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	<title>Lisa Phuong Nguyen - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 13 Sep 2017 13:07:19 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>De l’espoir pour les jeunes de Montréal-Nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/12/de-lespoir-pour-les-jeunes-de-montreal-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 15:51:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[brutalité policière]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal-Nord]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Priorité jeunesse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement municipal finance des projets associatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/12/de-lespoir-pour-les-jeunes-de-montreal-nord/" data-wpel-link="internal">De l’espoir pour les jeunes de Montréal-Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ontréal-Nord, situé au nord-est de la ville, est tristement associé à sa pauvreté et à ses gangs de rue. En août 2008, une marche pour y dénoncer la violence policière s’était vite transformée en émeute, ce qui n’a pas aidé à sa réputation.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Rappel des<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>évènements</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La manifestation, d’abord pacifique, s’est déroulée le 10 août 2008, un jour après le décès de Fredy Villanueva, 18 ans, abattu par un policier lors d’une intervention. Ce dernier jouait à des jeux de hasard avec des amis au parc, ce qui est interdit selon le règlement sur les parcs, bassin d’eau et édifices publics. L’intervention s’est mal déroulée et terminée par des coups de feu. Cette mort semblant injustifiée a déclenché une vague de colère chez les habitants du quartier. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un électrochoc salutaire</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Les évènements sont aujourd’hui décrits comme un électrochoc salutaire. En effet, ce triste incident, qui a fait couler beaucoup d’encre pendant plusieurs semaines, aura eu au moins un effet positif : la prise de conscience des problèmes de pauvreté et d’exclusion sociale que vivent beaucoup de jeunes du quartier, et de l’importance de mobiliser les ressources pour répondre aux besoins de ces derniers. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Montréal-Nord semble renaître de ses cendres depuis cette tragédie. En un peu moins de dix ans, le gouvernement a injecté des millions de dollars pour créer espaces et projets dans lesquels les jeunes peuvent s’épanouir et sortir de cette pauvreté qui leur a été imposée. Des parcs, des aménagements, des services ont été mis sur place dans le but d’aider la jeunesse nord-montréalaise.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Prioriser les jeunes</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Constituant environ 30% de la population du quartier, la proportion d’enfants de 0 à 14 ans vivant dans un ménage à faible revenu est de 43,5% comparativement à 20,1% dans le reste de l’île. Le taux de jeunes sans diplôme y est<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>nettement plus élevé que la moyenne de la métropole, soit 21,9% contre 9,3%. Cette différence démontre bien les conditions difficiles auxquelles font face cette jeunesse, qui représente pourtant l’avenir de Montréal-Nord.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Pour s’attaquer aux problématiques du quartier,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>il est donc essentiel de cibler les 0 à 29 ans, et ainsi espérer «briser le cycle de pauvreté intergénérationnelle»; tels sont les propos de la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Plan d’action collectif </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Un plan d’action, baptisé Priorité Jeunesse,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>qui s’étirera sur dix ans, de 2017 à 2027, a été déployé dans le but de réduire les inégalités qui séparent les jeunes du quartier du reste de Montréal. Le gouvernement du Québec allouera 2,3 millions au cours des trois prochaines années pour la mise en œuvre des projets. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ce plan contient trois axes: «Favoriser la réussite éducative», «Développer les talents, l’employabilité et l’entreprenariat», et «Enrichir le vivre ensemble».&nbsp;</span></p>
<p class="p6">Des ressources seront déployées afin que les enfants les plus vulnérables soient ciblés et aidés tout au long de leur parcours scolaire, dans le but ultime de contrer le haut taux de décrochage (22,6% des élèves à l’école secondaire Henri-Bourassa et 35% à l’école secondaire Calixa-Lavallée). Des projets seront aussi mis sur pied afin de développer les qualités entrepreneuriales des jeunes adultes et favoriser leur accès aux emplois et au maintient de ceux-ci. Enfin, pour favoriser l’inclusion sociale de cette jeunesse, plusieurs programmes seront mis à leur portée pour les soutenir et créer un environnement qui leur est favorable.</p>
