>: Oui, contrairement à moi il n’avait jamais fait de reportage au Moyen-Orient. L’histoire qu’il raconte c’est celle de moi en train d’en raconter une autre. On a eu de longues discussions à propos de ce à quoi on devait s’attendre et ce qui allait arriver, comment se préparer, l’équipement et les ressources nécessaire… Vous pouvez le voir dans le film, je lui dis: «Écoute juste mes instructions.» Il m’a beaucoup fait confiance…</p>
<p><strong>LD:</strong> Lors du tournage qui décidait de ce que vous alliez filmer? Toi ou Santiago?<br>
<strong>JR</strong>: Il voulait juste voir l’histoire à travers moi, donc je travaillais sur mes articles, j’avais mes plans et Santiago me suivait.</p>
<p><strong>LD:</strong> Est-ce que tu penses réitérer cette expérience?<br>
<strong>JR:</strong> Je n’en ai aucune idée. L’écriture est mon medium; c’est comme ça que je communique le mieux. Mais le film est aussi une bonne façon de raconter une histoire donc je ne sais pas. On ne sait jamais ce que le futur nous réserve.<br>
<strong>LD</strong>: Alors aimerais-tu écrire un livre?<br>
<strong>JR</strong>: C’est certain! J’ai des idées il s’agit juste de trouver le temps.</p>
<p><strong>LD:</strong> Est-ce que tu penses qu’avec toutes les avancées technologiques on peut changer le future du journalisme d’investigation?<br>
<strong>JR:</strong> L’information circule maintenant plus facilement et rapidement et ce à travers le monde. Cela nous donne l’opportunité d’aller plus loin dans nos reportage, de mieux enquêter et de discuter plus du «pourquoi?», car le «qui?» et le «où» sont déjà définis.</p>
<p><strong>LD</strong>: Est-ce que tu penses que les Occidentaux réalisent vraiment ce qui est en train de se passer et que ton travail peut les inciter à s’engager?<br>
<strong>JR:</strong> C’est à eux de décider, c’est leur responsabilité. Mon boulot est de donner l’information et j’espère que les gens ont assez de solidarité humaine pour la recevoir. J’espère qu’ils vont agir. Maintenant plus que jamais depuis que Trump a été élu… Toute les scènes dans le film sont sous l’administration d’Obama. Après cette élection, la situation va empirer. Alors maintenant plus que jamais il faut que les gens s’organisent en tant que citoyens et qu’ils empêchent leur gouvernement d’aggraver la situation afin de permettre la création d’une nouvelle réalité à offrir au monde. Mais je ne leur dirai pas comment. Je vais juste transmettre l’information: c’est de là que je pars et c’est comme ça que je peux avoir un impact.</p>
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		<title>Au service de la caméra</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/au-service-de-la-camera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 15:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Youcef Beghdadi incarne les espoirs de la relève du cinéma montréalais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Y</span><span class="s1">oucef Beghdadi est un jeune réalisateur et producteur. Alors qu’il est tout juste en début de trentaine, il a lancé sa propre boîte de production. S’il est très difficile de réaliser un film, cela l’est encore plus de produire de multiples films. Youcef fait donc preuve de beaucoup de courage et de dévouement lorsqu’il décide de concrétiser ses rêves et de fonder sa propre entreprise, Film and Blues Production.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Retour sur le parcours, les réussites, les objectifs et les projets de Youcef. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Les origines </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En janvier 2015, Youcef s’inscrit à l’Institut Trébas dans l’espoir de rencontrer d’autres gens qui comme lui, sontdes passionnés de cinéma. Il en ressort cependant déçu puisqu’il n’y trouve pas ce qu’il cherchait. En effet, depuis son adolescence et ses années de lycée passées en Algérie, Youcef est un mordu de cinéma et passe la plupart de son temps à regarder des films en essayant de comprendre comment ceux-ci sont faits. À la fin de ses études secondaires, Youcef décide de voyager à travers le monde, profitant de l’occasion pour découvrir des sources d’inspiration et entamer la gestation de projets artistiques. En 2014, il écrit successivement trois scénarios: ceux de <i>PHD Gold Digger</i>, <i>No Time to Change</i> et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Blue Tongues</i>. Après la déception de Trébas, Youcef décide de se lancer dans la réalisation de ces films sans la béquille de secours que représente une formation technique. Il repart donc à la recherche de passionnés comme lui pour l’aider dans son entreprise. Youcef croit fondamentalement en l’esprit et le travail d’équipe, et il trouve rapidement trois autres collaborateurs via <i>Craigslist</i>: Alice Reiter, Abraham Mercado, et Sal Pietromonaco. Plusieurs fois au </span><span class="s3">cours de notre </span><span class="s1">entrevue, Youcef réitère son attachement pour son équipe. Il affirme qu’à l’époque, il ne cherchait pas particulièrement à travailler avec des gens qui avaient de l’expérience, mais avec un groupe uni. Alice, Abraham, Sal et lui ont fait face aux mêmes difficultés depuis le début et constituent désormais une équipe dont les membres sont loyaux les uns envers les autres et dont l’organisation est le pilier. Ensemble, ils sont la base de Film and Blues Productions et concrétisent les scripts écrits par Youcef. Ils tournent <i>PHD Gold Digger </i> dont l’actrice principale, Alexandra Brown, se retrouve nommée au <i>Montreal International Wreath Awards Film Festival </i>(<i>MIWAFF</i>). C’est un grand succès pour Youcef dont l’équipe commence alors à collaborer avec de nombreux musiciens. