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	<title>Geneviève Payette - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sat, 12 May 2012 14:09:01 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Nudité dans toute sa splendeur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/nudite-dans-toute-sa-splendeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[club soda]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[scarlett james]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une 3e édition bien ficelée pour le Grand Burlesque Show.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Digne du film Le Moulin Rouge, l’ambiance du Club Soda était feutrée et lascive. Les danseuses, toutes parées de leurs magnifiques costumes, déambulaient entre les tables un verre de champagne à la main. Les rires et les regards provocants étaient en vedette pendant cette soirée des plus conviviales. Des boas de multiples couleurs étaient distribués dans la salle et on pouvait constater que la majorité des spectateurs y étaient accoutumés. En effet, il semblait bénin pour les jeunes femmes de se vêtir de grandes robes à paillettes ou de bas nylon et porte-jarretelles à motifs léopards. Le moment était opportun, car le burlesque, c’est l’art et le jeu de la séduction dans toute sa vénusté.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-12572" title="c - grand burlesque 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque-2-740x492.jpg" alt width="740" height="492"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Gracieuseté de Montreal.tv</span>		</figcaption>
	</figure>
Scarlett James, productrice et directrice artistique de l’évènement, se disait fébrile en ce soir de première. «Un soir de première, c’est toujours beaucoup de travail et d’imprévus, mais c’est aussi énormément de satisfaction». L’équipe, regroupant une trentaine de personnes, travaille sur le spectacle depuis environ six mois.
<p>Comme chaque année, un thème est sélectionné. «Cette fois-ci, on a opté pour une touche d’exotisme! Le thème est Island Fever». Selon madame James, de nouveaux danseurs et danseuses seront de la partie cette année. «On a donc Lada Redstar qui vient d’Allemagne, La Divida de Dallas et plusieurs autres. On a aussi un jeune homme charmant, Jett Adore, qui est absolument magnifique! Il fait un strip-tease, mais détrompez-vous, c’est loin d’être comme au 281. Nous accueillons aussi une contorsionniste, ainsi qu’un numéro aérien».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-12576" title="c - grand burlesque" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Gracieuseté de Montreal.tv</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>C’est débordant d’assurance et de sensualité que Scarlett James entre sur la scène du Club Soda. Son charme à la Marylin Monroe est tel que personne n’y est insensible. Aucun bruit dans la salle, les yeux ne sont rivés que sur elle. Resplendissante comme un diamant, elle fixe son public d’un regard brûlant dans un déhanchement des plus langoureux.</p>
<p>Par la suite, il n’est pas rare d’entendre les hommes siffler et crier devant les beautés qui se trémoussent, nous plongeant dans une ambiance de vieux cabaret.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-12574" title="c - grand burlesque 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/c-grand-burlesque-3-199x300.jpg" alt width="199" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Gracieuseté de Montreal.tv</span>		</figcaption>
	</figure>
Le spectacle se poursuit par de magnifiques femmes exhibant des costumes très réussis. Les plumes et la soie sont partout. Des artistes plus rondelettes, des blondes, des rousses, certaines plus désirables d’autres plus vulgaires. Des hommes aussi: un bel Adonis, dans sa cape évoquant la masculinité du paon, a donné une prestation tout simplement sublime.
<p>Autant les moments chauds étaient superbes que les tentatives humoristiques plutôt ratées. L’animation était comique, excessive parfois. Le spectacle traînait en longueur et il aurait été dans son avantage de couper quelques apparitions. C’est une soirée tantôt exquise, tantôt ennuyeuse.</p>
<p>Néanmoins, dans son ensemble ou simplement pour voir la splendeur de Scarlett James sur scène, c’est un divertissement qui en valait la peine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le MBAM au grand écran</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/le-mbam-au-grand-ecran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:45:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des beaux-arts de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[office national du film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’est entretenu avec Luc Bourdon qui présente son tout dernier documentaire, Un musée dans ma ville.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à l’ouverture de son nouveau pavillon Claire et Marc Bourgie et au vol de deux artéfacts antiques en février 2012, ça bouge fort au Musée des beaux-arts de Montréal.</p>
<p>Un musée dans ma ville (production Echo Media/Office National du Film), en compétition au Festival International des Films sur l’Art (FIFA) 2012, sera présenté du 29 mars au 1er avril à la Cinérobothèque de l’ONF. Monsieur Luc Bourdon sera présent tous les jours pour rencontrer le public et répondre à leurs questions.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-musee-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-12271" title="c - musee 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-musee-2-740x489.jpg" alt width="740" height="489"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de l’Office National du Film</span>		</figcaption>
	</figure>
<strong><em>Le Délit:</em> Quelles ont été les démarches effectuées pour produire un documentaire sur ce musée?</strong><br>
<strong>Luc Bourdon:</strong> Tout a commencé quand le directeur administratif du Musée des beaux-arts de Montréal, Paul Lavallée, m’a demandé de visiter le bâtiment. Avec mon expérience en la matière, je pouvais facilement leur donner mon avis. L’administration voulait savoir si elle pouvait en faire quelque chose de différent. C’est en déambulant dans les corridors du musée que j’ai eu envie d’en faire un film.
<p>Peu de temps après, en 2010, nous avons entamé les démarches et engagé le personnel nécessaire à la réalisation du projet. Ensuite, j’ai commencé mon enquête et tout s’est mis en place dans ma tête.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel était votre but principal en créant ce film?</strong><br>
<strong>LB:</strong> J’aime beaucoup l’architecture et l’histoire. Et il y avait cette église [l’église presbytérienne Erskine, NDLR] qui aurait pu devenir une copropriété, mais que le musée a décidé d’acheter pour la protéger et la restaurer. Chaque remise à neuf présente une partie distincte de son histoire, c’est pourquoi le musée est si pittoresque. En effet, on y retrouve sept périodes d’architectures différentes.</p>
<p>J’ai fait ce documentaire pour des gens qui ne vont pas au musée, mais qui ont envie de s’y transporter et de s’y intéresser. J’espère que mon message soit clair et que l’auditoire se dise «Wow! Je ne savais pas que c’était comme ça!» ou «J’ai envie d’y aller, pour voir!». J’adore faire découvrir aux autres ce que j’ai moi-même appris et je crois que cela transparaît dans mon film.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 241px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-musee-dans-ville.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12273" title="c - musee dans ville" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-musee-dans-ville-241x300.jpg" alt width="241" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Bernard Fougères</span>		</figcaption>
	</figure>
<strong><em>LD:</em> Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en effectuant vos recherches?</strong><br>
<strong>LB:</strong> Je pensais que les œuvres affichées y étaient pour 5 ou 6 ans, disons. J’ai été très étonné de voir qu’il y avait un roulement constant dans les collections.