<p class="p6">« Il s’agit d’un défi des plus ambitieux pour lequel nous consacrerons au moins la prochaine décennie», promet la mairesse.</p>
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		<item>
		<title>Parlons diversité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/14/parlons-diversite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 14:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelles sont les conditions de délibération sur la diversité au Québec?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e cycle de conférence «Qui peut parler de la diversité au Québec?», organisé par le Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la Diversité et la Démocratie (CRIDAQ), a pour but d’explorer les conditions de débat sur la question de la diversité culturelle. Dans le cadre de ce cycle, Dalila Awada a tenu une discussion sur la question jeudi le 9 mars dernier, à l’Université Concordia.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dalila Awada, militante antiraciste et féministe, est une étudiante en maîtrise et est bien connue sur les réseaux sociaux, notamment depuis le débat sur la Charte des valeurs. Elle a cofondé l’organisme Paroles de Femme, une organisation qui vise à permettre aux femmes racisées de s’exprimer librement et en sécurité.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>S’exprimer en sécurité</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au Québec, il n’y a pas de conditions optimales pour parler de diversité, explique Dalila Awada. Comme beaucoup de femmes racisées qui s’expriment sur ce sujet, la militante musulmane et féministe est souvent victime de la violence qui émane de l’espace public et dans les réseaux sociaux. Ces femmes issues de minorités ethnoculturelles sont souvent victimes à la fois de racisme et de sexisme. Bien souvent, cette haine a un fort effet dissuasif sur celles-ci et beaucoup décident de se taire et de se retirer de la sphère publique.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Selon la conférencière, il est impératif pour améliorer les conditions de délibération de ne pas être passifs face à ces attaques violentes. Il ne faut pas hésiter à dénoncer cette violence pour la contrer.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Les discours tolérés</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le choix des mots est essentiel pour être écouté, continue Dalila Awada. Par exemple, il est souvent conseillé de ne pas utiliser les termes «racisme», «sexisme» et «xénophobie» pour dénoncer les oppressions que certaines personnes subissent, pour ne pas mener au déni de la situation et stériliser le débat. Cependant, la militante soutient qu’il est important d’imposer ces mots dans l’espace public pour rendre justice à l’expérience que vivent les personnes opprimées. Pour améliorer les conditions de délibération au Québec, il est important de ne pas diluer les mots pour ne pas nier ou atténuer la violence que subissent les victimes.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Qui peut en parler ?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Sur les plateformes sociales et dans les tribunes, les personnes issues de minorités sont encore sous-représentées, celles-ci ont peu de place pour se faire entendre. De plus, lorsqu’elles ont l’opportunité de prendre parole, elles sont souvent contraintes à des conditions qui ne sont pas les leurs et ne sont pas complètement libres d’exprimer et de partager leur expérience.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Près d’une soixantaine d’organismes comme la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) et quelques partis politiques, tels que Québec Solidaire, Projet Montréal et le Parti Libéral du Québec,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>demandent la mise en place d’une commission d’enquête contre le racisme systémique. Cette commission laissera la parole aux minorités et a pour but de mieux comprendre le racisme dans les institutions et ultimement, de s’attaquer à ce problème.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour donner la parole aux personnes qui sont victimes de discrimination, il faudrait les laisser partager leurs expériences sans vouloir limiter ce qu’elles ont à dire. Cela leur donnerait la chance d’être écoutées affirme Dalila Awada, et leurs paroles pourraient construire des ponts et contribuer à une province moins exclusive.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
