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	<title>Clayton Lapomme - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>9gag et le sexisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2018 17:23:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[9gag]]></category>
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		<category><![CDATA[net]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le fameux sausage GIF agit comme une nouvelle forme de sexisme sur la toile.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/07/9gag-et-le-sexisme/" data-wpel-link="internal">9gag et le sexisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">9gag est une plateforme au contenu généré par ses utilisateurs, permettant aux internautes de partager des <i>memes</i> ou autres photos, montages ou <i>GIFs</i> amusants. En dessous du média en question, il existe une section commentaire, où il est possible de partager son avis, une remarque ou même de surenchérir avec un autre <i>meme</i> ou GIF. Celle-ci est souvent assez agitée, et contient régulièrement du contenu raciste ou sexiste. Un GIF était notamment assez populaire pour répondre à d’autres commentaires. Celui-ci présentait une femme se faisant lancer des saucisses au visage. Lorsqu’une femme écrit un commentaire sur 9gag, ce GIF est souvent utilisé comme réponse car les internautes supposent que la femme en question cherche de l’attention. Les saucisses évoquent métaphoriquement des phallus, ceux qu’elles chercheraient à avoir via leurs interactions sur Internet.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le GIF a été banni en décembre 2016 (annoncé par le compte Twitter de 9gag le 23 décembre), suite à des plaintes pour sexisme déposées par des femmes auprès des gérants de la plateforme. Cette intervention a été très peu appréciée par la communauté 9gag et certains y ont même répondu à l’aide de <i>memes</i> encore plus sexistes. Une pétition sur change.org pour rétablir ce GIF a même été créée.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Les technocultures toxiques </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une discussion sur 9gag autour du bannissement de ce GIF a depuis lieu sur la plateforme et démontre indéniablement le sexisme et la misogynie présents sur Internet. Le contexte et le lieu de production de ce GIF, mais surtout la discussion qui s’en suivit, montrent que l’architecture du site facilite et promeut un certain machisme. De plus, l’esprit qui règne sur celui-ci discrédite automatiquement les femmes. Ensuite, de nombreux commentaires de femmes, en réponse à ce GIF, révèlent et représentent le type de féminisme qui se trouve sur les plateformes de contenus autogénérés. D’après certains critères, on y retrouve cette «sensibilité» du féminisme post-moderne, perpétré par les hommes, mais surtout par les femmes qui attaquent ce GIF. Adrienne Massanari traite de ce qu’elle appelle les technocultures toxiques, qui peuvent se propager sur des sites de contenu généré par les utilisateurs comme Reddit ou encore 9gag. Elle explique que la manière dont sont agencés ces sites peut encourager des comportements antiféministes ou simplement mettre les femmes dans une position de faiblesse. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>La <i>geek masculinity </i></b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Elle nous évoque également le concept de <i>geek masculinity</i>. Massanari explique que ce genre de site suppose «un centrisme autour d’un homme blanc». Elle affirme qu’en général, cette masculinité <i>geek</i> a tendance à amplifier certains aspects «hypermasculins» comme l’intellect au-dessus de la sensibilité sociale ou émotionnelle. C’est bien ce qui se passe<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>sur 9gag avec ce GIF et les réactions autour de sa suppression, puisque ceux qui l’utilisent ou défendent son utilisation ne se rendent pas compte que cela peut blesser des femmes, notamment lorsqu’elles sont accusées de chercher uniquement de l’attention, et donc du sexe. Une femme qui s’affirme sera souvent critiquée sur cette plateforme, particulièrement parce que les commentaires sont rédigés sous des pseudonymes, ce qui rend la tâche plus facile pour ceux ou celles qui ne voudraient pas porter le poids de leurs mots. Les féministes y sont considérées comme des personnes offensées par tout et n’importe quoi, et sont de ce fait souvent pointées du doigt dans les commentaires. C’est ce qui ressort des discussions autour du bannissement de ce GIF.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De plus, Adrienne Massanari exprime le fait que les femmes, sur ce genre de site, sont vues comme «des objets de désir sexuel ou des intruses inopportunes, ou les deux». Ce GIF montre bien l’objectification de la femme, réduite au statut d’objet sexuel. Les femmes postant des commentaires ou des publications sur 9gag, auxquelles les utilisateurs répondent par le <i>sausage </i>GIF sont tout simplement rabaissées de manière violente, en les réduisant aux besoins primitifs que sont les désirs charnels. À travers la discussion du bannissement de ce GIF, on voit également que les femmes souhaitant participer au débat possèdent un véritable statut d’o<i>utsider</i>. En effet, beaucoup précisent dans leurs commentaires qu’elles sont des femmes et écrivent une phrase du type: «Je suis une fille et pourtant ce GIF ne me dérange pas». Ce genre d’intervention dénote de leur statut particulier au sein de la plateforme, de par les tentatives visant à justifier leur présence sur le site; elle cherchent ainsi à indiquer qu’elles ne sont pas des «casseuses d’ambiance». </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Quelles sont les solutions </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les moyens de faire cesser ce genre de comportement sont les mêmes sur 9gag que sur Reddit. La seule possibilité de limiter ce genre de comportement est de signaler la publication, qui sera ensuite