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La confirmation</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le jeune réalisateur admire énormément les artistes, adore observer et comprendre leurs processus créatifs, et souhaite d’ailleurs participer à ce processus. Les musiciens notamment le fascinent, et c’est pourquoi il commence à collaborer avec eux. Sa première collaboration se fait avec son ami Anthony Aramouni. Youcef produit et réalise un court métrage sur le parcours d’Anthony et sur la préparation de son <i>EP</i>. Le jeune producteur s’occupe également de réaliser les clips d’Anthony. C’est travers cette expérience que Youcef se glisse dans le monde de la musique. Film and Blues Production a un lien très particulier avec la musique. La plupart de leurs productions sont donc le filmage de<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>live sessions</i>, de clips et de portraits et entretiens de musiciens. Youcef affirme qu’il aime se concentrer et accompagner les artistes. Son but est de promouvoir et de développer le contenu de musiciens locaux. Cependant, il n’hésite pas à travailler avec des artites d’ailleurs, notamment un artiste américain, Doug McLoed (nom de musicien: Edward Middle), qui tient le rôle principal dans<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>No Time to Change</i>, un film que Youcef a tourné en août 2016, qui raconte l’histoire d’Anthony. Le film parle d’un musicien perdu qui n’est plus certain de sa passion et qui tente de retrouver la flamme avant son prochain concert fixé le lendemain même. Ce court-métrage incarne donc la convergence absolue des passions du jeune homme. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Les méthodes</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pour se consacrer à sa passion, Youcef n’hésite pas à faire des efforts incroyables. Il mentionne qu’il est conscient des sacrifices qu’un tel travail demande. Il explique qu’il essaie d’équilibrer son quotidien entre organisation et persévérance. Il préfère donc avoir recours à la rigueur, à la discipline et à une organisation méthodique. Il fait beaucoup de sport et de méditation<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>afin de préserver <i>un esprit sain dans un corps sain</i>. Il finance lui-même ses films et alloue l’argent qu’il gagne grâce à sa job dans un centre d’appel à la location des lieux, la nourriture du casting, l’achat et/ou la location de matériel et les candidatures à différents festivals. Il s’occupe également de trouver des financements extérieurs et d’essayer de se faire financer par des plateformes de financement participatif… En outre, son équipe s’est bien agrandie, rejointe par Felipe Collado, photographe souvent cité dans la <i>Gazette de Montréal</i>, Anthony Aramouni devenu consultant créatif et Karl Dandan qui s’occupe de la médiatisation de la compagnie Il n’a pas peur de l’abnégation car il adore ce qu’il fait — écrire, produire, trouver des lieux, s’occuper de l’équipe pendant le tournage et rassembler les gens — et prend beaucoup de plaisir à s’améliorer. Il a conscience </span><span class="s3">que son statut d’indépendant n’est pas des plus simples, puisqu’il repose beaucoup sur la chance, mais il ne renoncerait pour rien au monde à la liberté qu’il apporte. Cependant, il affirme être très encouragé par la passion, le dévouement et la confiance dont ceux qui l’entourent font preuve. </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>La suite c’est quoi? </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Youcef souhaite continuer à travailler avec des musiciens et à les aider à se développer. Il aimerait également arriver à trouver un partenariat avec Netflix afin de pouvoir publier une série en ligne. Fort de la nomination de son actrice au <i>MIWAFF</i>, il ambitionne de présenter d’autres films à des festivals variés en espérant décrocher d’autres nominations. Le projet majeur de Youcef en ce moment, c’est de réaliser <i>Blue Tongues,</i> un long métrage qu’il a découpé en neuf épisodes de quinze à vingt minutes. Le jeune homme a envie </span>d’offrir l’opportunité de la réalisation de ces épisodes à huit jeunes réalisateurs différents. Le respect de la parité au sein de ce groupe lui tient particulièrement à cœur. Dans sa dynamique généreuse de découvrir et d’accompagner les talents, Youcef confie donc son bébé à de nouveaux talents, ce qui témoigne une fois de plus de son amour pour le cinéma, de son dévouement pour son œuvre et de sa confiance envers les autres passionnées. On lui souhaite beaucoup de succès dans son entreprise et on se réjouit d’avance de voir ce spécimen qu’est<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Blue Tongues</i>.</p>