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		<title>La cigarette, expulsée de l’Université</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/la-cigarette-expulsee-de-luniversite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 13:27:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une politique pour un campus sans fumée est débattue.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">epuis que la cigarette est considérée dangereuse pour la santé, les institutions publiques ont, petit à petit, repoussé le tabac loin de leurs murs. Tout a commencé avec l’interdiction de fumer dans certaines zones — près des fenêtres, puis par exemple près des portes d’entrée. L’Université McGill envisage maintenant de faire un pas de plus et d’émettre une politique pour établir un environnement sans fumée sur tout le campus. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mardi dernier, le 25 octobre, une consultation publique sur cette question a eu lieu à l’auditorium du musée Redpath. Le comité, formé par des chercheurs•euses et des étudiant•e•s de l’Université, souhaite suivre les pas des centaines d’institutions qui ont déjà emprunté cette voie. À titre d’exemple, la prestigieuse Université d’Harvard, qui a mis en place ces mesures en 2014, a vu une baisse de 70% de l’exposition à la fumée secondaire sur son campus. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>En quoi consiste la politique</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le but est de réduire la fumée secondaire qui pourrait être nuisible aux passants, à réduire l’exposition de la cigarette aux personnes qui tentent de quitter cette habitude et à limiter le plus possible l’exposition sociale du tabac. L’interdiction vise tout ce qui contient du tabac et tout ce qui émet de la fumée ou de la vapeur. La politique vise à établir un environnement plus sain sur le campus de l’Université. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La mise en œuvre de ce projet consisterait à éduquer et sensibiliser le plus possible, sans user de mesures punitives. En effet, plutôt que d’imposer une politique ferme, le comité espère mener un changement social avec le temps. Il sera aussi mis à disposition de l’aide pour ceux qui souhaiteraient se libérer de la nicotine en leur donnant accès aux consultations et aux produits anti-tabac. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Ce qu’en pensent les étudiants</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Au début de l’année 2016, 73% des étudiants ayant participé à un sondage émis par l’Association étudiante de l’Université Mcgill (AÉUM) ont voté en faveur d’une politique anti-tabac. Or, certain•e•s étudiant•e•s de l’audience ont fait part de quelques inquiétudes qu’ils•elles auraient si une telle politique s’appliquait. Notamment sur la question de la sécurité des étudiant•e•s, lorsqu’ils•elles doivent sortir de la zone surveillée du campus, la nuit, pour fumer. Un autre étudiant a énoncé la stigmatisation dont pourraient être victimes les fumeurs•euses et du harcèlement qui s’ensuivrait, un stress de plus pour ces dernier•e•s dont beaucoup utilisent la cigarette comme moyen d’apaiser leur anxiété. <span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Pour répondre à ces craintes, les panélistes ont réitéré que le but de cette politique est d’établir un environnement plus sain sur le campus et non de pointer du doigt ceux qui fument. La sécurité de tous les étudiant•e•s est une priorité et les craintes de ces derniers•ères seront pris en compte.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Discussion encore en cours</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Encore en gestation, la politique devrait être décrétée avant la fin de novembre 2017. Le groupe de recherche est encore ouvert aux idées, aux questions et aux critiques des étudiants de McGill.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>Dossier spécial un an de gouvernement Trudeau</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/25/dossier-special-un-an-de-gouvernement-trudeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 13:40:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit revient sur quelques points clefs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/25/dossier-special-un-an-de-gouvernement-trudeau/" data-wpel-link="internal">Dossier spécial un an de gouvernement Trudeau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4>On dit souvent que les élus ont cent jours de grâce après leur élection. Or, ça y est, cela fait un an que Justin Trudeau a été élu le 23e premier ministre du Canada. Pour beaucoup, Trudeau, c’était un nom, un renouveau, un espoir; en un mot: un phénomène. Qu’en est-il aujourd’hui? Le Délit revient sur quelques points clefs de cette première année du gouvernement libéral.</h4>
<h2><strong>Économie</strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l peut sembler un peu tôt pour juger du bilan économique du gouvernement Trudeau. En effet, la politique économique est de ces domaines où les effets mettent du temps à apparaître: la meilleure des réformes ne peut porter ses fruits que longtemps après avoir été mise en place. On peut cependant se demander si les politiques du gouvernement libéral sont alignées sur les promesses de campagne de leur chef. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Budget et emploi</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">On s’en souvient, Trudeau avait étonné par l’ampleur de sa politique de relance d’inspiration keynésienne. Il avait en effet doublé sur leur gauche les sociaux-démocrates du Nouveau parti démocratique (NPD) en annonçant qu’il y aurait un déficit budgétaire d’une petite dizaine de milliards de dollars lors de ses premières années au pouvoir avant que l’équilibre financier ne soit rétabli <i>in fine</i> en 2019. Or, en mars dernier, le ministre des finances Bill Morneau annonçait que le déficit sur l’année fiscale 2016 s’élèverait à 29,4 milliards de dollars, soit trois fois plus qu’initialement envisagé. Cela est d’autant plus impressionnant si l’on prend en compte le fait que les rentrées fiscales liées à l’imposition ont augmenté considérablement par rapport aux années Harper.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-26373" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-1000x992.jpg" alt="s-eco" width="1000" height="992" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-1000x992.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-768x762.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-50x50.jpg 50w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-64x64.jpg 64w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-96x96.jpg 96w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco-128x128.jpg 128w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Eco.jpg 1307w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Webmestre, Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s1">Néanmoins, beaucoup de gens s’accorderont à dire que l’équilibre budgétaire n’est pas une fin en soi. Ici, la question essentielle qui permettra de formuler une critique est davantage à qui et à quoi ont servi ces «excès».</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les chômeurs, quant à eux, ont vu leurs prestations augmenter, notamment dans les régions particulièrement affectées par la chute du cours du pétrole. L’obligation d’accepter un emploi moins bien payé et loin de chez soi a aussi été abolie par le gouvernement Trudeau. Les personnes âgées peuvent se rassurer, l’âge de la retraite restera à 65 ans, contrairement à ce qui avait été envisagé sous Harper. Pour nous autres étudiants, les prêts gouvernementaux ont largement augmenté, et ne sont remboursables que lorsqu’un emploi payant plus de 25 000 dollars par an a été trouvé. Le gouvernement fédéral a aussi annoncé des investissements massifs dans l’infrastructure (vous avez remarqué qu’il y a quelques travaux ici et là?) à la hauteur de 120 milliards de dollars sur la prochaine décennie.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Fiscalité et croissance</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">L’impôt sur le revenu figurait aussi parmi les débats de campagne. Sur ce plan là, le gouvernement libéral a tenu promesse: pour les revenus supérieurs à 200 000 dollars, le taux d’imposition est passé de 29% à 33%. Quant aux classes moyennes, dont les voix étaient très recherchées pendant la période électorale, elles ont vu leur taux passer de 22% à 20,5% pour les revenus entre 45 282 dollars et 90 563 dollars. Cette baisse n’a cependant pas été compensée par la hausse sur les revenus élevés, contrairement à ce qui avait été dit: ces changements entraineront une baisse de recettes de quelque 1,2 milliards de dollars pour le gouvernement fédéral sur l’année fiscale 2016–2017.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En termes de croissance du PIB, l’économie canadienne prévoit une augmentation de 1,44% pour 2016, soit légèrement plus qu’en 2015. Bien qu’en dessous de ce qui avait initialement été espéré, il faut souligner que la crise pétrolière a eu un effet imprévisible sur les économies des provinces de l’Ouest, qui sont largement dépendantes des revenus de l’or noir. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">À vous donc de formuler votre propre opinion. Une chose est claire cependant: en matière d’économie, le gouvernement Trudeau représente un tournant net par rapport aux années Harper placées sous le signe de </span><span class="s3">l’austérité. – <span style="text-decoration: underline;">Jacques Simon</span></span></p>
<hr>
<h2 class="p5"><strong>Santé</strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1">S</span><span class="s1">ur le plan de la santé, le bilan du gouvernement Trudeau ne semble pas être aussi reluisant que l’on pourrait le croire. Certes, le gouvernement a bel et bien augmenté le budget en matière de santé publique, investissant plus de 25 milliards de dollars, dès 2016, sur une période de cinq ans. Cette politique est conforme aux déclarations de Justin Trudeau lors de sa campagne, ce dernier s’étant dit convaincu «que tout le monde a[vait] le droit d’avoir accès […] à un système de soins de santé public et universel de première qualité et financé par l’État» — tout en critiquant au passage le gouvernement Harper pour son inaction en matière de santé publique.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Cependant, d’autres dossiers semblent à la traine, comme la promesse d’améliorer l’accessibilité et l’offre des services de santé mentale. En effet, à l’heure actuelle, aucun projet de loi ou de plan d’action n’a été annoncé par Santé Canada. Pour pallier à cette lacune, la ministre de la Santé fédérale a annoncé le 24 octobre une révision du Guide alimentaire canadien et d’autres initiatives telle que l’interdiction du marketing dirigé vers les enfants, pour contrer la malbouffe.