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	<title>Héloïse Durning - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Mar 2026 23:42:53 +0000</lastBuildDate>
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		<title>McGill face aux revendications de l’AÉÉDEM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/mcgill-face-aux-revendications-de-laeedem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉÉDEM]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les travailleurs universitaires dénoncent une offre « <em/> insultante <em/> ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/mcgill-face-aux-revendications-de-laeedem/" data-wpel-link="internal">McGill face aux revendications de l’AÉÉDEM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Mercredi 18 mars, devant le bâtiment Leacock, plusieurs groupes d’étudiants et de travailleurs universitaires se sont rassemblés, drapeaux de l’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM) à la main, scandant des slogans en direction de l’administration de l’Université McGill. La manifestation visait à dénoncer leurs conditions de travail et à exiger de meilleurs contrats pour les travailleurs universitaires. Ni le jour ni l’endroit n’ont été choisis par hasard : plus tard dans la journée, une session du Sénat se tenait à Leacock, offrant aux étudiants mobilisés une occasion stratégique de faire entendre leurs revendications. </p>



<p><strong>Demandes et revendications </strong></p>



<p>Sur place, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Emma Moore, membre du comité de négociation de l’assemblée des employés académiques contractuels par cours (unité 3) de l’AÉÉDEM. Cela comprend les correcteurs, tuteurs, assistants de cours et employés du Writing Centre. Moore explique : « <em>On veut un salaire clair et uniforme pour tous, et une parité salariale avec les auxiliaires d’enseignement (tdlr).</em> » Elle ajoute que les contrats actuels ne sont pas suffisamment clairs et n’offrent pas de protection suffisante contre la discrimination et les conflits d’intérêts. </p>



<p>Plus largement, les travailleurs dénoncent des conditions précaires et un manque de reconnaissance de leur rôle, pourtant essentiel au fonctionnement de l’Université. « <em>McGill se présente comme une institution offrant un niveau académique d’excellence. Mais sur quoi repose réellement ce niveau?</em> » Un des orateurs, représentant de l’AÉÉDEM, pose la question avant d’enchaîner : « <em>C’est nous qui faisons le travail qui permet d’atteindre ce niveau d’excellence à l’université ; et quels sont les standards d’emploi ici?</em> » Au cours de la dernière année, en particulier ces dernières semaines, raconte-t-il, de nombreux travailleurs ont déposé des témoignages dépeignant les conditions de travail précaires et l’austérité sur le campus. Il termine son discours sous les applaudissements des étudiants rassemblés : « <em>Nous déterminons les standards d’excellence de cette Université, mais qui détermine les standards de nos salaires et de nos conditions de travail?</em> » </p>



<p><strong>Une offre de McGill jugée insuffisante </strong></p>



<p>Dans le cadre des négociations en cours, l’Université McGill a récemment présenté une offre salariale qui a suscité une vive réaction de la part de l’AÉÉDEM et des syndicats. « <em>L’offre est non seulement insuffisante, mais elle est insultante, effroyable </em>», décrit Moore dans son discours. Celle-ci inclut notamment un salaire de départ d’environ 18,67 dollars l’heure pour certains postes, sans garantie d’augmentation significative ni de compensation rétroactive. « <em>L’option d’augmentation de paie est trop ambiguë et ne couvrira même pas l’inflation. À quoi bon? </em>» Pour les membres de l’AÉÉDEM, cette offre illustre un manque de volonté de la part de l’Université de répondre aux besoins fondamentaux de ses travailleurs. Selon l’association, l’Université fonctionne davantage comme une entreprise à but lucratif plutôt qu’une institution fondamentalement dédiée au partage et à la transmission du savoir. </p>



<p>À l’écart de la scène improvisée où se sont succédé les discours, un grand panneau en bois attire le regard. Il porte l’inscription : « <em>Que feriez-vous si vous étiez mieux payés</em> ». Des feuilles de papier épinglées révèlent ce que ces étudiants et employés ont en tête ; des variantes de « <em>payer mon loyer </em>» et « <em>acheter de quoi manger équilibré</em>» remplissent tout le cadre, donnant un aperçu de leurs préoccupations quotidiennes.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Élections de l’exécutif de l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/elections-de-lexecutif-de-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[candidats]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60392</guid>

					<description><![CDATA[<p>Présentation des candidats à l'exécutif de l'AÉUM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/elections-de-lexecutif-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Élections de l’exécutif de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><br><strong>Présidence</strong></p>



<p><strong>Laurence Desjardins</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/image000001.jpg" alt class="wp-image-60482" style="aspect-ratio:3/4;object-fit:cover;width:287px" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/image000001.jpg 720w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/image000001-650x1444.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/image000001-150x333.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/image000001-691x1536.jpg 691w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px"><figcaption><span class="media-credit">Laurence Desjardins</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Desjardins, candidate à la présidence, issue de la coalition S.T.A.N.D., promet de rendre l’AÉUM « plus politique ». L’étudiante de deuxième année en études sur le genre explique qu’elle ne se sentait pas représentée par les élus de l’AÉUM et que c’est ce qui a motivé sa décision de se présenter. « On [les candidats du S.T.A.N.D.] est là depuis deux, trois, quatre ans et on voit comment l’AÉUM n’est pas représentative pour nous, et on veut voir du changement. On a réalisé qu’on allait devoir faire le changement nous-mêmes », raconte-t-elle. Desjardins a pour projet de faire « plus d’assemblées générales, plus de <em>town halls</em> ». Elle veut également « s’assurer que les questions de référendum reflètent la totalité des options ». Au-delà de cette promesse de transparence, Desjardins compte défendre le projet BDS (<em>Boycott, Divestment, Sanctions</em>) devant le Conseil des gouverneurs ; le tout dans l’optique de « représenter les voix étudiantes ». « Il faut obliger l’administration à nous écouter ; c’est quelque chose qui n’a pas vraiment été fait », ajoute-t-elle. Sur la question de son manque d’expérience au sein de L’AÉUM, Desjardins déclare n’avoir « aucun souci » : « Je crois que comme n’importe quelle autre personne qui se candidate, je vais avoir beaucoup de choses à apprendre. Mais j’ai d’autres expériences qui font que je sais que je vais être compétente dans le rôle. » Elle cite notamment des expériences liées au leadership, à l’activisme, à la politique.</p>



<p><strong>Hamza Abu-Alkhair</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="1080" height="1080" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1.png" alt class="wp-image-60490" style="width:357px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1.png 1080w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/1-1-120x120.png 120w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px"><figcaption><span class="media-credit">Hamza Abu-Alkhair</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Contacté à plusieurs reprises, Hamza Abu-Alkhair n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue. Sa plateforme repose sur trois piliers : l’accessibilité, la communauté et la stabilité financière. L’accessibilité consiste en des mises à jour régulières de la part de l’AÉUM, mais aussi une meilleure communication lors de moments clés comme l’orientation des étudiants de première année, et les périodes de stress comme lors des examens. Le sens de communauté passe, selon Abu-Alkhair, par une visibilité accrue de l’AÉUM sur le campus, et par la création d’évènements de communauté basés sur des idées d’étudiants. Enfin, la stabilité financière passe par plus de confiance et de responsabilité, alors que l’AÉUM gère des millions de dollars, selon le candidat. L’association doit ainsi maximiser son efficacité et réduire les dépenses inutiles, ajoute Abu-Alkhair.</p>



<p class="has-text-align-center"><br><strong>Vice-présidence (Clubs et services)</strong></p>



<p><strong>Acadia Knickerbocker</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="582" height="321" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Acadia-Knickerbocker.png" alt class="wp-image-60486" style="aspect-ratio:1.8131236917684856;width:503px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Acadia-Knickerbocker.png 582w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Acadia-Knickerbocker-150x83.png 150w" sizes="(max-width: 582px) 100vw, 582px"><figcaption><span class="media-credit">Acadia Knickerbocker</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Acadia Knickerbocker, qui a siégé au sein de l’équipe exécutive de l’AÉUM en tant que porte-parole du Conseil législatif, se présente avec l’ambition de mener des réformes structurelles, notamment en enlevant les retards administratifs. Cela passe, selon elle, par l’embauche de nouveaux comptables, qui seraient employés par l’AÉUM. Elle assure aussi vouloir restructurer le <em>Students Group Committee</em>, qui gère les clubs de l’Université, ce qui passe par la formation d’un « <em>sous-comité athlétique (tdlr) </em>», pour que les clubs fonctionnent plus efficacement. Pour ce qui est des services de l’AÉUM, elle souhaite que chacun ait son propre compte en banque, ce qui n’est pas le cas actuellement et qui « <em>permettrait de limiter les retards administratifs et d’assurer un fonctionnement plus efficace </em>». Elle-même ancienne membre exécutive d’un club, elle dit « <em>comprendre les difficultés des clubs à faire fonctionner les évènements </em>». Enfin, elle souhaite remanier les locaux des clubs, souvent sous-utilisés à cause de dysfonctionnements administratifs. Cela faciliterait l’entreposage de matériel par ces derniers.</p>



<p><strong>Mars Gagawchuk</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1334" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-1334x2000.jpeg" alt class="wp-image-60479" style="aspect-ratio:0.6670017688304086;width:441px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-1334x2000.jpeg 1334w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-650x975.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-150x225.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-768x1151.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-1025x1536.jpeg 1025w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk-600x900.jpeg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mars-Gagawchuk.jpeg 1366w" sizes="auto, (max-width: 1334px) 100vw, 1334px"><figcaption><span class="media-credit">Mars Gagawchuk</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Mars Gagawchuk se présente en tant que membre de la coalition S.T.A.N.D., afin que ces derniers aient « <em>l’autonomie, les ressources et le support institutionnel pour continuer à développer la communauté mcgilloise </em>». Ses quatre priorités en tant que candidate à l’élection sont les suivantes : « <em>Lutter contre l’insécurité alimentaire grandissante sur le campus, grâce à la réinstauration de Midnight Kitchen </em>», « <em>effectuer un audit complet des espaces sous-utilisés du campus afin que les associations et les services disposent de lieux plus accessibles pour se réunir et organiser leurs activités</em> », « <em>adopter une position ferme contre le projet de loi 9 tout en plaidant en faveur de l’agrandissement des espaces de prière afin de répondre aux problèmes de capacité liés à l’augmentation des effectifs étudiants à McGill </em>» et finalement, « <em>travailler à la désinstitutionnalisation des services de santé mentale de l’Université </em>». Quant à la place du français dans l’association universitaire, elle assure que certaines de ses réunions et de ses heures de disponibilité seront menées en français.</p>



<p><strong>Kareem El Hosini</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1080" height="1080" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14.png" alt class="wp-image-60487" style="width:236px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14.png 1080w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/14-120x120.png 120w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px"><figcaption><span class="media-credit">Kareem El Hosini</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Contacté à plusieurs reprises, Kareem El Hosini n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue. Dans une brochure publiée par l’AÉUM, il dit vouloir « <em>faciliter l’organisation de la vie étudiante et enrichir les expériences qu’elle offre </em>». Il ajoute vouloir créer des «<em> occasions de collaboration entre l’AÉUM et les clubs, afin d’offrir de plus grands et de meilleurs évènements </em>».</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Vice-présidence (Affaires universitaires)</strong></p>



<p><strong>Meghan Lai</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1333" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-1333x2000.jpg" alt class="wp-image-60478" style="aspect-ratio:0.666488981343041;width:272px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-1333x2000.jpg 1333w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-1365x2048.jpg 1365w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Meghan-L-Education-2-1-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 1333px) 100vw, 1333px"><figcaption><span class="media-credit">Meghan Lai</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Sénatrice de la faculté d’éducation cette année, Meghan Lai se présente au poste de vice-présidente aux affaires universitaires avec un programme composé de trois sections : le monde universitaire, le milieu associatif et la communauté étudiante. « <em>Je veux travailler vers une éducation utile aux étudiants », exprime-t-elle. Elle souhaite un « accès à un enseignement équitable </em>», notamment vis-à-vis du <em>Policy on Assessment of Student Learning</em> (PASL), que beaucoup d’étudiants ne connaissent pas. Lai avance qu’« <em>il faut que les étudiants s’épanouissent, pas seulement qu’ils soient en position de survie à l’Université</em> », et que leur « <em>expérience à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la classe soit soutenue et agréable </em>». Dans cet objectif, Lai compte travailler avec le Student Wellness Hub, qui fait face à un nombre toujours plus élevé d’étudiants en détresse chaque année, qui « <em>ne se sentent pas soutenus</em> ». Cela passerait par la création d’une plateforme de prise de rendez-vous en ligne pour qu’il y ait une accessibilité plus aisée au service. Enfin, elle veut « <em>reconstruire la relation entre l’AÉUM et les étudiants pour qu’ils aient confiance en nous en tant que leaders étudiants.</em> »</p>



<p><strong>Cecelia Callaghan</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1334" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-1334x2000.jpg" alt class="wp-image-60484" style="aspect-ratio:0.6670017688304086;width:319px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-1334x2000.jpg 1334w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-768x1151.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-1025x1536.jpg 1025w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Cecelia-Callaghan.jpg 1366w" sizes="auto, (max-width: 1334px) 100vw, 1334px"><figcaption><span class="media-credit">Cecelia Callaghan</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Candidate dans le groupe S.T.A.N.D., le programme de Cecelia Callaghan se résume en six points : l’anti-austérité, le boycottage, le désinvestissement et les sanctions, les soins adaptés au genre et la santé mentale. Elle souhaite aussi revoir la politique d’intelligence artificielle de l’Université et s’oppose à la nouvelle politique d’identification menée par McGill (page 6). À l’heure des coupes budgétaires, elle assure vouloir « <em>travailler dur, afin d’assurer que les fonds universitaires soient envoyés vers des initiatives et des services de soutien dont les étudiants ont besoin</em>». Cela passe par une meilleure rémunération des assistants d’enseignement, un campus avec des équipes sportives, ainsi que des produits d’hygiène menstruelle disponibles à travers le campus. « <em>Je défendrai de meilleurs soutiens à la santé mentale, les rendant plus accessibles pour les étudiants », </em>affirme Callaghan, qui décrit l’accès aux soins de santé mentale comme présentement inaccessibles. En ce qui concerne sa politique d’intelligence artificielle, elle promet d’établir une politique définitive contre l’utilisation de l’IA sur le campus, dont elle juge les effets dévastateurs sur le climat, qui <em>«impactent de manière disproportionnée les communautés racisées </em>».</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Vice-présidence (Affaires externes)</strong></p>



<p><strong>Justice Bongiovanni</strong></p>


<div class="wp-block-image is-style-default">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="574" height="618" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot-2026-03-18-at-2.47.18-PM.png" alt class="wp-image-60539" style="aspect-ratio:1.0989160743862298;width:322px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot-2026-03-18-at-2.47.18-PM.png 574w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot-2026-03-18-at-2.47.18-PM-150x161.png 150w" sizes="auto, (max-width: 574px) 100vw, 574px"><figcaption><span class="media-credit">Justice Bongiovanni</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Déjà avant sa candidature, Bongiovanni s’implique dans la politique, notamment auprès du parti Conservateur canadien et de Stand With Us, une organisation pro-israélienne. Son ambition pour le poste de VP externe se concentre autour du prix de la nourriture sur le campus. « Il n’y a pas assez de coopératives », affirme-t-il, « et c’est ce que je veux changer ». Pour faire cela, il souhaite que les coopératives déjà présentes sur le campus aient plus de liberté, dont le droit de vendre des produits avec de la viande et des produits laitiers. Il soulève aussi l’importance de ses capacités en français. Selon Bongiovanni, les étudiants de McGill ont besoin d’un représentant bilingue qui puisse faire la liaison avec le gouvernement.</p>



<p><strong>Harry Wang</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1066" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry.jpeg" alt class="wp-image-60483" style="aspect-ratio:0.6662472035794184;width:280px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry.jpeg 1066w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry-650x976.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry-150x225.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry-768x1153.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry-1023x1536.jpeg 1023w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Harry-600x900.jpeg 600w" sizes="auto, (max-width: 1066px) 100vw, 1066px"><figcaption><span class="media-credit">Harry Wang</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Actuel membre élu parlementaire à l’AÉUM, Wang se présente pour le poste de vice-président aux affaires externes. Cependant, ce n’est pas tant son rôle au sein de l’AÉUM qu’il met le plus en avant dans sa campagne, mais son identité en tant qu’immigrant de première génération, qui lui confère une empathie pour les étudiants nouveaux arrivants. Il ajoute que son expérience dans l’administration lui a aussi fait comprendre les limites du possible, et qu’il saura se concentrer sur ce qui est possible, de manière à être efficace et réussir ses projets. Un des points principaux de sa <a href="https://drive.google.com/file/d/1THLIGM7W2m5cs_OVJcn6--ZrDgXobBpP/view?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQMMjU2MjgxMDQwNTU4AAGnPqOJ2-_6VGewbt_IMsVeQ0J54LGg954ThFLKm7kTGUhbPchl9Z5PSd8FQjA_aem_BfJog_-NL0IOdCvx-cPyHg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plateforme</a> est la lutte contre la hausse des frais d’études, notamment en créant des programmes de subvention pour les étudiants dans le besoin. Un autre pilier important : la francophonie. Wang soutient l’importance de l’apprentissage du français et de la culture québécoise pour les étudiants étrangers. Il souhaite donc organiser avec le gouvernement québécois des cours de français décontractés qui n’auraient pas d’impact sur le GPA. Il déplore aussi le manque d’opportunités de stages en français, et propose d’augmenter les collaborations avec les universités et entreprises francophones de Montréal.</p>