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		<title>Arnaqueur, servante et comtesse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/arnaqueur-servante-et-comtesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 14:07:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mademoiselle, un conte pour adulte envoûtant mais inconsistant.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e dernier film de Park Chan-wook faisait la clôture du Festival du Nouveau Cinéma le 16 Octobre et est désormais à l’affiche depuis le 28 Octobre au Cinéma du Parc. Pour son dernier film, Park Chan-wook<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>emporte son public en pleine colonisation japonaise en Corée dans les années 1930 afin de suivre Sook-hee, une jeune coréenne engagée en tant que servante par la riche japonaise Hideko. Sook-hee emménage donc dans le sombre manoir de l’oncle tyrannique de Hideko, découvre la routine de sa mystérieuse maîtresse et tente de s’adapter à ce style de vie. Hideko de son côté essaie de trouver une alliée pour survivre à son quotidien pesant. Elle ignore cependant que sa nouvelle servante est en réalité la complice d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, et que les deux acolytes cherchent à la déposséder de sa fortune colossale.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Une esthétique au service de la narration </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La photographie et la composition arrivent à créer une ambiance parfaitement gothique et mystérieuse. Le montage vient contribuer à cet effet et ajoute même un aspect hypnotisant au film. Celui-ci ressemble à un conte pour adultes de par sa structure en trois chapitres, son atmosphère quasi-féérique et ses personnages qui semblent incarner des vertus ou des vices. Le jeu d’influence auxquels ces derniers se livrent est fascinant. Le film parvient donc à rester surprenant, puisque les protagonistes ne cessent jamais d’inter-changer les positions de dominants/dominés, de sorte que les spectateurs soient complétement incapables de comprendre lequel d’entre eux aura le dernier mot. Le rythme est malgré tout fluide et les acteurs sont très convaincants, ce qui permet à l’œuvre de poser efficacement des indices à mesure que l’histoire avance. Park Chan-wook arrive également à poser de délicates touches de poésie grâce au magnifique travail de photographie. Les corps deviennent de beaux objets à observer et les paysages des miroirs de la psyché des différents personnages.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Des tonalités paradoxales</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s5">La dimension poétique de ce conte cinématographique est également teintée d’une sensualité puissante. Les scènes érotiques sont parfaitement justifiées dans la plupart des cas puisqu’elles contribuent à la noirceur du film et permettent de capter certains aspects psychologiques des personnages. Elles sont de plus très esthétiques et offrent un contraste intéressant avec le côté conte du film, ancrant l’œuvre dans un genre un peu flou mais néanmoins captivant. Cette manière de mêler ce qui est enfantin (la structure de l’histoire, les personnages qui matérialisent des concepts abstraits) et ce qui est adulte (sexe, manipulations et connaissance) reflète le paradoxe génial du film qui balance parfaitement entre une délicate légèreté et une ambiance capiteuse et pesante. La photographie et la composition arrivent à créer une ambiance parfaitement gothique et mystérieuse.</span></p>
<p class="p8"><span class="s7"><b>Un manque de constance</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s6">Le gros problème du film réside dans son troisième chapitre. D’une qualité nettement inférieure à celle des deux chapitres précédents, ce dernier ne fait que livrer des redondances ou présenter des scènes improbables qui viennent malheureusement gâcher l’équilibre sus-cité en détruisant tous les efforts de légèreté que le film fournissait auparavant. Park Chan-wook cherche trop à montrer du doigt la direction qu’il souhaite que le film prenne et livre donc des scènes superflues, parfois à la limite du grotesque, que le très bon jeu des acteurs ne parvient pas à sauver. Les spectateurs font donc malheureusement face à un final écrasant qui fait un peu oublier les prouesses des chapitres précédents. On regrette par conséquent que le film n’eut pu faire preuve de constance, puisqu’un dernier chapitre réussi aurait pu le hisser au rang de chef d’œuvre.&nbsp;</span></p>
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		<title>Frayeurs garanties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/24/frayeurs-garanties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 01:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs films pour célébrer Halloween</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 733px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-26322 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-733x1000.jpg" alt="halloween" width="733" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-733x1000.jpg 733w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-768x1047.jpg 768w" sizes="(max-width: 733px) 100vw, 733px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/magdalena-morales/?media=1" data-wpel-link="internal">Magdalena Morales</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Texte par Mahée Merica<br>
Infographie par Magdalena Morales</p>
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		<item>