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-26374" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-medecin.jpg" alt="s-medecin" width="740" height="942">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Webmestre, Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s3">De plus, si la Loi sur l’aide médicale à mourir est bien entrée en vigueur le 17 juin dernier, cela n’a pas été sans controverses. Des sénateurs ont admis avoir voté pour «à contrecœur», certains critères ayant été jugés trop vagues voire inconstitutionnels. De plus, quelques députés libéraux ont voté contre, l’un des plus notoires étant David Lametti, député de LaSalle-Émard-Verdun et ancien professeur de droit à McGill.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Plus récemment, le gouvernement libéral de Justin Trudeau s’est engagé à négocier une nouvelle entente de long terme avec les provinces relativement au financement des soins de santé.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Pourtant, ces négociations semblent loin de faire l’unanimité, malgré les paroles rassurantes de la ministre de la Santé, Jane Philpott, qui se félicitait d’une rencontre positive avec ses homologues provinciaux. Le ministre de la Santé québécois Gaétan Barrette a au contraire dénoncé une «perspective sombre», le gouvernement fédéral souhaitant diviser le taux annuel d’augmentation des transferts en santé de 6% à 3% à compter d’avril prochain, forçant alors le premier ministre Couillard à demander une rencontre avec M. Trudeau et les autres premiers ministres pour discuter du sujet.</span><span class="s5">&nbsp;– <span style="text-decoration: underline;">Sébastien Oudin-Filipecki</span></span></p>
<hr>
<h2 class="p1">Affaires Autochtones</h2>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 7 juillet 2015, Justin Trudeau déclarait: «les libéraux ont un plan pour du vrai changement qui rétablira la relation entre le gouvernement fédéral et les peuples autochtones.» La question des peuples autochtones a en effet été un élément clé de la campagne du Parti libéral. Justin Trudeau avait tout particulièrement insisté sur la nécessité de rompre avec l’approche du gouvernement Harper et d’amorcer une nouvelle ère, fondée sur la reconnaissance et la réconciliation. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Un an après son élection, le Parti libéral a mis en place un certain nombre de mesures significatives en faveur des peuples autochtones. Dès décembre 2015, Justin Trudeau déclarait l’ouverture d’une enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Alors qu’elles représentent 4% de la population féminine canadienne, 16% des femmes assassinées entre 1980 et 2012 étaient autochtones. La reconnaissance de la violence exercée envers les autochtones faisait partie intégrante de l’effort de réconciliation prôné par Trudeau lors de sa campagne. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Sur le plan budgétaire, le budget fédéral de 2016 propose d’investir 8,4 milliards de dollars sur les cinq prochaines années dans des projets destinés à l’amélioration des conditions socio-économiques des autochtones, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’infrastructure et de la santé. Le Parti libéral a également décidé d’investir dans l’infrastructure culturelle des collectivités des Premières Nations — les autochtones du Canada à l’exception des Inuits et des Métis — à hauteur de 76,9 millions de dollars pour les deux années à venir. Cependant, contrairement à ce qu’avait envisagé Justin Trudeau, le plafond de 2% sur l’augmentation annuelle du budget des Premières Nations est resté en place jusqu’à aujourd’hui. Cette limitation, qui ne prend pas en compte la croissance démographique des communautés concernées, est largement critiquée par ses représentants. La matérialisation de cette promesse demeure donc une nécessité pressante.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-26376" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Autochotne-1000x905.jpg" alt="s-autochotne" width="1000" height="905" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Autochotne-1000x905.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Autochotne-768x695.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Autochotne.jpg 1048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Webmestre, Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s1">Enfin, si Justin Trudeau avait souligné sa volonté d’implémenter les 94 recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, notamment celle concernant la nécessité d’obtenir le consentement des communautés autochtones avant de procéder à des projets de développement économique, cette mesure semble compromise: le gouvernement soutient en effet des projets socialement préjudiciables, comme la construction d’oléoducs ou de barrages. En juillet dernier, le gouvernement libéral a notamment octroyé deux permis fédéraux au projet du site C en Colombie britannique, un barrage hydroélectrique situé sur la rivière <i>Peace</i>. Or ce projet qui menace d’inondation des territoires dont dépendent plusieurs Premières Nations. Comme le souligne Perry Bellegarde, l’actuel chef national des Premières Nations, cette décision va à l’encontre du respect des droits des autochtones prôné par Trudeau. Ayant fait part en décembre dernier de son optimisme à l’égard de l’approche de Trudeau des questions autochtones, Bellegarde signale que des mesures restent à prendre pour matérialiser ces promesses en politiques concrètes. – <span style="text-decoration: underline;">Hortense Chauvin</span></span></p>