<p><strong>Safia Haiboub</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1066" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia.jpeg" alt class="wp-image-60476" style="aspect-ratio:0.6662472035794184;width:343px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia.jpeg 1066w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia-650x976.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia-150x225.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia-768x1153.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia-1023x1536.jpeg 1023w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Safia-600x900.jpeg 600w" sizes="auto, (max-width: 1066px) 100vw, 1066px"><figcaption><span class="media-credit">Safia Haiboub</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Candidate S.T.A.N.D., Safia Haiboub souhaite apporter son expérience au sein du bureau des affaires externes de l’AÉUM et dans les mouvements militantistes populaires. Elle explique que son travail avec l’AÉUM, spécifiquement dans les affaires externes, lui ont permis de connaître les attentes du poste de VP externe. Selon elle, son engagement militant lui permet non seulement d’avoir des contacts avec de nombreuses organisations telles que les Mères Mohawks, mais aussi d’apporter au AÉUM une nouvelle perspective. Un de ses objectifs centraux : lutter contre la loi C‑12, qui vise à renforcer le système d’immigration et la frontière, et la loi 21 sur la laïcité. « <em>Beaucoup d’organisations sont déjà en train de faire campagne, et j’aimerais collaborer avec elles</em> », explique-t-elle. Elle ajoute vouloir mieux soutenir la Commission aux affaires francophones. « <em>Les précédents VP externes ne savaient pas parler français </em>», dit-elle, « <em>ce qui a engendré des malentendus et ralenti certaines initiatives. Ils ont tellement de bonnes idées, il leur faut juste une meilleure plateforme</em> ».</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Vice-présidence (Affaires internes)</strong></p>



<p><strong>Anna El Murr</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1080" height="715" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Anna-El-Murr.jpg" alt class="wp-image-60485" style="aspect-ratio:1.5105187319884725;width:493px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Anna-El-Murr.jpg 1080w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Anna-El-Murr-650x430.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Anna-El-Murr-150x99.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Anna-El-Murr-768x508.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px"><figcaption><span class="media-credit">Anna El Murr</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Actuelle représentante de la Faculté de génie au sein de l’AÉUM, El Murr porte l’emphase sur la sensibilisation et la fluide communication des évènements et des activités de l’AÉUM. Tout cela dans l’optique de rapprocher l’exécutif à la communauté étudiante. « <em>Il faut rendre la communication beaucoup plus claire, tout particulièrement pour la communauté francophone </em>», a‑t-elle expliqué, « <em>La communication sur les réseaux, par exemple, doit être faite dans les deux langues. Je m’assurerai aussi qu’il y ait des traducteurs à chaque événement </em>». Elle appelle aussi à approfondir le partenariat avec les associations étudiantes francophones, « <em>pour que la communauté ne se sente pas moins intégrée</em> ». Une meilleure communication générale remédiera, selon El Murr, le souci de transparence et de reconnaissance de l’AÉUM : « <em>Il existe une déconnexion entre l’exécutif de l’AÉUM et la communauté étudiante qu’il faut réparer en instaurant une confiance et en montrant qu’ils jouent le rôle pour lequel ils ont été élus</em>. »</p>



<p><strong>Sophie Smithson</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1178" height="1766" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson.jpg" alt class="wp-image-60475" style="aspect-ratio:0.66704421084782;width:244px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson.jpg 1178w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson-650x974.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson-768x1151.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson-1025x1536.jpg 1025w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Sophie-Smithson-600x900.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1178px) 100vw, 1178px"><figcaption><span class="media-credit">Sophie Smithson</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Actuelle vice-présidente aux affaires internes de l’Association des étudiants en génie de McGill (EUS), Sophie Smithson souhaite intégrer l’exécutif de l’AÉUM avec plusieurs objectifs en tête. Elle propose d’augmenter le nombre d’événements et leur accessibilité en les rendant soit gratuits, soit disponibles par un système de bourse, « de renforcer la collaboration entre les facultés les clubs et les groupes étudiants », et « d’améliorer la communication par l’entremise du Listserv et des réseaux sociaux de l’AÉUM ». Elle compte sur une communication plus approfondie avec la communauté étudiante, proposant « des systèmes de rétroaction plus structurés pour les événements, afin que les étudiants puissent partager leurs expériences et leurs idées d’amélioration ». En ce qui concerne la communauté francophone, Smithson met l’accent sur l’accessibilité, avec toutes les informations événementielles diffusées dans les deux langues : « La collaboration avec les groupes francophones est encouragée afin de soutenir une programmation qui célèbre la culture francophone sur le campus. »</p>



<p><strong>Maggie Tang</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="546" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Maggie-Tang.jpg" alt class="wp-image-60480" style="width:422px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Maggie-Tang.jpg 546w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Maggie-Tang-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Maggie-Tang-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 546px) 100vw, 546px"><figcaption><span class="media-credit">Maggie Tang</span></figcaption></figure>
</div>


<p>« <em>Inclusivité, sécurité, bonnes ondes</em> » : voilà les trois piliers du programme électoral de Maggie Tang. Ses promesses de campagne : « <em>Plus d’événements gratuits, plus d’options sans-alcool, et plus de partenariats entre les facultés. </em>» Dans le rôle qu’elle qualifie d’« <em>architecte de la culture du campus </em>», Tang entend surtout «<em>transformer l’AÉUM d’un corps bureaucratique éloigné à une présence centrée sur la communauté </em>». Elle souhaite aussi raviver certaines traditions comme le carnaval d’hiver, tout en introduisant de nouveaux événements comme le marché de nuit de McGill. Actuellement administratrice interne, Tang compte sur cette expérience pour « <em>assurer que les changements soient approuvés par l’administration dès le premier jour </em>». Pour la communauté francophone, la native de Toronto promet d’être accompagnée par un·e traducteur·rice dans ses discussions avec la communauté étudiante, « <em>afin de bien comprendre leurs besoins</em>».</p>



<p><strong>Mia Duddy-Hayashibara</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1080" height="1620" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia.jpg" alt class="wp-image-60477" style="aspect-ratio:0.6666624270251708;width:345px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia.jpg 1080w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/Mia-600x900.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px"><figcaption><span class="media-credit">Mia Duddy-Hayashibara</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Représentante du parti S.T.A.N.D. dans les élections pour VP interne, Duddy-Hayashibara met l’accent sur la transparence et l’implication plus générale de la communauté étudiante. Elle explique : « <em>Mon but principal est de donner plus de pouvoir à la communauté étudiante, c’est ce que ma coalition, S.T.A.N.D., souhaite accomplir. C’est à dire plus d’assemblées générales, et rendre les activités de l’AÉUM plus transparentes. </em>» Elle rappelle aussi le rôle politique du poste : « <em>Il faut respecter les vœux démocratiques des étudiants. Cela veut dire, par exemple, ne pas inviter les opposants de BDS[Boycott, Divest, Sanction, ndlr] à nos salons de l’emploi. </em>» Enfin, sans oublier la communauté francophone, elle note : « <em>Il faut permettre à la Commission des affaires francophones de continuer à faire ce qu’ils font, tous leurs événements fantastiques. Il faut aussi s’assurer qu’il y ait les informations en français sur le compte Instagram.</em> »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/elections-de-lexecutif-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Élections de l’exécutif de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des initiatives qui rassemblent</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/des-initiatives-qui-rassemblent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[communauté étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À McGill, des projets pour célébrer et soutenir les femmes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Qui sont les agents qui patrouillent notre campus?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/qui-sont-les-agents-qui-patrouillent-notre-campus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[GardaWorld]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête sur Garda à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/qui-sont-les-agents-qui-patrouillent-notre-campus/" data-wpel-link="internal">Qui sont les agents qui patrouillent notre campus?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">« L’Université McGill est à la recherche de patrouilleurs dynamiques et engagés pour assurer la sécurité de sa communauté universitaire », selon une <a href="https://jobs.garda.com/job/Montr%C3%A9al-Agent%28e%29-de-s%C3%A9curit%C3%A9-patrouilleur%2C-McGill-Qu%C3%A9b/1361873400/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">annonce</a> publiée sur le site web du Groupe de sécurité Garda S.E.N.C. (Garda), mieux connu sous le nom de GardaWorld. Cette entreprise canadienne de sécurité privée est <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/d24-08_report_of_the_board_of_governors.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sous contrat avec McGill</a> depuis le 26 août 2024, et ce, jusqu’au 30 avril 2027. </p>



<p><strong>Qu’est-ce que Garda? </strong></p>



<p><a href="https://securitysystems.garda.com/fr/a-propos" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Garda </a>est l’une des plus grandes firmes de sécurité privée au monde. Elle offre des services de protection physique, de gestion de risque à l’international et de <a href="https://www.newswire.ca/news-releases/gardaworld-cash-services-building-the-secured-transportation-fleet-of-the-future-in-partnership-with-roshel-814850484.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">transport</a> de valeurs et d’espèces. Plus récemment, <a href="https://garda-federal.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Garda- World Federal</a>, une compagnie subsidiaire à Garda, <a href="https://www.theglobeandmail.com/world/article-canadian-gardaworld-immigration-emergency-detention-services-ice/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a conclu une série de contrats</a> avec l’<a href="https://news.azpm.org/p/news-articles/2026/3/13/228892-the-company-set-to-renovate-surprise-detention-center-has-ties-with-alligator-alcatraz-rep-stanton-says/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ICE</a> et l’État de la Floride pour gérer des centres de détention, dont celui d’<a href="https://www.nbcmiami.com/news/local/former-alligator-alcatraz-worker-describes-inhumane-conditions-inside/3673307/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Alligator Alcatraz</a>. Dans une <a href="https://amnistie.ca/sites/default/files/2026-01/Lettre%20Garda%20De%CC%81cembre%202025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">lettre ouverte</a> à Jean-Luc Meunier, président et chef d’exploitation de GardaWorld, France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone dénonce les conditions de détention du centre, jugées comme « <em>cruel[les], inhumain[es] et dégradant[es] et, dans certains cas, une torture</em> ». Lorsque <em>Le Délit</em> a contacté Garda pour leur demander des précisions sur leur contrat avec Alligator Alcatraz, ils ont répondu que « <em>l’entreprise GardaWorld Sécurité ne fournit pas de services à Alligator Alcatraz</em> (tdlr)». Le porte-parole de Garda a ensuite suggéré que l’on contacte plutôt « <em>la division de gestion des urgences de la Floride</em> ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Plus récemment, GardaWorld Federal, une compagnie subsidiaire à Garda, a conclu une série de contrats avec l’ICE et l’État de la Floride pour gérer des centres de détention, dont celui d’Alligator Alcatraz »</p>
</blockquote>



<p>Si, dans le contexte politique actuel, la potentielle association de Garda avec Alligator Alcatraz projette la compagnie sous le feu des projecteurs, cela fait déjà plusieurs années qu’elle se spécialise dans la gestion de centres de surveillance de l’immigration, aux <a href="https://www.ktsm.com/news/county-approves-2-7-million-for-migrant-transportation/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">États-Unis</a> comme au <a href="https://jobs.garda.com/job/Oakville-CBSA-Tactical-Guard-Full-Time-Onta/1356355400/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada</a>. De plus, Garda s’est déjà trouvé au cœur d’affaires jugées légalement et éthiquement ambiguës. En 2012, <a href="https://www.nytimes.com/2012/01/06/world/asia/afghanistan-shuts-down-gardaworld-a-canadian-security-firm.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">deux employés de Garda</a> ont été arrêtés en Afghanistan après avoir été retrouvés avec 30 AK-47, des fusils d’assaut considérés illicites par les autorités. Cet incident n’est pas isolé : des cas similaires se sont également produits à Kaboul en <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/daniel-m%C3%A9nard-ex-canadian-general-released-from-afghan-prison-1.2543215" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2014</a>, et en <a href="https://libyaupdate.com/7-employees-of-canadian-security-firm-guarda-world-arrested-in-tripoli/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Libye</a> en 2023.</p>



<p><a href="https://www.canadiansecuritymag.com/gardaworld-announces-aegis-group-purchase-2906/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Aegis Group </a>(Aegis), subsidiaire de Garda, a aussi été accusé de <a href="https://www.nbcnews.com/news/world/private-contractors-are-accused-abusive-labor-practices-us-military-ba-rcna52110" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">trafic humain</a>. Lusambu Karim, employé par Aegis, <a href="https://ctip.defense.gov/Portals/12/Lusambu%20Karim%20Full%20Story_Final_1.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">raconte</a> dans un témoignage rapporté par le gouvernement étatsunien, les conditions de travail déplorables dans une base militaire en Afghanistan pour lui et ses collègues ougandais. Il explique qu’à l’échéance de leur premier contrat la compagnie a refusé de le renouveler; incapable de rentrer chez eux, ils se sont trouvés contraint de travailler sans contrat ni protection. Garda <a href="https://www.nbcnews.com/news/world/private-contractors-are-accused-abusive-labor-practices-us-military-ba-rcna52110" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a déclaré</a> que Karim avait mal compris son contrat et qu’il a pu ensuite démissionner de son poste.</p>



<p><strong>Un retour sur Garda à McGill </strong></p>



<p>Sur le campus de McGill, ce n’est pas la première fois que Garda fait parler. Le <a href="https://www.agsem.ca/news/statement-on-assault-of-agsem-member-on-dec-11-2024/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">11 décembre 2024</a>, environ quatre mois après le début du contrat de Garda avec l’Université, Asa Kohn, étudiante et membre de l’Association des étudiant.e.s diplomé.e.s employé.e.s de McGill, est impliquée dans une altercation avec un agent de Garda. Elle <a href="https://www.thetribune.ca/news/request-for-spvm-to-investigate-mcgill-securitys-alleged-assault-of-agsem-member-remains-ongoing-11032025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">explique</a> en entrevue avec <em>The Tribune</em> que, dans le cadre de son travail pour l’AÉUM, elle avait pour charge de répertorier la présence accrue d’agents de sécurité sur le campus. Alors qu’elle prenait en photo un groupe d’agents, l’un d’entre eux l’aurait attrapée par le bras, plaquée contre une porte et empêchée de partir. Dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zvO79ZXmBLg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">documentaire</a> réalisé par <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zvO79ZXmBLg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">The Rover</a>, des extraits vidéos montrent que l’agent en question arborait le badge de GardaWorld sur sa manche (15:44). On entend aussi une voix au téléphone : « Est-ce que quelqu’un peut venir au bâtiment 1–31, bureau du portier? Une étudiante filmait les Garda alors qu’ils remplissaient la machine bancaire. Garda l’a contre le mur » (17:22). Dans des courriels publiés par The Rover, l’Université McGill nie toute relation avec les individus impliqués dans l’incident, soutenant qu’il s’agit d’agents indépendants. Dans une entrevue avec <em>Le Délit</em>, Cecelia Callaghan, étudiante et activiste à McGill, partage ses interactions avec des agents de Garda. « <em>La plupart du temps, ils ne faisaient que m’attraper et me tirer de force hors de la ligne de piquetage </em>», raconte-t-elle, « <em>personnellement, je n’ai jamais été physiquement blessée </em>». Ce n’est pas le cas de tout le monde : l’une de ses amies aurait été amenée aux urgences après avoir été piétinée à la suite d’une altercation avec des gardes. « <em>Ce semestre d’automne, le comportement de Garda était nettement plus violent que l’année dernière </em>», estime Cecelia. Elle poursuit : « <em>Une autre de mes amies s’est retrouvée coincée dans une porte, et les gardes ont refusé de la rouvrir pour qu’elle puisse partir. Elle avait la jambe couverte d’hématomes.</em> »</p>



<p>En novembre 2025, de nombreux départements de l’Université ont déclaré la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/nouvel-episode-de-greve-propalestinienne-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">grève</a> en soutien à la Palestine. Cette période a été marquée par une présence accrue de gardes et de policiers sur le campus. Des vidéos publiées sur le compte Instagram <a href="https://www.instagram.com/shutitdownstrikes?utm_source=ig_web_button_share_sheet&amp;igsh=ZDNlZDc0MzIxNw==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@shutitdownstrikes</a> (dont <em>Le Délit</em> n’a pas pu confirmer l’authenticité) révèlent le comportement violent et agressif des gardes de sécurité, qui invectivent les manifestants et à les déplacent de force. Si, à première vue, on peut observer deux types d’uniformes parmi les agents de sécurité – Garda et BEST – ces compagnies ne sont pas distinctes. BEST est en effet une <a href="https://www.newswire.ca/fr/news-releases/gardaworld-annonce-que-l-ensemble-de-ses-services-de-securite-evenementielle-agiront-desormais-sous-une-seule-marque-unifiee-best-gestion-de-foules-899735919.html?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compagnie subsidiaire à Garda</a> spécialisée dans la gestion de foule.</p>



<p>D’après Cecelia, le comportement des agents de Garda est parfois problématique : « <em>On est juste des étudiants. Ce ne sont pas des policiers.</em> » Elle raconte : « <em>Il y a eu plusieurs instances où ils nous suivaient hors du campus, jusque dans Milton Park. C’était assez effrayant.</em> »</p>



<p><strong>Des influences extérieures </strong></p>



<p>Les comportements de Garda s’inscrivent dans le cadre de leur contrat avec l’administration McGill. Dans un courriel adressé au président de l’Université, <a href="https://www.mcgill.ca/president/about-president" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Deep Saini</a>, et à la vice-rectrice principale aux études, <a href="https://www.mcgill.ca/provost/who-we-are/meet-provost" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Angela Campbell</a>, la professeure de philosophie à McGill Marguerite Deslauriers s’enquiert sur les raisons qui ont mené les gardes de sécurité à interrompre son cours PHIL 242, le 19 novembre 2025. <em>Le Délit</em> a obtenu une copie du courriel qui avait été partagé avec les étudiants inscrits, dont le cours avait été perturbé. La professeure Deslauriers y explique sa décision de maintenir son cours malgré la grève. Elle précise avoir suivi les conseils de l’administration de McGill en invitant certains étudiants manifestants « <em>à faire part brièvement de leurs points de vue à la classe et permettre un moment de discussion avec les étudiants présents</em> ». D’après Deslauriers, qui cite des courriels de l’administration, les agents de sécurité étaient censés intervenir seulement si « <em>l’instructeur demandait de l’aide</em> ». McGill avait garanti que « <em>le rôle des agents n’est pas d’interrompre, mais plutôt d’aider à préserver la sécurité de tous les partis </em>». La professeure affirme ne pas avoir fait appel aux gardes ; ces derniers étaient déjà présents dans la salle de classe à son arrivée. Malgré les demandes de Deslauriers, les gardes ont « retiré de force les manifestants invités », citant des directives de l’administration et l’opinion de « <em>certains parents qui objectent que les cours de leurs enfants soient perturbés</em> ».</p>