		<title>Prendre son envol</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/prendre-son-envol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 14:18:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré de belles intentions, Sparrows déçoit. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">u 23 au 28 septembre derniers, une programmation FOCUS dédiée au cinéma nordique avait lieu au cinéma du Parc. C’est à cette occasion qu’était présenté le film <i>Sparrows</i>, du réalisateur islandais Rùnar Rùnarsson, salué par la critique à de nombreux festivals. Le film raconte l’histoire d’Ari, 16 ans, qui, après avoir vécu pendant plusieurs années dans la capitale avec sa mère, doit soudain retourner au domicile paternel dans une région isolée des fjords islandais. Ari entretient une relation difficile avec son père, un homme au bord de l’alcoolisme, et ses amis d’enfance semblent avoir bien changé. C’est dans ce contexte que l’adolescent devra trouver sa voie vers l’âge adulte. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un registre juste </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le film initiatique de Rùnarsson a le mérite d’éviter l’écueil de la «glamourisation» de l’ennui adolescent en campagne, cliché que la plupart des films abordant un sujet similaire ne manquent jamais de matérialiser. Le réalisateur dresse à coup </span><span class="s3">de touches subtiles le portrait du quotidien de son héros sans jamais tenter de le rendre dramatique ou d’éveiller un quelconque sentiment de pitié ou d’admiration de la part des spectateurs à son égard. Les acteurs contribuent à cela à travers la justesse de leur performance, notamment Ingvar Sigurðsson qui joue le père d’Ari.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le film offre également quelques moments de grâce au cours desquels la photographie, plutôt </span><span class="s4">banale et plate durant le reste du film, devient poétique et élève le propos de la scène à un niveau quasi spirituel, particulièrement lors des scènes où Ari, plutôt du genre silencieux, laisse échapper une émotion, ou encore lorsqu’il chante de sa voix angélique.</span></p>
<p class="p5"><span class="s4">En outre, le dernier tiers du film s’enfonce dans la mélancolie et fournit des plans audacieux qui servent des idées de génie. Les dernières scènes sont très sombres de par leur propos; la mise en scène et la photographie parviennent cependant à les enrober d’une certaine délicatesse. Le contraste entre cette douceur et la noirceur ambiante teinte la fin d’une tendre mélancolie.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un potentiel poétique sous exploité </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Le charme de la dernière partie n’arrive cependant malheureu</span><span class="s5">sement pas à contrebalancer la lenteur et la banalité du reste du film. L’œuvre de Rùnarsson n’exploite pas suffisamment les moments de grâce et les idées originales susnommées et ne parvient pas à trouver un rythme accrocheur. </span></p>
<p class="p5"><span class="s5">De plus, la caméra ne magnifie pas les paysages islandais, pourtant somptueux et potentiellement porteurs de lyrisme. C’est dommage et très frustrant, car la présentation banale qu’en fait le film ferme la porte à l’opportunité d’offrir à l’œuvre une dimension encore plus mélancolique et poétique. </span></p>
<p class="p5"><span class="s5">Finalement, les spectateurs restent un peu sur leur faim. Le rythme trop lent et mou du film limite la transmission de l’émotion que Rùnarsson cherche à dégager. La haute qualité du dernier tiers du film fait regretter le fait que le reste de l’œuvre ne soit pas teinté du même génie ténébreux. Ce contraste entrave la capacité du spectateur à comprendre le message que le réalisateur souhaite délivrer. Le film esquisse néanmoins un avenir prometteur pour le cinéma scandinave, si celui-ci parvient un jour à explorer plus </span><span class="s4">en profondeur sa propension au doux-amer.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>Des maux à dire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/des-maux-a-dire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 14:05:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dolan émeut et livre un de ses plus beaux films où l’essentiel reste tu.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir attendu près de six mois, j’ai enfin pu voir le dernier film de Xavier Dolan, <em>Juste la Fin du Monde</em>&nbsp;sorti le 21 septembre en salles. L’histoire est celle de Louis (Gaspard Ulliel) qui, après douze ans d’absence qu’il a consacré à sa carrière dans le théâtre, rend visite à sa famille (Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, et Léa Seydoux) afin de leur annoncer sa mort prochaine des suites de son infection par le SIDA. La canicule pèse sur ce déjeuner de famille et l’orage menace tandis que les conversations s’animent.</p>
<p><strong>Violence cinématographique</strong></p>
<p>La nouvelle œuvre de Dolan est pleine d’une violence contenue qui pèse tant sur les personnages que sur l’audience. L’unité de lieu, cette maison aux volets fermés et aux murs sombres, enferme littéralement les personnages dans un huis clos infernal. Le choix du génie québécois de rendre captif ses protagonistes dans des plans rapprochés matérialise efficacement leur incapacité à communiquer les uns avec les autres. La mise en scène et le cadrage créent une atmosphère anxiogène permettant aux spectateurs de s’identifier avec la détresse des personnages.</p>