<hr>
<h2 class="p1">Immigration</h2>
<p class="p1"><span class="s1">S</span>ur la question de l’immigration, Justin Trudeau et son parti se sont montrés beaucoup plus ouverts que l’ancien gouvernement de Stephen Harper. En effet, pour répondre à la crise humanitaire qui affecte le Moyen-Orient, Trudeau avait fait le vœu d’accueillir 25 000 réfugiés de cette région avant la fin de l’année 2015. Le<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>premier ministre libéral ne s’est pas fait attendre sur cette question. Tout juste sa nomination confirmée, les Canadiens ont pu le voir accueillir les réfugiés dans les aéroports de Montréal et de Toronto. L’échéance de son premier objectif a dû être repoussée et c’est fin février que sa promesse fut concrétisée, le 25 000<i>e</i> réfugié ayant mis le pied au Canada. En mars dernier, le gouvernement libéral a doublé son objectif: il a exprimé son souhait d’accueillir au moins 50 000 réfugiés de par le monde avant la fin de l’année. Les dernières statistiques du site du gouvernement du Canada indiquent qu’à ce jour, un peu plus de 32 000 réfugiés sont arrivés au pays.</p>
<p class="p3">Outre les réfugiés, le gouvernement libéral a également fait de la réunification des familles l’une de ses priorités, en promettant d’accélérer le délai de traitement des dossiers. Pour ce faire, Justin Trudeau avait prévu à cet effet de doubler le budget consacré aux traitements des demandes. Cependant, il est encore trop tôt pour savoir si l’objectif concernant ce processus a été ou est en voie d’être atteint.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>La publication des statistiques<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>est prévue pour février 2017.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26377" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Immigratkion-1000x557.jpg" alt="s-immigratkion" width="1000" height="557" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Immigratkion-1000x557.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Immigratkion-768x428.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/S-Immigratkion.jpg 1341w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Webmestre, Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Bien qu’il ne soit pas encore possible de faire un compte-rendu rigoureux, on peut déjà constater que l’ouverture qui rend le Parti libéral si fier n’a pas tardé à faire ses preuves. Depuis leur arrivée au pouvoir, le pays a accueilli un nombre record de nouveaux arrivants. En effet, selon Statistiques Canada, durant l’année 2015–2016 plus de 320 000 immigrants sont arrivés au pays. Ce chiffre est nettement supérieur à la moyenne annuelle de 250 000 observée pendant la dernière décennie. – <span style="text-decoration: underline;">Lisa Phuong Nguyen</span></span></p>
<hr>
<h2 class="p1">Environnement</h2>
<p class="p1"><span class="s1">Q</span><span class="s2">uid de la politique de lutte contre les changements climatiques? Elle était un point saillant de la campagne libérale en 2015, après dix ans d’inaction de la part du gouvernement Harper. Immédiatement après son élection, Trudeau s’est rendu à la COP 21, où il a délivré un message environnementaliste fort, avant de signer l’accord de Paris, ratifié enfin au début de l’automne 2016. La même annonce de changement a été faite lors d’une réunion de tous les premiers ministres à Vancouver, à l’aube de l’année 2016.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Plusieurs promesses de campagne et du début de mandat de M. Trudeau ont été tenues, notamment l’établissement d’un accord d’une «ambitieuse entente nord-américaine sur l’énergie propre et l’environnement», pour citer la plateforme du premier ministre, lors du sommet des «trois <i>amigos</i>» l’été dernier. Reste ensuite à chacun de comprendre le mot «ambitieux» comme il veut: les dirigeants se sont accordés sur une diminution de 45% des émissions de méthane d’ici 2025 comparativement au niveau de 2012, ainsi que sur la fin des subventions aux combustibles fossiles d’ici 2025.