supprimée selon le choix des modérateurs. Il n’y aura aucune réelle répercussion et même si l’utilisateur est bloqué, il pourra tout de même se récréer un compte, mais le mal sera déjà fait. Un utilisateur a également commenté, sous une publication qui dénonce et divulgue l’identité de l’une des femmes ayant signalé ce GIF, que ce n’est pas comme si elle était harcelée sur tous les réseaux sociaux, et qu’elle pouvait simplement quitter 9gag ou créer un nouveau compte et toute la haine sera terminée. Cela montre bien qu’il n’y a pas vraiment de mécanisme afin de contrôler le harcèlement en ligne et que les femmes affirmant leur gêne par rapport à ce GIF sont prises directement comme cible par les utilisateurs, admirateurs de ce GIF<i>,</i> ainsi que pour ceux mécontents de la situation. La manière dont cette technoculture toxique se propage rappelle également le processus de Reddit, où les publications et commentaires les plus populaires se perpétuent par système de «j’aime» puisque les internautes de cette communauté reproduisent des choses qui ont eu du succès. C’est ce qui s’est passé avec le GIF de la femme aux saucisses, qui a été repartagé énormément de fois et est ainsi d</span>e nombreux utilisateurs de 9gag et admirateurs de ce GIF l’ont qualifié de «tradition» dans certains commentaires. L’esprit machiste qui règne sur ce site se perpétue et assimile les femmes à des objets sexuels et plus généralement voit les féministes comme étant indésirables sur la plateforme.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>La 3<i>e</i> vague du feminisme </b></span></p>
<p class="p1">Ces discussions autour du bannissement de ce GIF ont provoqué des réactions virulentes, notamment dans les commentaires, générant ainsi de nouvelles publications sur le sujet. La polémique sur la suppression de ce GIF n’est pas seulement perpétuée par des utilisateurs masculins, mais aussi par des femmes. Leurs commentaires révèlent certains aspects du féminisme post-moderne, tel que Rosalind Gill le définit. Celle-ci explique que le concept émerge suite à des changements au sein du féminisme dans les années 1990 et 2000, et représente une «sensibilité» qui peut être ressentie dans les médias à partir de ce moment là. Dans sa définition, Gill explique qu’un des aspects du post-féminisme repose sur le fait qu’il provoque parfois «une réaction violente contre le féminisme». Afin d’expliquer la sensibilité du post-féminisme, elle identifie plusieurs thèmes qui font qu’un média puisse être considéré comme tel. Entres autres, elle cite l’utilisation de l’ironie afin de justifier un comportement clairement sexiste.</p>
<p class="p1">Gill parle du rapport entre l’image de la femme et le recours à l’ironie dans le paysage médiatique actuel. En effet, le féminisme, d’après les croyances populaires, serait complètement intégré et évident partout. Il n’existerait plus de choses tel que le machisme, l’égalité aurait été atteinte, ce qui autoriserait la dérision et la transformation de la femme en objet dans les médias. Dans certaines productions médiatiques, le sexisme serait si extrême que cela serait «la preuve qu’il n’y a pas de sexisme», puisqu’il est si évident qu’il en devient ironique. Gill explique ensuite que cette misogynie, malgré le fait qu’elle soit supposément ironique, se propage et mène à considérer les femmes à nouveau comme des objets sexuels à évaluer. Si quelqu’un s’oppose à ces propos voulus «ironiquement» misogynes sera considéré comme «stupide», faute de comprendre la subtilité de la publication. De ce fait, cela pourrait expliquer pourquoi il y a si peu d’opposition à ce genre d’objets médiatiques. C’est exactement ce qui se passe avec le GIF de la femme aux saucisses et le bannissement de celui-ci sur la plateforme. Parmi les commentaires, on voit certaines filles qui, elles-mêmes, critiquent le féminisme et affirment que l’utilisation de ce GIF ne les blesse ou dérange pas. Elles décident même de critiquer les filles qui ont osé le dénoncer, participant ainsi à la perpétuation des réactions violentes contre les femmes ou personnes s’étant senties blessées. L’ironie et la supposée auto-dérision seraient des excuses valables permettant l’utilisation de ce GIF, et les personnes qui oseraient le signaler se retrouvent souvent victimes d’insultes massives. Les féministes sont ciblées et vues comme étant responsables de ce bannissement et sont parfois même comparées à des «nazis», car elles sont considérées trop strictes et sans humour. La discussion autour du bannissement de ce GIF révèle donc un esprit post-féministe omniprésent sur 9gag où un faux sexisme serait permis et approuvé par des femmes s’il est fait avec ironie. En réalité, un véritable sexisme règne toujours, malgré ce que les utilisateurs peuvent en penser, et ce GIF en est la preuve.</p>
<blockquote><p>La manière dont sont agencés ces sites peut encourager des comportements antiféministes ou simplement mettre les femmes dans une position de faiblesse</p></blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>L’impact des médias</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">Gill parle ensuite d’un autre aspect du post-féminisme: l’omniprésence du féminisme dans les médias ainsi que l’esprit antiféministe qui s’y développe de manière simultanée. Elle ne parle pas d’un simple rejet du féminisme, mais plutôt d’un «enchevêtrement» entre des idées féministes et des idées non féministes dans les médias à partir des années 1990. Les féministes sont perçues comme des personnes «sévères, punitives, inauthentiques, qui n’expriment pas les désirs réels des femmes […] leur interdisant les plaisirs de la féminité traditionnelle». Dans les discussions par rapport à la suppression du GIF de la femme aux saucisses, on voit que les féministes sont très critiquées, même par les femmes. Certains déclarent même que «<i>le féminisme est un cancer</i>»: le féminisme est ici très généralisé et est conceptualisé comme quelque chose de strict cherchant simplement à supprimer tout amusement autour du thème de la femme. Les personnes défendant ce GIF et critiquant le féminisme cherchent surtout à exprimer le fait qu’il n’y a pas de quoi être offensé par cela. Ce point de vue promulgue un esprit post-féministe dans la mesure où même des femmes, aussi libres, indépendantes et respectées soient-elles,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>trouvent ce GIF drôle. Des valeurs féministes et antiféministes sont omniprésentes dans les discussions entourant le <i>sausage </i>GIF, mais c’est surtout la critique des féministes en soi qui ressort énormément de ces discussions. </span></p>