<p>Cette violence, Dolan la fait aussi planer sur son film à travers la puissance des non-dits. En effet, si le film est très bavard, les personnages sont complétement inaptes à formuler une pensée articulée et à exprimer ce qui les ronge de l’intérieur&nbsp;: qu’il s’agisse de l’annonce de cette terrible nouvelle pour Louis, du sentiment d’abandon perçu par le reste de la famille qui passe son temps à lui reprocher implicitement son succès personnel, mais surtout, de cet indicible amour qui les consume mais qu’aucun d’eux n’arrivent à mettre en mot.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-25929" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o-1000x663.jpg" alt="14466403_10154598445893493_678745658_o" width="1000" height="663" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o-1000x663.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o-850x563.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/14466403_10154598445893493_678745658_o.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Shayne Laverdière, courtoisie de Sons of Manual</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Cette incapacité à communiquer frustre le spectateur d’autant que la tension, pourtant croissante tout le long du film, s’apaise de temps à autres lors de flash-backs semblant indiquer que le bonheur n’est pas hors de portée. La poésie de la photographie de ces flash-backs, tous éveillés par et reposant sur les autres sens que la vue font frissonner. Le contraste que ces pièces forment avec le reste du film ne font qu’amplifier l’émotion dégagée par l’histoire&nbsp;: il semble simple d’être heureux et pourtant les personnages sont incapables d’y parvenir.</p>
<p><strong>Entre maturité et rigidité</strong></p>
<p>Xavier Dolan confirme, après <em>Mommy, </em>qu’il a bien mûri. Il maîtrise sa caméra mieux que jamais et utilise tous les paramètres (la lumière, le son, le cadrage, la composition de l’image, les costumes et le montage) pour servir son propos d’une manière à la fois poétique et efficace. Le jeune réalisateur ne cesse d’évoluer avec virtuose&nbsp;; il ne se repose pas sur ses lauriers et prouve qu’il continue à progresser continuellement.</p>
<p>Le casting cinq étoiles du film, quant à lui, incarne à la perfection ces estropiés de l’amour familial. Baye, en mère fantasque qui cache ses émotions à travers sa bonne humeur constante et son humour parfois gênant, parvient à contrebalancer l’ambiance pesante du film. Ulliel utilise ses expressions faciales afin de transmettre tout ce que son personnage n’arrive pas à mettre en mots et, malgré la brièveté de ses lignes, réussit à fournir une performance très expressive. Cassel est comme à son habitude excellent et dévoile subtilement les failles de son personnage qui tente de les cacher sous un masque de colère permanentent. La mention spéciale revient à Seydoux qui brille en tant que petite sœur à fleur de peau essayant de comprendre et de pardonner mais dont la spontanéité reste contrainte par cette incapacité à exprimer ce qu’elle ressent réellement. Seule ombre au tableau, la performance de Cotillard qui n’arrive pas à rendre la bégayante Catherine convaincante.</p>
<p>Autre bémol, la maîtrise totale qu’a le réalisateur sur son œuvre ainsi que le contrôle complet qu’il exerce sur tous les paramètres font perdre à <em>Juste la Fin du Monde</em>&nbsp;la légèreté et la spontanéité de ses précédents films – eh oui, même <em>Mommy&nbsp;</em>. Il est vrai que le sujet ne s’y prête pas vraiment, mais cette impression d’assister à une pièce réglée au millimètre près nous fait tout de même regretter &nbsp;un peu &nbsp;la fraîcheur de l’«ancien» Dolan.</p>
<p>Le spectacle est malgré tout plus que plaisant. Dolan magnifie la pièce de Lagarce en bouleversant les spectateurs. Il arrive également toujours à surprendre et impressionner&nbsp;; il parvient encore à repousser ses limites ainsi que celles de ses comédiens qui ne sont pourtant pas à leur coup d’essai. Le film venant d’entrer dans la course aux Oscars, on ne peut que lui souhaiter autant de succès qu’il n’a déjà eu au Festival de Cannes.</p>
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		<title>Étudiants en échange…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/etudiants-en-echange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mahée Merica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partir en échange: rencontrer de nouvelles têtes par douzaines, se dérober aux rigueurs académiques mcgilloises, découvrir une nouvelle ville, un nouveau pays, sa culture… C’est tout ça partir en échange, mais c’est aussi observer l’université autrement. Car McGill n’a pas inventé la roue et les choses se font différemment autre part. Ne nous prenez pas&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/etudiants-en-echange/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Étudiants en échange…</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: left;">Partir en échange: rencontrer de nouvelles têtes par douzaines, se dérober aux rigueurs académiques mcgilloises, découvrir une nouvelle ville, un nouveau pays, sa culture… C’est tout ça partir en échange, mais c’est aussi observer l’université autrement. Car McGill n’a pas inventé la roue et les choses se font différemment autre part. Ne nous prenez pas au mot, voyez par vous même!</p>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Vie étudiante</strong></h1>
<p class="p1"><strong><span style="text-decoration: underline;">ROYAUME-UNI</span></strong><br>
<span class="s1">Jean-Félix Bellavance<br>