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Autre promesse tenue: l’établissement d’un prix national sur le carbone. Selon cette nouvelle politique, chaque province devra mettre en place une Bourse du carbone; le cas échéant, Ottawa leur imposera à compter de 2018 un prix de 10 dollars la tonne, qui montera jusqu’à 50 dollars en 2022. C’est une décision polémique: d’un côté, les canadiens soutenant la taxe carbone déplorent qu’elle ne soit pas assez ambitieuse (la science préconise un prix de 200 dollars la tonne pour lutter efficacement contre les changements climatiques). De l’autre côté, nombre de canadiens s’opposent encore à cette mesure qui met des bâtons dans les roues des pétroliers et fait monter les prix. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Côté pétrole et autres énergies fossiles, le bilan n’a pas grandement évolué depuis l’an dernier. Le gouvernement continue de soutenir les projets d’oléoducs, et de faire rimer économie verte avec combustibles </span><span class="s1">fossiles. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">On attend encore que le gouvernement délivre son Plan d’action pour le climat qui définira plus précisément les objectifs et mécanismes de lutte contre les changements climatiques, et respecter les engagements pris suite à l’accord de Paris.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; – <span style="text-decoration: underline;">Esther Perrin-Tabarly</span></span></span></p>
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		<title>Changer notre façon de voter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/24/changer-notre-facon-de-voter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 01:28:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réformer le mode de scrutin pour «rétablir la démocratie».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Lors de sa dernière campagne, Justin Trudeau a fait la promesse de conduire une réforme électorale pour «faire en sorte que l’élection de 2015 soit la dernière à utiliser le système uninominal majoritaire à un tour».</p>
<p class="p3">Le 20 octobre dernier s’est tenu au <i>Mcgill New Residence Hall </i>un forum public sur la réforme, présenté par le Centre pour l’étude de la citoyenneté démocratique en collaboration avec la Chaire de recherche en études électorales de l’Université de Montréal.</p>
<p class="p2">Maryam Monsef, ministre fédérale des Institutions démocratiques était présente au forum et a pris la parole pour présenter l’enjeu. La réforme sur le mode de scrutin devrait, selon elle, encourager une plus grande participation des électeurs et mener à l’élection d’un gouvernement qui reflétera mieux l’ensemble de la population. Le forum a ensuite pris la forme d’un débat où quatre chercheurs en sciences politiques ont chacun défendu un mode de scrutin différent.</p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Le système majoritaire uninominal à un tour (SMU)</b></span></p>
<p class="p3">Peter Loewen, professeur en sciences politiques de l’Université de Toronto, a défendu le système majoritaire uninominal. Ce mode de scrutin consiste à voter pour un seul candidat et pour l’emporter, il suffit simplement d’arriver premier et d’avoir la majorité relative. Ce système a l’avantage d’être simple et de former un gouvernement plus stable puisque le parti élu à la majorité est favorisé en détenant l’entièreté du pouvoir. Il est cependant souvent critiqué puisque ce système électoral peut causer une fausse majorité: un gouvernement qui ne reçoit que 40% des votes de l’ensemble de la population peut avoir la majorité des sièges au Parlement. Ce mode de scrutin peut décourager certains électeurs qui ont l’impression que leur vote ne compte pas.</p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le vote préférentiel</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Marc-André Bodet, professeur à l’Université Laval, a présenté le vote préférentiel. Ce système permet à l’électeur de choisir plusieurs candidats en indiquant un ordre de préférence. Le candidat qui obtient plus de 50% des voix gagne l’élection. Ce mode de scrutin a les mêmes avantages que le SMU sans toutefois causer des cas de fausse majorité. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Représentation proportionnelle sur liste ouverte</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Élaboré par Laura Stephenson, professeure à l’Université de Western Ontario, le système de représentation proportionnelle sur liste ouverte a pour avantage d’encourager la diversité au sein des partis. En effet, les électeurs ne votent pas seulement pour le parti de leur choix, mais peuvent aussi choisir le candidat qu’ils préfèrent. Ce système pourrait aussi encourager la participation des citoyens en leur laissant une plus grande liberté de choix.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Représentation proportionnelle mixte</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Sven-Oliver Proksch, professeur adjoint de l’Université Mcgill, a défendu la représentation proportionnelle mixte. Chaque électeur vote deux fois; la première fois pour élire un député local et la deuxième pour le parti de son choix. Les députés de la Chambre des communes seront donc un mélange de députés locaux et régionaux. Cette représentation a pour avantage de limiter les cas de fausse majorité et d’offrir un plus vaste éventail de choix pour les électeurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Au terme du débat, il n’y a pas eu de consensus sur le système qui conviendrait le mieux aux Canadiens. Aussi, il ne faudrait pas laisser passer sous silence les foudres que s’est attiré Justin Trudeau cette semaine en évoquant la possibilité de revenir sur sa promesse d’une réforme électorale. Maintenant qu’il est pouvoir, notre premier ministre est certainement bien conscient des avantages que peuvent lui procurer un système uninominal à un tour… </span><span class="s4">ξ</span></p>