<p>Un musée, c’est un peu comme une banque qui ouvre sa chambre forte. Ils ont en leur possession des œuvres d’art qui valent très cher, on y retrouve environ 35&nbsp;000 objets. Tout y est géant: les salles, le nombre de productions artistiques… C’est l’immensité du Musée des beaux-arts qui m’a le plus étonné. C’est une caverne d’Ali Baba accessible au grand public.</p>
<p>J’ai aussi réalisé que le musée est très vivant; je pourrais le comparer à une fourmilière. Chaque fois que le musée ouvre ses portes, des centaines de personnes s’y promènent et y travaillent. Les employés ont chacun leurs tâches, mais doivent s’adapter rapidement.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Êtes-vous satisfait du résultat?</strong><br>
<strong>LB:</strong> C’est certain que tu n’es jamais content! Toutefois, il y a récemment eu une projection et environ 300 personnes étaient présentes.</p>
<p>Je crois que j’ai su bien garder l’essence des propos des acteurs. Il est important de rendre une image fidèle et élégante des gens que tu présentes. Le cinéma, c’est un mensonge organisé. Pour le rendre «vrai», il faut choisir ce qui reste le plus près de leur parole et je crois que c’est ce que j’ai fait.</p>
<p>Ma plus grosse paye c’est quand on me dit: «Ça fait des années que je travaille ici, et je viens de comprendre réellement en quoi consiste mon milieu de travail.» Il est merveilleux que je puisse en apprendre même aux gens qui travaillent au musée depuis longtemps.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quels sont vos prochains projets?</strong><br>
<strong>LB:</strong> Je tourne bien plusieurs idées dans ma tête en ce moment. J’ai cinq projets auxquels je pense et j’ai l’impression que c’est gros comme la ville! J’aimerais faire un long documentaire, un peu comme j’avais fait avec La mémoire des anges (2008). Je tourne le sujet en rond pour être certain que ce soit une bonne idée. Le fait est que je suis un peu superstitieux et je peux presque dire que j’attends un signe pour me lancer pour de bon!</p>
<p><em>Propos recueillis par Geneviève Payette.</em></p>
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		<item>
		<title>Adoption de la loi C‑10</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/adoption-de-la-loi-c-10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Fournier]]></category>
		<category><![CDATA[loi c-10]]></category>
		<category><![CDATA[Loi sur la sécurité des rues et des communautés]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La justice criminelle au Canada sera plus répressive que jamais.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/adoption-de-la-loi-c-10/" data-wpel-link="internal">Adoption de la loi C‑10</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>N’en déplaise au Québec, le 12 mars dernier le projet de loi C‑10 a été voté et approuvé par 154 voix contre 129 à la Chambre des communes. Ce nouveau système législatif intitulé «Loi sur la sécurité des rues et des communautés» prévoit notamment des peines plus sévères pour les crimes liés à la production et la distribution de drogue, ainsi que pour les crimes sexuels commis envers des mineurs.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/jeanmarcfournier.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-12109" title="jeanmarcfournier" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/jeanmarcfournier-740x415.jpg" alt width="740" height="415"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: CTV</span>		</figcaption>
	</figure>
<strong>«Nous aurions préféré que le Parlement accepte les demandes d’amendements que le gouvernement du Québec avait soumises,» souligne Jean-Marc Fournier.</strong>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus, cette loi modifie le système de pardon et rend certains anciens détenus inéligibles à vie, en plus de doubler le temps d’attente pour y être admissible. L’adoption de la loi modifie par le fait même les peines pour les jeunes contrevenants, les rendant encore plus rigoureuses qu’auparavant.</p>
<p>La criminalité est présentée par les Conservateurs comme étant de plus en plus présente, d’où ces mesures draconiennes. Or, le taux de criminalité est à la baisse, et ce, depuis les dix dernières années. Selon Statistique Canada, en 2000, le nombre de crimes violents s’élevait à 458 559 tandis qu’en 2010 ce nombre totalisait 437 316.</p>
<p>Le gouvernement fédéral dit vouloir «serrer la vis» sur les délinquants et contribuer à rendre le Canada plus sécuritaire. Si les citoyens désirent se sentir en sécurité dans les rues , ils veulent aussi savoir qui paiera pour garder les criminels en prison aussi longtemps et pour bâtir de nouveaux édifices afin de les accueillir.</p>
<p>Le Québec évalue que l’application de cette nouvelle loi engendrerait des coûts de 40 à 80 millions de dollars par an, sans considérer les 750 millions de dollars que risquerait de coûter la construction de nouvelles prisons. Le fédéral n’a toujours pas signifié son désir d’équilibrer les budgets pour ces récents changements. Qui endossera donc ces dépenses astronomiques? Une question de plus sans réponse de la part du gouvernement Harper.</p>
<p>Le Québec quant à lui désire des mesures moins drastiques et concentre sa bataille sur la question des jeunes contrevenants. «Nous aurions préféré que le Parlement accepte les demandes d’amendements que le gouvernement du Québec avait soumises avec l’appui de plusieurs organismes», a souligné par communiqué le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier. En effet, «le Québec continuera de miser sur la prévention de la récidive et la réadaptation, plutôt que sur les durcissements de peines», a confirmé monsieur Fournier.</p>
<p>Les plaintes faites à l’égard de cette nouvelle loi jaillissent de toute part. Les adolescents en détention dans les Centres de jeunesse sont effrayés. Julien, un jeune contrevenant, s’y oppose car, selon lui, «la prison pour un jeune délinquant ressemblerait plus à une école du crime». Les Centres de jeunesse déborderont d’ici peu et la qualité de vie des jeunes en pâtira. Certaines universités ont également exprimé leur mécontentement quant à cette loi.</p>
<p>Des étudiants en droit de l’Université McGill ont récemment approché les membres de l’association étudiante et discuteront prochainement d’idées pour adoucir les exigences du gouvernement. Selon Joël Pedneault, Vice-président aux affaires externes de l’association étudiante de McGill, «ça s’est déjà vu auparavant qu’un mouvement social fasse changer les choses.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/adoption-de-la-loi-c-10/" data-wpel-link="internal">Adoption de la loi C‑10</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des souvenirs à raconter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/des-souvenirs-a-raconter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:31:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