</span><span class="s1">Université de Manchester</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Hormis l’obsession de Stephen Harper pour la reine et les 50 millions de dollars annuels donnés à la famille royale, les Canadiens ont en général une opinion assez positive des Britanniques: polis, éduqués, blêmes et très actifs sur <i>LAD Bible</i> (une communauté d’internautes qui partagent des photos et vidéos amusantes, <i>ndlr</i>). Nous avons tous bien vu le 23 juin dernier à quel point la Grande-Bretagne est divisée entre sa capitale, Londres, et ses campagnes. Un échange à Manchester permet d’être aux premières loges pour observer ce phénomène social et, croyez-moi, ça <i>clash</i>! Sans vouloir enchaîner les anglicismes, la ville, tout comme l’accent de ses habitants, est plutôt <i>trash</i>: «<i>Mate mate! Give me 5 quid o I’ll shank ya mate!</i>». Il faut se mettre dans l’ambiance mais c’est super chaleureux! D’un point de vue plus sérieux, les installations scolaires sont assez similaires à celles de McGill, peut-être même un peu plus modernes (sauf les chaises de Bronfman à 600$, certes). Le point de divergence est plutôt au niveau des résidences: nous sommes loin des hôtels 4 étoiles que sont la Citadelle et <i>New Rez</i>; on joue plutôt dans le style Guantanamo, un style qui se prête très bien à l’ambiance festive cependant. Les résidences sont à environ 20 minutes en <i>double-decker bus</i> du centre et des clubs. Les clubs? Oui! C’est environ tout ce qu’on trouve à Manchester: clubs, poulet frit, pizza et football. Je vous laisse imaginer à quoi ressemblent les trajets au deuxième étage de l’autobus entre les résidences et les clubs en soirée… Ouch! Pour résumer, c’est la meilleure ville pour aller en échange: un examen par semestre, gens sympathiquement intoxiqués, très <i>hipster</i>, <i>Ryanair</i> à proximité et on peut même y trouver l’amour! <i>Cheers mate</i>!&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>AUSTRALIE</strong><br>
</span><span class="s1">Mahée Merica<br>
</span><span class="s1">Université nationale d’Australie (<i>ANU</i>, <i>Australian National University</i>, <i>ndlr</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C’est peu dire que Canberra ne jouit pas d’une réputation très excitante. La découverte du campus d’<i>ANU</i> a cependant hissé ce mythe au rang de mensonge dans mon esprit: immense, il occupe un bon tiers de la capitale et tel une ville dans la ville il accueille en son sein plusieurs cafés, restaurants et bars, de belles bibliothèques, un centre sportif, quelques boutiques, plusieurs terrains de foot, deux théâtres et même un cinéma; le tout entourant une rivière bordée de saules pleureurs, conférant ainsi à l’endroit un aspect tant pratique que poétique, utilitaire qu’esthétique. En bord de lac, la verdure y prend le pas sur l’architecture et il fait bon y être autant qu’y étudier.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><strong><span style="text-decoration: underline;">DANEMARK</span></strong><br>
<span class="s1">Béatrice St-Jean<br>
</span><span class="s2">École de commerce de Copenhagen (<i>CBS</i>, <i>Copenhagen Business School</i>, <i>ndlr</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En janvier 2015, j’ai débuté mon échange étudiant à Copenhague, au Danemark ou le pays des gens heureux. Dès mon arrivée, l’école avait mis en place un programme de <i>buddies</i> et donc une étudiante de <i>CBS </i>m’attendait à l’aéroport pour m’accompagner jusqu’à ma résidence, ce que j’ai beaucoup apprécié. Le choix des résidences était plutôt varié et — à l’image des rues de Copenhague — elles étaient d’une propreté incroyable. La <i>Copenhague Business School </i>est composée de plusieurs bâtiments, mais le principal, <i>Solbjerg Plads 3,</i> possède une architecture à couper le souffle. Tout en simplicité et très épurée, la bâtisse comprend également une magnifique bibliothèque entièrement vitrée qui s’étend sur plusieurs étages et où il est possible de réserver son poste d’étude en ligne. Quelques faits cocasses: toutes les toilettes sont mixtes, on vend de la bière dans la cafétéria de l’école, les étudiants font eux-mêmes leurs cartes étudiantes grâce à une sorte de photomaton installé dans l’école, et tous les jeudis soirs le café étudiant, Nexus, se transforme en bar/club où l’on peut célébrer l’arrivée de la fin de semaine. De plus, on ne peut pas parler de Copenhague sans parler de vélos. Ils sont partout, tout le temps, et le campus et la ville elle-même sont construits pour optimiser les déplacements à vélo. Il y a des pistes cyclables sécuritaires dans presque chaque rue de la ville. Copenhague étant une ville extrêmement sécuritaire, son crime numéro un est en fait le vol de vélo. Bref, j’ai eu la chance de découvrir le pays de Hans Christian Andersen, des Vikings, de la bière <i>Carlsberg</i>, des <i>Lego</i>, des <i>Smørrebrøds </i>(sandwichs ouverts typiquement danois), etc. J’y retournerais n’importe quand!&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vou<span class="s1">s</span><span class="s2">?</span></p>
<p class="p1">À McGill, il y a 21 toilettes non-genrées sur le campus, une initiative progressive et économe.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>CORÉE DU SUD</strong><br>
</span><span class="s1">Thomas Collin-Lefebvre<br>
</span><span class="s1">Université de Corée </span></p>
<p class="p1">Bienvenue à la terre de <i>Samsung</i>, <i>LG</i> et <i>Hyundai</i>, là où la technologie rivalise en ambitions et en accomplissements, là où les réfrigérateurs ont des écrans, où les téléphones cellulaires sont aussi gros que des tablettes et où l’on peut commander son épicerie à l’aide de magasins virtuels situés dans le métro. Bienvenue en Corée!</p>