<p><strong>Les arguments de l’Université </strong></p>



<p>McGill reste toutefois constante dans sa position en faveur de Garda. Une porte-parole de l’Université explique : « Afin d’assurer la sûreté et la sécurité d’environ 40 000 étudiants, 12 800 employés, 218 bâtiments, deux campus et de nombreux visiteurs, l’Université McGill s’appuie sur des employés internes et un fournisseur externe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Un plébiscite organisé par l’AÉUM en avril 2025 révèle que la majorité du corps étudiant, près de 65 %, se sentait déjà mal à l’aise avec la présence accrue des agents de sécurité sur le campus»</p>
</blockquote>



<p>Les besoins de McGill en matière de sécurité varient selon les activités récurrentes et les événements spéciaux. » Ce sont les mêmes arguments qu’emploie <a href="https://www.mcgill.ca/vpadmin/fr/le-vice-recteur" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Fabrice Labeau</a>, vice-recteur de l’administration et des finances, dans une <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/d24-81_question_and_response_regarding_continued_security_presence_on_campus.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réponse</a> aux questions du Sénat de l’AÉUM. Labeau adresse l’augmentation du budget total alloué aux salaires et équipements de sécurité, qui était de 5 849 493, 27$ en 2019, et est maintenant de 8 006 605, 27$. De cette somme, moins de deux millions de dollars sont alloués au salaire des employés de McGill, le reste (environ six millions) est réservé aux fournisseurs externes dont fait partie Garda. Labeau explique : « <em>Comme c’était le cas durant la pandémie de COVID-19, la communauté mcgilloise est en ce moment en train de vivre des circonstances exceptionnelles qui nécessitent une sécurité accrue. </em>» Il cite aussi l’inflation comme un facteur déterminant de cette augmentation de budget.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Même si Garda n’est directement responsable des violations aux droits de la personne et au droit international perpétrées par l’ICE, elle en bénéficie probablement »</p>
</blockquote>



<p>constances exceptionnelles qui nécessitent une sécurité accrue. » Il cite aussi l’inflation comme un facteur déterminant de cette augmentation de budget. </p>



<p>Sur la question éthique, la porte-parole affirme que, « conformément à son Code de conduite des fournisseurs, McGill exige que tous ses fournisseurs respectent les droits de la personne ». Elle précise que l’Université se conforme aux principes énoncés dans les <a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.iso.org%2Ffiles%2Flive%2Fsites%2Fisoorg%2Ffiles%2Fstore%2Fen%2FISO%252020400_Sustainable_procur.pdf&amp;data=05%7C02%7Cheloise.durning%40mail.mcgill.ca%7Cca622ef78e894a500bb108de8063724c%7Ccd31967152e74a68afa9fcf8f89f09ea%7C0%7C0%7C639089361725479622%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=1artSQw%2FAkOab72xvgBhJ74w1WzeBFejKZKKwWvO5rA%3D&amp;reserved=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">cadres de référence</a> <a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.ohchr.org%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fdocuments%2Fpublications%2Fguidingprinciplesbusinesshr_en.pdf&amp;data=05%7C02%7Cheloise.durning%40mail.mcgill.ca%7Cca622ef78e894a500bb108de8063724c%7Ccd31967152e74a68afa9fcf8f89f09ea%7C0%7C0%7C639089361725521056%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=ZMBRXfsd7YutQEFJPBUg9rQGsvEhDlMXLP5%2Bnr1oP3U%3D&amp;reserved=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">annexés</a> à la <a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.oecd.org%2Fcontent%2Fdam%2Foecd%2Fen%2Fpublications%2Freports%2F2018%2F02%2Foecd-due-diligence-guidance-for-responsible-business-conduct_c669bd57%2F15f5f4b3-en.pdf&amp;data=05%7C02%7Cheloise.durning%40mail.mcgill.ca%7Cca622ef78e894a500bb108de8063724c%7Ccd31967152e74a68afa9fcf8f89f09ea%7C0%7C0%7C639089361725545862%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=T%2FLAnO2HynHgUYKEDzi62ntBoMHnAYhU0RxnybsfGg4%3D&amp;reserved=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclaration</a>. </p>



<p><a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.ohchr.org%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fdocuments%2Fpublications%2Fguidingprinciplesbusinesshr_en.pdf&amp;data=05%7C02%7Cheloise.durning%40mail.mcgill.ca%7Cca622ef78e894a500bb108de8063724c%7Ccd31967152e74a68afa9fcf8f89f09ea%7C0%7C0%7C639089361725521056%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=ZMBRXfsd7YutQEFJPBUg9rQGsvEhDlMXLP5%2Bnr1oP3U%3D&amp;reserved=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le guide des Nations Unies</a>, l’un des documents servant de « cadre de référence » à l’Université McGill, indique qu’une entreprise est complice lorsqu’elle « contribue, ou paraît contribuer à des incidences négatives sur les droits de l’homme causées par des tiers » et si elle « bénéficie de l’atteinte [aux droits de la personne] commise ». Même si Garda n’est pas directement responsable des violations aux droits de la personne et au droit <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/01/usa-migrant-crackdown-un-human-rights-chief-decries-dehumanisation-harmful" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">international</a> perpétrées par l’ICE, elle en bénéficie probablement : avec des postes, des contrats, et des nouvelles opportunités. Comme l’affirme en 2012 <a href="https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/garda-world-business-boosted-by-montreal-protests/article4209727/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Stéphan Crétier</a>, directeur général et fondateur de Garda : « Naturellement, les périodes de trouble sont […] très souvent bonnes pour les affaires. » </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-2000x1600.jpeg" alt class="wp-image-60504" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-2000x1600.jpeg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-650x520.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-150x120.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-768x614.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-1536x1229.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/garda-2048x1639.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixfournier/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix Fournier</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>L’opinion des étudiants</strong> </p>



<p>Un <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/d24-81_question_and_response_regarding_continued_security_presence_on_campus.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plébiscite</a> organisé par l’AÉUM en avril 2025 révèle que la majorité du corps étudiant, près de 65 %, se sentait déjà mal à l’aise avec la présence accrue des agents de sécurité sur le campus. Quand <em>Le Délit</em> a demandé à Cecelia si elle pensait que ce chiffre pourrait changer si un nouveau plébiscite était réalisé aujourd’hui, elle a acquiescé. « Cela dépend surtout de si les gens sont au courant de la polémique, » nuance-t-elle, « mais s’ils savaient, je pense que oui ». <em>Le Délit</em> a questionné plusieurs étudiants, et ce jugement semble se confirmer. Noor Alabed exprime d’abord sa surprise lorsqu’elle est mise au courant du lien présumé entre Garda et Alligator Alcatraz. Elle admet se sentir un peu mal à l’aise avec leur présence. </p>



<p>Pour Cecelia, une partie non négligeable de la communauté étudiante à McGill est impliquée, voire personnellement touchée : « Je discutais avec une amie latino-américaine l’autre jour. Certains membres de sa famille n’ont pas de papiers. Elle se sentait très mal à l’aise avec la présence de Garda sur le campus. » </p>



<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/manifestation-anti-gardaworld/" data-wpel-link="internal">Le 13 février 2026</a>, un groupe d’étudiants mcgillois s’organise et crée son propre détachement pour se joindre à une manifestation anti-Garda à la Place Vertu. Hannah Marder-MacPherson, étudiante à McGill et manifestante, critique la complicité de Garda – et indirectement de McGill – au niveau des crimes commis par l’ICE. « <em>La même compagnie qui va commettre des violations des droits humains patrouille dans notre campus », déplore-t-elle. « Cela nous implique directement en tant qu’étudiants mcgillois : c’est bien possible que cesoit notre argent qui paie Garda-World, et donc, indirectement, qui aide l’ICE</em>. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Comme c’était le cas durant la pandémie de COVID-19, la<br>communauté mcgilloise est en ce moment en train de vivre des<br>circonstances exceptionnelles qui nécessitent une sécurité accrue »</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Fabrice Labeau</li>
</ul>
</blockquote>



<p>« <em>Ce ne sont pas les gardes individuels avec qui j’ai un problème, pas vraiment </em>», commente Cecelia lors de notre entrevue, « <em>ce sont juste des gens qui veulent un travail qui paie bien</em>. » Elle explique que c’est le système en lui-même qui lui pose souci, et les structures bureaucratiques qui dissimulent des crimes et empêchent toute véritable reddition de comptes. Le point presse de Garda affirme que l’entreprise «<em> respecte la capacité des individus à exprimer leurs opinions, mais refuse de commenter sur le sujet précis de ces opinions </em>». Il maintient : «<em>Notre priorité reste la sécurité de toutes les personnes et de tous les actifs sur les sites desservis par nos équipes. </em>» Quel futur pour Garda à McGill? Le rapport de d’ISO (organisation international de standardisation) sur l’approvisionnement responsable, l’un des documents procurés par la porte-parole de McGill, encadre les politiques d’acquisition de l’Université en y intégrant des régulations et recommandations éthiques. Le rapport explique que « ce qu’une organisation achète, à qui elle l’achète et la manière dont elle utilise les biens et services une fois acquis peuvent avoir une influence considérable […] sur sa réputation ». </p>



<p>Les <a href="https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fwww.ohchr.org%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fdocuments%2Fpublications%2Fguidingprinciplesbusinesshr_en.pdf&amp;data=05%7C02%7Cheloise.durning%40mail.mcgill.ca%7Cca622ef78e894a500bb108de8063724c%7Ccd31967152e74a68afa9fcf8f89f09ea%7C0%7C0%7C639089361725521056%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=ZMBRXfsd7YutQEFJPBUg9rQGsvEhDlMXLP5%2Bnr1oP3U%3D&amp;reserved=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">principes directeurs des Nations Unies</a> auxquels souscrit McGill proposent la « diligence raisonnable » comme méthode pour examiner efficacement les problématiques éthiques et les enjeux qui y sont continus. Le guide précise les degrés de responsabilité variable, soulignant qu’une entreprise directement impliquée n’a pas le même devoir qu’une organisation « impliquée seulement […] par une relation commerciale ». Dans un tel cas, il admet que la situation est plus compliquée et déclare que « <em>si l’entreprise a le pouvoir de prévenir ou d’atténuer l’incidence négative, elle doit l’exercer </em>». Si cela n’est pas possible, le guide est clair : « <em>Elle devrait envisager de mettre un terme à la relation.</em> » Questionnée quant au futur de Garda sur le campus, Cecelia s’esclaffe, un peu amèrement : «<em> Je ne pense pas que ce soit une demande déraisonnable de réduire les contrats avec GardaWorld, mais je sais que ce n’est pas très réaliste si l’on se fie au comportement passé de McGill.</em> »</p>



<p>La position de Noor Alabed est plus modérée. Elle explique que McGill aura toujours besoin de gardes, et se demande s’il est vraiment possible de garantir l’intégrité d’une compagnie fournissant de tels services : « <em>L’industrie de sécurité privée sera toujours un peu controversée</em>. »</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/qui-sont-les-agents-qui-patrouillent-notre-campus/" data-wpel-link="internal">Qui sont les agents qui patrouillent notre campus?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un rapport de la CDPQ signale la fin du projet québécois pour l’Hôpital Royal Vic</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/un-rapport-de-la-cdpq-signale-la-fin-du-projet-quebecois-pour-lhopital-royal-vic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[CDPQ]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[résidences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Surplombant le campus de l’Université McGill, l’ancien site de l’hôpital Royal Victoria, aussi appelé Royal Vic, fait depuis des années partie du paysage quotidien étudiant. Rares sont ceux qui ne connaissent pas le chantier continu de l’avenue des Pins, que l’on aperçoit lorsque l’on gravit la rue University vers les résidences supérieures ou le pavillon&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/un-rapport-de-la-cdpq-signale-la-fin-du-projet-quebecois-pour-lhopital-royal-vic/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un rapport de la CDPQ signale la fin du projet québécois pour l’Hôpital Royal Vic</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/un-rapport-de-la-cdpq-signale-la-fin-du-projet-quebecois-pour-lhopital-royal-vic/" data-wpel-link="internal">Un rapport de la CDPQ signale la fin du projet québécois pour l’Hôpital Royal Vic</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Surplombant le campus de l’Université McGill, l’ancien site de <a href="https://nationaltrustcanada.ca/nt-endangered-places/royal-victoria-hospital" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’hôpital Royal Victoria</a>, aussi appelé <em>Royal Vic</em>, fait depuis des années partie du paysage quotidien étudiant. Rares sont ceux qui ne connaissent pas le chantier continu de l’avenue des Pins, que l’on aperçoit lorsque l’on gravit la rue University vers les résidences supérieures ou le pavillon Duff de médecine.</p>



<p>Après la fermeture de l’hôpital en <a href="https://globalnews.ca/news/1949906/prestigious-royal-victoria-hospital-closes-its-doors-sunday/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2015</a>, <a href="https://www.tresor.gouv.qc.ca/infrastructures-publiques/tableau-de-bord/225-p1?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le gouvernement du Québec</a> en est devenu propriétaire, confiant à la Société québécoise des infrastructures (SQI) la responsabilité d’en étudier la requalification. Si une portion du <em>Royal Vic</em> a été cédée à McGill dans le cadre de son projet Nouveau Vic visant la conception d’un pôle de recherche interdisciplinaire, la majorité du site demeure sous la direction de la SQI. La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), contractée pour analyser la transformation de six pavillons en cité universitaire, a fait paraître <a href="https://www.newswire.ca/fr/news-releases/cdpq-infra-presente-son-analyse-finale-sur-la-requalification-du-site-de-l-ancien-hopital-royal-victoria-en-cite-universitaire-de-montreal-836554794.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un rapport</a> le 6 février 2026. Dans l’analyse, la CDPQ affirme que, quoique la conversion en résidences soit « techniquement réalisable », l’ampleur et le coût des interventions requises contraignent le Québec à mettre de côté ses plans – du moins pour l’instant. <a href="https://www.newswire.ca/fr/news-releases/cdpq-infra-presente-son-analyse-finale-sur-la-requalification-du-site-de-l-ancien-hopital-royal-victoria-en-cite-universitaire-de-montreal-836554794.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le projet proposé</a> aurait permis la création d’environ 1 150 lits étudiants à deux pas du campus de l’Université McGill, de quoi transformer les quêtes de logement étudiant. Cette perspective s’avère cependant irréalisable dans sa forme actuelle : les six bâtiments étudiés sur le site de l’hôpital Royal Victoria présentent tous des signes avancés de détérioration, dont quatre possèdent une valeur patrimoniale, un statut qui, selon les règlements municipaux en vigueur, interdisent leur démolition, ce qui complique considérablement toute transformation majeure du complexe.</p>



<p>À peine dix minutes après la publication de ce rapport, <a href="https://www.newswire.ca/fr/news-releases/requalification-du-site-de-l-ancien-hopital-royal-victoria-poursuite-du-projet-840153947.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la SQI</a> y répond et déclare en « prendre acte ». Même si « les conditions ne sont pas réunies pour donner suite à la proposition sous sa forme actuelle », la SQI maintient que le site du <em>Royal Vic</em> a du potentiel et que le rapport de la CDPQ permettra de « poursuivre ses démarches avec de nouvelles données ». De plus, les contraintes budgétaires ne touchent que le projet de résidence étudiante, pas celui du <a href="https://www.mcgill.ca/sustainability-park/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Parc du développement durable de McGill</a>. C’est ce que souligne aussi la porte-parole de l’Université : « Le pôle multidisciplinaire […] progresse comme prévu, avec une ouverture envisagée en 2029. » Elle explique que « McGill n’est pas impliquée dans la gestion du site au-delà du Parc du développement durable ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/un-rapport-de-la-cdpq-signale-la-fin-du-projet-quebecois-pour-lhopital-royal-vic/" data-wpel-link="internal">Un rapport de la CDPQ signale la fin du projet québécois pour l’Hôpital Royal Vic</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Élections de la MUS, de l’EUS, de l’AUS &#038; de la SUS</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/elections-de-la-mus-de-leus-de-laus-de-la-sus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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		<category><![CDATA[candidats]]></category>
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		<category><![CDATA[MUS]]></category>
		<category><![CDATA[sus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation des candidats et élus à la présidence quatre facultés de l'Université McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/elections-de-la-mus-de-leus-de-laus-de-la-sus/" data-wpel-link="internal">Élections de la MUS, de l’EUS, de l’AUS &amp; de la SUS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’Association étudiante de la Faculté de gestion (MUS) a tenu ses élections au cours de la semaine dernière. Le débat entre les candidats pour la direction de la AÉFG a lancé la campagne lundi 9 février dans le bâtiment Bronfman. Les urnes numériques se sont ouvertes à 19 heures et sont restées accessibles jusqu’au vendredi 13 février au soir. Ces élections ont été marquées par une participation encourageante. Avec 584 électeurs, le taux de participation a atteint 24,9 %, une augmentation considérable par rapport à 2025, où <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/252762/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">seuls 10,9 % des étudiants de premier cycle à la Faculté Desautels s’étaient prononcés</a>.</p>