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		<category><![CDATA[Université Concordia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire de la vie de nombreux Montréalais déplacés par la guerre, le génocide et d’autres violations des droits de la personne.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ne vous êtes-vous pas déjà demandés d’où venaient tous ces immigrants dans la ville? Comment se fait-il que Montréal ait une si grande diversité culturelle? Sans doute pour la bonne raison que notre belle ville est une terre d’accueil pour les réfugiés de plusieurs pays. En effet, d’après le recensement de 2006, la population immigrée représentait 11,5% des Québécois. Il est donc habituel de rencontrer des gens de multiples nationalités dans les rues de la métropole. Qu’ont-ils vécu pour ainsi quitter leur pays natal et venir s’installer au Québec, province de paix et de quiétude? C’est principalement ce à quoi le projet Histoires de vie Montréal s’est engagé; ouvrir les yeux à la communauté.</p>
<p>En effet, c’est par le biais de centaines de témoignages que le projet se fera entendre au courant du mois de mars 2012. Histoires de vie Montréal est une alliance de recherche «université-communauté» basée à l’Université Concordia. La grande particularité de ce projet réside surtout dans le fait qu’il regroupe une équipe de plus de 150 chercheurs et de 18 organismes assez hétéroclites; des Rwandais, des Cambodgiens, des Haïtiens, des Juifs réunis dans le seul but de changer le monde. Comment? En recueillant et en diffusant l’histoire de 500 Montréalais originaires de diverses régions. Pour faciliter la diffusion de leur message, de nombreux événements sont mis en place allant de la marche commémorative aux expositions. Les «Rencontres» se dérouleront majoritairement en français et en anglais. Elles se prolongeront jusqu’au premier avril. C’est jeudi dernier que les membres ont fièrement annoncé les activités qui auraient lieu prochainement. Madame Lisa Ndejuru, membre du groupe Rwanda, était très émue. «Je ne peux pas vous expliquer de manière courte et précise ce que ce projet a signifié pour moi», déclare-t-elle.</p>
<p>Pourquoi raconter son histoire? «Mettre un visage humain sur des événements historiques peut amener le public à s’intéresser davantage aux droits de la personne, à se sentir concerné et éventuellement, à faire des gestes concrets.» Les événements auront donc lieu partout à Montréal dans l’espoir que les histoires de vie de ces courageuses personnes mènent à une réflexion de la part de la population, mais aussi du gouvernement. Par ce projet, les organisateurs veulent sensibiliser les gens au racisme et aux problèmes de violence qui pourraient par la suite survenir dans le monde. Pour transmettre plus facilement leur message, quelques témoignages sont accessibles en ligne ainsi que dans quelques musées, tels que le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal.</p>
<p>Les propos de Histoires de vie Montréal sont divers et sont exprimés à travers dix réflexions principales. Le premier point résume bien le projet : «Le partage d’histoires de vie, rapproche les gens de toutes les cultures, dans une perspective de réappropriation de l’histoire et de libération des personnes et de leurs communautés. Ce travail a une dimension réparatrice pour tous les témoins.» Le côté historique du projet demande quant à lui «l’appui gouvernemental à la création de centre d’archives ou de documentation communautaire, car elle est essentielle au transfert des connaissances des nouveaux arrivants d’une génération à l’autre ainsi qu’entre les différentes communautés.» Pour ce qui est du côté plus humain, on explique que «la compréhension de l’histoire personnelle est essentielle à la compréhension de l’histoire dans son ensemble: apprendre avec les gens est mieux que de simplement apprendre sur eux.»</p>
<p>Les survivants, quant à eux, ont apprécié l’importance qu’on leur a soudainement donnée. Ils sont ravis d’être entendus et reconnus par des chercheurs en ce qui concerne leur passé. Les rescapés de certaines tragédies sont donc fiers de montrer qu’ils ont réussi à continuer de vivre, malgré les drames du passé. Le poids est plus léger à supporter après toutes ces années de silence. Nolsina Yim, membre du groupe Cambodge, affirme que les Cambodgiens «ont redécouvert et se sont réappropriés leur Histoire avec un grand h grâce à ces petites histoires racontées». Ils peuvent enfin dire ce qu’ils ont vu, entendu et ressenti. Sans accablement, ni culpabilisation, tous ces gens tentent de transmettre la reconnaissance qu’ils ressentent d’être vivant aujourd’hui.</p>
<p>Grâce aux témoignages rassemblés depuis 5 ans, la population perçoit en ce mois de mars les victimes d’une nouvelle façon; ils sont devenus les éducateurs de notre histoire et non pas les victimes.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lentement mais sûrement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/06/lentement-mais-surement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[journée de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Québec, est-ce que l’égalité entre les sexes est possible?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/06/lentement-mais-surement/" data-wpel-link="internal">Lentement mais sûrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme dans un Conseil d’administration, peu commun. Une femme Présidente directrice générale d’une grande entreprise, plutôt rare… Au Québec, peu d’entre elles arrivent à se tailler une place parmi les hauts dirigeants. Pourquoi en est-il toujours ainsi en 2012? Les avancées sont pourtant notables: la gent féminine est-elle trop exigeante ou ne fait-elle que réclamer son dû?</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/a-journee-de-la-femme.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11731" title="a - journee de la femme" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/a-journee-de-la-femme-740x481.jpg" alt width="740" height="481"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Des milliers de femmes se battent encore pour l’égalité entre les sexes. La Journée mondiale de la femme, le 8 mars de chaque année, tente de contribuer à l’avancement de la cause. Plusieurs fondations unissent aussi leur force pour faire valoir les droits des travailleuses souvent compétentes, mais peu reconnues. L’organisme Femmes en parcours innovateur (FPI) s’efforce&nbsp; d’ouvrir les yeux des travailleurs d’aujourd’hui et ceux de demain sur de nouveaux horizons. Leur mission est de «promouvoir la diversification des choix professionnels des femmes et outiller les organisations liées à l’emploi et à la formation, de même que les entreprises, afin d’améliorer les perspectives économiques des femmes.»</p>