<p class="p1"><span class="s1">Le plus grand contraste entre mes expériences à Montréal et à Séoul se situe sur le campus universitaire. En effet, le campus principal de la <i>Korea University</i> est non seulement récent, il est aussi moderne, propre et spacieux. Avec des bâtiments commandités par <i>Samsung</i>, <i>LG</i> et <i>Hyundai</i>, il n’y a pas à craindre qu’une pierre nous tombe sur la tête et les chantiers de construction sur le campus sont inexistants. Des pianos à queue ainsi qu’un café <i>CNN</i> sur le campus viennent agrémenter l’expérience étudiante. Cependant, cette atmosphère paisible est vite remplacée la soirée venue, les coréens étant reconnus comme étant des buveurs assidus. En effet, dès leur arrivée, les étudiants internationaux sont pris en charge par <i>KUBA </i>(<i>Korea University Buddy Assistant</i>), un groupe de volontaires qui ont pour mission de faire découvrir la culture coréenne aux nouveaux venus. Au menu: soju (alcool de riz), mekchu (bière) et somek (alcool de riz et bière). Préparez vos gosiers!&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-25992" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-1000x693.jpg" alt="a-echangetheophille" width="1000" height="693" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-1000x693.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-330x229.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-768x532.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-850x589.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille.jpg 1306w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>FRANCE</strong><br>
</span><span class="s1">James Hallifax<br>
</span><span class="s1">Université de Jean Moulin Lyon III</span></p>
<p class="p1">J’avais toujours pris pour acquise la bureaucratie de McGill. Avant que je ne choisisse de faire un échange à l’université de Jean Moulin Lyon III, en France, je me plaignais de <i>Service Point</i>, du processus de sélection des cours et de la bureaucratie mcgilloise en général. Peut-être qu’à McGill c’est mauvais, mais croyez-moi, ça peut être bien pire. Prenez la période de «<i>add-drop</i>». À McGill c’est ennuyeux, on doit toujours vérifier en ligne si le cours que l’on souhaite prendre est toujours disponible. Mais ici à Jean Moulin, pour savoir si je pouvais prendre un cours, j’ai dû aller au bureau des étudiants, faire la queue pendant trente minutes seulement pour parler avec un conseiller qui me dit «désolé, le cours est encore plein, peut-être que tu peux revenir demain». J’ai fait ça pendant trois jours de suite avant d’abandonner. D’autre part, si un cours est annulé (quelque chose de fréquent ici), on ne doit pas s’attendre à un courriel du professeur. Il y aura simplement une note sur un tableau dans le bureau des étudiants, où personne ne se rend. Deux fois, toute la classe est arrivée et nous sommes restés en place jusqu’à nous rendre compte que le professeur ne viendrait pas. Malgré tout, j’aime beaucoup cette expérience. Pour sûr, lorsque je retournerai à McGill le semestre prochain et me plaindrai de la bureaucratie de McGill, je me rappellerai qu’il existe bien pire!</p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vou<span class="s1">s</span><span class="s2">?</span></p>
<p class="p1">Le manque d’espace: un problème chronique à McGill. En témoigne la récente éviction de la librairie mcgilloise par la faculté de Gestion, trop à l’étroite dans Desautels.</p>
</blockquote>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Vie associative</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>SINGAPOUR</strong><br>
</span><span class="s1">William Martin<br>
</span><span class="s1">Université nationale de Singapour</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’Université nationale de Singapour (NUS) est un endroit exceptionnel pour faire un échange. <i>Utown</i>, le campus où la majorité des étudiants en échange d’Amérique et d’Europe sont logés, s’apparente à un hôtel du Club Med. Il y a une piscine infinie, un gym, des accommodations neuves et un choix impressionnant de restaurants à bas prix. On parle ici de 2 dollars canadiens le plat. Par contre, ce que l’université met à votre disposition en terme de services est assombri par un manque incommensurable d’associations étudiantes.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En effet, voyez NUS comme une mauvaise copie d’une université américaine. Pour être franc, les associations semblent inexistantes. Par exemple, l’école de <i>business,</i> qui est l’une des plus renommée de la planète (beaucoup mieux cotée que Desautels) n’a pas vraiment de clubs et ceux qui existent sont soit très généraux soit inaccessibles aux étudiants en échange. C’est bien dommage… De toute façon, on va à Singapour pour la température et pour profiter de sa situation géographique idéale pour voyager en Asie. Il s’agit d’une destination parfaite pour sauter un hiver glaciale et explorer un monde étranger.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vous<span class="s1">? </span></p>
<p class="p3">L’AÉUM gère plus de 300 groupes étudiants et 20 services (comme <i>Midnight Kitchen</i> ou encore <i>Queer McGill</i>)</p>
</blockquote>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Politique étudiante</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>PAYS-BAS</strong><br>
</span></span><span class="s1">Julia Denis<br>