<p class="p1"><span class="s3">La discussion autour de la suppression du GIF de la femme aux saucisses sur 9gag révèle donc tout d’abord une discrimination envers les femmes sur la plateforme. Un esprit «hyper masculin» s’y est développé et perpétré, où les femmes sont considérées comme des <i>outsiders</i> ou intruses. L’architecture du site n’est pas faite pour rendre justice aux atteintes à la personne ou aux femmes en général. Aussi, la sensibilité post-féministe est réellement bien présente dans cette discussion autour du bannissement du GIF<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de la femme aux saucisses sur 9gag. On la trouve dans l’utilisation de l’ironie et l’humour comme excuse, mais aussi à travers un enchevêtrement de valeurs féministes et antiféministes, et surtout la critique des féministes en elle-même, perpétrée également par des femmes.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-30370" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-850x567.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alexis-fiocco/?media=1" data-wpel-link="internal">Alexis Fiocco</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
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			</item>
		<item>
		<title>À l’autre bout du fil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/17/a-lautre-bout-du-fil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 16:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone intelligent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le smartphone tue le téléphone.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/10/17/a-lautre-bout-du-fil/" data-wpel-link="internal">À l’autre bout du fil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">amais le téléphone portable n’a‑t-il aussi mal porté son nom que depuis l’apparition du <i>smartphone</i>. En effet, les coups de fils ne sont plus communs et sont remplacés par des textos et autres systèmes de messagerie instantanée. Se pose alors une question: pourquoi n’a‑t-on plus recours aux appels téléphoniques? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après m’être moi-même penchée sur la question en plus d’interroger plusieurs personnes, la réponse fut unanime: les gens n’aiment pas les appels pour la bonne et simple raison qu’ils sont pour la plupart imprévus et donc source de stress. Ils sont intrusifs, car un appel téléphonique nécessite la concentration exclusive de l’individu, tandis qu’un simple message laisse la possibilité de faire plusieurs autres choses en parallèle.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les appels peuvent également rendre la conversation compliquée. En effet, elle peut être perturbée par le moindre bruit de fond, tandis que les messages, eux, peuvent être envoyés en toutes circonstances. Les textos et autres messages ont eux aussi leurs inconvénients et peuvent rencontrer quelques problèmes d’envoi, mais il est plus facile et rapide de renvoyer un message que de tenter un nouvel appel. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>On ne se capte plus </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">A l’époque du téléphone fixe, appeler quelqu’un consistait en une activité à part entière. On appelait depuis un salon, une cuisine, une chambre, un endroit isolé garant d’une certaine intimité. On y accordait de l’importance, on écoutait, on répondait, on donnait des nouvelles et on échangeait à n’en plus finir. A l’heure actuelle, la situation n’est plus la même. L’environnement dans lequel se déroulent nos appels a changé, particulièrement lorsque l’on est dans la vie active et/ou habitant d’une grande ville. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un appel peut alors surgir n’importe quand et n’importe où: dans la rue, en cours, dans le bus, au théâtre… Bref, des endroits qui ne sont pas propices à l’intimité de l’échange et qui constituent donc un véritable frein à ce moyen de communication autrefois prisé. Force est de constater que la possibilité d’appeler en tout temps et n’importe où a ironiquement engendré une disparition progressive des appels téléphoniques. Certains psychologues parlent même du téléphone portable comme instrument de «dé-communication».</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>«Tu peux répéter s’il-te-plait?» </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le problème du <i>smartphone </i>vient aussi du fait qu’il crée une certaine dépendance en terme de communication: en effet, son possesseur est amené à l’utiliser à n’importe quel moment, et ce, en tout temps. Il affecte donc les rapports sociaux. Ainsi, lorsqu’une personne a une véritable conversation avec une autre, mais que celle-ci utilise son <i>smartphone</i> pour faire autre chose de manière simultanée, la communication entre cette personne et son interlocuteur sera superficielle. Le but initial du téléphone portable s’est donc une nouvelle fois modifié. Maintenant, il est utilisé comme échappatoire à une conversation ennuyante, pour se distraire, ou pour rester connecté. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toutefois, lorsque cette dependence s’intensifie, on parle de <i>phubbing</i>. Ce terme englobe les mots <i>phone</i> (téléphone, <i>ndlr</i>) et <i>snub</i> (snober,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>ndlr</i>) et décrit l’habitude qu’est de regarder son téléphone pendant qu’une autre personne, présente physiquement, vous parle. Le <i>phubbing</i> constitue donc une véritable barrière à la communication directe entre les individus, en plus de susciter la frustration de l’interlocuteur. Qui a‑t-il de plus désagréable que de se confier à quelqu’un sur quelconque tracas pendant que celui-ci est en train de sourire à la lecture d’un texto? Ou bien de voir une personne jeter un coup d’œil à son téléphone en plein milieu d’un échange, ou bien dès qu’il y a un blanc dans la conversation? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le <i>phubbing</i> renforce donc les tensions au sein de tous rapports, et ce plus particulièrement chez les personnes anxieuses qui ont besoin d’une écoute sincère et d’une attention plus approfondie. C’est donc sans étonnement que nous pouvons tirer la conclusion suivante: plus l’on passe du temps sur son téléphone portable en présence d’un individu, plus on risque de s’éloigner de lui.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du côté des <i>phubbers</i>, eux considèrent la chose sous un tout autre angle. En effet, ils voient leur acte comme une méthode défensive. S’ils ont leur téléphone posé près d’eux lors d’une conversation, ou qu’ils le tiennent dans leur main, ils se justifient en disant qu’il s’agit pour eux d’un moyen de se rassurer, de savoir que si la conversation tourne mal ils n’ont qu’à saisir leur téléphone et prétexter un appel ou un message, pour les sauver de l’embarras. De plus, peu d’entre eux se rendent compte qu’ils vexent leur interlocuteur en agissant de la sorte.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le monde t’appelle </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le téléphone n’a donc plus de fil, il n’est plus fixe. Pourtant, on est fixé à lui, par un fil invisible qui emmêle nos échanges. Dans un environnement où tout se fait dans la simultanéité, il faut que l’on réapprenne à prendre le temps. Pour un appel. Pour un message. Changer son statut pour que celui-ci affiche enfin «disponible», mais cette fois pour une véritable discussion. En d’autres mots, couper le fil, et cette fois-ci, pour de bon. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La littérature par-delà les langues</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/12/la-litterature-par-dela-les-langues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 16:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieu commun]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Scrivener]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un numéro spécial bilingue de création littéraire bientôt disponible sur le campus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">’anglais et le français à McGill: deux univers en vase clos ? C’est pour éviter ceci que les revues littéraires <i>Scrivener</i> et <i>Lieu commun </i>se sont associées pour produire une édition spéciale regroupant des écrivains anglophones et francophones en une seule et même revue.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>On retrouvera au Cagibi des œuvres de créations poétiques et narratives écrites par des contributeurs et des contributrices des deux revues mcgilloises.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces revues littéraires sont toutes deux affiliées avec leurs départements de littérature respectifs. La revue anglophone <i>Scrivener</i> fait ses débuts en 1980 en publiant de la fiction, de la poésie, de l’art visuel ainsi que des critiques littéraires. De nombreux auteurs et autrices y ont fait leurs premiers pas, en plus de participations d’écrivain·e·s consacré·e·s, notamment Leonard Cohen. On y retrouve encore aujourd’hui des créations uniques dans les traces de Margaret Atwood et Michael Ondaatje. La revue francophone <i>Lieu commun</i></span><i> </i><span class="s1">est, quant à elle, plus récente. Créée en 2012, elle est la seule revue littéraire de langue française de l’Université McGill. Comme son nom l’indique, la ligne directrice qui jalonne chacune de ses publications consiste à interroger et déconstruire les lieux communs de la langue à travers la création littéraire, que ce soit via la fiction, la poésie ou l’essai.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Collaborer pour mettre en valeur son travail respectif</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce projet trouve ses origines au cours de soirées de poésie bilingues organisées conjointement par les deux revues. Le but derrière cette collaboration était alors simple: réunir deux scènes créatrices divisées jusqu’à présent par la barrière linguistique. L’engouement pour ces soirées de lectures a montré l’intérêt réciproque des auteurs et autrices, ainsi que d’un public varié, pour le travail littéraire de leurs compatriotes. Cet enthousiasme, comme le notent les membres des comités des deux revues, méritait de se poursuivre dans un format moins éphémère que l’instant d’un soir. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour cette raison, le <i>Scrivener </i>et <i>Lieu commun</i> ont travaillé cet été à monter une revue offerte gratuitement sur le campus de McGill. Il faut noter la participation de dix-sept auteurs et autrices, qui ont accepté l’invitation des comités pour fournir des textes originaux. Qu’il·elle se soit laissé·e tenter par la politique ou bien par un récit intimiste, les auteurs et autrices proposent une brochette d’œuvres intéressantes par la spécificité de leur plume. « Ces différents styles illustrent la diversité que les revues tentent de promouvoir dans leurs publications annuelles – annuelle pour le <i>Scrivener</i> et biannuelle pour <i>Lieu commun</i>», souligne l’un des membres de la revue Lieu commun. « C’est aussi l’occasion de partager avec les étudiants de McGill le travail de leurs collègues et, qui sait, de donner le goût à certains de nous envoyer leurs propres textes pour publication. » À partir du 19 septembre, il sera possible de retrouver cette revue bilingue sur le campus ainsi qu’auprès des membres des revues à l’origine de ce projet.</span></p>