<p><a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/280499/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Cinq postes ont été décidés par ce scrutin</a>. Demi Miron a récolté 57,4 % des voix pour devancer Mayeul Hardy au poste de sénateur. Dans une élection à trois candidats fortement contestée, Matthieu Sutton a été élu au poste de représentant auprès de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM). 36 % des votes lui ont suffi pour vaincre Paul Prendergast et Jensen Pizzi, tous deux ayant individuellement franchi la barre des 30 %. Candidate unique, <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/282115/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Alexis Hazell devient représentante U2</a>, tandis que <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/voting/guest/elections/282116/results" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Nathan Lussier a devancé David Blais au poste de représentant U3</a>. Enfin, Daniel Jennings est élu président suite à son succès électoral face à Steve Frantskevich, avec 67,8 % du scrutin en sa faveur. <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Jennings, nouveau président de la MUS.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1290" height="1935" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1.jpg" alt class="wp-image-60139" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1.jpg 1290w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Daniel-Jennings-MUS-1-600x900.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1290px) 100vw, 1290px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p><strong>Quelles sont tes priorités pour la MUS pendant ton mandat?</strong><br>« <em>J’en ai trois. La première, c’est d’encourager l’engagement des étudiants dans les évènements et activités de la MUS, en sensibilisant notamment les élèves U0 ou U1. Il existe souvent un manque d’engagement, pas parce qu’ils ne savent pas que quelque chose se passe, mais parce qu’ils ne le savent pas assez tôt. Pour cela, je compte m’appuyer sur les chaînes de communication de la MUS. Surtout, en centralisant ces chaînes pour fluidifier le partage d’information pour que les étudiants puissent plus facilement savoir ce que la MUS leur offre. La seconde, c’est de trouver des commanditaires pour les clubs de la MUS. Nous avons plein de supers clubs établis, mais les plus petits clubs ont du mal à se lancer. Avec notre grand portfolio de relations avec les entreprises, on peut faciliter cette mise en contact. La troisième priorité, c’est de continuer à travailler sur le renforcement des droits académiques des étudiants. En particulier, sensibiliser sur l’existence de la PASL, la politique sur l’évaluation de l’apprentissage. Plusieurs professeurs violent cette politique, et les élèves ne savent pas qu’ils peuvent soumettre une plainte, ou craignent une confrontation avec leur professeur. Je voudrais donc que la MUS se place comme un intermédiaire dans ce genre de situation. </em>(<em>tdlr</em>) »</p>



<p><strong>Le taux de participation à cette élection a plus que doublé celui de l’année dernière. Qu’est-ce que cela t’inspire?</strong><br>« <em>J’en suis très heureux. Ça me dit qu’il y a une volonté de changer les choses, et que les étudiants pensent que ce changement est possible. J’ai consulté les clubs et les étudiants pour savoir ce qui compte pour eux pour formuler ma politique. Voir ce taux de participation me dit qu’ils sont prêts à voir un changement autour de leurs demandes. La gouvernance étudiante a un impact sur leur vie quotidienne, il est donc important qu’ils exercent leur droit de vote. </em>»</p>



<p><strong>Pour ceux qui te connaissent moins, voire pas du tout, comment te décrirais-tu en dehors de la MUS?<br></strong>« <em>J’aime dire que je suis quelqu’un de calme et fiable, qui accorde une grande importance aux relations dans ma vie. J’essaye de m’entourer des bonnes personnes. Mais j’aime aussi être organisé, et pouvoir voir un progrès dans ce que j’entreprends. Bizarrement, c’est la question la plus compliquée de toutes! Donc voilà : calme et organisé, qui prend les choses importantes au sérieux. </em>»</p>



<p><strong>Qu’est-ce que tu penses apporter de neuf à la direction de l’AÉFG?<br></strong>« <em>Je pense que j’apporte surtout mes relations intrafacultaires. En travaillant avec l’AÉUM en tant que sénateur, j’ai pu découvrir le fonctionnement des autres facultés, ce qui me sert de source d’inspiration dans la direction de la MUS. </em>»</p>



<p class="has-drop-cap">L<a href="https://www.instagram.com/p/DUtFQC3kfM8/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">es élections pour l’Association des étudiants en génie de McGill (EUS)</a> ont débuté le vendredi 13 février. La période électorale durera jusqu’au jeudi 19 février, à l’issue de laquelle les nouveaux membres de l’association étudiante seront révélés au public. Ceux d’entre vous qui connaissent l’EUS reconnaîtront certains noms, comme celui de Hannah Lilles, qui quitte son poste de vice-présidente (VP) événements pour briguer le poste de VP interne, face à Sophie Smithson, qui occupe actuellement ce rôle. Au total, quatorze étudiants se présentent pour neuf postes. Certains scrutins peuvent s’avérer compétitifs, comme celui pour le poste de VP des services, qui compte trois candidats, mais d’autres en ont qu’un seul par poste. C’est notamment le cas du poste de président. Seul un « Non » majoritaire pourrait empêcher Emile Lalonde d’accéder à la présidence.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1865" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-2000x1865.jpeg" alt class="wp-image-60038" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-2000x1865.jpeg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-650x606.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-150x140.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-768x716.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-1536x1432.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/EUS-EmileLalonde-2048x1910.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p><em>Le Délit </em>est allé à sa rencontre. Étudiant de troisième année en génie mécanique, et actuel VP des finances, Emile s’investit depuis longtemps dans la vie étudiante de sa faculté, non seulement auprès de l’EUS, mais aussi au sein du conseil de première année des étudiants en génie mécanique, et de l’équipe de design de Formule 1 électrique.</p>



<p>Interrogé sur les raisons derrière sa candidature, Lalonde explique : « Je trouve que c’est vraiment magique. Le nombre de choses que l’on fait, les projets qu’on organise… c’est vraiment incroyable. » En tant que VP des finances, Lalonde connait bien des initiatives organisées par l’EUS, que ce soit le <a href="https://euswiki.mcgilleus.ca/frostbite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">magasin de crèmes glacées</a>, le <em><a href="https://www.openairpub.com/about" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Open Air Pub</a> </em>(OAP), ou encore <a href="https://www.mcgill.ca/engineering/students/undergraduate/iron-ring" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les anneaux de métal</a> reçus en fin de cursus. « On a environ 80 groupes différents », explique-t-il, « et je dois tous les connaître. Je pense que cette vue d’ensemble est une expérience importante pour un futur président ».</p>



<p>Lalonde poursuit en décrivant avec plus de détails les attentes pour le poste et ses ambitions. Il explique que le rôle de président n’est pas gravé dans le marbre, mais qu’il varie selon l’organisation globale du comité de l’EUS. Pour Lalonde, l’objectif n’est pas de révolutionner le poste. « Beaucoup de ma plateforme, c’est juste avoir une meilleure collaboration au sein de l’organisation », souligne-t-il. « Il y a beaucoup de malentendus qui pourraient être évités si l’on prenait juste une seconde pour réfléchir et se parler. Je veux faire en sorte que tout le monde travaille mieux ensemble. »</p>



<p>En dernier mot, Lalonde encourage le corps étudiant à venir profiter des services proposés par l’EUS, « surtout le magasin de crème glacée ! » annonce-t-il en riant. « Mais plus sérieusement », ajoute-t-il, « l’EUS est magique. Si vous êtes en génie et que vous avez une idée de projet, on peut vous aider : on a tellement de ressources! »</p>



<p class="has-drop-cap">L’Association étudiante de la Faculté des arts (AUS), qui représente la plus grande faculté mcgilloise en nombre d’étudiants, tiendra ses élections exécutives du 19 au 26 février. De nombreux postes sont à pourvoir, dont celui de vice-président aux finances, aux communications, ou encore aux relations sociales. Le poste de président de l’AUS est lui aussi en jeu, avec trois candidats : Bogdan Sava, Rishi Kalaga et Keith Baybayon. <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec chacun d’entre eux. Ils nous ont détaillé leurs ambitions et leurs projets s’ils sont élus.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="960" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/image0.jpeg" alt class="wp-image-60137" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/image0.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/image0-650x813.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/image0-150x188.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p><strong>Bogdan Sava</strong></p>



<p>Président de l’Association des étudiants en sciences politiques (PSSA) au cours de l’année 2025–2026, Sava veut « utiliser ce qu’il a appris » au cours de son mandat précédent pour « représenter la perspective des départements et comprendre les enjeux auxquels ils font face ». Il compte mettre en place des mécanismes de transparence s’il est élu et s’assurer que les communications entre l’AUS et les départements se font à l’avance. Durant notre entretien, il a souligné l’importance de tenir des « réunions plus régulières avec les présidents des associations départementales », au nombre de 32. Une façon, selon lui, de « prendre le pouls » de ces organismes, ce qui permettrait à l’AUS de mieux les représenter. Il souligne aussi l’importance de « construire des ponts avec la communauté francophone ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1517" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-1517x2000.jpeg" alt class="wp-image-60042" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-1517x2000.jpeg 1517w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-650x857.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-150x198.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-768x1013.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-1165x1536.jpeg 1165w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga-1553x2048.jpeg 1553w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Rishi-Kalaga.jpeg 1817w" sizes="auto, (max-width: 1517px) 100vw, 1517px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p><strong>Rishi Kalaga</strong></p>



<p>Directeur du conseil d’administration de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM), Kalaga se présente à la présidence de l’AUS pour « <em>innover et créer de nouveaux projets </em>». Il axe notamment son programme autour de l’idée d’aider les étudiants de la Faculté à accéder à des stages rémunérés grâce au <em>Arts Student Employment Fund</em>. « <em>Dans un monde où les humanités sont de moins en moins valorisées, je veux aider les étudiants avec la sécurité de l’emploi </em>», explique Kalaga. Il déclare également vouloir améliorer la vie étudiante de la Faculté. Il veut « <em>subventionner le Bar des Arts, proposer une gamme de boissons plus variée et s’associer au Bar Blues </em>». Il souhaite aussi retravailler le système de réservations de salles, car il est « <em>compliqué d’avoir une réservation à l’heure actuelle </em>».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="833" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/KeithBaybayon.jpg" alt class="wp-image-60039" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/KeithBaybayon.jpg 671w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/KeithBaybayon-650x807.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/KeithBaybayon-150x186.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 671px) 100vw, 671px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p><strong>Keith Baybayon</strong></p>



<p>Sénateur à l’AUS pendant l’année 2025–2026, Baybayon se présente pour « <em>assurer la stabilité de l’Association et pour apporter du changement progressif </em>». Son programme repose sur la responsabilité de l’exécutif de l’AUS envers les étudiants de la Faculté. « <em>La gouvernance forte protège les étudiants </em>». Il assure vouloir « <em>travailler en coordination avec les étudiants </em>». Ses priorités? L’apprentissage inclusif et efficace, et la politique sur l’évaluation de l’apprentissage (PASL) qu’il souhaite renforcer, puisqu’il « <em>accorde de nombreux droits aux étudiants en matière d’évaluation académique </em>». Il souhaite aussi créer la possibilité pour les étudiants de créer des clubs sous l’égide de l’AUS, ce qui est impossible pour le moment. Son message de fin : « <em>Je veux que n’importe quel étudiant puisse venir me voir sans crainte. </em>»</p>



<p class="has-drop-cap">Les élections exécutives de l’Association étudiante de la Faculté des sciences (AÉFS ou SUS) ont débuté le vendredi 13 février, et se poursuivront jusqu’au 23 février à 23 h 59. Les résultats seront dévoilés le 24 en journée ; le corps étudiant de la Faculté des sciences connaîtra alors son nouveau président, ses vice-présidents académique, externe, interne, aux finances, aux communications, à la durabilité, ainsi que son nouveau sénateur et ses représentants à l’AÉUM.</p>



<p>Pour le poste de président, il n’y a qu’un seul candidat en lice : Victor Dekarli, étudiant de deuxième année dans le programme de neurosciences. <em>Le Délit </em>a pu s’entretenir avec lui pour en apprendre plus sur son programme.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor.jpg" alt class="wp-image-60045" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor-650x434.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Viktor-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p>Dekarli est impliqué au sein de la SUS depuis sa première année à McGill, lors de laquelle il était vice-président académique du Conseil de première année (FUSS) et membre du comité sur la santé mentale. Au cours de sa deuxième année, il a continué d’être actif au sein de la SUS, occupant le poste de responsable du comité sur la santé mentale, ainsi que celui de coordinateur à l’inclusion et à la durabilité pour les <em>Science Games</em>, qu’il décrit comme un « <em>merveilleux événement interdépartemental qui renforce les liens et crée un esprit communautaire au sein du corps étudiant </em>». Depuis mai 2025, il est le vice-président interne de l’Association et organise les évènements annuels de la SUS, dont <em>frosh </em>et le bal de graduation. </p>



<p>Il explique que ce sont ses nombreuses implications au sein de la SUS qui l’ont poussé à se présenter pour la présidence de l’Association. « <em>À travers tous mes rôles, j’ai acquis une bonne compréhension du fonctionnement interne de la SUS et de l’opinion des étudiants à propos de l’Association </em>», explique-t-il. Il estime désormais disposer des compétences nécessaires pour « <em>mettre en œuvre des initiatives inclusives et efficaces </em>» pour la Faculté.</p>



<p>Il espère, advenant son élection, solidifier la communication, la transparence et la reddition de comptes au sein de l’Association, ainsi que de continuer à construire une bonne atmosphère pour les étudiants de premier cycle. Il souhaite par ailleurs instaurer un climat propice à la participation démocratique de tous les étudiants. « <em>J’aimerais encourager davantage de personnes à se présenter aux élections. Nous entrons dans une période où de nombreux membres de la SUS vont graduer, les nouveaux étudiants devraient s’impliquer autant que possible </em>», affirme-t-il. Il ajoute que « <em>la SUS est un excellent moyen de s’intégrer à la communauté mcgilloise. Les étudiants ont tendance à être obnubilés par leurs cours et leurs recherches ; c’est important aussi, mais s’impliquer dans l’Association est un excellent moyen de rencontrer des gens et de contribuer à créer une communauté au sein de l’espace universitaire scientifique </em>».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/elections-de-la-mus-de-leus-de-laus-de-la-sus/" data-wpel-link="internal">Élections de la MUS, de l’EUS, de l’AUS &amp; de la SUS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Manifestation anti-GardaWorld</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/manifestation-anti-gardaworld/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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		<category><![CDATA[subvention]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60057</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des étudiants réclament le départ de GardaWorld, contractée par l’ICE et McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/manifestation-anti-gardaworld/" data-wpel-link="internal">Manifestation anti-GardaWorld</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce vendredi 13 février, un groupe d’étudiants mcgillois s’est rassemblé devant le portail Roddick avant de partir pour la place Vertu. C’est là où s’est déroulée une manifestation contre la compagnie de sécurité privée GardaWorld. L’appel a été relayé sur les réseaux sociaux, sous le slogan « ICE tue, le Québec paie », et repris par <em><a href="https://www.instagram.com/p/DUlZPh9EVa-/?img_index=3" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Divest McGill</a></em> et <a href="https://www.instagram.com/p/DUn6TsFjn1K/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Québec solidaire.</a> </p>



<p><a href="https://www.garda.com/en-ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">GardaWorld</a> est une entreprise de sécurité privée canadienne basée à Montréal. Ses services comprennent la sécurité physique, la gestion de risque, et le transport de valeur. Récemment, GardaWorld s’est retrouvé au centre des controverses au sujet de son association avec l’ICE, la police de l’immigration aux États-Unis. En effet, la branche américaine de GardaWorld a <a href="https://www.youtube.com/shorts/uzqk-MFozys" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conclu une série de contrats</a> avec la Floride pour gérer le centre de détention Alligator Alcatraz – en procurant, entre autres, des gardes, des véhicules et des interprètes. <a href="https://www.amnesty.org/en/documents/AMR51/0511/2025/en/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Un rapport d’Amnistie Internationale</a> publié en décembre 2025 révèle que de nombreux actes « <em>cruels, inhumains et dégradants (tdlr)</em> » ont été commis à l’intérieur d’Alligator Alcatraz.</p>



<p><strong>Un lien avec McGill </strong></p>



<p>Ce qui est d’autant plus polémique aux yeux du corps étudiant de McGill, c’est la relation qu’entretient <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/d24-08_report_of_the_board_of_governors.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">depuis 2024</a> l’Université avec GardaWorld. En effet, McGill emploie le service de ses agents en tant que <a href="https://jobs.garda.com/search/?createNewAlert=false&amp;q=&amp;locationsearch=&amp;optionsFacetsDD_dept=" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">gardes de sécurité</a> sur le campus. « <em>La même compagnie qui va commettre des violations des droits humains patrouille dans notre campus</em> », déplore Hannah Marder-MacPherson, manifestante et étudiante en quatrième année à McGill. «<em>Cela nous implique directement en tant qu’étudiants mcgillois : c’est bien possible que ce soit notre argent qui paie GardaWorld, et donc, indirectement, qui aide l’ICE.</em> »</p>



<p>Avant le départ, tout le monde se rassemble autour de l’étendard « <em>Garda off campus!</em> » devant le portail Roddick. L’air est frais, mais les esprits se chauffent : des cris de ralliement dénonçant tour à tour GardaWorld, l’ICE, et McGill sont lancés. Le cortège d’étudiants-manifestants est long. Plusieurs personnes se joignent au mouvement lorsque le but de la marche leur est expliqué. C’est notamment le cas d’une femme d’âge moyen qui s’esclaffe quand on lui demande si elle vient de McGill. «<em> Non, non</em> », explique-t-elle, « J<em>e suis là un peu par hasard, mais je connais l’ICE. Je sais ce qu’ils font, alors je me suis joint à [la marche] </em>».</p>



<p><strong>Le rôle du Québec</strong></p>



<p>L’Université McGill n’est pas la seule institution avec des relations potentiellement problématiques avec GardaWorld. Le gouvernement du Québec aurait payé <a href="https://www.ccmm-csn.qc.ca/evenements/ice-tue-le-quebec-paie-manifestation-contre-gardaworld-et-contre-ice/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">300 millions de dollars</a> d’argent public à GardaWorld.</p>



<p>« C’est absolument inadmissible de continuer comme ça », affirme Haroun Bouazzi, député de Québec solidaire avec qui <em>Le Délit</em> a eu l’occasion de s’entretenir lors de la manifestation. « Il faut que les prêts du gouvernement soient conditionnels au respect du droit international! C’est vrai pour GardaWorld, et c’est vrai pour toutes les autres compagnies. » Selon lui, la justice a un grand rôle à jouer : « Ce n’est pas vrai qu’on a le droit d’être complice de crimes contre l’humanité, contre les droits de la personne. […] Tout ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis est incompatible avec le droit international dont le Canada est cosignataire. »</p>



<p>La manifestation s’est soldée par de nombreuses altercations avec les forces de l’ordre devant le siège social de GardaWorld, impliquant notamment du gaz lacrymogène. Plusieurs blessés légers sont à compter parmi les protestataires. </p>