<p>Diane Montour, Directrice Générale de FPI, soutient qu’ «au Québec, dans les grandes entreprises, nous cherchons effectivement la présence des femmes. Parmi les gestionnaires de compagnie, très souvent la répartition des sexes n’est pas représentative de celle de la population.» De nos jours, les femmes sont autant, sinon majoritairement instruites, que les messieurs. En effet, d’après le recensement de 2006, les femmes représentaient 60% des diplômés universitaires de 25 à 29 ans. Si elles possèdent les compétences adéquates et qu’elles sont de plus en plus nombreuses, pourquoi n’y en a‑t-il pas plus dans de hautes positions administratives?</p>
<p>Diane Montour présente l’exemple des employées qui sont mères de famille: «dans la majorité des cas, les femmes sont celles qui quittent le bureau pour aller chercher leur enfant malade à la garderie. Le taux d’absentéisme des mères peut donc s’avérer élevé, plus que pour un homme, en comparaison. Lorsqu’un poste important se libère au sein de ladite compagnie, les plus motivés se présentent. Évidemment, des absences répétées ne font pas bon ménage avec le surpassement de soi.» C’est donc un cercle vicieux qui n’en finit plus… Il faudrait trouver des solutions pour que les femmes aient plus de liberté, sans toutefois les pénaliser dans leur carrière, ce qui n’est pas une mince affaire.</p>
<p>Une progression a tout de même eu lieu. Au niveau du gouvernement, des mesures sont prises afin d’établir l’égalité. En effet, selon la Loi sur la Gouvernance des sociétés d’État, «le gouvernement établit une politique ayant pour objectifs que les conseils d’administration soient, pour l’ensemble des sociétés, constitués à parts égales de femmes et d’hommes à compter du 14 décembre 2011.» L’État fait donc sa part quant à la promotion de l’égalité des sexes. Serait-il possible d’en faire autant dans les compagnies?</p>
<p>La Journée mondiale de la femme soulève donc des controverses chez les étudiants des deux sexes. Effectivement, la population féminine profite du 8 mars, depuis plusieurs années, pour faire entendre leurs idées et mentionner leur importance. Selon une fraction d’entre elles, ce n’est pas assez. «Une journée par année pour nous et toutes les autres pour eux!» déclare Marie-Ève, étudiante et féministe. Néanmoins, l’opinion des hommes face à cette journée est partagée. Marc, étudiant, souligne: «d’abord, je ne savais même pas que cette journée existait! Ensuite, j’ai l’impression qu’aujourd’hui n’importe quel concept finit par avoir sa propre fête…» Pour ce qui est de Keven, il exprime l’importance qu’il donne à cet événement: «finalement, je crois que les femmes veulent simplement se faire respecter. Cette journée, c’est la leur et je trouve que c’est très bien.»</p>
<p>Madame Montour imagine le meilleur. «Si on plante des graines un peu partout, il y en a sûrement une qui va pousser quelque part. Si je peux léguer un rapport d’égalité entre les sexes à mes enfants un jour, et bien, je serais heureuse et comblée.» Le chemin est long et sinueux en ce qui concerne l’égalité réelle des hommes et des femmes, mais des organismes comme Femmes en parcours innovateur travaillent d’arrache-pied pour que l’effort des féministes d’hier et d’aujourd’hui arrive à terme.</p>
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		<title>Apprentie Guerrière</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/apprentie-guerriere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 14:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[cd]]></category>
		<category><![CDATA[fanny bloom]]></category>
		<category><![CDATA[misteur valaire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[patère rose]]></category>
		<category><![CDATA[pierre lapointe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’est entretenu avec Fanny  Bloom qui sort son prochain opus  le 6 mars.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em></em>Pour&nbsp; ceux et celles qui n’ont jamais entendu ce nom auparavant, &nbsp;Fanny&nbsp; &nbsp;Bloom est la douce voix&nbsp; du &nbsp;trio &nbsp;de &nbsp;la Patère &nbsp;Rose. Dès&nbsp; la sortie &nbsp;de leur premier &nbsp;album, &nbsp;les&nbsp; &nbsp;Québécois et les Français ont &nbsp;été séduits. Quelle&nbsp;&nbsp;&nbsp; musique &nbsp;rafraîchissante et spontanée! Le groupe a fait de plus en plus parler de lui, mais malheureusement, les coéquipiers de mademoiselle Bloom ont&nbsp; &nbsp;dû&nbsp;&nbsp; quitter &nbsp;le &nbsp;groupe &nbsp;faute de temps. Roboto et Kilojoules étant aussi membres du groupe Misteur Valaire, ils ont eu la lourde &nbsp;tâche de &nbsp;choisir. Le&nbsp; trio &nbsp;s’est donc &nbsp;séparé &nbsp;au grand &nbsp;désarroi de ses fans.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-fanny-bloom.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11427" title="c - fanny bloom" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-fanny-bloom-300x300.jpg" alt width="300" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de la maison de disques Grosse boîte</span>		</figcaption>
	</figure>
Fanny Bloom&nbsp; a tout de même &nbsp;su&nbsp; en&nbsp; tirer &nbsp;bon parti. &nbsp;Elle s’est remise à écrire de manière intensive &nbsp;en &nbsp;janvier.&nbsp;&nbsp; Cette&nbsp; &nbsp;fois- ci,&nbsp; elle &nbsp;a &nbsp;collaboré avec &nbsp;Étienne Dupuis-Cloutier et&nbsp; l’harmonie a été &nbsp;parfaite. «Je lui&nbsp; donnais des thèmes, des &nbsp;morceaux&nbsp; de &nbsp;phrases, une &nbsp;touche d’inspiration et il m’aidait &nbsp;à&nbsp; composer la&nbsp; chanson dont j’avais envie. Notre manière de travailler &nbsp;était&nbsp; réellement efficace. On &nbsp;a donc &nbsp;composé un &nbsp;peu plus d’une &nbsp;dizaine &nbsp;de chansons et on y a fait le tri. Chacune d’entre elles a été choisie et retravaillée maintes fois. Je considère que&nbsp; cet album est mon &nbsp;premier et que&nbsp; la Patère&nbsp;&nbsp; Rose &nbsp;était &nbsp;complètement une&nbsp;&nbsp; autre&nbsp; &nbsp;histoire. Mon&nbsp; &nbsp;nouvel album me représente à merveille. Il est tout &nbsp;à fait moi!»