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		<title>La Bohème héroïque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/06/07/la-boheme-heroique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2017 15:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Montréal livre une émotion incroyable sans parvenir à dépeindre la Bohème </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Bohème</em> est de ces œuvres où la critique s’accorde rarement avec le public. Opéra écrit par Puccini en 1895, il s’inspire du roman <em>Scènes de la vie de bohème</em> d’Henri Murger: un groupe de jeunes artistes parisiens remplis d’autant d’espoirs que de dettes, se voit balloté entre vie quotidienne de «Bohème» et passions tragiques.</p>
<p>Alliant jeunesse et passion, vie d’artiste et vie parisienne, amour et amitié, — «&nbsp;triple cocktail idéal&nbsp;» — <em>La Bohème</em> est l’un des opéras les plus appréciés du public nord-américain. L’œuvre est si populaire qu’elle fut l’une des inspirations majeures de Baz Lurhmann pour son <em>blockbuster</em>,&nbsp;<em>Moulin Rouge</em>.<br>
La critique, à l’inverse, semble généralement agacée par ses représentations tombant souvent dans le «déjà vu» et cette triste facilité à se laisser aller au cliché ou au manque d’émotion.<br>
La dernière production de l’Opéra de Montréal, à la salle Wilfried Pelletier du 20 au 27 mai, réussira-t-elle à être l’exception à la règle?</p>
<p><strong><br>
Critique tapie dans l’ombre </strong></p>
<p>Lors de la répétition générale de <em>La Bohême</em>&nbsp;présentée par l’Opéra de Montréal le 18 mai, le public n’a pas masqué son appréciation habituelle pour Puccini: il a crié à chaque apparition du chef d’orchestre et applaudi bruyamment. Notons que la présence de centaines d’élèves du secondaire en sortie scolaire semble être un facteur important de cet enthousiasme plus propre au Centre Bell qu’à la Salle Wilfried Pelletier…<br>
Qu’en est-il du critique? Est-il tout autant exalté ou cherche-t-il la petite bête là où chacun de ses lecteurs aurait passé un moment magique? Nous dirons qu’il «nuance» — terme précieux qui a malheureusement parfois manqué dans cette représentation.</p>
<p><strong> Une émotion surprenante</strong></p>
<p>On ressort bien de <em>La Bohême</em> bercé, les joues humides, la musique et les dernières paroles flottant encore. La distribution jeune et entièrement canadienne a su livrer une représentation d’une rare émotion. Une intensité qui monte <em>crescendo</em>, inattendue lors d’une répétition générale où les chanteurs auraient pu s’abstenir de chanter à pleine voix.<br>
L’orchestre dirigé par James Meena est impeccable. Le chef a su tenir les notes, sublimer les silences et la distinction des instruments à vent si chers à Puccini, pour accompagner magistralement les chanteurs. Chargé d’émotion sans jamais prendre le devant de la scène, à la manière d’une grande musique de film américain, l’orchestre reste sans doute la force de cette production.</p>
<p><strong>Une équation incomplète…</strong></p>
<p>Il s’agirait d’un véritable sans faute si l’équation qui fait la singularité du chef d’œuvre de Puccini avait été mieux respectée&nbsp;: «passion et vie de bohème». <em>La Bohème</em> a certes tout d’un opéra classique et tragique, mais il dépeint aussi la vie quotidienne de jeunes artistes insouciants et débraillés. C’est de ce contraste entre classique et romantique, permis par l’ironie et le talent, qu’émane le génie de Puccini. Or ici, l’insouciante «Bohème» meurt sous le poids des passions.<br>
Cette absence marque particulièrement le premier acte. Dans leur mansarde, les quatre amis artistes, Rodolfo, Marcello, Colline et Schaunard scandent des vers humoristiques sur cette vie quotidienne dénuée d’argent et de lendemains certains. Les décors ressemblent bien trop aux images <em>Walt Disney</em> des <em>Aristochats</em> pour parvenir à nous plonger dans la réalité poétique de la vie de bohème. «C’est d’un kitch!»</p>
<p>L’interprétation des chanteurs ne parvient pas non plus à transmettre le regard ironique — quasi cynique — de Puccini vis-à-vis des artistes ratés de son temps. Le chant est déjà trop passionnel et sérieux.<br>
Quant au jeu, il plonge dès l’amorce dans la facilité du gag ridicule. Serions-nous dans un vaudeville pour ténors? Car oui, il faut bien parler de «jeu» chez Puccini, où les chanteurs se doivent d’être des acteurs polyvalents et précis pour marquer le contraste entre la musique de virtuose et le texte souvent décalé.<br>
La seule qui se détache alors — et qui continuera de&nbsp;nous impressionner tout au long des deux heures suivantes — c’est la jeune France Bellemare qui interprète Mimi. En voisine frigorifiée qui va chercher de l’aide auprès de Rodolfo resté seul dans la mansarde, elle nous montre déjà une véritable intériorité et une amplitude tant dans la voix que dans la palette de jeu. La soprano, lauréate du Concours musical international de Montréal nous livre un «<em>Mi Chiamano Mimi</em>» qui lance enfin l’opéra sur un rythme et une émotion qui ne cessera de monter lors des autres tableaux.<br>
<strong><br>
… mais qui tombe parfaitement juste</strong></p>
<p>À la manière de ces recettes ratées qui parviennent à créer un produit délicieux, <em>La Bohème</em> de l’Opéra de Montréal omet certains ingrédients mais nous livre, par un coup de maître, une des plus belles productions de l’année.<br>
Le second acte, au Café Momus, est un spectacle captivant et joyeux tel un «tableau final», comme l’avait lui-même écrit Puccini. Le troisième acte nous replonge dans la tragédie et la souffrance dans un quatuor d’une justesse exemplaire.<br>
Comme le cycle quotidien de la vie de bohème, pour le quatrième acte les personnages retrouvent leur état initial. L’apogée de l’histoire est passée et la nostalgie prend place. Mimi et Rodolfo se souviennent de leur première rencontre alors que Mimi, malade, est à l’article de la mort. «<em>Sono andati</em>» chantent-ils dans un duo qui captive le public et transforme cette production en chef d’œuvre.<br>