<p>La notion de légalité, et de responsabilité, <a href="https://ici.radio-canada.ca/rdi/isabelle-richer/site/videos/10574392/un-fournisseur-quebecois-pour-ice-et-alligator-alcatraz" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">demeure toutefois floue</a>. Le Canada peut-il être tenu responsable des crimes commis par un acteur privé dans un autre pays? Même si les contrats obtenus par GardaWorld sont techniquement <a href="https://www.google.com/search?q=gardaworld+ice+legal+vs+ethique&amp;client=firefox-b-d&amp;hs=0JMp&amp;sa=X&amp;sca_esv=ebc9003c0e8ff0d8&amp;sxsrf=ANbL-n5f29yEnTtIIP0ffEUZDedPSIvxrg:1771197408692&amp;udm=7&amp;fbs=ADc_l-aN0CWEZBOHjofHoaMMDiKp0UJuhqwKhR0QUhF54-6jIX2xhuqmjuyJb8bmeAomNlEy2WjTgHAi4Qgcs7Ygd2poXjlUljDORJyPMhqjZK_cfGjMlK45iVt2-UQEHVl1cyB39QrJN65ERy9qC_ysEGB4fjmXDOX3YC95w4PQvcpqeP4pW6jIpcz6R0TpK7rO5yAAmW_nCVSDDj3qg3d0qVRfKdGqQw&amp;ved=2ahUKEwjj4_zC0NySAxVOLVkFHXaNFSMQtKgLegQIAhAK&amp;biw=637&amp;bih=558&amp;dpr=1.5#fpstate=ive&amp;vld=cid:922c65a1,vid:uzqk-MFozys,st:0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">légaux</a>, des questions se posent sur le respect de l’éthique et d’une volonté de s’inscrire dans le droit international.</p>



<p></p>
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		<title>Le drapeau arc-en-ciel retiré de Stonewall</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/le-drapeau-arc-en-ciel-retire-de-stonewall/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coin queer]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[2slgbtqia+]]></category>
		<category><![CDATA[administration trump]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[new york]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’instrumentalisation des symboles LGBTQ+ dans l’espace public américain.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le lundi 9 février, le grand drapeau arc-en-ciel qui marquait le monument national de Stonewall Inn à New York, a été retiré de son mât par l’administration Trump. Cela s’est déroulé dans une grande discrétion : un jour, le drapeau flottait au vent dans le parc, le lendemain, il n’y était plus. Le représentant des Services des parcs nationaux (NPS) affirme avoir agi conformément aux directives gouvernementales : selon un <a href="https://home.nps.gov/subjects/policy/upload/Flag_Guidance_Memorandum_1-21-2026.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mémorandum de politique générale</a> publié par le département de l’Intérieur en janvier 2026, il est interdit d’afficher des drapeaux autres que celui des États-Unis et celui du département de l’Intérieur. La communauté LGBTQ+ de New York n’est pas restée sans réagir. <a href="https://www.advocate.com/politics/advocacy/stonewall-flag-removal-protest#google_vignette" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">En moins de 24 heures</a>, plusieurs centaines de personnes se mobilisent et affluent pour protester dans le parc de Stonewall. Le retrait du drapeau arc-en-ciel du monument suscite un énorme mouvement de contestation, et <a href="https://www.nytimes.com/2026/02/12/nyregion/stonewall-flag-protest-nyc.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un le drapeau LGBTQ+ est de nouveau levé le 12 février.</a></p>



<p><strong>Le symbolisme de Stonewall</strong></p>



<p>En 1969, une <a href="https://amnistie.ca/sinformer/communiques/international/2019/etats-unis/cinquante-ans-apres-emeutes-stonewall-fierte" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">série d’émeutes</a> ont éclaté à la suite d’un raid mené par un groupe de policiers au Stonewall Inn – un bar queer de New York. Ce qui n’était à l’origine qu’une réaction spontanée de la part des clients du bar se transforme en un véritable mouvement de contestation nationale et donne naissance aux premières marches des fiertés. <em>« Stonewall est très important dans l’histoire queer (tdlr) »</em>, explique la Dre Alex Ketchum, membre du département d’Études sur le genre, la sexualité, le féminisme et la justice sociale à McGill<em>. « C’est un lieu lourd en symbolisme, donc un choix stratégique à cibler. »</em></p>



<p>Ce n’est pas non plus la première fois que Stonewall se retrouve dans le viseur de l’administration Trump. <a href="https://www.advocate.com/news/bisexual-rights-stonewall-national-monument" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plus tôt dans son mandat</a>, le président américain a effacé toute mention se rapportant aux communautés trans, puis quelques mois plus tard aux personnes bisexuelles. <em>« Il faut comprendre que, même avant l’intervention de Trump, le mémorial de Stonewall n’existait pas dans un vide politique »,</em> rappelle Dennis Ohm, doctorant en anthropologie à McGill. Il explique comment les droits et les conditions de vie des groupes les plus marginalisés de la communauté LGBTQ+ sont menacés depuis bien plus longtemps. Il poursuit en affirmant : <em>« Dans la politique LGBTQ+ – surtout dans une société libérale – on met beaucoup l’accent sur les symboles, sur les drapeaux ; mais qu’en est-il des réalités économiques, de l’accès aux soins pour ces communautés marginalisées? »</em></p>



<p><strong>Politiques d’effacement</strong></p>



<p>Cette réforme s’inscrit dans un contexte de répression politique de plus en plus inquiétant. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump n’a cessé d’invisibiliser les personnes, et les communautés, jugées « radicales » de l’espace public. <em>« Le moins ces communautés sont visibles, plus il est facile de les opprimer sans que cela devienne un sujet de débat public »,</em> explique Naomi Fleeger, étudiante américaine à McGill.</p>



<p>Quelques semaines après son arrivée au pouvoir, Trump commence déjà à effacer les communautés marginalisées de l’espace public. L’organisme PEN America, qui mesure la liberté de la presse, a compilé en fin d’année dernière une <a href="https://pen.org/banned-words-list/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">liste</a> toujours croissante de mots à retirer des plateformes web et documents officiels du gouvernement américain<em>. « J’ai beaucoup de collègues, des historiens queer qui ont écrit des articles pour ces sites, et leurs articles ont été modifiés sans les prévenir »</em>, raconte Dre Ketchum. <em>« C’est tellement grave, et ça se passe partout. Dans l’éducation, les milieux professionnels et même académiques »</em>, déplore-t-elle. <em>« C’est très décourageant, même s’il y a des efforts au sein de la communauté pour pallier ce problème. Plus le temps passe, et plus le processus de reconstruction sera difficile. »</em> Du Canada, tout cela peut paraître distant, mais il est important de noter la montée de la transphobie et de l’homophobie ici aussi. Dre Ketchum avertit contre l’ignorance délibérée : <em>« À une échelle plus locale, l’Université McGill a beaucoup coupé d’initiatives d’équité. Nous sommes attaqués par notre propre administration. Même si on ne retire pas de drapeau arc-en-ciel en ce moment, ce qui se passe aux États-Unis nous montre que ça pourrait toujours arriver. »</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/le-drapeau-arc-en-ciel-retire-de-stonewall/" data-wpel-link="internal">Le drapeau arc-en-ciel retiré de Stonewall</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>L’impact de l’islamophobie au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/limpact-de-lislamophobie-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[mosquéee]]></category>
		<category><![CDATA[québeec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill organise une conférence commémorative de l'attentat à la mosquée de Québec.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Jeudi 29 janvier, l’Université McGill a ouvert ses portes au public dans le cadre <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’une conférence commémorative</a> sur l’attentat à la mosquée de Québec. À cette même date, en 2017, alors que la prière du soir venait de prendre fin, <a href="https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/attentat-de-la-grande-mosquee-de-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un homme armé a ouvert le feu</a> sur le Centre culturel islamique de Québec. L’attentat a fait six morts, cinq blessés, et des familles dévastées. Neuf ans se sont écoulés depuis cette tragédie, et huit ans depuis la mise en place de la <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference-0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Semaine de sensibilisation musulmane</a> à McGill. À cette occasion, l’Université a invité la docteure Salam El-Majzoub, psychiatre pour enfants et adolescents à l’Hôpital général juif et professeure associée du département de psychiatrie de McGill, à donner une <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conférence</a> sur les effets de l’islamophobie sur la santé mentale des personnes musulmanes.</p>



<p><strong>L’islamophobie au Canada</strong></p>



<p>La cérémonie s’ouvre avec un mot du professeur Aimen Moussaddy. Après quelques vers chantés du Coran, il explique l’importance d’adresser collectivement l’islamophobie. Malgré les efforts de quelques personnes et organisations dédiées, l’islamophobie n’a cessé d’augmenter depuis l’attentat en 2017. Selon <a href="https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/lutte-contre-islamophobie-canada/rapport-annuel-2024-2025.html#a4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Statistique Canada</a>, qui a dressé un état de la situation en juillet 2024, les crimes haineux visant les personnes musulmanes signalés à la police ont augmenté de 94 % – une statistique qui ne prend pas en compte tous les crimes non reportés. Moussaddy rappelle plusieurs incidents de violence envers des membres innocents de la communauté musulmane, notamment à Ajax, en Ontario, où une femme a attaqué une jeune musulmane en <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2149887/femme-hijab-bibliotheque-accusation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mettant le feu à son hijab</a> alors qu’elle étudiait dans une bibliothèque.</p>



<p>L’islamophobie est en hausse partout au Canada, mais le Québec figure parmi les régions les plus touchées. Il s’agit de la province où la proportion de personnes exprimant une opinion défavorable à l’Islam est la plus élevée : <a href="https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/lutte-contre-islamophobie-canada/ressources/guide-combattre-islamophobie.html#a6" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de la moitié de la population, soit 52 %</a>, selon une étude réalisée en 2023, se situe dans cette catégorie.</p>



<p><strong>L’impact sur la santé mentale</strong></p>



<p>Au cours de sa présentation, Salam El-Majzoub explique les différentes manières dont ces préjudices affectent la santé mentale des jeunes, musulmans ou non. « <em>L’islamophobie</em>, souligne-t-elle, <em>n’affecte pas uniquement les individus musulmans, mais tous ceux qui sont perçus comme tels</em> (<em>tdlr</em>) ».Lesconséquences? Un désengagement social, un sentiment de malaise, de détresse psychologique, et de colère. Elle raconte comment le poids de ce traumatisme accumulé est lourd et met en garde contre le risque de tomber dans une victimisation et une pathologisation systématique des personnes touchées.</p>



<p>Si l’islamophobie a bel et bien un impact néfaste sur la santé mentale des individus, ces réactions demeurent normales dans un environnement toxique : « <em>Face à de tels enjeux systémiques, il faut établir des réponses systémiques</em> », affirme la Dre El-Majzoub. Elle insiste ensuite sur la nécessité de créer un environnement où les gens se sentent en sécurité pour s’exprimer sur les actes haineux dont ils sont victimes. Plus tard dans la soirée, c’est notamment sur ce point que Khadijatu-Dimalya Ibrahim, étudiante à McGill et cofondatrice de l’association des musulmans noirs (<em>Black Muslims Association</em>), rebondit : « <em>L’Université McGill devrait faciliter la reconnaissance des personnes victimes d’un crime haineux, sans les soumettre à des démarches bureaucratiques lourdes, afin de permettre la justification d’une absence à un cours ou à un examen, en tenant compte de l’impact émotionnel et psychologique d’un tel acte. </em>»</p>



<p>Pour conclure la rencontre, le professeur Moussaddy, déclare : « <em>Il faut encourager la haine : la haine envers la corruption, la haine envers la violence, envers les systèmes hégémoniques et injustes. </em>» D’après lui, l’islamophobie n’est qu’un symptôme d’une maladie plus vaste, et si l’on veut un jour en arriver à bout, il ne suffit pas de demander aux gens d’arrêter de détester les musulmans ; il faut s’attaquer à la cause première de cette colère et de cette haine : les inégalités.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/limpact-de-lislamophobie-au-quebec/" data-wpel-link="internal">L’impact de l’islamophobie au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le retour de la rougeole aux États-Unis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[rougeole]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conséquences du mouvement antivax.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Le retour de la rougeole aux États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 30 janvier 2026, le département de la santé publique de la Caroline du Sud a <a href="https://dph.sc.gov/news/friday-measles-update-dph-reports-58-new-measles-cases-upstate-bringing-outbreak-total-847" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclaré</a> 58 nouveaux cas de rougeole, portant le total à 847 en l’espace d’un mois. Parmi ces personnes, 761 sont mineures, dont 222 ont moins de cinq ans, et 760 ne sont pas vaccinées. La <a href="https://msss.gouv.qc.ca/professionnels/maladies-infectieuses/rougeole" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rougeole</a> est une maladie respiratoire grave, virale et extrêmement contagieuse qui se caractérise entre autres par de la fièvre, une forte toux et des éruptions cutanées. La Caroline du Sud n’est pas le seul État touché par cette épidémie : <a href="https://www.azdhs.gov/preparedness/epidemiology-disease-control/measles/index.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Arizona</a> et <a href="https://files.epi.utah.gov/Utah%20measles%20dashboard.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Utah</a> connaissent également une résurgence des cas de rougeole. Dans une entrevue avec <em>Le Délit </em>au sujet de ces récentes épidémies, Dre Nicole Basta, experte en épidémiologie des maladies infectieuses, rappelle « <em>l’importance d’atteindre et de maintenir une couverture vaccinale élevée </em>(<em>tdlr</em>) ».</p>



<p><strong>Une petite histoire</strong></p>



<p>La rougeole est presque entièrement évitable grâce à un vaccin. Une première version du vaccin contre la rougeole est développée en 1963 par Dr John Franklin Enders. Ce dernier est ensuite utilisé pour la fabrication du vaccin MMR (<em>measles, mumps, rubella</em>), puis rendu obligatoire aux États-Unis en 1980. Ce vaccin est considéré comme celui ayant sauvé le plus d’enfants d’une mort prématurée, et a réduit les cas de rougeole de <a href="https://ourworldindata.org/vaccination" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">99,9 %</a>. C’est notamment grâce à lui qu’en 2000, les États-Unis <a href="https://www.kff.org/other-health/measles-elimination-status-what-it-is-and-how-the-u-s-could-lose-it/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont obtenu le statut de pays</a> ayant éliminé la rougeole. Cela risque toutefois de ne pas durer : <a href="https://www.paho.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Organisation panaméricaine de la santé</a> a <a href="https://www.paho.org/en/news/16-1-2026-measles-elimination-status-united-states-and-mexico" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">invité</a> les États-Unis, le 13 avril 2026, à réexaminer leur statut. Ce ne sera pas le premier pays à perdre ce statut : ce fut le cas du <a href="https://sante-infobase.canada.ca/rougeole-rubeole/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada</a> en 2025, ou encore du <a href="https://www.who.int/europe/news-room/events/item/2025/09/15/default-calendar/14th-meeting-of-the-european-regional-verification-commission-for-measles-and-rubella-elimination-(rvc)" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Royaume-Uni</a> en 2026. Dre Basta souligne la gravité de la situation : « <em>Nous devons voir cette perte de statut dans des pays qui avaient obtenu un succès massif en matière de santé publique comme un sérieux signal d’alarme. </em>»</p>



<p><strong>Récapitulatif de la situation</strong></p>



<p>L’argument américain contre les vaccins ne date pas d’hier, mais depuis la crise du COVID-19, le mouvement antivaccination a pris beaucoup d’ampleur. D’après le chercheur <a href="https://www-sciencedirect-com.proxy3.library.mcgill.ca/science/article/pii/S0264410X25008540" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Gavin Yamey</a>, « <em>la nature universelle de la pandémie du COVID-19 a permis aux antivax d’atteindre un plus grand auditoire </em>». Au cours d’un échange avec <em>Le Délit, </em>Dr Shashika Bandara, chercheur post-doctoral et instructeur au département de santé publique de McGill, acquiesce. Il explique : « <em>les gens se sentaient personnellement et émotionnellement touchés par ces questions de santé publique, ce qui les a rendus plus susceptibles aux campagnes de désinformation. </em>»</p>



<p>On remarque dès cette période une recrudescence des cas de rougeole, avec <a href="https://www.cdc.gov/measles/data-research/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1274 cas en 2019</a>. Cela coïncide avec la première présidence de Trump. Bien que ce nombre diminue significativement l’année suivante (13 cas en 2020), le retour de Trump à la Maison-Blanche marque un nouveau virage dans les attitudes vis-à-vis des vaccins – notamment celui de la rougeole. Si, en 2024 on compte seulement 285 cas, plus de 2267 personnes attrapent la rougeole en 2025, et l’année 2026 ne s’annonce pas plus encourageante à cet égard.</p>



<p>Interrogé sur la question, Dr Bandara insiste sur l’importance de ne pas attribuer toute la responsabilité au président américain. « <em>Trump est important, </em>concède-t-il, <em>mais il ne faut pas oublier la machine politique derrière lui. Ce sont les hommes comme Robert Kennedy Jr. qui implémentent ces réformes </em>». Il souligne l’existence du <em><a href="https://project2025summary.org/kb/hhs/?keywords=vaccine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Project 2025</a></em>, un manifeste conservateur de 900 pages élaboré avant la réélection de Trump. Le rapport recommande un grand nombre de réformes, dont une restructuration du système de vaccination. Aujourd’hui, ces ambitions se sont concrétisées avec la nomination de Kennedy Jr. – un fervent opposant à la vaccination – à la tête du département de la Santé et des Services sociaux.</p>



<p>Dr Bandara met également en garde contre le risque de tomber systématiquement dans une attitude condescendante à l’égard des antivax. Face aux campagnes de désinformation et aux infox sur les réseaux sociaux, « <em>tout est réuni pour semer le doute </em>», et il peut être difficile de savoir quoi et qui croire. En outre, « <em>de nombreuses communautés souvent marginalisées, comme les personnes de couleur aux États-Unis ou les autochtones au Canada, ont été victimes d’expériences immorales aux mains du système de santé </em>», explique-t-il, « <em>ils ont de bonnes raisons d’en être méfiants </em>».</p>