<p>Au grand&nbsp; plaisir de ses admirateurs, elle lance le mardi &nbsp;6 mars son tout &nbsp;premier album solo, <em>Apprentie&nbsp; &nbsp;Guerrière</em>. &nbsp;Selon&nbsp; elle, «ce&nbsp; sera &nbsp;un &nbsp;événement énorme. La mise &nbsp;en&nbsp; scène &nbsp;est à couper le souffle et nous avons travaillé très fort!&nbsp; Évidemment, je présenterai toutes mes nouvelles chansons, mais &nbsp;je vous &nbsp;prépare des&nbsp; surpri- ses plus stupéfiantes les unes &nbsp;que les &nbsp;autres. Je suis &nbsp;très &nbsp;heureuse du &nbsp;résultat et j’ai hâte &nbsp;de &nbsp;voir&nbsp; le public. Restez&nbsp; jusqu’à &nbsp;la fin, j’irai faire mon &nbsp;tour &nbsp;dans &nbsp;la salle!»</p>
<p>C’est&nbsp; un &nbsp;album que &nbsp;l’on apprécie &nbsp;lorsqu’on le réécoute, car les &nbsp;paroles apparaissent&nbsp; à&nbsp; notre esprit plus clairement et l’on peut ainsi&nbsp; apprécier toute leur &nbsp;délicatesse.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Fanny&nbsp;&nbsp; &nbsp;Bloom&nbsp;&nbsp; &nbsp;explique: «Mon&nbsp; &nbsp;inspiration pour&nbsp; ce &nbsp;premier &nbsp;album solo&nbsp; me provient des ruptures, qu’elles &nbsp;soient amoureuses &nbsp;ou&nbsp; professionnelles. Je me sentais&nbsp; &nbsp;à &nbsp;ce &nbsp;moment-là &nbsp;comme dans&nbsp; &nbsp;un&nbsp; &nbsp;tourbillon&nbsp; d’émotions et je m’en &nbsp;suis&nbsp; servi pour le faire ressortir dans &nbsp;mes textes.»</p>
<p>Effectivement,&nbsp; &nbsp;son&nbsp; disque est&nbsp; tout&nbsp; simplement&nbsp; &nbsp;fameux! Sa voix nous envoûte et nous emporte dans &nbsp;son&nbsp; monde d’une manière à la fois&nbsp; poétique et &nbsp;un peu &nbsp;frivole.&nbsp; Cette &nbsp;musique don- ne&nbsp; envie &nbsp;de danser et de pleurer, tout&nbsp;&nbsp; &nbsp;en&nbsp; &nbsp;étant&nbsp;&nbsp;&nbsp; parfumée &nbsp;d’une odeur&nbsp; de &nbsp;tendresse &nbsp;et &nbsp;de &nbsp;douleur.&nbsp; &nbsp;Mademoiselle&nbsp;&nbsp; Bloom&nbsp; &nbsp;décrit &nbsp;son &nbsp;album en &nbsp;un &nbsp;seul &nbsp;mot: «clair-obscur».&nbsp; Elle soutient que &nbsp;celui-ci&nbsp;&nbsp; est &nbsp;«beaucoup plus sombre, plus &nbsp;noir, &nbsp;plus &nbsp;lourd. Toutefois, on&nbsp; y retrouve une &nbsp;petite &nbsp;touche <em>happy&nbsp; </em>et &nbsp;optimiste.» Chaque &nbsp;chanson &nbsp;est&nbsp;&nbsp; différente et nous apporte un &nbsp;étrange et puissant sentiment de&nbsp; bien-être. Par exemple,&nbsp; <em>Annie</em>, dans&nbsp; laquelle Fanny&nbsp; &nbsp;chante &nbsp;en&nbsp;&nbsp; collaboration avec Pierre &nbsp;Lapointe, est légère et mélancolique. Quant à <em>Respirer la fumée</em>, nous ne pouvons l’écouter sans&nbsp; voir des images &nbsp;d’une &nbsp;grande &nbsp;beauté&nbsp; nous &nbsp;trotter &nbsp;dans&nbsp; &nbsp;la tête. Fanny Bloom affirme adorer tous &nbsp;ses morceaux. «Je dirais toutefois &nbsp;que &nbsp;celle qui &nbsp;me&nbsp; touche le plus &nbsp;est <em>Mon hiver. </em>C’est le noyau de &nbsp;l’album, elle&nbsp; est &nbsp;au &nbsp;centre et un &nbsp;peu &nbsp;différente des autres. Elle est&nbsp; épurée et émouvante. Quand on&nbsp; l’écoute, on&nbsp; ressent une &nbsp;bulle qui&nbsp;&nbsp; se &nbsp;construit &nbsp;et &nbsp;on&nbsp;&nbsp; s’y &nbsp;sent bien.»&nbsp; &nbsp;Tout&nbsp; à &nbsp;fait &nbsp;différent &nbsp;de celui qu’elle avait jadis composé avec &nbsp;la &nbsp;Patère&nbsp; &nbsp;Rose,&nbsp;&nbsp; cet &nbsp;album est&nbsp;&nbsp; nettement &nbsp;plus&nbsp; &nbsp;mature. &nbsp;Sa voix est plus posée et maîtrisée. Décidément, le &nbsp;nouveau &nbsp;disque de Fanny Bloom est un incontournable à&nbsp; ajouter à&nbsp; sa &nbsp;collection &nbsp;musicale.</p>
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		<title>Possibilité avant fatalité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/possibilite-avant-fatalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:24:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Marchand]]></category>
		<category><![CDATA[Mental Health Service]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine nationale de prévention du suicide]]></category>
		<category><![CDATA[SUICIDE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nombre important de suicides au Québec chez les étudiants universitaires alarme les autorités.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous le savons tous, les études universitaires ne sont pas de tout repos: devoirs, examens, dodo… une boucle sans fin. Certains ne voient pas la fin de leur formation et ne considèrent aucune autre porte de sortie que celle de l’abandon. Le suicide est une triste réalité et chaque année, malgré toutes les interventions offertes, des centaines de jeunes s’enlèvent la vie. Quels sont donc les projets mis sur pieds pour faire face à cette tendance néfaste?</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 209px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/a-suicide.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11186" title="a -suicide" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/a-suicide-209x300.jpg" alt width="209" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
La 22<sup>e</sup> édition de la Semaine nationale de prévention du suicide avait lieu entre le 5 et le 11 février. À cette occasion, les écoles et organismes ont joint leurs forces pour préparer des activités de sensibilisation. L’Association québécoise de prévention du suicide était un peu partout cette semaine. Monsieur Bruno Marchand, directeur général de la fondation, explique que «le meilleur moyen de contrer le suicide repose sur deux éléments de prévention; premièrement, savoir détecter les personnes vulnérables, connaître notre rôle envers ce genre de cas et découvrir les situations dans lesquelles ils risquent de se trouver. Deuxièmement, utiliser les moyens sociaux qui sont adoptés par la collectivité ou le groupe pour se prendre en main.»