L’intensité et l’émotion de la partition sont démultipliées par une interprétation d’une rare beauté. Luc Robert, ténor du prestigieux <em>Metropolitan Opera</em> de New York nous démontre son talent par sa voix grave, homogène et sonore.<br>
L’effet est quasi automatique: cette larme, signe d’un opéra réussi, ne cesse d’en appeler d’autres à couler jusqu’à la commissure de nos lèvres. Mimi meurt, Rodolfo crie son nom; la salle entière sort de cette hypnose magnifique qu’est le dernier acte. On est abasourdis, vidés, jeunes et romantiques.</p>
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		<title>Toi et moi, ça connecte plus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/toi-et-moi-ca-connecte-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 14:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les ruptures amoureuses sont-elles vécues à l’ère des réseaux sociaux?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">h la Saint Valentin… cette journée qui célèbre les amoureux, où abondent chocolats, bouquets de fleurs, et autres petites attentions. Malheureusement, pour d’autres, cette journée est moins rose. Elle risque de remuer des souvenirs douloureux d’anciennes histoires amoureuses, qui brûlent toujours à vif. Ils pourront essayer de se réfugier en faisant la fête, boire un verre avec leurs amis, ou tout simplement passer une soirée à la maison à regarder une série. Mais là, tout à coup, on ouvre Facebook ou Instagram, et c’est la déferlante d’images de la soirée de vos amis en couple. Surtout, vous tombez sur une photo, et découvrez que votre ex a un·e nouveau·elle partenaire. <i>Ouch</i>.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les réseaux sociaux sont omniprésents, surtout chez les générations plus jeunes. On y est confronté à tout moment, avec une simple notification, lorsque l’on est sur notre téléphone ou notre ordinateur. Mais après une rupture, cela peut devenir un cauchemar, un relent perpétuel de sentiments qui n’est peut-être pas quelque chose de nécessaire à subir en plus de la séparation. Aussi, les réseaux sociaux peuvent devenir un moyen d’exhiber ses sentiments publiquement, afin de blesser l’autre — directement ou indirectement.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le deuil </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le processus de deuil d’une rupture est un passage inévitable. Il peut, néanmoins, être compromis à cause des réseaux sociaux. On peut voir en effet, même sans forcément le vouloir, tous les faits et gestes de son ancien·ne partenaire. Cela a tendance à remuer en permanence d’anciens souvenirs, ou donner envie d’interagir avec l’autre peut-être trop tôt après la rupture, alors que l’on n’a pas encore eu le temps de faire son deuil, ou même simplement d’encaisser le choc. Voir sans cesse ses photos, tags, <i>tweets</i>, etc. peut empêcher la cicatrisation de plaies encore ouvertes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Des chercheurs de l’Université d’Ohio ont réalisé une étude montrant que les médias sociaux ont tendance à ralentir le deuil d’une relation. Elle montre que les personnes ayant vécu une rupture ont tendance à aller «espionner» leur ex-partenaire sur les différents réseaux. Avec qui est-il/elle? Où? Quand? Tellement de questions que l’on peut se poser, mais notre imagination a tendance à prendre le dessus, ce qui n’est pas le plus recommandé afin de passer à autre chose. Cet espionnage peut devenir presque obsessionnel, d’après ce qu’a démontré cette étude, nous amenant à consulter son profil plusieurs fois par jour et pendant une longue période: un comportement toxique qui n’aide pas dans le deuil.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les médias sociaux peuvent aussi être à l’origine d’une double-rupture. À celle de la vie réelle étant déjà très douloureuse, vient s’ajouter une autre: supprimer son ex-partenaire des réseaux sociaux. Pour certain·e·s, cela ne veut peut-être pas dire grand chose, mais pour d’autres, cela représente un geste radical, qui peut être un aussi gros choc que la première rupture. Pour le meilleur ou pour le pire? Cela dépend des personnes, et aussi, bien évidemment, de la nature de la séparation. </span></p>
<p class="p2"><b><i>Always look on the bright side of life</i></b></p>
<p class="p3"><span class="s1">Néanmoins, ce phénomène n’est pas entièrement malsain et peut même faciliter la gestion d’une rupture amoureuse. Certes, tomber sur un «j’aime» de notre ex sur une <i>selfie</i> d’un·e potentiel·le partenaire ou un tweet visé nous portant atteinte va certainement susciter de petits électrochocs. Cela peut cependant nous aider à réaliser plus rapidement que c’est fini, que l’autre n’était finalement peut-être pas «le bon», et donc nous aider à nous détacher sentimentalement. Après tout, la vie continue, n’est-ce pas? Ça ferait un bon <i>tweet</i>.&nbsp;</span></p>
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		<title>Dossier spécial Homa Hoodfar</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/dossier-special-homa-hoodfar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 22:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après 112 jours de détention, ce 26 septembre, elle a été libérée. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="p1"><span class="s1"><b>Retour sur les événements</b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1">H</span><span class="s1">oma Hoodfar. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant un véritable mouvement citoyen se forme autour de lui depuis plusieurs mois. Homa Hoodfar est professeure à Concordia depuis presque trente ans. Cette iranienne d’origine est spécialiste du rôle de la femme dans les sociétés musulmanes. Elle a construit au Canada une vie, une carrière, une famille et un entourage amical. Tout cela a cependant brusquement basculé en mars, lorsqu’elle a été arrêtée puis emprisonnée alors qu’elle rendait visite à sa famille en Iran.