<p>Maintenant que cette dynamique est enclenchée, il peut être difficile d’en entrevoir l’issue, d’autant plus que la pression ne fait que grandir avec la résurgence de maladies évitables comme la rougeole. Pour inverser la tendance, Dr Bandara souligne l’importance d’un « <em>effort de communication continu, appuyé par des mesures politiques </em>». Il estime qu’aucun changement durable ne peut être engagé si ces deux aspects ne sont pas mis en œuvre conjointement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Le retour de la rougeole aux États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Les revirements de Trump concernant le Groenland</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/les-revirements-de-trump-concernant-le-groenland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59774</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Davos, la question du Groenland toujours plus incertaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/les-revirements-de-trump-concernant-le-groenland/" data-wpel-link="internal">Les revirements de Trump concernant le Groenland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis 2019, il n’est pas rare d’entendre Donald Trump réaffirmer tous les quelques mois son souhait d’acquérir le Groenland. Ses remarques n’ont, par le passé, pas toujours été prises au sérieux, d’autant plus que le président américain a l’habitude des remarques provocatrices. Ces dernières semaines ont cependant marqué une accélération inquiétante des ambitions américaines vis-à-vis du Groenland. Le 3 janvier 2026, au lendemain de l’intervention américaine au Venezuela, Katie Miller, ancienne conseillère politique MAGA et épouse du chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche Stephen Miller, <a href="https://x.com/KatieMiller/status/2007541679293944266" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">publie sur X</a> une image du Groenland aux couleurs des États-Unis avec pour seule légende « <em>BIENTÔT </em>» (<em>tdlr</em>).</p>



<p>Au cours des semaines suivantes, la rhétorique de Trump adopte un ton de plus en plus agressif : il promet d’acquérir le Groenland « <em><a href="https://www.tvanouvelles.ca/2026/01/12/trump-promet-encore-de-semparer-du-groenland-dune-maniere-ou-dune-autre?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’une manière ou d’une autre</a> </em>» et refuse de se prononcer sur la possibilité de s’emparer de l’île par la force. Tout cela rend son revirement soudain au forum de Davos surprenant. Donald Trump assure dans <a href="https://abcnews.go.com/Politics/trump-nation-secure-greenland-us-davos-speech/story?id=129417816" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">son discours le 21 janvier</a> ne pas envisager d’intervention militaire pour s’emparer du Groenland : « <em>Nous n’obtiendrons probablement rien sans user de la force, auquel cas nous sommes franchement inarrêtables, mais nous n’allons pas le faire. </em>» Il annonce aussi ne <a href="https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/donald-trump-fait-marche-arriere-sur-les-menaces-douanieres-suite-a-un-futur-accord-sur-le-groenland/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pas imposer de droits de douane supplémentaires</a> aux pays européens qu’il avait ciblés précédemment.</p>



<p><strong>Pourquoi le Groenland?</strong></p>



<p>L’intérêt de Trump pour le Groenland provient, selon lui, principalement d’un enjeu de sécurité nationale. Selon lui, « <em>les États-Unis sont les seuls capables de protéger</em> <em>cette immense étendue de glac</em>e ». Personne d’autre – le Danemark compris – n’a les capacités militaires nécessaires pour protéger le Groenland des menaces russes et chinoises. La communauté internationale est moins convaincue. En vue de cet article, <em>Le Délit </em>a interrogé Maria Popova, professeure au département de sciences politiques à l’Université McGill. Celle-ci balaye les excuses du président américain et affirme que « <em>ce ne sont que des prétextes pour justifier le comportement agressif des États-Unis. Les arguments de Trump ne sont pas crédibles </em>». Elle souligne que le rapport de <a href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">stratégie de défense nationale des États-Unis</a>, publié par l’administration Trump en novembre 2025, ne fait aucune mention du Groenland. La problématique sécuritaire est plutôt un enjeu récent et instrumentalisé pour satisfaire les intérêts du président.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>J’ai appris à ne plus être surprise par ce que dit Trump. La seule chose à laquelle</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>on peut s’attendre, c’est l’inattendu </em>» </p>



<p class="has-text-align-center"><sup>Rowan Hargreaves, étudiante américaine à McGill</sup></p>
</blockquote>



<p>Certains experts estiment que la menace de Trump pourrait s’inscrire dans la continuité stratégique de ses <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/frappes-au-venezuela-entre-fermete-et-confusion/" data-wpel-link="internal">frappes sur le Venezuela</a>. Lors de l’intervention militaire du 3 janvier 2026, les forces américaines ont capturé le président Nicolás Maduro. Trump a, ce jour-là, clairement indiqué que les États-Unis entendaient <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jan/09/trump-oil-company-executives-meeting-venezuela" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">tirer parti des ressources pétrolières du pays</a>. Pour sa part, le Groenland possède de nombreuses <a href="https://www.journaldemontreal.com/2026/01/12/infographie--pourquoi-trump-veut-il-le-groenland" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ressources naturelles</a>, telles que des terres rares.</p>



<p><strong>Réactions</strong></p>



<p>Face aux menaces américaines, les États européens ont affiché un soutien clair au Danemark. Copenhague <a href="https://www.journaldequebec.com/2026/01/23/les-militaires-danois-prets-au-combat-au-groenland" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a engagé un réarmement du Groenland</a> afin de réduire sa dépendance envers les États-Unis, désormais perçus comme une source d’incertitude stratégique. <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221130/danemark-groenland-mission-militaire-europeenne" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Parallèlement</a>, la France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejointes par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont envoyé du personnel dans le cadre d’un exercice militaire, <em>Arctic Endurance</em>.</p>



<p><a href="https://youtu.be/HsVKgEN4leg?si=EGO1N6WkpJESkE2H" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Cette initiative divise les analystes.</a> Pour certains, il s’agit surtout d’un geste symbolique : un coup de <em>bluff </em>au déploiement trop limité pour avoir un réel impact opérationnel. D’autres y voient, au contraire, une décision stratégique. Selon Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste du Groenland à l’Université du Québec à Trois-Rivières, cette présence signale une préparation du théâtre d’opérations dans l’éventualité d’une intervention militaire américaine. Même modeste, le déploiement servirait ainsi la planification, la coordination entre alliés et la signalisation stratégique.</p>



<p>Du côté groenlandais, la réaction populaire est marquée par un refus explicite de toute logique néocoloniale. On observe notamment une <a href="https://www.nytimes.com/2026/01/20/us/make-america-go-away-hats-greenland-trump.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">popularisation satirique du slogan trumpiste MAGA</a>, détourné en « <em>Make America Go Away </em>» (« Que l’Amérique s’en aille »). Cette séquence <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2026/01/24/face-a-donald-trump-danemark-et-groenland-se-serrent-les-coudes-malgre-un-passe-complexe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a renforcé une solidarité entre Groenlandais et Danois</a> face aux États-Unis, malgré une relation historiquement tendue.</p>



<p>Certains citoyens américains se sentent résignés par le comportement imprévisible de leur président. Une étudiante américaine de McGill, Rowan Hargreaves, résume cet état d’esprit : « <em>J’ai appris à ne plus être surprise par ce que dit Trump. La seule chose à laquelle on</em> <em>peut s’attendre, c’est l’inattendu. Prévoir l’imprévisible. </em>» Cette posture reflète un fatalisme politique désormais bien installé, où l’imprévisibilité présidentielle est devenue la norme.</p>



<p><strong>Implications pour l’ordre international</strong></p>



<p>Maria Popova précise que ce n’est pas le premier exemple d’intervention et d’occupation américaine ; elle mentionne, par exemple, l’invasion de l’Irak en 2003. Pourtant, aucune de ces instances n’impliquait une annexion totale à long terme. Néanmoins, selon Popova, le comportement de Trump ne constitue pas une rupture totalement inédite avec le système international en place depuis la guerre froide. C’est pour elle l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, puis l’invasion de l’Ukraine en 2022, qui ont fait s’effondrer l’ordre international contemporain. Ce sont de fait ces événements qui ont érodé les normes fondamentales de souveraineté et d’intégrité territoriale, et frayé le chemin pour les États-Unis. « <em>Ce n’est pas Trump qui a établi le précédent ; la Russie l’a déjà fait en 2014 </em>».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Que se passe-t-il lorsque l’État censé garantir la sécurité de ses alliés devient lui-même source de menace? »</p>
</blockquote>



<p>Ce qui rend la situation actuelle particulièrement préoccupante, selon elle, est le fait que ce type de logique émane désormais des États-Unis. Les implications sont nombreuses, notamment à propos de l’OTAN. La question se pose alors : que se passe-t-il lorsque l’état censé garantir la sécurité de ses alliés devient lui-même source de menace? Pour Popova, « <em>l’OTAN est essentiellement terminée </em>». Elle explique que l’organisation repose sur un principe de promesse, plus précisément de promesse de protection mutuelle. Même si rien n’est officiel, il ne peut plus y avoir de confiance entre les membres de l’OTAN et les États-Unis.</p>



<p>Bien que la menace des États-Unis plane toujours au-dessus du Groenland, la professeure Popova souligne un point important : il ne faut pas oublier les étapes concrètes nécessaires pour annexer une région. « <em>En Crimée, </em>rappelle-t-elle, <em>les Russes ont envoyé des forces armées, ils ont pris d’assaut le Parlement et tenu des élections sous la menace des armes. Est-ce que les États-Unis sont prêts à faire ça? Je n’en suis pas si sûre…</em> » La situation au Groenland n’est pas encore conclue, et il est difficile de prévoir les prochaines actions de Donald Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/les-revirements-de-trump-concernant-le-groenland/" data-wpel-link="internal">Les revirements de Trump concernant le Groenland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Déchiffrer le budget 2026 de Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/dechiffrer-le-budget-2026-de-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[Soraya Martinez Ferrada]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59615</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un aperçu des changements prévus pour l’année à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/dechiffrer-le-budget-2026-de-montreal/" data-wpel-link="internal">Déchiffrer le budget 2026 de Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lundi 12 janvier 2026, Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal, a dévoilé <a href="https://montreal.ca/articles/budget-2026-et-pdi-2026-2035-de-montreal-105882" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">son budget de 7,67 milliards de dollars pour l’année 2026</a>. Cela marque <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2220006/montreal-budget-taxes-martinez-ferrada-2026#:~:text=Le%20budget%20de%20la%20Ville%20de%20Montr%C3%A9al,du%20widget%20.%20Passer%20le%20widget%20" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une hausse</a> de 390 millions <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2220006/montreal-budget-taxes-martinez-ferrada-2026#:~:text=Le%20budget%20de%20la%20Ville%20de%20Montr%C3%A9al,du%20widget%20.%20Passer%20le%20widget%20" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par rapport à 2025</a>, qui s’explique par un bond dans le service de la dette – auquel est alloué 16,6 % du budget, soit plus de 87 millions – et l’accélération des rénovations des habitations à loyer modéré (HLM). Ce dernier changement s’inscrit dans un projet plus vaste : le combat contre l’itinérance. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gF4cRo9CFzM" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dans un discours</a> s’adressant à la population de Montréal, Martinez Ferrada affirme tripler le budget, de 10 à 30 millions, pour financer directement les organisations sociales qui luttent contre le problème des sans-abris. « <em>Un budget, c’est une question de choix</em>, explique-t-elle, <em>et notre premier choix, notre plus grosse priorité, c’est de lutter contre l’itinérance</em> (<em>tdlr</em>) ». </p>



<p>Elle ajoute que le meilleur moyen de combattre ce problème est de commencer avant qu’il n’en devienne un, et donc de créer davantage de résidences abordables pour les personnes en situation de précarité. </p>



<p>En outre, <a href="https://montreal.ca/articles/budget-2026-et-pdi-2026-2035-de-montreal-105882" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les taxes résidentielles augmenteront</a> de 3,8 %, tandis que le secteur non résidentiel connaîtra une hausse de 3,4 %. La mairesse justifie cette augmentation par l’inflation, tout en soulignant les hausses similaires mises en œuvre dans les villes de Laval et de Longueuil. </p>



<p>Le budget suscite particulièrement <a href="https://montrealgazette.com/news/local_politics/montreal-budget-city-bike-paths" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des critiques en raison des coupes et du report du déploiement de BIXI</a>. La mairesse invoque la nécessité de rééquilibrer les finances municipales et l’importance de ramener le ratio d’endettement à zéro. L’opposition, notamment Projet Montréal et la conseillère Ericka Alneus, déplore les conséquences concrètes de ces décisions sur la mobilité urbaine. Le budget prévoit ainsi 5,5 millions de dollars pour BIXI en 2026, contre 10,9 millions l’année précédente, ce qui signifie que plusieurs quartiers de l’est de la ville, qui attendaient l’arrivée du service, n’en bénéficieront pas à court terme. Cette décision risque notamment d’impacter les étudiants, pour qui BIXI est un moyen de transport quotidien, souvent indispensable. Sur la question des transports, certains s’inquiètent du nombre de fonds consacrés à la Société de transport de Montréal (STM). <a href="https://trajectoire.quebec/communique/budget-2026-societe-transport-montreal-stm-quelles-seront-prochaines-stations-metro-qui" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Trajectoire Québec</a> rappelle l’incident de l’automne 2024, lorsque plusieurs stations sur la ligne bleue ont dû fermer d’urgence. L’organisme se demande ainsi : « quelles seront les prochaines stations de métro qui devront être fermées […] faute de financement. »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/dechiffrer-le-budget-2026-de-montreal/" data-wpel-link="internal">Déchiffrer le budget 2026 de Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Attentat de la plage de Bondi</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/attentat-de-la-plage-bondi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[plage Bondi]]></category>
		<category><![CDATA[Sajid et Naveed Akram]]></category>
		<category><![CDATA[Sydney]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59553</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 14 décembre 2025, 18h47, à quelques pas de la plage de Bondi à Sydney, l’Australie est frappée par l’attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire. Un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, ont ouvert le feu sur un rassemblement d’une centaine de personnes à l’occasion de la fête juive de Hanoukka.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/attentat-de-la-plage-bondi/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Attentat de la plage de Bondi</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/attentat-de-la-plage-bondi/" data-wpel-link="internal">Attentat de la plage de Bondi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 14 décembre 2025, 18h47, à quelques pas de la plage de Bondi à Sydney, l’Australie est frappée par l’attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire. Un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, ont ouvert le feu sur un rassemblement d’une centaine de personnes à l’occasion de la fête juive de Hanoukka. L’attaque a duré près de dix minutes et a fait <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/16/attentat-en-australie-qui-sont-les-victimes-identifiees-apres-l-attaque-sur-la-plage-de-bondi_6657691_3211.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">15 morts et plus de 40 blessés</a>. Le père, Sajid Akram, 50 ans, est abattu sur place ; quant à Naveed, il est arrêté et devrait comparaître devant la justice d’ici avril pour meurtre et acte terroriste. Une enquête sur les motifs derrière l’attaque est actuellement en cours. <a href="https://www.bbc.com/news/articles/ce8q8l08j2vo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les autorités australiennes</a> affirment que les auteurs n’auraient reçu ni formation ni parrainage officiel, bien que Naveed ait des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=u30uzXYBBt4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">connexions avec une organisation pro-État islamique</a>. </p>



<p>Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a dénoncé cet acte « <em>de pure malveillance</em> ». Il a affirmé, lors d’une <a href="https://www.pm.gov.au/media/press-conference-parliament-house-canberra-42" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conférence de presse</a>, sa volonté de tout faire pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise, en commençant par un <a href="https://www.lapresse.ca/international/asie-et-oceanie/2025-12-18/fusillade-de-sydney/l-australie-va-racheter-des-armes-en-circulation.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">durcissement des lois sur les armes à feu</a>. Le chef d’État israélien, Benyamin Netanyahou, s’est aussi exprimé, accusant Albanese de <a href="https://www.theguardian.com/australia-news/2025/dec/15/australian-pm-rejects-netanyahu-linking-palestine-recognition-bondi-beach-attack" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">n’avoir rien fait pour empêcher la montée</a> de l’antisémitisme dans son pays, et d’avoir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SlHtYCXPtl0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">encouragé l’attaque</a> par sa reconnaissance de la Palestine en juin dernier. Anthony Albanese <a href="https://www.nationaltribune.com.au/australian-prime-minister-television-interview-abc-730-7" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rejette ces accusations et réaffirme</a> : « <em>Ceci est un moment d’unité nationale où nous devons nous rassembler</em> ». Il ajoute que «<em> les Australiens soutiennent massivement la communauté juive en cette période difficile</em> ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/attentat-de-la-plage-bondi/" data-wpel-link="internal">Attentat de la plage de Bondi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59562</guid>

					<description><![CDATA[<p>La liberté de la presse au Canada et dans le monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/" data-wpel-link="internal">La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au cimetière des reporters de guerre à Bayeux, en France, de grandes pierres tombales portent les noms des journalistes morts au fil des années. Devant la stèle dédiée à 2025, un petit pot aux fleurs blanches fanées rappelle silencieusement le prix payé cette année-là. Avec 2025 derrière nous, il est désormais possible de dresser le bilan de la liberté de la presse dans le monde, qui depuis quelques années continue de chuter. Les journalistes sont les premiers à en payer le prix : <a href="https://rsf.org/fr/une-ann%C3%A9e-2025-meurtri%C3%A8re-pour-les-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9-m%C3%A8ne-la-haine-des-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">67 ont été tués cette année</a>, dont 79 % ont été délibérément ciblés dans des contextes de guerre ou de crime organisé. De plus, 503 journalistes sont encore détenus et 20 demeurent en otage. Tout cela est symptomatique d’un problème plus large : <a href="https://www.democracywithoutborders.org/37744/democracy-worldwide-faces-its-ninth-year-of-net-decline-idea-report/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’érosion des démocraties</a>, la baisse de la confiance généralisée envers les médias d’information et l’affaiblissement des institutions internationales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le Canada a chuté de sept places en 2025, passant de la 14<em>e </em>à la 21<em>e </em>position mondiale en matière de liberté de la presse »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une vision internationale</strong></p>