<p>L’Université McGill, quant à elle, propose depuis plusieurs années des programmes pour les étudiants en détresse. Le <em>Mental Health Service</em> existe entre autres pour aider les étudiants de McGill qui ressentent l’envie urgente de parler et de trouver des solutions à leurs problèmes. Ce service est compris dans les frais de scolarité. Il regroupe un nombre important de professionnels hautement qualifiés pour répondre aux besoins de la population étudiante. On y retrouve des brochures d’information fortement utiles. Les lignes téléphoniques d’aides telles que le <em>Sexual Assault Centre of the McGill Students’ Society</em> et le <em>Nightline</em> s’avèrent considérablement pratiques pour les étudiants qui cherchent une oreille attentive tout en souhaitant préserver leur anonymat. Selon monsieur Marchand, «chaque université a adopté une approche différente en ce qui concerne l’aide et la prévention. Certaines sont plus actives que d’autres. Nous entretenons de très bons liens même si certaines d’entre elles sont plus autonomes que d’autres.»</p>
<p>Malgré tout, «en 1997, 5,3% des étudiants de l’Université de Montréal déclaraient avoir tenté de se suicider au moins une fois dans leur vie», selon le document du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport sur les idées suicidaires et préventions dans les universités. Toujours d’après le document du MELS, parmi les causes qui engendrent une telle fatalité, le stress y est pour beaucoup. «La perception des standards à atteindre peut induire chez plusieurs étudiants et étudiantes universitaires un niveau de stress important. Ce stress ou d’autres facteurs, joints à d’autres circonstances personnelles, peuvent conduire à diverses formes de détresse psychologique: déprime légère, tentative de suicide, dépression prononcée, suicide.»</p>
<p>L’université nous pousse à nous dépasser chaque jour et certains individus trouvent parfois extrêmement difficile de passer à travers cette étape de la vie. Cependant, d’autres facteurs entrent en compte selon le directeur de l’Association: «les personnes présentant des idées suicidaires sont des gens qui ont la perception d’être absolument inutiles. Ils sentent que tout est plus important qu’eux-mêmes.» Pour mettre fin à ces terribles idées, plusieurs programmes d’écoute ont été mis sur pieds et pas seulement dans les universités: l’Association québécoise de prévention du suicide a sa propre ligne d’écoute, accessible 24 heures sur 24.</p>
<p>La mort volontaire est un acte imprévisible et parfois, même les experts ne peuvent détecter les comportements dangereux des étudiants. Toutefois, selon le document du MELS, «parmi les 26% qui ont eu au moins une pensée suicidaire, la moitié (13%) avaient communiqué leur intention de se suicider à quelqu’un d’autre.» Que pouvons-nous donc offrir, afin de les rendre plus heureux et de voir les signes avant-coureurs? Nous devons, en tant qu’amis et proches, faire notre part en considérant les signes de dépression non pas comme étant de passage, mais comme indice d’un malaise. Il est regrettable de constater que les gens qui ont besoin de parler ne se dirigent pas toujours vers les centres d’aides. C’est pourquoi nous pouvons faire une différence. Bruno Marchand se dit «profondément convaincu qu’il est possible de bâtir une société sans suicide. Pour moi, nous sommes nombreux à ne plus vouloir perdre de personnes par suicide et c’est ensemble que nous allons y arriver.»</p>
<p><em>SACOMSS: (514) 398‑8500</em></p>
<p><em>McGill Nightline: 514–398-6246</em></p>
<p><em>Aqps : 1–866-277‑3553</em></p>
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		<title>240 000 épingles, 14 minutes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/240-000-epingles-14-minutes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:10:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[écran à épingles]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[le grand ailleurs et le petit ici]]></category>
		<category><![CDATA[michèle lemieux]]></category>
		<category><![CDATA[office national du film]]></category>
		<category><![CDATA[ONF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Michèle Lemieux présente son tout dernier court-métrage Le grand ailleurs et le petit ici, produit par l’Office National du Film.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Michèle Lemieux (<em>Nuit d’orage</em>) nous raconte en noir et blanc la courte histoire d’un homme qui prend soudainement conscience de la matière qui l’entoure et qui cherche à en saisir le sens. Grâce à la magie des épingles, la cinéaste nous fait découvrir ce petit personnage attachant. Sans mots, mais avec une musique des plus sublimes, elle nous fait entrer dans son monde sans couleur avec aisance.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-épingles-m-lemieux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11168" title="c - épingles m lemieux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-épingles-m-lemieux-595x453.jpg" alt width="595" height="453"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de l’ONF</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Michèle Lemieux a un talent incroyable, soit celui d’avoir créé un film à la fois splendide, mais sans cérémonie, touchant et simple. Nul doute que ce court-métrage en fera parler plus d’un lors de l’ouverture de la 30<sup>e</sup> édition des Rendez-vous du cinéma québécois le 15 février. Non seulement car elle utilise un procédé unique en son genre, mais parce qu’elle seule en connaît les secrets. En effet, l’écran d’épingles est une technique qu’elle maîtrise depuis peu, d’autant plus que le seul écran existant aujourd’hui se trouve dans les locaux de l’Office National du Film du Canada.</p>
<p>La cinéaste explique sa méthode singulière: «Il s’agit d’un châssis métallique où sont installés des tubes de plastiques dans chacun desquels se trouve une épingle, légèrement plus longue que le tube». On y retrouve 240 000 épingles, entassées les unes à côté des autres. La caméra est positionnée directement devant l’écran, c’est pourquoi nous ne pouvons voir les aiguilles pendant la projection. La magie se trouve dans l’éclairage placé de manière latérale afin de projeter une ombre sur l’écran. C’est cette ombre, composée de toutes les épingles correctement alignées, qui crée les nombreuses images que nous pouvons voir à l’écran.</p>
<p>En jouant pendant des jours et des heures avec les épingles et en faisant preuve d’une patience inégalée, la cinéaste a peaufiné son art à la perfection. «Impossible de revenir en arrière», dit-elle. «Lorsque j’efface l’image, je ne pourrai plus jamais la reproduire de manière identique. La marge d’erreur est terriblement mince! Il ne s’agit donc pas d’un instrument de précision, mais plus d’une intuition. Ça rend le travail extrêmement excitant et captivant!» Pour créer cette œuvre de toutes pièces, il lui a fallu deux ans et demi ainsi qu’entre 11 000 et 12 000 esquisses qu’elle ne pouvait jamais reproduire authentiquement, étant donné son outil de travail si particulier.</p>