</span><span class="s2">Université d’Amsterdam (<i>Universiteit van Amsterdam</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le printemps 2015… Celui-ci restera gravé dans la mémoire des étudiants militant contre les mesures d’austérité à Montréal… et à Amsterdam. À la suite d’annonce de coupes budgétaires et de restructuration par l’administration de l’Université d’Amsterdam (UvA), un groupe d’étudiants a commencé à occuper le bâtiment des Humanités de l’UvA. À partir de ce rassemblement est né le mouvement de <i>De Niewe Universiteit </i>(La Nouvelle Université,<i> ndlr</i>) qui militait contre les mesures d’austérité et pour la démocratisation de l’Université. S’en sont suivies des négociations avec l’administration, l’occupation cette fois du bâtiment administratif de l’UvA, des arrestations et des violences policières… Bien qu’étant alors seulement une étudiante en échange, j’ai essayé de prendre part au mouvement, comme pour me rapprocher un petit peu des manifestations qui avaient lieu alors chez moi, à Montréal. Je me souviens justement d’une marche de contestation qui avait été alors organisée par des étudiants et professeurs, et où chacun était invité à porter en broche un petit carré de feutre rouge… un signe de protestation étudiante qui venait tout droit d’où? Oui, du Printemps Érable de Montréal (la grève étudiante québécoise de 2012, <i>ndlr</i>)!&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>AUSTRALIE</strong><br>
</span></span><span class="s1">Théophile Vareille<br>
</span><span class="s1">Université nationale australienne</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À l’<i>Australian National University </i>(<i>ANU</i>), vos représentants étudiants élus ne sont pas une réalité lointaine, dont vous vous moquez deux fois l’an sur<i> facebook</i> mais qui reste confinée à cette existence quantique/quasi-virtuelle. Non, à l’<i>ANU</i> les étudiants candidats vous sollicitent sur le campus, vous arrêtent entre deux cours pour vous présenter leur programme, et vous encouragent à aller voter à deux pas de là. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Car on y vote dans l’urne et non en ligne. Il faut se rendre dans le bâtiment de l’association étudiante pour venir y déposer son scrutin papier de ses propres mains. La participation n’y est pas bien plus importante qu’à McGill, mais du moins l’étudiant qui est allé voter avec ses pieds se sent-il plus concerné que celui qui s’est contenté de quelques clics.&nbsp;</span></p>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Sécurité/santé</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>PORTUGAL</strong><br>
</span></span><span class="s1">Laurie Royer<br>
</span><span class="s1">École catholique de commerce et d’économie de Lisbonne</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour mon échange, j’ai décidé d’aller étudier à Lisbonne à l’université privée <i>Catolica Lisbon School of Business and Economics</i>. L’université est très petite, ayant seulement 1000 étudiants. Les cours sont tous donnés dans un même immeuble de seulement quatre étages. L’établissement ne nécessite donc pas autant de sécurité qu’ici. De plus, celui-ci se situe dans la banlieue de Lisbonne et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>n’attire donc aucun touriste, contrairement à McGill. D’autre part, la prise en charge médicale et mentale est inexistante à<i> Catolica</i>. À McGill, je passe mes examens au <i>OSD</i> (le Bureau de soutien aux étudiants en situation de handicap, <i>ndlr</i>) et on m’accorde plus de temps pour les achever. Aucun service de ce genre n’est disponible à <i>Catolica</i> et j’étais la seule élève ayant le droit à plus de temps. C’est grâce à McGill que j’eu ce droit, car ils avaient avisé l’université de mon programme d’appui. Je crois que McGill surpasse les autres universités en termes de suivi et d’aide pour les étudiants ayant certaines incapacités mentales et physiques. Celle-ci devient donc un exemple à suivre. J’ai tout de même adoré l’école, ayant un sens de la camaraderie et de l’entraide, ce qui est moins présent à McGill.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Le saviez-vous</span><span class="s2">? </span></p>
<p class="p3">14,8%, ou la participation au dernier référundum de l’AÉUM l’hiver passé. En dessous du quorum de 15%. Vote invalidé, donc.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>TURQUIE</strong><br>
</span></span><span class="s1">Émile Camus<br>
</span><span class="s1">Université Bogazici</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je recommande vivement à tout étudiant de partir en échange durant au moins un semestre de leur scolarité. Il s’agit selon moi d’une opportunité unique de voyager et de découvrir un pays, une culture, tout en étant dans un environnement encadré et favorable à l’épanouissement de soi. Bien que je pense qu’il faille choisir un pays, une destination avant de choisir une université en soi, il est vrai que le choix de cette dernière demeure essentiel. Dans mon cas, l’université d’accueil a été ma première source d’information en matière de prévention et de sécurité durant une période relativement secouée en Turquie. Le campus de l’université, situé a quelques kilomètres au nord du centre d’Istanbul, était heureusement un véritable havre de paix. Tout était mis en œuvre afin que les étudiants internationaux, pas nécessairement conscients des potentiels dangers dans un pays si différent du leur (comme dans mon cas), se sentent en sécurité. Ainsi, il était inconcevable de rentrer sur l’un des campus sans sa carte étudiante ou sans croiser un vigile sur sa route.&nbsp;</span></p>
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