<p>À l’échelle mondiale, <a href="https://www.unesco.org/fr/articles/journalistes-tues-en-2024-un-lourd-bilan-dans-les-zones-de-conflit-pour-la-deuxieme-annee" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le nombre de journalistes morts est généralement en baisse</a> : 88 en 2022, 64 en 2023 et 68 en 2024. <a href="https://www.unesco.org/fr/articles/journalistes-tues-en-2024-un-lourd-bilan-dans-les-zones-de-conflit-pour-la-deuxieme-annee" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Selon l’UNESCO</a>, cette baisse s’explique notamment par une diminution des violences dans les pays hors zones de conflit, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le nombre de victimes de conflits, quant à lui, est <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2024/12/Bilan%20RSF%202024%20FR.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en hausse</a>. Reporter Sans Frontières (RSF) affirme que <a href="https://rsf.org/en/rsf-and-avaaz-launch-international-media-operation-rate-journalists-are-being-killed-gaza-israeli" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’État d’Israël est le plus dangereux pour les journalistes</a>, responsable à lui seul de la mort de près de 220 professionnels de la presse depuis octobre 2023.</p>



<p>Depuis le début de la guerre, de grands efforts ont été déployés par les autorités israéliennes pour contrôler les informations sortant de Gaza, notamment en <a href="https://larevuedesmedias.ina.fr/gaza-israel-hamas-guerre-journalistes-presse-interdiction" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">empêchant tout journaliste étranger d’entrer sur le territoire. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou</a> cite des raisons de sécurité, expliquant que Gaza est une zone de guerre extrêmement dangereuse.</p>



<p>D’après RSF, <a href="https://rsf.org/fr/une-ann%C3%A9e-2025-meurtri%C3%A8re-pour-les-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9-m%C3%A8ne-la-haine-des-journalistes-voil%C3%A0-o%C3%B9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près de la moitié des journalistes tués en 2025 (43 %) ont été abattus par l’armée israélienne</a>. La présidente de l’organisation, Anne Bocandé, voit ce phénomène comme le reflet d’une haine grandissante à l’encontre des journalistes, et condamne l’impunité persistante qui entoure de tels actes. Lors d’une entrevue avec <em>Le Délit</em>, Marcello Di Cintio, auteur et journaliste canadien, se livre à ce sujet. Pour lui, l’absence de sanction envers Israël risque d’inspirer d’autres acteurs partout dans le monde : « <em>Je pense qu’on va entrer dans une période sombre. Un précédent terrible vient</em> <em>d’être établi </em>(<em>tdlr</em>). » Le chef d’État israélien, quant à lui, <a href="https://www.youtube.com/watch?app=desktop&amp;v=HF16N3TtIyw" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">nie</a> avoir ciblé des reporters et dénonce les actions du Hamas qui serait, selon lui, ceux qui « <em>exécutent des journalistes </em>».</p>



<p><strong>Au Canada</strong></p>



<p>Le <a href="https://rsf.org/fr/classement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">classement annuel de RSF</a> révèle que le Canada a chuté de sept places en 2025, passant de la 14<em>e </em>à la 21<em>e </em>position mondiale en matière de liberté de la presse.</p>



<p>Parmi les facteurs évoqués par RSF, le plus important consiste en la couverture médiatique des droits des peuples autochtones, qui reste problématique dans les médias canadiens. RSF note que même si le cadre légal et institutionnel du Canada protège formellement la liberté d’expression, des progrès restent nécessaires pour que l’information reflète de manière adéquate et respectueuse les enjeux autochtones.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Moins de journalistes indépendants, moins de journalistes en général, moins de liberté de presse »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>Rafael Miró, journaliste à <em>La Presse</em></sup></p>
</blockquote>



<p>Marcello Di Cintio alerte sur le phénomène de surcharge informationnelle, qui complique la capacité du public à distinguer le vrai du faux. Les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle facilitent la propagation d’un nombre incalculable de sources qui disent tout et son contraire. Ce phénomène est illustré par la crise du COVID où les vaccins étaient tour à tour loués et dénigrés. Dans ce contexte, les individus ne construisent plus leurs connaissances à partir des faits objectifs, mais cherchent les informations auxquelles ils veulent croire. « <em>On en est à un point où l’on suppose que ce qu’on n’aime pas est un mensonge </em>», déplore-t-il.</p>



<p>Rafael Miró, journaliste à <em>La Presse </em>et ancien du <em>Délit </em>souligne le faible nombre de médias indépendants au Canada. « Moins de journalistes indépendants, moins de journalistes en général, moins de liberté de presse », résume-t-il. Il explique que de nombreux médias reçoivent des dons de grandes entreprises, ce qui soulève des questions quant à leur impartialité : « De grosses entreprises comme Desjardins ou Air Transat font des dons importants aux médias québécois privés, de l’ordre parfois de dizaines de milliers de dollars. Ces mêmes médias pourraient donc hésiter à lancer une enquête sur une entreprise donatrice et risquer de perdre ce financement. » Cette dépendance financière limite la capacité des médias à couvrir certains sujets sensibles, notamment ceux susceptibles de nuire aux intérêts de leurs bailleurs de fonds. Par ailleurs, il souligne que certaines personnes exploitent la notion de liberté de la presse pour servir leurs intérêts personnels, en insistant sur leur légitimité. Ces individus veulent utiliser la presse comme plateforme pour exprimer leurs opinions extrêmes et biaisées. À ce sujet, il insiste : « Il y a une grosse différence entre la liberté d’expression et la liberté de s’exprimer dans un média. » La liberté d’expression est un droit fondamental, mais il ne faut pas la confondre avec un droit d’accès aux médias. Eux sont régis par des règles plus strictes, par des choix éditoriaux et par des exigences de véracité de l’information et de neutralité. Cette confusion nuit à la qualité de l’information et à la crédibilité du journalisme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>Nous, on se fait réduire au silence, eux, ils se font tuer »</em></p>



<p class="has-text-align-center"><sup>Marcello Di Cintio, journaliste</sup></p>
</blockquote>



<p>Enfin, l’autocensure reste un enjeu majeur dans les médias canadiens, comme l’affirme Jeremy Appel, journaliste canadien. Ce dernier explique qu’« <em>il y en a beaucoup dans les médias canadiens, en particulier dans les rédactions grand public </em>». L’autocensure, selon lui, s’installe peu à peu sous la pression des rédacteurs en chef, eux-mêmes influencés par « <em>les intérêts des annonceurs, l’idéologie et les préférences de leurs supérieurs </em>». De son côté, Marcello Di Cintio souligne que cette restriction auto-imposée se manifeste aussi à travers un usage trop souvent neutre, voire distant, du langage dans les médias, notamment dans le traitement du conflit israélo-palestinien. Il dénonce l’emploi systématique de la voix passive dans les titres, qui gomme les responsabilités. Cette forme de langue neutre contribue à brouiller la compréhension et à limiter la portée critique des reportages.</p>



<p>Lors de notre entretien, Marcello Di Cintio remet les choses en perspective : « <em>Nous, on se fait réduire au silence, eux, ils se font tuer. </em>» Au cimetière des reporters de guerre, les pierres tombales témoignent du prix humain payé par les journalistes dans l’exercice de leur métier, rappelant l’importance de l’effort constant pour préserver la liberté de la presse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/la-liberte-de-la-presse-bilan-de-lannee-2025/" data-wpel-link="internal">La liberté de la presse : bilan de l’année 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Cuisiner sa mémoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/cuisiner-sa-memoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59453</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la nourriture permet de raconter ses origines.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant de rentrer chez soi après avoir passé beaucoup de temps à l’étranger, ou simplement loin de sa famille, on ressent souvent un sentiment de manque. Cette nostalgie du familier, du quotidien, se manifeste différemment pour chacun d’entre nous. Les plats réconfortants de notre enfance deviennent alors un moyen immédiat de retrouver un peu de ce foyer qui nous manque. En plus de remplir les estomacs, la nourriture agit comme un lien vivant entre nous, notre histoire familiale et la culture de laquelle elle a émergé. Elle nous permet de maintenir, de partager et de réactiver des récits – ceux de nos familles, de nos régions, de nos pays.</p>



<p>La cuisine n’apparaît jamais dans le vide : elle prend forme dans un contexte historique, géographique et social. Les plats que nous connaissons aujourd’hui sont le résultat d’événements, parfois très anciens, qui ont façonné les habitudes alimentaires d’une région ou d’un pays entier.<a href="https://l-express.ca/la-cuisine-canadienne-un-langage-en-perpetuelle-evolution/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> La cuisine canadienne</a> illustre parfaitement la manière dont l’histoire nationale modifie et enrichit les pratiques culinaires. L’influence des colons français et britanniques, des immigrants chinois dès le 19e siècle, des Italiens après 1940, ou encore des Vietnamiens dans les années 1970 a donné naissance à une mosaïque culinaire unique. On trouve, par exemple, des pierogis en Alberta, en Saskatchewan et en Ontario, introduits par les communautés d’Europe de l’Est. Chaque vague migratoire apporte ses techniques et ses saveurs, mais ces traditions se transforment toujours au contact des ingrédients locaux. Sous l’influence des colons britanniques, les colons français se sont, par exemple, mis à manger des pommes de terre, auparavant réservées aux animaux. Ce changement est entièrement lié au contexte colonial et donnera naissance, des générations plus tard, au célèbre pâté chinois.</p>



<p>Mais au-delà des grandes forces historiques, la cuisine s’inscrit aussi dans des récits beaucoup plus intimes : ceux de la famille. Préparer un plat, c’est souvent renouer avec les gestes des générations précédentes, se rappeler un parent, une voix, une odeur dans la maison. C’est examiner son héritage à travers des traditions culinaires que l’on perpétue, consciemment ou non. Dans son livre <a href="https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/crying-in-h-mart" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Crying in H Mart</em></a>, Michelle Zauner raconte comment la nourriture devient un moyen de préserver son héritage coréen après la mort de sa mère. Elle écrit : «<em> Vous me trouverez en train de pleurer devant les réfrigérateurs à banchan, me rappelant le goût des œufs à la sauce soja de ma mère et sa soupe froide de radis. </em>[…]<em> Sanglotant près des produits secs, me demandant : “Suis-je encore vraiment coréenne si je n’ai personne à qui téléphoner pour demander quelle marque d’algues nous achetions?”</em>(<em>tdlr</em>) »&nbsp;</p>



<p>Raconter les histoires de nos plats, partager des anecdotes culinaires, transmettre des recettes, c’est partager un morceau de soi, de son entourage, de son passé. La tradition culinaire devient un fil qui ne rompt pas, une manière de rester connecté à ce que nous sommes et à ceux qui nous ont précédés.</p>
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		<item>
		<title>Quand chaque bouchée est risquée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/quand-chaque-bouchee-est-risquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Additifs]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mieux comprendre les dangers cachés dans notre alimentation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/quand-chaque-bouchee-est-risquee/" data-wpel-link="internal">Quand chaque bouchée est risquée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Qui n’aime pas manger? Pour beaucoup c’est l’occasion de prendre son temps, de découvrir de nouvelles saveurs, de partager et de profiter. Mais il ne faut pas non plus oublier les risques que l’on peut encourir en mangeant des aliments ultratransformés. Si je vous parle de butylhydroxytoluène, de carboxyméthylcellulose ou encore de polysorbate 80, il se peut fort bien que vous n’en ayez jamais entendu parler. Vous en mangez pourtant très souvent, puisqu’il s’agit d’additifs répandus. Aujourd’hui, il est important de se poser des questions sur la qualité de nos aliments ainsi que sur le potentiel risque auquel nous nous exposons en les consommant. Mais alors, quels sont-ils exactement? Et com- ment peut-on mieux se protéger? </p>



<p>Les <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/salubrite-aliments/additifs-alimentaires.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">additifs alimentaires</a> sont des substances ajoutées intentionnellement aux aliments pour en améliorer la conservation, le goût, la texture ou l’apparence. Il ne faut pas les confondre avec les épices, assaisonnements ou autres préparations aromatiques naturelles, ni avec les produits chimiques agricoles. Si certains additifs sont inoffensifs, beaucoup suscitent des inquiétudes pour la santé. Par exemple, certains colorants artificiels ont été <a href="https://oehha.ca.gov/sites/default/files/media/downloads/risk-assessment/report/healthefftsassess041621.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">associés à des troubles développementaux chez les enfants</a>, tandis que certains agents de conservation sont suspectés d’avoir des <a href="https://www.lemonde.fr/sante/article/2024/02/13/sante-des-additifs-alimentaires-associes-a-un-risque-accru-de-cancer_6216375_1651302.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">effets cancérigènes</a>. De plus, plusieurs additifs sont reconnus comme des perturbateurs endocriniens, ce qui signifie qu’ils peuvent déséquilibrer le système hormonal et entraîner des problèmes reproductifs. Ces substances peuvent donc affecter la fertilité, le développement fœtal ou encore augmenter le risque de certaines maladies chroniques. </p>



<p>Prenons une canette de <a href="https://canadadry.ca/product/biere-de-gingembre/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada Dry</a>. Cette dernière contient un additif à risque élevé pour la santé : du benzoate de sodium, un agent conservateur. Cet additif est suspecté d’avoir des effets néfastes sur la reproduction et le foie ; il peut aussi provoquer des réactions d’intolérance, telles que des troubles gastro-intestinaux, des crises d’asthme et des effets négatifs sur le système nerveux. Malgré ces risques, les additifs sont encore largement utilisés pour prolonger la durée de vie des produits et répondre aux exigences esthétiques des consommateurs. </p>



<p>Il ne faut cependant pas croire en une ignorance généralisée du public vis-à-vis de ce problème ; il s’agit plutôt d’une question économique mêlée à une forme de fatalisme. Beaucoup de personnes, notamment les étudiants, n’ont pas la capacité financière de privilégier systématiquement des aliments sans additifs potentiellement dangereux. En effet, de manière générale, plus un produit est transformé, moins il est cher. Talia Moses, étudiante mcgilloise, explique la manière dont elle choisit quels aliments acheter : « <em>Je fais attention à ce que mes aliments soient bons pour ma santé, surtout en regardant leur valeur nutritive. Par contre,</em> », ajoute-t-elle, « <em>je ne prête pas vraiment attention aux additifs – ni aux microplastiques d’ailleurs. C’est presque impossible de tout éviter, alors je ne me prends pas trop la tête avec ça</em> ». Pour d’autres, c’est plus une question de déni volontaire : pas question de culpabiliser en mangeant leur collation favorite, alors ils préfèrent ne pas lire la liste d’ingrédients. </p>



<p>Si vous êtes curieux de connaître les risques encourus, ou si vous souhaitez être plus au courant de ce qui se trouve dans votre assiette, l’application mobile <em>Yuka</em> permet de balayer le code-barres de vos aliments et produits cosmétiques et leur attribue une note selon leur qualité. Mieux connaître les additifs qui s’immiscent dans notre alimentation est un premier pas essentiel pour faire des choix éclairés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/quand-chaque-bouchee-est-risquee/" data-wpel-link="internal">Quand chaque bouchée est risquée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Ce midi, repas gratuit!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ce-midi-repas-gratuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[repas]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59333</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les diners quotidiens de l’AÉUM, une mesure temporaire fructueuse.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Si vous entrez dans le Centre universitaire de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) entre 12h30 et 14h30, vous y verrez une longue file d’étudiants munis de leur&nbsp;contenant. La raison de leur attente : un petit kiosque, encadré par deux grands panneaux affichant les mots « <em>FREE DAILY LUNCHES</em> » (<em>dîners quotidiens gratuits, (tdlr</em>), derrière lequel s’affaire un employé du traiteur <em>Bon Appétit</em>.</p>



<p>Ce nouveau programme de repas quotidiens gratuits proposé par l’AÉUM a pour but de remplacer <em>Midnight Kitchen</em> (MK). Au début d’octobre, l’AÉUM a décidé, unilatéralement et sans préavis, de<a href="https://ssmu.ca/blog/2025/10/avis-concernant-la-reorganisation-du-service-cuisine-de-minuit/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> « réorganiser le service » de MK</a> , évoquant une&nbsp; mauvaise gestion des fonds et la qualité jugée médiocre du service offert. L’AÉUM a tout d’abord affirmé une volonté de « bonifier le programme [de MK] » en l’intégrant « aux départements à temps plein de l’AÉUM ». Toutefois, l’association étudiante, conjointement avec l’Association étudiante de la Faculté des arts (AÉFA), a décidé de sous-traiter ces services à l’entreprise de traiteur montréalaise <em>Bon Appétit</em>, afin d’assurer une continuité du service dans l’attente d’une solution plus durable. Le président de l’AÉUM, Dymetri Taylor, explique qu’il ne s’agit que d’une mesure temporaire : « <em>Le recours au traiteur se poursuivra uniquement jusqu’à la fin du semestre</em>. » « <em>C’est afin de garantir que les étudiants aient accès à un service de dîner cinq jours sur cinq. À partir de janvier, le service de restauration reviendra sous la responsabilité directe de l’AÉUM.</em> », assure-t-il.</p>



<p>En effet, le programme connaît un succès croissant auprès des étudiants. Beaucoup en ont entendu parler via les réseaux sociaux, dénotant les efforts déployés par l’AÉUM pour rendre l’initiative visible et accessible. En plus de la campagne numérique, des affiches promouvant le service de dîner sont observables sur pratiquement chaque tableau d’affichage du campus.&nbsp;</p>



<p>Parmi la dizaine de personnes interrogées par <em>Le Délit</em> pendant leur attente devant le kiosque du Centre universitaire, aucun n’avait déjà fréquenté MK. Lorsqu’on lui pose la question, Mia Valderrama-Lopez, étudiante à McGill, a l’air confuse. « <em>Midnight Kitchen? Non, je n’en ai pas entendu parler</em>», répond-elle, « <em>Je suis l’AÉUM sur Instagram et c’est comme ça que j’ai découvert le service de dîners</em> ».</p>



<p>Le <a href="https://drive.google.com/file/d/1kw3rFgIZ-F33-hDXAOsi0KnQdK0etRrK/view" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">budget 2024 de MK </a>allouait 25 000 $ (soit 7,41 %) de son budget à la nourriture, pour un à deux repas par semaine. Le nouveau service, dont le budget est porté à 36 000 $, permet désormais de fournir des repas cinq jours sur cinq. Bien que cela marque une progression en termes de régularité des repas proposés aux étudiants, il ne faut pas perdre de vue les limitations liées aux moyens matériels et humains rencontrées par MK. Ces dernières éclairent la situation. MK a<a href="https://www.instagram.com/save.mk.coalition/p/DPU1zA8jned/?img_index=5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> dénoncé le comportement de l’AÉUM sur ses réseaux sociaux.</a>&nbsp;</p>