<p>L’artiste s’est inspirée, il y a quelques années de la nouvelle technique qu’elle découvrait alors pour penser son scénario. «Ç’a été un vrai coup de foudre quand j’ai découvert ce procédé! Dès le premier instant où j’ai touché l’écran, j’y ai vu le parallèle des épingles et de l’univers. À quel point une petite particule peut créer la matière. Au fond, c’est ce que nous sommes; des poussières dans l’univers. L’espace est un sujet qui m’interpelle et c’est pourquoi j’ai voulu en faire mon œuvre» déclare-t-elle philosophiquement.</p>
<p>Elle affirme avoir conçu le film qu’elle se représentait mentalement. Elle a réussi à traduire son imaginaire en art cinématographique tout en gardant son côté abstrait parfaitement mélangé à l’inspiration du moment qu’imposait l’écran d’épingles. Justement, la cinéaste soutient avoir trop d’idées en tête en ce moment pour penser à un nouveau projet, car entre deux productions, elle aime bien prendre du temps pour réfléchir à ce qu’elle voudrait vraiment bâtir. «J’aimerais beaucoup avoir la chance de réutiliser la technique de l’écran d’épingles pour un de mes projets à venir. C’est un privilège que j’ai de pouvoir travailler avec une technique que très peu de gens savent maîtriser.»</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«Croire. Se battre. Gagner.»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/croire-se-battre-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[industrie du ruban rose]]></category>
		<category><![CDATA[léa pool]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’industrie du ruban rose présente l’envers des campagnes de financement pour la lutte contre le cancer du sein. Entrevue avec la réalisatrice Léa Pool.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em></em>Léa Pool (Emporte-moi, Maman est chez le coiffeur) se disait très fébrile et exténuée par le déroulement de la semaine. En effet, le 3 février se tenait la première canadienne de L’industrie du ruban rose, produit par l’Office National du Film, son tout dernier projet sur lequel elle travaille depuis près de 3 ans.</p>
<p><strong><em>Le Délit</em>: Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser un projet en lien avec le cancer du sein?</strong></p>
<p>Léa Pool: En fait, on m’a proposée de réaliser ce documentaire et certaines personnes avaient déjà entamé les premières recherches lorsque je suis entrée dans l’équipe. Je pouvais toutefois remarquer les produits roses en particulier au mois d’octobre et je trouvais déjà que cette jolie couleur était présente un peu partout, parfois même sur des objets hétéroclites. Quand j’ai commencé à me renseigner sur la matière, j’ai découvert qu’on en savait peu et que les gens hésitaient à parler étant donné la sensibilité évidente du sujet. Je me suis demandée comment aborder un sujet si délicat, alors qu’il y a clairement abus des compagnies, sans toutefois pousser la population à ne plus croire en cette cause?</p>
<p><strong><em>L.D.</em>: Qu’est-ce que vous avez remarqué lorsque vous avez entamé vos recherches?</strong></p>
<p>L.P.: Le rose est aujourd’hui synonyme de victoire et d’espoir. Il est devenu l’enfant chéri du marketing. Toutefois, arrêtons de croire à l’illusion! Les femmes ne s’en sortent pas toujours. Les multinationales nous vendent le rose, littéralement. Ils savent très bien que le noir, la colère et la mort ne sont pas bons pour l’image. Ils nous donnent la fausse impression que c’est un cancer facile et notre perception de la maladie change. On a besoin d’espoir et je le comprends très bien. Il est merveilleux de voir toutes ces femmes marcher pour la cause et se rassembler pour aider. J’essaye d’ouvrir les yeux à ces gens. Est-ce qu’on peut demander: où va donc tout cet argent? On a le droit de savoir.</p>
<p><strong><em></em></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-lea-pool.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10960" title="c - lea pool" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-lea-pool-199x300.jpg" alt width="199" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Monic Richard</span>		</figcaption>
	</figure>
L.D.: Qu’est-ce qui vous choque particulièrement dans la situation de ces femmes?
<p>L.P.: Les compagnies disent que c’est une situation gagnante/gagnante. Pour eux et pour la cause. Dans les faits, c’est gagnant dans un seul sens. Les compagnies utilisent malheureusement cette nouvelle marque de commerce pour promouvoir leurs produits, tout en se donnant une belle image. Le pourcentage d’argent donné directement pour la cause est malgré tout minime, en comparaison avec ce qu’ils auraient dépensé en promotion de tout genre… Pour eux, c’est de la publicité presque gratuite! En effet, comment se fait-il que seulement cinq pourcent des fonds amassés aillent à la recherche sur les problèmes environnementaux, quand nous savons l’impact énorme de l’environnement sur toutes les maladies. Premièrement, parce que souvent les entreprises qui donnent de l’argent sont celles qui créent les problèmes environnementaux. Les compagnies pétrolières, par exemple, se donnent bonne conscience en donnant un sou au cancer du sein par litre d’essence suprême vendu pendant le mois d’octobre. Ce qui m’offusque le plus, c’est que ces compagnies pourraient très bien donner, sans rien recevoir en retour.</p>
<p><strong><em>L.D.</em>: Qu’est-ce que vous vouliez démontrer aux gens avec ce documentaire?</strong></p>
<p>L.P.: Le but de mon projet est de redonner à cette cause un sens plus actif et d’informer. C’est le manque de coordination et la compétition entre les laboratoires qui font peu de sens. Après avoir tant donné, quelles sont les avancées? Comment se fait-il qu’il y a 40 ans, une femme sur vingt-deux avait le cancer du sein et qu’aujourd’hui, les statistiques sont montées à une femme sur huit? Ces personnes qui ont travaillé pour obtenir tous ces fonds, n’ont-elles pas le droit de savoir? Il faudrait constater de manière plus significative le progrès des recherches et se tenir informé des résultats.</p>
<p><strong><em>L.D.</em>: Que proposez-vous à la population qui désire faire des dons?</strong></p>
<p>L.P.: Donnez votre argent directement à des organismes ou à des centres de recherche auxquels vous adhérez profondément. Écrivez des lettres aux entreprises qui utilisent le rose pour se donner bonne image. Plaignez-vous. À un moment donné, ils vont sûrement arrêter de rire de nous! On doit s’impliquer plus activement dans les processus. J’espère que la population se mobilisera pour faire bouger les choses. Pour l’instant, les grandes institutions sont dans l’attente de voir comment le public réagira cette semaine suite à la sortie de <em>L’industrie du ruban rose</em>. J’espère que les critiques seront bonne et que le documentaire sera bien accueilli.</p>