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Des motifs de détention flous</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Les raisons de son emprisonnement ne sont pas évidentes. Officiellement, elle n’est coupable d’aucun crime. Les conditions de sa captivité ne sont pas plus clairs. Elle était détenue à la prison d’Evin à Téhéran — connue pour avoir hébergé des opposants du régime iranien — avant d’être hospitalisée. Il faut en effet préciser que prof. Hoodfar souffre de myasthénie, une maladie auto-immune qui affaiblit la musculature. D’une santé fragile, elle n’a pas accès à ses médicaments.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Rassemblement solidaire</b></span><b> </b></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le 21 septembre, une manifestation a été organisée place Norman-Bethune (Montréal, <i>ndlr</i>) pour la soutenir et pour demander au gouvernement canadien d’intervenir en sa faveur. Parmi ceux qui ont répondu présent, des amis, des collègues, des élèves de prof. Hoodfar, des personnalités publiques, mais aussi beaucoup de personnes touchées par la tragédie que vit cette montréalaise.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’événement était coordonné par Hayley Lewis, ancienne élève de la détenue, habitant aujourd’hui au Vermont. Elle est venue avec le <i>Bread and Puppet Theater</i> qui jouait une pièce liant désespoir humain et néolibéralisme thatchérien. Pendant le rassemblement, des personnes ont pris la parole pour partager histoires, souvenirs et sentiments. La plupart sont des collègues de prof. Hoodfar, mais Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec, a aussi fait le déplacement.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«Homa savait organiser de superbes soirées, explique une de ses amies et collègues, lorsqu’on allait chez elle, on ne savait jamais sur qui on allait tomber. La porte était toujours ouverte, c’était vraiment super.» Le portrait présenté par les proches de la détenue est flatteur. Une femme qui incarnait la joie de vivre, un humour débordant, passionnée par sa recherche, et toujours à l’écoute de ses étudiants.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La manifestation s’est déroulée sur fond de musique dansante. Certains parlaient, riaient, d’autres pleuraient, mais tous avaient une seule envie: revoir Homa Hoodfar parmi eux.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>D’autres avant Homa</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le 26 septembre, une nouvelle inattendue apparaît dans la presse : «Homa Hoodfar recouvre sa liberté» publie Radio-Canada. Dans un communiqué, Justin Trudeau explique avoir travaillé «en étroite coopération» avec l’Oman, l’Italie, et la Suisse pour faire pression sur les autorités iraniennes. Même sans préciser son état de santé, ni quand elle reviendrait sur le territoire national, la nouvelle a été reçue avec joie sur les réseaux sociaux. <i>Amnesty International</i> a par exemple partagé la «bonne nouvelle» sur <i>Twitter</i>.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Homa n’est pas la première canadienne à avoir été détenue injustement en Iran. Le 23 juin 2003, Zahra Kazemi, photojournaliste indépendante, avait été arrêtée et emprisonnée dans la prison d’Evin. Le gouvernement iranien avait annoncé son décès «accidentel» le 12 juillet suivant. C’est donc en connaissance de cause que de nombreuses personnes se sont inquiétées pour Homa Hoodfar. Pendant sa détention, la pétition «académique» est montée jusqu’à 5547 signatures. Certaines personnalités importantes comme Noam Chomsky, ou le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk avaient d’ailleurs apporté leur soutien.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le 21 septembre marquait le 107<i>e</i> jour de détention de professeur Hoodfar. – Jacques Simon</span></p>
<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="alignnone wp-image-25983 size-large" style="line-height: 1.5;" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Homa-1000x237.jpg" alt="s-homa" width="1000" height="237" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Homa-1000x237.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Homa-330x78.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Homa-768x182.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Homa-850x201.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<h2 class="p1" style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Dialogue : deux perspectives</span></h2>
<h2 class="p1"><strong>Les moyens de pression occidentaux ne sont pas exportables en Iran.</strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a nouvelle indignation trendy sur les réseaux sociaux en ce moment, c’est <i># freehoma</i>. On écrit, s’écrie, on signe, on partage, on manifeste. Seulement, je refuse d’y prendre part, d’où l’espace entre mon hashtag et «<i>freehoma</i>».</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Je ne suis pas allé à la manifestation ce 21 septembre, volontairement. Une amie y est allée et a confirmé mes doutes: la manifestation était composée essentiellement de personnes qui n’étaient vraisemblablement pas de nationalité ou d’origine iranienne, tentant de représenter ses conditions de vie dans la tristement célèbre prison Evin. Les Iraniens étaient absents d’après moi pour deux raisons. D’abord, beaucoup admettent tristement que ce n’est pas ainsi que le gouvernement pliera: l’indignation parfumée au <i>buzz</i> qui est si populaire ici est loin d’être monnaie courante là bas. De plus, les accusations occidentales ne font que rajouter une goutte dans un océan de reproches bien connus. Aussi, les Iraniens sont souvent dépolitisés, et pour cause, en Iran, la politique est un sujet tabou en public: les gens ont peur de la répression et de l’emprisonnement qui visent plus spécifiquement les personnes impliquées dans ces activités. En dehors de l’Iran, les Iraniens craignent que la porte leur claque dans le dos, ou pire, qu’une fois rentrés en famille, la porte se ferme sur leur cellule. C’est aussi pourquoi je ne signerai pas cet article.