<p>Elisha-Grace King, étudiante mcgilloise et ancienne habituée de MK ces dernières années, partage son ressenti : « <em>J’étais très impressionnée que l’AÉUM soit capable de mettre en place un projet aussi grand en si peu de temps, et j’espère – au nom de tous les étudiants – que cela reste un succès.</em>» Elle nuance toutefois : « <em>MK était important, non seulement pour leur service de repas, mais aussi pour la communauté en général, notamment dans les milieux de justice sociale et dans le quartier de Milton-Parc. Peu importe l’ampleur du nouveau programme de l’AÉUM</em> », ajoute-t-elle, « <em>je crois qu’il ne pourra jamais remplacer complètement MK</em>. »</p>



<p></p>
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		<title>Madeleines, magie et souvenirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/madeleines-magie-et-souvenirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[à la recherche du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[du côté de chez swann]]></category>
		<category><![CDATA[madeleine]]></category>
		<category><![CDATA[marcel proust]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire gustative]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les goûts ravivent nos souvenirs d’enfance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il suffit parfois d’une bouchée, d’une saveur ou d’un parfum pour que s’éveille un monde oublié, et que le passé resurgisse avec une intensité presque magique. Cette expérience, immortalisée par Marcel Proust dans <em>Du côté de chez Swann</em>, continue de fasciner scientifiques, philosophes et écrivains.</p>



<p><em>« Je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé ramollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée de miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. […] Plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »</em></p>



<p>La madeleine trempée dans le thé du narrateur n’est pas seulement un symbole littéraire. Elle incarne un mécanisme profondément ancré dans la biologie et la psychologie humaines : <a href="https://www.serviceshuma.com/post/la-r%C3%A9miniscence-des-souvenirs-comme-marcel-proust-%C3%A0-travers-la-madeleine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la mémoire involontaire</a>. Il s’agit du surgissement spontané d’un souvenir ancien, sans effort conscient. De tous les sens, ce sont surtout les odeurs et les saveurs qui sont le plus étroitement liées aux émotions, et donc aux souvenirs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>- Marcel Proust</sup></p>
</blockquote>



<p>Mais qu’est-ce que le goût, exactement? C’est en fait la combinaison de trois choses différentes : la gustation (les saveurs), l’olfaction (l’odeur), et l’expérience des sensations (le piquant du piment, la fraîcheur de la menthe, les bulles de soda…). C’est la combinaison de ces trois dimensions qui compose la richesse de l’expérience gustative. C’est précisément cette complexité multisensorielle qui explique la force du souvenir qu’elle peut déclencher. La part olfactive est notamment importante, car l’odorat est le seul de nos cinq sens connecté aux structures cérébrales impliquées dans les émotions et la mémoire. L’information olfactive ne passe pas par le thalamus (centre de tri des sensations), mais arrive directement à l’amygdale et l’hippocampe. Ces régions du cerveau gèrent les émotions, et permettent d’associer chaque saveur à un contexte – un repas de famille, un goûter au parc. Il suffit de retrouver cette même saveur pour que le souvenir reprenne vie.</p>



<p>Une <a href="https://univ-tlse2.hal.science/hal-04097976v1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude</a> réalisée par les chercheurs Vignolles et Pichon explique que « l’odorat associe très tôt des arômes à des lieux, des moments et des personnes, laissant des empreintes vivaces ». Si le goût nous ramène si puissamment à l’enfance, c’est aussi en raison d’un ancrage particulier. Le psychiatre <a href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/sante-vie-pratique/forme-et-sante/bien-nourrir-son-cerveau_9782415010560.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Guillaume Fond</a> explique que l’enfance « concentre des nouveautés sensorielles, des routines réconfortantes et des personnages clés ». Durant l’adolescence et le début de l’âge adulte, ces souvenirs se fixent, puis se stabilisent. Chaque arôme devient ainsi un raccourci émotionnel prêt à s’activer au détour d’une senteur familière. L’importance de ces souvenirs et leur plasticité expliquent pourquoi les souvenirs gustatifs d’enfance persistent souvent toute la vie. La consommation alimentaire nourrit donc une forme de nostalgie. Les chercheurs identifient six types de nostalgie liés à l’acte de manger : celle de l’enfance, du regret, de la substitution (un produit disparu), du mal du pays, des occasions exceptionnelles et de la redécouverte. Parmi elles, la nostalgie de l’enfance reste la plus puissante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’odorat associe très tôt des arômes à des lieux, des moments et des personnes, laissant des empreintes vivaces »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>- Alexandra Vignolles et Paul-Emmanuel Pichon</sup></p>
</blockquote>



<p>Le pouvoir évocateur du goût ne se limite pas aux souvenirs ; il peut aussi devenir un <a href="https://www.serviceshuma.com/post/la-r%C3%A9miniscence-des-souvenirs-comme-marcel-proust-%C3%A0-travers-la-madeleine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">outil thérapeutique</a>. Recréer les saveurs de l’enfance permet aux personnes âgées de « se reconnecter à leurs racines et de revivre des souvenirs précieux, nourrissant leur corps et leur esprit ». Dans les maisons de retraite, certains programmes de soins utilisent désormais des repas d’époque ou des arômes familiers pour stimuler la mémoire et réduire l’anxiété.</p>



<p>Les <a href="https://www.slate.fr/boire-manger/pourquoi-la-nourriture-a-t-elle-le-pouvoir-d-invoquer-des-souvenirs-comment-les-souvenirs-s-accrochent-a-la-nourriture" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">entreprises agroalimentaires</a> ont également compris la puissance des souvenirs gustatifs. Les marques exploitent cette nostalgie pour susciter l’attachement et créer une relation de confiance, de dépendance, avec leurs produits. Par exemple, les confitures <em>Bonne Maman </em>ou les saucisses <em>Herta </em>misent sur une imagerie d’authenticité, rappelant « une autre époque », celle d’une enfance idéalisée et d’une simplicité perdue.</p>



<p>Au fond, chaque goût d’enfance compose une part de notre identité sensorielle. Derrière le sucre d’un gâteau, l’acidité d’un fruit ou le fumet d’un plat mijoté se cachent plus d’un fragment de vie.</p>
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		<title>« Des bonbons ou un sort! »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/des-bonbons-ou-un-sort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La cuisine d’Halloween : des traditions anciennes aux combines commerciales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>&nbsp;La cuisine d’Halloween : des traditions anciennes aux combines commerciales.</strong><br></p>



<p class="has-drop-cap">Halloween puise ses racines dans des traditions très anciennes, bien antérieures à la fête que l’on connaît aujourd’hui. Son nom, « Halloween », est lui aussi récent, issu de la contraction de « All Hallow’s Eve » ou « la nuit de la Toussaint », tdlr. Bien avant de devenir une fête chrétienne,<a href="https://www.pbs.org/food/stories/halloween-a-foodie-history?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> ce sont les romains et les celtes </a>qui célébraient le changement de saison. Lorsque les romains envahirent les îles britanniques en l’an 43, le festival de Pomona du 1<strong>er</strong> novembre – une fête en l’honneur de la déesse des vergers et des récoltes – fusionna avec le festival celte de Samhain. Ce dernier célébrait également un moment de récolte, mais incorporait aussi un mysticisme traditionnel, se basant sur la croyance selon laquelle les esprits des ancêtres voyageaient parmi les vivants. On leur offrait de la nourriture pour tenter d’entrer en contact avec eux et obtenir des avertissements sur les dangers futurs, comme les mariages ou autres événements importants. Pour se protéger des esprits malveillants, les habitants revêtaient des costumes effrayants, se fondant ainsi dans la masse, et organisant des parades pour guider ces esprits hors des villages. </p>



<p>Avec la montée du christianisme en Europe, <a href="https://www.pbs.org/food/stories/halloween-a-foodie-history?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">de nombreuses fêtes païennes</a> furent transformées en célébration religieuse, et Samhain n’y fit pas exception. La fête de la Toussaint, instituée en 835, s’inscrit ainsi dans cette continuité. On ne se déguisait plus pour se protéger des esprits, mais pour honorer les saints, une réadaptation qui mena à l’émergence de nouvelles traditions comme les « <a href="https://www.sugarmaplefarmhouse.com/soul-cakes-recipe-for-samhain/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">soul cakes</a> » ou « gâteaux des esprits, tdlr ».</p>



<p>Traditions Culinaires La nourriture a toujours joué un rôle central dans les célébrations d’Halloween et les « soul cakes » en sont un parfait exemple. Ces petits sablés aux fruits secs et aux noix étaient offerts lors du « souling », un rituel où les enfants et les pauvres visitaient les familles riches pour prier pour les âmes des défunts et chasser les esprits malveillants, en échange de nourriture ou d’argent. Les pommes et autres fruits du verger ont aussi <a href="https://historiesandcastles.com/articles/medieval-halloween-food-and-festivities/#utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une place importante</a> dans les traditions d’Halloween. Les jeux de « pêche à la pomme (tdlr) », encore populaires aujourd’hui, servaient de rituels de divination, œuvrant à prédire les prochains mariages. L’aisance avec laquelle une jeune femme parvenait à attraper une pomme laissée au fond d’un bassin d’eau dans sa bouche révélait son prochain mariage. Certaines épluchaient aussi les fruits, tentant de lire dans les bouts de peaux tombant sur le sol le nom de leurs promis. De même, brûler des noisettes dans le feu était un moyen de prédire des problèmes maritaux, selon si elles brûlaient ou craquaient sous les flammes. Des bonbons ou un sort! Le « <a href="https://www.redbrick.me/trick-or-eat/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><strong>trick-or-treating</strong> </a>» tel qu’on le connaît aujourd’hui est en réalité un mélange d’influences historiques et de transformations modernes. Au XIX<strong>e</strong> siècle, la migration massive d’Irlandais vers les États-Unis a apporté avec elle la tradition du « souling ». Mais le concept de frapper aux portes pour obtenir des friandises n’est vraiment apparu qu’au début des années 1930. </p>



<p>La tradition irlandaise de farce ou « trick » s’est intensifiée pendant la <a href="https://www.history.com/articles/halloween-trick-or-treating-origins" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Grande Dépression</a>, et a entraîné des instances de vandalisme. Dans l’espoir de modérer ce genre de comportements, la pratique du « trick-or-treat » tel qu’on la connaît aujourd’hui a été mise en place. Si le rationnement de sucre lors de la Seconde Guerre mondiale a interrompu ces traditions, le baby-boom a redonné un nouvel élan à cette fête. En outre, dans les années 1950, les entreprises de confiserie et la publicité ont contribué à populariser cette pratique pour le grand public. Les médias de masse ont popularisé l’image d’enfants déguisés allant de maison en maison. Aujourd’hui, Halloween est<a href="https://www.bbc.com/worklife/article/20231013-why-americans-may-spend-12bn-on-halloween-in-2023" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> l’une des fêtes les plus commerciales</a>, rivalisant avec Noël et la Saint-Valentin. </p>



<p><strong>Consommation de friandises </strong></p>



<p>On ne peut pas parler d’Halloween sans parler de friandises – le cœur fondant de la célébration. C’est la fête par excellence pour se gaver de bonbons et de chocolats, jusqu’à être prêt à exploser. Une <a href="https://www.cer-rec.gc.ca/fr/donnees-analyse/marches-energetiques/apercu-marches/2018/apercu-marche-bonbons-dhalloween-lieu-combustibles-fossiles.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude réalisée par le gouvernement</a> révèle que le canadien moyen consomme plus de 135 grammes de bonbons sur la période d’Halloween! Soit l’équivalent de 57 000 gigajoules : de quoi chauffer 570 foyers pendant un an. </p>



<p>Cependant, cette année, Halloween s’annonce encore plus coûteux qu’auparavant. Il est prévu qu’en 2025, les ménages canadiens <a href="https://www.journaldequebec.com/2025/10/20/consommation--le-fantome-de-la-reduflation-hante-lhalloween" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépensent 10 à 20 % </a>de plus en friandises – non pas parce qu’ils achètent davantage, mais parce que les bonbons eux-mêmes ont rapetissé. « Les tablettes de chocolat ont diminué de taille, les sacs de croustilles sont plus légers et les coûts d’emballage ont augmenté », explique l’économiste Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie. Cette stratégie commerciale appelée « <a href="https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26560187/reduflation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réduflation</a> » est souvent adoptée dans des contextes d’augmentation des coûts de la production afin de maintenir les marges bénéficiaires. Chocolats, croustilles et sucreries <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2023/reduflation/conclusion-enquete-produits-reduits-epicerie/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sont particulièrement touchés</a>. Certaines entreprises se justifient en promouvant un effort de baisse calorique, mais surtout par la hausse astronomique des prix du cacao et du sucre, exacerbée par la sécheresse en Afrique de l’Ouest, ainsi que l’augmentation des coûts de transport et d’emballage. La domination des grandes marques favorise aussi l’escalade des prix car les consommateurs sont souvent prêts à payer plus cher pour leurs friandises préférées. Toutefois, cette réalité économique ne semble pas refroidir l’enthousiasme pour Halloween. Selon un <a href="https://www.retailcouncil.org/research/halloween-2023-survey-national-consumer-research-caddle-rcc/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sondage effectué en 2023</a>, près de 49 % des Canadiens célébrant la fête prévoient de dépenser plus de 50 $ à l’occasion. Les analystes constatent aussi que plus de 80 % des consommateurs comptent maintenir ou augmenter leur budget Halloween, en dépit des pressions financières. </p>



<p>En fin de compte, Halloween, avec ses traditions anciennes et ses montagnes de friandises, reste une fête de partage et de plaisir. Même si les bonbons rapetissent et les prix montent, l’envie de se déguiser, de célébrer et de se régaler reste bien la même – et ce même après plusieurs centaines d’années!</p>
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		<title>« Je ne vole plus à la nature »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/je-ne-vole-plus-a-la-nature/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59011</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’histoire du véganisme, entre enjeux éthiques et esthétiques.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’image du véganisme sur les réseaux peut se résumer à deux stéréotypes : soit l’influenceuse Instagram qui aime le yoga, les animaux et le macramé ; soit le fameux <em>performative male </em>(« homme performatif »), qui ajoute le véganisme comme corde à son arc, entre féminisme radical et anticapitalisme. À la base, le véganisme est un mode de vie visant à refuser toute consommation de produits d’origine animale. Ces dernières années, il <a href="https://www.economist.com/graphic-detail/2020/01/29/interest-in-veganism-is-surging" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a explosé en popularité</a> : en Occident, les recherches Internet portant sur le sujet ne font qu’augmenter : en 2025, le véganisme était <a href="https://vegoutmag.com/news/nat-vegan-eating-habits-in-2025-heres-what-people-are-actually-putting-on-their-plates/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus populaire que jamais</a>.</p>



<p>Pourtant, l’histoire du véganisme est bien plus ancienne et diverse que cette récente vague de popularité pourrait nous amener à croire. Le premier exemple de véganisme nous vient du poète et philosophe syrien al-Ma’arri, il y a plus de 1 000 ans. Dans son poème « <em>Je ne vole plus à la nature </em>(<em>tdlr</em>) », il appelle à respecter la vie et le labeur des animaux sans chercher à se l’approprier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’histoire du véganisme est bien plus ancienne et diverse que cette récente vague de popularité pourrait nous amener à croire »</p>
</blockquote>



<p>Lisa, étudiante mcgilloise végane et membre du <em><a href="https://www.instagram.com/mcgill.scale/?hl=en" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Student Club for Animal Liberation and Ethics</a> </em>(Club pour la libération et l’éthique animale), raconte son expérience individuelle et les valeurs liées au véganisme. Pour elle, l’élément déclencheur a été un documentaire Arte sur les abattoirs ; après ce moment, impossible pour elle de continuer à consommer des produits d’origine animale. D’abord devenue piscivégétarienne, ne mangeant donc pas de viande, mais encore du poisson, Lisa a ensuite entamé une transition progressive vers le véganisme. Aujourd’hui, cela fait plus de huit mois qu’elle a arrêté de consommer tout aliment d’origine animale – viande, produits laitiers, œufs, etc. Pour elle, c’est une question d’éthique : « Je ne vois pas de différence entre la dignité humaine et la dignité animale », explique-t-elle. « Pour moi, l’homme a la même valeur que les autres êtres vivants ». Elle étaye son argument par une citation du philosophe Jeremy Bentham : « <em>La question n’est pas “peuvent-ils raisonner?” ni “peuvent-ils parler?”, mais plutôt, “peuvent-ils souffrir?” </em>»<em> </em>Ignorer la souffrance animale revient, pour elle, à être spéciste, soit à créer une hiérarchie entre les espèces. Elle éclaircit ses propos:«Il y a plein de gens qui trouvent ça aberrant de manger un chien, mais qui n’hésitent pas devant un steak. C’est parce qu’il est plus facile de faire preuve d’empathie avec un animal que l’on connaît et côtoie. Et c’est parfaitement naturel : les humains créent des liens constamment. Mais, exclure ce qu’ils ne comprennent pas et ce qu’il ne leur ressemble pas, c’est une forme de discrimination. »</p>



<p>Même si le véganisme gagne en popularité, la consommation de viande continue également d’augmenter, <a href="https://www.economist.com/briefing/2018/10/13/why-people-in-rich-countries-are-eating-more-vegan-food" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avec une hausse de près de 3 % depuis 1960</a>. Cette tendance est notamment due à <a href="https://www.mapaq.gouv.qc.ca/sitecollectiondocuments/bioclips/bioclips+consommationviandes_mars2012.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’accessibilité croissante de la viande dans les pays en développement</a>. La consommation de produits animaux est en effet une question économique et sociale, comme le montre la réalité universitaire. Beaucoup d’étudiants, au contraire, réduisent leur consommation de viande et produits laitiers en raison des prix ; pour eux, s’orienter vers un régime végane n’est pas un choix basé sur des convictions éthiques, mais plutôt sur une nécessité économique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/je-ne-vole-plus-a-la-nature/" data-wpel-link="internal">« Je ne vole plus à la nature »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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