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		<title>La lutte continue</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/la-lutte-continue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Phuong Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 12:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus qu’un combat pour l’environnement, l’affaire d’une jeune activiste.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">La semaine dernière a eu lieu sur le campus de McGill la Semaine contre les énergies fossiles (<i>Fossil Free Week</i>, <i>ndlr</i>) présentée par la campagne <i>Divest McGill</i> (Désinvestissons McGill, <i>ndlr</i>) qui tente de faire désinvestir l’Université de ces énergies non-renouvelables.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À l’auditorium du bâtiment Frank Dawson, les groupes <i>Divest Mcgill</i>, <i>Climate Justice Montreal</i> et l’Économie pour l’anthropocène ont co-présenté mardi dernier la discussion <i>Defending the defenders</i> (défendre les défenseurs, <i>ndlr</i>) pour soutenir la cause de Vanessa Gray. Cette jeune activiste, issue de la première nation Aamjiwnaang, risque 25 années d’emprisonnement pour avoir bloqué, en décembre 2015, l’oléoduc 9 de la compagnie d’Enbridge à Sarnia, en Ontario. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cet oléoduc </span><span class="s2">— </span><span class="s1">qui transporte le pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta </span><span class="s2">— </span><span class="s1">passe sur la réserve de la communauté de Vanessa Gray. Cette région est aussi surnommée la vallée de la chimie (<i>Chemical Valley</i>, <i>ndlr</i>), car c’est là qu’est fabriquée 40% de la production annuelle de pétrochimie du Canada. Cette forte concentration d’usines toxiques porte sur cette région d’immenses conséquences. En effet, comme l’explique la sœur de l’activiste, Lindsay Gray, vivre dans ces alentours constitue un danger pour les habitants qui sont largement frappés par des problèmes de santé reliés à l’intoxication. Plus encore, leur environnement est complètement pollué par les déchets des usines avoisinantes. Par exemple, il est impossible pour ce peuple autochtone, dont les mœurs sont si proches de la Terre, de se baigner dans leurs lacs, de pêcher ou chasser du gibier à cause des risques de radiation dans leurs viandes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>Racisme environnemental</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Plus qu’un combat environnemental, celui que mènent les sœurs Gray et leur communauté est aussi une lutte sociale. Le terme «racisme environnemental» fait référence aux inégalités environnementales que subissent certains groupes aux profits d’autres. En effet, les industries ont tendance à s’installer et donc à rejeter leurs déchets toxiques dans les environs des terres occupées par une minorité raciale. Ces minorités font rarement le poids contre ces compagnies et leurs combats visent à faire promouvoir leurs droits fondamentaux.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est intéressant de se rappeler que le <i>Committee to Advise on Matters of Social Responsibility</i>, CAMSR (Comité de conseil en matière de responsabilité sociale, <i>ndlr</i>), a refusé au printemps dernier la proposition du désinvestissement en utilisant comme argument que le réchauffement climatique ne causerait pas de préjudice social. Or, ce que subissent les communautés vivant aux environs de ces usines témoigne du contraire. C’est une preuve qu’investir dans ces énergies cause un réel dommage à l’environnement et à la société.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>Désobéissance civile</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Normand Beaudet, un activiste présent à la discussion, a mentionné que la poursuite d’actions directes, comme celle initiée par Vanessa, est essentielle à la lutte contre les grandes compagnies. Notamment parce que les maires des villes concernées n’ont souvent pas de pouvoir contre ces industries et donc, pour faire comprendre le mécontentement des citoyens, il est nécessaire de sortir du cadre légal et d’agir directement pour espérer faire avancer une cause. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Après cette semaine de sensibilisation sur la cause environnementale, la lutte pour le désinvestissement hors des énergies fossiles de l’établissement continuera jusqu’à ce que l’administration accepte d’investir dans des énergies plus propres.&nbsp;</span></p>
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