<p><strong><em>L.D.</em>: Êtes-vous heureuse du résultat et de ce que vous avez accompli?</strong></p>
<p>L.P.: Oui, et si c›était à refaire, ce serait sûrement de la même manière! J›ai parlé avec des médecins, des activistes, des femmes au stade 4, des militants. C›est un documentaire qui représente très bien qui je suis et je crois que mon message passe bien.</p>
<p><strong><em>L.D.</em>: Quels sont vos prochains projets?</strong></p>
<p>L.P.: J’ai deux projets en cours: un documentaire sur l’histoire d’enfants dont les mères sont en prison et comment ces pauvres jeunes deviennent victimes collatérales du système judiciaire. Mon second projet est une fiction se déroulant dans un couvent de musique en 1967 au Québec. <em>La passion d’Augustine</em>&nbsp; rappellera légèrement l’histoire du film <em>Les choristes</em>. Ces deux projets sortiront en salle l’année prochaine.</p>
<p><em>Propos recueillis par Geneviève Payette.</em></p>
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		<title>Votre sexe s’il vous plaît?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/votre-sexe-sil-vous-plait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Payette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:02:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[droit transsexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Tabou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les transsexuels et transgenres ont la vie dure dans les aéroports canadiens.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En juillet dernier, le Règlement sur le contrôle de l’identité dans les aéroports a été modifié une fois de plus. Selon la codification canadienne, il serait maintenant «interdit au transporteur aérien de prendre en charge un passager dans les cas suivants: 5.2.1 c) il ne semble pas être du sexe indiqué sur la pièce d’identité qu’il présente; d) il présente plus d’un moyen d’identification et il y a une divergence importante entre ceux-ci.»</p>
<p>Suite à ce nouveau règlement, la population transsexuelle et transgenre du Canada se sent offusquée. Un dilemme s’impose: que vient en premier, les droits et libertés ou la sécurité des passagers?</p>
<p>Des groupes militants pour les droits et libertés des transsexuels et transgenres croient qu’il ne leur sera désormais plus possible de prendre l’avion. Les pétitions sont abondantes et les défenseurs des offensés de plus en plus nombreux. Madame Sandrine Marquis,&nbsp; vice-présidente de l’organisme Aide aux transsexuels et transsexuelles du Québec informe les gens et aide les transsexuels dans la recherche de leur identité. Elle est donc très au courant des développements de ce nouvel article de loi.</p>
<p>Elle déclare qu’il s’agit là d’un sujet épineux et ambigu, car plusieurs problèmes en découlent. «Il en ressort que les employés des compagnies aériennes sont dans l’obligation de vérifier l’identité de chaque passager-ère, évaluer son genre et le comparer avec celui qu’ils lui attribuent à la mention du sexe figurant sur ses pièces d’identité. Si, selon le transporteur aérien, le genre apparent du passager ne concorde pas avec les pièces d’identité, le transporteur se doit de refuser le-la passager-ère.»</p>
<p>Pourquoi ne pas simplement changer le sexe sur les pièces d’identité? Madame Marquis déclare que «la plupart des provinces canadiennes exigent l’amendement de l’Acte de naissance avant de permettre le changement des pièces d’identité. Pour ce faire, elles exigent que la personne concernée ait subi une chirurgie de «réassignation sexuelle», visant par le fait même la stérilisation. Par contre, de nombreuses personnes transsexuelles ne veulent pas d’une telle chirurgie, ou ne peuvent pas subir l’intervention chirurgicale pour des raisons médicales ou parce qu’ils sont trop jeunes. Même pour une personne pouvant avoir recours au changement légal de la mention de sexe, le processus est long et onéreux.»</p>
<p>Évidemment, les transsexuels et transgenres clament leurs droits. Dans la Charte canadienne des Droits et Libertés, il y est clairement inscrit à l’article 6.1 que «tout citoyen canadien a le droit de demeurer au Canada, d’y entrer ou d’en sortir.» Le ministre Denis Lebel se défend en déclarant qu’il s’agit d’une simple mesure de sécurité et qu’il n’est aucunement question des droits de la personne.</p>
<p>Néanmoins, tous les pays n’adoptent pas un règlement aussi draconien. Dans certains pays tels que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, une solution ingénieuse a été adoptée. En effet, on retrouve maintenant sur les passeports l’option F (femme), H (homme) et l’option X (indéterminé).</p>
<p>Les transsexuels désirant obtenir ce nouveau droit doivent donc présenter une lettre certifiée de leur médecin, pour ensuite obtenir les documents pour le sexe auquel ils préfèrent s’identifier, et ce, sans exiger la chirurgie. Un problème est bel et bien réglé, le sexe ne peut être falsifié, on assure ainsi la sécurité des passagers et chaque individu a la possibilité d’indiquer, sous quelques réserves, le sexe auquel il s’identifie le mieux.</p>
<p>Pourquoi n’en est-il pas de même au Canada? Dans le Règlement sur le contrôle de l’identité, il est inscrit à l’article 5.2.2 a) que le transporteur peut prendre en charge un passager si «l’apparence du passager a changé pour des raisons médicales après la prise de la photo et que celui-ci présente au transporteur aérien un document qui est signé par un professionnel de la santé qui en fait foi». Toutefois, nous ne retrouvons nullement de telles affirmations en ce qui concerne le sexe de la personne. Donc, certaines personnes comme madame Marquis, pour qui la photo concorde sur le passeport, mais pas le sexe, se voient malheureusement refuser le droit de passage, une lettre de médecin ne servant à rien dans ce contexte.</p>
<p>Selon elle, on progresse tout de même pour les droits des transsexuels, la chirurgie de changement de sexe étant maintenant couverte par la Régie de l’assurance maladie du Québec, par exemple. La lutte n’est toutefois pas encore gagnée entre le gouvernement et les transsexuels et transgenres au Canada.</p>
<p>Madame Marquis termine en disant qu’elle considère que le sexe auquel on appartient est une manière d’être et de se sentir, à défaut d’un morceau de peau et d’organes et qu’il serait nécessaire de porter attention à ces considérations avant de porter des jugements trop souvent infondés.</p>
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