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3">On sait que l’on enferme arbitrairement, on sait que le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes, on sait aussi que la loi, c’est le juge, c’est à dire le mollah, qui la fait, et rien n’y est à redire. L’Iran n’est pas l’Amérique, ni l’Europe: là-bas la loi y est virtuelle. Homa n’est pas aux mains de l’opinion publique iranienne que vous croyez à tort alerter, elle est entre les doigts de nulle autre personne que le Guide Suprême, l’Ayatollah Khamenei, le même qui entonne <i>marg bar âmrikâ!</i> (<i>mort à l’Amérique!</i>) à la fin de chacune de ses interventions publiques. </span></p>
<p class="p4">L’indignation est dangereuse, elle donne un argument de plus pour les fondamentalistes de s’écrier «voyez comme ils nous détestent!» et diffuser leurs messages de haine et de violence. Elle n’ouvre pas au débat, ne met aucune pression sur le régime iranien, et alourdit la tâche du Canada, qui n’a d’ailleurs plus d’ambassade avec l’Iran depuis 2012.</p>
<p class="p4">L’intention est louable, mais la méthode est selon moi erronée, voire même contre-productive et dangereuse. Fondée sur une connaissance limitée mais malheureusement partagée du fonctionnement de la société iranienne, l’indignation est ici inutile, redondante et fait le jeu des personnes qui emprisonnent Homa Hoodfar. L’Iran n’est pas une démocratie libérale occidentale, et les leçons occidentales ont trop<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>goût de la dictature renversée à l’origine du régime actuel. Je ne condamne pas toutes ces personnes pour avoir essayé d’aider, au contraire, mais s’i il y a bien quelque chose à comprendre en Iran, c’est que parfois, en Iran, il vaut mieux se taire. – Clayton Lapomme</p>
<hr>
<h2 class="p1"><strong>Le Canada doit rétablir des relations diplomatiques avec l’Iran.</strong></h2>
<p class="p2"><span class="s1">H</span><span class="s1">oma Hoodfar a certes été libérée, mais cela ne signifie pas que nous sommes à l’abri d’une autre crise diplomatique à l’avenir. Si le gouvernement Trudeau soutient qu’il veut rétablir les relations avec<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>l’Iran, cette volonté ne se concrétise pas en actions. Les répercussions de cette tension diplomatique sont donc très prononcées, surtout lorsqu’il s’agit de situation de détenus en Iran. Le Canada doit donc se précipiter pour rétablir ses relations avec l’Iran, dans le but d’empêcher la détention injustifiée et inhumaine de citoyens canadiens dans ce pays.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Récemment, le mouvement #FreeHoma a gagné en popularité et plus d’une centaine de professeur(es) et d’étudiant(es) se sont ralliés à la cause, en dénonçant cette arrestation injuste et en réclamant la libération de Homa Hoodfar. Évidemment, ce mouvement était sans doute bénéfique à la cause de Homa Hoodfar, puisque à travers ce mouvement qui s’est également répandu via les réseaux sociaux, le gouvernement iranien, mais surtout canadien, ont ressenti la pression augmenter. Cependant, dans ce cas là, le pouvoir ne se trouve pas dans les mains des citoyens mais de ceux qui nous gouvernent, les vraies questions sont: qu’est-ce que le gouvernement canadien aurait dû faire pour libérer Homa Hoodfar plus rapidement et quels étaient les réels motifs du gouvernement iranien?</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Certains émettent l’hypothèse que le gouvernement iranien s’est servi de la prisonnière comme «monnaie d’échange». Thomas Juneau et Jabeur Fathally, tous deux professeurs à l’Université d’Ottawa, soutiennent que l’Iran a besoin d’une plus grande ouverture sur le monde et que la détention de Homa Hoodfar aurait signalé au Canada que l’Iran souhaite la normalisation des liens diplomatiques entre Ottawa et Téhéran. Il est à noter que quelques semaines après la visite du premier ministre Justin Trudeau en Chine ce mois-ci, Kevin Garratt, qui était prisonnier en Chine sous prétexte qu’il travaillait pour une compagnie d’espionnage canadienne, a été libéré. Le gouvernement canadien se trouve dans une situation difficile concernant la libération de prisonniers canadiens en Iran, surtout depuis la fermeture de l’ambassade canadienne à Téhéran. Mohamed<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Fahmy, lui aussi ex-détenu en tant que journaliste anglophone de Al-Jazeera, soutient que le Canada doit absolument rétablir ses relations avec l’Iran et stipule que l’envoi de diplomates canadiens sur les lieux faciliterait la procédure pour la libération de futurs détenus canadiens en Iran. De bons conseils, si l’on considère qu’il s’agit d’un problème récurrent. Surtout, avec l’absence d’ambassade canadienne à Téhéran, la capture de Canadiens est plus facile pour l’Iran: le gouvernement iranien en profite surtout quand le prisonnier en question détient la citoyenneté iranienne, comme Homa Hoodfar. Le cas échéant„ la personne est soumise aux autorités iraniennes en tant que citoyenne iranienne. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Professeur Hoodfar est reconnue dans son domaine, ainsi que par ses étudiants, comme étant une académicienne qui incite ses élèves à remettre en question notre société. Elle porte aussi une attention particulière aux groupes marginalisés. Le Canada, en tant que pays libéral qui veut l’égalité et l’équité pour chacun de ses citoyens doit faire les premiers pas vers des relations pacifiques avec l’Iran en coopérant. Après tout, le gouvernement du Canada a le devoir de s’assurer que ses citoyens ne se retrouvent jamais derrière les barreaux. –&nbsp;</span>Catherine Tajmir</p>
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